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22.12.14

CHERS MES COPAINS

charlottegainsbourg_polaroid




J'espère que vous allez bien, un tout petit mot pour vous dire que j'ai pas trop grand chose à raconter ici en ce moment, enfin techniquement c'est plus que je n'ai pas trop, trop le temps.
Alors si ça se trouve, demain ça ira mieux mais peut-être que je vais breaker un peu le temps des vacances.

Bisous smack, kissou love (ouais j'en fais des caisses mais c'est parce que je culpabilise un petit peu... Oui on ne se refait pas...)








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11.12.14

LE RÉFLEXE DE L'INSATISFACTION

DavidBaileyCatherineDeneuve 

Deneuve par David Bailey


Le dernier Brigitte est assez cool


En ce moment je vais bien.
Et quand je dis bien, je veux dire bien mais bien quoi!
On vient de quitter novembre, c'est sombre dehors et surtout, c'est pas dans mes habitudes la joie et là, je suis légère, patiente (relativement), optimisme (autant que faire se peut) et contente. Contente de ce que j'ai, sans manque ni frustration.

J'imagine comme derrière votre écran vous vous dites que je fais bien trop la maligne et qu'il va falloir que je me détende avec ma joie simplette, je suis relou. Je sais, je dirais comme toi à ta place.

Alors, bon, je suis pas venue là pour balancer mes sourires internes afin de bien me la raconter, non, non, non, si je vous dis ça, c'est aussi pour parler de ce qui ne va pas... avec l'état précèdent tellement ancré en moi qu'il fait presque partie de mes gênes. Et que je peux pas juste être dans le kiffe des choses... Non, je suis dans le kiffe des choses mais méfiante. Je me tiens. On se répand pas dans la béatitude ici, non, on titille l'angoisse et la névrose, manquerait pas que ça s'installe cette histoire de joie.?

C'est cool quand ça va mais ça met aussi dans un drôle d'état.
L'état que t'attends qui t'arrives une merde parce que c'est là c'est indécent toute cette légèreté niaise.
Alors tu cherches...
"Mmmh, ça va. Bien, ça fait plaisir.
Mais c'est bizarre... Oh putain, chaud ma gueule (ouais quand je suis en dialogue interne, nique sa mère la joliesse de ton, je suis un grossier personnage aux confins de mon âme. Ne me juge pas.)
Ha attends, attends, j'ai mal à la tête. Ah ben voilà j'ai été heureuse 2 semaines, j'suis sûre que c'est une méningite foudroyante, la vie, cette conasse me donne et reprend. Je manque d'air... La fenêtre, faut ouvrir la fenêtre. (J'appelle un pote je pleure. Vraie histoire -_- )
(l'hypocondrie, ce Memento Mori du pauvre).
Mais mon pote répond plus au téléphone depuis 2 heures, c'est sûr il est mort...  (Vraie histoire chaque jour quand ma mère / pote / amie / dentiste / mec répond pas -_-)
(L'angoisse, ce rappel à l'ordre métaphysique)"

Alors qu'est-ce que nous enseigne ce dialogue interne?
Et bien, c'est simple, je suis une galérienne du bien-être. J'y crois pas.
Tellement sûre que la "vie est une pute" (on a qu'à dire que c'est un dialogue interne, il est tard, j'écris ce post éreintée, mais j'ai eu l'idée en me brossant les dents, donc on me passe les gros mots pour ce soir, demain, je serai bien élevée, serre-tête velours)... oui donc je disais tellement sûre que la vie est une "fleur du bitume" quand quelqu'un me dit 3 fois dans une même phrase "qu'il va super bien, truc de dingue", je ne me réjouis pas, je pense qu'il est dans le déni et qu'il est au bout, du bout, du bout du rouleau pour en faire des caisses avec sa joie...

Mais en ce moment, je suis de ceux qui "sont dans le déni"... Et c'est tellement chouette que j'ai:
1) peur que ça m'échappe
2) peur que ça tourne mal, ce qui revient sensiblement au même.

J'ai ce drôle de réflexe qui "cherche la merde alors que bon, c'est pas comme si y'avait matière".

Tout va, alors je vais chercher un truc, insignifiant, le regarder en face, le déformer, l'exagérer, le transformer en problème / enjeu / orgueil pour être bien sûre d'être jamais contente. Ca marche... Clap Clap Clap (aka tape dans les mains)

Non, mais sérieux, c'est quoi ces conneries?
Je me vois faire à chaque fois. Des fois qui se terminent irrémédiablement en "trop moche, trop nulle, trop con, laisse moi crever seule" ( oui toujours drapée de mesure et de dignité ).

Alors que bizarrement, l'inverse est moins vrai. Je suis vachement moins forte pour trouver du bien quand ça va pas.

C'est mal foutu quand même.

Je me dis qu'il est temps d'arrêter et surtout qu'il est temps de se contenter. Calmement.

Il doit y avoir un truc avec l'instant présent... À creuser.

Ayé.

Ouais le billet se termine clairement en eau de boudin (j'adoooorrre cette expression).

Bisous smack, bonne journée



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10.12.14

TRICOTER LE PREMIER PULL


(Hier, l'une d'entre vous sur Twitter (Billy the Kod) a mis en lien un article qui parlait de Buffy sur le magazine en ligne Retard. L'article étant super cool, j'ai commencé à en lire d'autres... Finalement, c'est tout le magazine qui commence à me plaire vraiment. Et là, comme de par hasard, un article sur Ma Mylène. Et en bout d'article un remix de sa chanson (l'originelle) Maman a tortEvidement, partiale par tous les pores, je suis fan. Voilà.)



 Ca fait quoi? 1098 ans que je vous ai dit que j'allais vous proposer un patron de pull à tricoter.

Longue à la détente, me voilà avec un pull que j'ai tricoté il y'a peu et que je trouve, dans la coupe, vachement réussi.
 Oui parce que comme j'invente toujours les formes (j'ai pas de patrons quoi!), j'ai un paquet de ratés qui veulent rien dire dans mes caisses... Col pourri, trop étroit, manches qui rentrent pas, rayures mal placées qui font grossir le ventre (qui n'a pas besoin de ça, l'enfoiré), les trucs sont importables. Ce qui est ultra pénible, parce que tricoter, c'est un poilou chronophage...

 Donc ce pull est assez cool, quasi 100 % pétrole, mais la laine est ultra douce, pas super chère et très très chaude. Le pétrole, cet ami de la chaleur corporel.

Il est facile à tricoter, donc pas de panique.
Le plus simple pour un pull c'est de faire 4 rectangles, 2 grands pour le devant et le dos et 2 plus petits pour les manches.
Vous pouvez bien sûr commencer par ça (si vous le désirez, je pourrez vous faire un patron, du pull qu'on faisait avec Angel, La presque Marinière, ces 4 carrés cousus ensemble...)


Donc rep a sa (sic) si tu veux que je raconte comment ce pull là se tricote...

Pour aujourd'hui ça sera celui-là notre pull.

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Je vais faire simple dans les explications du patron, ça me motivera donc je vous mets les points qu'il faut faire et si vous ne connaissez pas, partout sur Youtube vous trouverez des tutos ultra bien faits et clairs (pas comme les miens, tahu)

Il vous faut:

- Des aiguilles à tricoter en 10 (donc ça se tricote un peu vite, et ça on est content)

- 5/ 6 pelotes d'une laine doudou, Il y a la La Bombon de Katia qui est bien ou la Phil douce de chez Phildar.
Phildar est devenu vraiment cher je trouve.
Allez voir la qualité de la laine, la laine que j'ai utilisée n'avait pas de marque spécifique et c'était 3 euros la pelote.
C'est une laine légère, une pelote de 50 g fait 86/87 mètres en moyenne.

- Des restes de laine insuffisants pour faire un pull en entier mais trop grands pour les jeter.
De mon côté, j'ai mis un reste de la laine Givre de chez Phildar (la blanche qui n'est pas comme les autres), un peu de gris foncé sans marque (un fil qui se tricote en aiguille 5/6 en mélange laine acrylique) et le fil rose qui vient de chez Phildar et qui s'appelle Croisière (la pelote est à 99 centimes en ce moment).

- Une aiguille à coudre

- Ayé



LES MANCHES

 Monter 30 mailles sur aiguille 10 et tricoter au total 63 rangs en point jersey.
De mon côté, ça a donné
24 rangs blanc / 3 roses (avec la laine croisière) / 6 rangs gris / 30 rangs blancs.
Ca nous donne 63, les manches sont longues, mais ajustez en fonction de vos préférences.
A partir du rang 55, je fais une augmentation de chaque côté, pour pouvoir avoir plus d'aisance aux épaules. Donc rang 55, 2 mailles en plus, rang 57, 2 mailles en plus, rang 59 et 61 aussi.
C'est mieux de le faire.
Vous arrivez à 38 mailles.
Rabattez les mailles.
Je rabats toujours mes mailles sur un rang impair pour les manches (c'est à dire après un rang endroit), et je laisse du fil pour pouvoir coudre mes manches au reste après.
C'est dans ce sens là que le fil est placé pour coudre (je ne suis pas sûre sûre d'être très claire).


DOS:

Monter 60 mailles sur aiguilles 10.
Tricoter 5 rangs en côtes 1/1 ou 2/2 de toutes façons avec cette laine là, ça ne se voit pas. Les côtes permettent juste de donner de l'élasticité au bas de votre pull.
Et puis le point jersey est relou pour un truc, il roulotte au bout s'il n'y a pas de côtes.

Après les Côtes, repassez en point jersey, et tricotez 66 rangs (ajustez en fonction de vos goûts).

Pour ma part ça a donné 5 rangs côtes en blanc / 30 rangs jersey avec la laine doudou / 4 rangs rose/ 8 rangs gris / 24 rangs en blanc doudou.

Vous rabattez et c'est bon.

FACE: 

Tout pareil que le dos,
on monte 60 mailles sur aiguilles 10
Tricotez 5 rangs en côtes puis passez au point jersey sur 52 rangs.
Au 53ème rang, tricotez 27 mailles en rang endroit puis rabattez 6 mailles (ça va faire le col). et retricotez les 27 mailles suivantes.
le pull est divisé en 2 vous allez devoir tricotez ces 27 mailles là, rabattre puis refaire pareil de l'autre côté.

Voilà comment vous allez procéder (ça parait fastidieux quand on sait pas mais promis c'est facile, j'ai juste beaucoup décomposé)



PREMIER CÔTÉ:


- Rang 53 rang endroit
- Rang 54, envers
- Rang 55, tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 23 mailles suivantes endroit
il vous reste 25 mailles
- Rang 56, envers
- Rang 57 tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 21 mailles endroit
Il vous reste 23 mailles
- Rang 58 envers
- Rang 59, tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 19 mailles endroit
il vous reste 21 mailles
- Rang 60, envers
- Rang 61, tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 17 mailles endroit
Il vous reste 19 mailles
-Rang 62, envers
- Rang 63, tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 15 mailles endroit
Il vous reste 17 mailles
- Rang 64, envers
- Rang 65, tricoter les mailles 1 et 2 ensemble et 3 et 4 ensemble, puis tricoter les 13 mailles endroit
Il vous reste 15 mailles
- Rang 66 envers

Rabattre les 15 mailles restantes




DEUXIÈME CÔTÉ: 

- Rang 53, rang endroit
-Rang 54, envers
-Rang 55, tricoter 23 mailles endroit puis tricoter la 24 et 25 ensemble et la 26 et 27 ensemble
il vous reste 25 maille
- Rang 56, envers 
- Rang 57 tricoter 21 mailles endroit, puis tricoter la 22 et 23 ensemble et la 24 et 25 ensemble
il vous reste 23 mailles 
- Rang 58 envers
- Rang 59, tricoter 19 mailles endroit, puis tricoter la 20 et 21 ensemble et la 22 et 23 ensemble
il vous reste 21 mailles
- Rang 60 envers
- Rang 61, tricoter 17 mailles endroit, puis tricoter la 18 et 19 ensemble et la 20 et 21 ensemble
il vous reste 19 mailles
- Rang 62, envers
- Rang 63, tricoter 15 mailles endroit, puis tricoter la 16 et 17 ensemble et la 18 et 19 ensemble
il vous reste 17 mailles
- Rang 64, envers
- Rang 65, tricoter 13 mailles endroit, puis tricoter la 14 et 15 ensemble et la 16 et 17 ensemble
il vous reste 15 mailles
- Rang 66, envers.

Rabattre les 15 mailles restantes.




Toutes vos pièces sont tricotées. Pour le montage, utilisez la technique de la couture invisible, c'est la meilleure. C'est invisible pour de vrai!

Montez d'abord le dos et le devant ensemble. C'est à dire, prenez le devant et le dos, collez les, cousez au niveau des épaules, les 15 mailles de chaque côté sont ce que vous devez coudre au dos.

Une fois que c'est fait, vous cousez les manches.
Une épingle à nourrice pour mesurer la moitié des manches, une fois que c'est fait, vous calez votre aiguille à nourrice sur la couture que vous venez de créer au niveau des épaules.
Et vous cousez vos manches au dos et à la face de votre tricot.

Une fois que vous deux manches sont faites, vous allez terminer votre couture.
Vous commencez à coudre la dernière partie de votre tricot en commençant par les poignets (la partie la plus étroite de vos manches) et vous allez comme ça jusqu'au bout, c'est à dire les côtes du bas de votre dos et de votre face.

Faites les 2 côtés, rentrez vos fils, ayé...

Pour un pull comme celui-ci, comptez à peu près 10 ou 12 heures  (environs, ça peut sûrement être moins ou beaucoup plus) de tricot en fonction de votre rapidité d'action. Et 1h3O ou 2h pour le montage.

La difficulté de la couture est que la laine doudou cache les mailles, donc c'est pas facile de faire un travail propre de couture, essayez de faire au mieux. Ou sinon commencez avec un type de laine plus "lisible".

J'espère que ça a été clair pour celles et ceux qui voulaient un patron de pull.

Hésitez pas pour les questions.

Je vous love.

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9.12.14

LES TRUCS COOL

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(Ma chanson préférée de Air)

Salut les copains, ça va?

Désolée pour le petit passage à vide.

Je voulais revenir sur les quelques trucs que j'adoooooorrrreeee faire toute seule alors même que normalement, il parait que ça fait pauvre fille.
Alors comme j'ai été une vraie célibataire qui fait pas semblant, j'allais quand même pas m'arrêter de faire des trucs cool sous prétexte que les gens allaient voir que "oh lalalala miskina, elle a pas de copain".
Sûrement pas.
Il faut essayer, vous aller kiffer si comme moi, la solitude ne vous fait pas peur et que vous aimez bien faire des trucs avec vous-même.

 ALLER AU CINÉMA

Le cinéma seule est un de mes plaisirs préférés.
J'adore être toute seule dans la salle et en plus je ne me suis jamais dit que c'était un loisir à rencard le cinéma. On peut pas parler de toutes façons, ce qui rend les échanges difficiles. On est seul face au film pour le temps que ça dure en tous cas. J'aime y être avec d'autres personnes mais celles qui sont venues voir ce film. C'est un loisir collectif avec des inconnus.
C'est en parlant avec certains potos que je me suis aperçue que c'était pas si courant et que "jamais ils n'iraient au cinéma seuls"...
Je trouve ça bizarre.
Dans le fond, ça m'arrange, discuter à chaud en sortant de la salle avec les doigts qui collent encore à cause du pop corn c'est pas mon truc.
J'ai jamais rien à dire à chaud sur les choses.
Bref, le cinéma tout seul c'est un ravissement.
Je ne me suis jamais dit que ça faisait "pauvre meuf, pas de copain". Et puis à raison de parfois 3 ou 4 films par semaine, les autres ont pas forcément envie ou les moyens de suivre.



MANGER AU RESTAURANT

Alors là, je sais que ça fait encore plus bizarre , mais je pense que c'est une de mes activités préférées au monde (ouais le sens de la mesure encore).
La première fois que tu rentres dans un restaurant, que le serveur te demande "c'est pour combien" et que tu réponds, "ben je suis toute seule", ça fait bizarre...
Mais je me retrouve régulièrement dans des villes où je ne vis pas pour travailler et mes nuits à l'hôtel me forcent à aller manger dehors. 
Donc je mange très souvent seule au restaurant. Vraiment très souvent. 
Et j'ai développé un amour pour ça. 
Les gens qui mangent seuls au restaurant sont rares. 
J'anticipe en arrivant en disant "que je suis seule" dans un grand sourire. 
Manger est un des plus grands plaisirs de ma vie et le faire au restaurant est un truc cool. 
Je m'assois, il m'arrive d'être la seule dans tout le resto seule. Les gens ça les intrigue, je ne suis jamais gênée de ça. 
Je commande un verre de vin rouge et j'attends. Je ne me cache même pas dans mon téléphone à twitter ou à espérer qu'on va vite me servir pour que je me barre au plus vite. 
Et quand ma commande arrive et que je mange, je vis toujours un grand moment de plaisir, pas besoin de parler, pas de gêne face au silence, juste moi avec moi. Simplement.
Si c'est bon, je suis en kiffe intergalactique. 
Et je regarde les gens, je mange avec les doigts (qui pourrait m'en blâmer), j'ai 5 ans et j'observe les mômes avec mes doigts gras en les narguant... 
On imagine que c'est un moment de gêne que de se montrer seul dans un endroit où les gens sont au moins 2 mais alors pas du tout... 
En vrai, si vous l'avez jamais fait, faut essayer. 
Aller dans un restaurant où on aime la nourriture (moi les italiens, ça me rend dingue), boire du vin, manger en appréciant chaque bouchée, regarder les gens, se demander où ils en sont de leur relation et aimer profondément l'instant. 
(j'en ai fait un chouia des caisses désolée)

FAIRE DES GRANDS TRAJETS EN VOITURE

Conduire c'est un peu ma passion. 
J'habite à 700 bornes de ma famille et je rentre vraiment souvent la voir, donc je passe une grande partie de ma vie en bagnole. 
J'adore ça. Je suis ta pote qui conduit tout le temps. C'est régulièrement un mec, mais là, c'est moi. En couple, celle qui conduit c'est toujours moi et avec tous mes mecs (je suis l'incarnation de la mauvaise foi, la seule qui conduit bien au monde entier, c'est moi. Et en deuz, ma mère... Le niveau de mon propos, laisse tomber!)
Depuis que je suis arrivée en Bretagne, mon rapport aux distances a changé. Faire 1000 bornes c'est devenu presque rien. Ca me fatigue plus (ouais je me la raconte vener) et c'est une joie intense à chaque fois... 
Je préfère être toute seule, chanter très très fort, mettre repeat sur une chanson pendant 90 minutes (alors qu'avec quelqu'un avec moi, ça risque d'être compliqué pour lui de ne pas me juger, on est d'accord), boire des cafés dans toutes les stations, me remettre du blush  (ouais je suis une de ces pouf là, celles qui se remaquillent aux feux...).
Et puis une meuf, ça doit savoir conduire et bien conduire, rentrer les pires créneaux du monde. C'est très important. Et je suis très très premier degré. 

LE SEXE

C'est très bien à deux... Ou à trois voire plus si c'est ton délire, mais seul, le sexe c'est aussi très bien. Ne jamais l'oublier. 

Kissou, love et bonne journée. 



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28.11.14

FRANK OCEAN MEMRISE

Je suis dingue de Frank Ocean, je le rabâche assez...

Et y a un nouveau morceau ♥__♥



Et j'ai hâte d'entendre la suite... ce morceau est vraiment étrange... Mais cheesy sexy.

Kissou, bon week-end

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27.11.14

4 ANS SANS FUMER DES CLOPES




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26.11.14

CHILDISH GAMBINO, SOBER

Childish-Gambino2



J'aimais déjà beaucoup son premier album Because the internet, alors quand le double projet de Childish Gambino, Kauai / STN MTN est sorti, j'ai un peu biché, on va pas se mentir.

(Ouais c'est aussi le mec d'Hannah dans le début de la saison 2 de Girls)

Et ça méritait bien un petit morceau R&B cheesy qui dégouline de sucre que ça faisait longtemps qu'on a pas écouté...




Et si vous aimez ce genre de sons, sa mixtape est téléchargeable juste  

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25.11.14

#ASTUCESNOVEMBRISME 2

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Y a un an, j'avais posté un billet sur mes "astuces" pour lutter contrer le novembrisme (i.e. cette gentillette petite dépression de fillette que je vis au mois de novembre, mois gris, mouillé et sombre on est bien d'accord?) et j'ai eu envie d'en refaire un cette année.

Une sorte de macédoine cheesy et solaire... Et cette année, point de novembrisme à déclarer de mon côté, comme quoi, vieillir c'est aussi des trucs cool.

UPTOWN FUNK, MARK RONSON x BRUNO MARS

Ce morceau est une bombe. Le truc le plus gai de l'automne, j'ai dû l'écouter 40 fois en une journée...
Y a clairement du Michael là-dedans mais c'est "laisse tomber" efficace ♥... Mais Mark Ronson il sait faire en même temps... Normalement j'm'en tamponne le coquillard de Bruno Mars mais là...

Je vous mets le clip et la version live au Saturday Night live qui fait bien plaisir aussi.





JORGE BEN JOR, TAKE IT EASY MY BROTHER CHARLES

  Y a aun truc qui marche bien aussi, c'est la musique brésilienne (alors j'imagine qu'il y'a plein de types de musiques brésiliennes mais ce morceau de Jorge Ben Jor est quand même bien efficace pour faire sentir le soleil dans ton coeur)

 

K.FRIMPONG AND HIS CUBANO FIESTAS, KYENKYEN BI ADI M'AWU

Ouais je sais beaucoup trop de musiques, mais vu que c'est un des trucs les plus importants de ma vie, elle l'influe vachement.
Alors troisième machine de guerre de l'humeur, c'est une musique ghanéenne découverte 
sur Radiooooo (ouais je suis monomaniaque ne me juge pas!) mais qui doit être bien connue.
Et elle tue...



SACRÉE SOIRÉE, À L'ENVERS À L'ENDROIT, JEAN-PIERRE FOUCAULT

Cette toute petite vidéo de 7 secondes est une drôlerie dont je me lasse pas. 
Vous vous souvenez de Karen Cheryl? 
Je ne sais pas pourquoi je me marre autant, mais j'imagine le contexte qui fait que Foucault, au lieu d'appeler cette chanson "à l'envers à l'endroit" l'appelle Par devant par derrière... 
Une blague salace en coulisses qui a dû s'imprégner dans son esprit... 
Bref, son air blasé, sa bourde, j'adore... 



LA BRETAGNE

Ca fait maintenant 4 ans que je vis ici, dans le Morbihan précisément.
Et j'y suis bien.
Il m'arrive, régulièrement, de retourner vers "là où je suis née", à Saint-Dizier ou à Nancy et définitivement, je ne regrette rien.

Les photos qui suivent ont été prises au début du mois... De toutes façons c'est toujours beau ici (#NiaiserieOn) et la beauté, ça a un effet dingue sur le moral.

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RECOMMENCER BUFFY, THE VAMPIRE SLAYER DU TOUT DÉBUT

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  Si vous me lisez depuis peu de temps, c'est une donnée que vous ignorez, je suis une très très grosse fan de la série Buffy contre les vampires.
Et si vous connaissez Buffy de loin, je vous entends pouffer. Si si, j'entends vos sarcasmes.

Mais, et je vous jure, craché sur la tête de ma mère tout ça tout ça, que c'est une GRANDE série.
Evidement, c'est daté, maintenant (mais moi je m'en fous j'adore) mais les thèmes qui y sont développés (comment devenir un adulte, la question de la responsabilité, le choix, l'amour, la solitude (ah ça...)) me parlent vraiment.
Alors ce mois de novembre je m'y suis remise.
J'ai attaqué la saison 1 (le maitre tmtc)  et même si c'est pas vraiment ma saison préférée (peut-on faire plus grand que la sixième?) je prends un plaisir fou à recommencer du début.

Au cas où, commencez Buffy si vous ne connaissez pas et que vous avez un peu de temps devant vous. Accrochez-vous un peu au début, le côté teenage est très anecdotique ça ne parle pas de ça. C'est intelligent, complexe et surtout très drôle.

Ok Madeleine pour finir.



AVOIR COURU 7 KMS (JE SAIS POUR PLEIN DE PERSONNES C'EST RIEN) AVEC LÉGÈRETÉ, AVEC LE SOURIRE, SOUS LA PLUIE ET EN PLEINE NUIT

Et je suis très fière de moi...

Bisous bonne soirée les copains. 

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24.11.14

CONTRE L'AUTRE OU POUR SOI?

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(Jerry Hall par Antonio Lopez)



(Viens on danse...)

L'autre soir,  je me retrouve à parler avec des potes de tout, de la vie, de l'amour et de la norme.

Une de mes potes nous raconte qu'elle est encore sortie la semaine dernière d'un repas dominical avec papa et maman un peu lessivée. À plus de 30 ans, sans mec, sans enfant et sans envie particulière d'avoir l'un et l'autre à tout prix, les discussions  entre la salade et la tarte aux pommes sont récurrentes avec ses parents inquiets de la voir, de leur point de vue, "stagner et s'enliser dans une vie adolescente et inconséquente".

Elle s'en est tapée des repas familiaux à se justifier sur sa vie, ses choix et le reste. Et ça la soule.
Elle a beau avoir passé l'âge d'être une petite fille à sa maman, elle en a marre d'expliquer sa vie et sa non-anormalité devant les yeux incrédules de sa maman et les soupirs aimants mais suspicieux de son papa.


Enervée (et un poil bourrée) elle veut juste qu'on arrête de la juger, surtout dans son dos et qu'enfin, on la comprenne...

Il y a une dizaine d'années, j'ai vécu des transformations (relatives car finalement normales) qui m'ont fait avoir de longues, très longues discussions avec ma famille.
Elle ne me comprenait pas et trouvait que ce que je faisais était clairement pas super. Qu'elle ait ou non raison n'était absolument pas pertinent, c'est bien le truc avec l'expérience, on ne peut finalement que peu la partager avec les autres, il faut la vivre pour bien l'intégrer.
Ma famille n'avait pas raison et moi non plus, les choses étaient comme souvent plus complexes.

Mais ce qui m'avait marqué à l'époque, c'est que ma famille (autre génération, autre vie, autre expérience, autres études) quand elle s'opposait aux choix que je faisais pour ma vie professionnelle ou privée n'était pas tant contre moi que ce que j'imaginais.
Je me braquais mais après analyse de la chose, je me suis rendue compte qu'elle prêchait plutôt pour sa paroisse à elle.

Le gens peuvent évidement avoir un avis, il peut parfois vous déplaire (après c'est à voir si vous avez ou non demandé cet avis) mais il arrive parfois que cet avis ne soit pas forcément contre vous mais plutôt pour eux-mêmes.

Prenons l'exemple de cette pote.
Ses parents expriment sûrement de l'inquiétude pour leur fille quand ils lui demandent "Et le mari? Ou juste un mec, on devient moins exigent? Et les enfants? Au moins 1 bordel! Et la vie sûre où on ne s'inquiétera enfin plus pour toi?", mais il y'a d'autres enjeux que cette préoccupation là.
Comme prolonger leur vie, leur modèle dans la vie de leur fille c'est aussi confirmer leur propre choix.

Célibataire j'étais souvent (si si) titillée sur le joie d'être en couple. Le plus étrange c'était quand ces conseils venaient de personnes elles-mêmes plutôt malheureuses dans leur propre couple... Leurs conseils sonnaient un peu comme "viens te galérer comme moi histoire que je sois pas la seule dans mon traquenard parce que là, je sais plus trop". (Evidement je caricature, mais parfois ça me donnait cette impression).
Je savais qu'elles souhaitaient aussi pour moi une installation plus "classique" comme pour confirmer un peu leurs propres choix.

Mon papi et ma mamie étaient inquiets pour moi c'est vrai. Mais ils avaient aussi envie que j'aille dans leur sens à eux parce que ça aurait voulu un peu dire que j'étais de leur côté.
C'était pas tant contre moi qu'ils agissaient comme ça, mais plutôt pour eux-mêmes.

Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...
On a parlé de ça avec ma pote, je ne savais pas tellement si j'avais raison, mais d'avoir un jour pensé ça, ça m'avait permis d'aborder les questions autour de la "norme" avec plus de décontraction et surtout en ne me sentant plus agressée et jugée de manière systématique... Et ça, ça faisait plaisir.

Allez bisous smack, à demain. 

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21.11.14

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✔︎ Avant toute chose, j'ai eu un souci avec la boîte mail du blog. Si vous m'avez envoyé un mail il y a un mois jusqu'à avant-hier, je ne l'ai pas reçu, ma boîte étant pleine et je ne m'en suis même pas aperçue...
Donc, d'avance, désolée si vous avez envoyé un mail et que je ne vous ai pas répondu, je ne l'ai tout simplement pas eu.


Salut les copains, ça fait longtemps qu'on a pas fait un post fait de tout et de rien.

Donc, certains trucs que j'ai aimés ces dernières semaines.



✔︎PHOTOS RIMINI PAR CLAUDE NORI ET LE SARTORIALIST

Je sais pas si vous avez vu passer les photos de Rimini, une ville sur la côte adriatique de l'Italie, du Sartorialist, mais je les trouve mortelles.
J'ai passé de nombreux étés dans cette même ville avec ma famille (d'origine italienne) et j'ai été complètement fascinée de voir les plages de mon enfance aussi joliment mises en scène.
Je n'ai pas vécu le même Rimini que celui de Scott Schuman mais la beauté de ces photos (les 2 mecs en photo sont vraiment ouf de beauté ou c'est moi?) m'ont donné l'impression que ce qui est beau c'est vraiment le regard que l'on porte sur les choses (tu peux compter sur moi pour les enfonçage de portes ouvertes, t'inquiète!)

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Le Rimini idéal que je voyais, c'était plutôt celui de Claude Nori. J'adore ces photos là, leur côté populaire et ces filles là...

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✔︎ RADIOOOOO 

Vous avez je pense, déjà beaucoup entendu parler du nouveau site musical Radiooooo.
Mais au cas où...
Radiooooo c'est une sorte de radio (le nom mettant finalement sur une piste sur ce coup là!) à la sélection vraiment chouette (enfin je trouve, moi tout me plait).
Le site représente une mappemonde, on y voit tous les pays. En bas de cette mappemonde, des décennies, de 1900 à maintenant.
Et donc vous choisissez une décennie et après un pays. Et c'est mortel.
Je me suis découvert une passion pour la musique angolaise et éthiopienne des 70's. Et sans cette radio et la sélection des gens qui bossent dessus, je ne suis pas sûre que j'y aurais eu accès aussi facilement.
J'aime vraiment beaucoup ce site, j'en parle à tout le monde et si vous aimez aussi découvrir des nouvelles musiques de manière un peu paresseuse (ouais la sélection a déjà été faite pour vous), ce site est pour vous (je parle comme Jacques Séguéla ou c'est moi?)



(Ouais celle-là c'est clairement pas de l'underground, mais ce qu'elle est bien)





(La beauté de cette chanson...)

✔︎ CHRISTINE AND THE QUEENS

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J'arrive après la musique, c'est peu dire...
Yassine m'avait parlé il y a très longtemps d'une reprise des Paradis perdus de Christophe (l'une de mes chansons préférées au monde) par une nana. Christine and The Queens justement.
J'avais écouté la reprise sans entrain particulier. Mouais quoi! (Ce que je maintiens, je ne suis pas fan de sa reprise).
Maintenant qu'elle est est ultra connue, je décide enfin à faire mon coming-out, j'aime beaucoup ce que fait cette nana.
Donc, si y en a 2 qui, parmi vous, ne connaissaient pas encore, sait-on jamais...



✔︎ AUTRES MUSIQUES

D'autres morceaux plus ou moins connus que j'ai trouvés assez cool...












✔︎ SAPE

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(Le sweat Lui de la meuf de gauche des Brigitte est cool)

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 La peau lainée de chez Acné absolument inabordable (2300 boules, calmement) mais vraiment sublime sur laquelle je bave depuis 2 hivers en me disant que la vie est une conasse


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(Alors pour compenser cette injustice, j'ai acheté, à 4 euros, une magnifique chemise cru 1983 de très bon goût, sur laquelle on peut lire, en bd, les aventures d'un détective privé en anglais...)



✔︎ UNDER THE SKIN

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J'ai vu dernièrement sur le conseils de certains l'étrange film Under the skin de Jonathan Glazer.
Et ça m'a beaucoup plu.
Scarlett Johansson au volant d'une camionnette à la recherche d'hommes dans une Ecosse pluvieuse est étonnante.
C'est un film lent, très, contemplatif, parfois gênant, mais sincèrement je n'ai jamais vu une chose pareille.
La première partie, la plus gratuite et étrange, est celle qui m'a le plus hypnotisée.
La seconde (essentielle pour raconter une histoire de manière plus normale) m'a semble un poilu plus longue mais j'avais été tellement aspirée par la première partie que c'est plutôt normal.

Scarlett est une actrice que j'aime beaucoup, dans ce film elle est incroyable.
Et le film seul est tout aussi fascinant. Regardez la bande-annonce, vous vous ferez une vraie idée de ce film.


Voilà quoi.

Allez bisous et bon week-end, à lundi. 

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18.11.14

MERCI LILIPUTA DEGUADALAJARA

Très très jolie cover de la chanson de Bob Marley


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17.11.14

2, 3 TRUCS APPRIS

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(Photo de David Sims pour Vogue Paris)




Viens on parle d'amour. 

(Attention, racontage de vie, je préviens...)

J'ai été très jeune en couple.
Quand je dis en couple je veux dire un truc "assez sérieux et installé" qui durait des années et qui se passait à une époque où j'étais globalement la seule à l'être, mes ami(e)s étant plutôt ou dans le butinage ou dans un état d'attente.

J'avais 16 ans et cet état de couple allait durer longtemps... pas toujours avec le même amoureux, mais j'ai enchaîné 3 longues (dont 2 très longues) histoires d'amour. 
C'était confort, beau, pas toujours évident, mais j'aimais au quotidien, étais aimée et c'était une vraie chance et non une normalité à laquelle je devais m'habituer pour le reste de ma vie. La toute puissance de ma vingtaine amoureuse n'avait aucune limite et ne connaissait pas encore sa chance. 

L'amour n'avait rien d'un état exceptionnel, c'était la chose qui m'était même la plus habituelle, alors naturellement je pensais que toute ma vie serait accompagnée de cet état amoureux confortable et familier...

Sauf qu'évidement, les choses ne sont pas restées dans cet état confortable et agréable pour toujours. Et je me suis, tardivement, retrouvée célibataire. 
Je savais ce qu'était le couple mais le célibat, les mecs, la drague, ces choses là, leurs règles tacites, je n'en savais rien.  

En plus, cet état de célibat tardif (qui me rendait aussi lucide qu'une pucelle... une vieille pucelle en quelques sortes) s'est étalé dans le temps... longtemps... plusieurs années. J'ai butiné mais vraiment rien de bien sérieux.
Alors même que mes amis vivaient les installations / les apparts nouveaux à décorer/ les enfants / les Pacs / les mariages heureux / les trucs que font le grandes personnes, moi de mon côté moi je vivotais dans des états semi-adolescents / semi-inconséquents. Et c'était moi qui était devenue la fille qui butine en attendant. 

Je ne m'inquiétais pas, après tout, j'avais voulu cela, être seule, alors je n'allais pas commencer à m'en plaindre...  Et puis de toutes façons, il me suffirait de vouloir que cela s'arrête pour que ça s'arrête pour de vrai... 

Mais le temps commençait à passer sérieusement et je le vivais de plus en plus mal, me sentant en marge, comme inachevée socialement. Le célibat est un état qui doit se justifier, il n'a rien d'évident, il est suspect. Alors même que je ne m'étais jamais sentie dépendante du couple, à être légère par rapport à tout cela, lucide sur le fait qu'il ne déterminait pas ma personne, pourtant je vivais les choses de plus en plus mal. Et cette impression tenace que quelque chose clochait. 
Bien sûr, mon cerveau avait trouvé de bonnes raisons à mon célibat (il est très fort le cerveau pour rationaliser et justifier nos comportements, même les plus contradictoires et ça permet de relativiser les choses de l'intérieur) mais ça ne suffisait pas toujours.

J'ai voulu que ça s'arrête, j'ai voulu ré-avoir un amoureux et re-être amoureuse... Mais ni l'un ni l'autre ne m'arrivait. Et je me suis même parfois dit que c'était plus mon truc, que c'était fini pour moi. 
Et ça a commencé à m'inquiéter sérieusement.
Mais merde qu'est-ce qui clochait? Et surtout pourquoi ça devenait aussi important pour moi? (Oui l'importance que ça avait m'agaçait, tout allait dans ma vie, vraiment, alors pourquoi ce truc avait fini par prendre tant de place)

Je n'arrivais pas à l'aborder sur mon blog de manière simple parce qu'une toute petite partie de moi se sentait gênée de cela. Et une autre partie se sentait gênée d'être gênée par ça.

Et puis petit à petit, ça allait mieux. Ca commençait à faire un sacré temps cette histoire et puis après tout, je continuais à m'amuser, j'étais en bonne santé... Au bout du compte rien de dramatique. Et puis c'était toujours mieux que de se mettre avec quelqu'un que j'aimerai modérément pour retourner à une certaine forme de normalité. D'autant qu'il n'y avait pas mort d'homme... Et hors de question de passer encore tout ce temps à me mettre moralement des tartes dans la gueule, ça n'aidait personne.
Tant pis, c'était comme ça et j'allais y trouver mon compte.


Finalement ces années à vivre le "coeur amoureux seul" ont été, je crois, l'une des plus grandes chances que j'ai eue jusqu'à maintenant. Elles m'ont, petit à petit, libérée. Je peux être seule. Sincèrement. Je prends beaucoup de plaisir à ça, je n'ai pas peur de moi.

Je n'ai ni frère ni soeur, j'ai été élevée par une maman qui travaillait et ai passé une bonne partie de mon enfance seule. Et j'adorais ça (mon blog est d'ailleurs une extension de cette solitude là), il n'y avait aucune souffrance à être seule, j'ai trouvé ça génial.
Mais, plus tard, mes états amoureux m'ont rendu dépendante de l'amour et du couple. Le regard de l'autre amoureux m'était devenu nécessaire pour vivre sereine et comme qui dirait "complète". Sans je ne savais plus comment faire... Je ne savais plus si j'étais "aimable".

C'est rien dit comme ça, mais ça a été fondamental de reprendre mon indépendance par rapport au sentiment amoureux, d'exister, profondément, en dehors de ça.


(C'est long hein...)

Et, un jour,  je suis retombée amoureuse (c'est pour ça que je n'en parle aussi sincèrement que maintenant... oui, j'ai passé des mois à moi-même me suspecter, en tous cas à être fragile sur cette question et je n'aurais pas sur tellement argumenter).
Et ces années "seule" n'ont pas été sans conséquence.
J'éprouve aujourd'hui une joie totale à être seule. Mais aussi à ne pas l'être. Être aimée, aimer, être avec ou sans amoureux, avec ou sans ami, tous ces états différents, qui alternent, sont un luxe total je crois. J'aime autant l'un que l'autre.

J'étais dépendante de l'état amoureux et du couple (de ce que cet état disait de moi, de ma valeur), il me légitimait, d'ailleurs je ne pouvais pas m'empêcher de préciser aux gens qui me disaient "ah tu es seule..." que j'avais vécu trèèèèèèsssss (oui j'exagérais au cas où ils me prendraient pour une "ratée" de l'amour, une incassable (alors qu'être casée me parait aujourd'hui la pire chose qui pourrait m'arriver)) longtemps en couple, donc bon, je n'étais pas une de ces "vieilles filles" (quel mot horrible), non j'étais libre...

Oui je me justifiais, négligeant que le sentiment amoureux est une rareté, il ne tombe pas sur nous toutes les 22 secondes. C'est d'ailleurs l'une de ses forces.

J'envisage les choses sous un autre angle maintenant... Les choses se sont comme organisées.

Bon ça a été suffisamment long comme ça, j'en reparlerai une autre fois.

Je vous embrasse et ne parle pas de tout ça juste pour raconter ma vie (dont l'intérêt est très relatif) mais plutôt pour échanger sur cette question qu'est l'amour au centre de la vie des femmes (c'est assez souvent le cas je trouve) et de la pertinence de ce choix et de ce qu'il définit.
Et c'est aussi l'occasion pour moi de vous dévoiler cet aspect afin de, qui sait, peut-être "tranquilliser" certaines d'entre vous.



Bisous smack

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16.11.14

14.11.14

INTERSTELLAR X BANDE DE FILLE X SAMBA X UNE NOUVELLE AMIE

Bande de Filles de gauche à droite Marietou Toure/ Karidja Toure/ Assa Sylla/Lindsay Karamoh



Bon vu que j'ai peu posté, j'ai 1000 trucs (au bas mot) à vous raconter sur les films que j'ai vus.

INTERSTELLAR, Christopher Nolan, 2H49 (ouais le mec fait pas semblant...)


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Je suis allée voir Interstellar sans entrain particulier et ne savais même pas de quoi ça parlait vraiment. 
Bon l'affiche, le costume de cosmonaute (qui dit cosmonaute en 2014?) met vaguement sur une piste on est d'accord, mais c'est vaste l'espace et ses thématiques. Genre Alien c'est clairement pas pareil que 2001, Odyssée de l'espace

En plus Interstellar dure 2H49 et même si j'aime les films longs, sans réelle envie, je le sentais moyen.
Je n'aime pas tellement Christopher Nolan. J'aime beaucoup Memento que j'ai vu à sa sortie (donc 2000 ça fait longtemps, mazette!) et un peu Insomnia mais ses Batman, malgré l'entrain, l'excitation généralisés ne m'ont pas tellement plu. 
Et Inception non plus. 
En fait je trouve le cinéma de ce mec prétentieux. 
"Bon les mecs j'ai une idée, mais comme c'est complexe, faudra le regarder plein de fois pour ne serait-ce que caresser mon génie total et comprendre ce que je veux dire. Et puis je vais me regarder filmer tellement je déchire..."
Voilà ce que je pensais de lui et je me prenais la tête régulièrement avec des mecs qui me disaient que je comprenais rien, que j'avais aucun goût...

Sauf que Interstellar m'a tellement mais alors tellement plu... laisse tomber comme c'était génial. 
2H49 qui sont passées comme un souffle, en un rien de temps. 
J'ai gardé la bouche ouverte, les mains serrées, les sursauts les uns après les autres et une joie totale à être assise dans le cinéma. 
Alors c'est sûr c'est dans l'espace (je perds tout sens commun avec la SF) et ça aide à ce que je kiffe mais vraiment, c'est un vrai et très bon divertissement qui fait plaisir. 
Sincèrement des semaines (mois même) que je n'avais pas vu un film qui m'a autant plu. 
Alors y a toujours le quart d'heure "mystérieux, on sait pas de quoi on parle mais ça fait profond laisse moi" mais il est bien passé de mon côté. 




BANDE DE FILLES, Céline Sciamma, 1H52 (pourquoi je mets les durée? Je sais pas... )
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Et bien figurez-vous que Bande de Filles est le premier film de Céline Sciamma que je vois. J'ai depuis regardé La naissance des pieuvres (que j'ai beaucoup, mais alors beaucoup aimé) et vais regarder Tomboy un peu plus tard. 
J'ai bien aimé ce film. J'avais lu certaines critiques le qualifiant de caricatural (notamment dans sa représentation des garçons) ou insistant sur l'absence de légitimité sociale de Sciamma pour parler de "ce genre de choses". 
Pour tout vous dire, je suis assez sensible aux caricatures, elles m'agacent profondément. J'y vois très rarement de "l'humour", je les trouve inutiles et stéréotypantes et ça, c'est ultra ultra limite... 
Bref, en ayant lu ce genre de commentaires à propos de Bande de filles, j'étais plutôt sûre d'être un peu agacée... Mais j'avais aussi vraiment envie de le voir... 

J'ai vraiment aimé. Certains moments étaient en dessous, une troisième partie un peu moins rythmée (la partie centrée sur la "solitude" du personnage de Marieme (aka Vic)), mais il y'a avait aussi de vrais moments de grâce. Ce moment dans la chambre d'hôtel où elles chantent Rihanna évidemment, le passage au golf qui m'a beaucoup fait rire... Et toutes ces questions autour de la féminité, de la dignité, de la force, des clichés et le reste. 
les 4 filles sont vraiment super, le premier quart d'heure, j'ai trouvé leur relation et leurs échanges plutôt caricaturaux mais petit à petit les choses se sont complexifiées et c'était vraiment beau. 
Et puis le dernier plan a réussi à me convaincre pleinement. 



SAMBA, Eric Toledano et Olivier Nakache (quasi 2 heures aussi)

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Bon.. qu'est-ce que c'est que cette histoire?
J'ai trouvé ce film plutôt gênant pour tout vous dire.
Ca joue bien, c'est assez honnête mais Dieu que je me suis ennuyée.
En plus, et ça n'a sûrement pas aidé l'ambiance générale du film, j'étais dans une salle de ciné à Saint-Dizier (là où je suis née...) et il y avait une famille dans la salle qui rigolait sans arrêt. Dés qu'Omar Sy apparaissait à l'écran ils se marraient comme des baleines ( souvenirs d'Intouchable j'imagine... Ca craint quand même).
Alors y a quelques moments plus solaires que d'autres, mais c'est pas tapage de cuisses permanent non plus Samba... Ca rendait tout ça très gênant ces gens qui se marraient pour on sait pas quoi...
Bref, je suis sortie de là en me disant que ça avait vraiment été trop long cette histoire...


Mais la musique était cool (ouais c'est très important...), notamment ce morceau de Bob Marley (je suis ultra fan depuis que j'ai 10 ans, ça ne faiblit pas) que j'ai tellement aimé ré-entendre.


UNE NOUVELLE AMIE, François Ozon (on en peut plus de ces horaires dont on se fout, hein?)

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J'aime bien Ozon. Enfin pas tout Ozon, certains m'ont même un peu ennuyés, mais il y a Swimming-pool (Sagnier en pouffiasse est géniale et ultra bonne... oui je sais vous n'aimez pas ce mot, mais je peux pas m'en empêcher), Sous le sable, 8 femmes et 5 × 2 que j'ai trouvé vraiment réussis.

Le dernier en date (je crois que je les ai tous vus) ne m'a pas tellement plu.
Alors oui y a la performance de Romain Duris (que j'aime d'amour depuis mon adolescence bercée au Péril Jeune comme un paquet de filles de ma génération) mais pour le reste je ne sais vraiment pas quoi en penser.
Je prenais plutôt du plaisir au ciné, mais la fin vraiment j'ai pas bien compris le truc. Et en sortant j'étais assez sûre que ce film ne me marquerait pas longtemps... C'était dimanche, j'ai déjà quasi tout oublié. Malgré quelques moments de grâce il ne m'en reste quasi rien.


 

Le seul truc qui me reste, c'est cette très belle chanson de Nicole Croisille (ouais ça fait ultra old-school, mais vraiment la chanson est très cool... Et puis elle me fait dresser les poils, ne me juge pas!), Une femme avec toi.



Et puis hier je suis allée voir Respire de Mélanie Laurent mais j'en parlerai plus tard, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup plu mais je vais avoir besoin d'un peu de recul pour vous en parler.

Je vous embrasse, bonne journée les copains. 

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13.11.14

SENTIR

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( Othilia Simon par Mondino )



Y a un truc super, mais vraiment super cool avec le sport, c'est le rapport au corps qu'il induit.

Alors même que la petite occidentale consommatrice et insatisfaite ( l'un va-t-il sans l'autre d'ailleurs?) que je suis est dans la capacité émotive de se trouver un complexe nouveau chaque jour (oui laisse là, elle n'a que ça à foutre), le sport réussit à m'extraire de mon propre regard.

Le vrai souci avec le corps féminin tel que je le vis (mais j'imagine ne pas être la seule) c'est qu'il ne se sent pas, il se voit. Il ne se voit pas de manière neutre, il s'évalue, se jauge ou se pèse.
Il est évalué acceptable à un certain poids, plus à un autre par exemple. Bon perso j'ai pas de balance chez moi mais vous voyez l'idée.

Je réfléchissais l'autre jour au ressenti qu'avait le corps enfantin. Quand j'étais enfant mon corps n'existait pas comme "à côté de moi", je ne l'évaluais pas, il était moi, je ne le regardais pas particulièrement d'ailleurs. Il me servait à vivre, sauter, danser, courir, rire, pleurer, tomber et d'autres trucs physiques plus ou moins agréables.

Le problème du complexe occidental du corps féminin c'est qu'il désincarne ma chair (oui l'image est bien bien dégueu).

Mais, il y a le sport... Et faire du sport c'est retourner au côté fonctionnel des choses.
Le corps redevient utile, je suis même assez émerveillée de ses capacités. De mes capacités donc, j'ai encore du mal à m'y faire ;)

Attention cliché / lieu commun / évidence / enfonce les portes ouvertes: Le sport me rend reconnaissante d'avoir un corps en bonne santé. Je suis en bonne santé, c'est une immense chance, le reste est sans importance, il ne faut jamais oublier cela.

Je me sens nettement moins complexée depuis que je fais du sport, pas parce que mon corps s'est modifié dans ses volumes (ce n'est pas le cas) mais plutôt parce que ça n'a plus qu'une importance très relative.
Ré-intégrer son corps et observer ses capacités (très relatives en ce qui me concerne pour le moment, mais je suis sur une bonne piste... La piste de celle qui tient en novembre, ce qui n'est déjà pas rien) présente l'avantage non-négligeable de sortir de ses yeux ( = extension du nombril insatisfait de sa propre image) pour aller dans un registre plus physique, qui se ressent et qui kiffe juste ça... Ou qui souffre mais qui n'a, en tous cas, pas l'occasion de se reluquer sous toutes les coutures et sous tous les complexes.

Bisous smack, à demain. Demain c'est cinéma j'ai 1000 trucs à vous raconter.

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12.11.14

PROFESSION, BLOGGUEUSE

Tatum O'Neal + John McEnroe + Warhol

(McEnroe + Tatum O'Neal par Warhol. Je les trouve ultra kiki)


Bon, tout d'abord, je suis une vraie baltringue en terme de "blogging" en ce moment et sincèrement je m'en excuse, mais je reviens enfin dans une phase plus normale, pas à poster tous les 36 du mois.

Allez, le vif du sujet maintenant.

* POST RTT *

Je suis une vraie consommatrice de blogs féminins.
J'en regarde moins qu'au tout début du phénomène, c'est sûr, mais garde une vraie tendresse pour les filles que je lis.
Finalement je ne regarde plus tellement les "looks" dont je me fous pour la plupart, à de rares exceptions près, mais plus pour "prendre des nouvelles de ces filles que j'aime bien".
Et puis, préférant un rapport plus direct, ma consommation des images s'est légèrement déplacée vers les vidéos qui correspondent plus à ce que j'aime.

C'est drôle d'ailleurs comme, enfin je trouve, les vidéos ont filé un vrai coup de vieux aux blogs.

Bref, c'est pas tout à fait de ça dont je voulais vous parler.

Mon blog est vieux. Enfin quand je dis vieux, c'est qu'il a eu 8 ans cette année, il rentre en CE2 ce qui n'est quand même pas rien.
Il n'est pas mon métier (et ne l'a jamais été), pas même un complément d'oseille. Pas parce que je ne le veux pas, au fond, c'est quand même mortel de pouvoir vivre d'un truc qu'on a construit, qu'on alimente et que surtout, on aime faire.

Mais il se trouve qu'il n'y a pas 1000 manières de vivre de son blog, il faut se faire payer par la publicité. Elle peut prendre des tas de formes (des formes que j'ai découvertes en même temps que vous en lisant certains billants expliquant les choses chez Caro par exemple ou chez Garance Doré).

Au vu de l'axe "décroissant mais tout est relatif quand même, mais c'est quand même bien d'être satisfait de sa penderie et de soi", je ne peux pas mettre de la pub sur mon blog. Je ne peux tout simplement pas parce que ça n'aurait aucun sens et que mon blog serait aussi incohérent que pas crédible de pousser, même discrètement, à la consommation.
Alors après avoir retourné le problème dans tous les sens et n'avoir pas encore trouvé de moyen satisfaisant de gagner même un peu d'argent avec la chic fille, je reste dans l'amateurisme le plus absolu.

D'ailleurs est-ce que c'est si important de gagner de l'argent avec mon blog?
Je suis très française de ce point de vue là, transformer quelque chose que j'aime faire (écrire ici) en un système viable à moyen terme me semble être de l'ordre de l'utopie. Et puis transformer tout ça en un travail avec des obligations et tout un tas d'autres choses, je n'arrive pas à savoir si ça ne viendrait pas à bout de mon désir... Pas de désir sans liberté, non?
Mais (oui tout est contradiction), le rendre travail, ça donne des responsabilités, et les responsabilités, ça aide à aller vachement plus loin que ce qu'on imaginait au départ.

Et j'en arrive à ma transition (l'introduction est looonnnggguuuue, ne me juge pas), les lecteurs( vous, les autres et moi ) et les blogs qui permettent à leur auteur de vivre.


Je ne sais pas si vous consommez vous-même beaucoup de blogs, mais il y a un truc que je sens monter de plus en plus fort ces derniers temps chez les lecteurs, c'est une vraie colère.
J'ai même été choquée des proportions que ça peut prendre dans certains commentaires, notamment dans les commentaires sous cet article de Walinette.
J'aime beaucoup Cécile (on ne s'est jamais rencontré mais je trouve qu'il se dégage d'elle une vraie gentillesse) je la trouve élégante dans sa manière d'échanger avec ses lecteurs, cette nana assume la contradiction et on peut s'exprimer chez elle sans être vraiment modéré.
Bon, j'arrête ma pommade, mais j'ai été vraiment surprise de voir le déferlement de commentaires limites suite à la vente d'un gilet (certes cher mais si c'est pas dans mes moyens, est-ce une raison suffisante pour m'en prendre à la personne qui la vend? Sincèrement, je ne vois pas le rapport). Certaines lectrices se sentaient offensées du prix du dit gilet.


Que certains lecteurs soient énervés de ce que sont devenus les blogs, de la pub et de tout ça, je peux tout à fait le comprendre, parce que oui, sans lecteur ces blogs ne seraient pas devenus du travail pour les auteurs.

Mais, et peut-être parce qu'on est en France, la réussite de ces blogs semblent passer pour certaines et certains comme du dédain. Comme si réussir c'est renier.
C'est vrai que parfois des blogs se transforment en mauvais Biba, que le côté next door si plaisant n'existe plus, mais il suffit de ne plus lire, non? Sans lecteur plus de blog, cqfd ;) ce qui est nettement plus efficace que de pester...

Et puis, même si certaines critiques semblent légitimes (le système du blog c'est les commentaires et donc l'échange. C'est parfois agréable, d'autres fois pas du tout, mais c'est bien le jeu), le côté récurrent du "bloggueuse c'est pas un métier" me semble tout à fait absurde.

L'autre raison pour laquelle je ne tiens pas mon blog de manière tellement régulière, c'est que parfois je n'ai tout simplement rien à dire.
Et quand je vois certains blogs, celui de Coline par exemple (c'est ma chouchoute de loin, je la trouve aussi adorable que pro, son blog est vraiment ultra abouti), comment peut-on dire que ce n'est pas un travail? Du haut de mon amateurisme le plus absolu, un pied dedans mais pas tout à fait, je peux vous jurer que c'est beaucoup de travail de tenir un blog comme le sien.
La fille, toute seule comme une grande a créé un blog, appris la photo, photoshop, les vidéos, le montage... Que des trucs que je sais pas faire, et ces choses prennent du temps.
Et elle poste quasi quotidiennement.

(Je passe quasi sous silence (ça fait donc mauvaise foi) les dérives consuméristes de certains blogs qui sont devenus des vitrines pour les marques et qui ne m'intéressent plus. Alors je ne les lis plus, c'est simple. Je ne dis pas du tout qu'il n'y a pas des blogs aux méthodes discutables, mais plutôt que de pester, je n'y vais tout simplement plus. Ne pas en parler ici ce n'est pas dire que tout est parfait, évidement. Parce que le point central dans un blog, c'est son âme, c'est une chose fragile l'âme, il faut la traiter avec délicatesse et élégance, sinon ça ne sert à rien d'autres que vendre des vêtements et gagner de l'oseille avec ça, quitte à ne plus y être "soi" dedans).

On a parfois l'impression que ce qui énerve le plus certaines et certains c'est que ces filles vivent de leur blog. Même si c'est intègre, correct d'ailleurs.Comme si gagner de l'argent avec cela c'était bizarre...
Si c'est plaisant et agréable, ça ne devrait pas être un travail. Travailler c'est galérer sinon c'est louche et surtout, un peu injuste pour les autres.

Je comprends tout à fait que si tu te galères dans ton taf, que tes horaires sont relous, que tu gagnes modérément ta vie, voir des filles sapées du matin au soir, et kiffer ça peut t'énerver. Sauf que personne n'est responsable de la situation professionnelle d'autrui et l'aigreur n'y change rien. Vivre cela comme une injustice est certes humain mais on est tous d'accord que ce n'est pas très "glorieux"?


Après (contradiction), lire ce genre de commentaires est aussi un bon moyen pour justement réajuster le tir et de continuer à écrire pour ses lecteurs et pas pour les marques qui nous payent (parce que ça ça craint quand même...)Donc, je ne sais pas trop quoi en penser...

Où se situe la limite entre le "constructif argumenté" et le "lynchage"?
Parce que lire des trucs permet aussi une chose fondamentale quand on a un blog (et une vie aussi d'ailleurs), la remise en question

C'est brouillon, je m'en excuse d'avance... Mais voilà quoi, j'ai pas de réponse et ça m'interroge vraiment. Alors si vous pensez autrement que ce que je viens de dire, j'aimerais sincèrement que vous  donniez votre point de vue (sans nommer, c'est pas beau de décrier ;-))


Allez bisous à demain. 

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1.11.14

RESPONSABILITÉ?

mario testino


J'avais, depuis plusieurs mois, une angoisse de plus en plus grandissante à l'idée de vieillir.
Dans les moments d'ennui (mère de tous les vices hein...), je me scrutais, la ride, le pli, regardais les choses changer sur mon visage avec un mélange de fascination et d'angoisse.
Et puis avoir un amoureux plus jeune que moi n'a clairement pas arrangé mon truc...


Bien sûr que c'était absurde, bien sûr que c'était stérile, bien sûr que ce qui arrive à l'humanité entière  ça allait bien m'arriver à moi aussi...

Et ça me rendait triste, mais dans le même temps, je trouvais cela si futile de se battre contre ce genre de choses qui n'a, dans le fond, qu'une importance relative, que je m'en voulais. Je m'en voulais d'être dominée par ça, ce narcissisme un peu malade et surtout con comme ses pieds.

Je voyais bien que cela n'était pas que de ma responsabilité la plus absolue, que le regard que je portais sur la "vieillissement" était biaisé, influencé parce que je voyais et entendais autour de moi mais malgré tout, c'était là, je le vivais mal.

Ma société à moi valorise majoritairement la jeunesse en générale et la jeunesse féminine en particulier, sinon, point de salut.
Et même si ça pue la misogynie à plein nez ce truc, je n'arrivais pas à persuader, rationnellement, mon angoisse, que 1) ce n'était pas grave 2) et surtout perdu d'avance... alors 3) il fallait mieux que je trouve des armes pour vivre cela sereinement.

La presse, les blogs, les magazines (que je ne lis plus vraiment), les vidéos Youtube influent le regard que je porte sur tout ça. Une enveloppe désincarnée, le charme rarement envisagé et la perfection comme Le Graal.

Alors je vivais ça en me disant que chaque jour ça serait un peu moins bien que la veille...  L'angoisse quoi... -_-

Et puis un événement récent est venu me sortir de mon nombril.

Je lisais souvent des interviews des stars ( féminines ) "comportementalement borderline" où les Rihanna et consorts ( Cyrus ) expliquaient qu'elles n'avaient aucune responsabilité à l'égard des gens, des jeunes filles qui les aimaient.
Qu'elles ne forçaient personne à faire comme elles. Si on les avait imitées, ça n'était pas de leur faute à elles.

Je comprenais ce qu'elles disaient, mais je trouvais ça bien facile de faire comme si ce que l'on fait / dit n'avait pas d'influence sur celles et ceux qui vous regardent. Et dans certains cas vous adorent.

Je reviens à mon événement qui d'un coup m'a permis de prendre mon angoisse de vieillir et de lui tordre le cou, je l'espère totalement.

Je ne vis pas toute seule avec mon nombril. Mon travail fait que je suis confrontée à des gens, que je dois parler à ces gens, que ces gens écoutent ce que je dis et qu'ils en tiennent compte.
Je suis dans le monde, comme vous quoi!
Et je côtoie des filles plus jeunes que moi, des garçons aussi. Et qu'est-ce que mon angoisse dirait à ces jeunes gens? Que c'est mal, nul, intolérable de vieillir?

Qu'avoir plus de 20 ans c'est craignos?
Que vivre la vie en avançant ça n'est qu'angoisse?

Quand  je regarde une Meg Ryan ou dernièrement une Renée Zellweger, se déglinguer le visage pour surtout pas "être vieille", qu'est-ce que ça dit à mon cerveau?
Cela dit que vieillir est-une plaie et que tout est mieux que ça, même changer de tête.

D'un coup, la fumée s'est dissipée, le raisonnement que je cherchais à avoir pour apaiser mes angoisses était là, éloigné de mon nombril.

Les autres, les femmes plus jeunes, les hommes aussi, je ne veux pas ne pas en être responsable, même dans ma toute petite mesure.
Je ne suis pas à vivre là, toute seule, à pouvoir me répandre avec mes angoisses et névroses. Non, je dois me tenir. Parce que c'est important. Que si c'est pas moi qui commence à changer dans cette société que je trouve malade, qui le fera?

Je veux bien chercher à faire de mon mieux pour moi, c'est vrai, mais aussi pour donner une belle image, pas de moi, mais de ce que l'on peut être.

Je ne veux plus avoir peur de vieillir aussi pour les autres, pour pas que mon attitude globale leur laisse à penser que c'est une mauvaise chose, que c'est douloureux (puisque c'est inévitable, la sérénité s'impose).

C'est un peu brouillon comme billet, mais j'espère que vous avez l'idée?
On n'est pas tout seul, si la société est malade de ce type de truc (aussi futile que ça puisse être), perpétuer ces comportements, c'est en quelque sorte promettre un bon paquet de névroses aux jeunes filles, futures femmes. Se désengager de toute forme de responsabilité parce que je ne suis pas parent serait trop facile...

On se comporte toujours mieux quand on sait qu'on nous "regarde", non?

Bisous snack et bon week-end






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