♡ LES CHÂTEAUX DE SABLE ♡

17.4.15

Ker Salloux


Toutes les photos de cet article sont des oeuvres de Frédéric Stucin dont on peut voir le travail ici 



Premier film adoré depuis le début de cette année.

Depuis que 2015 a commencé, je n'ai rien vu qui m'aie particulièrement transcendée. Des trucs sympathoches mais rien de très émouvant ni même de très drôle.

Jusqu'au film Les châteaux de sable d'Olivier Jahan.

Petit survolage de la fiche technique parce qu'elle sera forcément signe de nostalgie pour certains d'entre vous.

Le film est réalisé par Olivier Jahan, un mec qui a été acteur, scénariste et qui a réalisé le making-of du film de Diastème (oui si tes souvenirs d'adolescence sont teintés des articles du même Diastème dans 20 ans, je sais que tu es déjà en train de frétiller), Le Bruit des gens autour  avec déjà une Emma de Caunes dans le casting (on va revenir au cas d'Emma).

Diastème a d'ailleurs co-sécénarisé Les châteaux de sable avec Olivier Jahan (RT si toi aussi t'as envie de  mettre Dahan à la place de Jahan), a priori ils sont potos.

Diastème a aussi régulièrement bossé avec Emma de Caunes, notamment dans deux pièces de théâtre qu'il a écrites.


4 personnages centraux dans ce film. Une fille, Eléonore (Emma de Caunes), photographe trentenaire buvant un peu trop, vient de perdre son père joué par Alain Chamfort.
Elle doit vendre, dans le week-end, sa maison dans les Côtes d'Armor (en Bretagne donc).
N'ayant ni le permis ni l'envie de traverser seule cette épreuve et parce qu'elle n'a personne d'autre, elle a demandé à son ex-amouerux Samuel (joué par l'excellent et très très beau Yannick Renier (le demi-grand frère de Jérémie qu'on connaît mieux) de venir avec elle.

Le film tournera en partie, mais en partie seulement, autour de la relation d'Eléonore, Samuel et Laure (la nouvelle amoureuse de Samuel qu'on ne voit que de loin, à travers une fenêtre Skype).

Il y a également un quatrième personnage, adorable, drôle, tendre, émouvant et étonnant, Claire Andrieux (jouée par la parfaite Jeanne Rosa que je ne connaissais pas), l'agent immobilier chargé de la vente de la maison.

À moi maintenant.


J'ai adoré Les châteaux de sable (titre d'une chanson de Brassens), j'ai trouvé que c'était un film beau, tendre, très émouvant, intelligent et fin.
Les 10 premières minutes m'ont un peu fait peur. J'y étais allée pour voir Emma de Caunes à l'écran mais ça partait un peu téléfilm de mauvaise facture cette histoire.

Emma de Caunes (je parle pour les plus jeunes) était dans la fin des années 90 la fille cool.
Elle était adorable, coupe de cheveux courte toujours parfaite, sortait avec Sinclair avec qui elle a eu un enfant(le mec de La nouvelle Star qui avant tout ça était un chanteur super cool aussi. Bon maintenant on sait plus mais Sinclair, c'était pas rien!). Elle était super fraîche et si tu me demandais à qui je voulais ressembler en terminale, y a fort à parier que je t'aurais cité Emma comme modèle. Cette fille était tellement kiki.

Elle est toujours tout ça mais c'est vrai qu'on ne la voit plus beaucoup et si tu me demandes ce que j'en pense, je trouve ça dommage. J'aime beaucoup sa manière d'être freshy fresh.

Ker Salloux


 Elle est hyper juste dans Les châteaux de sable. Le couple qu'elle forme avec Yannick Renier est très juste aussi, je les trouvais vraiment proche de la réalité des choses. Ils m'ont vachement troublée et ont vachement parlé à mes propres souvenirs de rupture et aux sentiments étranges qui nous habitent dans ces moments si singuliers. Tout se chahute dans nos coeurs, on passe d'un extrême à un autre persuadé que nos émotions sont une réalité tangible et permanente.


Même si certains passages étaient un peu surfaits, ou moins à niveau, ça faisait une éternité que je n'avais pas eu le coeur qui s'était serré  aussi fort dans une salle de cinéma. J'ai, sans surprise, pleurer. À plusieurs reprises.

C'est un film très intime, très proche des peaux, des yeux.
Beaucoup de regards et de confidences face caméra qui donnent cette impression au spectateur qu'il est dans la confidence, qu'il est le seul à connaitre ce qu'il y a au fond des âmes des personnages.
(Présence d'une voix off très belle aussi même si j'ai cru comprendre qu'elle en avait agacée certains. Pas moi, le texte lu de cette voix monocorde m'a même beaucoup émue ).

J'ai aussi beaucoup ri, notamment avec le personnage de Claire, un des persos les plus adorables que j'ai vu. On a envie de la prendre dans nos bras en lui faisant des bisous et en lui caressant les cheveux.

Ker Salloux


Le film axe son propos autour du deuil, de l'amour, de la difficulté de grandir (première scène Eléonore arrache un cheveu blanc devant le miroir d'une station service), de la rupture amoureuse, des colères rentrées, de celles qui ne partent pas, du trouble et du désir.

Eleonore et Samuel se retrouvent isolés après 6 mois d'une séparation qu'on devine, au gré des flash-back du film, douloureuse.

Je ne sais pas si c'était spécifique à ma vie (oui mon nombril aime les films qui lui parlent, c'est un enfant qui aime être séduit) mais des tas de choses dans Les châteaux de sable m'ont particulièrement parlée.

C'est quasiment un huit-clos, la Bretagne y est comme souvent, particulièrement photogénique, les gens aussi sont beaux, je n'avais pas envie que le film se termine et dire que ça faisait un petit temps que ça ne m'était pas arrivé à ce point serait un doux euphémisme.

Je suis ressortie de la salle heureuse, un peu plus optimiste que quand j'y suis entrée.


Je voulais vous en parler parce qu'il est toujours à l'affiche (je suis donc en timing quasi correct) et que je n'en avais pas entendu parlé tant que ça.
Et au vu de l'émotion que j'ai ressentie devant, j'avais envie de défendre Les châteaux de sable qui est clairement, pour le moment, mon coup de coeur de l'année.


Ker Salloux





Bisous smack

L'ENVIE D'AVOIR ENVIE (ON PEUT AISÉMENT CONSIDÉRER QUE JE SUIS EN ROUE LIBRE)

16.4.15

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Photo de Hugh Holland


Je te sens bien sarcastique en regardant le pantalon / string paillettes à la la Britney  que porte Johnny dans ce live de L'envie. Et comme je te comprends...

Mais il se trouve que j'adore cette chanson, fin du débat ;-)

Je profite de ce post pour vous dire que je suis assez fan d'Eddy Mitchell et que Aznavour, alors même que j'ai une sympathie tout à fait relative pour le bonhomme, m'émeut aux larmes. Voilà, on peut passer à autre chose.

Bon en vrai je trouvais cette chanson assez juste pour illustrer ce billet où je vais vous parler de l'intérêt que peut présenter le manque.

Johnny nous explique (enfin en l'occurence notre Jean-Jacques Goldamn national qui l'a écrite) que pour pleinement profiter des belles choses de la vie, il faut d'abord être passé par son exact contraire.


Revenons-en à la chanson dont les paroles sont une succession de concepts opposés:

- Obscurité / Lumière

- Faim et soif / Festin

- Froid / Flame

sensés nous expliquer qu'il ne faut pas obtenir les choses avant même d'en avoir eu envie.
Grosso modo, cette chanson est une pub pour le désir et contre le bouddhisme.

Donc, quand t'as toujours eu chaud, pour quelque raison que cela soit, tu n'apprécies plus la chaleur à sa juste valeur.

Je suis très amoureuse depuis plusieurs mois (je vous en parle régulièrement).
Il se trouve que, et j'en ai déjà parlé, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé comme ça. Arrivé tout court en fait.

Le coeur plein était devenu une sensation tellement éloignée de mon quotidien que j'étais à la limite de me dire que je devais céder sur mon désir même si je sentais que c'était pas l'idée du siècle  (#LacanVoice).

En gros mon désir amoureux a toujours été (comme celui d'une adolescente peut-être): je m'en fous d'être avec quelqu'un pour être avec quelqu'un et que seuls le sentiment amoureux et l'amour dans sa construction m'importent.
Hors de question de se mettre avec quelqu'un par peur ou par dépit.
Un peu radical et peu subtil, je suis assez d'accord avec vous.

J'ai défini ces règles à 20 ans et parce qu'à 20 ans on ne transige pas, on sort ces grands principes en étant sûre qu'ils vont régir votre vie sentimentale pour toujours.

Et puis mes principes (appelons les mes ambitions amoureuses) n'ont plus rencontré la réalité adaptées à leur grandeur (appelons ça mes moyens). Plus simplement, je n'ai plus eu les moyens de mes ambitions.

J'ai commencé à avoir froid et donc à considérer que mes ambitions étaient devenues obsolètes et qu'il fallait en changer.

Je racontais aux gens que plus jamais je ne tomberai amoureuse et que j'allais devoir me contenter de certains renoncements parce que ça valait toujours mieux que ce que je vivais.
J'ai même pensé que finalement les choses changeaient et que oui, même si j'avais longtemps fait ma grosse maligne, j'étais dans des liaisons qui n'avaient ni queux ni tête (ni même envie d'ailleurs) dans lesquelles je prenais un plaisir très relatif et surtout dans lesquelles je ne m'amusais pas (m'amuser priorité number 1, non?).

Un ex à moi racontait ce genre de trucs pour expliquer les ramollissements de certains de ses rêves. Les choses changent, qu'ils disaient et c'est comme ça.
Si elles changent dans l'imprévu et que ce n'est pas entièrement satisfaisant, il faut parfois s'en contenter parce que ça peut aussi être bien pour nous.
Et bien à un moment, je me suis dit que cet ex dont j'avais outrageusement traité (et moqué, oui je suis parfois une vraie connasse) le manque d'audace et le renoncement avait peut-être raison (et peut-être qu'il avait raison pour lui après tout, les choses évoluent, certaines s'abandonnant sans trop de regret et d'autres naissant et que ça pouvait être une très bonne chose).

Mais la direction que je prenais ne ressemblait vraiment pas une "très bonne chose pour moi", même de loin.


J'ai traversé ma vingtaine tout au chaud de bras amoureux et de regards tendres alors quand les choses  se sont inversées et que je n'aimais plus (d'amour j'entends) et que je n'étais plus aimée,  j'ai commencé à m'interroger sur la place qu'occupait l'amour dans ma vie (J'en ai parlé plus en profondeur dans ce post ). 

Et puis ça m'a rendue triste. Et puis ça a duré alors je compensais dans des simulacres d'histoire d'amour.
Et je me suis enfin détendue, j'ai fait autrement l'amour devenant autre chose que ma priorité, et c'était même mieux que ce que je m'étais imaginée. J'y trouvais de vraies contreparties à ça et me sentais mieux seule plutôt qu'à faire semblant d'être dans des relations qui étaient peu épanouissantes et surtout chronophages.

Mode gnan-gnan ON je préviens! 

Avoir froid est finalement une belle chose qui m'est arrivée. D'abord parce que comme je le disais dans le post linké au-dessus, ça m'a libérée, je pouvais être seule et bien mais aussi parce que j'allais enfin mesurer la chance qu'est l'amour dans une vie.

Si j'avais tout le temps eu chaud, j'aurais jamais pu connaître la rareté du sentiment amoureux.
Sans la rareté je ne serais pas heureuse comme je le suis maintenant.
Le froid de ma vie sentimentale passée est comme un énorme projecteur sur la chance que j'ai aujourd'hui d'aimer et d'être aimée.

Le manque est devenu "mon envie d'avoir envie" en d'autres termes, ce qui donne de la force à l'existence et c'est qui m'empêche d'être blasée.

Chaque jour je me sais chanceuse, chaque jour je sais que ce qui m'est offert n'est pas une normalité mais bien un cadeau. Et je suis très gâtée.


Mode gnan-gnan OFF!

Comprendre ça, ça aide à patienter quand il fait froid. Et même s'il refait froid dans mon coeur un jour, savoir que la période de disette sentimentale sera le futur projecteur de ma chance est une bonne manière de ne pas basculer dans le pessimisme le plus absolu (ma putain de spécialité).
Comme pour tout, c'est une question de point de vue et l'optimisme et la chance n'échappent pas à la règle.

Bisous smack  et à demain, j'ai vu un film qui m'a émue et qui est ma préférence de 2015 pour le moment. 






50 NUANCES DE GREY -__-'

15.4.15

50 nuances de Grey : Affiche et site viral



Je voulais pas forcément en parler mais vous avez été plusieurs à me demander mon avis sur le film 50 nuances de grey sorti il y a quelques temps déjà.

Je vais pas être hyper longue, ça mérite pas plus de toutes façons, mais, sans surprise, j'ai trouvé ça assez mauvais.

L'histoire on s'en fout, ça joue on s'en fout, les rebondissements on s'en fout, le cul on s'en fout, bref, moi ça a plutôt été "on s'en fout" tout le long.

Je rappelle que je n'ai pas lu les livres en question et que ça n'arrivera pas... Ou alors sous la menace... Mais là, par pure expression de mon goût pour les films un peu pétés (j'ai une passion pour ça... Ainsi que pour les nanars), j'ai faibli et y suis allée.

Alors ça joue comme dans un très mauvais téléfilm, l'histoire est dans des sphères bien au-delà du plausible, c'est absolument n'importe quoi d'incohérence, mais ce qui m'a beaucoup marqué, et j'ai cru comprendre que je n'étais pas la seule, c'est l'attitude qu'a Christian Grey avec sa soumise durant tout le film.

Le mec est un peu gravos, forçant, insistant, s'incrustant, bref que des trucs pas signe d'une relation très saine.
Et je ne parle pas du côté, "fouette moi les fesses avec ton martinet ça me fait frétiller dans la culotte", non je parle bien de l'essence de la relation.
J'ai trouvé ça flippant comme il se comportait avec elle. J'ai lu un paquet d'article insistant sur l'aspect abusif de la relation et je partage cet avis, la relation de Christian et d'Anastasia m'a plutôt mise mal à l'aise.

Je n'ai pas grand chose à dire de plus que "ouais on s'en fout" mais aussi il est flippant le Christian à se taper l'incruste (enfin le mot est en-dessous de la vérité puisque ce qu'il fait s'appelle simplement une effraction) et à vouloir qu'elle soit sa propriété, qu'elle n'ait plus de libre arbitre (du genre il choisit son gynéco et même son mode de contraception... Je te jure que ce que je te raconte est vrai, c'est un degré bien au-delà de attache moi et pince moi les tétons parce que je suis ta chose. Je ne suis pas experte en la matière mais pas sur que le BDSM ça soit le genre de choses développées dans le film, enfin j'en sais rien, je serais curieuse d'en savoir plus sur la question donc si vous avez des infos).

S'il était vilain garçon (physiquement j'entends), la donne aurait clairement été différente et il aurait été plus clair pour tout le monde que ce qu'il fait est super chelou et angoissant. Oui des fois on est concon et on pense que ce qui est beau est forcément bien (rapport Platon et pour exemple Stanley / Brando ), mais regardons les choses de plus près... 
Christian Grey est flippant...

Bisous smacks 

LES FILMS OU SOIT TU PARS AVANT LA FIN SOIT T'ES LIMITE TELLEMENT TU TE DEMANDES CE QUE T'AS FAIT POUR MÉRITER ÇA

9.4.15

lost rivers



Je suis allée voir hier soir le film écrit et réalisé par Ryan Gosling, Lost River.
Dire que je n'ai pas aimé est clairement en-dessous de la réalité tant j'ai passé 95 minutes (5700 secondes, oui le temps a une toute autre valeur dans ces conditions) à me demander ce que je foutais là.
J'ai twitté tout le film (chose qui ne m'était pas arrivé depuis Cosmopolis dont je vais reparler), alternant sourcils circonspects, rires étouffés alors que je sentais bien que ça n'était pas l'intention de départ de Ryan que de me faire pouffer et yeux cachés derrière les mains devant les passages dégueus.

Alors c'est évidement tout à fait personnel, j'ai cru voir dans 1000 critiques que le film avait autant plu qu'impressionné.
Je suis restée sur le bas-côté de l'autoroute créative de Ryan.

A ce propos, petite parenthèse, je trouve les avis sur ce mec tout à fait excessifs, acteur surestimé un peu quand même, non?

J'étais au ciné avec Yassine, mon poto, qui lui était moins tranché et tenait à rester, mais si tu m'avais demandé mon avis, je me serais cassée.

Je vais beaucoup au ciné, et quand c'est pété et que je me demande ce que je fous là, après avoir laissé un peu de chance au produit, je me barre.
Dis toi qu'en plus je re-regarde Lost en ce moment et donc avoir perdu du temps dans l'histoire de Ryan m'a soulé.

Je vous passe l'aspect critique de ce film, je suis plutôt incapable de le faire mais si je devais dire 3 mots (ou presque) j'ai trouvé ce film prétentieux (le mec a envie de montrer très fort tout de suite qu'il sait faire du ciné, et vas y que je te mets des ralentis, des plans beauxxxxx en veux-tu en voilà, ah oui mais c'est quoi le truc que je raconte au fait?), glauque (je suis une chochotte des ambiances, je me sens vite mal à l'aise et s'il n'y a rien qui me tient d'autre, je décroche. Lynch réussit à me tenir dans cet équilibre, j'en parle parce que c'est clairement une influence du grand blond de Ryan. Avec la présence dévorante de Nicolas Winding Refn aussi) et sans grand intérêt.

C'est bien sûr tout à fait subjectif hein, mon goût n'est pas la réalité.

Alors pendant le film, vu que les minutes défilaient à la même vitesse que quand j'étais vendeuse en boutique à Nancy (un drame j'te jure), j'ai réfléchi à un post où je vous parlerai de ces films qui sont vraiment au fond du fond pour moi, synonymes d'ennui le plus total.

Donc liste non exhaustive de ces films où je suis partie avant la fin, où alors que j'ai regardé jusqu'à la fin mais sûrement par pur masochisme, quoi d'autre?

Donc: 

✔︎ Lost River, Ryan Gosling


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✔︎ Cosmopolis, David Cronenberg

Je pense très sincèrement que le problème de ce film ne vient pas du film en tant que tel mais plutôt de ma difficulté (impossibilité) à rentrer dedans.
Cosmopolis a été un calvaire de cinéma.
Je suis allée au bout, je sentais que ce film était exigent, le propos profond, mais JE N'AI RIEN COMPRIS BORDEL (ouais lettres capitales = la meuf est énervée).

Dans la salle du cinéma de Lorient on a dû commencer le film à 22 (ouais light déjà) et on a dû le finir à 4.
C'est de mon expérience de cinéma la fois où il y a le plus eu de spectateurs qui se sont barrés.
David a perdu du monde sur ce coup là.

J'ai quand même toujours un peu de mal avec les propos cryptiques / mystérieux / on sait pas de quoi on parle au cinéma, je me demande quel est l'intérêt... Ca me parait systématiquement prétentieux à outrance (je mets un peu Christopher Nolan dans le lot).

Mon ami Karim en lequel j'ai une confiance absolue a lu le bouquin de Don dellio dont est tiré ce film, et il l'a trouvé aussi magnifique que brillant... Si ça se trouve c'est David qui a merdé... Ou alors non.
Le film avait reçu des très très bonnes critiques à sa sortie.
Donc je l'ai vu jusqu'au bout mais on était limite tellement j'étais perdue.


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✔︎ Dante 01, Marc Caro


Alors ce film est un peu vieux (2008)  mais je m'en souviens encore tellement j'étais dépitée et gênée devant.
Marc Caro, le réalisateur, c'était le mec qui bossait avec Jean-Pierre Jeunet et qui d'un coup a pris son envol,pour nous pondre Dante 01 un film où tu vois Lambert Wilson qui, le jouant comme une patate, va dans une sorte de prison dans l'espace où y a que des mecs super méchants et sur lesquels on fait des expériences.
Quand Jeunet a commencé à bosser sans Caro beaucoup disaient que la créativité et la qualité du travail de Jeunet serait moindre tant la patte artistique de Caro était partout dans Délicatessen et La cité des enfants perdus.
Et puis il y'a eu Dante 01 et depuis tout le monde s'est tu.
Caro n'a plus jamais fait de longs métrages...
J'vous jure c'était gênant, on se regardait tous dans le blanc des yeux dans la salle cherchant ce qu'on avait fait pour mériter ça...


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✔︎ Tiens toi droite, Katia Lewkowicz


Alors ça j'ai pas compris. Tellement d'ailleurs que je suis partie bien avant la fin.
J'étais sûre d'aimer avant même de rentrer dans la salle.
Marina Fois que j'adore et surtout Noémie Lvovsky que j'adoooorrrreeeee, je trouve que c'est une superbe actrice, ultra touchante, ultra juste, tendre, je l'aime beaucoup (si vous n'avez pas vu ses longs métrages jetez vous dessus, c'est à chaque fois bien!).
Visiblement c'était un film féministe et intelligent et tout...

Ben j'ai rien compris, les 3 histoires de ces 3 femmes n'avaient ni queue ni tête et n'étant pas partie pour voir un film mystérieux, symbolique, je suis encore restée sur le bord de l'autoroute.
J'étais avec mon mec qui se liquéfiait à mesure que le film avançait... Poli il continuait à sourire mais comme j'étais grosso modo dans le même état, on est parti.
On a été suivi par d'autres spectateurs peu de temps après.
En général on ose pas se barrer, mais dés que quelqu'un passe le cap, c'est la libération dans la salle.

Bref Tiens toi droite, pourquoi? Qu'est-ce qu'il dit?


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✔︎ Réalité, Quentin Dupieux


Alors comme pour Tiens toi droite, je partais toute acquise à la cause de Quentin, Alain, Elodie et Jonathan.
Le film commence, c'est très beau. Alain Chabat (dont je suis éperdument amoureuse depuis longtemps) apparait à l'écran et ça me fait plaisir, mais ça bascule très vite.
C'est beau, ça joue bien, c'est mystérieux mais je suis vite perdue et JE NE COMPRENDS RIEN DE RIEN À CE FILM.
Je me doutais bien que ça serait pas clair clair cette histoire (j'avais vu le précédent avec Eric Judor, Wrong) mais qu'importe c'est pas mal de se faire balader dans l'inconnu narratif parfois et Wrong m'avait assez plu dans son genre.
Mais il y a un couple derrière moi qui ne sait pas du tout quel type de film il est venu voir. Rapidement gênés, les deux se marrent comme des baleines, c'est le WTF bordel dans leur putain de tête, ils se sont tenus les premières 20 minutes mais ils passent rapidement en roue libre, fou rire incontrôlable, c'est dingue.

De mon côté, je me suis beaucoup ennuyée devant Réalité.

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✔︎ Gerry, Gus Van Sant


Gerry est sûrement le film le plus chiant que j'ai vu. Mais beau. Mais chiant à crever.
Avant mon amoureux du moment on avait acheté le DVD sûrs que ça serait beau, contemplatif, sublime (Elephant en tête et Last Days qu'on avait adoré) mais bordel ce qu'on s'est fait chier.
On avançait les scènes, certaines d'entre elles duraient des minutes interminables.
Je ne suis pas contre le contemplatif, j'aime plutôt ça, mais là... o__0

Sûrement que c'était volontaire de mettre le spectateur dans cet état mais putain l'errance de ces deux mecs perdus dans le désert (Matt Damon et Casey Affleck parfaits pourtant) a été le film le plus long de toute ma vie...
Mais pour une raison étrange (le masochisme peut-être) j'ai envie de le revoir, ça fait au moins 10 ans que je l'ai vu si ça se trouve je vais comprendre où Gus voulait nous emmener.


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✔︎ Blueberry, Jan Kounen

Film sensé être au départ une adaptation de la Bd du même nom écrite par Charlier et Giraud et puis à un moment, Kounen s'est perdu.
Il a découvert le chamanisme, a pris d'ultra libertés avec le récit originel et c'est devenu n'importe quoi.
De mon point de vue, ça ressemblait à un long clip de Johnny Halliday avec plein d'éléments autour de la drogue.
C'était d'un ennui....


Bon voilà pour mes films "pétés" j'ai rien compris.

Et maintenant c'est votre tour, vos films WTF absolu c'est quoi? 

30 JOURS POUR GÉRER SA THUNE

8.4.15

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(Photo de Ludwig Favre) 


Certains ont parlé dans les commentaires des derniers billets de la vidéo Ted de Matt Cutts,
« Essayez quelque chose de nouveau pendant 30 jours ».

Je l'avais vu il y a longtemps et vos suggestions m'ont donné envie de rejeter un oeil dessus.

Si certains ne l'ont pas vu et sont intéressés, je vous la remets en lien, impossible de partager les vidéos Ted aujourd'hui :-( (ici)

L'idée générale que développe ce mec dans la conférence c'est que c'est cool d'essayer des nouvelles choses pendant 30 jours et que c'est par le biais de petites habitudes mises bout à bout qu'on effectue de grandes choses (la grande chose de ce crâneur de Matt étant l'ascension du Kilimandjaro... C'est sûr ça cause Matt).
Il s'ennuyait et avait l'impression de stagner donc il s'est donné des missions sur 30 jours, durée qualifiée de suffisante mais pas anxiogène pour installer une habitude.

Vous avez tous entendu parler de cette durée de 21 jours sensée être celle qui permet d'installer ou de desintaller une nouvelle habitude?
Bon l'info semblerait erronée, ces 21 jours étant plutôt le minimum requis mais ça peut prendre beaucoup plus de temps (article en question qui explique au contraire qu'il faut entre 2 et 8 mois (254 jours) pour installer une nouvelle habitude, je sens que ça en détend certains qui se prenaient pour des nuls?).

Mais ça m'a donné envie de faire un nouveau truc pendant 30 jours de manière (un poilou parce que c'est pas l'entreprise sexy le truc) ludique.

Alors pour les 30 prochains jours, j'ai envie d'intégrer dans mon quotidien la gestion de la thune.
Je suis déplorable en gestion d'oseille, je sais pas ce que je fous, je suis toujours moitié à découvert et ça me soule.
J'ai jamais vraiment fait de compte pas parce que j'ai tellement de moyens que c'est superflu, non non, parce que c'est le truc le plus relou du monde à mes yeux.
Je garde aucun ticket de caisse, je compte rien, une enfant de 8 ans c'est infernal.
C'est pas que j'ai envie de basculer du côté de l'épargne, on en est loin, mais ça serait pas mal que je me structure un peu de ce côté là. Rien de dramatique non plus, mais commencer par là, pour une raison que j'ignore, ça m'amuse... (-__-' cette phrase, conclut par le "ça m'amuse" je respecte plus rien).

Donc je me suis fait un budget semaine tout compris (appelons ça "argent de poche" ahahahah... ouais je m'esclaffe carrément) et je dois m'y tenir impérativement pendant 30 jours (aka grosso modo 4 semaines) sous peine de m'auto-écarteler doucement mais sûrement en plein soleil et ça doit piquer un peu.

Je sais pas pourquoi je vous raconte ça? Ah si t'as pas envie de faire un petit défi 30 jours toi?

Autres défis en perspective de mon côté mais pas tout d'un coup sinon on fait rien:

- Apprendre à parler un peu italien
- Courir 10 kms
- Ecrire une nouvelle
- Peut-être 2


Et peut-être d'autres trucs mais je sais pas encore.

Bisous

PS: J'ai même créé un document comptable... -__-' ... Rendre les choses a priori bien austères ludiques, ça va peut-être marcher et je basculerais doucement mais sûrement du côté de l'épargne et de la prévision... 

MADEMOISELLE / JEUNE / ADULTE / AGE / VANITÉ

2.4.15

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Charlotte... 



Je ne vais pas faire un post RTT mais je voulais quand même aborder un sujet qui a été un peu transversal dans ma semaine.

Je suis tombée sur cet article dans Slate  et le soir même sur ce billet sur le blog de La Lionne .
Les deux se complètent bien mais celui de Lionne sûrement avec son ton m'a encore plus fait reconsidérer les choses.

Je fais partie de ces filles qui ont, non pas du mal avec l'appellation mademoiselle, mais plutôt avec celle de madame alors en lisant ce post je me sentais un peu nunuche et surtout très vaniteuse. Un truc d'éternelle adolescente un peu naze contre lequel je lutte.

Le billet de La Lionne développe tout à fait bien les incohérences à vouloir maintenir le mademoiselle et surtout d'insister sur ce qu'il y a de bien craignos derrière ce mot.
Vraiment je vous conseille les 2 très fort.

À moi maintenant, la raison pour laquelle le mademoiselle trouve encore tellement écho chez certaines (dont moi parfois même si je me fais clairement une raison et que lire ce genre de choses c'est lutter contre mes vanités) c'est que s'entendre s'appeler mademoiselle c'est s'entendre dire qu'on a pas une tête de madame, qu'on fait encore jeune. Tout simplement.
Ca va si loin que j'appelle mademoiselle tout les femmes. Toutes, pas par condescendance, mais plutôt comme une manière élégante de dire "quel est ton âge, tu as une tête de mademoiselle" et voir une dame d'un certaine âge rougir de plaisir en s'entendant s'appeler mademoiselle, je ne vais pas vous mentir, je trouve ça très très mignon...

Parce que, et même si c'est tout à fait juste, mademoiselle ça n'est pas qu'une considération institutionnelle, c'est une problématique vaniteuse.
Et c'est tout pété, je le sais bien mais t'appeler madame c'est commencer à te dire que c'est bon, t'es adulte et dans le jeunisme ambiant déviant (bien sûr que ça l'est) la première fois, ça pique.

Je n'avais pas encore compris tout ce qu'il y avait de condescendant derrière les origine du mot "mademoiselle" la première fois qu'on m'a appelé madame (je devais avoir 27 ans) et tout ce que j'ai pensé c'est "oh bordel, ayé j'ai une tête de madame, c'est nuullll".

Mais ces deux articles remettent correctement les pendules à l'heure.

C'est bien madame c'est vrai.

Bonne journée, bisous smack. 

REFLEXIONS AUTOUR DE L'AMBITION

31.3.15

pascal-mannaerts-sri-lanka-4

Sublime photo de Pascal Mannaerts



Merci Estelle pour la découverte de Daniel Caesar. Tout est trop beau et cette reprise lente et encore plus lascive de Cavalier de James Vincent McMorrow que j'aimais déjà d'amour a fait battre mon petit coeur de midinette friande de musique sucrée


J'avais envie qu'on parle d'ambition aujourd'hui. Ce billet fera suite à ceux sur la paresse et la peur de la semaine dernière.

Ca risque d'être long (maman ça va encore être un post "ils sont longs tes trucs", ne va pas plus loin, ça va te souler. Ps: je t'aime), sûrement digressif et je vais, une nouvelle fois, avoir besoin de vos lumières.
Je tenais par la même occasion à vous remercier très fort pour vos commentaires sur les deux posts précédents, vous m'avez vraiment ouvert d'autres perspectives et la pertinence de vos propos, vos autres points de vue et le temps que vous avez pris pour ça, m'ont été très précieux. Donc merci.

Ok, post RTT que je vais sûrement écrire en plusieurs fois donc pose tes congés.
Ca risque d'être des fois relou,  mais je vais faire de mon mieux...

L'ambition est un sujet qui me passionne. Sûrement parce que je n'ai pas les moyens de la mienne (d'ambition) je suis toujours curieuse de connaître les motivations de celle des autres. Ca m'intéresse tellement que j'avais même eu envie de créer une nouvelle rubrique ici autour de ça.
J'ai écrit des tas de textes afin de questionner celle des autres pour, pourquoi pas, trouver le chemin de la mienne.
Pourquoi? Parce que dans ma tête, l'ambition c'est le moteur, l'origine du travail, de la persistance et de la détermination.

Donc je me suis dit que ça serait amusant (et peut-être intéressant) de décortiquer les moteurs de l'ambition maintenant parce que dans les commentaires du billet sur la peur, je sentais très fort en vous lisant (et cela vaut aussi pour moi) que dans le fond, beaucoup n'avaient pas les moyens de leurs ambitions.

Et puis dans ces commentaires, l'un, différent, a retenu mon attention. Il était à l'opposé de mon discours et a étrangement remué mes certitudes. J'ai beaucoup réfléchi à mes motivations, au moteur général de mon ambition d'écrire par exemple. Mais cela vaut évidemment pour tout et va dans une dimension bien plus large que cette toute petite chose.

Je vous le copie-colle:


Ha ben tiens c'est bizarre, moi aussi j'ai peur de tout, mais ça me dérange pas parce que j'ai aucune ambition. 
Un peu de reconnaissance sociale pourrait éventuellement me plaire, mais de la part de gens biens pour un truc bien (et c'est très rare finalement. A mon avis en tout cas, car j'ai un sens critique extrêmement élevé.) 
Et finalement, je suis très bien là, à bayer aux corneilles, profiter de mes sensations de l'instant (n'ai aucune carrière et ne désire pas d'enfant, suis une "femme entretenue", comme dans ce film que tu avais conseillé et que j'ai pu adoré grâce à toi: "la chamade".) 
Cette instantanéité, sans projet et tout, ça me plait. Parfois j'ai bien de vagues velléités d'écrire, et puis j'oublie. Je n'ai aucunement ce gout de la win cher à notre (médiocre) époque, et ne m'y reconnais en rien. 

Pourquoi serait-ce si important de réussir? Ces réussites sont-elles bien liées la plupart du temps à l'éthique, l'esthétique ou quoi que ce soit d'autre en "ique"?



J'aime beaucoup ce commentaire et sa manière douce d'être à contre-courant et dans le même temps pas revendicatif pour un sou.
Qu'elle parle d'instantanéité, aucun projet, une sorte de contemplation assumée je trouve ça très intéressant.

Alors j'ai commencé à réfléchir à ma propre ambition, ce que je mettais derrière ce terme, quels étaient ses origines et ses moteurs.

Dixit le Larousse, Ambition (vient du latin ambitio i.e. une tournée de candidats pour solliciter des suffrages par des moyens légitimes, soyons précis bordel même si ça nous en touche une sans remuer l'autre)

1) Désir ardent de posséder quelque chose, de parvenir à (faire) quelque chose

2) Désir ardent de gloire, d'honneurs, de réussite sociale

3) Prétention de réussir quelque chose

Wikipedia avait donné une autre définition,  l'ambition, 4) c'est la motivation pour améliorer une (sa) situation.

Bon désolé pour le côté un poilou didactique relou de l'entrée en matière mais bon au moins, en définissant les mots on est sûr de savoir de quoi on parle.

Deux aspects se dégagent de ces définitions, d'abord l'ambition comme rapport à soi (notamment dans l'idée d'améliorer sa situation) mais aussi, et de manière évidente, comme rapport à l'autre et au monde.


✔︎ Dans le rapport aux autres (mais aussi aux valeurs de la société dans laquelle on vit), l'idée d'évoluer, de se dépasser chère à l'ambition revient finalement à se comparer à ces mêmes autres.
Comparer sa vie, ce que l'on a, ses possibilités présumées à ce que les autres ont c'est comme y chercher sa propre valeur. Je suis mieux ou moins bien.
C'est un peu comme se demander « Qui a la plus grosse, lui ou moi? »

Et donc après on se demande, qu'est-ce que je devrais mettre en place pour gagner cette bataille d'égo, prendre ma revanche sur ma condition de base, prouver qui je suis? C'est un truc qu'on voit beaucoup dans les interactions sociales et c'est souvent source de vachement d'agressivité ce truc d'auto-revendication à coup de "ils savent pas qui je suis, je suis pas n'importe qui, blablabla, ego qui souffre, toute petite chose vexée". C'est un truc de bébé qu'on peut tous ressentir quand on est grand!

Face aux autres, il y a dans l'ambition quelque chose de pas très clair et le questionner c'est peut-être trouver un début de réponse à ses propres blocages. Du type, si je ne le fais pas c'est parce, au fond, je  ne veux tout simplement pas le faire, je tiens juste à être meilleur qu'untel ou untel. Certains en avaient parlé en commentaire insistant sur le fait qu'il fallait faire des choses par goût / envie et non pas pour faire le meilleur livre par exemple.

Si j'ai envie d'aller plus loin, d'avancer, c'est bien pour moi? Est-ce que j'ai quelque chose à prouver à quiconque? Est-ce que j'ai peur que les autres me prennent pour la loose incarnée? Suis-je la loose incarnée?

Je ne sais pas pour vous, mais si l'ambition croît dans le terreau de la comparaison à l'autre, elle ne doit pas donner grand chose de singulier (ça c'est sûr) ou même de grand.

Parce que l'ambition, finalement, c'est aussi s'extraire de sa propre condition si cette même condition ne nous satisfait pas, et que l'autre soit ou non existant n'est pas à prendre en compte.

✔︎  En réfléchissant à ce post, je me suis souvenue d'une phrase de Nietzsche assez connue, "Deviens qui tu es"... En fait elle est pas de Nietzsche à la base et elle est surtout incomplète. C'est une phrase de Pindare qui au complet donne "Deviens qui tu es quand tu l'auras appris".

Questionner son ambition personnelle c'est se demander pourquoi je veux faire telle chose ou devenir telle version améliorée de moi?

J'y ai vu plusieurs trucs et j'aimerais sincèrement que vous partagiez ce qui se cache derrière votre propre ambition.

A) La question du sens de la vie. Ouais carrément mais sincèrement je pense que c'est central. On est tous dans la même galère, qu'est ce que je fous là, qu'est ce que je dois faire, mon existence a-t-elle un autre sens que cette succession de jours?
Alors les projets, ses propres ambitions sont une manière évidente de donner un sens à ses jours et de dominer, en quelque sorte, sa propre existence.
Un projet à moyen ou long terme c'est une raison réelle de se lever le matin au sens symbolique du terme.
Mais parfois, le projet est tellement grand et haut, qu'on peut être intimidé à l'idée même d'y rêver.

B) La question de la valeur. Croire en ses possibilités et agir tout entier pour se donner les moyens de les réaliser c'est aussi une manière de se respecter, de croire en soi, d'avancer avec tendresse et exigence avec soi.

C) Découvrir ses propres goûts, projets et possibles. Pourquoi je veux écrire un livre? Ben parce que j'aime l'activité d'écrire. Quand j'écris des posts par exemple, le temps a une autre substance, il passe vite, je me sens complètement à ma place (ça doit être ça cette chose que Mihály Csíkszentmihályi appelle le Flow).

D) Se libérer d'une certaine idée de soi. 90 % de ce que j'en pense limite mon ambition. Je me sens incapable d'écrire un livre. Mais parfois je suis libérée de cette idée, je crois en mon potentiel et ce n'est ni par vanité, ni par besoin de reconnaissance ni même pour un goût pour la célébrité. C'est juste comme ça, l'ambition de soi à soi. Et puis ça permettrait de légitimer les errances passées, d'un coup, si je réussis à écrire, ça aura du sens et ça n'aura pas été qu'une galère avec un résultat stérile.

E) Faire de son mieux. C'est important pour l'estime de soi et dans ce cas, l'ambition est un merveilleux outil.

Je ne mets pas l'argent comme motif vu que je m'en fous donc c'est pas un moteur pour moi.

Voilà, j'ai été longue j'espère pas trop relou.
Ca me ferait plaisir d'avoir vos retours.

Je reviens vite avec un billet plus léger.

Bisous smack 
 

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