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21.11.14

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✔︎ Avant toute chose, j'ai eu un souci avec la boîte mail du blog. Si vous m'avez envoyé un mail il y a un mois jusqu'à avant-hier, je ne l'ai pas reçu, ma boîte étant pleine et je ne m'en suis même pas aperçue...
Donc, d'avance, désolée si vous avez envoyé un mail et que je ne vous ai pas répondu, je ne l'ai tout simplement pas eu.


Salut les copains, ça fait longtemps qu'on a pas fait un post fait de tout et de rien.

Donc, certains trucs que j'ai aimés ces dernières semaines.



✔︎PHOTOS RIMINI PAR CLAUDE NORI ET LE SARTORIALIST

Je sais pas si vous avez vu passer les photos de Rimini, une ville sur la côte adriatique de l'Italie, du Sartorialist, mais je les trouve mortelles.
J'ai passé de nombreux étés dans cette même ville avec ma famille (d'origine italienne) et j'ai été complètement fascinée de voir les plages de mon enfance aussi joliment mises en scène.
Je n'ai pas vécu le même Rimini que celui de Scott Schuman mais la beauté de ces photos (les 2 mecs en photo sont vraiment ouf de beauté ou c'est moi?) m'ont donné l'impression que ce qui est beau c'est vraiment le regard que l'on porte sur les choses (tu peux compter sur moi pour les enfonçage de portes ouvertes, t'inquiète!)

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Le Rimini idéal que je voyais, c'était plutôt celui de Claude Nori. J'adore ces photos là, leur côté populaire et ces filles là...

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✔︎ RADIOOOOO 

Vous avez je pense, déjà beaucoup entendu parler du nouveau site musical Radiooooo.
Mais au cas où...
Radiooooo c'est une sorte de radio (le nom mettant finalement sur une piste sur ce coup là!) à la sélection vraiment chouette (enfin je trouve, moi tout me plait).
Le site représente une mappemonde, on y voit tous les pays. En bas de cette mappemonde, des décennies, de 1900 à maintenant.
Et donc vous choisissez une décennie et après un pays. Et c'est mortel.
Je me suis découvert une passion pour la musique angolaise et éthiopienne des 70's. Et sans cette radio et la sélection des gens qui bossent dessus, je ne suis pas sûre que j'y aurais eu accès aussi facilement.
J'aime vraiment beaucoup ce site, j'en parle à tout le monde et si vous aimez aussi découvrir des nouvelles musiques de manière un peu paresseuse (ouais la sélection a déjà été faite pour vous), ce site est pour vous (je parle comme Jacques Séguéla ou c'est moi?)



(Ouais celle-là c'est clairement pas de l'underground, mais ce qu'elle est bien)





(La beauté de cette chanson...)

✔︎ CHRISTINE AND THE QUEENS

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J'arrive après la musique, c'est peu dire...
Yassine m'avait parlé il y a très longtemps d'une reprise des Paradis perdus de Christophe (l'une de mes chansons préférées au monde) par une nana. Christine and The Queens justement.
J'avais écouté la reprise sans entrain particulier. Mouais quoi! (Ce que je maintiens, je ne suis pas fan de sa reprise).
Maintenant qu'elle est est ultra connue, je décide enfin à faire mon coming-out, j'aime beaucoup ce que fait cette nana.
Donc, si y en a 2 qui, parmi vous, ne connaissaient pas encore, sait-on jamais...



✔︎ AUTRES MUSIQUES

D'autres morceaux plus ou moins connus que j'ai trouvés assez cool...












✔︎ SAPE

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(Le sweat Lui de la meuf de gauche des Brigitte est cool)

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 La peau lainée de chez Acné absolument inabordable (2300 boules, calmement) mais vraiment sublime sur laquelle je bave depuis 2 hivers en me disant que la vie est une conasse


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(Alors pour compenser cette injustice, j'ai acheté, à 4 euros, une magnifique chemise cru 1983 de très bon goût, sur laquelle on peut lire, en bd, les aventures d'un détective privé en anglais...)



✔︎ UNDER THE SKIN

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J'ai vu dernièrement sur le conseils de certains l'étrange film Under the skin de Jonathan Glazer.
Et ça m'a beaucoup plu.
Scarlett Johansson au volant d'une camionnette à la recherche d'hommes dans une Ecosse pluvieuse est étonnante.
C'est un film lent, très, contemplatif, parfois gênant, mais sincèrement je n'ai jamais vu une chose pareille.
La première partie, la plus gratuite et étrange, est celle qui m'a le plus hypnotisée.
La seconde (essentielle pour raconter une histoire de manière plus normale) m'a semble un poilu plus longue mais j'avais été tellement aspirée par la première partie que c'est plutôt normal.

Scarlett est une actrice que j'aime beaucoup, dans ce film elle est incroyable.
Et le film seul est tout aussi fascinant. Regardez la bande-annonce, vous vous ferez une vraie idée de ce film.


Voilà quoi.

Allez bisous et bon week-end, à lundi. 

MERCI LILIPUTA DEGUADALAJARA

18.11.14

Très très jolie cover de la chanson de Bob Marley

2, 3 TRUCS APPRIS

17.11.14

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(Photo de David Sims pour Vogue Paris)




Viens on parle d'amour. 

(Attention, racontage de vie, je préviens...)

J'ai été très jeune en couple.
Quand je dis en couple je veux dire un truc "assez sérieux et installé" qui durait des années et qui se passait à une époque où j'étais globalement la seule à l'être, mes ami(e)s étant plutôt ou dans le butinage ou dans un état d'attente.

J'avais 16 ans et cet état de couple allait durer longtemps... pas toujours avec le même amoureux, mais j'ai enchaîné 3 longues (dont 2 très longues) histoires d'amour. 
C'était confort, beau, pas toujours évident, mais j'aimais au quotidien, étais aimée et c'était une vraie chance et non une normalité à laquelle je devais m'habituer pour le reste de ma vie. La toute puissance de ma vingtaine amoureuse n'avait aucune limite et ne connaissait pas encore sa chance. 

L'amour n'avait rien d'un état exceptionnel, c'était la chose qui m'était même la plus habituelle, alors naturellement je pensais que toute ma vie serait accompagnée de cet état amoureux confortable et familier...

Sauf qu'évidement, les choses ne sont pas restées dans cet état confortable et agréable pour toujours. Et je me suis, tardivement, retrouvée célibataire. 
Je savais ce qu'était le couple mais le célibat, les mecs, la drague, ces choses là, leurs règles tacites, je n'en savais rien.  

En plus, cet état de célibat tardif (qui me rendait aussi lucide qu'une pucelle... une vieille pucelle en quelques sortes) s'est étalé dans le temps... longtemps... plusieurs années. J'ai butiné mais vraiment rien de bien sérieux.
Alors même que mes amis vivaient les installations / les apparts nouveaux à décorer/ les enfants / les Pacs / les mariages heureux / les trucs que font le grandes personnes, moi de mon côté moi je vivotais dans des états semi-adolescents / semi-inconséquents. Et c'était moi qui était devenue la fille qui butine en attendant. 

Je ne m'inquiétais pas, après tout, j'avais voulu cela, être seule, alors je n'allais pas commencer à m'en plaindre...  Et puis de toutes façons, il me suffirait de vouloir que cela s'arrête pour que ça s'arrête pour de vrai... 

Mais le temps commençait à passer sérieusement et je le vivais de plus en plus mal, me sentant en marge, comme inachevée socialement. Le célibat est un état qui doit se justifier, il n'a rien d'évident, il est suspect. Alors même que je ne m'étais jamais sentie dépendante du couple, à être légère par rapport à tout cela, lucide sur le fait qu'il ne déterminait pas ma personne, pourtant je vivais les choses de plus en plus mal. Et cette impression tenace que quelque chose clochait. 
Bien sûr, mon cerveau avait trouvé de bonnes raisons à mon célibat (il est très fort le cerveau pour rationaliser et justifier nos comportements, même les plus contradictoires et ça permet de relativiser les choses de l'intérieur) mais ça ne suffisait pas toujours.

J'ai voulu que ça s'arrête, j'ai voulu ré-avoir un amoureux et re-être amoureuse... Mais ni l'un ni l'autre ne m'arrivait. Et je me suis même parfois dit que c'était plus mon truc, que c'était fini pour moi. 
Et ça a commencé à m'inquiéter sérieusement.
Mais merde qu'est-ce qui clochait? Et surtout pourquoi ça devenait aussi important pour moi? (Oui l'importance que ça avait m'agaçait, tout allait dans ma vie, vraiment, alors pourquoi ce truc avait fini par prendre tant de place)

Je n'arrivais pas à l'aborder sur mon blog de manière simple parce qu'une toute petite partie de moi se sentait gênée de cela. Et une autre partie se sentait gênée d'être gênée par ça.

Et puis petit à petit, ça allait mieux. Ca commençait à faire un sacré temps cette histoire et puis après tout, je continuais à m'amuser, j'étais en bonne santé... Au bout du compte rien de dramatique. Et puis c'était toujours mieux que de se mettre avec quelqu'un que j'aimerai modérément pour retourner à une certaine forme de normalité. D'autant qu'il n'y avait pas mort d'homme... Et hors de question de passer encore tout ce temps à me mettre moralement des tartes dans la gueule, ça n'aidait personne.
Tant pis, c'était comme ça et j'allais y trouver mon compte.


Finalement ces années à vivre le "coeur amoureux seul" ont été, je crois, l'une des plus grandes chances que j'ai eue jusqu'à maintenant. Elles m'ont, petit à petit, libérée. Je peux être seule. Sincèrement. Je prends beaucoup de plaisir à ça, je n'ai pas peur de moi.

Je n'ai ni frère ni soeur, j'ai été élevée par une maman qui travaillait et ai passé une bonne partie de mon enfance seule. Et j'adorais ça (mon blog est d'ailleurs une extension de cette solitude là), il n'y avait aucune souffrance à être seule, j'ai trouvé ça génial.
Mais, plus tard, mes états amoureux m'ont rendu dépendante de l'amour et du couple. Le regard de l'autre amoureux m'était devenu nécessaire pour vivre sereine et comme qui dirait "complète". Sans je ne savais plus comment faire... Je ne savais plus si j'étais "aimable".

C'est rien dit comme ça, mais ça a été fondamental de reprendre mon indépendance par rapport au sentiment amoureux, d'exister, profondément, en dehors de ça.


(C'est long hein...)

Et, un jour,  je suis retombée amoureuse (c'est pour ça que je n'en parle aussi sincèrement que maintenant... oui, j'ai passé des mois à moi-même me suspecter, en tous cas à être fragile sur cette question et je n'aurais pas sur tellement argumenter).
Et ces années "seule" n'ont pas été sans conséquence.
J'éprouve aujourd'hui une joie totale à être seule. Mais aussi à ne pas l'être. Être aimée, aimer, être avec ou sans amoureux, avec ou sans ami, tous ces états différents, qui alternent, sont un luxe total je crois. J'aime autant l'un que l'autre.

J'étais dépendante de l'état amoureux et du couple (de ce que cet état disait de moi, de ma valeur), il me légitimait, d'ailleurs je ne pouvais pas m'empêcher de préciser aux gens qui me disaient "ah tu es seule..." que j'avais vécu trèèèèèèsssss (oui j'exagérais au cas où ils me prendraient pour une "ratée" de l'amour, une incassable (alors qu'être casée me parait aujourd'hui la pire chose qui pourrait m'arriver)) longtemps en couple, donc bon, je n'étais pas une de ces "vieilles filles" (quel mot horrible), non j'étais libre...

Oui je me justifiais, négligeant que le sentiment amoureux est une rareté, il ne tombe pas sur nous toutes les 22 secondes. C'est d'ailleurs l'une de ses forces.

J'envisage les choses sous un autre angle maintenant... Les choses se sont comme organisées.

Bon ça a été suffisamment long comme ça, j'en reparlerai une autre fois.

Je vous embrasse et ne parle pas de tout ça juste pour raconter ma vie (dont l'intérêt est très relatif) mais plutôt pour échanger sur cette question qu'est l'amour au centre de la vie des femmes (c'est assez souvent le cas je trouve) et de la pertinence de ce choix et de ce qu'il définit.
Et c'est aussi l'occasion pour moi de vous dévoiler cet aspect afin de, qui sait, peut-être "tranquilliser" certaines d'entre vous.



Bisous smack

INTERSTELLAR X BANDE DE FILLE X SAMBA X UNE NOUVELLE AMIE

14.11.14

Bande de Filles de gauche à droite Marietou Toure/ Karidja Toure/ Assa Sylla/Lindsay Karamoh



Bon vu que j'ai peu posté, j'ai 1000 trucs (au bas mot) à vous raconter sur les films que j'ai vus.

INTERSTELLAR, Christopher Nolan, 2H49 (ouais le mec fait pas semblant...)


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Je suis allée voir Interstellar sans entrain particulier et ne savais même pas de quoi ça parlait vraiment. 
Bon l'affiche, le costume de cosmonaute (qui dit cosmonaute en 2014?) met vaguement sur une piste on est d'accord, mais c'est vaste l'espace et ses thématiques. Genre Alien c'est clairement pas pareil que 2001, Odyssée de l'espace

En plus Interstellar dure 2H49 et même si j'aime les films longs, sans réelle envie, je le sentais moyen.
Je n'aime pas tellement Christopher Nolan. J'aime beaucoup Memento que j'ai vu à sa sortie (donc 2000 ça fait longtemps, mazette!) et un peu Insomnia mais ses Batman, malgré l'entrain, l'excitation généralisés ne m'ont pas tellement plu. 
Et Inception non plus. 
En fait je trouve le cinéma de ce mec prétentieux. 
"Bon les mecs j'ai une idée, mais comme c'est complexe, faudra le regarder plein de fois pour ne serait-ce que caresser mon génie total et comprendre ce que je veux dire. Et puis je vais me regarder filmer tellement je déchire..."
Voilà ce que je pensais de lui et je me prenais la tête régulièrement avec des mecs qui me disaient que je comprenais rien, que j'avais aucun goût...

Sauf que Interstellar m'a tellement mais alors tellement plu... laisse tomber comme c'était génial. 
2H49 qui sont passées comme un souffle, en un rien de temps. 
J'ai gardé la bouche ouverte, les mains serrées, les sursauts les uns après les autres et une joie totale à être assise dans le cinéma. 
Alors c'est sûr c'est dans l'espace (je perds tout sens commun avec la SF) et ça aide à ce que je kiffe mais vraiment, c'est un vrai et très bon divertissement qui fait plaisir. 
Sincèrement des semaines (mois même) que je n'avais pas vu un film qui m'a autant plu. 
Alors y a toujours le quart d'heure "mystérieux, on sait pas de quoi on parle mais ça fait profond laisse moi" mais il est bien passé de mon côté. 




BANDE DE FILLES, Céline Sciamma, 1H52 (pourquoi je mets les durée? Je sais pas... )
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Et bien figurez-vous que Bande de Filles est le premier film de Céline Sciamma que je vois. J'ai depuis regardé La naissance des pieuvres (que j'ai beaucoup, mais alors beaucoup aimé) et vais regarder Tomboy un peu plus tard. 
J'ai bien aimé ce film. J'avais lu certaines critiques le qualifiant de caricatural (notamment dans sa représentation des garçons) ou insistant sur l'absence de légitimité sociale de Sciamma pour parler de "ce genre de choses". 
Pour tout vous dire, je suis assez sensible aux caricatures, elles m'agacent profondément. J'y vois très rarement de "l'humour", je les trouve inutiles et stéréotypantes et ça, c'est ultra ultra limite... 
Bref, en ayant lu ce genre de commentaires à propos de Bande de filles, j'étais plutôt sûre d'être un peu agacée... Mais j'avais aussi vraiment envie de le voir... 

J'ai vraiment aimé. Certains moments étaient en dessous, une troisième partie un peu moins rythmée (la partie centrée sur la "solitude" du personnage de Marieme (aka Vic)), mais il y'a avait aussi de vrais moments de grâce. Ce moment dans la chambre d'hôtel où elles chantent Rihanna évidemment, le passage au golf qui m'a beaucoup fait rire... Et toutes ces questions autour de la féminité, de la dignité, de la force, des clichés et le reste. 
les 4 filles sont vraiment super, le premier quart d'heure, j'ai trouvé leur relation et leurs échanges plutôt caricaturaux mais petit à petit les choses se sont complexifiées et c'était vraiment beau. 
Et puis le dernier plan a réussi à me convaincre pleinement. 



SAMBA, Eric Toledano et Olivier Nakache (quasi 2 heures aussi)

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Bon.. qu'est-ce que c'est que cette histoire?
J'ai trouvé ce film plutôt gênant pour tout vous dire.
Ca joue bien, c'est assez honnête mais Dieu que je me suis ennuyée.
En plus, et ça n'a sûrement pas aidé l'ambiance générale du film, j'étais dans une salle de ciné à Saint-Dizier (là où je suis née...) et il y avait une famille dans la salle qui rigolait sans arrêt. Dés qu'Omar Sy apparaissait à l'écran ils se marraient comme des baleines ( souvenirs d'Intouchable j'imagine... Ca craint quand même).
Alors y a quelques moments plus solaires que d'autres, mais c'est pas tapage de cuisses permanent non plus Samba... Ca rendait tout ça très gênant ces gens qui se marraient pour on sait pas quoi...
Bref, je suis sortie de là en me disant que ça avait vraiment été trop long cette histoire...


Mais la musique était cool (ouais c'est très important...), notamment ce morceau de Bob Marley (je suis ultra fan depuis que j'ai 10 ans, ça ne faiblit pas) que j'ai tellement aimé ré-entendre.


UNE NOUVELLE AMIE, François Ozon (on en peut plus de ces horaires dont on se fout, hein?)

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J'aime bien Ozon. Enfin pas tout Ozon, certains m'ont même un peu ennuyés, mais il y a Swimming-pool (Sagnier en pouffiasse est géniale et ultra bonne... oui je sais vous n'aimez pas ce mot, mais je peux pas m'en empêcher), Sous le sable, 8 femmes et 5 × 2 que j'ai trouvé vraiment réussis.

Le dernier en date (je crois que je les ai tous vus) ne m'a pas tellement plu.
Alors oui y a la performance de Romain Duris (que j'aime d'amour depuis mon adolescence bercée au Péril Jeune comme un paquet de filles de ma génération) mais pour le reste je ne sais vraiment pas quoi en penser.
Je prenais plutôt du plaisir au ciné, mais la fin vraiment j'ai pas bien compris le truc. Et en sortant j'étais assez sûre que ce film ne me marquerait pas longtemps... C'était dimanche, j'ai déjà quasi tout oublié. Malgré quelques moments de grâce il ne m'en reste quasi rien.


 

Le seul truc qui me reste, c'est cette très belle chanson de Nicole Croisille (ouais ça fait ultra old-school, mais vraiment la chanson est très cool... Et puis elle me fait dresser les poils, ne me juge pas!), Une femme avec toi.



Et puis hier je suis allée voir Respire de Mélanie Laurent mais j'en parlerai plus tard, ça m'a vraiment beaucoup, beaucoup plu mais je vais avoir besoin d'un peu de recul pour vous en parler.

Je vous embrasse, bonne journée les copains. 

SENTIR

13.11.14

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( Othilia Simon par Mondino )



Y a un truc super, mais vraiment super cool avec le sport, c'est le rapport au corps qu'il induit.

Alors même que la petite occidentale consommatrice et insatisfaite ( l'un va-t-il sans l'autre d'ailleurs?) que je suis est dans la capacité émotive de se trouver un complexe nouveau chaque jour (oui laisse là, elle n'a que ça à foutre), le sport réussit à m'extraire de mon propre regard.

Le vrai souci avec le corps féminin tel que je le vis (mais j'imagine ne pas être la seule) c'est qu'il ne se sent pas, il se voit. Il ne se voit pas de manière neutre, il s'évalue, se jauge ou se pèse.
Il est évalué acceptable à un certain poids, plus à un autre par exemple. Bon perso j'ai pas de balance chez moi mais vous voyez l'idée.

Je réfléchissais l'autre jour au ressenti qu'avait le corps enfantin. Quand j'étais enfant mon corps n'existait pas comme "à côté de moi", je ne l'évaluais pas, il était moi, je ne le regardais pas particulièrement d'ailleurs. Il me servait à vivre, sauter, danser, courir, rire, pleurer, tomber et d'autres trucs physiques plus ou moins agréables.

Le problème du complexe occidental du corps féminin c'est qu'il désincarne ma chair (oui l'image est bien bien dégueu).

Mais, il y a le sport... Et faire du sport c'est retourner au côté fonctionnel des choses.
Le corps redevient utile, je suis même assez émerveillée de ses capacités. De mes capacités donc, j'ai encore du mal à m'y faire ;)

Attention cliché / lieu commun / évidence / enfonce les portes ouvertes: Le sport me rend reconnaissante d'avoir un corps en bonne santé. Je suis en bonne santé, c'est une immense chance, le reste est sans importance, il ne faut jamais oublier cela.

Je me sens nettement moins complexée depuis que je fais du sport, pas parce que mon corps s'est modifié dans ses volumes (ce n'est pas le cas) mais plutôt parce que ça n'a plus qu'une importance très relative.
Ré-intégrer son corps et observer ses capacités (très relatives en ce qui me concerne pour le moment, mais je suis sur une bonne piste... La piste de celle qui tient en novembre, ce qui n'est déjà pas rien) présente l'avantage non-négligeable de sortir de ses yeux ( = extension du nombril insatisfait de sa propre image) pour aller dans un registre plus physique, qui se ressent et qui kiffe juste ça... Ou qui souffre mais qui n'a, en tous cas, pas l'occasion de se reluquer sous toutes les coutures et sous tous les complexes.

Bisous smack, à demain. Demain c'est cinéma j'ai 1000 trucs à vous raconter.

PROFESSION, BLOGGUEUSE

12.11.14

Tatum O'Neal + John McEnroe + Warhol

(McEnroe + Tatum O'Neal par Warhol. Je les trouve ultra kiki)


Bon, tout d'abord, je suis une vraie baltringue en terme de "blogging" en ce moment et sincèrement je m'en excuse, mais je reviens enfin dans une phase plus normale, pas à poster tous les 36 du mois.

Allez, le vif du sujet maintenant.

* POST RTT *

Je suis une vraie consommatrice de blogs féminins.
J'en regarde moins qu'au tout début du phénomène, c'est sûr, mais garde une vraie tendresse pour les filles que je lis.
Finalement je ne regarde plus tellement les "looks" dont je me fous pour la plupart, à de rares exceptions près, mais plus pour "prendre des nouvelles de ces filles que j'aime bien".
Et puis, préférant un rapport plus direct, ma consommation des images s'est légèrement déplacée vers les vidéos qui correspondent plus à ce que j'aime.

C'est drôle d'ailleurs comme, enfin je trouve, les vidéos ont filé un vrai coup de vieux aux blogs.

Bref, c'est pas tout à fait de ça dont je voulais vous parler.

Mon blog est vieux. Enfin quand je dis vieux, c'est qu'il a eu 8 ans cette année, il rentre en CE2 ce qui n'est quand même pas rien.
Il n'est pas mon métier (et ne l'a jamais été), pas même un complément d'oseille. Pas parce que je ne le veux pas, au fond, c'est quand même mortel de pouvoir vivre d'un truc qu'on a construit, qu'on alimente et que surtout, on aime faire.

Mais il se trouve qu'il n'y a pas 1000 manières de vivre de son blog, il faut se faire payer par la publicité. Elle peut prendre des tas de formes (des formes que j'ai découvertes en même temps que vous en lisant certains billants expliquant les choses chez Caro par exemple ou chez Garance Doré).

Au vu de l'axe "décroissant mais tout est relatif quand même, mais c'est quand même bien d'être satisfait de sa penderie et de soi", je ne peux pas mettre de la pub sur mon blog. Je ne peux tout simplement pas parce que ça n'aurait aucun sens et que mon blog serait aussi incohérent que pas crédible de pousser, même discrètement, à la consommation.
Alors après avoir retourné le problème dans tous les sens et n'avoir pas encore trouvé de moyen satisfaisant de gagner même un peu d'argent avec la chic fille, je reste dans l'amateurisme le plus absolu.

D'ailleurs est-ce que c'est si important de gagner de l'argent avec mon blog?
Je suis très française de ce point de vue là, transformer quelque chose que j'aime faire (écrire ici) en un système viable à moyen terme me semble être de l'ordre de l'utopie. Et puis transformer tout ça en un travail avec des obligations et tout un tas d'autres choses, je n'arrive pas à savoir si ça ne viendrait pas à bout de mon désir... Pas de désir sans liberté, non?
Mais (oui tout est contradiction), le rendre travail, ça donne des responsabilités, et les responsabilités, ça aide à aller vachement plus loin que ce qu'on imaginait au départ.

Et j'en arrive à ma transition (l'introduction est looonnnggguuuue, ne me juge pas), les lecteurs( vous, les autres et moi ) et les blogs qui permettent à leur auteur de vivre.


Je ne sais pas si vous consommez vous-même beaucoup de blogs, mais il y a un truc que je sens monter de plus en plus fort ces derniers temps chez les lecteurs, c'est une vraie colère.
J'ai même été choquée des proportions que ça peut prendre dans certains commentaires, notamment dans les commentaires sous cet article de Walinette.
J'aime beaucoup Cécile (on ne s'est jamais rencontré mais je trouve qu'il se dégage d'elle une vraie gentillesse) je la trouve élégante dans sa manière d'échanger avec ses lecteurs, cette nana assume la contradiction et on peut s'exprimer chez elle sans être vraiment modéré.
Bon, j'arrête ma pommade, mais j'ai été vraiment surprise de voir le déferlement de commentaires limites suite à la vente d'un gilet (certes cher mais si c'est pas dans mes moyens, est-ce une raison suffisante pour m'en prendre à la personne qui la vend? Sincèrement, je ne vois pas le rapport). Certaines lectrices se sentaient offensées du prix du dit gilet.


Que certains lecteurs soient énervés de ce que sont devenus les blogs, de la pub et de tout ça, je peux tout à fait le comprendre, parce que oui, sans lecteur ces blogs ne seraient pas devenus du travail pour les auteurs.

Mais, et peut-être parce qu'on est en France, la réussite de ces blogs semblent passer pour certaines et certains comme du dédain. Comme si réussir c'est renier.
C'est vrai que parfois des blogs se transforment en mauvais Biba, que le côté next door si plaisant n'existe plus, mais il suffit de ne plus lire, non? Sans lecteur plus de blog, cqfd ;) ce qui est nettement plus efficace que de pester...

Et puis, même si certaines critiques semblent légitimes (le système du blog c'est les commentaires et donc l'échange. C'est parfois agréable, d'autres fois pas du tout, mais c'est bien le jeu), le côté récurrent du "bloggueuse c'est pas un métier" me semble tout à fait absurde.

L'autre raison pour laquelle je ne tiens pas mon blog de manière tellement régulière, c'est que parfois je n'ai tout simplement rien à dire.
Et quand je vois certains blogs, celui de Coline par exemple (c'est ma chouchoute de loin, je la trouve aussi adorable que pro, son blog est vraiment ultra abouti), comment peut-on dire que ce n'est pas un travail? Du haut de mon amateurisme le plus absolu, un pied dedans mais pas tout à fait, je peux vous jurer que c'est beaucoup de travail de tenir un blog comme le sien.
La fille, toute seule comme une grande a créé un blog, appris la photo, photoshop, les vidéos, le montage... Que des trucs que je sais pas faire, et ces choses prennent du temps.
Et elle poste quasi quotidiennement.

(Je passe quasi sous silence (ça fait donc mauvaise foi) les dérives consuméristes de certains blogs qui sont devenus des vitrines pour les marques et qui ne m'intéressent plus. Alors je ne les lis plus, c'est simple. Je ne dis pas du tout qu'il n'y a pas des blogs aux méthodes discutables, mais plutôt que de pester, je n'y vais tout simplement plus. Ne pas en parler ici ce n'est pas dire que tout est parfait, évidement. Parce que le point central dans un blog, c'est son âme, c'est une chose fragile l'âme, il faut la traiter avec délicatesse et élégance, sinon ça ne sert à rien d'autres que vendre des vêtements et gagner de l'oseille avec ça, quitte à ne plus y être "soi" dedans).

On a parfois l'impression que ce qui énerve le plus certaines et certains c'est que ces filles vivent de leur blog. Même si c'est intègre, correct d'ailleurs.Comme si gagner de l'argent avec cela c'était bizarre...
Si c'est plaisant et agréable, ça ne devrait pas être un travail. Travailler c'est galérer sinon c'est louche et surtout, un peu injuste pour les autres.

Je comprends tout à fait que si tu te galères dans ton taf, que tes horaires sont relous, que tu gagnes modérément ta vie, voir des filles sapées du matin au soir, et kiffer ça peut t'énerver. Sauf que personne n'est responsable de la situation professionnelle d'autrui et l'aigreur n'y change rien. Vivre cela comme une injustice est certes humain mais on est tous d'accord que ce n'est pas très "glorieux"?


Après (contradiction), lire ce genre de commentaires est aussi un bon moyen pour justement réajuster le tir et de continuer à écrire pour ses lecteurs et pas pour les marques qui nous payent (parce que ça ça craint quand même...)Donc, je ne sais pas trop quoi en penser...

Où se situe la limite entre le "constructif argumenté" et le "lynchage"?
Parce que lire des trucs permet aussi une chose fondamentale quand on a un blog (et une vie aussi d'ailleurs), la remise en question

C'est brouillon, je m'en excuse d'avance... Mais voilà quoi, j'ai pas de réponse et ça m'interroge vraiment. Alors si vous pensez autrement que ce que je viens de dire, j'aimerais sincèrement que vous  donniez votre point de vue (sans nommer, c'est pas beau de décrier ;-))


Allez bisous à demain. 
 

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