TERI MOÏSE

16.5.13


Cette histoire de la mort de Teri Moïse me fait vraiment de la peine...

Je vous embrasse (et si vous ne la connaissiez pas, écoutez ses deux albums, c'est vraiment, vraiment joli).

MONA CHOLLET / MES CONFLITS PARTIE 1

14.5.13

Heidi, 1981  neg. 1472

( Photo Joel Meyerowitz )



( Dédicace à Avril sans qui rien n'aurait été possible ♥ )

Ca fait très très longtemps que vous me suggérez très fort de lire le livre Beauté Fatale de Mona Chollet.
Finalement c'est un mail d'Aurélia qui aura été décisif et je l'en remercie.

Avant de commencer à vraiment parler de ce livre, je voulais vous raconter une petite histoire, elle n'a, a priori, pas de rapport direct avec ce qui nous concerne, mais je ne peux pas m'empêcher d'y voir un lien.

C'était une matinée assez ensoleillée, j'étais avec Karim, mon ami, chez lui, dans son appartement nancéien. On buvait du café soluble trop sucré (on a pris cette mauvaise habitude, on noie le café pour  en faire une sorte de thé quasiment imbuvable) et il me parlait de philosophie, j'adore qu'il m'en parle, j'adore qu'il m'apprenne, c'est une des choses que je préfère, que ceux que j'aime m'apprennent des choses.
Et là, il se met à me parler du Manuel d'Epictète, me demande si je l'ai lu. Je lui dis que non, il me dit qu'il est très facile à trouver en pdf et que je dois absolument le lire. Parce que Le manuel c'est comme des règles qu'on nous dit, des choses simples à comprendre, c'est abordable, c'est une suite de petits conseils clairs, applicables à la vraie vie.

Il n'y a rien de développé dans ce livre. Du concret, rien du concret.

Et la toute première chose qui est dite dans ce livre, c'est “ Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d'autres non. De nous, dépendent la pensée, l'impulsion, le désir, l'aversion, bref, tout ce en quoi c'est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l'argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n'est pas nous qui agissons. Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t'est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ; tu en voudras aux hommes comme aux dieux ; mais si tu ne juges tien que ce qui l'est vraiment — et tout le reste étranger —, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route ; tu ne t'en prendras à personne, n'accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n'auras pas d'ennemi puisqu'on ne t'obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais. ”

Concentrons nous sur notre sujet du jour, sur un sujet plus abordé dans ce blog, notre corps. Et de ce qu'en dit Epictète (enfin ses copains qui ont fait le livre) il ne dépendrait donc pas de nous...

Il ne dépend pas de  moi? Je ne peux pas en faire ce que j'en veux? De son apparence? De ses "failles"? De ses "atouts" je n'en serais pas maîtresse?

Ca me rappelle le discours du Docteur Zermatti, cette idée que contrairement à ce que l'on tente de nous dire, notre corps n'est pas corvéable à notre goût... Ou plutôt au goût sociétal.

D'ailleurs à quel point, quand je me regarde, mes yeux sont les miens? Complètement les miens? Jusqu'à quel point je me regarde avec toute la considération esthétique, médiatique occidentale?
À quel point mon appréciation est-elle contaminée? À quel point ce sont mes goûts et seulement mes goûts qui parlent?

J'entretiens un rapport au beau, à la mode, au maquillage relativement ambivalent.
Il m'apparait, parfois, comme une source de futilité nécessaire, comme une paillette dans mon quotidien. Il me paraît parfois absolument utile, bien qu'envahissant.
Ma compulsion en est le pire travers, elle me domine, ne nous mentons pas. Je lutte parfois, parfois moins, mais le fait qu'elle se soit tant focalisée sur le domaine de la beauté et de la mode est bien révélatrice de la relation ambivalente que j'entretiens avec mon apparence, et plus généralement, et surtout plus profondément, avec mon amour de moi.
D'autres fois, mon rapport est nettement plus radical. Je ne supporte plus de me laisser faire, docilement, de me laisser avoir. D'avoir cru que telle robe me ferait me sentir plus incarnée, plus "femme". Que telle crème de jour arrêterait le temps... Parce que c'est sale de vieillir qu'on nous dit!
Je m'en veux de m'être laissée culpabiliser, je m'en veux d'avoir écouté des choses qui ne devraient pas me concerner, je m'en veux de passer trop de temps dans des futilités alors que je rêve d'avoir du temps pour apprendre à faire du piano.

Je suis ambivalence. Un état remplace l'autre. Parfois ils cohabitent, je suis et lucide, et soulagée.

Mais le livre de Mona Chollet a permis de mettre des mots, des concepts et des précisions sur mes ambivalences. D'un coup, j'ai mieux compris pourquoi j'étais "moitié victime, moitié complice comme tout le monde" (c'est une phrase de Sartre à propos des femmes, au tout début de Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir que je cite souvent dans ce blog tellement je la trouve adaptée).

J'ai toute de suite été happée par ce livre. Le sujet d'abord m'a vraiment passionnée et puis il y a le style de Mona Chollet. Certains le jugent agressif, de mon côté je le qualifierais plutôt d'ardent.

Alors de quoi ça parle Beauté Fatale?

Si je devais être laconique (ce qu'évidemment je ne serai pas), je dirais que c'est un livre qui décortique, analyse et critique le désir de beauté des femmes. C'est "une critique de l'aliénation féminine à l'obsession des apparences".

(Je crois que je vais écrire ce post en plusieurs fois, c'est déjà long là, non?...)







L'AMANT

13.5.13

marguerite




J'ai revu L'amant ce week-end, le film d'Annaud tiré du livre de Duras (une version que l'écrivaine reniera, estimant que cette histoire à l'écran n'était pas la sienne, mais celle du réalisateur). Duras avait  pourtant commencé à bosser sur l'adaptation de son bouquin, avant même que le réalisateur ne soit choisi, mais elle fut hospitalisée et le projet continua à se mettre, malheureusement, en place sans elle. C'est notamment pour cette raison qu'elle a sorti juste après L'amant de la chine du Nord.

J'ai quasiment vu ce film à sa sortie (en 92) et je me demande bien comment ça a pu arriver (vu que j'étais super mineure... J'ai dû transgresser, je ne vois que ça). C'est un film torride, c'est le moins qu'on puisse dire.

Je l'ai beaucoup regardé durant mon adolescence.
La raison principale, c'était la voix de Jeanne Moreau (celle de Duras "vieille" dans le film). Déjà les intonations et les mots m'allaient droit au coeur, même si je n'en comprenais que modérément le sens. Je n'avais jamais lu un livre de Marguerite Duras, je voyais qui elle était avec ses grosses lunettes (elle passait parfois à la télévision, j'avais cru comprendre qu'elle avait des problèmes avec le whisky, ça l'envoyait trop souvent à l'hôpital, mais en dehors de ça, je ne savais rien d'elle) et je n'arrivais pas à me dire que la jeune fille à l'écran (incarnée par la très belle Jane March) était la même personne. (si ça vous intéresse, j'ai trouvé la vidéo de cette émission Apostrophe spéciale Marguerite Duras qui est vraiment bien).

C'est drôle parce que plus petite je m'étais vachement identifiée à l'héroïne (pas pour tout, restons sérieux), mais là, 20 plus tard, en revoyant le film, adulte, la personne dont je me sentais la plus proche, c'était cet homme, cet amant chinois.
Mes certitudes d'amour arrogantes ont changé, mes identifications en sont la preuve.
Je n'avais qu'une vague empathie pour l'amant chinois, adolescente, en revanche, à le voir se consumer d'amour, dans ma trentaine, il en est presque devenu mon frère.

Et puis il y a cette musique... Gabriel Yared. Je ne sais pas vous, mais j'ai un goût tout particulier pour les bandes originales de films. Gaby ( ben quoi? ) avait déjà composé, quelques années plus tôt, ma b.o préférée, celle de 37°2 le matin de Beinex mais là, en réentendant le thème de L'amant, surtout dans sa version "Le départ" que j'ai mise en lecteur Youtube, je sentais mon coeur qui se brisait... Il se brisait à chaque écoute.

Et concluons sur l'allure de la jeune fille, incarnée sur cette "photographie absolue" (le livre s'appelait d'abord comme cela). Elle portait une robe reprisée, une couleur un peu grise, un peu beige, un chapeau d'homme, un feutre couleur bois de rose au large ruban noir et des chaussures lamées or. De danse. Elles sont toutes cabossées, très belles. Des paillettes sur une sorte de résille noire.
Les cernes sont prononcés (tout particulièrement sur la photo d'introduction du post de Marguerite qui a inspirée l'affiche du film) presque trop pour ce jeune âge.
Et puis parce que la féminité n'est qu'à l'état d'ébauche (une ébauche dont les contours se préciseront au fur et à mesure du livre et du film), un rouge à lèvres rouge foncé, un peu bleu, posé au centre de la bouche comme dans l'imagerie clichée asiatique (l'histoire se déroule en Indochine) et souvent mal mis. Il y a toujours une partie de l'arc de cupidon qui est mal fardé... C'est très étrange cet accident de maquillage sur le visage de l'héroïne, tellement loin de cette perfection du pore et des fards que l'on voit partout.

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Je vous embrasse fort, à demain. 

AU BONHEUR DES DAMES

11.5.13

J'avais vu il y a un peu moins de 2 ans ce documentaire sur la création du magasin Le Bon Marché.

J'avais, à l'époque, été complètement subjuguée par la vie d'Aristide Boucicaut (son créateur) mais aussi par les techniques de commerce qu'il a mises en place et qui sont devenues ce que nous connaissons maintenant du commerce.

Je sais que ce documentaire est un peu long, sûrement vous avez une vie le week-end, mais sait-on jamais, si vous avez un peu de temps devant vous, je vous le conseille vivement... Et puis quitte à être "victime" de la mode, autant l'être éduquée :-)

Et puis, c'est une bonne introduction à un sujet dont je vais enfin pouvoir vous parler, le livre de Mona Chollet Beauté Fatale que j'ai enfin lu.

Je vous embrasse bon week-end.

BEATRICE

2.5.13

Le premier casting de Béatrice Dalle ( on entend Dominique Besnehard qui parle hors champ ) avant 37°2 le matin.

Elle est pas trop trop chou?
Béatrice Dalle (je vous l'ai déjà dit) était ma perfection féminine quand j'étais enfant. sa trop grande bouche, sa silhouette pas possible, son regard un peu fou, je la trouvais parfaite, je voulais être comme elle.

Et avec sa marinière et son naturel, je l'aime encore plus...


"C'était écrit sur la tête à Beineix" :-D

DAFT PUNK, BUFFY ET MON IMPATIENCE

1.5.13

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On est en 1999, un peu avant Noël. Je vivais depuis un an à Nancy avec mon amoureux.
Un samedi soir Marie, Karl et Arnaud devaient venir à manger chez nous. Manque de bol pour mon impatience, ce soir là sur M6 c'était La trilogie du samedi (NDLR: le truc de vieux téléphages) et c'était le retour de Buffy, saison 3 épisode 1.... J'ai dû attendre encore quelques heures pour visionner sur mon vieux magnétoscope l'enregistrement!

Je pense sincèrement ne pas avoir jamais autant attendu le retour d'une série que ce soir là.
J'avais laissé la tueuse de vampires quitter Sunnydale après avoir dû tuer Angelus, le vampire très très méchant, qui était redevenu Angel, l'amour absolu de la jeune fille, après une incantation magique de Willow.
Je me suis repassée la fin d'Acathla au moins 15 fois... Midinette que je suis.
Donc je disais, je n'ai jamais autant attendu une série que cette troisième saison de Buffy. Même l'ultime de Lost (que j'ai aimé, oui il y en a eu et j'en suis) ne m'a pas fait ça.
Parce que c'était avant l'internet, avant l'instantanéité de ces dernières années... Les séries, il fallait encore patienter pour les suivre, ça faisait absolument parti du processus... Comme l'amour et cette histoire d'escaliers dont nous parlait Clémenceau.
Comme j'ai ardemment attendu cet épisode de Buffy, il était parfait, peut-être un poil mon fort que mon espoir mais dans le fond c'est bien normal.

Daft Punk sort son prochain album ( Random Access Memories ) le 21 mai. Je n'avais pas aimé Human After All, le précédent.
J'ai vu comme tout le monde les 1 minutes et quelques de Get Lucky avec Nile et Pharrell et depuis, je ne vais pas vous mentir, je suis absolument dingue. Dingue du son, dingue de danser, dingue d'attendre, re-dingue de la bouche en biais de monsieur Williams, dingue. Je suis un mouton heureux.

J'ai cru comprendre que beaucoup de personnes ont mal à leur adolescence à l'écoute de ce single le trouvant, au hasard, trop facile ou trop vulgaire.
J'ai écouté tous les fake 1000 fois et la minute et quelques en trouvant tout parfait. C'est parfait pour l'été à venir, parfait pour danser, parfait pour mon amour des 70's, parfait pour mon boule qui se sentait très à l'étroit.

RAM sort dans un petit mois et l'attendre est une sensation très agréable. J'ai hâte. Attendre vraiment un album ne m'est pas arrivé depuis plusieurs années (j'aime Daft Punk depuis Homework et avais sur-saigné Discovery que j'avais adoré... Et adore toujours).
Internet a bouleversé vachement notre rapport à la musique le rendant insatiable et versatile...
Là j'ai qu'une chose à faire, attendre. Comme il y a 10 ans, j'attends.
Peut-être que leur communication est obsolète. Peut-être que l'album sera raté ou qu'il ne sera pas à la hauteur mais en attendant j'ai hâte quand même.
Tellement hâte que j'ai pré-commandé l'album à l'apparition de cette minute sur les écrans de Coachella, festival où, évidemment, je n'étais pas...




LE FLUO PARFAIT

30.4.13

vernis makeup DCC F18




Dans un Leclerc (pas le mien, le moins cher de France, un autre, à côté de Troyes), je suis tombée sur un présentoir avec plein de vernis de la marque, qu'on sait même pas qu'elle existait, DCC Makeup...

Sur le présentoir il y avait plein de couleurs vraiment chouettes mais il y avait surtout celle que vous voyez en photo. Alors la couleur n'est pas vraiment celle qu'elle est en vrai, puisqu'en vrai il s'agit d'un orange fluo... Très fluo. So 2012 que tu te dis toi la cynique au fond de la salle, je le sais, je suis un peu de la même team que toi. Mais j'ai une suggestion à te faire, que dirais-tu si nous rangions nos sarcasmes dans la poche de notre slim et que nous nous ré-ouvrions à nos préférences? Faisons fi de notre réputation de trouble-fête, soyons joyeux et ouverts sur la question du vernis fluo.

Oui c'est vrai, j'aime toujours autant le fluo et ce n'est pas une couleur si fastoche à trouver. Essie en avait sorti des jolis il y 2 ou 3 ans, mais ils présentaient le désavantage d'être mats. J'ai pris le rose et le orange, jamais portés (c'était pénible il fallait mettre une base blanche en dessous... Oui dés qu'il y a genre 3 étapes, je trouve tout pénible).
J'aime pas les vernis mats, je veux que ça brille (laqué quoi!) et je ne sais pas pourquoi, mais je n'en avais jamais trouvé.

Celui du présentoir coûtait 2,49 Euros (la tête de me mère) et est... PARFAIT.
La couleur est géniale, il tient (bien, vraiment, ça fait déjà 5 jours qu'il est sur mes pieds et rien à signaler alors que bon... 2,49 Euros).

Voilà, c'était au cas où tu trouves du vernis DCC makeup. Sa couleur c'est F 18.

Je t'embrasse.


PS: J'ai planifié des posts, je ne suis pas chez moi, il est possible que je ne puisse pas répondre au mieux à vos commentaires!

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