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12.7.16

LECONS DE JOIE AVEC COLUMBO

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Salut les copains, bien ou quoi?

Si vous lisez mon blog depuis longtemps (mais si c'est pas le cas, on s'en fout je vais résumer), vous savez que j'entretiens une relation tout particulière avec le Lieutenant Columbo.

Ouais ce flic de la télé mal coiffé, mal fagoté , l'air, a priori (et c'est très important de le notifier), concon qui coince toujours le meurtrier riche et / ou célèbre à Los Angeles.

J'aime Columbo très fort, d'abord parce que ça me fait penser à ma grand-mère (on les regardait ensemble quand les épisodes passaient sur TF1 et c'était des moments vraiment chouettes) et aussi parce que c'est une série policière que je trouve super cool.
Elle est différente, jamais anxiogène et le rapport aux "méchants" est à l'opposé de ce que l'on voit en général.

Columbo est un personnage vraiment atypique (des personnages un peu "bancals", mais brillants il y en a eu d'autres par la suite, mais je pense qu'il est l'un des premiers).

C'est un flic qui s'en fout de l'apparence, qui ne porte pas d'arme (il ne fait pas même de tir), il n'est pas le flic flamboyant qu'on a verra par la suite dans les séries américaines, mais il a un truc, il très doué. C'est un flic brillant, intuitif, qui trouve toujours ce qu'il cherche et finit par "gagner".


Bon normalement, vous êtes beaucoup à connaître cette série et son postulat narratif.

En ce moment je déménage et c'est encore très "encombré" chez moi (doux euphémisme) du coup, j'ai besoin du doudou ultime, et Columbo (avec Buffy) c'est ma série doudou.
J'ai vu tous les épisodes 1000 fois avec toujours autant de plaisir.

Donc je matais un épisode et je me suis dit que ça serait pas mal de faire un billet sur la "philosophie" de Columbo, parce que ce mec est vraiment, mais alors vraiment bien dans sa peau.

Alors les tips du lieutenant, c'est quoi?

✔︎ L'absence d'ego  / Ne se vexe pas 

Ce qui frappe quand on regarde Columbo c'est de voir à quel point il ne se vexe jamais.
Tout le monde se moque de, au choix, sa bagnole (une 403 très belle mais très négligée), son chien qui se traîne, sa tenue (souvent confondue avec un pyjama), sa coupe de cheveux (le cheveux épais mal mis, je compatis, on est de la même team lui et moi!), de son apparence en général, personne ne le prend jamais pour un flic, même les flics qui ne le connaissent pas le prennent pour un mec qui erre et qui a sûrement rien à foutre là!
Et les gens ne se gênent pas pour lui dire, pour se moquer, et ben lui, il s'en fout comme de l'an 40.
Jamais ça ne le touche, il garde ce même sourire un peu biais, plus amusé qu'autre chose.
Il n'a pas d'ego. Quand j'entends les gens dire "untel m'a manqué de respect" pour un oui ou pour un et les voir se mettre en colère comme pas permis (donc souffrir un peu quand même) je me dis que le flegme du lieutenant semble être un choix plus judicieux que cette histoire de "tu m'as pas respecté"...



✔︎ Les plaisirs simples 

 Un des ressorts narratifs (le plus essentiel d'ailleurs) de cette série est de confronter Columbo, un homme simple, fils d'immigré italien, à la haute-société californienne.
Ouais parce que les tueurs ont tous des professions de folie, où ils gagnent plein d'argent et sont vachement célèbres dans leur domaine.
Columbo est toujours super content de les rencontrer, un enfant, jamais blasé, quasi fan.
Mais jamais, vraiment jamais, on ne ressent chez lui une quelconque envie.
Il est heureux pour les gens, il ne se projette pas dans des rêves ou dans une vie qui ne sont pas les siens.
Ce mélange de candeur et du "plaisir d'être à sa propre place" est tellement frais. Il ne questionne même pas son "sort social". Mieux il l'utilise.
Il ne se compare pas, il est qui il est, mais le meilleur de ce qu'il peut être.

C'est un mari aimant, un flic consciencieux et un homme qui aime sa famille.
Columbo est simple, pas simpliste, et cette simplicité là est au coeur du raffinement.
Il joue son propre rôle à la perfection, ne ressent pas le besoin d'être autre chose que lui, il s'incarne à merveille.

✔︎ L'optimisation de ses compétences 

Il optimise son travail et se focalise sur ses points forts / points faibles sans morale. Il est pragmatique.
Dans le premier épisode (qui est en fait un téléfilm et où le meurtrier est un psy) Columbo se fait "psychanalyser" par le meurtrier avec beaucoup de justesse. Il a transformé son "manque de charisme" dont il a pu potentiellement souffrir en une force dans son métier.
Les meurtriers ne se méfient pas de lui ce qui lui donne à chaque fois une longueur d'avance. Pire, il a sûrement "aggravé" volontairement cet état de fait (absence de charisme) en son ultime arme.

Systématiquement, le tueur prend Columbo pour une baltringue (ouais ringos "baltringue") et un incompétent.

On sent que Columbo fait le métier qui lui est destiné, celui dans le quel il est bon.
Il a optimisé ses compétences pour les mettre au service de sa communauté.
Lui sait pourquoi il se lève le matin .


        ✔︎ Ne confond jamais l'acte et la personne



Et pour finir, et ça concerne son rapport aux autres, il ne confond jamais la personne avec l'acte qu'elle a commis.
Il fait tellement souvent preuve d'humanité et de respect que ça mérite d'être souligné.
On (moi) a parfois tendance à confondre l'acte et la personne (nous-même y compris ) mais lui jamais.  Il est fondamentalement emphatique et c'est très chouette à voir et très inspirant.


Donc je résume Columbo ne se vexe pas / n'a pas d'ego mal placé  / a des plaisirs simples / accepte son "sort" et en fait une force / ne confond jamais l'acte avec la personne / optimise ses  compétences

Et ça a l'air de vachement bien lui réussir.

Je vous embrasse et vous souhaite une très bonne journée. 

Marie 

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8.7.16

MON VENTRE ET MOI 3

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Photo de Ryan McGinley


(Ce clip de The Black Keys > La vie)


Voici le troisième volet de la vie ô combien glam' de mon ventre (vous pouvez retrouver  la première partie ici et la deuxième là ) 


Donc, comme je l'ai déjà abordé mon ventre et moi c'est compliqué.
Il est gonflé souvent et me fait mal quasiment en continu.
Rapport que je suis très cambrée ça n'arrange rien et on peut facilement croire que j'attends des jumeaux depuis 4 ou 5 mois alors que bon, je suis au courant de rien.

C'est je crois mon plus gros complexe mais à mesure que le temps passait, c'était plus tellement son apparence que je déplorais mais bien les douleurs quasi quotidiennes (6 fois par semaine quoi!) et qui vraiment étaient au-delà du relou (et niquaient bien aussi, on va pas se mentir... Finir chacune de ses soirées pliées en deux avec une bouillotte sur le ventre ça facilite pas les liens sociaux et la vie de manière générale) .

J'ai ces douleurs depuis que j'ai à peu près 15 ans.
Plus je vieillissais et plus ça empirait.
J'ai tenté des trucs, analysé ce que je mangeais mais rien n'était très concluant.
Mes douleurs étaient aléatoirement présentes, un même aliment en provoquait et d'autres fois non.

L'an passé, je vous en ai parlé, j'ai découvert que j'avais une carence grave en Vitamine D (des douleurs osseuses avaient tout déclenché puisque la vitamine D permet, entre autres, de fixer le calcium. Je vous conseille vivement de rechercher votre taux, vous êtes possiblement carencé (quasi tout le monde l'est) mais il est possible que vous le soyez beaucoup et ça fait apparaître des douleurs très gênantes partout et les conséquences peuvent être lourdes à terme) et mon médecin a envisagé la possibilité de la présence de la maladie coeliaque (l'intolérance (en vrai l'allergie) au gluten) puisque je vais quand même pas mal dehors et c'était bizarre cette hauteur de carence (la pire que ce médecin ai vu ce qui est, pour une hypocondriaque comme moi, une petite victoire ;-) )

Ca n'a rien donné, je n'ai pas la maladie cœliaque donc pas d'allergie stricte au gluten.
Sur le moment ça m'a clairement rassurée, imaginer ma vie sans pain me rendait assez triste.

Laissez-moi vous parler du pain. J'adore ça. J'adore ça tellement que je ne pourrais me nourrir que de baguette, c'est le pôle de mon alimentation depuis 36 ans. Enfant il était déjà ma préférence. Je mange au moins une baguette par jour, et je ne vois pas ce qui se fait de mieux qu'un bonne baguette un peu cuite.

J'étais donc contente de pouvoir manger encore du pain.

Mais les douleurs ne cessaient pas.

Je suis partie en vacances en club avec ma mère il y 3 semaines.
Les vacances en club ne sont clairement pas ma passion mais j'ai décidé de tenter une petite expérience que je ne fais jamais chez moi mais que j'avais, là, les possibilités logistiques de faire: ne manger ni pâtes (mon autre passion avec le pain, mon côté italien ne s'exprimant jamais aussi bien que dans la bouffe) ni pain pendant une semaine et voir ce qui se passe.

Je n'ai pas fait la chasse au gluten en tant que tel, mais j'ai arrêté le pain et les pâtes; comme dans ce genre de lieu, il y a des buffets, j'allais pouvoir manger plein d'autres trucs sans me prendre trop la tête.

Les résultats de cette expérience: édifiants.

En 3 jours mon ventre a dégonflé de fou (j'ai perdu plusieurs centimètres quasi immédiatement) et je n'ai pas eu mal au ventre. JAMAIS

J'y croyais pas, ma mère aussi hallucinait et me disait "ton ventre ne fait plus malade" (ouais il était grave gonflé de manière trop chelou pour être honnête) et moi j'arrêtais pas de le mater, je n'en revenais pas.
Je mangeais moins aussi mais rien de ouf non plus.

Ca fait 3 semaines que je n'ai pas mangé de pain blanc (de pain tout court, le pain sans gluten étant une petite chose bien dégueulasse) .
Ca fait 3 semaines que je n'ai pas eu mal au ventre.
Alors je ne dis pas que c'est la solution, vraiment je vous raconte simplement mon expérience qui vaut ce qui vaut et qui ne vaut que pour moi!
Mais vraiment c'est édifiant.
Alors je ne fais pas la chasse totale, des fois je mange des crêpes, l'autre jour une pizza (que j'ai à peu près supporté mais je me sentais moins bien que d'habitude) mais ma consommation de "blé" a beaucoup, beaucoup diminué (certains jours, la plupart, disparu).

Je sais que je ne suis pas allergique au gluten (les prises de sang), je sais que certains doivent en avoir un peu marre de cette mode "healthy" no gluten et Cie. mais je vous remonte juste des faits.

Je consommais vraiment beaucoup de pain blanc et clairement mon corps ne le gérait plus.
Avant, où que j'appuie sur mon ventre (et à n'importe quel moment) je ressentais une douleur, ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Mon ventre est calme et c'est la joie intense.

Je pensais qu'arrêter le pain serait insurmontable... Mais en fait, je m'en fous, je me surprends toujours dans ce genre de situation, je me fais un monde d'un truc dont en fait je me contre-carre et que j'arrête avec une très grande facilité.

Je ne me refuse pas parfois du pain (je ne l'ai pas encore fait) mais je retenterai et verrai ce que cela donne.

Mais pour le moment je vais continuer comme ça, je me sens tellement mieux.

Voilà, je voulais vous faire un petit retour là-dessus, et au cas où vous soyez dans un cas assez similaire, ça coûte rien d'essayer.
Et si moi, la passionnée du pain vis cela assez bien, y a pas de raison.

Je vous embrasse et bonne fin de semaine.

PS: En revanche sans pain, faut nettement plus cuisiner, y'a pas de mystère, je mange donc différemment mais je mentirais si je disais que j'en souffre et que je n'aime pas. J'aime manger et j'ai une passion pois chiche là qui me permet de clairement d'être bien rassasiée et de ne pas avoir faim... En fait vachement moins qu'avec le pain!



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6.7.16

MACÉDOINE 6 JUILLET 2016

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Et si on faisait un petite macédoine? 

✔︎ Glenn & Elsa = APTSD

 Déjà, il est d'utilité publique de savoir que j'ai écrit ce billet en écoutant, Un roman d'amitié Elsa feat. (Ouais feat.) Glenn Medeiros.

Comme ça tu vas l'avoir dans la tête pour toute la journée (sauf si t'es né-e après les années 90 là, tu vois peut-être pas de quoi je parle).




  ✔︎  Metronomy, Summer 08 (spécifiquement Back together) 


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Metronomy (que j'aime beaucoup surtout leurs deux derniers albums ) vient de sortir un nouvel opus. Alors même si je l'ai pas encore tout bien écouté, le premier morceau de Summer 08 (l'album donc), Back together est une tuerie (surtout la deuxième partie qui sent grave l'été).



✔︎  Françoise sagan ♥︎

francoise sagan 


J'ai lu le premier roman de Françoise Sagan, Bonjour Tristesse il y a peut-être 5 ans. 

Sur le moment je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable. Une lecture agréable qui ne m'avait pas envie d'en savoir plus.
Et puis, un peu parce que le thème me parlait vachement, j'ai entamé la lecture d'un autre de ses romans, Aimez-vous Brahms, il y a quelques mois et j''ai été vachement séduite...
Alors j'ai enchaîné avec Le profil perdu, La chamade et Le lit défait.

J'ai beaucoup aimé. Vraiment beaucoup. Je soulignais des dizaines de phrases à mesure que je lisais tant je trouvais qu'elle avait un sens de la formule parfait. Précis et poétique.
C'est beau Sagan. C'est pas ce truc léger, inconséquent presque qu'on m'avait dépeint, c'est vachement plus que ça.
Surtout dans l'analyse des sentiments, la compréhension des processus amoureux, la souffrance douce et l'ennui. Tellement d'ennui parfaitement décrit. Vraiment beau. 



✔︎ Leo Babauta, Zen Habits


leo babauta


Bon là, on parle d'une grosse machine de guerre des blogs que vous connaissez sûrement déjà tous mais que je ne lisais pas.  Le fabuleux blog de Leo Babauta, Zen habits.
Zen Habits parle, comme son nom l'indique, de la manière d'intégrer dans son quotidien des habitudes zen i.e. habitudes de simplification. Les thématiques sont variées: la parentalité, l'alimentation, l'argent, le bonheur, la motivation...
C'est un blog vraiment chouette, net, précis, argumenté, intelligent, je l'ai dévoré.

J'ai souvent lu que Leo Babauta était un vraie source d'inspiration pour beaucoup, je partage plutôt cet avis, ce mec est très inspirant.
Et si je ne lisais pas encore son blog (alors que bordel il est au coeur de mes préoccupations) c'est parce qu'il est évidement écrit en anglais et que ça me bloque toujours un peu, j'ai la flemme.
C'est pas que je ne lis pas l'anglais (c'est même en le lisant que je le comprends mieux) mais je suis complexée des langues. J'ai toujours l'impression vague d'être en 6ème D quand il s'agit de l'anglais, alors que quand je lis ça va je comprends, mais je ne suis pas intuitive en anglais et ça me freine, du coup c'est relou parce que je passe à côté de plein de trucs cool.
Il faut lire Zen Habits aussi parce que c'est pragmatique, méthodique et que ça donne plein d'outils top (et qui marchent...) !

✔︎  Austin Kleon


Austin-Kleon


C'est mon ami Karim qui m'a parlé en premier de Austin Kleon, il avait acheté l'un de ses bouquins, Share your work!

J'avais feuilleté, la mise en page et la simplicité (apparente) de ses idées m'avaient plutôt plue.
Et puis je suis passée à autre chose (le livre n'existait à l'époque qu'en anglais, encore cet enfoiré de complexe de la 6ème D donc!)
Mais le livre est enfin sorti en français (avec d'autres): Partagez comme un artiste  / Volez comme un artiste

Ce sont des livres avec des tas de conseils  pour les gens "créatifs" ou qui veulent devenir créatifs.
C'est simple, amusant, bien foutu, les concepts sont géniaux, décomplexés (Voler comme un artiste parle de l'inspiration, et notamment du vol d'idées, des trucs qu'ont fait les autres et qui peuvent permettent de se trouver soi! C'est dit sans honte comme un vrai conseil et tout ça est absolument réjouissant et salvateur. Et ça aide, ouais ça aide grave à se détendre, à arrêter d'attendre l'inspiration comme un truc qui tombe du ciel).

Vraiment, Vraiment chouette.
Ca se lit vite, les ibook coûtent 9 euros chaque et je les ai déjà lu deux fois.
Vraiment je recommande chaudement.

austin kleon


(exemple des cahiers d'inspiration De Kleon) 



✔︎  On finit avec deux sons vieux mais cool

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Je recommence à mater tout Breaking Bad avec mon mec (ce qui en soi fait assez plaisir) mais quelle joie aussi de ré-écouter ce morceau mortel de Darondo dedans, Didn't I.




Sur Radiooooo je suis tombée sur ce morceau de Cortex (créateur Alain Mion), Huit octobre 1971 et j'ai eu le tournis tellement je me suis souvenue des morceaux qui l'avaient samplé (notamment le génial Odd Toddlers de Tyler the Creator)

Mais en l'écoutant seul, comme ça, je me suis dit que ça faisait plaisir aussi (en l'entendant, Yassine, lui, m'a demandé "C'est quoi cette musique d'Asterix et Cléopâtre?" -_-' )




Si vous aimez, je vous link aussi l'album complet  Troupeau Bleu



Allez je vous embrasse et vous souhaite une très bonne journée.

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4.7.16

LA BASE

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Salut à tous, j'espère que tout le monde va bien.

J'ai un peu changé la présentation du blog, même si je suis encore à la recherche d'une en-tête qui me plairait plus.

Dans le billet précédent, j'ai vachement pris de plaisir à partager avec vous des "petits trucs" qui font que la vie est plus douce et, pour tout vous dire, j'ai un peu envie de continuer parce que plein d'idées me sont venues en tête depuis.


Je me suis rendue compte surtout que je vous avais pas parlé des deux trucs les plus essentiels pour moi pour rendre la vie plus douce (et un poil plus intense et "productive" mais ça on y reviendra plus tard... ).

Ces deux choses sont le lien et l'action (phrase de très très belle gosse :-) ).

RELIER SUFFIT

J'étais tombée il y a plusieurs années (via le Facebook de Mai si ma mémoire est bonne) sur un article très intéressant sur les mécanismes d'addiction à la drogue.
L'article est écrit par Johann Hari auteur de Chasing The Scream: The First And Last Days of the War,  on Drugs ( vous pouvez lire l'article ici ).

Le travail de Hari consistant à comprendre le mystère fondamental de l'addiction avait à l'époque complètement déconstruit ce que je pensais de la drogue et de l'addiction.
Brièvement (vraiment je vous conseille la lecture de l'article c'est édifiant), il ne suffit pas de consommer des stupéfiants pour devenir drogué, ce qui compte vraiment c'est la "cage" (vous comprendrez à la lecture de l'article) dans laquelle vous vivez.

"L'être humain est une créature qui a besoin de créer des liens, d'être en relation avec les autres et d'aimer".

E.M. Foster "Relier suffit".

Il est possible que vous trouviez la teneur générale de l'article un peu "naïve", de mon côté, son argumentation m'a largement convaincue.

Du coup l'idée pour aller mieux voire bien, c'est de se relier aux autres. Et on est tous d'accord que pas besoin d'être toxico pour se rendre compte que le lien à l'autre est quelque chose qui aide franchement.
Lui parler, l'aimer, lui faire des bisous (dans la bouche mais pas que), l'étreindre, l'écouter, rire, se réjouir pour lui, partager, même s'engueuler si ça se trouve.

Cela suffit parce que c'est énorme.

Se relier à ses amis, sa famille, son amour, la société tout entière. Être en lien. S'apprivoiser quoi (avez-vous lu cette année Le petit Prince? On a dit tous les ans hein... ).

Avec la seconde chose dont on va parler juste après, se relier aux autres est clairement la base.

PASSER À L'ACTION

Là on atteint le niveau 12587852 de défonçage de porte ouverte je le sais bien, mais c'est marrant de voir comme on sait mais comme on ne le fait pas!

Vous avez devant vous (moi quoi!) un spécimen qui pratique la tristesse depuis très longtemps, tellement longtemps qu'on est quasiment dans le réflexe pur.

Un jour je discutais avec un psy comportementalisme (j'avais pratiqué plus la psychanalyse et n'étais pas coutumière du fait) et il m'expliquait qu'il y avait rarement quelque chose de bon à retirer de la tristesse.
Elle n'aboutit quasiment jamais à rien (il excluait les moments où les raisons d'être triste et parlait bien des moments de petites tristesses dans lesquelles on aime bien parfois barboter (genre le spleen, genre kiffer aller mal... oui ça existe...)).

Il avait pris l'exemple des militaires et me disait que la tristesse était un sentiment à proscrire chez eux parce qu'elle n'aboutissait qu'à l'abattement et à la prostration (et du coup à la mort en cas de combat... ouais c'était bonne ambiance cette discussion).

Alors que dans le même temps, la colère ou la honte (autres sentiments pas super sympas) faisaient passer l'action et permettaient à l'individu de rester en vie.
Il n'arrêtait pas de dire "l'important c'est de passer l'action. Il n'y a rien à attendre de la tristesse,  il n'y aura rien dans ta tristesse, cette idée qu'au fond du trou tu trouveras une clé ou une réponse est un fantasme. Sors de la torpeur, agis. Même sans conviction, agis. Le cerveau c'est le mouvement, agis, bouge".

C'est con pour sûrement plein d'entre vous, mais ça m'a fait vachement cogiter.

Et c'est vrai que ça marchait déjà sans que j'ai vraiment mis de mot là-dessus.
Pour le sport, j'avais compris qu'en cas de démotivation extrême, le seul effort que je devais faire c'était de mettre mon legging et de sortir. Le premier pas dehors, c'est tout, le reste viendrait après.

Du coup, si on sent une vague tristesse venir et vouloir s'installer, bim, on fait des trucs.
Fini le barbotage dans le spleen...

Le lien et l'action quoi!

Je vous embrasse et vous dis à bientôt. 






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13.6.16

LES TRUCS QUI MARCHENT POUR MOI

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Photo de Joe Maloney 


Salut tout le monde, j'espère que vous allez tous bien.

Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler des trucs que j'ai pu piocher à droite à gauche dans les bouquins de développement personnel (ou autres) et qui sont bien efficaces (en tous cas pour moi mais c'est déjà pas rien rapport que je suis pas toujours l'incarnation de la joie de vivre et du calme olympien).


SORTIR DES PENSÉES RÉPÉTITIVES QUI NE SONT NI GUILLERETTES NI TELLEMENT SYMPATHIQUES 

Alors ça c'est un peu la base.
Autour de la vingtaine j'ai commencé à avoir de pensées vachement obsédantes et qui étaient loin d'être agréables. J'ai développé aussi des comportements un peu chelou (genre TOC et dérivés) que je n'avais jamais eu auparavant.
J'ai basculé dans une tristesse assez profonde parce que j'étais persuadée que si je pensais telle ou telle chose alors ça voulait dire que j'étais comme ci ou comme ça.
J'étais sûre, convaincue du plus profond de mon coeur, que mes pensées = moi tout entière.
Si je vous en parle c'est parce que j'ai constaté autour de moi en discutant que c'était un phénomène assez courant et que la plupart des gens vivaient cela de manière très triste, sûrs qu'ils étaient de mauvaises personnes.
La méditation insiste sur ce point.
NOUS NE SOMMES PAS CE QUE NOUS PENSONS.
C'est important parce que croire l'inverse c'est crisper sa pensée et articuler toute sa personnalité sur un postulat qui n'est pas juste.
Méditer permet de prendre les pensées pour ce qu'elles sont, juste de pensées, pas quelque chose qui nous caractérise.
Méditer c'est laisser passer ces pensées et sortir de l'auto-jugement (probablement l'une des pires choses pour aller mieux).

SORTIR DU CARACTÈRE MORAL POUR ALLER VERS LE PRAGMATISME 

C'est en discutant avec Karim l'autre jour (mon ami dont je parle souvent sur le blog) que ça m'a sauté au visage.
Ma culpabilité m'empêchait d'analyser la situation avec le meilleur recul possible.
Il me l'a dit calmement "c'est pas pertinent de t'auto-flageller parce que ça ne marche pas, tu dois adopter un regard plus pragmatique sur les choses".

Brièvement, j'ai un problème TRÈS important avec le passage à l'acte. Des idées j'en ai 1000, je les construis dans ma tête (lieu de tous mes fantasmes de réussite) et ai l'impression de me faire coiffer au poteau tout le temps. Du coup je m'énerve, je m'en veux, me trouve nulle... Et suis pétrifiée de me remettre à l'action parce qu'avec moi "ça ne marche jamais...".
Si je suis pétrifiée c'est parce que j'y mets, justement, trop de "moral", j'imagine que cet échec met en lumière quelque chose de moi et je rentre dans le cycle INFERNAL (ouais tout pour les lettres capitales aujourd'hui) de la culpabilisation.
La culpabilisation est le meilleur moyen de ne pas agir.
Donc, du coup, ce que je fais, et qui fonctionne très bien (difficile de faire pire qu'avant ceci dit), c'est de ne plus envisager les choses comme si elles disaient quelque chose de moi.
En gros, le mieux c'est de sortir de l'ego et une fois qu'on sort de l'ego on peut sérieusement s'y mettre avec le cerveau moins encombré par des problématiques.
On réfléchit mieux et plus efficacement quand on est tranquilou ( le minou ) et qu'on ne se dit pas qu'on est "nul, une patate, une pastèque pourrie incapable d'y arriver alors que tout le monde réussit" (ouais le pastèque aussi est en galère).

Vous n'avez jamais remarqué à quel point on est de meilleur conseil pour les autres que pour soi.
Les ressources pour analyser les choses et trouver une solution à un problème, ont les a, il faut juste que l'ego (oui même dans la culapbilité il y a de l'ego) la mette en veilleuse pour qu'on puisse, enfin, voir la situation avec plus de pragmatisme.
Ca marche très bien pour moi et ça coûte rien d'essayer.

CIBLER LES POINTS FORTS ET NE PLUS FOCALISER SUR LES DYSFONCTIONNEMENTS

C'est en lisant S'épanouir de Martin Seligman que j'ai commencé à un peu utiliser ce système de pensée au quotidien.
J'avais surtout tendance à focaliser sur ce qui n'allait pas, ma colère, ma tristesse etc.
Seligman, penseur de la pensée positive, était d'abord un psy au sens traditionnel du terme.
Il cherchait à soigner ce qui n'allait pas chez ses patients mais constatait que lorsqu'ils étaient débarrassés de leur colère ou tristesse, certains se sentaient surtout vides.
Une patiente, raconte-t-il, savait ce qui n'allait pas quand elle est venue le voir, elle connaissait les éléments de son passé qui l'avaient conduite à se sentir si mal dans son quotidien mais ce qu'elle voulait maintenant, c'était de outils qui lui permettraient de vivre sa vie mieux.
Grossièrement, la pensée positive, c'est focaliser sur ce qui va bien et optimiser et amplifier la fréquence de nos "points forts".
C'est à contre-pied, c'est voir et amplifier ce que nous aimons et faisons bien plutôt que d'éliminer ce qui ne va pas.

Ce que j'ai trouvé particulièrement pertinent, c'est le passage sur le fait de devoir apprendre à fonctionner malgré nos tristesses et colères, c'est de trouver les ressources en nous pour vivre correctement malgré cela et ne plus être dans le fantasme d'un autre état dans lequel nous pourrions être que mieux.
Ca me fait penser à ce truc du corps idéal comme garantie de bien être.
Ok, très bien, mais si ça marche pas, si on maigrit pas et que le corps reste tel qu'il est, ça veut dire qu'on va souffrir toute sa vie... ne peut-on pas trouver des moyens à notre portée qui permettraient d'être bien et de vivre bien là, maintenant, comme ça.
Je vous conseille vivement la lecture de ce livre et vous remets en lien (je l'avais déjà fait il y a longtemps) le questionnaire pour trouver les éléments pour lesquels vous avez des aptitudes et / ou goût, c'est très intéressant (en tous cas pour moi, c'était frappant).



NOTER LES CHOSES QUI ALTERENT LE "MORAL" ET LES ÉLIMINER 


Bon c'est un peu la base mais c'est pas toujours si simple et parfois, on se sent même un peu coincé mais il faut bien à un moment donné prendre conscience des choses qui nous sont un peu "toxiques" ou qui, en tous cas, ne nous font pas du bien et de les éliminer dans la mesure du possible. 

Alors il arrive parfois que cela soit des gens autour de nous avec lesquels on a du mal à négocier et qui ne nous aident pas forcément à nous sentir bien ou à nous épanouir, pas forcément qu'ils nous soient hostiles dans les interactions, mais c'est juste que parfois ça ne marche pas. 
Je suis, de manière générale, plutôt TRÈS à l'aise mais il m'arrive d'être des interactions dans lesquelles je me sens en inconfort, et mon cerveau bloque. C'est de la faute à personne mais certaines personnes me mettent mal à l'aise, et je dois également les mettre mal. Ce n'est agréable pour personne, du coup, si c'est possible, limiter ces rencontres-là est plutôt une bonne idée. 

Autre exemple, lire des magazines féminins dans lesquels sont développé leurs litanies sur la minceur, la jeunesse, la beauté, commençaient à sérieusement miner mon moral. 
Leur objectif étant d'abord de vendre de l'espace publicitaire à une industrie qui a tout intérêt, pour continuer à gagner de l'argent, à ce que je continue à me trouver jamais assez mince, jeune ou belle c'était de plus en plus déprimant. Jamais je ne ressortais de ces lectures en me sentant bien. 
Alors je suis probablement très sensible en ce qui concerne ces questions là, mais à un moment donné, j'ai arrêté de penser que ces lectures étaient distrayantes et je les ai perçues comme un poilou hostiles. J'ai arrêté, j'ai mis du temps mais j'ai arrêté. 
Ben ça allait déjà mieux. 
Il est possible que certaines et certains soient comme moi et imaginent que le problème vient systématiquement de "eux" mais parfois non, le système est perverti et ne nous veut pas forcément du bien. Il peut être intéressant de questionner nos pratiques et de voir ce qui détériorent notre moral. 
Oui on y trouve probablement du "bien" sinon on aurait arrêté depuis longtemps, c'est sûr, mais il ne faut jamais négliger le léger masochisme qui peut nous animer. Nous sommes des petits être ambigus... 


RITUALISER AU MAXIMUM SON QUOTIDIEN 

Alors, ça peut paraître un peu con dit comme ça mais ritualiser son quotidien, comme un parent le fait avec un enfant est un excellent moyen (encore une fois pour moi) de  dépasser l'inertie et de construire un mieux être quotidien. 
Même quand c'est pas la grande forme, j'essaie au maximum de continuer à faire ce qui m'aide au quotidien à être moins anxieuse. Je vais déballer un paquet de clichés, désolée par avance mais vu que ça m'aide vraiment, ça serait dommage de ne pas en parler.
Plus vous avez une tendance à la "tristesse" et en moral en "dents de scie", plus vous avez intérêt à ritualiser votre quotidien autour de pôles qui structurent vos actions et votre pensée.
La méditation, le sport (qui est pour moi la pierre angulaire de mon "mieux-être, bien plus que la médiation), lire le soir, la marche, enfin ce que vous voulez mais tenter au maximum de faire des choses qui rendent vos journées plus agréables.
Ah oui, et surtout, continuez à faire ces choses même les jours où vous n'y croyez pas, où c'est pas la forme ou vous trouvez ça vain, même en faisant semblant, ça aide. Je vous renvoie à la conférence Ted où la nana parlait du fait de faire semblant d'être quelque chose en adoptant une posture relative à  cet état souhaité même si on y croit pas... ici 

Je vous souhaite une très bonne semaine et si vous aussi vous avez des techniques bien à vous que vous avez envie de partager, ça serait avec joie. LOVE

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12.6.16

VIDÉOS DU DIMANCHE 12 JUIN, LA SAGA ROCKY

Rocky


Pour ce dimanche, un diptyque et c'est tout.

Le travail de Durendal sur la saga Rocky (dont je suis fan et dont je vous ai souvent parlé sur le blog) sur son dernier "Pourquoi j'ai raison et vous avez tort" (travail qu'il fait toujours tellement bien, spécifiquement dans cette catégorie de vidéos) m'a fait bien plaisir.

Je ne pensais pas y apprendre grand chose vu que je suis vraiment fan de Rocky mais en fait j'ai appris trop trop de trucs.

Je vous souhaite un très bon dimanche.




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11.6.16

PLAYLIST, LE "E"


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