03 juillet, 2009



BONJOUR MES BEAUTÉS...

V'là pas qu'il a s'agit de ralentir par chez moi.
Et puis non. Je vais breaker (i.e faire un break) un peu. Je pars dimanche pour deux mois, près de l'océan, à travailler, à rire, à me retaper la santé, à me ré-imprégner chaque pore de mon corps que "charité bien ordonnée commence par soi-même", à manger des Carambar goût barbe à papa, à bronzer, à surfer, à avoir un boule de compèt' et des cuisses fuselées, à avoir un cœur de 15 ans, endurant, ouvert au monde et amoureux, oui dingue amoureux, à avoir 30 ans, à être bien, à être belle, à reprendre l'écriture du bouquin, le seul et unique projet qui me tient à cœur, à porter des shorts ras le bonbon, à raconter des blagues grasses, de cul en me tapant sur les cuisses et en m'enorgueillissant de l'effet qu'elles produisent sur les petites pétasses environnantes.

Je vais juste redevenir moi... J'ai deux mois pour ça. Deux mois pour reprendre une belle chic fille au top de sa forme. La rentrée sera imagée, lookée, vidéotée, vivante et puis drôle.

Je voulais vous remercier mes beautés. De votre assiduité (plus grande que la mienne), de vos encouragements, ils m'ont fait un bien fou, de vos câlins avec la langue virtuels, de vos tarp' et du reste...

Je reviendrai bien vous dire au revoir avant de partir. Et après c'est parti pour les mois d'été muets, mais photographiés par ici (on est, ceci dit, pas à l'abri d'une ligne ou deux... Chassez le naturel et... Ouais il se magne de galoper pour nous fouetter de plein fouet ce fourbe!).

30 juin, 2009


...

Hé guys, je suis bien désolée mais je n'ai pas une grosse patate aujourd'hui. Moitié dépressive moitié énervée.
Alors rien ne me vient sous les doigts qui tapent... Ou si, mais des trucs nuls.
Bref, ça faisait longtemps (en tous cas dans la nouvelle version d'une chic fille, parce qu'avant laisse tomber j'arrêtais pas, tout pour la crise existentielle...) mais là, c'est bofi bof.
Oh ben tiens, si, j'ai tout de même un message à faire passer... Je crois que les chaussures margielesques moitié nu-pied moitié bottes, si j'en revois une nouvelle paire je dégueule... En vrai, j'ai bien aimé au début le côté hybride du bordel, mais là, c'est tellement marqué, que j'en peux plus... (J'avais prévenu, je suis bofi bof et ça, ça me rend super agressive...). Après on s'en fout j'ai plus que des goûts aléatoires, donc je ne juge pas, mais on est déjà allé bien loin dans le concept, non?

Je vous embrasse...

La photo est de Miles Aldridge.

29 juin, 2009


OUAIS JE SAIS...

Je suis over mega ultra truc de dingue désolée...
Je reviens vite, bien ce soir.

Alors bon ben voilà quoi!
Sinon je pensais à un truc, qui nécessite un petit postulat quand même:

Ouais je sais que j'avais dit que votre lumière à vous comptait, et que bon ben voilà quoi...
Alors il n'était plus vraiment question de me mettre, moi, et ma frimousse en avant...
Et pis je pars tout l'été, je ne veux pas comme l'an passé laisser une chic fille à l'abandon, sauf que je le sais d'avance, je ne pourrai pas beaucoup écrire... En revanche, je pourrais, comme je me kiffe quand même (ne faisons pas genre), prendre mes looks de l'été, la mer, la vie, moi, en photo et essayer de transformer ce blog en un truc plus global. Qu'importe les mots me disant, plus ou moins subtilement, que je suis l'ego incarné, je m'en carre... En même temps, c'est pas comme si c'était faux. Je ne veux plus tricher. Je vous aime vous, votre mode, vos formes, vos jupes, vos airs de pas y toucher, mais j'aime aussi les miens... Et devant l'hystérie générale (i.e 4 personnes...), je vais remettre du look. Du mien.

Je vous embrasse. C'était bref mais intense... Comme une histoire sauvage avec un inconnu dans la couchette d'un train la nuit, qui se dirige vers Milan...

26 juin, 2009


SKY'S THE LIMIT...

J'ai 4 ans et demi. Mamie avait fait du poulet. Ou du coq au vin. Ou des coquillettes jambon, j'ai oublié.

Je portais ma jupe qui tourne bleu marine. Ou une salopette en jean's. Ah non c'était ma robe en coton très rigide rouge avec le col strict. J'sais plus, j'ai oublié.

La télé est allumée, le déjeuner est pris, je me suis déjà barrée de la table, les grands m'ennuient, ils font que me prendre pour un bébé. Je sautille de la chaise de la cuisine, vais au salon me vautrée sur le canapé pour faire coye-coye ( qui consiste à faire glisser une mèche de mes cheveux entre l'index et le majeur, pour ressentir la délicate sensation du froid de mes cheveux...) et pour regarder les clips à la télé. J'aime bien ça bouge, je fais des sortes de grand-écarts quand je me sens en forme, et puis je chante en yaourt... Parce que l'anglais je ne comprends rien...

Un clip commence. Ils nous ont fait ça en grande pompe à la téloche de TF1. Ca a l'air d'être important ce truc qui va se passer. Il parle de Quincy. Il parle de Michael. On le voit, il sourit timidement, sa voix aiguë, presque enfantine... Je ne comprends pas bien. On est en 1983. Et ça commence. Et, j'ai rien, mais alors, rien oublié.

La peur, la toute première je l'ai ressentie, là, sur le canapé avec mes doigts qui frottaient mes cheveux et le pouce pas trop loin de la bouche. Je vois des morts-vivants qui dansent, un Michael Jackson beau comme un Dieu se transformer en un truc qui fait trop peur. La musique va vite, le clip est beau mais dieu que j'ai peur.
Je cours me mettre derrière le fauteuil de papi mais n'arrive pas à me résoudre à éteindre ou à changer de chaîne. Thriller m'apprend que des fois, la télé, la vie, les gens beaux, ça fait trop peur et... Et je n'ai pas regardé ce clip pendant des années...

Putain.

Putain c'est quoi cette histoire? Personne ne m'avait prévenue que Michael allait mourir alors moi, j'ai gardé cette idée qu'il était immortel. Comme Madonna.
Depuis ce jour de 83, les deux seules stars de la Terre entière c'est eux. Personne n'arrive à la hauteur. Jamais. Et ça n'a pas changé...

Michael c'est genre toute ma vie musicale, j'en parle pas, mais je n'écoute que lui régulièrement. Je bouge le tarp' sur Liberian girl, je sors les bras de ma voiture en rêvant sur l'immensité du monde et de l'amour sur Heal the World, je m'émerveille sur Don't Stop 'Til You Get Enough et sa capacité à me faire systématiquement sourire, j'apprends à m'aimer sur Man in the mirror... Et pis j'ai un sentiment bizarre. Cette idée qu'il a fallu drôlement qu'il se sacrifie pour nous, nous faire danser, rêver, nous montrer que la limite, c'est le ciel, c'est pas avant... le monde avec Michael il est haut, il est grand , il est rempli d'étoiles, il m'a montré que c'était possible...

J'ai vraiment les boules, je ne retiens que les notes, son moonwalk de malade, sa classe internationale, je ne retiens pas le moins bien, le médiocre, les suspicions, non je ne retiens que ces "han han" chuchotés et trop pompés par tout le monde...

Je suis triste, mais tellement contente qu'il ait existé, tellement contente qu'il m'ait appris la musique, qu'il ait orienté mes goûts....

Putain...

23 juin, 2009


ALIX...

J'ai rencontré Alix, il y a déjà un certain temps. Mais comme il (me) faut toujours un certain avant de pouvoir bien conceptualiser (Marie aka la grosse relou qui, on sait pas pourquoi, a tendance à croire que la mode, c'est tout comme Nietzsche) la mode, les fripes et l'harmonie, et bien je n'en parle que maintenant...
Alors Alix, comme t'as été la resta de ma journée mode de ce mois de Mai, c'est à toi... Donne tout ce que t'as. Ouais, cool, vas-y, ci bien... Comme ça...

Alix est une modeuse-travelleuse, c'est ce qui la résume le mieux je crois...
C'est ce qui la résume le mieux, avec sa silhouette affolante aussi , mais vous allez finir par penser que seuls le tarp' et les seins m'intéressent sur la Chic Fille... Alors que... Bon ben voilà quoi... Ouais c'est pas que faux!!!

Alix a beaucoup voyagé. Et quand elle voyage, elle rapporte tout plein de sapes qui n'existent pas en France... Des jupes chinoises lourdes, brodées, divines, une veste d'homme d'un pays au Moyen-Orient, des fringues ukrainiennes traditionnelles. Alix elle a un rapport aux sapes très "beaux". Quelque chose de presque sacré. Elles montrent ses sapes, les accrochant à même la chambre, sur le mur, tout près des affiches, des miroirs, de la convocation pour le concours du Celsa... Oui parce que Alix, quand elle sera grande, elle sera journaliste. Si si, c'est elle qui me l'a dit...



Quand on s'est rencontré devant chez Zara, rue Saint-Jean de ma capitale lorraine, j'ai eu face à moi une demoiselle, au parcours scolaire sensiblement semblable au mien, je me suis dit que, vraiment, le temps avait filé... Presque 10 ans. Ni nostalgique, ni heureuse, juste voilà quoi... Les choses avaient changé.
Bavassant toutes les deux, autour d'un verre dans sa maison, je trouvais cette fille diablement différente de moi... Et c'était bien!
Elle a beaucoup voyagé, pris des risques, essayé à l'âge où moi j'avais trouille de tout et que je restais vaguement cloîtrée chez moi. Elle non, déglingo, envie de vivre vraiment le monde, elle s'y frotte . Alix c'est une passionnée.



Passionnée de l'image, de photo mais aussi de cinéma. Folle de vintage, mais de vintage accessible, c'est pas comme si elle pouvait acheter du Lanvin ou du Balenciaga époque Cristobal. Alors Maman (celle d'Alix, pas la mienne, qui n'aurait rien à faire dans cette affaire...) lui donne du liberty Cacharel d' il y a 20 ans... Et elle kiffe, et elle l'adapte.




En plus c'est trop une vraie fille, elle mélange sur un même cintre des trucs qui vont pas ensemble... Ca c'est tout aussi révélateur de la féminité que les règles... Si!


Et pis c'est une maligne Alix... Du rangement par exemple et moi, rapport à mes gênes, ça m'impressionne....





Elle a des copines qui customisent des vinyles ...


Après j'ai compris pourquoi finalement les gros seins c'est tout aussi relou que les petits... Alix, même s'ils (ses seins) ne sont pas un problème (en même temps faudrait pas voir à déconner) me disait que se vêtir n'est pas chose si aisée que sur une fille plate (ce qui ne me concerne pas remarquez, mais moi je me suis mise à avoir de l'empathie pour les limandes... Oh lala les pauvres!!)



Alix est une vraie belle fille. Elle se bricole un look et je trouve qu'il allait vraiment bien avec elle... Pluriel, brainstormé (ça veut pas dire grand chose, certes...), exotique, diablement français... Un look à elle. Un de la vraie vie...











Merci Alix. Vraiment...



Allez salut les gazelles...

20 juin, 2009




I AM SOMEBODY...

Bon ce qui va suivre ne va être branchouille de rien... Mais genre vraiment.
Jetez moi des caillasses si vous êtes hardcore ou des carottes si vous vous souciez de la couleur de mes cuissots. Ou méprisez-moi... Si si, vous pouvez...

J'ai écouté le dernier morceau de Diam's...
Bon tac, c'est parti pour la tehon sa race.... Je crois que j'aimerais ne pas aimer Diam's. Ben ouais attendez c'est vachement mieux de dire,
"Bonjour, Marie, 29 ans...
J'aime bien la mode. Ça, oh ben c'est rien, deux ou trois guenilles, tu sais j'aime la mode mais je l'aime l'air de rien... Je ne suis pas une victime. Je suis mieux que ça. Ou pire voilà... C'est juste une question de point de vue...
J'adore le rock. Gentiment pop mais over méga pointu (oh l'autre il m'a prise pour une grosse baltringue!). Un peu underground. J'ai écouté MGMT y a trop longtemps, avant tous ces cons suiveurs de tendance qui découvrent le monde quand les Inrocks leur suggège...
PS: Je ne porte que du discret Margiela... Ça va avec le reste de mon caractère "underground"...
Sinon, je vomis les beaufs, allez salut!!!"

Bon ça, ça serait dans l'idéal. Même la haine dans la voix elle serait idéale... Elle ajouterait une plus value à mon discours... Que dis-je, à mon prosélytisme culturel...
Sauf qu'en vrai j'ai une passion pour la culture populaire. Le mépris social des couches qui s'auto-proclament "underground" me fait super marrer. D'où mon questionnement sur les tendances finalement...
Aimer les choses en fonction de leur succès obscurantiste est quelque chose d'assez drôle quand on y pense... Oui je suis versatile, oui j'ai souvent dit le contraire, sauf que merde, autant que je sois honnête, je suis un pur produit pop.
Plus c'est pas possible, associez à ça que j'ai eu une vraie adolescence aux repères américains pire que le popcorn qui colle aux doigts et à la lèvre et, vous aboutissez à une damoiselle tiraillée entre l'envie d'être une fille qui kiffe trop les trucs connus de deux clampins, me donnant l'impression que je suis "mieux" et mes propres "goûts". Parce que mes propres goûts, ils sont saupoudrés de Britney vicelardisée par Pharrell... Souvent. Et ouais.

Alors Diam's, comme j'aime le hip hop (rarement français), j'aimerais dire que ça fait peine, sauf que cette nana, dès qu'elle prend le micro, j'ai les bras qui ressemblent à un champ d'orties tellement je ne peux pas contrôler. Ce dernier morceau me trouble d'intimité. Cette fille elle m'émeut... Oh ça va je ne veux rien entendre...
Et puis il y a quelque chose qui correspond vraiment à son époque, pas un truc qui fait genre. Non un truc qui est. Dans ses imperfections aussi. J'ai écouté les paroles de son texte à même le centre commercial où je me baladais, et j'ai été impressionnée par tant de hargne. Impressionnée par tant de capacités à "tomber 7 fois et à se relever 8". Je ne peux pas m'empêcher de trouver que Diam's elle a la classe...

Voilà, coming out effectué...

Sinon j'aime aussi Confessions intimes (l'émission télé au-delà de la télé réalité), Fanny la nana qui fait du zouk super sirupeux gnan-gnan, Bob Marley, Mylène Farmer, Buffy contre les vampires, jusqu'aux larmes à certains épisodes, Élodie Frégé, Christophe Willem, la Nouvelle Star, le pop corn Baff au caramel, Le Mac Do, je suis émue en écoutant le Coup de Soleil de Richard Cocciante, je revois encore et toujours Grease, des fois, j'ai même écouté Kyo (l'enfoncement...), les bijoux qui brillent, le rose et plein d'autres trucs cacagnes...

Pas la peine de faire genre les poulets, vous êtes pareils, on est tous jumeaux de cacagnerie (vous avez compris le sens de "cacagne" et de son dérivé "cacagnerie"?)... Peut-être que vous le dites pas trop, parce que ça fait peine, mais... Ne dites rien, vos obscurantismes culturels vous rassurent sur votre valeur "sociale", mais dans le fond, ça vous fait pas toujours battre le cœur ces conneries, hein???

18 juin, 2009


J'AI TROP MAL À LA MÂCHOIRE AVEC CE TRUC DE CUL LÀ...

Gros titre bien explicite pour rameuter large... Je suis pathétique!

Non je déconne ça a du sens cette histoire de titre 1) supra vulgos, 2) absurde (oui parce que moi perso, avec le cul, à moins de m'accrocher via mes canines aux branches d'un chêne tellement je suis au bord de l'évanouissement orgasmique, sinon, rien... J'ai jamais trop mal à la mâchoire).

Je suis allée voir Les Beaux Gosses hier (et on ne parle jamais assez de cinéma ici. Non, nous, comme on est superficiel, on se dit que parler chiffons, torchons et talons c'est mieux... Certes, mais varions les plaisirs!).

Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Ouais la classe.
Enfin la classe, c'est variable. La classe mais pas que!

Hervé et Kamel (j'ai lu "Camel" comme orthographe du prénom, alors je sais pas trop... Sauf que mes copains arabes qui s'appellent Kamel, ils mettent toujours un "K" comme entrée en matière! Bon d'accord, je vais respecter le prénom donné, je vais mettre un "C") ont 14 ans. Et ils sont trop moches.

"Des cheveux soyeux et épais" mais surtout pourraves pour Camel. Un blouson en jeans découpé aux manches (on se croirait dans un épisode de Pause Café, Pause Tendresse. Une série. Oui avec Véronique? Bon ok je parle qu'aux filles nées avant 82). Des boutons. Plein. Un langage doublement articulé (le français) articulé de rien, il parle toujours avec un paquet de chamallows dans la bouche, très bas (limite chuchotements) et, sinon ça serait trop easy, trop vite. Bref dés que Camel il ouvre la bouche, on comprend rien... Et c'est ça qui est bon.

Hervé (rapport à sa grand-mère morte au mauvais moment, fan d'Hervé Villard...) est pas plus arrivé que Camel.
Une coupe de cheveux, même pas je peux tenter une description, je peux juste ajouter, pour affiner l'idée que vous allez vous en faire, l'adjectif vilain. Concrètement, mélanger dans un shaker du sébum, du gel pour faire tenir les cheveux très droit et très dur et du cérumen et tac, vous mélangez tout... Tadada, la chevelure chatoyante d'Hervé!.
Hervé il passe tout son film avec un pull moitié irlandais, moitié couleur rouille et sale. Parce que quand t'es ado, tu te laves quand tu veux (tu veux pas tous les jours... Et ça, c'est pas que les garçons...) et quand t'aimes un truc (forcément moche) tu le portes tous les jours... Le rapport fréquence douche/ changement de fringues est finalement très bien proportionné... L'ado il sait rester cohérent.

Je vais passer sur l'aspect sentimental de l'histoire (la petite bebom qui veut se taper Hervé alors que lui, même pas il y a pensé, alors que c'est pas faute de vouloir se taper tout ce qui bouge...) et plutôt m'attarder sur ce qui m'a fait taper des barres...

Les beaux gosses est une putain de comédie réussie. Seule, dans le cinoche (ben quoi?) je me suis tapée des grosses barres.
Je connais très bien les ados, je bosse souvent avec eux, et leur connerie, est un peu la mienne aussi. Les beaux gosses est extrêmement réaliste.
Sauf que même si ce film m'a rappelé des souvenirs sur ma propre adolescence (le spiritisme tout pourri, les boums, l'humiliation quotidienne, les 103 xp vendues à même la petite annonce dans le collège, les filles déjà trop bonnes alors que certaines, humhum, ont encore le corps tout enfantin et ne sont donc pas encore prêtes à rouler des galoches...) et m'a appris des vrais trucs. Des trucs sur les garçons. Dés que je suis sortie du cinéma, j'ai appelé Yassine, pour m'assurer que l'esprit occupé par l'acte masturbatoire à 98 % du temps était une réalité et pas une exagération scénaristique. Bon ben c'est bon, Yassine m'a tout bien expliqué. Voilà, voilà. Oh ben non, pas la peine de se dire qu'en vrai c'est plus romantique, il n'en est rien, c'est même pire...
Les chaussettes en moins, mais le sopalin ou les kleenex en plus!!!


Et comme moi j'ai eu une adolescence pas que sympa (j'étais pas la reusta du collège, loin de là...) et ben je me disais que c'était plus dur pour les filles que pour les garçons. Bon ce film m'a au moins prouvé le contraire.
L'adolescence c'est relou, moche, gras du pore, salace, un peu agressif pour tout le monde. Et ben c'est con, ça m'a rassuré...
Hervé, Camel et les autres c'est quand même des gros queutards qui queutent pas grand chose. L'adolescence, c'est la frustration pour tout le monde...

Ce que j'ai préféré dans ce film, c'est la tendresse. Ce que j'ai préféré dans ce film c'est voir Camel, nuque longue, jouer de la guitare électrique de manière énervée sur du Grindcore (ou assimilé). Alors que chez France 2, dans le téléfilm du jeudi, il aurait écouté du raï en tapant dans ses mains...
Ce que j'ai préféré c'est voir Hervé, plus babtou tu meurs, se déchirer sur du Booba et faire un exposé sur l'importance historique de 50 Cents. Alors que dans le même téléfilm, il aurait trop kiffé Christophe Maé.
Ce que j'ai aimé dans Les Beaux Gosses c'est de voir à quel point, c'était la vraie vie. Pas la vie qu'on veut nous vendre où tout le monde est comme il doit être, non comme tout le monde est. La vraie vie. Un peu crawouède des fois, mais c'est la vraie vie. Et cherry on the cake, la vraie vie elle est clichée mais pas que... Elle est pareille pour tout le monde mais pas si évidente qu'on veut nous le faire croire...

Et puis putain ce que c'est drôle. Mais vraiment.

Café Mode a parlé aussi des Beaux gosses il y a peu...

Je vous embrasse...

16 juin, 2009


AIR YEEZY...





En vrai je m'en carre des belles chaussures qui font des beaux pieds tout fins et supra élégants.
En vrai je m'en carre du rock'n'roll et de ses looks qui ne me font ni chaud ni froid. Ni tiède non plus d'ailleurs (bon sauf Queen of the Stone Age, mais là, c'est pas pareil...)

En vrai je n'aime que les grosses sketba. Pas celles de filles, rien à foutre qu'elles fassent le pied féminin, qu'elles n'alourdissent pas la silhouette et qu'elles restent classes.

Il est important d'en parler parce que merde, trop de talons et trop de nu-pieds à mon goût...

1986: Je commence le basket. Ma mère veut que je fasse du sport. Pour l'équilibre du corps et de l'esprit. Enfant unique je risque de trop me la jouer princesse capricieuse sinon... Enfin c'est ce qu'elle dit.
Je sais que j'en ferai toute ma vie. Malgré la taille (je ne suis pas une géante) mais j'aime tellement ça que je progresserai encore en encore.
J'achète des Adidas. Basiques. Pas sublimes mais elles me font courir vite.
Je ne fais pas de la gym ou de pirouettes sur des tapis avec grâce, mon harmonie de la silhouette n'est donc pas la même que dans les sports dis "féminins".
Mon idole à moi c'est Jordan. Et ça va durer... Longtemps... Toujours d'ailleurs. Le voir sur un terrain me file les poils, pire que n'importe quelle robe de soirée. Jordan c'est mon Mozart à moi.



Il est en photo avec Spike Lee là... Ouais j'adore leur bouille. Ils me font trop marrer... Téma les lunettes!!! La classe hein!!!



1991
: J'ai eu des baskets entre, mais là il s'agit d'un nouveau cap. Les Jordan tant désirées. Elles n'existent pas à ma taille. Qu'importe, pour les porter je mettais 3 paires de chaussettes (ce qui n'est pas une si mauvaise chose en sport...)
Je les ai achetées avec l'argent de Noël + de poche + un petit complément de mamie parce que sinon il me manquait encore trop...
Elles seront à mes pieds longtemps...
Je découvre en même temps MC Solaar et son Bouge de là... Je suis dingue. Je ne connais encore rien du hip hop. Mais je vois déjà qu'il y a un truc qui se passe... Je suis encore super loin du rap ricain mais c'est le début du bordel... La culture Street est un concept que je commence à kiffer...




1993: Nike... Ouais j'ai une passion pour Nike. J'aime tout, je suis une grave... En même temps, à part les Stan Smith, le reste ça pue dans ses fesses, non?
Des Nike Air Huarache cette fois... Elles sont un peu moches, mais il me fallait de la vraie bonne pompe. Je commence à devenir super bonne au basket alors fatalement, à part le collège, je passe ma vie à dribbler. J'ai besoin de légèreté et je ne vais pas contre mes valeurs. La Nike.
Je découvre NTM. Je suis dingue. Authentik et tout ce qui suivra.
Je ne roule que rarement des pelles, mais en revanche je mets bien leur mère à tous les garçons qui croient me battre au basket. Je ne le sais pas encore mais, ça ne durera pas. Le corps des garçons n'est pas fini et quoi qu'il arrive, même si je ne suis pas d'accord, ils iront plus vite, plus haut et plus fort que moi... Je trouve ça dégueulasse et injuste... Alors je continuais à m'entraîner... Au max.. Mais le max n'a pas suffit longtemps.
L'Huarache est loin d'être le plus joli modèle de chez Nike mais je dois dire que de toutes celles que j'ai portées, c'est le meilleur... Le plus performant. Putain on se croirait pas chez Décathlon, on est content d'être en forme là?



1995, je tente de faire des infidélités à Nike. Je chausse la Pump de Reebok. n'importe quoi...
Je rachète une autre paire d'Huarache et une autre paire de Jordan. Des old School, les Air Jordan 3.
Je continue à faire des double-pas, j'apprends le shoot à une main, je sue, je chiale de fatigue, j'ai des courbatures, je ne lâche rien. Ma vie est centrée sur ça... Alors fatalement la basket a une immense importance dans mon look.
J' ai des dizaines de paires. Je n'ai pas changé de pointure depuis 4 ans, alors fatalement ça s'amasse.
Nas est arrivé jusqu'à mes oreilles. Avec 2 Pac, le Wu Tang, Snoop et les autres... Les Fugees vont pas tarder à la ramener aussi.
Je tombe amoureuse du hip hop à la sauce Oncle Tom... Je suis dingue (c'est bien ça change...)
Mathieu Kassovitz dans Métisse est encore plus dingue de skétbas, que moi. Je suis rassurée...


2000, J'arrête le basket. La fac. La vie. Les conneries.
Alors je mets de la sketba des "vrais gens", pas trop sportifs. La Converse, de la Spring Court, La Stan Smith que des trucs que tu peux pas courir avec...
J'écoute toujours du gros hip hop sa mère. De plus en plus gros d'ailleurs.

2008, je me remets au basket. Plutôt en dilletante, mais putain ce que ça m'a manqué. Je suis toujours la seule fille, les garçons en street ont toujours peur de me casser (oh les cons, je ne suis fragile de rien) alors j'en profite deux secondes (et j'en profite aussi pour mater les kids en sueur. Ben quoi? Oh là là ça va hein! je trouve ça sexe la sueur! L'odeur? je peux pas vous suivre là, mon amoureux qui sue et bien c'est classe je trouve... )... Après je leur précise que je ne suis pas une chochotte, et qu'on peut vraiment jouer... Donc ils me cassent la main (en même temps j'avais qu'à moins faire la maligne...). Super. J'ai qu'à arrêté de les téma aussi je verrais mieux le ballon arriver...

2009, Kayne West a collaboré avec Nike, pour sortir la Air Yeezy et moi je bave...
Bref tout ce racontage de life digressif et régressif pour vous dire que, elles tuent les Nike de Kayne West...

Comment ça vous aviez autre chose à faire. Ah!
Oh ça va pas la peine de râler...

14 juin, 2009


ET LE ROMANTISME SA RACE...

Hier, assise, mieux, complètement vautrée, je bois un citron à l'eau (Hardcore!) et bavasse avec la camaraderie. Ça traite, ça rigole et ça divague.
Il fait très chaud. Tout Nancy semble heureux de l'état météorologique de la Lorraine. Ça a sorti les gambettes, les gros bras, les robes qui virevoltent vers la droite, vers la gauche.

La marque Martini a décidé, via le physique très avantageux et la gouaille charmante d'un italien de nous faire découvrir et, goûter, le new Martini. Celui qui ne change rien à l'ivresse mais qui fizze dans l'œsophage.
Je décline l'offre (la fierté m'empêche très clairement d'être bourrée un samedi après-midi en terrasse) mais en profite quand même pour téma le tarp' moulé dans un pantalon noir de l'italien. Fort joli tarp' d'ailleurs.

Quelques minutes plus tard, une brune, moins testostéronée mais tout aussi italienne passe près de toutes les tables de la terrasse en nous distribuant des pétales de roses rouges. Elle est divine, presque irréelle.
En même temps qu'elle se la joue bucolique, elle nous explique ce que nous allons devoir faire.
La consigne est simple, une déclaration d'amour va être faite suivie d'une demande en mariage et nous, les "siroteurs", au signal, devrons lancer les pétales en l'air. Pour rendre cette demande exceptionnelle.

Une autre brune, italienne sûrement, sublimement moulée dans un fourreau rouge prend le micro et commence à se jeter à l'eau. Elle a pensé à tout. Même à Des'ree et à son Kissing You. Ça transpire déjà les papillons dans le ventre et les colombes dans le ciel...

Notre italien, moitié Martini moitié tarp' se retourne dés qu'elle se met à parler. Comme si ses oreilles amoureuses étaient programmées pour arrêter de vivre à sa voix à elle.
Je ne le quitte pas des yeux. Pour voir comment c'est un garçon amoureux, pour voir comment c'est un garçon qui a le cœur qui bat vite...
La brune en fourreau rouge, son amoureuse, devant un parterre d'inconnus lui déclare sa flamme tout brûlante et frétillante. Elle lui dit qu'elle ne veut être qu'avec lui. Qu'elle sait à quel point elle est imparfaite. Qu'elle ne peut pas vivre sans lui et que le moindre de ses regards la rend chaque fois un peu plus vivante encore.

Je suis émue, troublée par son courage. Ca me rend même, mmhh, inspirée.
Elle finit sa déclaration, par le tant attendu "tu veux m'épouser?"; les siroteurs que nous sommes, applaudissons, et tac, en bon élève, on jette tout en l'air, les pétales et notre pessimisme avec...

Le Martini tarp' est troublé, ému, émouvant, "si si" qu'il lui hurle avec son inconscience et ses endorphines à l'autre bout de la terrasse. "Ti amo... Ti amo".
Ça me rend pire qu'une amoureuse courageuse, téméraire que je deviens.
J'ai envie de prendre mon état amoureux là maintenant et de le balancer au monde entier... Même à lui.

Ils s'embrassent, mettent la langue, ferment les yeux d'ivresse. Tout y est.
On est content. Content qu'ils s'aiment. Content parce que ça, ça a le pouvoir de rendre n'importe quel cynique tendre du cœur.

Chacun reprend ses esprits, son cœur et son cynisme. Je les regarde toujours, et là, je vois un autre baiser, mais plus la même intensité, ils se chuchotent quelque chose et là, en un quart de seconde je me rends compte.
Ils ont menti. Ils ne s'aiment pas. Ils travaillent. C'est pour Martini cette histoire de love certainement pas pour faire la nique aux grincheux.
Des faux amoureux, une fausse déclaration et un bon vrai capitalisme...

Ils veulent prendre des photos avec les vrais siroteurs pour certainement les mettre, le soir même, sur Martini.fr

Ma chute coronaire est brutale. "C'est dégueulasse" que je dis. Ma part midinette a tout bonnement envie de leur péter le nez.
Les copines et moi on se lève. Les beaux arnaqueurs sont en pleine séance photo faux souvenirs avec le reste des siroteurs. "Cheese", "Cheese, oh merci de partager notre bonheur...Cheese".

Je rentre. Je repense à mon coeur. Je pense à quel point le capitalisme en est normalement loin. Qu'est ce qui tourne pas rond chez nous?
Certes c'est la merde. La crise, les cons, tout ça et même bien pire, mais s'il te plait monsieur le capitalisme, comme t'as réussi à presque tout avoir sur cette Terre, tu voudrais pas nous laisser notre état amoureux? Et puis tu laisseras notre âme avec. En te remerciant.
Laisse moi croire qu'on peut encore prendre des risques, qu'on peut encore cacher notre orgueil dans la poche du 501 usé. Qu'on peut encore se foutre à poil du cœur et du reste parce que quand il est là, y a tout qui tremble et palpite en nous...

J'aime plus trop le Martini. Par principe, pas par goût.

Alors tu vois avec tes conneries de blasphèmes Monsieur le capitalisme, t'arrives même plus à vendre.

Shaiii (Shai est une transcription phonétique à la va comme je te pousse d'un mot arabe, qui pourrait se traduire par "bien fait" ou "dans ta gueule, t'avais qu'à moins faire le malin...)

La photo est la capture d'une illustration de Lovisa Burfitt.

13 juin, 2009





NAGAWIKA...

Laisse tomber la neige comme il a fait beau aujourd'hui.
Hier, j'ai pécho vite faite bien fait, la lettre envoyée par Melle San. Dedans, ma couronne d'indienne, oups j'ai oublié les traits de crayons de couleur sur mes joues... Mais heureusement, Dieu m'en préserve, je sais me servir d'un arc.


Et je crois que je trouve ça joli...
Je vous embrasse fort...

12 juin, 2009


LAISSE TOMBER LA GLANDE...



J'ai un peu la flemme en ce moment. C'est pas comme si j'avais pas des idées mais surtout, comme il fait beau, ben je préfère me la glander (me glander quoi, je vous laisse seul juge et, bien évidemment qu'il s'agit d'un gros mot... Ou d'une grosse pensée tout du moins).
J'ai plein de trucs à raconter, ma rencontre avec l'une d'entre vous, Alix, mes bottes de vilaine fille qui aime se faire bonder les mains et mettre une grosse boule dans sa bouche, les italiennes et leur sens de la mode, des photos de look (non mais c'est vrai, parfois je me dis que ça manque...) et le reste.

Donc je ne vais pas vous prendre beaucoup de temps et, désolée d'être un peu moins motivée ces derniers jours, c'est juste que je voudrais faire évoluer tout ça (une chic fille) et que je suis en pleine réflexion-mutante... Et, fatalement, comme pour le cassoulet, pour que cela soit bon, il faut que cela mijote...

Oui bien évidemment que j'ai un putain de sens de la comparaison...

Je vous embrasse, allez dehors ce week-end et roulez des pelles à des inconnus, Carpe Diem merde. Quoi la fidélité? Oh ben ce que vous pouvez être judéo-chrétienne casse-délire parfois.

La photo est tirée du magazine Lula.

10 juin, 2009


LE DANGER...

Hier mon ami K., attiré par le jaune de la couverture de Glamour, me dit "c'est qui la fille en couverture?", moi, bien alerte, me demandant s'il déconnait, je lui dis "c'est Charlotte Gainsbourg...".
"Ah oui, c'est marrant, cette fille, elle a pas tout le temps la même tête. Et pis il y a un truc avec Charlotte Gainsbourg, c'est que toutes les filles l'adorent. C'est marrant ça!"
K. interpelle mon autre ami suintant de testostérone et, renchérit "tu sais pourquoi elles l'aiment comme ça, parce qu'elle n'est pas dangereuse pour elles..."

Heurtée, vaguement blafarde, le sourcil moitié circonflexe moitié virgule, j'lui dis "ben non, c'est juste qu'elle est classe à mort et jolie avec ça...". J'étais sûre de moi. Et puis un peu vexée aussi.

Cette nuit, il faisait chaud, mais j'avais aussi froid, je n'arrivais pas à dormir alors j'y ai repensé.
J'ai pensé à notre rapport au physique à nous les filles. Et je me suis dit que K. n'avait pas forcément tort. J'ai juste essayé d'être ni fille ni garçon, juste un individu lambda, débarrassé de toutes considérations un peu louches. Bref, autant que cela a été possible, j'ai tenté d'être la plus pure possible... Ni femme, ni homme mais les deux... Ça suit toujours dans le fond de l'internet là???

Démonstration... Pour enfin en venir à l'a posteriori.

J'aime beaucoup Charlotte Gainsbourg, sa silhouette androgyne (critère esthétique arrangeant très clairement ma propre morphologie... Donc pas bien objectif!), sa dégaine (qui arrange aussi mes propres goûts, il n'y a rien de bien étonnant à la trouver plus élégante que Posh. Surtout pour la petite branleuse française que je suis...), sa présence discrète mais ancrée aussi... Mais étonnement et, pour être toute à fait honnête, je n'arrive pas à la voir comme une fille sexuée. C'est une belle fille, avec des attributs qui répondent à mes propres goûts mais aussi à mes propres nécessités, je ne suis pas elle, mais elle pourrait être, sous certains aspects, un moi au look (très clairement) amélioré



Depuis très longtemps, avant Jésus, avant tout un tas de trucs, les femmes, pour assurer leur sécurité et celle de leur foyer, avait tout intérêt, à être un minimum en compétition avec les autres femmes.
Se considère-t-on de prime abord en alliée?
Non très clairement, les filles se sentent potentiellement en danger dés qu'une autre pointe le bout de son stilleto. C'est pas comme si c'était dans les gènes mais on y presque. C'est ancré, présent à chaque posage de gloss sur notre bouche, à chaque repas entre amis, à chaque ballade dans la rue avec l'amoureux qui balade ses yeux sur les tarp' des autres, présent à chaque fois que l'on sait qu'une fille plus jolie, plus sexy, plus désirable que nous est dans les parages... Tout naturellement, on se sent en danger, et sans aucune raison, on remarquera sa vulgarité (relative, les hommes ne sont pas forcément de cet avis), sa légère cellulite au mollet, sa coupe approximative, sa tenue carnassière... Parce qu'on flippe. Si en plus elle est plus jeune, ben là t'es tranquille cette fille devient un sheitan ambulant menaçant notre "tranquillité" amoureuse et égotique.
Vous savez pourquoi je le sais ça, parce que je suis ça... Et en même temps, l'aigreur (si si s'en est les filles) et l'envie m'écœurent... Alors j'aimerais que cela change...

Donc comme nous, les filles, on se sent toujours en danger (ne pas être la plus jolie du monde ou tout du moins de l'assemblée...), on a inventé la mode et les critères de la fashion... Ils amoindrissent cette injustice qu'est la beauté. Elle peut nous rendre plus jolie.
Alors on va se mettre à préférer la girl next door. Celle qui nous ressemble le plus. La plus accessible. Ça nous rassure bien plus que les physiques d'extra-terrestre...
Le fantasme ambulant, on a vite tendance à le trouver vulgaire... On a vite tendance à confondre (par excès de mauvaise foi j'en ai bien peur...)vulgarité et sex appeal. Dans le fond ça doit bien nous arranger ce truc. Ça nous rend nous aussi un peu "spéciale".

Eva Mendès est le meilleur exemple que j'ai trouvé pour illustrer cette histoire. Aucun blog, par exemple, ne parle de cette grosse bombe, alors que maintenant, on ne peut pas dire qu'elle ne se sape que mal.
Non Eva Mendès elle est irréelle de beauté et nous, les filles, ça nous met mal à l'aise. Elle nous renvoie à une normalité qui est plus difficilement supportable face au fait que cette fille existe. C'est un putain de cadeau de Noël cette nana... Elle pique les yeux de n'importe quelle personne tellement elle pue la chatte....
Mais nous, on a tendance à préférer la féminité discrète d'une Charlotte à la beauté arrogante et énervante de la Mendès.

C'est troublant cette histoire... C'est troublant de me rendre compte aussi que mes appréciations esthétiques ne sont pas que motivées par le beau. Non il y a tout un tas de choses un peu dégueus qui remplissent ma tête et qui me permettent de justifier et qui m'empêchent surtout d'être OBJECTIVE.

PS: Oui je devais écrire hier...
PS2: Oh oui faites moi mal, pincez moi, dites moi des tas de mots salaces au creux de l'oreille parce que je suis une mauvaise, mais alors très mauvaise, fille.

... Je vous embrasse.

08 juin, 2009


CECI N'EST PAS UN VRAI BILLET...

Ah ben si, vous allez voir:

1) J'étais un peu bourrée hier... C'est bien cette histoire d'ivresse, un verre de plus, j'aurai pu me retrouver la petit bateau sur la tête, et les pieds qui collent dans le coca et les Mojitos... Genre j'ai dormi 5 heures... Rien à foutre ceci dit, je suis bronzée et ça file bonne mine à n'importe quelle conasse qui s'encanaille...

2) J'ai oublié de vous filer une info de malade, directement liée au bronzing et à la fashion sa race.
J'ai acheté le bandeau lamé d'AA. Gris qui pique les yeux mais ne tournent pas encore au rythme de Corona (This is the rythm of the night...). J'étais belle. J'étais belle 15 minutes, après, cramée sous les seins... Oui parce que mon énorme poitrine et le fameux bandeau ont fait comme la darne de saumon en papillote dans le four Seb c'est bien...
Je ne prends jamais de coup de soleil (rapport à ma ritalie) et là, ridicule... Bref ce bandeau AA, fashion ou pas, on le met pas au soleil. Je dis ça pour les blondes scandinaves énervantes et les latines... C'est du pareil au même... Classe.

3) J'ai acheté les bottes too too too much.
Moitié indienne (sans franges, plus de franges dans mon armoire, ça serait de la gourmandise) moitié SM je kiffe le bondage parce que je suis vilaine, vilaine, aïe, oulala, je suis trop vilaine...
Elles tuent et je sais que j'avais dit plus de photos "moue boudeuse, oh lala je suis trop dégoûtée de ne jamais avoir été mannequin alors je me rattrape ici" mais là pas le choix...

4) Je ne suis pas sûre que la menthe du mojito aille forcément bien à mon sens de la blague...

5) Il fait beau là, je vais aller acheter des magazines, mettre un short bien ras du tarp' et roule ma poule pour les allongés en terrasse!

6) Bien sûr que je reviens demain avec un vrai truc écrit, cohérent et si la journée est bien faite, un peu drôle...

7) Salut...

04 juin, 2009



CHÈRE GWENDOLINE...




Ayé, j'ai le temps de me poser un peu sur la plage... Bon en même temps c'est pas comme si j'étais à Florence et que j'étais tentée de faire trop des expos de malade.
J'espère que tu vas bien. Je suis partie depuis 4 jours et c'est bien... (C'est parce que dans les vraies cartes postales, en plus de leur mocheté systématique, on dit toujours que des trucs tout pourris de l'ordre de "c'est bien", et pis "c'est beau aussi"... Donc Gwendoline, ne chiale pas sur l'évidente pauvreté lexicale et narrative de cette carte postale... )



Il fait presque beau. Au début il pleuvait mais ça s'est arrêté. C'est bien remarque, après, la pluie, quand c'est trop, ça me rend trop heureuse des vacances... Et comme j'ai oublié mes UGG, la pluie et mes petons tout froids d'humidité auraient eu raison de mon moral en béton armé... Non je déconne... Si tu crois que j'ai pas chialé en début de séjour (sans spasmes la chialerie hein... Le blocage dorsal empêche tous mouvements brusques et conséquemment a amoindrit mon sens du tragique...)



J'ai envie de m'acheter une paire de bottes too, mais alors too much Gwendoline. Les italiennes et leur sens de l'élégance très évident ont eu raison de ma sobriété... Tu sais quoi Gwendoline, et bien les italiennes elles sont pas comme nous. Quand elles se sapent, elles font pas genre "ah bon, ah ben je l'ai pas fait exprès....", non elles y vont à fond dans le sapage. De la paillette à même le petit déjeuner, du talon casse-gueule à même le sable, la robe des grands soirs, qui brille et qui tourne à même le jeudi...



Tu sais quoi Gwendoline, les italiennes, elles sont moins grosses branleuses que nous... Nous on fait genre... Elles non, pas du tout, tac on sait. Comme ça au premier abord...

Ici c'est beau. Plage et plage, certes, mais c'est beau quand même... Ca change et ça c'est bien (cf. Lexique de la carte postale)...







Bon ben j'y vais Gwendoline. J'ai hâte de te voir. Parce que je t'aime. Et pis c'est bien (cf. Lexique de la carte postale)...

Je te fais plein de bisous d'amour mais chastes parce que t'es mon poto et que mettre la langue entre amis, c'est pas très catholique...



PS: J'ai pris les lunettes coeur en jaune et rouge... Chut ne dis rien...

02 juin, 2009


LES CATÉGORIES...

J'ai été élevée dans une famille très traditionnelle de l'enveloppe. Je m'explique.
Ça a commencé avec ma ville. Mon environnement premier n'était pas ce qu'on peut appeler une ville où les excentricités de chacun pouvaient vivre ensemble, dans une grande tolérance avec des pâquerettes en couronne et des colombes immaculées sur l’épaule. Adolescente, quand j'expérimentais ma silhouette, j'étais reluquée comme une clocharde parée de 2 ou 3 guenilles trouvées dans le grenier de sa tata Lulu. C'est pas que ça me dérangeait, j'en ai déjà parlé, en revanche ce qui était certain c'est que je ne partais pas dans les meilleures dispositions possibles de construction "saine" de soi et de mon image.
C'est ma mère qui a changé mon rapport à tout ça, qui a changé mon rapport au quand dira-t-on. Jeune femme, célibataire, travaillant avec un enfant à charge, elle était diablement rock'n'roll. Vaguement féminine, vaguement masculine quelque chose qui détonnait avec des Stan Smith aux pieds et une coupe de cheveux exclusivement Dessange sur la tête.
Même si je n'avais rien de son look, elle m'a donné la possibilité d'être autrement. Elle se moquait gentiment de mes looks aléatoires, mais m'a juste permis de m'affirmer et de surtout m'en contrecarrer de la vie, des autres et de ce que ces autres pouvaient bien vouloir comme "beau" et "bon" pour moi.

Le reste de ma famille n'était pas forcément si ouvert à la "différence" et aux silhouettes autres.

Seules les minces pouvaient porter ce que bon leur semblait. Mais pas à tout âge, attention, ça serait trop simple sinon. Au-delà de 35 ans, la robe courte et moulante était apparentée à une preuve flagrante de "garcerie" du caractère... Une grosse gourmande quoi!!! Les cheveux longs c'était pareil, jamais au-delà de 50 ans... Pourquoi? Aucune idée...
Les filles plus enrobées, elles, dans mon environnement proche n'avaient pas cette liberté. Elles, elles devaient cacher leurs chairs, sous prétexte de la décence, du bon goût et du bien... Et de la grosse connerie surtout.
Me baladant sur les marchés, j'entendais ma mamie traitait toutes les "grosses" qui passaient en disant "que c'était moche. Que ça ne savait pas se mettre en valeur".... Se mettre en valeur de quoi? Ça voulait dire quoi exactement dans la bouche de ma grand-mère se mettre en valeur? Je n'ai toujours pas la réponse aujourd'hui.
La mode et la composition de silhouettes, si elles sont une manifestation artistique de soi (oh ben l'autre elle s'emballe...), ne répondaient à aucun critère qu'on tentait de me faire comprendre.
Je ne voyais pas en quoi la minceur était plus harmonieuse dans le moulant que les formes plus expressives... Parce que, au bout du compte, je ne trouvais pas que la minceur pouvait justifier les vêtements prêts du corps. J'avais 13 ans, pas de seins, pas de hanches, grandes jambes, et je ne trouvais pas que me coller des jeans rendait mieux sur moi que sur ma copine Suzanne avec ses formes qui affolaient les garçons.
Le corps et ses courbes, ou ses plats, ne sont pas des critères esthétiques suffisamment fiables pour permettre à un individu de s'habiller. Sinon on va vite s'emmerder...
Je pense que la taille d'une fille ne délimite pas sa longueur de talons... Sinon je porterais des talons toutes les journées que je passe sur Terre et ma copine Lili ne porterait que des ballerines, voire des tongs pour pas trop se faire remarquer... Super rock’n’roll cette histoire. Oh ben v'là l'état de la mode...

Mais heureusement pour nous, il y a tout le reste.
Dire que l'on comprend ce qui NOUS va ne concerne pas notre enveloppe. Cela concerne l'habillement de "nous". Alors je ne vais pas aller jusqu'à l'âme, ça serait légèrement too much, mais c'est le propos en fait. Je m'habille parce que j'aime comme je suis fagottée comme cela. Ce n’est pas plus compliqué que ça.
J'ai un peu de bide, mais parfois je me moule du haut, et il m'arrive de kiffer. Certes ce n'est pas plat comme Gisele, mais je m'en tape. C'est ce que j'aime là maintenant...
Ma copine Mag a le corps le plus affolant que je connaisse. Bien évidemment qu'elle se trouve trop grosse, c'est une fille abreuvée de platitude environnante, mais ça ne l'empêche pas de mettre du supra moulant et de dévoiler tout ce qu'elle a. Elle est divine...
Et too much avec ça, ma mamie détesterait. Sauf que ma copine a le caractère enflammé, alors ça se traduit par du léopard, des talons immenses sur son mètre 80, des décolletés indécents... Et il faudrait lui demander de se faire discrète... Pour qu'elle ne puisse pas montrer sa lumière aux autres. Même pas en rêve... La mode, ça ne sert pas à cela, sinon on se serait vraiment tous gourer. La mode c'est se faire beau... Quelquefois il y a des ratés, certes, mais on s'en fout, ça vit au moins. Et ça ne peut pas vivre de la même manière sur une fille ou sur une autre.

La mode devrait évoluer un tout petit peu, parce que là ça vire presque réac vieux con.
La new modasse so early 2010 devrait laisser les carcans esthétiques aux fourmis et affirmer que ses goûts, persos à elle, ne sont en aucun cas une équation mathématique.
D'abord qu'elle laisse l'autre, faire bien comme il veut. S’il veut se mouler qu’il y aille. S’il veut prendre ses aises du jeans, libre à lui… S’il veut être encore plus grand, plus voyant, plus flashy, plus vinyle, et bien qu’il se lance le bougre…
Et puis qu'elle ne fasse pas trop la maligne avec ces impressions qu'elle a de "je sais ce que je dis... Attends la mode, je sais de quoi je parle...". Ouais bref, t'en sais pas plus que moi quoi!
La mode, c'est ce que l'on porte, ce sont les autres qui sont démodés, non?

Et surtout qu'elle ne prenne pas le critère trop évident de l'apparence pour affirmer ce qu'il faut ou ne pas porter. Qu'elle n'essaie même pas d'estimer ce qui est agréable à l'oeil ou pas en fonctions des seins, hanches, ventres, cuisses et dos de l'autre. Un peu trop fastoche du goût cette histoire?
La new modasse elle est… Comment on dit déjà ? Ah oui, tolérante de la silhouette… Et surtout elle n’est pas… Comment on dit déjà ? Ah oui certaine que son goût c’est trop le meilleur… Parce que le prosélytisme c’est un peu tout pourri…

Et je ne sais pas pourquoi mais l'évidence, j'ai une nette tendance à trouver cela vulgaire...
Voilà, je m'affranchis des carcans familiaux mais pas que... Juste c'est chiant à force... Ça m'ennuie. Et puis ça n'évolue pas beaucoup cette histoire... On a qu'à dire que ça change. Pas juste comme ça en surface, non que ça change vraiment...

01 juin, 2009


LA VENDEUSE DE RÊVE...

Comme vous travaillez, suez, vous énervez après le patron relou, devez mettre de l'eau dans votre vin face à la belle-mère, la soeur voire la mère irritante, je suis bien décidée à vous narguer avec le rêve saupoudré de spaghetti que je suis en train de vivre... La putain de sa race de rêve italien... Sa race...

Samedi 30 Mai, guillerette de partir en vacances avant tout le mode pour revenir bronzée et bien blushée, je descends ma valise...
La valise est certes un peu lourde mais je crois n'avoir rien fait pour en arriver là où je suis maintenant. Ni tenter Dieu, ni crâner devant le diable, ce gros susceptible.... Non j'ai su rester cool, presque humble.
Ma mère prend se valise, moi la mienne. Jusque là, rien de bien anormal. Je la traîne la mienne, souriante mais pas trop courageuse, quel est l'intérêt que je me mette en galère que je me dis...
Un pas pas fait comme un autre (oh regardez comme j'ai l'usage de l'homonyme homophone rigolo... Dans ma situation, on rit avec ce que l'on peut, et là, je suis à mon max de support comique...), la valise, cette grosse conasse, vrille dans le mauvais sens, je tente de la rattraper, parce que je sais faire gaffe à ma monture. Bon, j'ai dû louper mon coup, vas-y pas que mon dos se retrouve à la place de mon buste et inversement.
J'ai un peu mal, mais bon je continue encore à être en mode "vacances j'oublie tout plus rien à faire du tout sauf se baigner..."
Je remonte, sans la valise, posée dans le coffre de la voiture. Je me penche pour fermer un tiroir (en même temps c'est vrai que j'ai trop cherché la merde avec cette histoire de tiroir...) et fragilité dorsale que je suis, j'ai l'impression que je vais mourir de douleur... (NDLR: je dois conduire le lendemain 1000 bornes, sinon, c'est nettement moins marrant).
Je suis bloquée. Du dos. C'est très bizarre comme concept, et surtout très nouveau pour mon corps. L'hypocondriaque que je suis pleure... Avec mon sens de la mesure, je me vois dans un futur proche tétraplégique, alors c'est sûr ça me fait chialer...
Comme je ne peux pas bouger, je me dis (et surtout maman... Parce que les mamans elles comprennent vachement mieux comment ça se passe la vie) qu'aller aux urgences et une bonne idée.
Allez hop c'est parti... En avant les histoires... Parce que je n'ai jamais été aussi Playmobil de ma vie et ça mérite un petit slogan...Sa race.
2 heures 30 à trop se marrer, plaisanter, chahuter plus tard, je suis rentrée. Les Myolastan me défoncent bien et je m'endors, pour me réveiller à 4 heures du matin, toujours bloquée et vachement moins guillerette...

Dimanche 31 mai, le voyage se passe comme un voyage en voiture et en famille. Je suis au bord du suicide. Me force à sourire, grâce à la défonce des médocs qui me rendent hilare...
Il fait chaud partout où la voiture nous traîne. L'est de la France ( ouais il faisait beau chez moi...), la Suisse et ses lacs, le tout début de l'Italie... Et seulement le début.
Le voyage se termine dans des embouteillages trop sympas, sous la pluie... La vraie, la grosse et 14°c... Sa race.
Il faut savoir que la ville où je suis se trouve tout le temps, mais genre tout le temps, sous le soleil bleu marine et blue ébloui pareil... Sa race.

Lundi 1 juin. Il pleut... Mon dos n'est toujours pas à son maximum et n'est pas forcément prêt pour la brouette togolaise ou la levrette... Ca tombe bien remarquez, je suis en famille et certainement pas dans des conditions optimum de débauche sexuelle...
Remarquez pour le pas de soleil c'est peut-être bien. Je ne serai pas une putain de Granny Smith rance...
Ma mère est tombée (je ne parle pas d'un petit trébuchage, non, d'une grosse gamelle devant l'hôtel et ses habitants. J'ai juste eu le temps de mettre ma main gauche sous sa tête... le trauma crânien aurait pu certainement être the big cherry on the cake mais bon... Restons sages et discrètes) ce matin sur la terrasse de l'hôtel, à cause de l'Havainas trempée... C'est la loose intégrale... Mais en même temps, c'est très bizarre, on se marre... Tout cela est tellement over-exagerator comme contexte que je fais pipi dans ma culotte tout les 10 minutes...

Il y en a eu des gros mots hein... C'est le traitement ça... Je ne suis plus moi-même... Non c'est juste que ça m'a fait du bien...

Sinon je vais aller acheter des lunettes en forme de coeur dans 13 couleurs différentes... Elles sont pas chères... J'ai acheté un short bloomer moitié pyjama moitié ras la toutoune... Très mignon... Il est possible que je fasse de la photo de l'Italia forever pour vous montrer à quel point je suis et bossue et trempée...

Je vous embrasse... Très fort...

PS: Comme je ne vais pas aller à la plage cet après-midi, je vais essayer de me rencarder pour acheter au plus vite une gazinière déféctueuse...

30 mai, 2009


COOL DES CERNES...




Levée à 7 heures...
La matinée ne me va, clairement, pas au teint.
Je pars demain en Italie... Mais j'y aurai internet... C'est pas comme si j'allais privilégier l'internet à la plage, aux glaces, aux marchés et à la mer, mais ça veut dire que je pourrai poster.

Et comme j'ai été bien matinale, je ne vais pas parler de la morale kantienne (je serais trop aléatoire du propos...), en revanche les UVA et UVB sont plus adaptés à mes rares heures de sommeil...
Depuis quelques mois, je me dis que je vais faire gaffe au soleil, qui fait vieillir la peau et qu'après ça servira à rien de chialer quand je serai en mode Granny Smith rance... Mais j'adore être bronzée. Pas noire noire, non hâlée.
Alors certes, ne jamais s'exposer au soleil est la meilleure garantie pour garder sa fraîcheur, mais ça veut aussi, et surtout, dire avoir le teint fadasse toute une vie... Et ça je suis moyennement partisane. Je ferai les deux, le soleil et un peu gaffe... Comme avec les contrefaçons d'ailleurs... Je ferai un peu gaffe(je pars dans le paradis du faux là... Mais je saurai rester forte, impériale et tenue face à la tentation du faux cheap... Ouais ok si c'est mal fait je ne serais tentée de rien, mais admettons, c'est réussi? Quoi illégal? Ah booonnnn... Putain si même les pauvres ne peuvent pas se faire faussement plaisir, elle est où cette chienne de liberté... Dixit Marie, l'anarchiste énervée avec un cran d'arrêt tout plein de sang entre les dents... )

Je vous embrasse fort. Bon long week end, faites bien la chouille (oui en 1996, la "chouille" était un concept omniprésent dans ma vie de lycéenne... Ouais c'est moche comme mot... Ouais je n'étais en rien obligée de l'écrire ici... Ouais bonne idée, j'ai qu'à me barrer de ce post sans queue, ni tête, ni cortex pré-frontal...).

27 mai, 2009


TROP LA MODE C'EST UNE ARNAQUEUSE...





Bon de la mode actuelle, essentiellement populaire, on en sait des trucs... Surtout via les blogs hein!!! Salade tunisienne du concept de la mode en 2009: le perfecto, le loose, les jeans piqués à l'amant parce que le vrai mec il n'est pas si rock'n'roll que ça, le liberty, le léopard, les bijoux dans les cheveux... Plein de trucs qu'on voit partout au cas où on est pas bien compris...
Mais parfois, cette histoire, ça me fait penser à la Nouvelle Star...

Explicatìon... Hummmmm hablando espanol... Madrid... castagnettes...Olé... Corrida... Quoi les clichés? Ah oui peut-être...

Les sélections de la Nouvelle Star sont toujours l'occasion de voir des gens qui vivent corps, âme, soul, esprit et coquillettes pour la musique. Trop ils sont sur Terre pour jouer des cordes vocales. Et tac, l'audition arrive, il chante du Amel Bent. Le jury veut en savoir plus après ce qu'il leur a vendu le candidat, et là, le trou... Il en connait pas d'autre de chanson le candidat... C'est sa vie de se balader d'une note à l'autre, mais seulement sur une chanson d'Amel Bent... Même pas il se dit que c'est un peu light d'avoir juste une chanson de varietoche en tête. A-t-il une toute petite idée de ce que c'est la vraie vie de passionné notre candidat?

Ou le cinoche... Alors ça c'est bon aussi. Les cinéphages (oui oui, pas "-philes", ils sont "-philes" de rien là ) qui vont 14 fois au cinéma par semaine, trop ils ne vivent que pour ça... Sauf que (attention je vais faire ma vielle réac' de merde, vaguement élitiste avec ça), Otto Preminger, Welles, Coppola le père pas la progéniture, Wilder, James Stewart, Lang, Woody Allen avant Scarlett et plein d'autres, ben ils savent pas ce que c'est... En revanche, t'inquiète z'en pas que ça connaît grave le cinéma...
J'avais prévenu que ça serait réac cette histoire... Non mais chacun fait ce qui lui plait, mais être passionné d'un truc nécessite un minimum de connaissances sur le dit truc. Aimer ça veut dire aller un tout petit peu au-delà de l'immédiateté de la chose. Son histoire par exemple, comprendre ses références, son langage... Ça n'est pas que des récits bien racontés le cinéma, ou si ça peut l'être mais ça n'a strictement rien à voir avec la cinéphilie dans ce cas, c'est juste le loisir pur... Et c'est pas grave, alors pas la peine de se la ouèj...

Donc revenons-en à nos bouts de tissus...
Moi je kiffe la mode. Pas seulement la mienne ou celle de la voisine, non je l'aime dans sa globalité. Et comme je l'aime d'amour, j'ai envie de savoir. Je suis encore une gogole de néophyte en la matière, mais si j'aime la mode, c'est surtout parce que ce réflexe identitaire est diablement intéressant. De mon point de vue, on peut ne pas le partager... Ben oui on va pas se le jouer sectaire.
Alors l'amour, ça me pousse à me demander pourquoi le jeans, comment il est venu à ce moment là? Et pourquoi tout le monde le porte et surtout, comment notre bougre a-t-il pu devenir l'évidence même?

Je m'interroge sur les références pornographiques de la mode actuelle... Si, parce que c'est grave cette histoire. Pas grave en gravité mais grave en importance. Et non, ce n'est pas sale!

Je me demande aussi pourquoi le rock'n'roll... L'Angleterre... Le punk... Le Perfecto... Westwood... Tout ça.
Je tombe sur un article l'autre jour et je me dis que Vivienne Westwood elle doit trop être en train de se marrer depuis quelques années.



Gourmande comme elle est en plus...

Et comme je ne savais pas ce que je m'apprête à vous dire, je me dis que ça peut peut-être intéresser ceux qui étaient comme bibi... Si vous aimez la mode, vous n'aimez pas juste savoir que la it-pièce du moments se doit d'être en liberty, hein?

Je vais le faire bref (vous avez quand même d'autres choses à faire là...), Vivienne Westwood et son premier mari, Malcolm McLaren (le mec qui aidera drôlement les Sex Pistols à être ce qu'ils seront...), ont créé une boutique au 430, King's Road à Londres en 1971... Bon y avait aussi Patrick Casey dans cette histoire, mais là on va trancher dans le récit... Sinon on s'en sort pas... Et pis aussi parce que Patoch', j'sais pas qui c'est.
Versatile, la boutique changera de nom... Souvent... Let It Rock / Too Fast To Live, Too Young To Die/ SEX (le nom le plus connu de cette boutique, d'où la photo voilà... Photo avec Jordan en guest star... moitié-modèle, moitié-égérie, moitié-actrice, moitié-manager et moitié-vendeuse...) Seditionaries / Worlds End... Jusqu'en 1983 cette histoire.

Bon comme ça on s'en fout, mais de Westwood je ne connaissais que les bottes Pirate, le drapeau anglais détourné, ses cheveux roux clairs, ces robes improbables... Mais je ne savais rien de l'essentiel...
Vivienne vendait ses créations dans la boutique (mais pas que hein... De la fripe aussi, des disques, des chaînes de vélo).

Le t-shirt est un produit dérivé phare de Westwood dans sa boutique. Notamment, des t-shirts avec le nom d'Elvis ou de Chuck Berry écrit avec des paillettes... Comment ça comme Zadig & Voltaire? Ah oui tiens merde, j'avais pas fait le lien... Marrant... Sûre c'est le hasard...

Le mot Rock'n'roll écrit avec des os de poulets... Bon ça, personne n'a gardé les os mais pour le reste...Hein...

Des t-shirts coupés en deux, réunis avec des épingles à nourrice ou des fermetures Éclair... Oh ben ça, ça n'existe plus vous avez vu... Même pas c'est revenu à la mode...
Elle le fera aussi sur le costume bondage le truc du zip partout.
On peut y voir aussi des t-shirts limites avec la tête du violeur de Cambridge... Enfin la tête, la cagoule surtout...




Ou des croix gammées parce qu'un punk ça a peur de rien, c'est même à ça qu'on le reconnait...



Il y a aussi la mode, enfin, faite par soi. La mode punk c'est ça... Ça a même un nom cette histoire, le Do It Yourself, dont Garance a fait l'expérience hier... Il s'agit d'utiliser tous les objets de la vie courante comme de la mode potentielle (oui pourquoi pas le grille-pain en jolie couronne... Faut pas se la jouer frileux hein!!!), de désacraliser, de s'en carrer un peu mais pas vraiment. Et surtout, c'est la première fois où la rue a été en avance, où c'est elle qui a influencé les créateurs (L'inversement des valeurs sa mère!)... Et vas-y pas que c'est en plus les classes populaires qui ont fait ça, même pas les riches (ben non, à quoi sert la débrouillardise de l'apparence si on peut avoir tout ce que l'on souhaite... Voilà à rien...).
Alors je vais passer sur le fait que le slim vient clairement aussi des punks, comme le tartan, le legging (appelé encore à cette époque collant sans pied) ou des bretelles portées lâches sur le jeans...

J'y reviendrai sûrement parce que parler de Vivienne Westwood c'est comprendre aussi le look P.I.M.P d'André 3000 ou celui de Doherty voire des t-shirts à message vaguement ridicules de ces dernières années. Plus je lisais ça plus je me disais "... Oh le truc de ouf'".

Ayé, j'ai fini...
PS: Vivienne, t'es une reine...

26 mai, 2009

UNE FILLE, UN GARÇON, UNE FLEUR, LE TARP' DU BÉBÉ ET ROULE MA POULE...



C'est un peu tout pour la vidéo là...
Oh ben ça va...
Je vous embrasse... Et pis travaillez bien hein! Et pour les rmistes, bonne glande, il fait beau, ça fait tout de suite plus de bien au cœur que les tornades qui détruisent tout sur leur passage...

25 mai, 2009



LA VRAIE MODE... AURÉLIA...

"Ok je joue le jeu mais, je ne suis pas dupe..."





Le rendez-vous avait été pris il y a quelques jours avec Aurélia. Elle ne devait pas être la première rencontre de la Chic Fille et finalement, le sort en a décidé autrement...
Aurélia m'a invitée chez elle. C'était mieux. Pour parler ensemble. Pour parler de mode. Pour ne pas se faire servir des diabolos fraise tièdes par les serveurs très moyennement aimables de la place Stanislas ( nous, lorrains, d'adoption ou pas, tellement on est des gros malins et qu'on veut gagner du temps quand on parle, on dit place Stan... Classe hein!!!)
Je ne sais pas sur qui je vais tomber. Vous, vous savez un peu. Ma tête. Ma taille (je fais 2m32 ce qui est toujours impressionnant si on est pas prévenu). Même mon débit de parole vous avez des pistes...
Mais moi j'en sais nettement moins.
Et pourtant je n'étais pas traqueuse, il ne s'agissait pas vraiment de moi, simplement de mieux la connaître elle. Aurélia.

Rien n'avait été préparé. Je savais qu'on allait parler de mode, qu'elle allait me parler de la sienne. Il fallait que je comprenne un peu le pourquoi et le comment de sa mode à elle. Alors, pro comme je suis, j'y suis allée au feeling... Et quel feeling. Pas le mien hein, non le nôtre à Aurélia et moi.

Je rentre dans son appartement qui donne sur un panorama nancéen époustouflant... Mazette que la ville est belle vue de là-haut.
Et là je tombe sur elles.



Le monde est bien fait... La grosse Nike sa mère aussi d'ailleurs. Exactement les mêmes que les miennes et tout de suite, ça me fait plaisir...

On s'assoit. Aurélia m'accueille avec beaucoup de gentillesse et beaucoup de calories qu'elle a shoppées chez Picard. Arrosés de Marco Polo, les sucres passent mieux dans mon sang. On fera pipi 2000 fois à cause de Mariage et de ses Frères, mais qu'importe, on a su prendre des vrais risques pour la fashion.

Et vas-y pas qu'on se met à parler. De tout, de rien et du reste.
Je ne savais pas si je voulais voir son armoire, enfin si je voulais, mais il s'est trouvé que sans qu'on le contrôle vraiment, la discussion a commencé à se transformer en un événement un peu hybride... Entre la gravité et les rires. Et le thé. Et conséquemment le pipi...

Je pourrais vous parler des sacs d'Aurélia... Le Jacobs, le Dreyfuss, dernier vestige de la collection qu'elle avait entamée il y a longtemps (Dreyfuss est lorrain et était déjà bien connu par chez nous il y a un certain temps... Notamment par Aurélia...) ou des autres...




Je pourrais vous parler de sa passion pour la beauté by Laura Mercier. Aurélia m'a filé des échantillons. Plein. Elle en parle bien, j'ai découvert la philosophie du teint de la Laura (oui en lorraine, comme dans tout l'est, un prénom est nécessairement précédé d'un déterminant... Classe encore...). Oui assurément c'est bien "la philosophie du teint" que je viens de dire, on est pas chez Heidegger non plus.




Je pourrais vous parler de son blog. Celui où elle dessine. Parle. Cherche.



Ou de son amour des chaussures. Elle en a plein. La plupart avec des talons... Trop elle m'a énervée laisse tomber... Genre elle se la crânait à coup de "moi c'est en ballerines que j'ai mal aux pieds" ou de "je porte que ça, c'est beau, non?". Ben ouais que c'est beau. Quand je fais des choix radicaux en ce qui concerne mon non-port de talons, il s'agit bien d'incapacité et certainement pas de parti pris esthétique. Je le légitime comme tel mais c'est juste que je suis une grosse gogole sur 13 cms... 6 aussi d'ailleurs...

D'ailleurs piste mode qui a son importance... Mais genre grosse importance.
Aurélia chausse du 35. un vrai 35. Et les meilleures marques pour vos jolis petits petons mesdemoiselles sont:

-La Redoute
- Ash
-Cosmo bien que les modèles, dixit Aurélia, sont pas top top...
- André... je confirme grave sa mère.
- Texto...

Ou vous parler de son amour pour la country (d'où le titre sur Deezer qu'elle m'a soufflé...), de son travail d'orthophoniste, de sa robe bleue Bel Air (après vérification... Aurélia ne connait pas forcément les marques qu'elle porte. Elle ne porte que ce qu'elle aime...), de sa certitude de ne jamais porter de boyfriend, de son rapport décomplexé à la mode (les marques sont toujours calmées à coup d'objets enfantins et attachés à sa propre histoire... Bon là pour le coup je m'emballe, mais je crois qu'il s'agit d'un truc comme ça...)... Je voulais développer sur tout ça mais, Aurélia et moi on a pris le parti de parler d'autre chose. Quelque chose que nous avons vécu toutes les deux.
Je sais que j'ai déjà été longue du propos, mais l'essence même de notre rencontre se situe là, maintenant, dans les lignes qui vont suivre...

" LE COTÉ UN PEU MOCHE DU SHOPPING..."

Aurélia, 20 ans, la vie devant elle, ne se refuse rien. Sous quel prétexte après tout. Elle est toute-puissante, le monde lui appartient et elle ne veut surtout pas côtoyer la frustration dans son quotidien. Alors elle ne se pose plus de limite.

Marie, 23 ans, peut-être 24, ne se refuse rien. Elle aime se réinventer chaque jour. Elle ne s'est pas trouvée alors elle a pris le parti de s'inventer à coup de chiffons améliorés. Elle se dit que ça comblera le vide. Elle y croit à chaque fois...


Aurélia et moi, nous sommes passées par cette même épreuve. L'épreuve de l'achat. Le côté moche du shopping comme elle l'a si joliment dit.
L'achat compulsif, la consommation frénétique est un sujet rarement traité dans la blogosphère et bien peu dans la presse féminine. Le Elle de cette semaine, via un test, nous fait le coup de "nous sommes toutes addictives, et prenons le parti d'en rire...".
J'sais pas toi Aurélia, mais moi, ça m'a fait super moyennement marrer.

L'over-consommation maladive, dénuée de tout plaisir et parée du dégoût le plus profond est un phénomène bien plus fréquent qu'on veut nous le faire croire.
En tant qu'ancienne junkie, comme Aurélia, j'arrive à repérer rapidement les comportements très curieux de consommation. Par curieux j'entends très clairement "borderline".
Être acheteuse compulsive, appelons un chat un chat, c'est être dans la merde en permanence, c'est mentir à son amoureux, sa famille, c'est trouver vite un moyen d'acheter cette pièce qui nous semble tellement indispensable jusqu'à... Jusqu'à ce qu'une autre arrive dans le cerveau, 2 minutes après l'achat. Et puis une autre. Et encore une... C'est un puits sans fond... Jamais.
C'est aussi le dégoût d'acheter, la gêne de ne plus trouver de place pour tout bien plier, ranger, c'est mettre des années à s'en remettre... Du porte-monnaie et de l'ego. Ceci dit, ça laisse des séquelles quand même cette histoire de junkie...
C'est tout ça...

Aurélia va mieux. Marie va mieux aussi. Après être passées par des diètes, on se galère encore mais les choses rentrent dans l'ordre. Ça demande de la vigilance. Tout le temps et c'est pas facile à l'heure d'H&M et des blogs...
J'avais déjà parlé de ce sujet ici, mais Aurélia comme moi on a voulu en reparler. Avec ses mots à elle aussi.

Merci Aurélia.

Je vais repartir en vadrouille de vous cette semaine et je sais d'avance que ça sera différent et c'est ça qui est bon les bonasses!
Je vous embrasse...

24 mai, 2009

UN SAMEDI SOIR, UNE FILLE, PAS DE COPAIN, UN COULOIR QUI RESSEMBLE DE LOIN (ET PAS QUE..) À UN HÔPITAL ET... OUAIS ET... DES UGG...

Samedi soir , 2h56 du matin. Bon indicateur de la rock'n'roll attitude de ma vie sociale...

Samedi soir moitié vautrée dans mon lit-canap à boire du jus de pamplemousse à même le goulot de la brique+ épisode final de Gossip Girl ("Chuck viens on s'en fout, on se marie..." Moi qui suis vite troublée par le merdeux, j'ai trouvé le prince... Oui il existe pas pour de vrai je sais mais dieu qu'il pue la chatte... Rhooh ça va. C'est presque le premier samedi du mois là!)+ pas de copains = vie toute "pourrite", laisse tomber...

J'ai réussi à faire presque court...



Je vous embrasse fort...

PS: Bien sûr que j'avais dit que j'en achèterai plus, trop vener de l'agressivité publicitaire. Bien évidemment que je suis incohérente. Oh ben l'autre comme si c'était une nouvelle...

21 mai, 2009


VAGABONDAGES DU 21 MAI...

Rentrée chez moi, ça a pas mal flâné dans les rues nancéennes aujourd'hui. Il pleuvait. C'est un état météorologique plutôt habituel, comme un vieux jeans trop porté. Rassurant mais un peu lassant.
J'ai chaussé l'ipod aux oreilles, les Aigle en plastoc' aux pieds, un jeans élimé grâce à mes petites mimines mais dont l'idée était venue pas toute seule... À la différence d'elle le mien, J Brand de rien, est un slim Gap trop grand pour mon tarp', couleur moitié blanc moitié rosé... Il est beau, pas vraiment sûre qu'il mette ma silhouette en valeur... Mais je suis une conne... Pas encore guérie, toujours hésitante, à ne pas porter toujours ce qui lui sied vraiment.



J'ai découvert un peu sur le tard l'album de Julien Doré. Il m'était devenu très irritant et puis là, à force d'écouter les chansons, sa voix et sa mélancolie graves, je me mets à aimer... "Truc de dingue comme j'aime cet album", c'est ce que je me dis en marchant dans les rues grises.
Les passants ne semblent pas apprécier le port de la botte de pluie. Je vois dans leurs yeux leurs interrogations, ils sont pas sûrs sûrs de l'effet et de l'intérêt du plastoc' dans la ville. C'est parce qu'ils ont oublié quel effet ça fait de sauter dans les flaques... C'est ce que moi je leur réponds dans ma tête...
Je viens d'une ville bien plus petite que Nancy et, à force de tâtonner de l'élégance, je suis relativement blindée face aux tergiversions esthétiques de mes congénères. Et puis, quand j'entends "ouais dans ma ville de province, dés que t'es habillé un peu olé-olé, t'es regardé de haut en bas... Trop ça m'énerve ça. Pfff les gens... (Entendez par "olé-olé" une robe Sandro un peu colorée et des chaussures vaguement flashantes (pas noires quoi!)... Il s'agit rarement de punk à crête rose fluo et au jeans pire qu'élimé qui se plaignent du conservatisme vestimentaire et du manque d'ouverture d'esprit... Non c'est l'autre côté du conservatisme, la fashion qui est d'un ennui parfois mortel... Mais pourtant ça se plaint. "La province, les gens qui ne nous laissent pas s'habiller comme mon "moi" me le suggère... Merde, je suis différente moi, pas un numéro, quelque chose d'un peu plus à part...") j'ai trop envie de me marrer...
Le cœur de la vérité de la fashion c'est pas ça. La vérité de la fashion c'est comme les filles et leur rapport à la séduction, une grosse arnaque...

Je m'explique...
La raison pour laquelle je portais du rose fluo, des grosses jupes importables pour la plupart du commun des mortels, des bottes en été, des sandales ouvertes avec des chaussettes en laine au cœur de l'hiver, des fleurs énormissimes dans ma tignasse de fausse blonde, des shorts ras le bonbon, des blousons aux couleurs improbables n'est certainement pas la discrétion... Non mais attendez, il ne s'agit de faire des efforts de tenues, d'excentricité pour qu'au bout du compte on se retrouve à être transparente, pas regardée... Et les minettes qui se plaignent du peu d'audace de la populace sont des grosses arnaqueuses. Non parce que laissez-les, mieux encouragez-les à s'habiller comme elles le veulent, mais genre vraiment, aucun surmoi fashion, toutes les pulsions qui ont le droit de s'exprimer anarchiquement et, mettez des passants qui s'en tamponnent grave le coquillard de leurs silhouettes, qu'est ce qui se passera dans leur tête... Elles vont redevenir transparentes, tout le contraire de ce à quoi la mode leur sert... Je le sais parce que je suis ça aussi...

Pour la drague c'est tout pareil... Exemple presque concret, ça sera plus efficace...

Lolita a un prénom prédestiné à la séduction. Trop c'est une fille regardée. Le vieux, le jeune à gros casque, le jeune père qui a dû oublier qu'il a d'autres chats à fouetter, le pas vieux pas jeune dynamique, le riche, le pauvre... Tous ils la matent. Et vas y pas qu'ils sont pas discrets avec ça. Et ben Lolita, du haut de ses 22 ans, ça la gonfle grave. "Merde, rhooo c'est chiant ça, j'en ai trop marre qu'on me regarde" qu'elle se dit avec sincérité... Cette nunuche de Lolita elle sait pas encore que ça durera pas toute sa vie cette histoire et puis... Et puis un jour malade, le nez irrité à force de mouchages, mal peignée, un chignon fait à la va vite, elle sort, elle a des courses à faire...
Le même vieux, le même jeune à casque, le même riche et tous les autres ont détourné leur regard... Et ben tout de suite elle fait moins sa bégueule notre Lolita.
"Pourquoi plus personne ne me regarde...Merde , rhooo c'est chiant ça, j'en ai trop marre qu'on me reluque pas..."
Bon Lolita faudrait savoir ce que tu veux... Le beurre, l'argent du beurre, le cul rebondi de la crémière... Lolita, oh ma Lolita, il va falloir choisir ton camp là.

Et bien comme pour la drague, la fashion faut qu'elle arrête.

Si je mets des bottes de pluie en pleine ville c'est pas pour être discrète.
Si je suis super matée, je ne me plains de rien. Certainement pas, parce que, vous savez quoi les filles, je kiffe. Je kiffe grave sa mère être matée...

Je vous embrasse, bonne nuit...

19 mai, 2009


LES EAUX DE MARS... PRESQU'À TEMPS...




(Sans vous commander, c'est bien d'enclencher le lecteur Deezer, et d'écouter... Non parce que c'est beau hein...)

La Bretagne, a priori pas l'exotisme le plus vendeur de rêves au monde... Et bien les choses sont moins évidentes qu'un catalogue de tourisme faussement ensoleillé...
J'adore la Bretagne.
J'aime son élégance violente. Cette manière qu'elle a de ne pas transiger. C'est hyper rock n'roll cette histoire... À chaque fois elle me fait reconsidérer ma vie, les choix citadins que je peux faire, mes priorités, la vue que j'ai envie d'avoir devant mes yeux tous les jours. Ouais gros big love qui me ferait presque me demander si ma vie ne serait pas mieux si j'étais une étrangère là-bas.

"-La mode tactactac, la mode tactactac, la mode tactactac..." (le "Tactactac", c'est comme des claquements de mains dans une chanson de Queen...)

C'est bon j'y viens (le meilleur moyen de créer de l'hystérie fanatique dans ce blog, je l'ai trouvé. Je le crée moi-même...).
Donc la mode, ouais non parce que faudrait pas voir à déconner, dans "la chic fille", y a "chic" et là aussi, y en a des choses à dire.

La Bretagne, c'est loin de chez moi. Tellement loin que j'en passe des heures au volant de la voiture à rêvasser.
Et c'est là que je me suis téléportée (via l'esprit supersonique) en l'an 2001. Ou 2002, des fois les années se mélangent.
C'était la période des expérimentations sapestes. Laisse tomber comme je me devais d'être à la pointe, de ne surtout pas être fagottée comme le commun des mortels (has-been, ça va sans dire pour l'assurée que j'étais...). Alors fatalement c'était hésitant cette histoire. Voire... Voire cavalier.

Un jour de mars quelconque, je me baladais bien guillerette en direction de Sephora ou de H&M. Là, une dame au volant de sa Safrane, m'arrête et me demande où sont les parkings. Plaçeuse de voiture qu'elle m'a crue alors que moi, le matin je m'étais trouvée bien élégante et audacieuse avec ça...
Je souris, comprends rien, elle louche sur mes coudières (en fait des jambières... Inculte va!) et j'lui dis "on dirait que je place là? Genre? Non mais dites moi madame..."
"- Ben ouais, l'orange sur les bras... C'est voyant cette histoire, ça fait panneau indiquant! Oups j'aurais donc gaffé? Oh c'est tout moi cette histoire... encore hier avec Mireille, alors qu'elle me parlait de Sophie, sa fille...". Bref...

... Je souris... Ben ouais c'est ça ou se pendre. J'ai bien fait, imaginez la lettre d'adieu...

Maman, je t'aime, tu le sais ça. La vie n'est pas toujours nette, il y a des zones d'ombres, je ne peux pas continuer comme ça... Tu as bien travaillé, je te promets, mais là c'est trop dur. Je ne peux plus. Respecte ma décision. Je t'aime. Vis bien. Embrasse Papi. Fais pareil avec Mamie. Et mes amis... Je vous aime si fort... Mais le mauvais goût. Être prise pour un fléchage ambulant, c'est trop dur... Adieu.
PS: Maman t'es belle...
PS2: J'ai pris Baloo avec moi, ne le cherche pas.


...
Alors, 8 ans après, la vive d'esprit que je suis, sur cette autoroute presque ensoleillée (Bretagne oblige...), a commencé à pouffer. Et vas y pas que ça se marrait, s'en était limite à se tapait sur les cuisses. J'ai repensé aux moitié-coudières moitié-jambières orange criard et c'est soudain devenu très limpide cette histoire. Et comme un boomerang, j'ai repensé au pull moitié débardeur moitié col roulé rouge moche. Aux chaussures Jacobs oranges (décidément) jamais portées. La jupe violette en tulle. La veste pomme d'api moitié trench moitié j'sais pas quoi... Et je me suis arrêtée de penser. Mon orgueil m'a forcée, "n'en jetez plus" qu'il me disait... Pas bien téméraire l'orgueil.

La mode. Ah la mode, cette traîtresse, amie de rien qui m'a fait faire n'importe quoi. Surtout le pire, tout ça pour ne pas être has-been. Je préférais moche je crois. C'était mieux dans mon système de valeur. Quelle grande conasse je fais.

Donc, après maturation, réflexion, créneau (à gauche comme à droite, une vraie déesse du volant...), soleil dans l'œil, gouttes de pluie sur le pare-brise, sandwichs triangles mangés à même le péage, je me suis dit qu'il serait temps de re-choper une miette d'orgueil.

Le beau, celui qui nous va, ça serait pas mieux que la mode par hasard?
Non j'dis ça j'dis rien, mais alors des fois je vois des trucs, genre des tenues, qui sont en plein dans la fashion (ça on peut pas leur reprocher...) mais qui me donnent drôlement envie de vomir... Sens de la mesure.
Chacun fait ce qui lui plait, oulalala, je vais pas faire ma commandante encore, mais pour moi, j'vais faire une petite pause dans le mauvais goût... Ceci dit je peux toujours appeler ça de l'humour si je me retrouve avec du moche. Mais le matin, à même le thé, je me demanderai ce que mon moi pensera de cette tenue dans 10 ans. Bon repère, pour éviter au maximum d'avoir honte face à des looks qui me faisaient passer au mieux pour une "audacieuse" au pire pour une "pathétique"... Et puis pas la peine d'en rajouter j'en ai déjà des louches des approximations...

Je vous embrasse fort.

La photo est du Cobrasnake.

Je viens de me lever... Hé ça va, je sais il est tard, mais j'ai drôlement conduit hier...
Je dois partir pour chez moi dans quelques minutes... Alors je posterai mieux tout à l'heure.
C'était bien. L'océan c'était vraiment bien...
A tout' les beautés...

13 mai, 2009


LE TOUR DE LA QUESTION...

j'ai longtemps été extrêmement hésitante en ce qui concernait le positionnement de l'apparence sur mon blog.

"J'me montre ou pas avec ce pantalon..."
"Oh ben non, j'me montre pas... Ca sert à rien..."
"Oh pis si... Oh si c'est beau. Ou pas, mais la question n'est-elle pas de montrer..."

Très très hésitante. 
 
Je n'avais jamais réfléchi au pourquoi du comment. Parfois la seule chose qui guide les décisions, c'est l'ego et, dans ce cas précis, l'insuffisance d'ego tempéré. Je ne me trouvais pas vraiment alors le reflet, le mien,  m'aidait à mettre de la lumière sur ce que je trouvais obscur...
Je crois que je me cherchais à travers ces photos, ces "looks", tout ça quoi. Le truc c'est que des filles le font super bien, se montrer, le joli look, les photos de malade et à force de me régaler, il a fallu que je me rende à l'évidence, ce n'est pas mon truc. En tous cas comme ça peut être le leur. Je n'ai pas ce truc. Et je n'ai plus envie de le trouver...  

Depuis plusieurs jours, la faute à la maturité (nan, je déconne, je suis toujours une pré-pubère. Boutonneuse dans le coeur...) ou à autre chose, je n'ai plus envie... J'ai dû faire le tour de la question. Le tour de ma question. Et maintenant c'est comme s'il s'agissait d'un auto-soulagement. Je souffle. J'ai choisi. Toute décision implique un choix et chaque choix implique un renoncement... C'est bien comme phrase hein (elle est plaçable dans plein de contextes, j'vous la file, c'est cadeau...)!
Et puis d'avoir enfin compris que moi, je ne suis pas plus intéressante que quiconque et ce qui m'intéresse, le chemin de ce blog, c'est de VOUS  mettre en forme( les autres que moi, c'est bon ça va deux secondes cette histoire de "moi" et puis, en toute objectivité, je ne suis pas suffisamment plurielle pour parler de moi, de mes ratés, hésitations et coup de coeur éternellement... ). Avec mes mots, avec mes images qui risquent d'être bancales de lumière et de netteté (je vais me concentrer... Promis) et avec vous. Non parce que là ça va, c'est à vous de bosser... Avec votre lumière à vous. Ce post peut faire un peu démago comme ça, mais promis, il n'en est rien... 
Et ça correspond à cette envie d'enfin vous rencontrer. Celles qui lisent, celles qui aiment la mode, qui ont envie de sortir de leur placard et qu'on se marre... 

Je voulais donc vous remercier de vos mails, c'est super, ça va me faire bosser. Les mots vont devoir s'adapter et ça m'excite beaucoup...

Je vous embrasse (phrase qui devient un peu rituelle dans ce blog) les rock n'roll pupuces...
Je pars quelques temps en Bretagne (j'aurais préféré dire NY city ou Buenos Aires mais il n'en est rien...) et je ne suis pas certaine de l'efficacité de l'internet. Si mail il y a, attendez deux secondes avant de me traiter, il est bien possible que je ne sois même pas au courant, alors ça ne peut clairement pas être du dédain...

PS: Bon on est pas à l'abri de deux ou trois photos du  minois parfois, juste si la tenue en vaut la peine et que Kate Moss n'est pas disponible pour la mettre en valeur... Non mais c'est vrai ne soyons pas trop radical, après c'est ridicule... Il s'agit d'affirmation et de choix, pas d'un régime dictatorial...

PS2: La photo c'est Vanessa Paradis. Pas de rapport juste la perfection de son profil... Ca fait du bien à l'oeil.

12 mai, 2009


NI LA SAPE, NI LA BELLE BEAUTÉ, NI... NI... QUELQUE CHOSE QUI NE S'ACHÈTE PAS...

Madonna a longtemps été fascinante. Quelque chose d'autre que du palpable me faisait la regarder comme une extra-terrestre. Un truc un peu surnaturel.
Elle n'est ni la plus belle, ni même la meilleure chanteuse... Et ouais il y a très clairement un énorme "mais".
Alors on a appelé ça de l'intelligence, de la bonne débrouillardise, un œil sur la mode, les tendances et la musique hors-pair.
Rien n'est faux mais, le truc en plus de Madonna, que n'a pas le commun des mortels (mais qu'il cherche à acquérir via l'argent, les jeans , les pulls et les robes de soirée), c'est elle. Rien à voir avec l'âge, avec le corps de malade mental qui s'apparente maintenant à une soupe de tendons tendus comme une nouvelle provocation à l'apesanteur ou encore avec sa bouille encore bien trop lisse, presque tirée...

Non Madonna elle est née star. Assumée avec ça... Elle s'en carre.
Cette fille, elle est née pour la lumière.
Alors si c'est ni la beauté ni sa voix c'est quoi?
C'est tout le reste!
Et tout le reste s'appelle communément le charisme.

Quand je regarde les filles dites "belles" aujourd'hui, rarement je n'arrive à faire la différence entre elle la blonde ou elle, la rousse chatoyante. Il ne s'agit que de variations d'un même physique. Et il peut être le plus harmonieux possible il n'en reste pas moins... Fade. Ben ouais.

Quand j'étais petite, la beauté me fascinait... Elle semblait garantir une belle vie, de beaux amoureux, un beau travail... Le genre à la Cendrillon sans l'aspect souillon de départ.
Et moi ça me disait bien cette histoire de beauté. Genre la beauté ultime, la plus belle du monde entier... C'était bien tentant...

Et puis un jour j'ai commencé à voir des filles belles comme des soleils arrêter d'exister juste comme ça, en deux minutes. Et un autre j'ai vu de la non-harmonie physique prendre le pouvoir sur les regards comme ça, sans yeux de biche sans même une bouche charnue...
Et j'ai commencé à m'interroger, Dieu la beauté n'est donc pas la garantie de la séduction au sens large du terme...

Et j'ai repensé à Madonna, à son sourire et à elle sur scène.
Et soudain, comme ça, comme un flash dans la rétine je me suis dit qu'il ne s'agissait pas d'être belle et que dans le fond, elle, la beauté, n'a strictement aucune espèce d'importance.
Non ce qui compte c'est tout le reste, l'aura, la lumière qui suit comme une ombre ceux qui l'ont ce satané charisme.
Il a tout de même un petit côté injuste le charisme, plus que la beauté en tous cas (qui peut presque être achetée elle... À coup de sapes, de rouges à joues... Voire de manière plus épidermique encore, avec du bistouri...). Parce qu'il ne s'acquiert pas comme ça, certains naissent avec, depuis qu'ils tout tout petits, ils fascinent ,séduisent avec des mots, des gestes, une posture... La classe vient de là, la beauté se fane, personne n'a la silhouette, la perfection cutanée ou les jambes galbées éternelles... Non c'est comme ça. Et finalement ça n'a strictement rien d'injuste. Ça nous force à être autre que ça. À être surtout plus que ça... dans le fond on mérite bien mieux que la simple enveloppe...

Comme la mode et la crise, c'est l'âge avançant qui permet de rendre à César ce qui revient à César. Alors que les années font perdre la fraîcheur du minois, elles font grossir le charisme...
Coup de bol, même si on est pas né avec l'aura madonnienne, elle peut se construire, à coup d'épaisseurs, d'expériences, de bonnes postures et d'assurance... L'assurance d'être soi.

On se redresse, on croit en soi et on montre sa lumière au monde, comme si c'était d'un commun même... Il s'agit juste de son reflet...

Je vous embrasse... Très fort.

PS: Et ça n'est pas un hasard si la madonne est avec Sean Pean sur cette photo... Parce que le charisme de malade, c'est aussi lui... La classe internationale qui s'affine à coup de plis dans le visage et sous les yeux..

10 mai, 2009


AVIS AUX FILLES DU COIN...

Édit: les filles, si ce n'est pas maintenant que vous êtes libres, pas de souci, même si c'est dans plusieurs mois, on s'organisera... Moi je veux toutes vous rencontrer. Il n'y a pas de sélection, pas de concours... Les choses se feront simplement dans l'ordre des disponibilités de tout le monde et on y arrivera... Je vous embrasse, merci de vos mails, je vais répondre à tout le monde...

Bon j'avais fait cette demande il y a très longtemps.
Ça n'avait pas rencontré un grand succès, la faute à la timidité ou au "j'm'en carre", qu'importe je retente.

Je voudrais rencontrer certaines d'entre vous (celles qui le désirent), qu'elles me parlent de leur placard, de leurs envies, qu'elles aient envie de me parler de leur élégance, de leur rapport au beau... Et qu'on boive du thé (ou du café, ou de la vodka, ouais hardcore... Bourrées à parler de jeans ça serait bien ça...), mange des chamallows, qu'on soit contente et qu'on se fasse des nattes, comme toutes les filles... Que je prenne leur belle beauté en photo... Et je sais que la timidité n'aide pas mais vous déciderez de ce qu'on peut montrer ou pas... Et la vidéo de vous, serait un peu pour moi, the cherry on the cake.

Alors on a pas peur, on hésite pas, je veux voir de la fille qui ne me ressemble pas (bon s'il y a de la petite gougoutte perdue dans ses t-shirts trop grands, je prends quand même... ), de la fille qui ne porte pas forcément que du Isabel Marant, des filles de la vraie vie, de la zoulette, de la courbe, de la beauté, du bonheur, de la joie et de l'envie bordel... Allez les filles, faites plaisir...
Et on oublie pas que je vous kiffe... Comment ça je passe de la pommade... Tout de suite!
La photo là haut c'est moi, un peu ridicule, un peu à 4 ans et, sûr, je ne peux pas vous mordre...

Pour me joindre, le mail c'est unechicfille@gmail.com... C'est original hein!!!

08 mai, 2009

AA... ET CONSOMMATION OCCIDENTALE...

Combien de temps qu'on a pas parlé des bombasses d'American Apparel... Ouais super longtemps.
Bon j'ai commandé plein de trucs chez AA ces derniers temps. Ouais ça semble déjà fascinant cette histoire... Attendez j'y arrive.
Le truc avec Dov et ses potes c'est qu'ils me font prendre des vessies pour des lanternes. Je suis faible dés qu'il s'agit de leur coton...
Je pars à la fin du mois en Italie, par chez moi et mes origines et, comme il y fera un soleil radieux, je vais mettre le maillot de bain.
Celui qui brille de milliards de feux dans tous les sens...



Celui-là, parfaitement. Avec la culotte rouge agressive pareil. Moitié fraise, moitié pamplemousse...
C'est bien. J'en ai des trucs à dire à dire? Quand à un moment donné, dans un blog, on en vient à dire "c'est bien", c'est, qu'en général on a touché le fond...

Et puis j'ai acheté l'écharpe grosse, en coton qui fait des ronds et des ronds aka the unisex circle scarf... En rouge fluo que j'ai cru. (Plutôt rose fadasse en fait, résultat je l'ai teint dans l'après-midi avec une teinture orangée Dylon. C'est mieux, je suis plus contente).
Hier, donc, elle arrive via le monsieur de chez UPS qui est super aimable... Truc de malade, il me regardait comme si j'avais violé et buté sa maman... Et pas forcément dans cet ordre d'ailleurs les supplices corporels!!!



Alors je la déballe bien contente... pas que je veuille porter des écharpes là maintenant, mais c'est à cause d'elle et de l'utilisation qu'elle fait de son bout de tissu que j'ai été tentée... Sheitant va.



Et là je vois un bout de tissu mal découpé... Vraiment mal découpé... Oh ben si faut pas déconner. Ma petite cousine de 5 ans, pas encore au fait avec sa dextérité, aurait pu les faire elle-même, de ces petites mains potelées et maladroites, les finitions de la dite écharpe.
Là je me sens nunuche, encore une fois, victime de la branchouille et... Et je m'en veux... Bon je tente deux trois nœuds avec la dite guenille et je m'en sors. Je m'en sors de la jupe, du top, de la robe bustier... Mais c'est pas l'écharpe qui fait tout ça, non c'est moi et mon talent de l'approximation. Une visite chez Eurodif, le chef du tissu, aurait finalement suffit à faire mon bonheur. 2 mètres d'un jersey classique et le résultat aurait été semblable... Non parce que la circle scarf elle coûte 26 euros... Autant dire un prix très bien proportionné à la qualité... Putain. Surtout qu'il ne faut pas oublier que je suis une grosse gona et que je ne remarque que très rarement ce type de détails, c'est donc plus que flagrant...

Maintenant le vrai sujet de ce post... Non parce que ça faisait un peu lignt sachant que je n'ai que très peu écrit cette semaine...

Attention histoire. On ouvre bien ses petites oreilles oculaires et en avant Ginguamp...

Mardi, fort guillerette, je me baladais dans la cité nancéenne. Le ventre grouillant, j'ai bien envie d'une viennoiserie. Tiens, il y a un Paul à deux mètres de moi, mon cerveau fait tout de suite le lien... Paul/ Viennoiserie, Viennoiserie/ Paul... Maligne la chic fille.

"-Bonjour madame la marchande avec son chapeau blanc, est-ce que je pourrais avoir un pain au chocolat avec des amandes?

- Bien sûr mignonne comme vous êtes, vous serez toute charmante avec du sucre glace au coin de la bouche...

- Oh ben merci vous êtes adorable... Un peu exagérante mais ça me plait... Combien je vous dois?

- 1 euro et 80 cts...

- ... (Larme au coin de l'œil, qu'est ce qu'elle me raconte là... Et sans imiter la voix d'Arnold dans Arnold et Willy... Je sais me tenir!)

- ... (Qu'est ce qu'elle fait cette conasse de cliente, elle peut pas fermer sa bouche. J'avais tout fait, la flatterie les conneries et tout et tout et là elle comprend pas ce que je dis. Quelle journée de merde).

- Combien? C'est cher non? (mon surmoi n'avait plus de filtre, tac c'est sorti comme ça, alors que je ne fais jamais ce genre de choses... Je suis la docilité consommante incarnée.)

- Pfffffff! (Ben ouais c'est comme ça, ça va pas dans ma poche non plus... Quelle pingre!!! Sucre glace ou pas. Sale pingre)."

À quel moment c'est arrivé ça? C'est peut-être la goutte d'eau qui a fait déborder la farine de ma baguette, mais j'ai été ecoeurée. Ecoeurée de devoir payer 12 francs un truc un peu dégueu dans le fond... Et tout le monde avait l'air de trouver ça normal.
Bon je ne sais pas trop ce que j'ai envie d'en dire, ça enfonce des portes déjà très ouvertes, je sais bien, mais merde, c'est quoi ce bordel... En vrai, à quel moment c'est devenu normal? Alors que hé, c'est pas normal. 12 francs (ndlr, le franc est une vielle monnaie française de l'époque où on était gaulois et qu'on parlais tous latin... Et j'étais née)!!!
Voilà, tout le monde s'en carre, mais je commence à réfléchir très clairement à des modes de consommation vaguement alternatifs, pourquoi pas l'élevage de chèvres dans le Larzac avec de la vieille laine qui gratte en guise de gilet... Cette docilité, la mienne également, me dégoûte... J'ai pas envie de cette vie là. De cette consommation comme ça. J'ai envie de nature, de vert, d'arbre, de construction de cabanes, de cerises en guise de boucles d'oreilles, de betterave en guise de blush, de pieds nus sales à force de trop marcher par terre, de cache-cache dans la nuit où ça fait peur mais qu'on rigole quand même sous le poids de la nervosité.

C'est de ça dont j'ai envie, sûrement pas de payer 12 boules un truc à manger. Sucre glace ou pas...

05 mai, 2009


4 STEPS...




(La musique c'est pour après... Ben oui comment on entend ce que je dis sinon hein??? Ben voilà, on peut pas...)

Je ne pensais pas tenir autant avec 3 guenilles...

Bon ben finalement j'ai fait 17 minutes avec la guenille... Super...

Je sais, ça fait long comme ça (et puis oui, je sais, vous avez une vie...), mais je ne dis que des trucs géniaux (je dis surtout "tac" en fait...) alors on se fait courageuse et en avant Guingamp... Oui et en arrière Quimper... Et au milieu, il me semble qu'il y a un truc avec Saint-Brieuc...
Je vous embrasse...

Et un...


Et deux...


Et trois...


Et quatre...

04 mai, 2009



IRRÉVÉRENCE DE MON ÉTAT ADOLESCENT...




FERRIS BUELLER... Bien sûr que j'étais amoureuse de lui. J'avais 7 ans. Et à 7 ans, Ferris Bueller c'est la classe internationale. Le cool à son maximum, la dégaine du branleur qui hantera tous mes fantasmes, tous mes premiers émois... Et qui sont à l'origine de mes goûts testostéronés...

La question, ce soir, n'est pas de savoir pourquoi mes premiers tremblements et battements coronaires (il y en avait aussi certains pour Johnny Depp, aka Tom Hanson dans 21 Jump Street, mais pour d'autres raisons... Plus plastiques les raisons d'ailleurs...) étaient tout droit dirigés vers Ferris Bueller... Oh que non! Oh que pourtant j'en aurais des choses à dire s'il le fallait...

Non, en ces temps orageux du 4 Mai 2009 (l'orage rend le soleil encore plus jaune... presque ocre, c'est vraiment joli par ma fenêtre), il est enfin temps de développer la question du branleur et, comme une extension de ce concept, de l'irrévérence. Et non, cette irrévérence n'est pas toute masculine... Quel ennui en perspective sinon...

Les filles, sous des dehors déguisés plus ou moins subtilement, se doivent de faire plein de trucs bien pour être une vraie "femme" qu'il sera de bon ton de draguer et, si les choses se déroulent à merveille, mieux que dans Cendrillon, de les demander en épousailles.
Vracouille du best of des qualités toutes remplies d'œstrogène:

1) La cuisine. Pas de se déguiser en Cuisinella, non bande de nunuches, bien de savoir faire un tournedos Rossini avec seulement 1 gousse d'ail et une croûte de mimolette en frigidaire... La fille rassasie d'un rien... Elle peut tout faire pourvu que ça soit bon.

2) L'épilation parfaite. Rien de négligé. Que du lisse. Du glabre. L'air de pas y toucher en plus. Si le garçon sent du "qui pique", tout de suite ça fait moins déesse... Elle descend de son piédestal cette grosse dégueulasse. Si les filles ça pique de rien, sinon c'est sale.

3) Le rangement. Ça va avec la cuisine. + Linge. + Organisation des papiers administratifs. + Logistique optimale de l'armoire.

4) La douceur. La compréhension. L'empathie (...). Les câlins sur demande. Les massages.

5) La pratique active et élégante du talon. La jupe droite toute moulante qui, quoi qu'il arrive, galère la démarche.
Pas de baskets... Comme à l'entrée du Macumba voilà!
Pas de pantalons trop larges... Attends faudrait voir à au moins suggérer le tarp'. C'est un minimum. Mais pas de vulgarité non plus... Putain je comprends rien à la subtilité féminine moi... C'est un coup un truc, après tout l'inverse...

6) Pas de gros mots. Que du beau langage. Mais pas trop non plus. Si le Q.I se monte à 3 chiffres, surtout ne pas le montrer, sinon ça fait flipper. Pas de regard trop vif, ça fait trop maligne, mais pas trop bovin non plus... Sinon c'est trop!!!


Comme je ne rentre dans strictement dans aucun critère, je me suis mise à improviser dans mon rapport à la testostérone et aux bras rassurants...

Je me suis, moi, transformée en branleur...

Je trouve que sous des dehors, "ouais on va changer les choses, réinventons les rapports homme-femme, faisons autre les relations dominant/dominé, menons donc la vie que nous avons envie de mener en notre for intérieur... Oui c'est ça, écoutons notre âme et notre cerveau battre à l'unisson pour nous dicter notre conduite morale et sociale", tout reste extrêmement sage... C'en est presque chiant à en pleurer...

Alors ma position révolutionnaire à moi (toutes proportions gardées faudrait pas voir à déconner) c'est de mettre, tous les matins, mon costume de branleur. De bon gros branleur.

C'est quoi un "branleur"? Si je vois bien que certains, tout attirés par l'aspect politique et social de la chose, aimeraient bien savoir...

Alors d'abord c'est quelqu'un qui n'est pas égoïste, oh ça non, mais comme "charité bien ordonnée commence par soi-même", il peut vite passer pour quand même. Sauf que le branleur il s'en carre...

Le branleur il fait pas ce qu'il faut faire, non non... Sa vie à lui est dispensée de toutes obligations relou... Y en a qui disent qu'il faut grandir. Le branleur réplique que c'est pas le propos et qu'il ne s'agit ni d'âge ni de statut. Il fait les choses que lui estiment devoir faire et pas celles que sa mère, son mec, son patron lui ordonnent. Le branleur, c'est pas de sa faute, mais l'abus de pouvoir ça lui fait monter le rictus. Alors ça énerve encore plus... Mais lui, le branleur (donc moi) estime que le temps passe vite et qu'il faut donc s'arranger du mieux possible pour que sa vie ça soit le weekend tous les jours. Que du sourire et des trucs qui font taper des grosses barres... Parce que on va mourir et ça le branleur, il l'oublie pas.

Le branleur il est pas obligé de porter de l'Isabel Marant si ça l'emmerde. Le Billy au bras pour ranger les clefs, les bananes rances, le blush et les kleenex (ah non le branleur n'a jamais de mouchoirs dans le sac, parce que c'est pratique et qu'il se fait un point d'honneur à n'avoir que du superficiel...) pareil, il est pas forcé. Le branleur il porte ce qu'il veut.

Le branleur il vit, il dit merde, il se marre bouche grande ouverte, il porte de la grosse Nike, il se peigne mal mais lui il aime bien, il bave du rimmel, il porte des jupes trop courtes mais s'en fout, il est cordial avec les gens, dis mademoiselle à toutes les dames, même âgées, surtout âgées, sourit, s'emmerde pas avec ce qui n'est pas vital, essaye de rester un gros branleur parce que lui, il trouve que c'est une belle qualité et il part dés que l'ennui guette... Peu importe où il se trouve... Parce que les convenances, le branleur ben, il s'en branle...

Je vous embrasse. Ça en a fait des gros mots hein... Ouais je sais, ça peut piquer les yeux si on lit ce post trop de fois...

30 avril, 2009


LE CAS DU CANOTIER... POUR EN ARRIVER À AUTRE CHOSE QUE LE CANOTIER... COMME À CHAQUE FOIS DEPUIS, AYÉ, 500 POSTS...

Tout pour le cheveu... Oh ça va bien, je suis vieille du blog moi, alors c'est sûr, il m'arrive de me louper de l'entrée en matière.

L'accessoire prend clairement le pouvoir, à force d'épuration de silhouette, comme pour prouver naturellement l'élégance. S'accessoiriser l'allure c'est aussi montrer que notre sens de la fashion n'est pas en friche, du moins pas tant que ça, juste de manière un tantinet plus subtil.
Je suis, grande nouvelle, la plus grande représentante du no-look. C'est pas que je ne me sape pas, que je n'y passe pas un certain temps, non, c'est plus que je continue tout bonnement ma route sur le chemin du "pas y toucher".

"Oh tu sais ça, c'est rien. Trois fois rien. Payé des clopinettes, c'est moi qui fait tout le boulot, certainement pas cette guenille..."... Raclement de gorge, redressage de grosse, très grosse poitrine, tête haute... En d'autre terme, j'ai parfaitement le sens de la mesure, mais aussi d'une certaine forme d'humilité...

Je me recentre... Oh ça va hein... Je souffle des bougies en même temps que je tape sur le clavier...

Le basique t-shirt blanc dégoulinant et le jeans élimé sont un costume qui nécessite un petit "plus" pour se présenter, de leur mieux, au monde.
Dans mon cas, le plus c'est un vernis à ongles fluo (plutôt orange que vert), des fleurs, des fausses abeilles ou des oreilles de chat dans mes cheveux... Et aussi, comme de bien entendu ( cette expression est tellement vieillotte qu'elle en est toute charmante...), le chapeau.

Le panama est sur ma tête déjà depuis quelques années... Ok d'accord, mois. Vous ne pouvez pas vous empêcher de me rappeler que je suis une presque has-beeen... Traîtresses va!!!
Et depuis quelques décennies... Ok quelques semaines... Ok depuis quelques heures... C'est bon on a qu'à arrêter l'humiliation là... Le canotier.

Vu l'an passé sur la tête d'Alix, il ne m'avait pas transcendé. Joli sur le titi fashion parisienne mais je ne l'envisageais en aucun cas avec ma Stan Smith.

Le dernier Lula feuilleté, j'ai commencé à l'imaginer très bien avec les trous de mes denims. Moitié-écrabouillé, moitié-rapetissé, le canotier de Lula j'lui ai tout de suite trouvé un gros charme. Un gros gros charme (Ouais je fais une blague en rapport avec Harry, un jeune homme subtil à l'oeil vif et à la mèche savamment mise en place de l'Ile de la tentation... Trop classy!!)
J'ai commencé à l'envisager, l'associer, tout du moins essayer (j'ai toujours pas trouvé le mode d'emploi élégant de ce drôle de chapeau) dans ma tête.

Bon, j'en ai vu dans une boutique à chapeau, à 9 euros, je sais d'avance que je vais le prendre... Et je sais plutôt d'avance que je le mettrai 3 fois et ce, même si une partie du cerveau, plus sheitan que l'autre, me souffle que "bien sûr tu le mettras Marie. Tu seras belle. L'avoir sur toi ce canotier, ça sera comme avoir cette grâce... La grâce d'une fille autre que toi... Achète, achète..."
"Oui ben c'est bon j'y vais... Pas la peine de trop insister ceci dit, j'étais déjà dans les starting-blocks"

Et puis j'ai compris. Grâce à un chapeau de paille raplati, j'ai enfin compris...

Acquérir ces choses que je vois à tel ou tel endroit, me permet de "voler" une toute petite partie de l'élégance de ces filles que j'aime. C'est un peu cucul la praloche ce que je dis là, je sais, mais c'est bizarre de voir à quel point, pour se composer soi, on pique aux autres. Pas du vol bête, non quelque chose qui va nous constituer à notre tour, parce qu'il faut, petit à petit, savoir qui on est dans le fond, et comment le savoir sans l'autre?
La mode n'échappe, en aucun cas, à la règle.
Et, alors que je m'en justifiais autrefois (y a deux mois quoi... Ca va on est pas dans un rapport spatio-temporel à la Belle au Bois Dormant ici...), je trouve ça plutôt joyeux ces inspirations... Parce que nous, on sait d'où vient ce chapeau, cette robe froufroutée, on connaît sa référence... C'est pas de la copie, juste un lien, quelque chose qui nous connecte aux autres...

Ca doit expliquer le succès de la blogosphère, cette connexion. À coup de coton, mais finalement c'est un joli début, non?

La photo est tirée du blog d'Alix, The Cherry Blossom Girl


Je rentre dimanche et tout rentrera dans l'ordre ici, avec un peu plus de rigueur...

Je vous embrasse, je m'emballe, je vous sers dans mes bras pour de faux et...

Et surtout je vous remercie tous pour vos mots, vos yeux qui vont d'une ligne à l'autre ici et qui me font beaucoup de beau, de doux au coeur...

Merci de tout mon coeur pour avoir été là ces 500 premières marches... Je continue le coeur léger et l'âme ensoleillée grâce à vous... Si ça c'est pas encore plus cucul la praloche que le reste ça!

Merci.

Mad World est le premier morceau que j'écoute, seule, le jour de mon anniversaire, dès que minuit arrive pile à la verticale. Alors, pour mon cinq-centenaire... Il ne pouvait pas vraiment en être autrement...