POPULAIRE #1

1.10.14

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Sylvie Vartan et Johnny par Patrick Bertrand 

(Alors je sais pas si tu vois mais les mocassins de Johnny sont canons. Et puis le jeans, le t-shirt... bref, Johnny est sapé cool ou c'est moi?)

J'avais envie de faire une nouvelle rubrique qui, si tout se déroule normalement, devrait durer 3 semaines vu que je suis hyper endurante en ce qui concerne les idées sur le blog -__-
Mais faisons tous semblant d'y croire.

En fait j'avais envie de parler musique mais parler musique qui peut, parfois te foutre vaguement la honte, voire la honte vener si ton shuffle, ce truc qui ne respecte rien, se met à balancer ce son en soirée avec des gens à qui tu tentes de dire par tous les pores de ta peau et de ton attitude que t'es trop cool... Le shuffle se chargera de ta dignité cet enfoiré.
Tu pourras trouver tous les arguments du monde (qui seront tous aux confins de la mauvaise foi ne soyons pas dupe) que tu ne t'en sortiras quand même pas. Tes copains qui écoutent de la musique "pointue" te regarderont avec un chouia de mépris et ceux qui t'aiment le plus auront de la tendresse pour toi... Encore... mais c'est mort pour ta crédibilité.

Moi j'en ai des kilos des chansons comme ça.
Et sache que même si je m'en défends socialement, je les écoute très premier degré même si je me la raconte en te disant que j'écoute que du Nina Simone en m'endormant, je te mens.
PS: Je les connais toutes par coeur...
-__-
Ne me juge pas

C'est bientôt la fin, Mozart opéra rock





 Non mais je me suis dit qu'on allait commencer par de la variétoche énervée. Impardonnable presque. Même pas l'argument nostalgique genre j'ai connu  cette chanson enfant pour sauver le truc... Non, rien, quand elle est sortie j'avais 32 ans.
Donc j'adore cette chanson, surtout la montée "encore, encore, encore" en coeur, ça me fait me frétiller grave.
Putain je ne me respecte pas :-)
PS: Par coeur donc. À fond dans la voiture, fenêtre baissée à la hurler comme si ma vie en dépendait... Voilà.

Le mal de toi, Amel Bent




Alors c'est moitié de ma faute là (dit-elle aux confins de la mauvaise je ferai tout pour sauver ma toute branlante dignité) mais c'est mon goût pour le sucre du R&B (pareil j'ai un problème très important à régler avec le zouk love) qui me fait chavirer pour ce morceau d'Amel Bent.
Il est mon préféré, je peux pas m'empêcher de le chanter, de la viber en remuant les épaules et gigotant les mains (ce que je fais présentement en l'écoutant pour écrire ce post).
Mon amour pour le brushing d'Amel dans ce clip ne faiblit pas.
PS: Par coeur aussi mais ai-je besoin de le préciser.
PS bis: même les vibes je les connais par coeur.

Ouragan, Stéphanie de Monaco




Après j'étais petite... C'est peut-être pour ça...
Non mais sérieux, le refrain il te donne aussi envie de chanter à toi?
je répète que c'est pas pour rigoler, j'aime vraiment cette chanson.

Sans bruit, Patrick Fiori




Comme avec le R&B et avec le zouk love, j'ai un problème majeur avec Patrick Fiori, je le kiffe.
Enfin celle chanson et une autre ( Que tu reviennes, c'est plutôt monomaniaque du thème on est d'accord).
Je la trouve vraiment très jolie, mais je vois bien que mes copains (sauf Sarah) trouve qu'elle est naze... Alors on se cache elle et moi pour la chanter au premier degré.

Je cours, Kyo



(-__-)

En plus le pire, c'est que quand Kyo a commencé à chanter, mes copains de l'époque faisaient du rock' n' roll bien énervé à base Sick Of it All, Converge, Deftones et autres trucs encore plus énervés, alors vous imaginez bien qu'écouter Kyo c'était pire que le bout du bout du rouleau pour eux. Alors je prenais ma honte avec moi et on allait se blottir les oreilles de mon nouvel ipod et on faisait comme si on écoutait des trucs expérimentaux.
Je les aime pas toutes, mais Je cours, même si les paroles c'est juste pas possible, je l'aime bien.
10 ans plus tard, à tue-tête et par coeur.

Toutes les femmes de ta vie, L5



Popstars première édition / Louisy Joseph en peau de bête / du carré plongeant / Mia Frye / Une choré improbable / du pantalon qui brille...


Bisous Smack

BJÖRK X SPIKE JONZE X TRIUMPH OF A HEART

SAINT LAURENT

30.9.14

ulliel ysl



(J'ai vachement écouté ce son cet été même s'il est plus vieux que ça)

J'ai enfin vu Saint-Laurent de Bertrand Bonello.

Comme beaucoup, en début d'année, j'étais allée voir le premier (chronologiquement) film sorti sur la vie de Yves Saint-Laurent, réalisé par Jalil Lespert avec Pierre Niney dans le rôle titre.

J'en étais sortie un peu blasée, m'étais plutôt ennuyée, trouvant le film facile, court et puis, même si je ne connaissais pas vraiment la vie de Saint-Laurent, il m'avait semblé caricatural. Le dévoué Bergé incarné par Gallienne je n'y avais pas vraiment cru. Les choses n'avaient pas pu être aussi "simples" que ce qui nous était montré.
Le film m'avait fait l'impression d'être une succession de louanges à la gloire du dévouement de Bergé.
Bref, bof. Ajoutons à cela une promo tellement premier degré (de Gallienne notamment) et j'étais déjà moitié énervée (les vrais combats ;-))

J'attendais beaucoup du film de Bonello dont je n'avais strictement rien vu (même pas L'Apollonide c'est dire) et qui avait fait une très forte impression à Cannes cette année.

Et comme entre temps, j'avais lu le bouquin de Alicia Drake, Beautiful people (que je ne saurai que vous conseiller une nouvelle fois, c'est vraiment bien), retraçant les trajectoires de vie personnelle et professionnelle de Saint-Laurent et de Lagerfeld avec, dans chacune d'elle, le fascinant Jacques de Bascher électron libre, fascinant et liant, je me sentais fin prête.

Je suis donc arrivée devant le film de Bonello un peu moins néophyte mais finalement ça n'avait pas tellement d'importance.

Si vous voulez voir un "vrai" biopic sur Saint-Laurent, quelque chose dans l'ordre, avec de vrais éléments de vie, une trame, une "explication", le film de Bonello n'est pas la meilleure des idées.

Le film de Jaspert est nettement plus factuel, la narration y est plus claire et surtout le propos, même s'il est fait sous le prisme de Bergé, parle complètement de la vie d'Yves Saint-Laurent (de manière transversale et partiale mais tout de même).

Celui de Bonello m'a fait l'effet de ne pas tout à fait parler du créateur, au mieux il était un prétexte pour un sujet bien plus grand que ça. Peut-être la création et ce qu'elle coûte...

J'y suis allée avec Yassine qui est parti au bout de 45 minutes après m'avoir demandé "c'est quand que le film commence?"
Et de son point de vue il n'avait pas tout fait tort.

Mais moi, j'ai été aspiré par ce film.
J'y suis allée tout acquise à sa cause c'est vrai, peut-être même que ça m'a rendu modérément objective malgré tout, 5 jours plus tard, il reste encore très imprégné dans mon esprit.
Je ne vais pas vous mentir, il m'a décontenancée, c'est un film surprenant et même si j'avais lu des mots comme "expérience", "création" pour le qualifier, je ne pensais pas qu'il aurait été aussi peu "commercial".

D'abord c'est long. Un film qui dure 2h30 c'est déjà quelque chose.
C'est peu bavard. Plutôt contemplatif. Certaines scènes sont très longues (plus de 7 minutes).
La narration, d'abord chronologique presque classique, se fait chahuter, aux 2/3 du film pour se transformer en une forme d'errance au coeur du processus créatif. J'ai lu une interview où Bonello expliquait qu'après avoir vu la version de Lespert, s'était senti décomplexé à l'idée de ne pas raconter les choses comme elles "s'étaient vraiment passées", le souci du réalisme en moins.
C'est évidemment très beau.
C'est assez juste que certains seconds rôles sont un peu tièdes, mais la caméra est tant fixée sur Saint-Laurent que les autres (Jacques de Bascher aka Louis Garrel excepté. Mais vu que je ne suis objective ni pour Garrel ni pour De Bascher imagine dans quel état d'excitation j'étais) sont en retrait. Dans le cas de la relation Bergé /Saint-Laurent s'en est même étrange tant leur relation est quasi reléguée au second plan...

Mais s'il faut comparer, le film est très clairement à un autre niveau que celui de Lespert. C'est beau, grand et même si tu t'en tamponnes le coquillard de la mode et de ses tergiversions, tu peux tout à fait être emporté.

Et maintenant ça m'a donné envie de voir du Visconti (j'ai rien vu de Visconti)...

À demain.



(ça gigote en boîte de nuit Jacques)

DORS BIEN X ARABESQUE 1 DEBUSSY

29.9.14

FUT-IL UN BLOG MODE? (PAS TOUT À FAIT SÛRE DE LA GRAMMAIRE DE CETTE PHRASE, MAIS C'EST MON BLOG, J'FAIS CE QUE JE VEUX!)

Kate Moss in W (2003)

( Photo de Bruce Weber pour W Magazine)


C'est en lisant l'article de Lise, Fin de cycle pour la mode que j'ai eu envie de refaire un post sur la mode.
Je ne vous parle plus de vêtements, c'est vrai, mais lire son billet a répondu à certaines questions que je me posais sur mon rapport « évolutif » aux vêtements et je voulais aborder cela avec vous.

Au tout début de ce blog, si certains ne le savent pas, je ne parlais que de mode, c'était l'unique chose qui m'intéressait ici.
D'ailleurs pour tout vous dire, c'était l'une des seules choses qui m'intéressaient vraiment dans le fond (j'imagine que certains doivent trouver cela bien triste et sûrement que ça l'est dans une certaine mesure).

J'avais très envie d'atteindre enfin « ma silhouette » ce truc qui allait ma définir plus clairement.
Et puis, ce monde un peu caché, inaccessible qu'était la mode, ce truc loin de moi, me faisait sincèrement rêver, moi la petite provinciale issue de classe populaire où on ose même pas rentrer dans les magasins où les vêtements sont trop chers, j'étais sous le charme de ces choses qui étaient au-delà de ma caste.

Alors sûrement pour "échapper à ma condition", à ce que je pensais être une vie toute petite, je regardais les créateurs, les sapes hors de prix et voulais avoir les trucs nouveaux avant les autres... Avoir avant les autres c'était très important pour moi.
Encore aujourd'hui je ne sais pas trop pourquoi...
En gros une autre armoire, une autre caste.

Dans mon cas, la problématique autour de mon rapport au shopping était double (je ferai un post dessus parce que je pense qu'il y a à dire):

✔︎ La problématique liée à la classe sociale / l'argent 
✔︎ La problématique féminine / passer de fille à femme / être physiquement femme

J'ai créé le blog pour parler de mode (d'où le nom... et ouais, trait d'esprit).
J'étais donc passionnée par la sape, l'achat, shoppais avec exaltation et n'étais, évidemment, jamais satisfaite de ce que j'avais dans mon armoire. Ni même de mon reflet, les limites du processus se sont rapidement révélées.

Mon attention s'est dirigée vers le vêtement à un moment où j'étais dans une grande fébrilité d'image (pour ne pas dire narcissique) et si je ne trouvais pas de réconfort là-dedans ça n'était pas parce que je m'étais trompée de chemin, non, c'est parce que je n'avais pas encore la bonne sape.
J'étais hyper mal dans ma peau, et le vêtement, au vu de ce que j'entendais, semblait être une réponse légère et rapide à mon problème.

Et puis, petit à petit, j'ai commencé à m'en désintéresser, ce qui a correspondu au moment où j'ai diversifié les sujets sur le blog.
Les pages mode des magazines que je lisais encore ne me faisaient ni chaud ni froid.
Lire des blogs, voir des images en permanence a eu raison de "mon désir".

L'internet a agi en profondeur sur mes préférences et sur ma frénésie.
Je ne pouvais plus suivre les tendances, tout allait si vite qu'on ne savait même plus si telle chose était dépassée ou déjà en train de revenir.
Les blogs ont tant démocratisé le luxe que mes fantasmes de mode (genre le 2.55 de Chanel que je voulais depuis l'adolescence) ont tout simplement cessé de me faire rêver.
Mes fantasmes n'avaient plus de sens à les voir étalés comme ça, aussi simplement dans le quotidien de tas de filles aux mêmes "ambitions" stylistiques que moi.

Les sites de Streetstyle avec leurs successions de photos de rédactrices toutes plus classes les unes que les autres, toutes plus minces, toutes plus belles à la lumière de l'objectif de Garance Doré ont continué à installer, plus durablement, ma lassitude.
Je me suis habituée à la mode, je n'avais plus de désir pour elle, elle allait trop vite.
Ca me fait penser à une chanson de Zazie, Slow ( j'aime beaucoup Zazie je ne sais pas si j'en ai déjà parlé ).
L'idée de rareté, de désir qui monte, d'inaccessibilité était le plus grand moteur de mon rapport à la mode, il y avait du charnel là-dedans.

Pour le reste, j'étais finalement, toujours restée cette meuf à jeans / t-shirt / baskets sobres.
Ce qui m'excite beaucoup et encore n'est pas ce qui se renouvelle, il est dans l'idée même de sobriété.
Je n'ai pas tout à fait les moyens (financiers j'entends) de vivre ma sobriété comme je l'aimerais, c'est à dire plus chic, plus rare, mais dans l'idée, que pourrais-je porter d'autres que ce que je porte depuis 5 ans tous les jours? Je ne vois pas, j'aime m'habiller ennuyeux.

Mon blog m'aura appris qu'en mode, que je suis une fille à uniforme, c'est une chose qui me tranquillise et qui, surtout, règle le problème que j'ai avec le choix... Je reviens vous parler de cette dimension très vite.

Love bonne journée... 

BELLE-ÎLE

22.9.14

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(Très belle chanson de Camélia Jordana. Cette meuf a un truc quand même!)

Je pars à Belle-Ile en Mer 4 jours.
Je suis surexcitée, c'est tout près de chez moi mais je n'y suis encore jamais allée et vu que y en a qui disent que c'est une des plus belles îles du monde (les mecs sont chauds donc), je suis impatiente.
Alors si vous avez des trucs qu'il faut absolument que je vois sinon je meurs dans d'atroces souffrances, n'hésitez pas à me dire, ça serait un timing de merde pour mourir.

Bref, je ne posterai pas mais je vous embrasse quand même avec la langue, la rentrée ne m'aura pas rendue moins gourmande.

PS: Je répondrai à vos commentaires en rentrant, timing de merde de mon côté donc... Désolée.


Bisous smack 

BOOTY

21.9.14

J.Lo Testino

(J.Lo divine par Testino)

T'as vu Booty, le morceau de J.Lo en duo avec Iggy Azaela?

Au cas où prends 5 minutes...


Tu sais à quel point je ne suis pas réfractaire à la chaudasserie et suis même un pilou agacée par l'idée (largement répandue même chez mes congénères) qui dit qu'une fille qui bouge outrageusement son boule dans un clip ne "se respecte pas".

Tu te souviens peut-être aussi que je suis plutôt sensible au cul de Miss Iggy...
Donc a priori, je pensais me foutre comme de l'an 40 du dernier clip de miss Lopez.

Et je l'ai regardé et... Là, immense gêne.
Elle est toujours aussi dingue de beauté, là rien à redire.
Elle bouge bien, toujours rien à redire.
Après qualitativement, le morceau est plutôt anecdotique et l'objectif du clip semble clairement de donner une crise d'épilepsie à un maximum de personnes... Ce qu'il doit réussir, tant d'images saccadées de boules ça donne le tournis.
C'est pas le parti pris de montrer son cul qui me gêne c'est que dans le cas de Jennifer ça semble être son ultime moyen de vendre face à un semi-échec de son 10ème album (A.K.A.) et à un morceau plutôt nul...

Je n'ai pas d'a priori sur le cul dans la musique. J'ai d'abord été fan de Mylène Farmer qui n'était pas la dernière à se balader les seins à l'air... mais comme chez Farmer c'est dans l'ADN le cul, c'est quasi de l'ordre du parti-pris, ça ne me gêne pas parce qu'elle n'a pas changé son fusil d'épaule en cours de route.
Comme pour Madonna.
Mais quand on se met à être cul parce que c'est vendeur... Genre Lorie au bout du bout du roul' qui tentait de se la jouer mi-espiègle mi-chaudasse en reprenant Les divas du dancing (lol soit dit en passant... personne a dû lui dire parce que se la jouer moite avec ça, c'était tendu de base), là ça craint... Ou Jenifer (la française) qui a tourné un clip dans un peep-show sur une reprise France Gall (Non mais sans déconner, Poupée de cire, poupée de son en mode cochonne, comment s'est monté à son cerveau?)

J'aime pas quand le cul est utilisé par dépit, quand on sait parfaitement que ce que l'on fait ne tient pas la route, qu'on ne vend plus tellement et qu'on se dit qu'on va mettre un boule qui traîne en body, du gloss posé à la cochonne, gigoter n'importe comment mais gourmande et faire sa grosse chaudasse... Sur un malentendu ça va peut-être marcher qu'ils doivent se dire. D'ailleurs ils se disent plutôt bien vu que ça marche.

Là ça craint, quand c'est fait sans aucune autre conviction que le dépit.

C'est ce que j'ai ressenti en regardant le clip de J.Lo.
Elle peut pas compter sur le fond qui est pauvre, qui ne se vend plus tellement alors... ben alors elle bouge son boule... Qu'elle a de fort joli mais c'est pas tellement le propos...


 

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