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19.2.17

BILAN 2016 PARTIE 1

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Ian Isiah que je ne connaissais pas mais que j'écoute jusqu'au bout et que j'ai découvert sur le blog flambant neuf de La Lionne




Bien, bien, bien... Ouais voilà qu'on est rendu en février...

Marie aka le fucking sens du timing. 

J'espère que vous allez bien, je reviens avec, du coup, mon bilan 2016 que j'avais promis et que j'ai failli zapper. 

Vu que le temps nous est vaguement compté, je vais le faire en partie et mélangeant un peu tout dedans, une sorte de salade piémontaise dans laquelle j'aurais rajouté de l'ananas en tranche comme j'ai un goût relatif.


Phrase de l'année: 

 « Je ne dors pas et je m’en fous, j’arrange ma vie autrement ». 
Raymond Queneau

Alors j'ai connu une année compliqué en terme d'insomnie. Je l'ai vaguement abordé dans le blog mais j'ai le sommeil compliqué.
Depuis quasi toujours, j'ai du mal à m'endormir, je me tape régulièrement des journées sans avoir dormi du tout... Spoiler, c'est tout pourri mais on y survit.
Donc là,  avec tous mes changements de vie, je me suis tapée 2 mois avec une nuit blanche par semaine, et pour les autres nuits, entre 3 et 4 heures de sommeil par nuit. Spoiler, bonne ambiance générale, quand on dort pas, on voit vite pourquoi le sommeil c'est la base de la Pyramide de Maslow, quand on bascule dans un état de veille étrange dans lequel on se met à chialer pour un rien... En plus cette année j'ai un peu besoin de mon cerveau qui, sans sommeil, est le roi des gogols.

Mais cette phrase de Queneau m'a décontracté.
En fait, rien de pire pour gérer les insomnies que se sentir mal de ne pas dormir, tant pis c'est comme ça. Une fois qu'on sait qu'on y survit, ça va mieux.

Depuis je dors mieux, mais on est à l'abri de rien...


Les fringues cette année: 

Moches. Si je devais résumer les looks de l'année je dirais "je m'en carrais pas mal du coup, il est certain que j'ai pas fait un concours d'élégance".
Plus sobre que sobre, au-delà du casual, je m'en foutais, jamais sapée aussi vite le matin que cette année. Quel temps de gagné...Après j'ai pas mal de nouveaux trucs mais j'ai passé quasi toute mon année en jean un peu mal coupé et pulls (ouais je m'acharne avec les Mom Jeans alors que restons sérieux, ça ne me va pas!).
Taf + Fac + Insomnies donc = la mode ce truc de quand t'as le temps.

En gros, comme pour les autres, cette année a été  un retour fracassant des cols roulés dans mon armoire qui avaient disparu depuis 1000 ans rapport que mes cheveux sont gros. là j'aime bien, c'est beau, c'est simple.

L'autre énorme retour de mon armoire cette année, attention ça va être sexy prépare toi pour le changement de culotte, c'est le Damart.
Ouais ce truc Termolactyl qui tient chaud vener est ma grande passion de l'année. Ca a commencé avec un cadeau de ma mamie à Noël. Deux Damart que j'ai portés jusque dans mon lit (re-culotte?) et qui m'ont chauffé pour en racheter d'autres (en dentelle, sexy mother fucker) que j'adore...
Du coup, quand ton coup de coeur de l'année en sape c'est les Damart, on peut clairement dire que tu vieillis, non?
Surtout que pour les plus anciens d'ici, vous vous souvenez que, ancienne nancéienne, je me baladais dans les hivers à -12° moitié à poil sur la place Stan ("moitié à poil" = t-shirt / perfecto), donc là j'ai méchamment changé.
Vivement l'année des robes de chambre.


Vincent Dedienne :

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Ouais le mec a carrément une catégorie à lui tout seul.
Je ne le connaissais pas avant de regarder Quotidien cette année, et immédiatement ça a été un énorme coup de foudre.
Bon je suis loin d'être la seule, on est tous un peu fan, non?
Moi je suis la groupie de base, dés qu'il ouvre la bouche, je pouffe avec des grands yeux écarquillés pour ne pas en louer une miette. Je l'adore.
Je le trouve adorable et très, très drôle. Et émouvant aussi des fois.


Françoise Sagan :



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J'avais lu il y a plusieurs années Bonjour Tristesse, dont je ne savais trop quoi penser si ce n'est que ça ne m'avait pas transcendé.
Et puis sur l'appli de livres de l'Iphone (Ibooks?) j'ai pris Aimez-vous Brahms, son quatrième roman, dont la thématique m'intéressait tout particulièrement, tmtc et que j'ai dévoré.

J'en ai lu plein derrière, j'ai adoré aussi. C'est d'apparence légère (j'en ai déjà parlé sur le blog, je sais) mais vachement profond, et hyper mélancolique. J'ai pas arrêté de surligner des phrases que je trouvais brillantes, drôles ou tristes voire parfois les 3 en même temps.
Son esprit est comme une bulle, son apparence légèreté est douce et un peu triste.



Ma chanson de l'année :

une miss s'immisce


On sait pas trop comment vu que j'écoute et adore Exotica depuis super longtemps, j'en ai vachement parlé sur le blog (Désorbitée étant un de mes coups de coeur de la vie avec Des larme sur ses disques) mais je n'ai découvert leur reprise de Une miss s'immisce de Françoise Hardy qu'en voyant le Juste la fin du monde de Xavier Dolan cette année.
Et j'adore, mais alors de foufou, leur reprise.
Chanson sûrement la plus écoutée de l'année.
Je vous mets la scène du film dans laquelle cette chanson est et qui est sûrement ma préférée du film.



Revival musique :

Avant de vous parler des nouveaux trucs musicaux de l'année 2016, je voulais refaire un point sur les vieilleries musicales que j'ai écoutées beaucoup cette année...

Je vous les mets à la suite, y a du slow qui tâche (j'ai réalisé cette année que j'adore les slows 70's et 80's), de l'électro et d'autres trucs.















Du coup il nous reste de la musique, du ciné et des séries à voir dans les autres parties...

Je vous dis à très vite. Et du coup vous 2016? Vous avez découvert des trucs chouettes.


 LOV U  

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10.2.17

SANS MAGAZINE?

Stack-mags



Des tas de fois sur le blog, je vous avais parlé de mon énervement massif contre les magazines dits "féminins" et de, malgré tout, ma difficulté à arrêter de les lire.

Étrangement ils me mettaient en lien avec un truc du féminin auquel j'étais vachement  sensible, le "beau". Enfin le beau mode et make-up qui incarnaient ce à quoi j'étais sensible. Et aussi j'avais l'habitude de les acheter, les feuilleter, décortiquer... Et on a déjà dit comme c'était dur de se débarrasser d'une habitude.

Et puis un jour j'ai arrêté, ça doit faire 2 ans que je ne les achète plus vraiment. Des fois j'oublie j'en prends un et je me rends compte 2 mois plus tard en retombant dessus que je l'ai pas lu.

Dernier en date, une pochette avec Vogue et Glamour. J'aimais bien Glamour mais là je m'en tamponne et puis Vogue, j'ai jamais compris le délire tellement les pubs à outrance et le reste semblent se foutre royalement de notre gueule. C'est comme s'il (le Vogue), me qualifiait de "pauvre et de bouffonne" à chaque fois que je le regarde droit dans les yeux.

Bref.
Aussi parce que pas mal de trucs bougent en ce moment, pas que chez moi d'ailleurs, et que les femmes (et filles) acceptent moins certaines choses qui paraissaient évidentes, les magazines incarnent pour moi un truc tellement obsolète dans leur représentation de la féminité.

Là je suis chez ma maman et j'ai lu un Elle qu'elle avait. Couverture Gwyneth Paltrow qui nous parle de ses 44 ans (qui s'en fout?).
Avant, lire les magazines induisait chez moi un truc tout chelou, l'impression que d'autres femmes avaient un avis sur ce qui était bien / bon / beau pour moi. Elles savaient mieux que moi et du coup me guidaient dans l'apprentissage du féminin.

Et, et c'est bien là où c'était peut-être que mon problème, j'étais plutôt docile avec ça. Faire partie du féminin (de ce féminin là mais je ne savais pas que c'était un féminin orienté), ça me disait bien.

Et en lisant ce Elle là avec notre Gwyneth, encore des tas d'articles sur la chirurgie esthétique, toujours la même chose. Toujours les mêmes représentations, toujours la même question d'enveloppe qui ne change pas. Les mêmes trucs, c'est marrant de continuer à ce point à s'accrocher à ces représentations là, de continuer à dire que c'est pour les femmes et pas pour les annonceurs... Qui y croit?

C'est très compliqué la pub, c'est très compliqué les médias sans sincérité (ce que l'on constate tous de plus en plus), c'est très compliqué d'être coincé dans des représentations imposées parce que l'objectif c'est de vendre, pas d'être du côté des femmes... Enfin si mais pas que, du coup c'est difficile de maintenir un discours cohérent (et émancipateur) sur ces questions.


Du coup, ne plus lire les magazines dits "féminins"? Ben écoutez c'est pas mal... Les relire en revanche provoque une étrange sensation, le léger recul pris sans les lire fait que, replongé dedans, on y perçoit vachement plus leur étrangeté et leur discours tout cliché autour de ce que c'est que d'être une femme.








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26.1.17

TOUT SIMPLEMENT?

brillant


Petit billet tout court pour vous raconter un truc un peu marrant.

En make-up, les produits que je préfère c'est les produits "Teint".
C'est pas dur à comprendre, je ne me maquille pas tellement, du coup le bon teint c'est un peu le seul truc qui compte.

Je refais un point là-dessus parce qu'exactement comme ce que j'avais fait avec les fringues, j'ai fait une boucle avec le maquillage.
C'est à dire que d'un point de départ j'ai pris une route qui m'a ramené à ce même point (de départ donc...) A la Magicien d'Oz donc! Un chemin qui m'a montré qu'en fait, en regardant mieux, là où j'étais au tout début, ben c'était super bien.

Mon chemin  a ressemblé à ça:

Phase 1) J'étais simple, je me maquillais pas vraiment mais un peu quand même. Phase 2) Ô trop bien les vidéos Youtube et toutes ces sorties de marques et produits... Je vais les acheter... Ô j'en ai plein... Vraiment plein... Trop... Phase 3) J'ai vraiment trop de trucs, tout ce fric dépensé, putain j'aurais pu faire d'autres trucs, c'est pas comme si ça me passionnait en plus, ces trucs je les porte même pas!  Phase 4) Bon du coup, on revient au point de départ rapport qu'en fait j'ai pas vraiment changé, je porte toujours plus ou moins les mêmes trucs sachant que la seule chose que je veux, c'est avoir bonne mine...

Une fois ces 4 phases passées, il a faut s'attaquer au plus dur, rompre l'habitude d'acheter.
Ouais parce que de sois on a tendance à "psychologiser" des comportements alors qu'ils sont, tout, bêtement, un produit, une répétition de comportement, une habitude. Comprendre comment ça a commencé (l'achat de maquillage dans le cas présent) n'aboutit pas forcément à l'arrêt de ce comportement, parce que plus la compréhension, ce qui compte c'est son arrêt, non?

Rompre l'habitude, le réflexe, dans l'acte d'achat c'est, comme pour tout, difficile.
Comme quand on arrête les clopes, ou quand on veut arrêter de dire des gros mots (ce qui, évidement, loin d'être une priorité pour moi), il faut lutter contre ce très gros animal d'habitude, le cerveau.

Je suis en phase d'arrêt (encore et toujours oui, que voulez-vous c'est mon fardeau) et c'est dans cet état d'esprit que des évidences me sautent au yeux.
Oui, à mon âge l'évidence comme ça d'un coup alors que putain c'est pas comme si j'avais inventé l'eau tiède.

L'autre jour j'essaye un échantillon de fond de teint (le Vitalumière aqua de chez Chanel), je le mets et je me dis "il est grave beau ce truc".
Quand je me dis "il est grave beau" c'est, évidement, en général pour aboutir rapidement au "il me le faut. Vite. Demain. Ben quoi et s'ils arrêtaient la production".

Mais 5 minutes plus tard (rapport que bordel je suis une adulte et que, contre l'avis de Spinoza, j'ai un libre-arbitre) je me dis que c'est bizarre parce que quasi à chaque fois que j'essaie un produit teint, je le trouve beau et très réussi. Ce qui techniquement pas possible.

Soit ils se valent tous (ce qui est effectivement une possibilité) soit c'est autre chose...

Et quelle est la constante dans mes essais de fond de teint et autres produits teint?

(1/4 d'heure où je vais méchamment me la raconter, vous voilà prévenus)

Ben la constante c'est ma peau.
Les produits marchent bien sur moi parce que ma peau va bien, pas de souci majeur, elle est normale. Voilà c'est tout. Et si j'ai envie de tout acheter parce que tout marche relativement bien c'est parce que j'ai pas de réels besoins et que du coup, ben ça va, ça rend bien.

Alors je dis pas spécialement ça pour me la crâner, mais pour montrer à quel point le marketing fait bien le job (ou alors je suis grave concon ce qui n'est pas tout à fait exclure).

Le temps qu'il m'a fallu pour arrêter de mettre ça sur le dos des produits, le temps qu'il m'a fallu pour me rendre compte qu'en fait, tout marche parce que y avait rien à réparer ...

Ce qui est une piste ô combien intéressante à l'heure où il y'a telle sacralisation des produits (ici de beauté) comme étant vecteurs de "beau, jeune, mince... mon cul" pour cacher ce qu'il y a à cacher. (Il n'y a pas toujours quelque chose à cacher mais ils ont tout intérêt à nous faire croire le contraire).

L'objet comme une (la) solution. L'objet comme incapacité à voir l'évidence.
L'objet comme prothèse sensée compenser même quand il n'y a strictement rien à compenser!

Voilà, ne jamais négliger la simplicité dans les jugements, des fois ça aide.


Je vous embrasse 

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23.1.17

JOURNAL D'UNE APPRENANTE PHASE 1

Juergen Teller / Kate



Avant de commencer mes bilans de l'année 2016, j'avais envie d'utiliser le blog dans un autre but: faire le point sur ma reprise d'études.

L'intérêt est double, d'abord répondre aux questions que vous me posez. Beaucoup on envie de sauter le pas et m'en font part, du coup, décortiquer cela ici, les doutes que je peux rencontrer, mes victoires aussi petites soient elles et questionner les autres remises en question en tout genre, pour vous montrer cela plus "de l'intérieur".

Mon expérience ne vaut bien sûr que pour moi, mais je serai la plus sincère possible et vous pouvez me faire confiance, j'oscillerai suffisamment dans mes humeurs pour que chacun s'y retrouve! Un des avantages de la névrose ;-)

C'est presque d'un intérêt triple puisque "comprendre comment on apprend" fait partie des thématiques de ma reprise d'étude.

Ca me permettrait de garder une trace de ces années là avec assez de précisions.

J'imagine que ça ne parlera pas à tout le monde mais pour ceux que ça intéresse, bienvenue dans ma tête d'apprenante pour la phase numéro 1:  Joie / Illusions 


Fin août: Durant l'été je rencontre un mec qui me parle de l'existence d'un Master de formation de formateurs d'adultes à Brest.
Je trouve l'idée cool, je fais ça depuis plusieurs années (la formation), je gère des équipes de formateurs alors je me sens tout à fait légitime et apte à y entrer. Ce truc c'est pour moi, c'est immédiatement ce que je me dis. Enfin en tous cas s'il y a des études supérieures faites pour moi et mon expérience, c'est bien celles-ci.
L'été file.
Je ne pense plus trop à cette histoire pendant le mois de juillet mais fin août, ça me revient. Pourquoi pas tenter? J'ai à peine réfléchi, pas pesé le pour et le contre, pas pensé réellement aux conséquences de ce changement de vie.
J'envoie un mail au responsable du Master, sans grande conviction, comme ça pour voir.
Pourtant on est fin août, les grandes vacances sont bien avancées et vouloir réintégrer la fac après tant d'années, j'aurais peut-être pu y penser plus tôt. Tant pis au pire, ça sera pour l'année d'après.
Le mec me répond assez vite, me dit qu'il y a une épreuve d'entrée dans une semaine et que je peux me présenter si j'en ai envie. J'ai envie sans trop savoir où je vais.

J'ai quitté la fac depuis très longtemps, j'apprends que l'épreuve d'entrée (après un niveau licence minium) consiste à faire une note de synthèse. Je sais même pas ce que c'est une note de synthèse. Google mon frero règle vite ce problème.
Je me renseigne, comprends que je vais avoir un peu de boulot. J'ai assez peur mais plutôt rien à perdre alors je bossouille, essaie de faire des notes de synthèse toute seule dans mon coin. Pas glorieux, ça me parait dense cette histoire, on verra bien!

La veille je dors à l'hôtel, m'imaginant passer une nuit blanche (l'habitude) mais pas du tout, sur mes deux oreilles, tranquille.

Le lendemain j'arrive à la fac. "Qu'est-ce que je fous là?" C'est la première question qui me vient... Je me trouve ridicule, pourquoi je suis là? Qu'est-ce que j'en attends? Je n'y avais pas plus pensé que ça avant, là, je comprends que même si je n'ai rien à perdre, il y a de l'enjeu.
Je ne trouve pas la salle de rendez-vous tout de suite, je traîne, hésite à demander "faut vraiment que je rentre dans la scolarité... A mon âge..." (ouais je vous dis tout ça parce que forcément on se demande).
Finalement je trouve les deux profs, deux femmes, l'une très souriante et l'autre un peu espiègle (c'est dingue les projections qu'on se fait). C'est deux profs du master, elles m'indiquent la salle, leur gentillesse immédiatement me rassure. Deux autres retardataires sont là pour passer le même examen que moi. Examen qui se révélera être un résumé de texte finalement.
C'est pas trop difficile, j'ai quand même peur de mal faire.
Un entretien oral qui se passe bien, comment paraître assez sûre de soi mais pas trop non plus, c'est ce qui occupe une bonne partie de mon esprit... J'ai envie d'intégrer ce master, ça a l'air chouette et les deux profs aussi.


Début / Mi-Septembre: J'ai été prise, je peux y aller. La rentrée est le 05 septembre. Je tique, dans les années 2000 , c'était mi-octobre et là d'un coup (un coup de quinze ans) j'ai le même rapport temporel qu'un élève de 6ème.
Dans les couloirs, je me dis quand même que 15 ans à passer, de la toute petite vingtaine partout qui contraste.
Je trouve la salle, petite promo et je suis loin d'être la plus âgée.
Spontanément, je les trouve étranges, très différents du monde de la formation que je connais.
On se présente, tour de table, un des profs nous prend en photo pour faire un "trombinoscope" (je sais d'avance que je vais avoir la tête de ma grand-mère en sortie de bronchite, je n'ai dormi que deux heures). La journée se passe, sans grande conviction de mon côté, je commence même à douter.
Et puis les journées filent, les heures de cours passent, certaines passionnantes, d'autres relou (ouais comme avant, ça, ça ne change pas).
Amusant de voir comme on retrouve vite ses réflexes d'écoliers. On se marre beaucoup, on vanne, entre deux concepts, bref, l'école quoi!
J'aime plutôt ce que l'on fait, j'ai l'impression d'avoir des cours théoriques, précis, approfondis, de tout un tas de choses qui occupaient ma vie depuis plus de 10 ans sans savoir que ça pouvait à ce point se conceptualiser.
Je suis sûre de moi, pour une fois que ça m'arrive je ne vais pas bouder mon plaisir. Comme un poisson dans l'eau...
Je rebondis sur les mots, je me dis même que ça sera "facile" cette année (t'inquiète pas je vais largement me détendre après), quasi de l'ordre d'une formalité...

Je suis très heureuse d'être là, je vais bien, je me sens bien.
Les premières étapes angoissantes passées à base de "trop vieille / pas à ma place / c'est loin de ma vie d'avant / je vais y arriver?" on laissé la place à un enthousiasme débordant. Je suis très contente de cette nouvelle rentrée...


Bon du coup, vous avez compris qu'il y'aura d'autres parties... La prochaine traitera d' Ego / Déconstruction 

Bisous love je vous souhaite un bon lundi 


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1.1.17

SALUT 2017, BIEN OU QUOI?

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Je vous souhaite à tous une très belle année.
J'espère que le réveillon était bon, que t'as pas trop bu rapport que ça fait mal à la tête.

D'un point de vue strictement personnel, si je mets des oeillères sur le monde, 2016 a été une année plutôt belle pour moi. Pas que, certes, mais bien plus que d'autres...

Je te souhaite des trucs cool, des défis à relever, de découvrir des trucs sur toi, de l'audace, des bisous dans la bouche avec qui tu veux, plein de trucs auxquels je pense pas mais que tu sais bons pour toi. Je te souhaite de la gentillesse, beaucoup, et plus de cynisme, cette chose déprimante au possible qui a l'audace de se faire passer pour de l'esprit... Non, le cynisme, en ce moment on en a pas besoin.

Le monde ne s'écroule pas, la période n'est pas la plus faste, mais ça va aller mieux, c'est sûr, on a qu'à attendre en faisant de notre mieux, ça sera toujours ça de pris.

En ce qui me concerne, oui j'adore les résolutions, j'en prends tous les mois, 2017 ça sera:

- Arrêter de croire que mes motivations / envies / goûts / aspirations sont universelles
- Faire de mon mieux
- Travailler la bienveillance envers les autres et envers moi
- Faire encore plus de nouveaux plats
- Avoir un chien (cette année est la bonne , j'en veux un depuis que j'ai 6 ans. Je me fais un monde de cette histoire, j'te jure)
- Avoir mon année universitaire
- Être disciplinée à la fac (je crois que c'est mon chantier réel de l'année... pas que pour la fac... Tu te souviens qu'écrire est un peu mon rêve total, mais force est de constater qu'il faut être disciplinée pour ça, du coup, ce que je vais apprendre cette année je pourrais l'utiliser après. J'ai comme qui dirait l'intuition que tout vient à bout du travail).

Love U sur ton front et croisons les doigts pour que cette année électorale ne soit pas un drame total, même si t'as peur, que t'es mal et que tu crois que tout va à vau-l'eau, c'est pas une raison pour accuser les autres. Relire les stoïciens, peut être une piste et surtout réaliser qu'on peut absolument être responsable de soi.

Coeur, keur, queur, ♥


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30.12.16

DES NEWS EN BORDEL ET EN COURS ... MAIS QUAND MÊME C'EST PAS UNE RAISON POUR SE TAIRE

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Le rapport de cette photo avec le billet du jour? Zéro, mais le blouson est beau du coup, c'est une excellente raison



Je crois ne t'avoir jamais parlé de cette chanson que je trouve très jolie? 


Bien! Putain je galère à poster...

Bon je vais pas m'excuser la moitié du billet de ne pas être assidue, on a autre chose à faire!

Tu m'as manqué.


Merci pour vos commentaires et mails ça m'a fait plaisir même si j'ai eu l'impolitesse de ne répondre à rien.

Je reviens ici pour vous donner quelques nouvelles...

Je suis en vacances et pour la chilleuse professionnelle que j'ai toujours été, ça fait plaisir à mon coeur et à mon plaid en moumoute.

Je venais pour répondre aux questions que vous m'avez posé concernant ma rentrée... Et étrangement, je ne vous raconte pas grand chose alors que pourtant j'ai de quoi faire tant ma pensée bouge.

Alors cette année, la fac, ça donne quoi? Facile? Toujours le même enthousiasme ? La même joie? Le même quotidien fluide et génial?

Je vous mentirais si je vous répondais un oui franc et massif mais je ne vais pas, non plus, revenir sur ce que je vous ai déjà dit. C'est gris, plus ou moins clair et ce n'est pas massif, c'est un truc plus nuancé.

Il y a eu certaines semaines assez compliquées, ou je ne me sentais pas à ma place... En fait il y'a eu un moment où j'ai senti que ça serait beaucoup plus dur que ce que j'avais envisagé au départ et que j'allais devoir faire quelque chose que j'avais quasi contourné toute ma vie, le travail. Enfin que je dis travail, je veux dire, le travail exigent, faire tes devoirs sérieusement et arrêter de compter sur ses "facilités" (qui n'étaient déjà pas tout à fait réelles avant mais auxquelles je m'étais pourtant accrochées une bonne partie de ma vie) parce que clairement, ça ne suffisait plus là.

Je fais un Master pour devenir formateur de formateur d'adultes (ouais trop de mise en abîme), qui est un dérivé des Sciences de l'Education.
La raison pour laquelle j'y suis allée en confiance, c'est que former des adultes et jeunes adultes je le fais depuis très longtemps et je m'y sens vachement à l'aise.
Donc, avant que ça ne commence j'y suis allée gonflée d'une bonne grosse confiance (que je sais maintenant disproportionnée).

Aussi "expérimentée" que je l'étais, je n'en restais pas moins, la reine des branleuses qui n'aime pas trop travailler et à un moment ça a commencé à se voir, là, caché derrière mon enthousiasme débordant.

Si vous êtes dans l'expectative et que vous avez dans le projet de reprendre vos études je vous conseille à 1000 % de le faire, aussi difficile que cela soit (ça le sera) et autant perturbant pour votre identité que cela sera.

Perso, ça remet en question tout un pan de mon identité que je croyais pourtant stable, une partie avec laquelle je me sentais à l'aise (vous savez que ça n'est pas le cas avec toutes), alors là, la violence du truc quand j'ai vu que je m'étais trompée pendant longtemps et que je devais faire bouger plein de traits et m'adapter.

Ca va mieux, mais ça a été dur, j'imaginais pas que ça serait dur comme ça, je sors la tête de l'eau, j'espère pour plusieurs semaines même si je ne suis pas dupe et imagine bien que je risque encore de traverser des difficultés. Je suis passée de la rigidité d'esprit, celle qui fait que tu t'accroches à ce que tu sais déjà (ça s'appelle Les représentations initiales dans mon Master ) et refuse d'embrasser ce qu'on te propose tant ça met à mal tout ce que tu pensais savoir (pareil ça a un nom ce phénomène... mais ça va être relou à un moment, non? )

J'ai vraiment trop de trucs à te raconter, ce nouvel environnement, les questions que cela soulève sont assez riches d'enseignement, même si vous avez compris que c'est pas le confort total.

Petit billet pour faire un coucou et vous dire que je ne laisse pas tomber mon blog.
Je reviens vite pour les bilans de fin d'année (Musique / Ciné / Sapes / make-up / et le reste) et vous parler de mes péripéties à la fac et de mes nouveaux copains de la fac (ouais j'ai des nouveaux copains, ils sont cools).

Je t'embrasse fort et te souhaite une bonne fin d'année





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31.10.16

PAR JOIE

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« Par joie, j'entendrai donc, par la suite, une passion par laquelle l'âme passe à une perfection plus grande. Par tristesse à une passion par laquelle elle passe à une perfection moindre»

Ethique III, Spinoza

Bonjour à tout le monde, j'espère que vous allez bien. 

Merci pour vos différents retours sur le billet précédent "Healthy-skinny" et sur les pistes de réflexion. Comme vous vous en doutez, j'alterne encore à ce sujet, ma pensée passant d'un extrême à l'autre, du coup, j'y reviendrais vite je pense.

Comme vous avez pu le constater, je ne peux pas encore répondre aux commentaires, mais je lis tout et ça influe vraiment sur ma pensée, du coup, merci, malgré tout de continuer à commenter, ça me fait hyper plaisir. 


(Prenez un café, un thé a priori je vais être un peu longue) 


Aujourd'hui je vais vous reparler de Spinoza. Enfin pas de Spinoza mais de la joie et du fait qu'elle soit l'état le plus éthique qui soit. 
En tous cas c'est ce que je ressens profondément depuis cette rentrée. 
J'avais déjà pris connaissance, en partie, des réflexions spinozistes qui portaient sur la joie et du fait qu'elle soit la vertu même, mais je ne l'avais pas ressenti en moi aussi fort qu'en cette rentrée. 

Pour vous la faire courte ( je pense y revenir plus tard tant je pense que ça peut être utile de mettre des mots là-dessus) mais depuis quelques années, je constatais que mon état moral se détériorait. 
C'est à dire qu'il m'arrivait de ressentir profondément des sentiments que j'avais toujours méprisés et que je sentais bien nazes: une certaine forme d'aigreur, une colère permanente, une jalousie, même l'envie. J'ai envié. Moi. Alors c'est pas que je me sente au dessus du lot, mais l'envie c'est pas vraiment un truc qui m'habite normalement, j'ai plein d'autres défauts mais celui-ci, non! 

En fait, se développait chez moi un truc assez médiocre qui ne faisait que s'accentuer avec l'âge, la vérité, je n'aimais pas tellement ma vie (ma vie à moi, pas mes échanges, mes amours et amis mais bien ce que je faisais sur Terre. Il n'y avait ni enjeu, ni importance, je vivotais en-dessus de mes rêves et en dessous de mes ambitions... Dans ce fameux truc qu'ils appellent la zone de confort... J'y reviendrai, y a un peu de quoi dire sur la question parce que perso, je me suis beaucoup moquée de ce concept et finalement, je me demande si je ne me suis pas totalement trompée). 

Mais je ne savais pas que je l'aimais pas (ma vie), comment j'aurais pu me plaindre, j'avais tout! 
J'avais tout, mais j'avais pas d'enjeu et si je me penchais un peu plus sérieusement sur l'être humain que j'étais, c'était pas le top, on peut pas vraiment dire que je me bonifiais... C'était peu dire même!

Cette rentrée, j'ai repris la fac, je vous en ai déjà parlé. 
Et je suis tellement contente. 
Laissez moi vous dire un truc, si la vie était parfaite, toute ma vie j'irais à l'école apprendre des trucs, et je recommencerais pour apprendre des nouveaux trucs, c'est la seule chose à laquelle j'aimerais dédier mon temps (avec Mario Kart, des baby-foots avec mon mec et des moments passés avec les gens que j'aime). 
Je n'aime pas le monde du travail, enfin pas trop, je vous en reparlerais aussi (ce billet = énorme teasing) mais de ce que j'en connais (j'en ai une expérience assez mince, je ne connais pas tout le monde du travail), c'est jamais ce que j'espérais faire grande quand j'étais enfant. C'est toujours vaguement médiocre. Du coup, j'ai une tendance assez nette à m'y ennuyer comme un rat mort (oui le rat mort s'ennuie)

Là, c'est flagrant vu que j'alterne, je bosse et je vais en cours. 
Le taf que j'ai est loin d'être le pire, mes conditions sont vraiment acceptables et sous plein d'angles, je suis chanceuse d'y être. 
Mais à côté de la fac, que j'adore, c'est incomparable. 

A l'école, je suis joie, excitée, trop contente de retrouver mes copains (j'adore ma promo), et me sens vraiment chanceuse d'avoir pu y accéder. 

Et à la fac, dans la joie, je suis une meilleure personne. 
Y a pas photo, « ethiquement », je suis mieux. 
Pas que dans le contexte de l'université d'ailleurs, avec ma famille, mon amoureux, mes amis, je me surprends à être gentille (sincèrement) avec des gens pour qui j'avais peu d'estime avant. Je me sens comme portée positivement par la joie que je ressens, j'ai plus d'empathie et je suis plus ouverte aussi. 
Je n'ai plus jamais cette colère que je ressentais fréquemment. 

C'est très étrange comme sentiment, c'est la première fois que je sens aussi intimement que la "joie" est la vertu même et qu'elle influe sur tout, qu'elle saupoudre tous les aspects de la vie alors que je l'avais si longtemps prise comme un petit plus, un plaisir momentané, quelque chose de ne pas très sérieux auquel il ne fallait pas se fier. 
Trop imprégnée de l'idée que la vie "est souffrance", que c'est comme ça et que demander autre chose que cette dureté était quasi du domaine de l'indécence. 


Du coup, je comprends mieux mes aigreurs passées, et mieux encore les aigreurs des autres, leur tristesse, leur tendance majeure à être des putains de casse-délires, à toujours vouloir rabaisser la joie et l'enthousiasme de l'autre, à minimiser les réussites des autres, c'est normal, ils sont tristes, et être triste c'est être une moins bonne version de soi-même. 

Du coup, qu'est-ce qu'on peut faire? 

Dans le cas présent, je parle de tristesses et de défaites du quotidien, rien à voir avec les drames qui peuvent accabler des vies entières, ces choses là je ne les connais pas, je ne peux donc rien en dire. 
Mais je vous parle de mes défaites quotidiennes à moi, des petits renoncements, des lâchetés qu'on croit sans gravité, ces moments où on arrête de croire en soi et où on brade sa vie et ses instants, je parle plus de cela. De ce que l'on croit sans conséquence mais qui en fait finira par nous ronger. 

La joie sauve. 

Un des baromètres les plus efficaces de l'existence c'est elle, la joie. J'arrête pas de dire cette phrase d'illuminée en ce moment « Suis ta joie!». Si tu suis ta joie ça ira, tu seras sur le bon chemin. 

Mais comment on fait pour suivre sa joie? 

Clément Rosset dit à propos de Spinoza dans le Hors-série de Philosophie magazine qui lui est consacré : 

« Être joyeux suppose une purgation des passions négatives »

Dis comme ça, tu te dis "ouais enfin ça on sait déjà". 
Et moi je te répondrai comme la maman dans le film Un air de famille « Tu sais mais tu ne le fais pas»

La base c'est déjà de s'éloigner au maximum des climats hostiles. 
Ex: à Noel, je vas m'abstenir d'aller voir une partie de ma famille qui passe son temps à se marrer sur le fait que je suis "grosse" que ça serait bien que je me marre... oh lalala t'as pas d'humour, tu l'as caché dans ton cul? ( là, c'est ma vanne, personne m'a dit ça, en général, ils font même pas des blagues efficaces, ils ont l'humour sec et pas drôle ) . 

C'est con dit comme ça mais à un moment donné faut arrêter de croire que ça n'a pas d'impacts les trucs dégueus qu'on nous dit et fait. Ca en a. Et c'est aussi de notre responsabilité de ne pas s'y confronter pour tenter, toujours, de suivre sa joie et de vivre dans une meilleure version de sa vie (c'est à dire joyeuse). (Ouais je suis gravement monothématique)

Une purgation des passions négatives repose sur l'idée de les enlever de son quotidien et ne pas minimiser leur impact car elle est lourde. 

Du coup, ce que je voulais vous dire, c'est que dans l'expérience, et si ça vaut pour moi, y a fort à parier que ça vaut aussi pour plein d'autres, la joie fait de nous de meilleures personnes, pour nous et pour les autres. 
Bon Rome c'est pas fait en jour, il faut du temps pour tout, mais j'avais vraiment envie de vous parler de ça qui, pour certains, doit être une évidence, mais pour d'autres, genre moi, pas tant que ça. 

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne journée. 




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