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24.11.14

CONTRE L'AUTRE OU POUR SOI?

AntonioLopez_B_normal

(Jerry Hall par Antonio Lopez)



(Viens on danse...)

L'autre soir,  je me retrouve à parler avec des potes de tout, de la vie, de l'amour et de la norme.

Une de mes potes nous raconte qu'elle est encore sortie la semaine dernière d'un repas dominical avec papa et maman un peu lessivée. À plus de 30 ans, sans mec, sans enfant et sans envie particulière d'avoir l'un et l'autre à tout prix, les discussions  entre la salade et la tarte aux pommes sont récurrentes avec ses parents inquiets de la voir, de leur point de vue, "stagner et s'enliser dans une vie adolescente et inconséquente".

Elle s'en est tapée des repas familiaux à se justifier sur sa vie, ses choix et le reste. Et ça la soule.
Elle a beau avoir passé l'âge d'être une petite fille à sa maman, elle en a marre d'expliquer sa vie et sa non-anormalité devant les yeux incrédules de sa maman et les soupirs aimants mais suspicieux de son papa.


Enervée (et un poil bourrée) elle veut juste qu'on arrête de la juger, surtout dans son dos et qu'enfin, on la comprenne...

Il y a une dizaine d'années, j'ai vécu des transformations (relatives car finalement normales) qui m'ont fait avoir de longues, très longues discussions avec ma famille.
Elle ne me comprenait pas et trouvait que ce que je faisais était clairement pas super. Qu'elle ait ou non raison n'était absolument pas pertinent, c'est bien le truc avec l'expérience, on ne peut finalement que peu la partager avec les autres, il faut la vivre pour bien l'intégrer.
Ma famille n'avait pas raison et moi non plus, les choses étaient comme souvent plus complexes.

Mais ce qui m'avait marqué à l'époque, c'est que ma famille (autre génération, autre vie, autre expérience, autres études) quand elle s'opposait aux choix que je faisais pour ma vie professionnelle ou privée n'était pas tant contre moi que ce que j'imaginais.
Je me braquais mais après analyse de la chose, je me suis rendue compte qu'elle prêchait plutôt pour sa paroisse à elle.

Le gens peuvent évidement avoir un avis, il peut parfois vous déplaire (après c'est à voir si vous avez ou non demandé cet avis) mais il arrive parfois que cet avis ne soit pas forcément contre vous mais plutôt pour eux-mêmes.

Prenons l'exemple de cette pote.
Ses parents expriment sûrement de l'inquiétude pour leur fille quand ils lui demandent "Et le mari? Ou juste un mec, on devient moins exigent? Et les enfants? Au moins 1 bordel! Et la vie sûre où on ne s'inquiétera enfin plus pour toi?", mais il y'a d'autres enjeux que cette préoccupation là.
Comme prolonger leur vie, leur modèle dans la vie de leur fille c'est aussi confirmer leur propre choix.

Célibataire j'étais souvent (si si) titillée sur le joie d'être en couple. Le plus étrange c'était quand ces conseils venaient de personnes elles-mêmes plutôt malheureuses dans leur propre couple... Leurs conseils sonnaient un peu comme "viens te galérer comme moi histoire que je sois pas la seule dans mon traquenard parce que là, je sais plus trop". (Evidement je caricature, mais parfois ça me donnait cette impression).
Je savais qu'elles souhaitaient aussi pour moi une installation plus "classique" comme pour confirmer un peu leurs propres choix.

Mon papi et ma mamie étaient inquiets pour moi c'est vrai. Mais ils avaient aussi envie que j'aille dans leur sens à eux parce que ça aurait voulu un peu dire que j'étais de leur côté.
C'était pas tant contre moi qu'ils agissaient comme ça, mais plutôt pour eux-mêmes.

Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire...
On a parlé de ça avec ma pote, je ne savais pas tellement si j'avais raison, mais d'avoir un jour pensé ça, ça m'avait permis d'aborder les questions autour de la "norme" avec plus de décontraction et surtout en ne me sentant plus agressée et jugée de manière systématique... Et ça, ça faisait plaisir.

Allez bisous smack, à demain. 

23 commentaires

Anonyme a dit…

Très beau post sur la tolérance et sur la communication non violente. Tu connais d'ailleurs, la "CNV" ? Des bouquins comme celui de Rosenberg ? Cela parle de ce que tu exprimes si bien : quand on est critiqué, l'autre utilise son filtre personnel, il projette ses angoisses, il ne cherche pas forcément à aller contre mais plutôt à faire confirmer ses propres principes. Quand on est capable de se décentrer comme toi, quand on est capable de ne plus être dans le jugement mais dans l'empathie émotionnelle, et qu'on se rend compte que les autres projettent leurs peurs et leurs vies dans leurs critiques, on arrive à de plus en plus de détachement. La voie vers la maturité et l'apaisement. Tu es sage Marie !

Jade Cactus a dit…

L'inconnu fait peur, c'est bien connu. Du coup ça arrange souvent nos proches qu'on suivent à peu près le même chemin qu'eux, tout simplement parce que ça les rassure :)
( je te raconte pas comment j'ai souffert (et encore maintenant) de ne pas avoir fait d'étude scientifiques, avec mes deux parents ingénieurs !)

Charlotte a dit…

Excellent texte Marie !
C'est tellement ça. Quand les gens te posent LA question "et alors les enfants c'est pour quand ?" et que tu oses répondre que peut-être tu n'en auras pas car tu n'en as pas envie, si la personne en face de toi a déjà des enfants, c'est foutu !
Lui dire que toi tu ne veux pas d'enfants, elle le prend comme si tu lui disais "tu as eu tort de faire des gamins". Alors que ce n'est du tout ça, chacun ses envies, ses choix, ses décisions.
Mais souvent, l'autre qui agit autrement ça remet en cause nos propres choix, nos propres décisions et beaucoup ont du mal à l'accepter !

Anonyme a dit…

En ce qui concerne les enfants, pour avoir longtemps été dans la situation de ne pas en avoir (pas de mec avec qui je me voyais rester longtemps, et une envie de privilégier ma liberté) je suis maintenant dans la situation où il est peut être trop tard. C'est sûr qu'à 30 ans on se dit qu'on a le temps et puis parfois on n'a pas le choix... Les alternatives , par exemple enfant avec don de sperme, sont encore plus en rupture avec la "norme" (sans parler de l'aspect financier). Bref tout ça pour dire qu'il faut faire ses choix en connaissance de cause, ne pas hésiter à demander à sa gyneco de faire des examens pour tester sa réserve ovarienne. Je ne sais pas si cela aurait changé quelque chose pour moi mais disons que malgré l'illusion d'une certaine jeunesse à 40ans le corps a son propre rythme...

aemi a dit…

Pour moi ce genre de situation tient uniquement au fait qu'on ait ou non des parents ouverts et humains ou cons et bornés. (désolée, j'ai les mêmes). Elle n'a pas à se remettre en question même si évidemment c'est plus que difficile de ne pas prendre en compte l'avis de ses parents. Pour te donner un exemple du ridicule que peut prendre ce genre de situation, à 36 ans mes parents ne savent toujours pas que je suis tatouée. Ils ne le sauront sans doute jamais parce que ce sont des gens fermés et plein de préjugés... c'est difficile d'apprendre à se détacher affectivement des préjugés de ses propres parents, mais peut être qu'à nos âges on peut réussir à leur apprendre qu'on fait nos propres choix dans la vie, maintenant!

liloukerry a dit…

Bonjour,
Je suis assez d'accord que les jugements des autres sont moins par rapport à nos propres choix mais plus par rapport aux leurs: ce sont-ils trompés, ont-ils ratés quelque chose, et peut-être que ce sont eux qui ne sont pas normaux?
De toute façon, on est presque toujours obligé de comparer par rapport à quelque chose que l'on connait, c'est à dire ce que 'on a vécu.
Je suis assez d'accord avec le fait de ne pas se braquer, car les déclarations de la famille ou des amis ne sont pas contre nous, mais plus un jugement sur leur propre choix, leur propre vie.

Carro a dit…

Comme tu dis je pense que les gens veulent qu'on suive leurs traces pas parce qu'ils sont surs d'avoir choisis la bonne voie mais parce que justement ils en doutent fortement... C'est paradoxal et triste parce qu'au contraire nos proches devraient nous encourager à suivre une voie qui nous ressemble... L'enseignement à en tirer est sans doutes de ne pas reproduire ce schéma et de pousser nos proches à cultiver leur différence.

RustyPuppet a dit…

Silencieuse d'habitude, j'ai envie pour une fois de m'exprimer.

Bonjour Marie, et à toutes et tous.

C'est très amusant car je ne subis dans mon cas aucune pression familiale sur mon statut de célibataire.

J'ai bientôt 32 printemps. Mon compagnon a mis un terme à une relation de 3 ans il y a bientôt 10 mois, donc retour par la case célibat et pas un flirt ni quoi que ce soit depuis.
Avant lui, il n'y jamais rien eu d'important (J'ai vécu quasiment toute ma vie de jeune adulte seule)

De ces nombreuses années de célibat, je n'ai jamais eu aucun reproche, ni questionnement de la part de ma famille (sommes toute très réduite)

Ils ont toujours vu en moi quelqu'un qui se nourrissait de ses passions, active dans son travail, Je n'avais donc pas l'air d'être seule et éploré
Limite parfois leur désintérêt me laissait perplexe...
Mais finalement ce n'est pas plus mal dans le fond.
Je me met suffisamment de pression moi-même pour ne pas en plus subir celle des autres.

En revanche, amis et connaissances sont parfois plus critiques et se permettent des jugements très hâtifs.

Je n'ai pas de problème pour plaire mais je reste quelqu'un d’éminemment difficile et pas coeur d'artichaut un brin.
Et forcément les conseils sont de m'adoucir, de faire des concessions si je ne veux pas rester toute seule jusqu'à a fin de mes vieux os.

J'ai évolué en prenant de l'âge, je ne pense les choses de la même manière qu'à mes vingt ans mais ce n'est pas pour autant que j'ai complètement changer ma manière d'être

Proches et amis savent aussi que de se mêler un peu de trop mes affaires et de s'immiscer dans ma vie privée sans consentement de ma part c'est le rejet assuré.
Je n'ai aucun remord à couper les ponts si les personnes deviennent néfastes et toxiques.
Dans ma jeune vie j'ai assez souffert du jugement des autres alors dans ma vie d'adulte j'y ai mis le véto.

Jess a dit…

Hier avec ma soeur on s'est fait un mini road trip (en gros on a pris la nationale!) histoire de s'aérer la tête après quelques jours un peu compliqués pour elle et on parlait de quelques chose qui me semble parallèle à ce que tu décris...
On parlait de la rareté des gens qui arrivent à écouter et conseiller en se détachant complètement de ce que ça peut leur renvoyer, en évitant les comparaisons, en étant juste dans l'écoute (on y revient) bienveillante...
nous on a la chance d'avoir une amie vraiment capable de ça de façon assez époustouflante...
on s'est dit qu'au fond, la trentaine passée, il était sans doute temps d'appliquer cette écoute à notre famille aussi et d'entendre dans leurs discours leurs propres peurs, questionnements, besoin d'être rassurés dans leurs choix etc sans le prendre personnellement...
bon après il y a la théorie et la pratique!

on en reparle après le diner de Noël?!!!

xsmack

et les photos de Jerry Hall... sublimes!

Anonyme a dit…

Ce jeu ne demande que 3 minutes d'attention. Ça va t'effrayer. La personne qui me la envoyé a dit que son vœu s'est réalisé 10 minutes après l'avoir lu. Mais pas de triche. Ce jeu a un drôle/effrayant dénouement... Ne lis pas en avance mais fais-le dans l'ordre, point par point. Ça prend environ 3 minutes et ça vaut la peine. Prends d'abord une feuille et un crayon.

CONSIGNES:

Quand tu choisis les noms, sois sûr que ce sont des personnes que tu connais et fais-le d'après ton premier instinct .Descend ligne par ligne. Ne lis pas en dessous, tu gâcheras tout le fun parti
1. Écris les chiffres de 1 à 11 dans une colonne

2. À côté des chiffres 1 et 2, écris 2 nombres au choix

3. À côté des chiffres 3 et 7, inscrit le nom d'une personne de sexe opposé (noms différents)
Ne regarde pas trop bas ou ça ne marchera pas. Avance point par point...
4. Écris le nom de n'importe qui (par exemple : amis, famille, etc...) à côté des chiffres 4, 5 et 6 (noms différents). Ne triche pas ou tu regretteras

5. Écris quatre titres de chansons en 8, 9, 10 et 11

6. Finalement, fais un vœu. Ici est la clef du jeu

RÉSULTAT :

1. Tu dois parler de ce jeu à un certain nombre de personnes (le nombre qui est à côté du 2).

2. La personne en place 3 est celle que tu aimes.

3. Celle en place 7 est quelqu'un que tu apprécies beaucoup mais avec qui ça ne marche pas.

4. La personne que tu as mise en 4 est quelqu'un à qui tu tiens vraiment beaucoup.

5. La personne que tu as nommé en place 5 est celle qui te connaît très bien

6. La personne que tu as inscrite en 6 est ta personne porte-bonheur
7. La chanson en 8 est celle qui s'associe avec la personne en 3.

8. Le titre en 9 est la chanson pour la personne en 7

9. La chanson en 10 est celle qui en dit le plus sur ton esprit

10. La chanson en 11 est celle qui révèle tes sentiments par rapport à la vie.

Mets cela sur 10 blogs dans l'heure qui suit ta lecture de ce mot. Si tu le fais ton vœu se réalisera

peachylau a dit…

Encore un superbe post Marie. Quand est-ce que tu écris un livre?

Anonyme a dit…

Je ne suis pas tout à fait de l'avis des autres commentateurs/trices. Je pense qu'on peut aussi avoir une vision plus indulgente de ce genre de comportement. Si pour quelqu'un les enfants/l'amour sont le soleil de sa vie, il aura peur pour un proche qu'il aime de la voir renoncer ou "passer à côté" de cette joie. Bien sûr il y a quelque chose d'égocentrique là-dedans, mais je suis persuadée que ça peut partir d'un vrai bon sentiment : l'envie de voir l'autre épanoui et une vraie peur qu'il regrette ses choix. C'est un raisonnement totalement simpliste mais à plus petite échelle, c'est un comportement qu'on a tous, de même que quand on a aimé un film on bassine nos amis pour qu'ils aillent le voir !
Cla.

Suzan a dit…

slt La "normale" c'est d' avoir un travail honnête des parents qui vous Aiment et un mari Adorable prévoir quant même une penderie qui ferme à clef !!
Euh...accessoirement un petit ! Parce que c'est mignon.

An : As-tu déjà essayé le vernis red carpet ?

Julie a dit…

Bonjour Marie,

Merci pour ce post très intéressant. Je n'avais jamais trop ressenti cela sur le couple car j'ai été alternativement en couple et célibataire mais sans doute pas célibataire suffisamment longtemps pour que ça inquiète autour de moi.
Mais j'ai ressenti ce besoin de "normalité" de la part de l'entourage sur d'autres aspects de ma vie et récemment sur le fait de faire des enfants (je suis en couple depuis quelques années je bosse mais pourquoi diable ne te reproduis-tu pas). Je suis assez d'accord sur ton analyse, qu'au final l'entourage preche essentiellement pour sa paroisse. Et dans le cas du couple et des enfants de perpétuer la filiation. C'est finalement très darwinien.
J'hésite toujours dans ma réaction entre l'indifférence et envoyer tout le monde bouler.
Mais je me dis que si je leur demande d'être tolérante envers moi alors je dois aussi en faire preuve envers eux.
Bonne soirée.
Julie

Anonyme a dit…

Coucou Marie ! Je te suis depuis un bon moment et je voulais te dire que je t'aime bien beaucoup ! Tes articles me parlent presque à chaque fois. Et oui tu es une chic fille !
Une fois tu avais écrit un article sur le khôl que tu trouvais ça trop beau, et j'avais voulu te laisser en commentaire mon astuce pour qu'il ne coule pas (ça a buggé et le comm n'a pas été enregistré). Alors il faut utiliser de l'eye liner, j'utilise un gemey avec un pot et un pinceau et ça marche du feu de dieu, ça tient toute la journée ! Voilà bonne soirée la chic fille !

Julie a dit…

J'ai oublié d'ajouter dans mon commentaire que M (le magazine du Monde) a justement écrit un article sur le couple qui rejoint un peu ta réflexion :
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2014/11/25/le-couple-cette-norme-qui-culpabilise-les-celibataires_4528847_4497916.html

Nais a dit…

Hehe, Encore un super article !
C'est du ressort de la comparaison : on nous apprends à tout comparer, et que ce qui est différent est moins bien, ou potentiellement mieux mais alors remettant en cause tout nos acquis, et donc dangereux.
Il faut donc combattre le différent et le normer à notre convenance.

Je lisais plus haut, que parfois ça pourrait être une inquiétude type : avoir des enfants est un bonheur, ta famille s'attriste à l'idée que tu ne connaisse pas ce plaisir.
Mais dans ce cas, encore une fois, ça sous entends que cette famille n'arrive pas à se satisfaire du bonheur que tu connais déjà sans avoir d'enfant. (c'est un "tu" général hein)

C'est ça qui est difficile à vivre. Justifier son propre bonheur "hors norme".

Et ça marche pour plein d'autres sujets hélas.

Comme le confort : je n'ai pas besoin d'un grand confort, j'ai vécu en squat alternatif pendant 7 mois, donc, fenêtre ou pas, tant qu'il y a de l'amour, je suis bien. J'envisage de vivre en camion aménagé, c'est un grand drame pour ma grand mère qui le voie comme un échec et en plus, une réduction du confort/qualité de vie drastique !!


Bref, tout ça pour dire, ça demande beaucoup de travail sur soi pour 1) réussir à ne pas comparer sa vie à celle des autres pour se rassurer, 2) voir ce phénomène chez les autres et se détacher de leur propos en sachant quel mécanisme se cache derrière.

Bises d'Allemagne ! :)

Fanny Mouton a dit…

Je n'ai jamais compris pourquoi c'est si important pour la famille qu'on soit casée avec des enfants. Comme si en ayant coché ces cases, plus rien de mal ne pourrait nous arriver. Sauf que chaque statut, célibataire ou casé, amène son lot de bonheur et de galère. Si on pouvait nous lâcher un peu la grappe avec le modèle basique de réussite, ce serait un grand pas en avant.

Anonyme a dit…

Je partage ton avis. Mais j'ajouterai une nuance.

Je trouve également que les gens, quand ils donnent leurs opinions sur ton propre cas, reflètent incessamment leur propre expérience sans même te considérer en tant qu'être mais alter-ego (au sens autre-moi).
Je pense avoir saisi ta pensée, du moins je l'espère.
Personnellement, je pense que ces personnes manquent d'un quelque chose. Une chose qui prend en compte ta personne entière, qui la comprend et qui souhaite fondamentalement la faire "évoluer" ou juste la faire avancer dans le propos de l'opinion. Je ne sais pas si on peut considérer ça comme une forme d'égoïsme. Je me demande.

Dans tous les cas, je trouve qu'il y'a un côté humain à la chose. Je sais pas, quand tu regardes n'importe quel discussion, la personne en face de toi se sent comme obligé de donner son propre point de vue, en te coupant la parole, comme une sorte de surenchérissement.

amélie a dit…

je suis en licence 3 de sociologie (oui, à 35 ans, why not) et on "étudie" ce que tu exposes, ce que tu évoques.....car en effet, l'être humain qui a besoin viscéralement de l'autre pour vivre (oui, carrément , la majorité des pathologies arrivent faute de communication avec le reste du "monde"....), ne peut s'empêcher de tout transposer. Et la famille est l'un des lieux les plus propice à cela car il y a des enjeux. Inconsciemment, nous avons intégrés des choses et nous les transposons constamment sur l'autre. C'est pour cela que personne ne pourra jamais nous dire en toute sincérité si cette coupe de cheveux nous va bien ou pas car ce qu'il voit en vous, c'est lui même.....j'espère que je m'exprime assez clairement ahhahahha :-))))

Marie a dit…

Anonyme: Non je ne connais pas…
Sage je crois pas… Mais je tâche de mon mieux.

Jade Cactus: Exactement!


Charlotte: C’ets vrai, mais en même temps, c’est pas super facile…

Anonyme: C’est vrai!

aemi: Après c’est pas facile non plus de dépasser son propre cadre, sa propre vie pour être vraiment en empathie.

liloukerry: Merci pour ton com.

Carro: Mais nos proches (famille) savent-ils vraiment qui nous sommes?

RustyPuppet: Merci vraiment d’avoir pris le temps de commenter.
Ma mère est comme ta famille, délicate et plutôt discrète.
Mes grands-parents sont moins dans la délicatesse.
Tu réussis à couper les ponts, je trouve ça super cool, des fois je me galère…

Jess: On en reparle ouais :)
Bise

peachylau: j’aimerais tellement y arriver…

Cla: C’est vrai mais la question du bonheur est tout de même toute personnelle, la généraliser n’a rien de pertinent et peut blesser…
en revanche ça part d’un bon sentiment je suis d’accord.
Mais l’enfer est pavé de bonnes attentions;)

Suzan: ^ ^

Julie: Ou l’humour… ça marche bien et ça protège ;)
Bise

Anonyme: Ah oui j’avais essayé mais je trouvais que ça craqueler… T’as ça aussi?

julie: Ah oui c’es( fou ça

Nais: Le bonheur a-t-il besoin d’être justifié?
Le squat alternatif ça tue. je trouve qu’on parle pas assez de toutes ces choses différentes, c’est inspirant pourtant.
Bise de Bretagne

Fanny Mouton: Oui, quoi qu’on choisisse, on regrettera :)

Anonyme: Capter un « potentiel » chez l’autre est ma spécialité.
J’imagine toujours ce que je pense mieux pour les gens que j’aime.
Et j’ai été très maladroite parce que agace le gens; Parce qu’il y’a aussi ce que eux veulent…

Amélie: 35 ans c’est parfait (la même :))
oui tu t’es exprimée très clairement.
Bise

peachylau a dit…

Je pense que tu pourrais rassembler ce genre de blog post dans un recueil de pensées, sans avoir besoin de faire une histoire avec un fil conducteur mais plutôt des "chapitres" comme par exemple "pensées sur l'addiction", "pensées sur le minimalisme", "pensée sur l'arrêt de la cigarette', "pensée sur l'amour". Tu as déjà tout le matériel d'écrit :)

Anonyme a dit…

Bonjour marie
je suis un cas extrême j'ai dû attendre mes 31ans pour avoir mon premier rendez vous mon premier vrai baiser mon premier flirt mon premier homme, bref tout..et je n'ai jamzis senti de projection sur moi de la part de mes parents ni de mon frere ni de ma soeur qui eux sont en couple avec enfants, ni de mes amis, et je ne vois pas le reste de ma famille justement pour me proteger de pesantes projections..alors exterieurement je n'ai jamais eu à souffrir de moi, mais interieurement je souffrais un peu de ne connaitre rien de l'état amoureux, des frolements de lèvres, de ne rien savoir de tout ça.
je ne veux pas d'enfants, ni de vie de couple et pourtant je suis attendrie et émerveillée de voir mes parents ensembles, de voir ma soeur et mon frere evoluer en couple avec leurs enfants.
l'homme que je frequente a déjà eu une relation qui a duré 25ans, n'a pas eu d'enfants, ne s'est jamais marié et ne veut pas de vie de couple non plus. il a 51 ans et moi bientot 34. disons que pour une première je suis tombée sur la bonne personne..je suis lucide, les jeunes gens de mon age pas encore casé ou déjà divorcé aspire souvent à la vie de couple et aux enfants, plus j'avancais en âge plus il devenzit compliqué pour moi de rencontrer un homme aux memes aspirations que moi.
et cet homme que je porte dans mon coeur je ne peux m'empecher de me dire qu'il doit revoir son grand amour qui a duré 25 ans que c'est avec elle qu'il devrait etre, alors que ne connais pas cette femme, mais j'ai une vision romantique des choses, et là c'est moi qui projete sur lui une vision romantique du grand amour qui durerait toujours..