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16.4.18

ODYSSÉE CORPORELLE - 1 -

ryan 1


                                                                Photo de Ryan McGinley




Bonjour à tous.
J'espère que vous allez bien.

Dans le billet du jour, qui sera probablement le premier d'une série, j'avais envie d'aborder un parcours que j'ai récemment décidé de faire : celui de me réconcilier avec mon corps (et accessoirement de le comprendre).

Et ça me paraissait intéressant d'écrire des billets au fur et à mesure pour y aborder mes états d'esprits du moment.

J'ai déjà abordé certaines de mes problématiques corporelles ici mais j'ai comme qui dirait envie de reprendre depuis le début ... Et de vous expliquer ce qui s'est passé ces derniers mois.

Le rapport que j'ai à mon corps s'est "déréglé" et "complexifié" il y'a 7 ans quand j'ai arrêté de fumer.

J'avais toujours été une enfant, ado, jeune adulte très mince. Et mince, mon corps ne m'avait jamais encombré:

- Socialement, il ne freinait rien, je n'avais pas de complexe et on ne va pas se mentir, c'est un état d'insouciance plutôt sympathique...

- Physiquement, il ne m'encombrait jamais, je ne le sentais que quand je le souhaitais : ni inconfort, ni frottement douloureux, ni essoufflement rien.

- Identitairement, il était moi. Je ne me voyais pas autrement.

- Vestimentairement, il était on ne peut plus accommodant dans la société dans laquelle j'évoluais. Celle où faire plus que du 42 complexifiait nettement les choses. M'étant en permanence sapée comme une mince - trucs débraillés par exemple - je voyais bien que mes goûts ne s'accommodaient clairement plus à ma nouvelle morphologie. Rien n'allait !

En 7 ans j'ai pris 20 kilos, tous mes repères corporels se sont dégradés et je suis rentrée dans un monde dont je ne savais rien.

J'oscillais entre les périodes où je me disais que je devais l'accepter et les périodes où je ne pouvais pas me faire à l'idée que ce corps était le mien.

En 7 ans, je n'ai plus supporté qu'on me prenne en photo (alors que j'avais toujours été très tranquille avec mon narcissisme, là, la meuf sur la photo, je ne le connaissais pas ... Ou reconnaissais pas ... ).
Je n'ai plus supporté de me saper, plus rien ne m'allait ... Putain c'était un drame de voir comme tout me boudinait ...

Et petit à petit mon corps, à force de voir comme il s'éloignait de l'image que j'en avais (celle de mon corps qui avait toujours été le mien ... ) est devenu un absolu étranger pour moi ... Je ne souffrais pas vraiment, c'est juste qu'il a presque cessé d'exister à mesure qu'il n'était plus la représentation que j'avais de lui. Je ne m'y suis pas faite ... Non, ce qui s'est passé c'est que je me suis résignée ... C'est tout !


Mais qu'est-ce qui avait bien pu se passer bordel de sa race ?

Dans ma négligence, je continuais de fantasmer  que cela allait changer et que je pourrais enfin ME retrouver - j'ai absolument conscience du caractère "limite" de mes propos, mais je vous parle avec la plus grande honnêteté.

Pour autant, je n'ai fait strictement aucun régime, jamais ... Au mieux ce qui s'est passé, rapport que je suis hypocondriaque, j'ai année après année, mangé plus "équilibré".
Oui parce que j'ai passé l'essentiel de ma vie d'avant à manger n'importe quoi, à n'importe quelle heure ... Et changer cela me paraissait, dans une certaine mesure, bien triste ... Et le côté contrôle pour ça, je ne le sentais clairement pas, j'aimais trop manger pour rendre cela problématique.

Un soir, il y'a de cela un mois, je suis avec des gens de la fac, dans l'appartement de Marielle - nouveau personnage dans ma vie et une copine de promo - et je sais pas vraiment comment cela arrive mais je commence à leur parler du rapport distant voire inexistant que j'ai à mon corps.
Isabelle - une autre copine de promo et aussi nouveau personnage - me raconte des trucs de sa vie et elle me parle du rapport sensible qu'elle a au monde ... Je rebondis, de manière assez crue sur le fait que moi je suis "rationnelle" et que pour moi, ce qui compte le plus, c'est ma pensée, mon cerveau, que le reste est trivial, qu'il ne compte pas ...

Mais, comme dans les associations que l'on fait parfois en thérapie, j'en arrive à parler de mon corps et comprends en parlant, que la manière dont je sur-investis mon intellect (et l'intellect de manière générale) est une façon de décrédibiliser le corps et ses manies surtout parce que je n'ai plus aucun "contrôle" sur lui et qu'il est un grand mystère. Alors que l'université m'a démontrée que je pouvais agir sur mon cerveau en travaillant... Et là ça avait marché ... Pas comme avec le corps où les choses que j'entreprenais ne fonctionnaient pas (arrêter le coca, faire du sport en salle alors que clairement ça m'enchante modérément comme type d'activité )... Je continuais de grossir !

En leur parlant, tout se met alors en place dans ma tête, je comprends, j'ai n'ai plus de contact avec mon corps ... Quasi plus ... Le seul moment où j'en tiens compte c'est quand il me fait mal et que j'imagine - dans toute ma sérénité - que je vais mourir dans les 23 secondes.

Et je comprends aussi que je dois inverser la vapeur parce que là, clairement, ça craint !
J'ai arrêté de le regarder et de le considérer et il m'est parfaitement étranger ... Et c'est plus possible ...

Je leur dis, avec le sens du drame qui me caractérise, que c'est l'odyssée que je dois faire parce que clairement autant de désintérêt pour ma personne physique, n'amènera rien de bon ...

Mais rencontrer son corps figure toi que je savais pas faire ....

Bon y'a bien sûr une suite ...

A très vite !



15 commentaires

Claire a dit…

une odyssée... c'est trop beau. J'ai hâte de lire la suite.
Bon voyage de réconciliation Marie, nous aussi on le fait avec toi.

Soleil a dit…

C'est bon de te relire :)

Elle a dit…

Super sujet Marie, je sens que je vais cheminer en même temps que toi.

Anonyme a dit…

Question bête et peut-être pas appropriée, mais quid du plaisir physique?

Khaïra a dit…

7 ans ... Que le temps file ; j’ai l’impression que cela fait 3 ans Max que tu nous annonçais l’arret du tabac.
L’odyssée corporelle, c’est beau. J’ai hâte de lire la suite ; je suis dans le même cheminement. 9.7kg (10 quoi) en 1 an. J’essaye de me détacher d’un comportement compulsif avec la nourriture à la limite de l’autodestruction.
J’ai continué à te suivre dans l’ombre mais saches que j’apprécie toujours autant tes écrits.

O. a dit…

Le titre, la photo, tes réflexions, les discussions avec tes copines de promo, beaucoup de choses me parlent avec simplicité et clarté, même si chaque histoire reste singulière. Cette tendance à intellectualiser, à se "décorporéifier", cette puissance de l'esprit sur le corps, de l'intellect sur le sensible ou le sensuel, les "chaînes mentales" (pour reprendre une expression de Lou dans un précédent commentaire) forgées au fil du temps. Merci Marie :)

@ Anonyme: je trouve que la question n'est pas "bête" mais plutôt "animale" ;)

Mary a dit…

Salut Marie :)
Je me retrouve dans la description de ton état "d'avant" (même si ma maigreur me complexe parfois, j'y pense pas souvent). Et mon corps je n'avais rien fait avec, jamais de sport rien, en fait je ne le connaissais pas. Aussi plutôt cérébrale, voir trop ?
Es-ce finalement "le souci" ce n'est pas le déséquilibre entre les deux ?

"Le corps, rien à faire, immobile fléau."

Je fais du yoga depuis quelques années et c'est très très intéressant...en fait j'ai beaucoup appris à me connaître par ce biais. Bon je suis au tout début du chemin et l'acceptation de son corps est une partie (honorer l'état où tu es actuellement)...pas facile.
Je suis raide comme un piquet par exemple, est-ce par hasard je manquerais aussi de souplesse 'psychologiquement'...
Le yoga est dit discipline d'intégration psycho-corporelle et outil de connaissance de soi.
Peut-être que ça pourrait t'intéresser ? Pour ton odyssée, un outil.
C'est super complexe comme art je ne sais pas si j'en parle bien! Le blog de Laurence Gay est un très bonne source pour comprendre le yoga.

Sinon, je pense aussi à Esther Taillifet (chaîne youtube) qui est en surpoids depuis l'enfance et qui dit qu'elle a réussi à perdre du poids uniquement quand elle a fait un travail psychologique sur elle même. Je trouve tout ça super intéressant. Ça montre bien le lien, et mettre à jour ce lien peut être libérateur je pense.

On peut manger pour remplir un vide, calmer ses angoisses, ou au contraire l'angoisse coupe l’appétit, prendre du poids peut être une façon de se protéger du monde (ça met une distance physique) ou de devenir invisible, moi pour ma part je suis quelqu'un qui ne veut pas déranger et ne sait pas trop prendre ma place...bah c'est marrant mon corps ne prend pas beaucoup de place du tout. Il y a le sujet du contrôle aussi.
Surtout : c'est vraiment individuel. Penser que les personnes en surpoids sont juste des flemmardes ou que les jeunes filles anorexiques veulent ressembler aux magazines... je trouve ça réducteur et juste faux, en fait.

Je ne sais si ce commentaire sera utile, dans le doute ! En tout cas merci de partager ton cheminement avec nous.

Cécile a dit…

Hello Marie, merci pour ce nouvel élan de partage et merci à Lou et à celles qui l'ont suscité ;-) C'est un sujet très intéressant qui touche certainement de nombreuses femmes à des degrés différents. J'essaye aussi de me remettre en contact avec mon corps en ce moment, plus précisément avec ma féminité: tout un programme!!! Beau cheminement à toi!

Mary a dit…

Désolée je me rends compte que mon commentaire peut paraître prétentieux :( Ce n'était pas mon intention.
Je ne prétends évidemment pas donner de conseils ni de leçons.

Je me suis emballée car le sujet m'intéresse beaucoup.

J'ai hâte de découvrir quel a été TON cheminement :)
Et j’apprécie aussi lire les commentaires.

Bises

Lou a dit…

Superbe thème d'article, qui nous touche tous (et toutes en particulier j'ai l'impression), êtres de chaires et de sang, malheuresement inexorablement soumis au temps qui passe, qui ne revient jamais en emportant avec lui tant de chose, dont notamment nos jolies silhouettes d'adolescentes.

Je me souviens qu'entre, disons, 16 ans et 20 ans, j'avais un corps parfait. J'étais si mince, mon ventre était plat, mes cuisses fuselées, quand je regarde des photos de moi à l'époque, je me demande comment est ce que je ne me suis pas rendue compte de cette perfection, comme j'aurai pu en profiter, porter des habits flatteurs, comme ces filles sur pinterest, je les aurai aussi bien porté qu'elles (même si je n'aurai jamais été aussi jolie, saleté d'acnée que je me trimbale encore aujourd'hui, la seule constante dans ma vie à ma grande peine lol).

Mais à l'époque, j'étais malheureuse comme une pierre. Une vraie fille triste, sans ami et sans amoureux, pleine de pensées sombres. Gaulée comme une mannequin mais tellement seule et coincée.

Je n'avais aucune conscience de mon corps, il ne m'apportait aucun plaisir, sensoriel ou visuel, je ne kiffais rien.

Ensuite, je quitte le nid, bye bye maman qui ne cuisine rien à part des purées de légumes, déteste les sauces, prépare des repas pour 4 personnes alors qu'on est 5 (et oui tous les paquets picard sont pour 4, à la maison on devait toujours découper chacun un morceau de notre viande pour la 5ème personne), et bienvenue dans la vraie vie, à 1.500 km de chez moi.

Je travaille dans un café, c'est panini/frites tous les midis, et riz à la mayonnaise le soir (affreux je sais, mais je n'ai aucune notion de cuisine ou de diététique).

Je prends plus de 10 kg en un an. D'adolescente élancée je passe à la fille pulpeuse (c'est le moins qu'on puisse dire, et mes racines méditerranéennes ressortent, et avec elles un derrière bien généreux).

J'avoue l'alcool, les pintes de bières tous les soirs, n'ont pas aidé.

Mais je suis tellement heureuse, tellement libre. Ma vie est pleine d'aventure, je me découvre, je nais au monde, je vis toutes mes premières fois et toutes sont fabuleuses. Ces kg sont le prix de ce bonheur que j'ai payé sans négocier.

Evidemment, si je ne crache pas sur mon bonnet C (ok B+), la vue de mes cuisses énormes, quand je suis assise en mini short, est une torture pour mes yeux.

La vie continu, je rentre chez moi, débute la fac etc, je perds un peu (et repasse immédiatement à A+, mais enfin mes cuisses vont un peu mieux)

Evidemment je ne retrouverai jamais ma silhouette adolescente, même si j'en rève. Même si j'essaie de ne pas trop manger, que j'essaie de faire du sport (arg).

Je suis une femme taille standard aujourd'hui, qui fait son 38 les beaux jours, 40 le reste du temps.

J'aimerai m'en contenter, mais bien sûr je suis nostalgique de ma silhouette d'avant.

Je suis pleine de regret, de ne pas en avoir profité. Mais au fond, ce que je regrette vraiment, c'est de ne pas avoir investi mon corps plus tôt. D'avoir laissé filé les années ("les plus belles années" si on en croit les autres... Moi je n'ai pas eu d'adolescence, ou plutôt je l'ai eu à 20 ans) d'avoir été pleine de complexes, pas physique mais sociaux, d'avoir eu honte d'être nulle, alors que j'aurai pu dire merde et vivre l'insouciance de la jeunesse quand je le pouvais.

Je ne veux pas tomber dans l'inverse aujourd'hui, avoir des complexes physiques, avoir honte de mon corps, alors que je sais que la vie passe comme rien.

Lou a dit…


(je coupe mon commentaire en deux, car sinon il en rentre pas me dit le site... mince j'ai vraiment écrit une tartine désolée....)


Mon corps d'aujourd'hui est le seul que j'ai. Le corps d'hier n'existe plus, n'existera plus, le corps de demain... qui sait ce que sera demain, si je ne vais pas chopper une bactérie x ou y qui me rendra obése, une maladie qui me rendra chauve au mieux, ou bien pire.

On a juste aujourd'hui, faut aussi savoir être bien avec ça. J'essaie.
Une bonne routine, qui me rend quand même heureuse, car finalement le Nutella ou les frites ne contribuent pas tant que ça au bonheur, contrairement à une bonne pinte entre ami. Alors je laisse tomber le Nutella et ne me restreint pas, jamais, sur l'apéro entre ami (mais mise plutôt sur les carottes / guacamoles tu vois).

A sinon, je fais un truc qui m'a sauvé : je ne mange pas de petit déjeuné, et j'ai arrêté les yahourts/crèmes dessert (au départ contre mon acnée, mais finalement ça m'a surtout fait perdre presque 2 kg en 6/7 mois). Je ne mange plus que des fruits comme dessert (et c'est délicieux, j'ai redécouvert).

Voilà, un pavé..... Beaucoup de personnel, et probablement pas grand chose d'interessant.

Merci de m'avoir fait penser à tout ça.

Bisou, j'ai hate de lire la suite de ton odyssée !! Sans aucune doute, je suis sure que cette lecture aura des répercutions sur ma propre vie, sur mon propre chemin.

Gros bisous !!

FTS a dit…

Bonjour Marie,

Quel plaisir de te relire! ça me parle beaucoup beaucoup en plus
Ne pas être connectée à son corps, avoir l'impression de ne pas avoir de prise sur lui...je connais! En fait l'état que tu décris après ta prise de poids, c'est moi depuis toujours! Mais pour moi aussi les choses ont commencé à changer..;
Si je fais mon historique, j'ai toujours été très intellectuelle, jamais très sportive et je n'ai jamais eu vraiment l'impression d'habiter mon corps. Il ne me plaisait pas trop mais au fond je m'en fichais un peu. J'étais ronde et ça me génait mais pas assez pour ne pas m'habiller comme je le voulais, faire du sexe quand j'avais envie etc etc
Et puis j'ai eu des soucis de santé (rien de grave, heureusement, juste une thyroïde capricieuse) et j'ai d'abord maigris puis rapidement repris ce que j'avais perdu. Et un peu plus. Et au fur et à mesure des sessions médicamenteuses, puis à l'apothéose avec la chirurgie, encore un peu puis beaucoup de poids. Au total je pense avoir pris 35 kg.

Mon corps me gênait, je le détestais mais je ne l'habitais toujours pas. je faisais du sport mais ça ne changeait rien, ni à mon poids ni à mon ressenti dans mon corps. Et puis j'ai commencé à voir une psy (pour autre chose) et puis j'ai arrêté la pilule (meilleure décision de ma vie mais c'est une autre histoire). Et puis j'ai commencé un rééquilibrage alimentaire, et j'ai augmenté le sport.
Alors le chemin est long, mais je me sens dans mon corps maintenant. Les courbatures après le sport, la transpiration pendant je le ressens et ça me plait. Bien sur j'ai perdu du poids (pas loin de 20 actuellement) mais mon propos n'est pas DU TOUT de dire qu'il faut maigrir pour être bien dans son corps. Tous les chemins sont différents
Pour moi ça passe par ça mais je pense que l'arrêt de pilule m'a également beaucoup aidé (ressentir son ovulation est un excellent moyen de ré-habiter son corps). Les hormones régissent notre vie ahaha

Bref je suis surement pas très constructive mais ce que tu dis me parle, donc je parle :)

Bises à toi Marie

Diahala a dit…

Bonjour Marie,
Merci de partager ces réflexions avec nous. Une belle odyssée t'attend, je suis sûre que tu trouveras plein de réponses et de choses précieuses pour être en paix.
Quand je me sens aller vers l'intellect, j'essaie de me ramener dans mon corps via l'activité physique. J'ai développé récemment une obsession pour le cycle menstruel, tant de bouleversements dans le corps. Comprendre ces changements m'aide à maintenir le lien avec ce corps. je crois que c'est un exercice de tous les jours.
Bien à toi,

marjanepire a dit…

Comme c'est cool de te lire à nouveau !
C'est super intéressant de sujet et les échanges que cela permet...
au delà de la question esthétique, fringue beauté... l'angle de vue de la PRESENCE à soi même, du ressenti de son propre corps et du coup de soi et son corps avec les autre et l'environnement ... c'est une approche qui me questionne depuis des années, et les blogs, IG et tout ça y contribue en faisant mal parfois, mais au final en aiguisant nos réflexions je crois, parce que je pense qu'au final on réfléchis toutes, on se parle de ça...

Effectivement comme d'autres l'ont dit la question des règles, du cycle menstruel de la féminité dans une vision un peu de "sorcière"... en tout cas pour moi m'apporte beaucoup... Même si chacune le vit différemment, moi par exemple j'accroche pas trop aux trucs spiritualo-trucs... en tout cas quand c'est ostentatoire...
mais au final le yoga la respiration, même si je me sens trop "rock" ou "intello" pour ça ... ben je me le façonne à ma façon et j'ai l'impression que ça aide à se connecter à soi même...
Moi j'évolue encore dans du 44, (arrêt de la clope, trop d'apéros, aucune envie d'être sage et raisonable sur aucun plan... 2 grossesses, du stress...et de la frustration...)
ce qui m'aide aujourd'hui c'est la soupe et tisane le soir au lieu de chercher en fin de journée du plaisir dans le remplissage ... et du coup le stockage...
Et dernièrement j'ai osé poster des photos de moi sur IG et bonne surprise c'est plutôt gratifiant, IG c'est gentil comme réseau je trouve...

Merci Marie, pour tout ça comme toujours, et vivement la suite... tes vidéos me manquent graves GRAVES !!!! Bisous

Anonyme Amande a dit…

J ai relu 2x ton post, quand tu l as poste et encore une fois aujourd hui pour bien comprendre. Je suis dans une dynamique completement contraire a la tienne, c est pour ca que ca m interesse tellement de comprendre comment ca peut se passer, le fait de se deconnecter comme ca de son corps.
Je ne suis pas du tout dans le controle, j ai une nature a ne pas trop grossir et je ne peux pas trop manger parce que sinon j ai tres tres mal au ventre, je me suis mise au sport relativement serieusement depuis qq annees, mais j ai beaucoup de mal a accepter les 1ere marques de la vieillesse sur mon corps (team 1976). Je cherche et percois immediatement la moindre variation de facon a integrer ce qui ne peut etre modifie par le sport ou la chirurgie (douce), c est une toute autre demarche que la tienne, mais je sais que je dois travailler pour entrer dans l acceptation que de + en + vite, l image que j ai de moi ne correspondra bientot plus a la realite, a ce que voient les autres....
Ta reflexion m interesse enormement,
Je t embrasse tres fort, a vite !