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28.4.16

LES ALBUMS IMPORTANTS: BLUE LINES / MASSIVE ATTACK

blue lines



Après l'opus de Lauryn et le deuxième album de Justin, j'avais envie de parler du premier album de Massive Attack, Blue Lines.

Blue Lines est sorti en avril 1991, quelques mois plus tard, j'aurai 12 ans .

A 12 ans j'écoutais Mylène Farmer, Madonna, Gainsbourg et Chopin.
Et R.E.M. Et MC Solaar. Et Mecano (putain j'adorais Mecano et aujourd'hui je sais pas pourquoi). Et Nirvana (comme tout le monde). Et Tori Amos (que j'ai confondu toute ma sixième avec Kate Bush alors que rien à voir). Et d'autres trucs de bon goût du genre U96 (j'adorais cette chanson qui, pourtant, pique bien sa race ).

J'ai découvert Massive Attack 2 ans plus tard (1993 donc)  après être allée voir avec ma copine Sophie (je sais que tu te contre-branles de ces détails mais moi, que veux-tu, ça me chauffe ces trucs de nostalgie... Et ça va être la fête du slip (existe-t-il plus ringos que cette expression?) du name dropping dans ce billet (mais un name-dropping du pauvre rapport que personne n'est célèbre) ) le film Sliver (aka un Basic Instinct du pauvre avec Sharon Stone et un des Baldwin... Wiki me dit que c'est William...) réalisé par Philip Noyce et dans lequel on entendait Unfinished Sympathy.


 


Ma copine Sophie (d'où l'importance du détail) est tombée en amour totale pour cette chanson.
Moi sans plus mais comme j'aimais beaucoup Sophie, on l'écoutait beaucoup. Et à force je m'y suis faite.
On a finalement passé le cap du tube et on a écouté l'album, Blue Lines.

Du coup, 2 ans plus tard on était clairement au coeur de la tendance mais on était contente.

Alors je ne sais pas si Massive est encore un truc important mais en tous cas, en ce qui concerne mon adolescence et ma jeune adultie (sic) c'est fondamental.

Massive Attack est un groupe né à la fin des années 80 en Angleterre à Bristol (comme Portishead).
C'est d'abord 3 mecs piliers : Robert Del Naja (3D), Grant Marshall (Daddy G) et Andrew Vowles (Mushroom), tous issus du soundsystem The Wild Bunch (qui comportait aussi d'autres mecs comme Tricky ou Nellee Hooper c'est dire que ça déconnait pas), né au début des années 80.




Si Blue Lines est important c'est surtout parce qu'il a ouvert la voie à un style musical que j'allais saigner pendant toute ma vingtaine.
D'un point de vue plus global, c'est un album qui a changé vachement de choses. Toute la jeunesse écoutait Massive Attack, les dj de province faisaient de la musique sur les vinyles de remix du groupe, leur son sonnait juste à la bonne époque.

On (mes copains et moi) écoutait tous Massive Attack, on les vénérait, leur musique représentait un truc tellement novateur, quelque chose qui avait pris appui sur des vieux trucs et qui en avaient créé des nouveaux, c'était encore pas si courant.
C'était sexy, super élégant et froid en même temps. C'était organique et mécanique.
Marie aka Télérama.





Avec mes copains on a développé une légère addiction, on s'achetait les remix, on écoutait des trucs qui étaient inspirés d'eux, ça a quasiment pris possession de toute ma discothèque, tous les cd que j'écoutais étaient en rapport.

La sortie de Mezzanine 7 ans plus tard (le groupe dans son entité originelle n'avait pas survécu) a fini de sceller mon affection toute particulière pour eux.
L'album a cartonné, on entend encore Teadrop à La nouvelle Star, c'est dire.





 

Et puis j'ai décroché petit à petit, j'ai même pas écouté leur dernier album mais Blue Lines et Mezzanine sont des albums que j'écoute avec autant de plaisir.

C'est un peu plus difficile à croire au vu de ce que je partage comme musique ici mais j'ai une une très longue période où je n'ai écouté quasiment que de la musique électronique.
Et c'est avec Massive Attack que ça a commencé.

Je vous mets quelques sons qui découlent directement de ce goût là!

Love U et à très vite.












4 commentaires

ziloa a dit…

Je me souviens de mes premières émotions musicales. A 11 ans en 2001 il fallait s'affirmer par ses goûts musicaux alors j'écoutais frénétiquement les extraits de 30 secondes sur iTunes. Choisir soigneusement LA chanson gratuite du mois que j'allais choisir. Aller écouter les cd dont parlaient les stars dans leurs interviews (fierté quand Charlotte Gainsbourg a cité OK Computer alors que c'était mon favorite ever de cette période). Jusqu'à mes 17 ans je classais beaucoup la musique : pas ce qui était in, ce qui était out, mais ce que je considérais être de la "bonne" musique et ce qui à mes yeux était de la daube. Après j'ai totalement fait volte face sur cette façon de penser.

#TBT 2007 : "Expliquer le rapport que j'ai avec la musique n'est pas aussi simple que je le pensais, d'un côté j'ai envie de cracher sur la daube facile et de porter en triomphe des groupes comme Radiohead, the Whites Stripes ou Noir Désir mais de l'autre je sais que je l'écoute tout de même un peu, cette pop dégeu que je méprise joliment ^^ A vrai dire tout dépend de l'intérêt qu'on porte au morceau, dans l'absolu tant qu'il nous plaît, c'est qu'il est réussi."

Allez, retenons ça : dans l'absolu si le morceau nous plaît, c'est qu'il est réussi! Décomplexons



Zéphine (aka Malvi) a dit…

OH.PU.TAIN!!!
MARIE,JE T'AIME!!!

Massive Attack, je l'ai découvert un peu sur le tard en sortant de ma période Placebo, quand j'avais 16-17 ans (en 2001-2002 donc). J'y suis arrivée un peu par hasard, lorsque j'ai entendu Blue Line dans la voiture de mon copain de l'époque. Bien sur, je connaissais déjà Teardrop, Unfinished Sympathy et d'autres pour les avoir entendu à la radio ou dans des séries/films, mais c'est vraiment en écoutant cet albumque je suis rentrée dans ma période "sexy, super élégant et froid en même temps, organique et mécanique" (description tellement juste et pas du tout Télérama). Ce même copain m'a aussi initié à DJ Shadow, plus électro dans le style, mais dans la même mouvance musicale.

En 2003, je foirais complêtement ma première année à l'université, je déprimais un peu (beaucoup) de me sentir comme une merde, et l'album "100th windows" qui venait de sortir à accompagné mes nuits blanches de révision. Depuis, même si j'apprécie toujours autant les qualités esthétiques de cet album, il m'est impossible de l'écouter tant il me renvoie à des souvenirs douloureux.
Après ça, j'ai un peu lâché l'affaire (je ne savais même pas qu'ils en avaient sorti un autre en 2010, et j'ai des réticences à l'écouter de peur d'être déçue...) et mes suis diversifiée vers d'autres artistes de la même mouvance: Tricky et Portishead bien sûr, les plus connus et immanquable, mais aussi DJ Shadow, EZ3kiel, Zenzile, Miss Kittin, et plus récement Woodkid qui me file la même chair de poule que l'avait fait Massive Attack à la première écoute de Teardrops...

Ça fait miantenant 10 ans que j'ai plongé dans l'électro éthéré, et même si je n écoute pas que ça, c'est quand même une bonne partie de mon quotidien. Depuis que je suis sur Deezer, en suivant les recommendations de l'application, j'ai fait d'autres belles découvertes: Hugo Kant, DJ Signify, Doctor Flake, ...

Mais (et c'est là que ma déclaration d'amour voulait en venir), je ne te remercierai jamais assez de me faire découvrir The Wild Bunch, Nitin Sawhney et Plaid qui avaient échapés à mon radar!

Je ne partage pas toujours tes goûts musicaux, loin de là (la musique moîte et le gros RnB qui tache, c'est vraiment pas ma came), mais je suis contente de voir que nous partageaon la même affection pour ces artistes qui remuent quelquchose au fond de nos tripes...

Anonyme a dit…

Thx for music, Marie!

Marie a dit…


Ziloa: Ah oui totalement. J'ai eu une période où j'ai beaucoup été snobée musicalement par mes amis et j'en étais venue à me dire que j'avais vraiment des goûts de "merde".
Je trouve le snobisme musical sans intérêt et surtout c'est une plaie qui empêche de kiffer ce à quoi notre cerveau est sensible.
Ayons mauvais goût en toute décontraction si ça nous fait plaisir

Zéphine (aka Malvine):Merci pour ton commentaire ça fait plaisir (et puis j'ai des nouveaux trucs à écouter ce qui fait aussi très plaisir).
Je te fais des bisous <3

Anonyme: Thx for comment