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9.7.15

JALOUSIE

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Il y a quelques années, après avoir eu une vie amoureuse dénuée de toute suspicion, remplie de confiance totale et d'absence même de questions concernant la fidélité ou l'engagement de mon amoureux, j'ai été amoureuse d'un garçon qui lui, avait besoin de se rassurer dans d'autres yeux que les miens. Et sûrement parce que ma confiance en moi était déjà fragilisée, j'ai été très touchée par ces événements là.

Il ne m'a, à ma connaissance jamais trompée tout à fait (bien que le sens de ces choses soient tout à fait personnel), mais ce qui est sûr, c'est qu'il a injecté en moi, un poison dont j'ai un mal de chien à me débarrasser.
Je sais que cet amoureux en question ne se comportait pas comme ça pour me peiner, ce n'était pas contre moi c'était au contraire une manière pour lui d'être sûr de sa propre valeur mais j'en ressens encore les effets aujourd'hui.

Je vivais dans un monde de totale confiance en l'autre et en moi (enfin c'est ce que je croyais) et j'ai, depuis, basculé de l'autre côté et si tu connais pas ce côté, laisse moi te raconter pour que tu voies comme c'est bien pété comme route.

C'est un côté qui fait mal au ventre, qui voit de la culpabilité dans le moindre regard, sourire, qui traque au loin, qui fait monter une colonne de feu le long de ta trachée, un truc qui la serre si fort que t'as parfois du mal à respirer, parfois ça fait même monter les larmes dans un mélange de rage et de tristesse et c'est surtout un coté dont tu n'es pas fière, parce qu'il n'y a rien à retirer de tout ça et surtout, ça te rend tout petit et tu détestes ça.

Mon amoureux actuel n'a pas d'attitude ambiguë avec les autres femmes, jamais, je n'ai aucune raison rationnelle d'être dans la suspicion, pourtant, la jalousie s'est comme installée en moi, de manière totale, indépendamment du sujet précédent (mon ex-amoureux) elle est restée présente en moi.

Je réfléchissais l'autre jour alors que j'essayais justement de me calmer d'une autre ardeur jalouse (je ne veux pas que mon amoureux en pâtisse, il n'y est pour rien, mais ça me demande une force colossale pour me faire redescendre en pression) et j'étais frappée de voir à quel point la raison et la réflexion n'avaient quasiment aucune prise sur cette émotion là.
Même lorsqu'elle est illégitime, basée sur aucun fait, il n'en reste pas moins très difficile de se dire qu'on "délire".

J'ai plein de défauts (comme toi je suppose) mais alors qu'il en existe certains dont je m'accommode plutôt, avec lesquels je vis assez tranquillement, ma jalousie (amoureuse uniquement dans mon cas) est quelque chose dont j'ai tout à fait honte.
Je trouve que c'est tout pété parce que c'est tellement pas cool, être jalouse c'est hurler au monde "ouais je suis en insécurité affective, j'ai pas confiance en moi, je me méfie du monde et des fois même je crie et sinon toi ça va? "

Je me suis dit que ça serait intéressant d'en parler ici d'abord parce que rationnaliser les choses sur mon blog me permet justement de ne plus subir et de mettre à distance et que finalement en parler ici c'est aussi une manière de dire que c'est pas tant la honte que ça... Enfin qu'au moins je pouvais, avec vous, trouver des pistes pour essayer au mieux de dépasser ça et de ne pas appliquer mes méfiances et tristesses passées à une relation chouette, solaire et de confiance...

Parce que...  Parce que c'est mieux d'avoir un peu de prise sur les choses.

Voilà quoi!

(J'ai eu un peu de mal à écrire ce billet, encore ce truc un peu honteux avec cette émotion qui, dans mon cas, ressemble à un gros dragon qui se déploie dans toute ma cage thoracique alors que je savais même pas qu'il était tapi au fond de moi).

PS: Pour le moment la seule chose qui peut réussir à me calmer, c'est le retour au corps, respirer, souffler, m'arrêter et m'isoler.
Mon cerveau ne m'est d'aucune utilité, c'est un truc si archaïque que la raison ne peut rien calmer.
Une réponse d'apaisement physique au bouleversement corporel de cet enfoiré de dragon.


Allez salut, bisous smack, il fait beau...


39 commentaires

Anonyme a dit…

Oh, j'aurai plein de choses à te dire. Tant je te comprends. (enfin je crois)
J'ai eu un père jaloux qui pourrissait violemment la vie de ma mère. Pour rien.
J'ai été très longtemps avec un mec qui me trompait tout le temps. Je croyais que j'étais une jalouse maladive mais en fait j'étais suspicieuse (au fond de moi je devais savoir - mais je suis une nana confiante donc quand il me disait "t'es malade de jalousie, c'est dans ta tête", je le croyais. Dans confiante, ya "con").
Bref, quel lien avec toi? J'avais honte, tout mon corps se mettait en alerte etc.
Pour info, au final, je l'ai quitté, je suis allée consulter. Et je vis avec un autre amoureux et je ne suis pas jalouse du tout. Sauf que si je n'arrive pas à le joindre, sans vouloir l'emmerder, parfois, j'ai des soubresauts inquiets (que je maitrise de mieux en mieux).
Les leçons que je tire de mon expérience (et de la vie de mes copines qui sont avec des jaloux):
- ne pas demander à l'autre de trop nous rassurer, parce qu'il n'y arrivera jamais complètement. Et même ça aura un effet pervers.
- Les logiques d'un jaloux sont complètement mobilisées pour accréditer la jalousie. Le dialogue est presque impossible.
- ça fonctionne par crise et le jaloux tombe dans un gouffre d'où il a du mal à sortir
- si vraiment, les faits ne sont pas avérés et que la personne aimée ne s'amuse pas de ce sentiment jaloux pour dominer (et s'attacher) l'autre: il faut consulter. On ne se soigne pas tout seul.
- ça finit par bousiller le couple et on s'abime aussi.
Je ne te cache pas qu'être avec un mec qui depuis presque 10 ans me dit plusieurs fois par jour qu'il m'aime (quitte à avoir l'air niaiseux, il veut que j'en sois sûre) est une chose vraiment cool.
Ce chemin, on peut en sortir, c'est ce que je veux te dire. Surtout si tu n'es jalouse qu'en amour (et pas en amitié, ni envieuse maladivement de la vie et des possessions des autres). Il n'existe rien de cassé qui ne soit réparable! Bisous


Anonyme a dit…

qui ne soit irréparable
ou
qui ne soit pas réparable
Sinon, je dis le contraire de ce que je veux te dire!!!!

Anonyme a dit…

Marie,
J'ai beaucoup aimé ce billet, je m'y retrouve tu sais... Avant de tomber sur mon ex, tout allait bien. Je ne suis pas spécialement bien dans ma peau, je suis même complexée par certains trucs (comme tout le monde d'ailleurs), mais je n'ai jamais été jalouse en couple. Je partais du principe qu'une relation non basée sur la confiance n'est pas saine. Je faisais toujours confiance, et je n'ai jamais eu de soucis (enfin comme tu dis, jamais trompée à ma connaissance).
Jusqu'à cet ex... qui, malgré les apparences qu'il se donnait, manquait de confiance en lui. J'ai vite pu constater qu'il ressentait le besoin de flirter avec d'autres filles pour se rassurer. Je rationalisais et me disais que ce n'était rien. Jusqu'à un jour où, après le genre de conversation qui précède une dispute, il a commencé à me dire "au fait, tu sais mon pote Nicolas, il a une nouvelle copine, elle est tellement jolie si tu savais... un avion de chasse. Brune, peau matte, trop bien foutue, un beau petit visage, elle est vraiment magnifique". Il m'a sorti ça alors que ça n'avait aucun rapport avec la conversation, j'ai réalisé qu'il essayait clairement de me faire du mal avec ces mots là. J'ai appris quelques semaines plus tard qu'il racontait à des filles en soirée qu'il était célibataire, et qu'il en avait invitées à des rendez-vous. J'ai bien évidemment rompu, mais depuis j'ai du mal à refaire confiance, évidemment.
J'espère qu'avec le temps ça reviendra, mais c'est vrai que dès qu'il y a des tensions, je pense à ça...
Bref, Marie, je te comprends..

lunelo a dit…

full package madame ouais c'est pas cool mais plus tu essayeras d etre parfaite plutot que d accepter tes imperfections et pire ce sera. moi aussi je voudrais etre toute propre toute nette mais voila on a toutes nos lots et c comme en medit plus tu restes dessus et plus ça reste poisseux et collant. tu as toutes les cartes en mains y a juste a laisser du lest et pt etre passer par de petites actions pas des tocs hein quoique cette jalousie soit pt etre en qqsorte un toc, oui je sais c est lourd et handicapant les tocs).
j ai une amie qui a des tocs et plus elle culpabilise de produire ses tocs et pire c'est. alors que pour moi ces tocs ont une raison d etre nous sommes des etres tellement fantastiques et complexes. je veux dire le toc est handicapant mais il est né de qqpart et plus tu lui gueules dessus plus il essayera de rentrer par la fenetre.
j'ai essayé la gratitude pour ce genre de trucs, notamment avec l colere, cette putain de colere quasi permanente mélée elle aussi de tristesse... ça ne marche pas.
et je commence a l'accepter a moins culpabiliser parce que je fais d autres choses a coté et que la somme de ces choses et experiences finira pt etre par m aider a transformer cette colere a la transmuer.

c est quoi la jalousie au final?

Cyntia a dit…

Hello Marie, Je suis dans le même cas , mais ce que je constate en te lisant, et au vue de certains commentaires, c'est que même si c'était tapi en nous,il y a quand même dans nos histoires , un vécu avec une personne qui a mis à mal notre confiance..Donc culpabilisée oui..mais y a quand même un foyer extérieur ..fois , le feu (ici la peur, le doute; etc) allumé c'est plutôt compliqué..j'ai vécu une relation avec un homme qui m'a trompé, menti , etc..je n'ai pas encore eut l'occasion de le vivre mais je pense et surtout j'espère qu'avec le regard , l'amour de mon prochain amoureux , petit à petit , je vaincrais cette peur puisqu'il s'agit de ça ..la jalousie.Ce que j'ai en tous cas compris, et bien compris pour avoir la chance d'avoir des amis masculins très proches, c'est que mon ex avait besoin de se rassuré, retirait peut être même un plaisir certain à me voir souffrir à cause/pour lui..et que heureusement tous les mecs ne sont pas comme ça..et je le sais puisque avant lui j'en ai connu.Mes amis m'ont simplement expliqué qu'a l'avenir, il faudrait mieux les choisir ;-)..et que surtout surtout , même si j'ai tant besoin d'être aimé , il fallait avant tout que je me sente respecter , et que si ce n'était pas le cas..fuir au plus vite..Alors je ne peux pas encore dire , que si je rencontre un garçon adorable, je saurai maîtriser ce sentiment, peut être est aussi pour ça que je prends le temps, mais j'ai pas mal travailler là dessus , et que j'arrive à me dire que finalement c'est pas moi qui devrait me poser ds questions,me sentir mal avec ce sentiment voire honteuse, et me pourrir , je laisse ça à celui qui trahi a ma confiance..Gros bisous Marie

Unknown a dit…

Lis Anna karenine de tolstoi. Ca m'a guérie perso. Bises

Manon a dit…

Marie,
c'est tellement étrange de lire ce genre de post alors que je me posais la même question sur moi aujourd'hui... Je suis comme toi, n'ayant auparavant jamais vécu de relation au sein de laquelle la jalousie s'installait, s’immisçait. Et je suis depuis un an au coeur d'une relation qui me donne du fil à retordre. La distance étant là, lui à Paris, moi à Nantes, je savais que des choses allaient être difficiles à surmonter. Mais, bien que je m'acharne à me dire que je suis adulte, saine d'esprit, etc. ce dragon que tu décris là ne cesse de gronder en moi lorsque je vois que l'homme que j'aime ne prend pas soin de moi, me laisse sans nouvelles alors que je souhaiterais de la présence (même numérique) et de la tendresse, qu'il me parle des autres femmes comme s'il s'agissait d'une compétition, qu'il prend toujours les appels de sa copine de travail ("parce que tu comprends elle est seule avec sa fille, et c'est pas évident !") alors que les miens lorsque je suis loin c'est une fois sur dix ... Enfin, tout cela pour dire que se retrouver face à cette boule de jalousie tapie au fond de nous est très difficile à assumer car elle fait émerger la partie enfouie de nous-même qui souffre cruellement de manque de confiance en soi et qu'être avec un homme qui ne nous met pas en avant tout en annihilant notre perception sereine de l'amour est tuant. Aucune morale à cette histoire. Il faudrait juste essayer de se relever et de se dire que le problème ne vient pas que de nous. Que on nous l'a quelque peu insufflé ! Bises

Amandine l'ardéchoise a dit…

Salut Marie,

Je te lis depuis plusieurs années, ouais comme ça dans l'ombre. Le manque de confiance en soi parfois ça te gâche la vie pour rien. Tu vois, j'osais pas commenter. Je dis pas que je vais devenir une commentatrice régulière, je fais selon mon élan. Mais j'aime te lire et parcourir les échanges de commentaires.

Moi aussi j'ai parfois (souvent) des émotions qui ne sont pas appropriées au contexte. Dans ces cas là je me regarde, connement, en me disant "mais qu'est-ce que je fous", les émotions complétement en roue libre. J'ai l'impression qu'elles vivent leurs vies toutes seules et que je suis juste observatrice.

Tout comme toi, je tente de me calmer, de me raisonner avec mon mental ou de revenir au corps, à l'instant présent. Bon parfois ça atténue un peu, parfois je me calme complétement. Mais pour mieux recommencer la prochaine fois... Bref c'est une histoire sans fin.

Le truc avec l'émotion c'est qu'elle ne demande pas à se calmer, elle demande à s'exprimer, être entendue, écoutée. Et quelque part, se calmer c'est ravaler l'émotion. Elle n'est pas partie, elle est juste là quelque part... en attente de la prochaine fois.

Par conditionnement, je suis habituée à ravaler mes émotions. Normal, je fais ça depuis l'enfance, où on a pas le droit de faire de colère, c'est pas beau de bouder, mais pourquoi tu pleures chochotte etc, enfin bref tu m'as comprise.
Ça fait un bon moment que j'ai compris que j'avais besoin d'exprimer mes émotions mais C'est plus facile à dire qu'à faire.
Et surtout comme toi j'avais honte, honte de dépasser les bornes et puis complétement dépassée par mes émotions, surtout par la colère, j'avais peur, peur de moi même et peur de faire du mal aux gens que j'aime.

Je suis tombée sur une méthode il y a peu. J'ai pas eu l'occasion de la tester beaucoup parce que c'est difficile quand tu es dans l'émotion de réfléchir et donc de te rappeler de cette méthode à tester, enfin chez moi ce n'est pas automatique (pas encore j'espère, j'y travaille).

Ça s'appelle la méthode TIPI et c'est super simple.

- Quand je ressens une émotion désagréable (n'importe quelle émotion, peur, colère, jalousie etc... ça marche pour tout)
- Je ferme les yeux
- Je porte mon attention vers les sensations physiques présentes dans le corps
- Je laisse ces sensations évoluer, se transformer d'elles mêmes...
- Je laisse faire, sans contrôle, sans a priori...
- Jusqu'à apaisement.

Le mot magique ici, c'est Sans Contrôle. Lâcher prise, ce truc là me fait péter un câble. Mais franchement c'est plutôt simple, ça vaut le coup d'essayer.


J'avais entendu parler de la méthode il y a un bout de temps mais je trouvais ça simpliste! Puis j'ai vu cette vidéo sur ce site et j'ai eu un déclic.
http://anti-deprime.com/2015/07/01/face-aux-emotions-desagreables-et-au-stress-testez-tipi/

Allez bisou Marie et peut être à une prochaine fois si je me sens à nouveau inspirée.

Anonyme a dit…

http://www.arte.tv/magazine/pnb/fr/simone-signoret-et-la-jalousie-058717-000

Je suis tombée dessus tout à l'heure. Très joli post.

Peggy L a dit…

bon sang ce que je me retrouve dans ce post !!! j'ai vecu 10 ans Avec quelqu'un en 10 ans pas une crise de Jalousie, je me sentai sereine je n'avais aucune inquietude... je ne sais pas ces choses la ne m'effleuraient pas... apres cette longue histoire qui se finie dans de bonnes conditions j'ai frequenté deux autres garcons, qui m'on tour a tour quitté au bout de 6 mois sans vraiment de Raison valable... j'etais eperdument amoureuse de l'un de ces deux garcons et brisée apres cela.
Depuis je ne suis plus dans le meme Etat d'esprit j'ai perdu de mon panache de mon assurance, tout me fait douter. Le fait que j'ai une grande difference d'age Avec mon cheri ne m'aide pas dans le cas present... je me suis même surprise a fouiner dans son portable... je n'aime pas ce que je suis devenue, j'ai l'ompression d'etre devenu un monstre, je n'aime pas ne pas me sentir sereine.... malgré tout ce que mon chéri fait pour me rassurer il y a tout le temps ce Petit demon dans ma tete qui me dit " non ca c'est louche" " non ce n'est pas vrai" " et si...." j'essaye de me contenir mais interieurement ca me ronge et je n'arrive pas a trouver de solution pour retrouver ma belle serénitée d'antan... Bisous !!!

Anonyme a dit…

C.C :
Alors, vaste question.....Je suis une jalouse repentie autour de la quarantaine!Mon problème était vivable, mais comme toi, je trouvais mon comportement assez moche et vaguement honteux... Ce qui m'a aidée:
-une thérapie (ben, ouais...) commencée pour une autre raison, mais qui m'a permis d'identifier une sorte de terreur de l'abandon bien ancrée, bien toxique et source de multiples angoisses.
-un amoureux adorable et "enveloppant" sans être étouffant
-une remarque d'un ex: "si tu es jalouse,ça signifie que TOI, tu envisages la possibilité de me tromper et que tu la projettes sur moi. Moi, je n'y pense même pas!". Merde alors! Je ne l'ai jamais oublié.Se regarder d'abord bien en face.
-l'âge (en corrélation avec le précédent): passés les 40 ans, je ne me sens plus sur le "marché" de la séduction (ce qui ne veut pas dire que je me laisse aller ou quoi, mais que cette pression-là, je m'en fiche): c'est vraiment vraiment génial d'envisager les relations inter personnelles sans tenter de plaire. Ça semble un peu loin de la jalousie, mais pas du tout. Il y a un feeling plus profond plus confiant qui s'installe avec les gens, exempt d'arrière-pensée et de jugement....exit la jalousie sous toutes ses formes!
Sur ce, bises et merci ( l'air de rien ça fait plaisir d'écrire tout ça! <3)!!!

minhoi a dit…

coucou Marie,
Ado j'ai été très jalouse, comme toute les ados j'imagine..
J'ai vécu une histoire très jeune avec un type très bien (malgré qu'il ai fini par prendre huit ans de prison pour braquage...depuis il va très bien il élève seul ses deux enfants comme quoi les clichés...mais c'est pas le sujet)
Bref cet ex était mais pire que jaloux une horreur, il m'a totalement pourri la vie durant trois ans. Comme il était du genre pas vraiment cool si un pauvre type osait me demander l'heure dans une soirée je le suppliait de partir avant qu'il ne se fasse taper sur la gueule.
L'horreur ! il m'a tellement emmerdé avec ça mais par contre en étant jamais agressif à mon égard c’était les autres qui venaient me chercher moi j’étais juste jolie c’était pas ma faute selon lui.
Mais j'avais toujours peur qu'il ne déclenche une baston juste parce qu'un type venait me parler.
Je n'ai plus accepté ce fonctionnement il me fait horreur.
Je vais être dur hein mais je vais te décrire comment je le percevait de mon coté.
Je me sentais humiliée d'une part parce que ça sous entendait que j’étais sa "chose" et qu'il décidait pour moi de qui pouvait me parler ou non, j'avais perdu toute forme d'appartenance à moi même.
Sa jalousie sous entendait également que je n’étais pas fiable pire une conne...incapable seule d'envoyer chier un prétendant...en gros une pauvre tarte qui se contentait d'ouvrir les cuisses qui que ce soit qui se présentait et qu'il fallait surveiller à tout prix. C'est violent ce que je dit mais c'est vrai du moment qu'il se sentait le devoir de manifester son refus à ma place c'est que au fond de lui je n’étais pas capable de le verbaliser.
Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite de tout ça, il m'a fallu vivre pas mal de relations ensuite jusqu’à une ou de nouveau un mec est intervenu a ma place auprès d'un type qui venait me draguer...j'ai eu une bouffée de violence réellement je me suis revue dépossédée de moi même.
Depuis je n'ai plus jamais toléré la moindre jalousie de la part de mes conjoints.
De mon coté évidemment je n'ai aucune forme de jalousie je l'ai en horreur donc je ne souhaite pas non plus ressentir cette emprise.
Mon mari avec qui je suis depuis quinze ans a du faire avec dés le début, je l'ai prévenu, si un jour j'ai besoin de son intervention c'est moi qui le décide pas lui...si il n'a pas confiance il se tire. La peur n'évitant pas le danger je lui ai imposé une confiance totale et absolue. Et pire je suis amie avec beaucoup de me ex, je les vois de temps en temps seule ou avec mon mari.
Il n'a jamais rien dit, je sais que ça n'est pas si simple pour lui mais il me connait par coeur et il sait au fond que j'ai raison et surtout que la jalousie m'aurait fait partir.
Nous travaillons également ça avec notre fille de 14 ans qui est jalouse, nous lui expliquons les choses et surtout moi mon expérience. je suis assez fière d'elle car c'est elle qui explique a ses copines que "non être jalouse n'est pas une preuve d'amour et ça n'est pas tout mignon".
Bref j'imagine qu’être jaloux est compliqué une amie à moi me l'explique comme quelque chose dont effectivement elle a honte et qu'elle ne maîtrise pas.
Voila je voulais te donner mon sentiment pour avoir vécu de l'autre coté de la barrière.
bises ma jolie

Anonyme Amande a dit…

C est un tres beau texte Marie, merci.
Je connais aussi ce dragon, meme si depuis quelques annees j ai reussi a le museler mais il s envole aussi de temps en temps, curieusement le plus souvent sur le passé de mon amoureux (chose au combien debile on est d accord...).
Je deviens ignoble, je check tout ce que je peux sur la rivale pour en connaitre les moindres details,(et evidemment avec internet et les reseaux sociaux c est facile de se prendre la tete)
Genre " a t il like une de ses photos? ", lire tous les comm sous les photos sexy pour voir s il en a mis un...
Enfin bref, je suis capable de te monter un dossier hyper circontancié pour servir mon fiel et lors de l engueulade, c est comme une sorte de jouissance dans le cataclysme provoqué, comme si j attendais qu il me dise "OUI c est vrai", enfin bref ca part en delire complet.

Mais comme ces attitudes et ces disputes peuvent faire tres mal au couple, meme quand elle sont sans fondement, j ai trouve depuis qq annees une sorte de parade moi aussi :
1. quand le delire monte, je me mets a la place de l homme, et si lui regardait mon mur et venait a me reprocher ou mal interpreter les conneries qu ecrivent mes 50 potes ? Genre, j essaye de remettre les choses dans leur contexte ...
2. si le delire m-est irreprescible, je fais mes recherches, je me fais mes films, mais je m INTERDIS de lui en parler, je garde ca pour moi le temps que ca se decante et que la pression tombe(et franchement ca marche a la maniere du comm d Amandine l ardechoise)
3. J essaye, depuis aussi de ne plus eriger la fidelite comme une valeur absolue, je ne veux pas y penser, le jour ou qq chose doit arriver vraiment, il sera bien temps de reagir, on ne peut rien prevenir en etant jalouse, juste subir ses propres nevroses....

Je t embrasse tres fort !

Prune a dit…

J'ai été, dans le passé avec un homme peu stable qui cherchait " l'amour de lui-même " à peu près dans tout et tout le monde (drogues, alcool et aventures). Moi j'étais 24h/24 aux aguets. Je suis sortie épuisée de cette relation. Un jour telle Samantha dans "sex and the city " ; je me suis dis ok je l'aime mais je m'aime plus encore .
Ce fût très douloureux mais depuis ce jour la confiance en l'autre n'est plus négociable si je ne" sens" pas la personne ou si je ne me sens pas assez "bien" pour qq'un je n'engage rien.
C'est SIMPLE ou ce n'est pas.

Bisous Marie

Anonyme a dit…

salut Marie

en te lisant, moi ce qui me surprend c'est que tu n'en parles pas à ton amoureux. Pas sur le moment, mais en décalé, pour qu'il comprenne que c'est qqchose que tu ne sais pas gérer.

Une autre chose qu'on m'a dite à propos d'autre chose, c'est d'essayer d'aimer l'autre, vraiment profondément, au lieu de céder à ces bouffées de jugement/ interrogation. En gros, agir le plus possible le plus souvent avec amour.

Ma psy, que j'étais allée voir un jour (marqué d'une pierre noire) où je me suis engluée dans une spirale d'angoisse telle que j'étais sur le point de quitter mon copain, ne serait-ce que pour ne pas lui montrer ma "monstruosité" (mon angoisse), elle m'a dit un truc qui m'a scotchée. "vous pouvez changer". j'ai un peu buggé, répondu "mais nan, je suis comme ça, c'est trop profond". elle m'a répondu "non je crois que c'est ce que vous vous dites, mais la vérité c'est que vous pouvez décider de ne plus être comme ça". ça m'a vraiment vraiment scotchée.
c'est vrai en fait. Tu peux décider de ne plus être qqchose si tu l'identifies. Savoir c'est déjà reprendre le pouvoir...

Bref, en un mot comme en cent, si tu as un truc qui te gêne, je trouve que l'enterrer c'est jamais bien mais on peut s'en défaire.

Des bises
Clue

severi27 a dit…

Ma meilleure amie a un mari extrêmement jaloux qui lui pourrit la vie chaque jour plus que le précédent depuis des années. Elle est actuellement en situation de grand stress car elle ne sait plus comment lui faire comprendre que son comportement a une incidence dévastatrice sur elle. Elle est fidèle, n'a même jamais regardé un autre homme, elle s'en fout, mais malgré cela, rien ne le rassure. C'en est au point que son comportement a des conséquences sur les enfants. L'aîné de 9 ans commence à poser le même genre de questions que son père dès que mon amie parle à un collègue de travail au téléphone ou croise un homme avec lequel elle parle dans le cadre du quotidien. Le mari a 52 ans, mon amie 41, la jalousie n'a donc pas d'âge et peut être ravageuse sur un couple. Je n'ai jamais compris pourquoi il ne commençait pas un travail sur lui pour identifier les raisons de son insécurité afin de se délester de cette jalousie maladive qui s'envahit en permanence. Parfois même je suis en colère quand je vois les mécanismes s'installer avec des petites questions qui paraissent anodines mais dont tout le monde sait qu'elles sont posées dans un but précis. Je ne souhaite que de les voir heureux alors qu'ils en sont loin.

Sophie MC a dit…

Coucou Marie,
Je réagis un peu tard, mais bon...
La jalousie, c'est d'abord pour moi une vraie perte de temps et d'énergie. Je crois que ça me fatigue rien que d'y penser.
Je suis avec mon homme depuis 13 ans. Très vite je lui ai dit que s'il voulait me tromper un jour tout ce que je lui demandais c'était de ne rien me dire. Et surtout, il ne fallait pas non plus que je le devine ou le sente d'une manière ou une autre.
Je ne pense pas pouvoir combler tous ses désirs, j'imagine fort aisément qu'il puisse avoir envie de quelqu'un d'autre mais je refuse qu'une possible liaison enlève quoi que ce soit à notre propre relation.
En gros, s'il me trompe et que cela ne change rien entre nous, ça me va !
Et puis n'est-il pas là aussi question de volonté de contrôle ? Contrôle de l'autre, de ses envies, de ses pensées intimes... Moi, j'aime bien qu'il ait son jardin secret, qu'il ne me dise pas tout, c'est certainement dans celui-ci qu'il puise une partie de sa séduction, de ce qui m'étonne ou m'impressionne.
Je ne crois pas qu'il ait profité de ma relative bienveillance pour le faire effectivement, je ne me pose pas la question, s'il l'a fait et que je n'ai rien vu, et bien tant mieux. Dans les deux cas, je suis gagnante puisque je n'ai rien perdu !
Je précise qu'il n'a pas un tempérament de séducteur, il est plutôt du type fidèle, mais c'est un discours que j'ai tenu auparavant à d'autres plus charmeurs.
Bien évidemment, je me réserve le droit de faire de même, mais n'en ai pas éprouvé le besoin : je crois que cette liberté que nous nous sommes accordés a complètement dédramatisé le truc.
Mais peut être que je me leurre, peut-on jamais savoir ? ; )
Des bises Marie,
Sophie

luce a dit…

pour commencer je crois qu'il faut arrêter de se juger, de se dire "je suis jalouse donc je pue la merde"
on est sévère avec soi-même parce que ça ne correspond pas à l'image qu'on veut renvoyer, à la personne que l'on veut être
alors on arrête d'essayer d'être quelqu'un d'autre et on ne rejette pas ses émotions
"ok là je suis jalouse"
maintenant on essaye de capter pourquoi ? qu'est-ce qui s'est passé pour déclencher ça ?
au début on met cinq jours avant de piger puis à force d'accepter nos émotions pour les décortiquer on comprend en 30 secondes et on est capable de désamorcer le phénomène
voilà peut-être une piste : pas se juger, être soi-même, prendre confiance en soi ce qui laisse peu à peu moins de place à la jalousie :)

Anonyme a dit…

Toujours de beaux textes et des commentaires intéressants...
A 48 ans, il me semble avoir fait la paix avec la jalousie... Il y a une part de réalisme (de renoncement ?): impossible de "combler" tous les désirs de l'autre, aimer quelqu'un, c'est aussi aimer ce qui le rend libre et heureux, même si cela ne passe pas par nous...

Anonyme a dit…

Coucou Marie,

Encore un billet bien écrit, sensible, plein de douceur et de partage. Merci!

Si je ne m'abuse, ce que tu décris ici c'est un traumatisme. Et tes "symptômes" ça m'a tout l'air d'être du stress post-traumatique.
Si je propose ce "diagnostic" (un peu à l'emporte-pièce, je l'admets) ce n'est pas pour mettre des étiquettes sur tout, mais simplement pour mettre le doigt sur un phénomène assez bien connu, et qui se soigne bien!
J'ai moi-même vécu un traumatisme (dans un autre contexte, mais qui a beaucoup de similarités avec ce que tu décris) et je me suis fait soigner grâce à l'EMDR. C'est un type de psychothérapie qu'on pourrait assimiler à l'hypnose, mais sans perte de contrôle ni véritable "endormissement".
Contrairement à la psychothérapie "classique" ça ne demande pas un investissement de plusieurs années (plutôt genre 6 à 8 séances) et comme tu sembles avoir d'excellentes capacités d'introspection je suis sûre que ça donnerait des résultats très rapidement.

Bises et bonne chance!

Cerise

soso a dit…

Hello !
Bravo :-) je sais que ce n'est pas facile de se mettre à nu, de montrer du doigt ses défauts à l'autre même si on n'a pas un gros ego ;-)
et puis on a tous rencontré des gens, filles, garçons qui malgré eux (ou pas) nous ont fait du mal. Ont pété un truc comme tu dirais.
et après eh bien c'est vrai que c'est compliqué. la cicatrice n'est jamais vraiment refermée. et elle se ravive par moments et pas forcément aux bons moments. du coup on se braque et on fait n'importe naouac.
Bref tout ça tu sais
Je voulais juste partager et dire ce que moi j'ai fait pour aller mieux
J'ai parlé
J'ai dit ce que je pensais
Pourquoi je flippais, pourquoi j'étais énervée...
Mais attention je me calmais un peu avant. Le tout est d'être rationnelle pas énervée en mode je vais tout péter ça, ça fait flipper.
Bref donc la communication c'est vraiment la clef. Car si on évoque nos doutes, nos peurs à l'autre eh bien l'autre comprend mieux nos réactions (même si on pense nous qu'on cache bien notre colère c'est pas toujours le cas et du coup ça crée un flou en continu) et du coup sur le long terme va faire attention. pour que ses gestes ne soient pas mal interprétés (enfin ça c'est si il ou elle est bien intentionnée :-p).
ça fait un peu cliché mais je pense qu'il faut se lâcher. dire ce qu'on pense sans avoir peur du jugement. si on ressent un truc c'est pas pour rien. alors il faut crever l'abscès. peut-être qu'in fine ce sera rien du tout mais au moins on aura ouvert la discussion. voire on aura expliqué pourquoi on agit réagit comme ça. et on fera peut-être tous mieux la prochaine fois.
un peu idéaliste je sais. mais c'est comme ça qu'on avance le mieux :-)
Bon courage :-)
Soso

Max a dit…

Coucou Marie
Un jour quand je reviendrai "au pays", faudra que jte croise. A 1200 bornes je te ressens comme une espèce de sœur (a t on été separees a la naissance?? Je t annonce alors que tu as six frères et Sœurs entre Paris et Marseille ;-)). Bref. Ce sujet la, je le connais de l autre côté de la barrière surtout. Je ne suis pas quelqu un de fidèle, je peux rester très longtemps avec le même amoureux (18 ans, la) mais je ne peux pas rester fidèle plus de deux ans dirait on. Donc je rends très jaloux et à juste titre mes amoureux successifs. Et je vais te dire, si être jaloux est un défaut, "chercher l amour de soi" en est un terrible aussi. car dans mon cas il ne s agit pas seulement de coucher ailleurs mais de rendre amoureux. C est comme une maladie. Une maladie du besoin d être "encore plus" aimée. Je pense qu un jour les scientifiques expliqueront cela. Le besoin de redorer mes stocks de serotonine et de dopamine?? Je sais pas. Je voudrais juste te dire que ce poison du manque de confiance en soi conduit certains à la jalousie et d autres a l infidélité. Le moteur reste le même je crois... Bisous.

Anonyme a dit…

Je suis sûre que la fidélité de ton homme et la force de votre union va te faire changer ; essaie de toutes tes forces, fais confiance lâche et prends du recul ; on l'a dit : les mecs qui te rendent jalouse sont ceux qui sont mal dans leur peau et donc ils sont toxiques pour leur entourage. Tu es avec un mec bien dans sa peau alors détends-toi car rien n'est meilleur que la confiance réciproque et la paix. Toute cette énergie perdue dans l'angoisse et la peur de perdre l'autre, franchement on a autre chose à faire hein ? On est dans une relation mâture, on n'est plus des ados... Allez courage tu vas y arriver !

Anonyme a dit…

Ah oui et j'oubliais : ayez un projet concret qui vous engage (je ne parle pas forcément de mariage ni de bébé), quelque chose qui vous soude bien. Ca donne confiance.

Olivia a dit…

Salut Marie, je pense que quand on est de tempérament jalouse (comme moi je le suis) ,l'attitude de notre partenaire est très importante et il faut qu'il soit rassurant..je ne suis pas jalouse maladive mais jalouse quand j'aime vraiment quelqu'un et je pense que c'est quelquechose de normal..d'ailleurs j'aime que mon homme soit un peu jaloux aussi même si je ne lui donne aucune raison de l'être..j'aime ce côté 'protecteur'..la jalousie (non maladive) est une preuve d'amour et ça se passe très bien quand on est sur la même longueur d'ondes avec son partenaire..communcation,compréhension ,respect et confiance, les bases.. De bisous, jolie Marie��

Charlotte a dit…

Salut Marie
Comme dit plus haut il arrive souvent que la jalousie soit l'expression du désir -inconscient- d’être infidèle.
Moi même grande jalouse (en amour surtout surement un peu en amitié même si je m'en cache) j'ai beaucoup progressé grâce à mon amoureux, un homme tout simple fidèle et absolument pas jaloux.
Je n'ai pas changé j'aurais toujours ce fond volage (en pensée seulement désormais..........) et jaloux qui s'exprime de temps en temps : mais je regarde ça avec un œil narquois car on se connait bien maintenant (oui je parle à ma jalousie) et elle ne me rongera plus comme elle a pu le faire.
C'est ce que j’espère.
bisous et bon courage pour apprivoiser ton petit dragon (il est possible qu'il ai toujours été là et que ton ex l'ai libéré).

Anonyme a dit…

Salut Marie,
puisque nous en sommes a en raconter nos histoires, c'est parti pour la mienne!
Depuis quelques années, je suis dans une relation avec un garçon dont je suis très amoureuse. Sauf que c'est un garçon un peu différent.
Brillant, cultivé, drôle, mais disons, que les questions de couples, de jalousie ou de sexualité, dans le sens traditionnel du terme (monogamie, jalousie, hétérosexualité, ...) lui sont totalement étranger.
Le couple pour lui : Pourquoi faire ?

Pourtant, il est très loin du salaud, dragueur, charmeur et j'en passe. C'est même tout le contraire. C'est juste qu'il ne voit pas l'intérêt des conventions sociales du couple dans lesquelles nous balisons nos vies habituellement.
C'est pas toujours facile à gérer. Surtout que cette relation provoque pas mal d'incompréhension, et c'est dur, d'aimer quelqu'un alors que tes plus proches amies te disent de laisser tomber pour trouver une relation "normale". Et parfois, je les écoute...
Un jour, il y a quelques semaines, je lui ai raconté une incartade d'un soir (juste quelques baisers), en espérant déclencher un pic de jalousie. ça l'a fait rire et il m'a répondu : "Tu n'es pas ma propriété".
(C'est beau, non ?)

J'ai lu quelque part que l'on ne cherchait pas à se défaire de quelque chose qui nous laissait libre.
Au final, pourquoi sommes-nous jaloux ? De quoi avons-nous peur ? De la solitude ? De perdre la relation "unique" que nous avons avec l'autre ?
J'étais une amoureuse horriblement jalouse et possessive. Sauf, que lui, c'est simplement impossible de s'accrocher à lui comme ça.
Et un jour, je me suis dit que je pensais de la mauvaise manière. Qu'il ne fallait pas essayer de poser des barrières, des contraintes, des "tu ne feras point", mais au contraire, faire confiance en cette relation bizarre que personne ne comprend. Lâcher prise.
De voir aussi la fidélité dans un autre sens, un sens moral, un lien qui nous est unique, tandis que les infidélités, au final, c'est très commun.
Comment est-il possible de tuer des semaines/mois/années de relations pour quelques heures en compagnie de quelqu'un d'autre ? Qu'est-ce qui est sacré dans la relation amoureuse ? Le sexe ? L'amour ? Le soutien moral ? Il y a-t-il du sacré dans la relation amoureuse ?


Parce qu'au final, ce garçon bizarre, il est auprès de moi. Parce qu'il le veut, et pour aucune autre raison. Parce qu'à chaque fois où j'ai eu besoin de lui, il était là, même si c'était pour me prendre dans ses bras quand j'avais besoin de pleurer. Même si c'était pour me calmer quand je faisais des crises de nerfs, dévorée par mes angoisses.
Et pourtant, pas de déclarations, pas de "je t'aime", pas d'appels tous les jours, ...


Peut être que je me trompe (haha!) totalement, mais, au moins, il m'aura donné l'occasion de réfléchir à ce que l'on veut, ce que l'on attend dans une relation de couple, et c'est peut être déjà un début ;)

Bonnes vacances Marie !

Anonyme a dit…

Je n'ai peut-être pas appréhendé le post correctement, je ne voyais pas un souci de jalousie dans le vôtre mais une confiance bafouée et perdue. Cet homme ne vous a pas trompé mais la suspicion qu'il a engendré est devenu aussi importante dans votre coeur, dans votre esprit qu'une infidélité. Une confiance perdue en l'autre qui amène à ces dérives de comportement. De nombreux commentaires parlent de jalousie et de la possession de l'autre qui en découle. Ce n'est pas mon interprétation à la lecture de votre écrit. Je suis en couple depuis de nombreuses années. Les premières années se sont passées sereinement car j'avais confiance, malgré un comportement immature et charmeur de mon conjoint. J'étais capable de le laisser partir à des soirées seul. Je ne fouillais pas dans son portable et ne surveillait pas son comportement. Donc je ne suis pas une jalouse.... Il a été infidèle. Cela a été très douloureux. Nous sommes toujours en couple. Cependant cette épreuve m'a fondamentalement changé. Je ne suis toujours pas jalouse, je me considère à présent fragile et blessée et mon comportement est seulement le souhait de me protéger en continuant d'aimer. Je ne pense pas que l'on guérisse d'une infidélité, on surmonte et on compose avec (je vérifie parfois le téléphone et je suis plus attentive aux détails ;-)). Depuis quand date cette relation qui vous a fragilisé ? Car personnellement, je sens que le temps fait son oeuvre, ma nature profonde (être confiante) reprend le dessus.

cec a dit…

Coucou!

J'ai le même problème, je suis obligée de prendre des vacances de mon mec pour retrouver mes esprits sinon je deviens complètement irrationnelle.
Ma vision des choses se déforme et j'en viens à me détester - pas parce que je suis jalouse non - ça non c'est un retour rationnel sur soi que d'avoir conscience de l’irrationalité et surtout de l'inutilité d'une jalousie- mais parce que je perds les pédales. `
J'étouffe, je m'étouffe, je nous étouffe et il faut que je m'en aille ou que je fasse un effort pour être un peu moins amoureuse de mon mec, il m'arrive alors parfois de flirter avec autrui pour mettre mon cher et tendre loin de moi, pour que mes rapports avec lui ne soit pas fait uniquement de rancœur sur une potentielle trahison future. Cherche la logique, il n'y en a pas...c'est pourquoi, je pense que la jalousie n'a pas grand chose à voir avec un défaut, c'est plutôt une forme de folie.

Dans mon cas c'est dû à une mauvaise histoire qui m'a bousillée, je suis passée d'un état de libertinage envisageable et même vécue dans la confiance avec autrui à un état de chaton fébrile qui fait la gueule en attendant que la catastrophe arrive; Histoire de pouvoir dire "je le savais, je l'avais bien dit"!

Anonyme a dit…

la jalousie c est un poison

Anonyme a dit…

Coucou Marie , je suis passée en espérant trouver un post sur les conneries sorties par Lou Doillon, car tu es l'une des rares blogueuses de la première génération de blogueuses qui écrit sur autre chose que "l'art du rangement" et le dressing minimaliste. Peut-être à ton retour...

renardeau a dit…

Poil sur la fesse...

Anonyme a dit…

Ca me touche ce que tu dis, parce que tu as plus de recul (il me semble) dans ta façon d'en parler...
Je vais parelr de moi uniquement, mais voilà depuis que "ça" m'est arrivé, j'arrive plus ou do moins je pense ne plus etre capable d'aimer comme avant. Comme si ce sentiment pourri de méfiance et de jalousie m'en empechait, et quelque part je me dit que c'est bien, qu'il faut que je me méfie ( et pourtant le garcon est différent depuis!)
Bref je ne sais pas ou je veux en venir je crois que je tourne en rond toute seule mais ça fait du bien du te lire, j'aime beaucoup ton blog Marie, je commente jamais (ou peut etre juste une fois avant ça) je te suis depuis tes "débuts" et ça fait du bien <3
Bisous

Alice

Anonyme a dit…

c est normal la jalousie amoureuse sinon ont aime pas la personne .

Anonyme a dit…

La jalousie n'est pas malsaine en soi. C'est ce qu'on fait à partir d'elle qui peut l'être. Il arrive qu'on s'empoisonne la vie avec elle. Il arrive aussi qu'elle prenne des formes pathologiques entraînant des gestes destructeurs. Lorsqu'elle est très intense et génère beaucoup d'agressivité c'est le signe que les besoins en cause sont très importants et l'insécurité très grande.

Quelle que soit l'intensité de la jalousie, on a intérêt à identifier ce qu'elle cache: à la fois l'importance de l'autre et les frustrations affectives qui l'alimentent. C'est nécessaire parce que les personnes qui éprouvent de la jalousie sont portées à rendre les autres responsables de cette expérience. Ils se délestent ainsi de tout pouvoir de régler leur problème à la source.

Lili Coptère a dit…

J'ai honte, mais voilà ce que je ressens: je suis rassurée de voir que même une nana belle, drôle, douée et cool comme toi ressent ça aussi... Parce que ce putain de dragon, bah je l'ai aussi.
J'ai passé 12 ans de ma vie avec un mec irréprochable, j'ai réussi à être jalouse, tellement maladivement que c'est moi qui ai fini par le tromper... (je pense, inconsciemment, pour ne pas lui laisser la possibilité de le faire avant moi... *shame shame shame*)
J'ai ensuite passé plusieurs années avec un mec beaucoup moins clean, qui a effectivement fini par me tromper tant je l'étouffais ^^
Bref le paradoxe, c'est que la jalousie est une peur qui peut faire arriver pile ce dont on a peur :-(((
Si t'as un remède, je suis preneuse...

Anonyme a dit…

Tu reviens quand??????
Je n'ai pas de congés,j'attends donc tes posts avc impatience :)

Cécile a dit…

Hello,
J'ai lu ce post avant de partir en vacances, sans commenter et puis je rentre et j'aperçois vos coms, je suis ou plutôt j'étais assez douée pour nourrir des sentiments négatifs et puis je m'améliore, me fais aider et apprends. J'ai rencontré la "bonne" psy par rapport à ce que j'ai vécu ces derniers mois et elle m'a suggéré de lire et regarder la vidéo de C.André sur la méditation en pleine conscience et aussi conseillé de lire Thich Nhat Hanh, maitre zen. Ces deux propositions se rejoignent et se complètent parfaitement: on fait avec ce que l'on est en optimisant et en faisant ressortir le meilleur sans nier le reste et surtout on évite de s'identifier à ses propres sentiments ou émotions(ex: éviter de dire que l'on est jaloux, mais simplement reconnaître qu'à un moment on ressent de la jalousie, ça change déjà la donne car prise de recul). Voilà je partage avec vous ce qui reste encore pour moi une découverte mais cela m'a aussi permis de vivre des moments libérateurs et magnifiques cet été (au village des pruniers) ainsi que de rencontrer de très belles personnes.

Anonyme a dit…

Toujours ce putain de travail sur les émotions négatives ��On passe tous par là j'imagine.