Pages

24.3.15

2005-2015

1583, ludwig Favre

(Photo sublime de Ludwig Favre)


Salut les copains, je sais pas ce que je fous cette année avec La chic fille mais ce qui est sûr c'est que j'ai été trop négligente avec le blog et que ça me manque.

Avant tout autre chose, ce morceau d'Aline (Je bois et puis je danse tout ça tout ça), La vie électrique est une petite tuerie sexy moite que je me passe en boucle. C'est très très 80 (mais j'aime ça) et surtout ça me file la banane (expression ultra ringos complètement raccord avec l'amorce de ma phrase).

Bon Aline c'est réglé.

Post RTT je préviens (probablement même en plusieurs parties).
Post qui va s'amorcer par un truc un peu tristounet (ou au moins déprimant) mais vous verrez, ça n'est que support, on va pas se répandre, dignité les mecs.

(ah oui et aussi l'amorce va sembler sans intérêt genre "What the fuck bordel de merde" (insulte franco-anglaise signe évident du passage de mon blog à l'international ;-) )

J'ai rangé dernièrement mes papiers.
Des tas de factures, lettres d'amour ou de desamour, des relevés bancaires, des bulletins scolaires que je fantasmais plus grandioses et puis finalement non, ils sont surtout un tas de réflexions professorales relativement médiocres à propos de mes résultats, mes convocations au CREPS de Reims à l'époque où le basket était ma vie, des papiers avec plus ou moins d'intérêt que je n'avais jamais vraiment triés...
Donc ça faisait beaucoup et ça a pris du temps.

Dans le tas j'ai retrouvé une feuille sur laquelle j'avais écrit mes états d'âme du moment (il y avait des tas de feuilles comme celle-ci, mais j'ai bloqué plus sur elle).
J'ai toujours plus ou moins écrit des trucs auto-centrés type journal intime, avant le blog (dans le cas de cette lettre, un an avant). Ces lettres sans destinataire (à part mon petit nombril) étaient un moyen de mettre en mot mon inconfort global. C'était sur le moment agréable mais ça n'a jamais eu de résultat bien probant.

(J'écrivais aussi des journaux en mode vaguement scrapbooking (mais dégueulasses, mal collés et découpés en biais. J'ai jamais été bien manuelle) avec des copines au collège. 
On découpait, collait des images, écrivait des trucs à côté. Ca avait même un nom, Lait pillé et choco poudre, nom que je trouve encore assez cool d'ailleurs... Don't judge me (blog, international tout ça). Très clairement, ça ressemblait déjà un peu à mon blog, des trucs disparates disposés avec la cohérence d'un rêve du matin. Ni queue ni tête à part dans la nôtre et sincèrement, alors même que je lutte depuis 6 ans pour transformer ce blog en un truc logique presque homogène, repenser à ce petit journal, m'a démontré que c'est sûrement peine perdue parce que ça cloisonnerait trop... Et ce n'est pas ce que je veux, c'est probablement pour ça que tout ici ressemble au bordel d'une chambre d'adolescente).

Donc je disais, je tombe sur la lettre, elle est datée de 2005. Epoque où j'étais encore à la fac, à Nancy, 1 an avant que je quitte le mec avec qui j'étais depuis 5 ans.
Contexte ô combien différent de la vie telle que je la pratique maintenant.
Pourtant, certains ressentis sont globalement les mêmes maintenant.
En lisant cette lettre j'étais un peu atterrée.
Se dégageait de tout ça une forme de tristesse, un truc inabouti, en suspens, à peine commencé. La page blanche d'une vie qui fait super flipper mais qu'on entame pas parce qu'on sait pas quoi en faire.

Et ce que je ressentais il y a 10 sur ma propre existence est globalement, à quelques détails près, toujours la même chose. Putain ça craint...

Et c'est là que je voudrais aborder avec vous quelque chose qui me tient sincèrement à coeur et avec lequel j'aimerais tout particulièrement échanger avec vous.
Parce que c'est important pour moi. Peut-être que vous allez trouver mes réflexions immatures ou sans intérêt, mais ça en a pour moi et c'est finalement assez "central" dans ma problématique.

Je ne vis pas comme j'aimerais le faire. Je ne manque ni de rêves ni d'ambitions mais je manque cruellement de moyens et de couilles.

Alors même que ma réflexion, mon cerveau, ma rationalité devraient diriger mon existence je ne suis basculer d'un événement à un autre que par ma peur.
Le peur de tout évidement.
Je suis une petite trouille sur pattes qui ne prend des décisions, en l'occurrence qui n'en prend pas, que pour ce qui lui fait le moins peur.
Alors évidement, dans ces conditions on va pas bien loin.

J'ai autant peur d'échouer que de réussir, et puis tout le reste.
Lister serait sans intérêt et surtout on a autre chose à faire vu que ça serait super long, genre... genre la durée d'Interstellar, c'est dire!

J'ai beaucoup de difficultés à dépasser cet état de trouille que j'imagine inhérent à chaque existence humaine. Bien sûr que je ne suis pas un cas isolé. Bien sûr que tout le monde a peur. Alors bordel, pourquoi moi ça me paralyse? Pourquoi je réussis pas à faire des choses importantes pour moi malgré elle?
Alors comme j'ai peur, je prends la vie par en dessous et je ne lui casse pas le dos à force de la serrer trop fort (laisse moi c'est Booba).
Ces trucs de peur se manifestent surtout dans le cadre de la réussite professionnelle.
Là aussi c'est en dessous, je ne fais pas un truc qui me plait, je fais au moins pire avec les ambitions d'une moule apeurée... Et rien ne ressort de très bien de l'ambition d'une moule.

Et il m'arrive de penser parfois (de plus en plus souvent pour être honnête) que ça ne changera pas, que je resterai cette moule tremblante à l'idée d'aller dans l'eau comme tout le monde (la comparaison autour de la moule, je sais pas, j'ai comme un doute finalement...)
Voir sur l'internet des réussites de meufs à vitesse grand V me renvoie toujours à mon propre cas (ouais le nombril tout ça).
Je suis dans le même temps ultra inspirée par leur réussite mais aussi tétanisée face à mon incapacité à passer le cap.
La win attitude généralisée est très anxiogène par rapport à ça (c'est peut être que moi qui ressent ces choses). Et l'idée répandue mais ultra simpliste du "quand on veut on peut" n'aide personne, parce qu'on sait bien c'est plus complexe que ça. Ben ouais sinon heuuuu tout le monde arrêterait de fumer par exemple, mais ô que c'est bizarre c'est pas le cas!

J'avais envie de vous parler de ça non pas pour me livrer mais pour tenter de chercher des pistes et surtout des solutions.

J'avais lu cette phrase de je sais plus qui je sais plus où "Il faut rêver grand, commencer petit et commencer maintenant". Rapport que la syntaxe est toute pétée, ça doit être formulée autrement mais vous voyez l'idée.
Ce genre de phrases dont vos murs Facebook sont inondés et qui mettent vaguement mal à l'aise tellement elles sont vides à force d'être galvaudées.

Mais rien n'est une fatalité et sûrement pas ma peur. Je vais quand même pas m'asseoir  les bras croisés en attendant que la vie passe bordel. Non, il faut que je dépasse cette trouille solidement ancrée pour envisager l'idée même d'ambition avec réalisme.

Je vais m'arrêter là et j'aimerais sincèrement avoir vos retours sur ces questions là.

Je suis revenue sur le blog assidument (il est aussi un outil d'ambition quand on y pense) et je vous fais donc des bisous gentils sans la langue dans le cou et vous dis à demain.

Je vous embrasse.

PS: Je reviendrai rapidement sur ces problématiques une fois que j'aurai eu vos retours et que j'aurai plus creusé la question.




54 commentaires

La-petite-bête17 a dit…

Il me semble que le fond du problème n'est pas "la peur". Une piste de réflexion serait de savoir de quoi tu as peur ?

La réussite, l'échec ... on a pas vraiment peur de ça. Il y a autre chose derrière. Dans mon cas, c'est le jugement des autres par exemple.

Marie a dit…


La-petite-bête17: L'échec pour l'éventuelle aigreur et impression d'avoir raté.
la réussite pour les conséquences qu'elles impliquent: la responsabilité, la travail important, le jugement des autres aussi comme toi.
Voilà en tous cas pour ces deux peurs là

Anonyme a dit…

Si tu ne l'as pas encore vue, voilà une infographie qui devrait bien t'aider à avancer dans ta réflexion : http://www.huffingtonpost.com/wait-but-why/generation-y-unhappy_b_3930620.html
Et qui devrait démystifier au passage la partie "pourquoi les autres réussissent mieux que moi"...
Enjoy ;)

EMI. a dit…

Marie,

Que dire. je me reconnais à 100% dans ce texte. J'ai peur. Surtout de l'échec. L'échec m'a toujours paralysée. Je préfère ne rien faire que d'éventuellement rater.

Et moi, qui à l'école ne voyais la réussite que par mes bulletins. C'était mon challenge personnel. Maintenant, que la vie n'est pas que bulletin. Je ne sais même plus comment évaluer mon ambition et mes rêves. Je me laisse porter. Et contrairement à toi, je me laisse tellement guider, que je ne sais plus exactement quels sont mes rêves.

Je rentre dans le jeu de la comparaison à l'autre, et ça c'est vraiment pas super pour le moral et l'ambition.

J'ai l'impression que tout va trop vite, et que 25 ans c'est déjà trop. En tout cas, que je ne suis pas dans la même cadence que les "winners".

Je ne possèdes pas de pistes. Mais je suis très intéressée par ce sujet.

Merci

Viny.. a dit…

Bonjour Marie, tu sais je me reconnais beaucoup dans ce que tu écris (sans doute comme de nombreuses autres personnes d'ailleurs). J'ai également peur de beaucoup (trop) de choses, positives comme négatives, et surtout j'ai plus des peurs des conséquences de ces choses que des choses en elles-mêmes (j'espère que tu arrives à me suivre...j'ai peur de ne pas être très intelligible...!).
Malheureusement, ce commentaire ne te seras d'aucune utilité dans ta quète de piste d'amélioration, car il n'a que pour vocation de te faire savoir que tu n'es pas seule à avoir tous ces côtés "nombril de moi je t'aime" et "j'ai peur de tout" et "comment/pourquoi les autres y arrivent et pas moi" et "...".
Donc je vais sans doute gratter tes pistes, lorsque tu les auras ! Ouais, j'avoue direct : en plus de tout ça, je suis un peu feignante sur les bords mais surtout pas mal seule pour réfléchir (à plusieurs c'est quand même plus sympa et souvent plus productif en plus !)
Désolée pour le commentaire/roman ! Je te souhaite une belle journée.

Emi a dit…

purée que ton post me fait écho puisque c'est précisément le constat que je faisais moi-même de moi-même (égocentrisme tout ça) hier, au 1er jour de mes 34 ans (ahem)

cette espèce de peur qui m’empêche d'entreprendre, d'être actrice de ... quand je me contente d'être spectatrice.

Ma piste (vaut ce qu'elle vaut) de mon coté c'est clairement la crainte de l'insécurité. L'enfance, mon rapport aux échecs pro (tout à fait relatif par ailleurs) de mes parents, ...

Ajoute à ça le fait (dixit feu mon psy) qu'on s'impose une chronologie idéale de vie, dès le plus jeune age, expliquant que parfois on agit pas parce qu'on se sent pas encore assez adulte (donc libre d'agir comme on le sent) parce qu'il manque une étape à notre vie, étape qu'on a inconsciemment décrétée comme étant celle qui nous fera être adulte. Je sens que je suis pas hyper claire là.

Ajoute à ça bis, une certaine complaisance vis à vis de soi(moi) même. Je veux dire, mon job est plutôt cool (= j'ai pas envie de me pendre), je galère pas trop, j'évolue relativement facilement dans ma boite, donc je choisis la facilité plutôt que le risque.

Oui mais sauf que, j'aspire à certaines ambitions, mode de vie, qui n'arrivent pas sans prises de risque et comme je prends pas de risque, ben FRUSTRATION;

Voilà, voilà. J'ai vraiment hâte de lire où cette réflexion va te mener ;)

Anonyme a dit…

Une piste : prendre les problèmes un par un, et pas tous en bloc.
Le bloc = la peur.
Les problèmes un par un : prendre une décision quant à cette question ci en particulier, qui puisse réellement me faire avancer et grandir.
Ca a l'air tout simple mais ça ne l'est pas tant que ça (de tout démêler), et ça aide bien.

Justine a dit…

Hello,
En ce qui me concerne c'est la peur du jugement des autres (aussi donc), de ne pas avoir les qualités/compétences pour faire ce à quoi j'aspire (me décevoir, viser trop haut, me ridiculiser) et aussi, j'ai honte, la flemme de me bouger

Contessa a dit…

Marie, nous sommes tous comme cela concernant les grandes décisions paralysantes de nos vies (enfin, lorsqu'on a un peu d'intelligence). Ces hsitations, ces peurs, nous les avons tous, car elles sont liées à un calcul de survie (à savoir, peut-on perdre plus que gagner à chaque changement de cap important).

En revanche, ce qui me fait peur dans ce que tu dis, c'est que tu sembles prendre comme aune, comme modèle, "les petites jeunes filles" - je lis, blogueuses - qui "réussissent à vitesse grand V". Et là je me dis que tu ne peux pas être sérieuse en prenant un modèle aussi décevant... parce qu'avoir un blog comme le tien, sincère car non-monnayé, c'est fort admirable, mais se contenter d'un idéal aussi frelaté que ces petites jeunes qui gagnent leur vie en reproduisant des visuels envoyés par les marques à grand coups d'hyperliens, là, franchement, c'est pas ça.

La grandeur, l'ambition, ce sont des grandes figures de la société, des écrivains, des philosophes, des scientifiques, mais pas des blogueuses. Elles, ce ne sont que les petites mains sympas et hypocrites des sociétés capitalistes.

Et toi, tu es bien au-delà de ça.
Donc, vive les moules, tiens. :)

Je t'embrasse, chic fille.

Clue a dit…

salut Marie

dans mon cas, pour faire face à la peur et arrêter d'être aussi paralysée et tout, j'ai mis en place 3 stratégies (à des stades différents les unes et les autres):
- déjà je vais voir une psychothérapeute, j'ai trouvé la bonne personne et franchement j'ai découvert des trucs très importants pour moi depuis (dont l'une est le fait que j'ai des idéaux tellement fous et élevés que je ne peux qu'être déçue, mais surtout que je ratais beaucoup de belles choses)
- ensuite depuis qqs mois je fais du coaching en groupe pour adresser la partie "pro", et clairement, de voir qu'au niveau pro, d'autres femmes que moi ont des soucis et des peurs, ça remet les choses à leur place et on se sent beaucoup plus capables d'affronter le truc de manière "concrète" (vers quoi je peux aller, rapidement ou non, etc.)
- enfin, et c'est sans doute le truc de fond le plus important mais là je ne m'y suis pas encore mise pour de bon, la méditation. Pour être plus au clair avec le moment présent.

Il y a plein de façons de faire face à ce qui nous fait peur, celle qui marche le mieux pour moi c'est de la faire dégonfler avant de me lancer dans des trucs. Et de le faire en étant accompagnée/ aidée, ça me donne une énergie beaucoup plus intense.

Sinon, autre point Marie : Rome ne s'est pas faite en un jour.

Ah oui, un dernier pour la route : essaie de lire "happiness project", de Gretchen Rubin, c'est plutôt bien foutu et fait réfléchir. Elle s'est mis un objectif d'être plus heureuse en un an, et elle prend les trucs un par un. Avec ton profil, ça pourrait carrément te donner de bonnes idées! La version française est dispo je crois.

Voilà, c'était mon petit avis.
Bisettes

Clue a dit…

et ma coach a écrit un bouquin qui s'appelle "le guide de l'autocoaching pour les femmes".
Tu n'es pas seule Marie :)

Maud a dit…

Ah punaise Marie, merci. Déjà trop contente de voir un nouveau post. Et après, comment te dire que j'ai beau avoir 19 ans, en gros je suis juste un bébé, mais peu importe, je suis aussi coincée que toi.

J'ai aussi peur que toi, pour moi c'est tout ce que je n'ai jamais déjà fais dans ma vie (autant dire plus ou moins tout à mon jeune âge). Je sais pas trop d'où ça vient. Beaucoup dans le milieu social parce que je suis plutôt introvertie et que j'ai peur de dire n'importe quoi. Mais surtout, ce qui m'énerve le plus, c'est dans mes études. Et tout comme toi, je n'arrive pas à me booster, comme si j'attendais un déclic venant de nulle part avant de m'y atteler. Pour moi, c'est surtout parce que je ne sais pas encore ce que je veux faire.

C'est marrant parce que ce sont des sujets dont je parle beaucoup sur mon blog (bizarrement je m'y suis mise à en faire un après en avoir envie depuis un moment, alors que d'habitude je suis une flemmasse de l'inconnu).

Je dirais que depuis deux trois ans je suis comme ça, et j'ai beau trouver des conseils, ça marche pas. Je me demande toujours si c'est une question de caractère (mon dieu j'espère que ça n'est pas définitif), ou si c'est un manque de confiance en soi ou autre raison probablement stupide.

En tout cas, trop contente que t'en parles, ça m'intéresse beaucoup.
Merci. Bisous.

Si jamais ça t'intéresse de jeter un oeil à mes posts sur ce sujet:

http://ontheside.co/2015/03/24/les-conseils-de-gary-et-casey/

http://ontheside.co/2015/03/03/nue-lingenue/

http://ontheside.co/2015/02/23/job-de-reve-vie-de-reve/

lilu a dit…

Le problème que j'y vois aussi dans cette peur c'est de "se gacher la vie"....
Après tout, si ta vie te convient dans "cette tranquilité" il n'y a pas a chercher plus...
Je ne vois pas ce qui est dérangeant dans le fait d'être dans ce qui nous convient...
Après effectivement, si on se sent mal ou pas à sa place....Moi, si j'avais eu des couilles j'aurais pu faire une grande école de danse, je ne les ai pas eu....J'ai eu des couilles pour dire au revoir à une vie ou j'étais malheureuse, je n'ai pas gagné en sécurité, j'ai embarqué mes filles la dedans elles en ont souffert et en souffriront encore mais je pourrais les regarder en face en assumant mes joies et leur donner ma joie.
Il y a jamais de mauvais moment pour donner le sens que l'on veut à notre vie parce que c'est notre vie et qu'on est mieux quand on est bien avec....Ca prend du temps, ca prend des risques mais si on se sent bien avec sa vie alors ca vaut le coup....
J'ai 37 ans demain (enfin dans 15 jours , oh mon dieu!) et je suis fiere de ma vie de mes choix, je deteste mon boulot et je dois trouver le courage de faire les demandes de stages pour reprendre mes études....je laisse trainée mais je sais que je vais tenter pour me donner toutes mes chances et ne pas regretter...La vie nous secoue, nous ébranle mais elle peut nous apporter de jolies choses si on s'autorise à les vivre...

Flocon a dit…

Contente que tu sois revenue !
Ce post résonne en moi parce que c'est exactement ce que je me dis à propos de ma vie et ce depuis de nombreuses années. J'ai peur de tout en fait et notamment de l'échec. J'ai tellement peur de ne pas réussir que je ne tente rien et lorsqu'une opportunité se présente à moi, j'ai tendance à ne pas la saisir... Je crois que je ne m'autorise même pas à avoir des objectifs trop élevés puisque je sais qu'ils resteront au stade de "rêves" irréalisés. C'est handicapant au niveau professionnel puisque là, à 25 ans, je me retrouve au chômage chez mes parents alors que j'ai un bac+5... Et je me complais dans l'inaction tout en culpabilisant de ne pas réussir à me prendre en main... Et bien sûr, j'envie toutes ces personnes qui osent, se donnent les moyens d'entreprendre et prennent des risques. Je pense que le point de départ c'est bien évidemment un manque total de confiance en moi... Rien n'y fait et je ne sais même pas d'où vient ce mal-être !
J'espère que tu finiras par trouver des clés tout comme les autres personnes dans notre cas...

sabine bouton a dit…

Oui, on se reconnaît toutes et tous dans ces hésitations, ces incertitudes, ces peurs, ces faiblesses, ces atermoiements. ....
Et pourtant, en parler, faire face, n'est pas un signe de faiblesse.
Je pense que l'âge pour entreprendre est important, en dehors de la nature de Chacune (e) et de son environnement.
Mon expérience, mon demi-siècle, me laissent à penser que la jeunesse est un atout majeur pour "entreprendre", sortir de sa zone de confort, prendre des risques. L'inconscience et de l'insouciance , la révolte, l'énergie, sont un excellent terreau ! Et si on se gamelle, on a largement le temps de se relever !!!
Plus le temps passe, moins je vois la chose aisée.
Alors pour ma part, j'assume d'être moins énergique, moins dans les projets, la fuite en avant, les pieds sur un fil tendu, et je le vis bien, très bien, dans une vie bien remplie , au rythme soutenu, et jamais à l'abri d'un gravillon dans le roulement !!!
Bref, je pense que ma vie est une sacrée aventure !!

Rosalie Parent a dit…

En ce qui me concerne, je ne crois pas que ce soit la peur qui parfois m'empêche d'avancer, je crois que c'est plutôt que je me complais dans ma zone de confort, et que ça demande un petit effort d'en sortir.
Plus ça va, plus j'aime sortir de cette zone de confort et surtout, plus je me rends compte que ce n'est pas difficile. C'est comme être au bord du plongeoir, on a peur de sauter mais au bout d'un moment tu te dis "si tu n'y vas pas, tu n'iras jamais, personne ne va le faire pour toi", alors tu arrête de penser et tu sautes. C'est finalement facile, et c'est bien. Et surtout, c'est mieux que la situation de "j'y vais/j'y vais pas".
J'ai encore du boulot à faire côté pro mais côté perso j'ai déjà à mon actif ce que je considère comme de petites victoires (rejoindre un mec qu'on connaît à peine au bout du monde, sortit d'une relation qui ne nous épanouit pas pleinement, partir seule en vacances, acheter un appartement. Même quand ce n'est pas grand chose, sortit de ma zone de confort me donne toujours l'impression de mettre un pied devant l'autre plutôt que de rester sur place à me demander quelle direction prendre!
Pas sûre de beaucoup aider, je crois que mon post va déjà être un peu trop long mais voici mon petit ressenti sur ce sujet Ô combien vaste :)

Anonyme a dit…

Hello Marie,

Merci de partager déjà. Et merci pour la petite référence à Booba j'ai kiffé. J'étais un peu comme toi avant je crois, et puis je n'ai plus supporté, comme tu le dis, de ne pas vivre comme j'aimerais. j'étais malheureuse, je me sentais devenir aigrie.

Et puis un jour un ami m'a dit "si demain tu pouvais faire ce que tu veux, tu ferais quoi?", puis après avoir entendu ma réponse il me dit "qu'est-ce qui t'en empêche?". et en discutant, il a fait tomber une a une les barrières que je m'imposais toute seule, sûrement à cause de cette satanée peur. ça a été comme un déclic pour moi cette conversation.

et petit à petit, j'ai commencé à faire ce que j'avais envie de faire, à vivre comme j'avais envie de vivre. j'ai fait un beau voyage toute seule, très loin, j'en rêvais depuis longtemps. je m'en empêchais car mon mec pouvait pas me suivre. à lui c'était pas son rêve ce voyage, alors il s'en donnait pas les moyens. du coup je suis partie toute seule, j'ai kiffé de réaliser un rêve toute seule comme une grande, et il est venu me chercher à l'aéroport en rentrant, tout simplement!

ensuite j'avais moins peur, le voyage m'avait donné des ailes, alors je suis allée un peu plus loin dans la démarche et je me suis reconvertie. j'ai gardé mon ancien job à mi temps pour la sécurité, et l'autre moitié du temps je fais ce que j'aime. je suis autoentrepreneur et je kiffe ma life chaque jour depuis le mois de septembre que cette aventure a commencé! j'ai moins d'argent à la fin du mois, en tout cas pour l'instant, mais je suis HEUREUSE!

et figure toi qu'en m'épanouissant comme ça, j'ai de moins en moins envie d'acheter, de consommer. je n'ai plus de vide à combler, je me réalise et ça me suffit!

voilà ma petite pierre à ton édifice, je te souhaite d'avancer et de réussir à aller au delà de tes peurs, ça fait sacrément du bien!

PS : juste avant de sauter le pas, j'ai BEAUCOUP écouté Booba, certains de ses textes m'ont donné du courage pour passer à l'acte, des couilles quoi ;-)

Kelpaich a dit…

Salut belle Marie, je n'ai laissé qu'un seul commentaire en 8 ou 9 ans c'est dire qu'il faut que je te parle de ma façon de voir la vie (car avec toute ma modestie, je pense qu'elle est bonne bien sûr ;-D).
Je pense que la quête ultime, le vrai bonheur, c'est de trouver son état d'équilibre. Car ce sera grâce à lui que la tristesse et le bonheur pourront s'exprimer. L'état de bonheur permanent est, pour moi, une idiotie. On ne se rendra compte de son état heureux que par rapport à un référentiel (suis-je clair?), et il faut donc ACCEPTER son "quotidien" (le référentiel) avec ses aléas, ses petits plus et ses petits moins: une situation heureuse ne sera que plus appréciée, à mon sens.
Ceci étant posé, ma façon d'aborder la vie est la suivante. J'analyse (jusque là je suis sûre que tu me suis ;-D... C'est pour ça que j'adore te lire d'ailleurs) la situation, j'imagine quelles seront les conséquences de ce choix (en gardant toujours en tête que l'on ne pense jamais à tout) ET SURTOUT je me projette sur mon lit de mort (non ce n'est pas glauque) en train de revoir ma vie et je me demande si je vais avoir des regrets de ne pas le faire. Si oui, je le fait, si j'ai un doute, je ne le fait pas et me reposerai la question avec possibilité de changement d'opinion, plus tard.
Bien sûr on pourra me rétorquer que le monde change et que lors de mon "bilan final" les mentalités et beaucoup d'autres choses auront changées. C'est exact et dans ce cas, je répondrais à mon tour, que ma décision est en effet basée sur mon vécu et mon sentiment d'un moment et à un âge donnés. Que j'aurais essayé de prendre la meilleur décision possible à ce moment là précisément. Cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas y revenir plus tard, cela veut seulement dire que pour le moment, j'ai pris une décision, je passe à autre chose et je suis en paix avec moi-même sur ce sujet là.
J'ai toujours eu tendance à me poser trop de questions et ma prise de décision n'est pas la plus rapide (quoique je m'améliore avec l'âge (38)), je suis "connue" pour ça dans ma famille. N'empêche que je n'ai regretté aucun de mes choix jusqu'à maintenant (et ça, c'est pas mal je trouve) et quand je n'arrive pas à me décider, j'arrête d'y penser et je laisse ça mariner au fond de mon crâne, car je trouve que l'humeur joue aussi sur la décision.

Donc, je pense qu'il faut que tu trouves ton propre processus de décision, celui qui te donnera la paix. Pour cela il faut que tu fasses confiance en ta capacité de faire des choix. Il faut garder en tête que personne n'est parfait, donc ton choix ne le sera pas plus, mais ce sera le tien. Quelle est la raison qui ferait que ton choix ne vaudrait pas celui d'un(e) autre? Aucune. J'estime beaucoup tes écrits et questionnements.

Voilou... Après t'avoir prouvé que ma technique était bonne, je te dis ce que tu dois faire.... Heureusement que je ne commente pas trop souvent....

Un dernier petit truc: je vois que tu es en recherche permanente pour t'améliorer, te perfectionner. C'est une bonne chose de pouvoir se remettre en question, mais parfois c'est reposant aussi de stagner un chouilla. ;-)

J'espère ne pas avoir été trop pénible avec ce commentaire à rallonge qui a l'air de donner des leçons (mais ce n'est pas le but!).

Kisses from Dallas, Texas.

Anonyme Amande a dit…

Je trouve que tu exprimes cela tellement bien mais il faudrait sans doute en savoir plus pour aller au fond des choses...
Parce que moi qui te lis depuis des annees je suis fiere de toi et meme en admiration devant toutes les decisions que tu as prises et auxquelles tu t es pliee :
- DEMENAGER pour changer de region. Non mais tu te rends compte que la plupart des gens estiment cela comme terrifiant a bien des egards ?
- Arreter de fumer (rien que ca)
- Pousser le footing et arriver au point ou tu sembles etre aujourd hui
- tenir ce blog

Et j en oublie plein sans doute...

J ai cette meme sensation, parce que ca fait 13 ans que je me dis que ce job n est pas pour moi, les 1eres annees je me trouvais l excuse de l argent (Luxembourg sa cage doree), puis parce que je voulais un enfant et que c etait pas le moment de bouger, puis parce que j ai un enfant et que je ne peux pas prendre le risque de gagner moins pour son education (tu parles !).

Pendant des annees, je suis restee avec le pere de mon enfant qui n etait plus que mon meilleur ami, et aujourd hui cette relation fusionnelle m empeche de vivre vraiment une autre histoire d amour (du coup tout foire tout le temps).

Resultat, je vis exactement comme je n en avais pas envie, et je fais depuis de nombreuses annees ce meme reve la nuit, ou je suis dans ma voiture que je n arrive pas a conduire/a faire avancer car je n atteins pas les pedales ou bien elles sont trop dures a enfoncer.
Pas besoin d un psy pour comprendre la metaphore... Je t avoue que si j avais le temps et l argent, je ferais tres volontiers aujourd hui une vraie psychanalyse pour en finir avec mes problemes avec mon pere et le reste ;-)


You are not alone.

Love

Chloe P a dit…

Je ne trouve pas les mots là, comme ça, ça chaud, mais je voulais quand même te dire que ce que tu a écrit fait grandement écho chez moi. Lorsque j'aurai pris le temps de formuler des trucs dans ma tête, je reviendrai partager le résultat ici.

Dans tous les cas, ne pas oublier d'être gentil avec soi-même.

Anonyme a dit…

Je fais partie des gens qui pensent que quand on veut on peut et qui ne comprends pas ceux que ça énerve. Le problème que j'ai identifié c'est que ce n'est pas la peur qui retient les gens c'est de ne pas savoir ce qu'ils veulent. Oui tout le monde pourrait arrêter de fumer, mais si tu demandes autour de toi tout un tas de gens ne voit pas pourquoi il le ferait et diront qu'ils aiment ca.

GUS a dit…

Salut Marie.

Je vais rebondir sur une phrase que je déteste entendre "quand on veut, on peut"... je crois que c'est la phrase la plus culpabilisante au monde. Je ne suis donc pas du tout d'accord avec elle.
Du coup, vu que tu demandes un échange, je vais t'expliquer comment je fonctionne et ce que je pense des "stagnants".
Ce terme de "stagnant" n'est pas péjoratif dans ma bouche, mais il vient d'un constat. Tu sembles te définir toi-même comme une stagnante, et ça te gêne. Donc il y a un conflit entre ce à quoi tu aspires et la réalité actuelle de ta vie.
Certains stagnants sont heureux de leur vie telle quelle est, pas toi.
Ton malaise semble venir de ce conflit, et tu identifies très bien la cause de ta difficulté à changer: la peur.
Bref, de cette simple reformulation de tout ce que tu as dit dans ton article, je ne peux que te conseiller de trouver la béquille qui va t'aider à affronter ta peur.
Par exemple, un homme amoureux qui te soutient "vas-y, quitte ton boulot, si tu galères financièrement, on s'en fout, je serai là pour assurer". Une amie: "tu veux perdre cinq kilos? ok,à chaque fois que l'envie de grignoter te prendra, envoie moi un sms"... tu vois l'idée. Quand on a peur et que ça nous empêche d'avancer, faut réussir à se rassurer, à s'accrocher à une bouée.
J'ai le boulot de mes rêves, le mec que j'avais envie d'avoir, je vis dans la région qui me plaît le plus, je fais trois ou quatre voyages par an, j'ai réussi à me remettre au sport...je suis fière de moi! Certaines choses, je les ai réussies seules. Pour d'autres, j'ai eu besoin de soutien.
Entoure-toi. C'est normal d'avoir peur, mais tu peux affronter la peur. Tout le monde le peut. La volonté est le premier pas, simplement. C'est ce qui va amorcer le changement.
Ma métaphore préférée: le gamin qui apprend à nager dans une piscine. Il veut traverser. Il se tient au bord, mais ça lui plaît plus, il veut aller voir de l'autre côté. Il a peur. Mais il va amorcer le changement. Simplement par la volonté, il va lâcher le bord. C'est pas pour autant qu'il sera de l'autre côté. Sauf qu'en face de lui, à quelques centimètres, y a son père, qui l'encourage et le rassure. Et du coup, le gamin a traversé.
Lâche le bord de ta piscine, mais trouve la personne qui sera là au cas où tu commencerais à boire la tasse.
Bon courage!

Sophie MC a dit…

Alors en fait, moi ce qui me frappe en te lisant c'est ton manque de bienveillance à ton égard. Tu n'es pas une "moule", tu es une fille bien, une chic fille, et peut être qu'avant de lister ce que tu n'as pas fait, tu devrais lister ce que tu as accompli et je suis sûre que tu serais surprise.
Je suis convaincue que la fin de ta peur pourrait coïncider avec le début d'une plus grande bienveillance de ta part envers toi même.
Et puis comme cela a été dit dans un autre commentaire, ne te compare pas avec les autres blogueuses, vous n'avez rien à voir, vous ne jouez tout simplement pas dans la même cour !
Après je comprends aussi ta frustration.
Dans ma vie, je n'ai jamais eu peur, de rien, j'ai toujours avancé vers ce que je voulais, en amour, dans le boulot ou autre : élevée par des parents hyper peureux et super anxiogènes, pour moi avoir peur c'était refuser de vivre, mourir à petit feu.
C'est con ce que je vais dire, on n'a qu'une vie, il faut la vivre à fond même si on récolte parfois des baffes (et oui, j'ai sacrément morflé, mais je ne regrette rien, même pas mal, même pas peur)
Je n'ai pas de recette, on a toutes nos vécus persos qui nous construisent mais franchement je crois que si déjà tu bosses sur la bienveillance, tu devrais te sentir plus forte pour avancer vers ce que tu désires.
Te fais des bises Marie !
Sophie

LNK a dit…

C'est très vague mais j'ai entendu quelqu'un dans l'émission Remède à la mélancolie (le dimanche matin, sur France Inter, j'adore) qui disait à peu près ça:

Au pire, il ne se passera rien de très grave si ce que tu veux faire ne fonctionne pas, et peu importe quoi. Tu ne vas pas mourir, tes amis NE VONT PAS te trouver nulle, ta famille non plus.

On a tendance à penser que nous nous jugeons sur nos échecs, alors que si on regarde les faits depuis un autre angle, on admire les gens pour leur capacité à rebondir.

C'est aussi pour ça que les raccourcis à propos des modèles sont faciles: on les voit au moment de l'apogée, alors qu'évidemment pour vivre l'apogée il leur a fallu vivre tout le reste...
Je cite cet exemple qui raconte très bien tout ça, la recherche, la loose, le découragement etc...: Garance Doré.

Et j'y pense en écrivant: on pense juste à l'apogée, et peut-être qu'on l'atteindra pas, c'est peut -être ça qui est difficile à vivre (idée de la carrière ratée).

Mais même pour échouer, franchement pour l'instant je me dis qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets...

(j'ai pas de solution, et là dans ma vie je suis en train d'hésiter avant de faire le grand saut, mais dès le départ, je me suis dis que la peur n'était pas un critère valable dans ma réflexion: rdv dans quelques mois !)

Anonyme a dit…

Hello Marie,

Petit commentaire rapide mais je pense que pour y arriver faut d'abord se faire confiance et se dire que rien n'est grave au final : la vie est un jeu! On est ici sur Terre pour apprendre et évoluer!

L'échec c'est juste la meilleur chose qui puisse t'arriver car c'est LE moment où tu comprends et avance à pas de géant.

Sortir de sa zone de confort est primordial pour commencer à réellement vivre! Fais tout différemment de ce que tu fais habituellement!

Et la patience est la clé. Sois douce avec toi même,ne te juge pas trop.

Essaie, lance toi, innove, joue bref kiffe la vie même si tu échoues! rien n'est permanent! tout est changement!

Bises!

Cindy

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
Ça fait du bien de lire tout ça car c'est exactement ce que je ressens. J'ai toujours l'impression d'être dans la passivité et non l'action, niveau professionnel notamment et j'ai toujours été une "suiveuse" et non une "suivie", du coup des fois j'essaie de me donner des coups de pieds aux fesses pour changer tout ça mais faut que je me fasse violence à chaque fois, ce n'est pas innée...
J'ai aussi un manque de confiance en moi couplé à une grande timidité devant l'inconnu, la peur de l'échec, de la réussite, le regard des autres et je m'éparpille trop dans mes choix.
En fait, je fais toujours ce qu'on attend de moi sans sortir des sentiers battus : je n'ai pas eu de grosse crise d'adolescence, j'ai choisi une voie où y a du boulot pour rassurer mes proches mais qui ne me plaît pas plus que ça, j'évite tout conflit pour ne pas faire de vague, etc. Et des fois j'aimerais tout faire valdinguer ! J'aimerais faire un métier plus manuel où je bosserais pour moi mais je ne sais pas du tout comment m'y prendre, en plus j'ai déjà changé plusieurs fois de voies donc j'ai peur de ne plus être crédible et j'ai du mal à me fixer "oh tiens j'aimerais faire des bijoux, ah non tiens fleuriste, ah non je vais reprendre des études en RH", je sais pas ce que je veux quoi !
Mais depuis le début d'année, je me fixe des objectifs pour me créer ma chance, pas encore des objectifs professionnels, plus personnels : j'ai enfin ouvert un compte bancaire commun avec mon mec (on est en couple depuis 8 ans, c'était pas trop tôt !), j'ai bien tricoté cet hiver, j'ai appris à coudre (c'est des petites victoires perso hein !), j'ai couru 10km alors que je me cantonnais toujours à mes 3km en pensant que je ne pouvais pas faire plus, je pars bientôt 10 jours en Californie (folie !) donc j'espère que tous ces petits plus vont me porter pour y voir plus clair dans mon avenir professionnel mais c'est encore très flou cette histoire !
Je dois sortir de ma zone de confort !
Voilà je n'apporte pas de vraie solution mais juste mon ressenti et j'ai hâte de lire la suite de tes réflexions sur ce sujet.
Et désolée pour le pavé ;)
Elodie

cash cash a dit…

Vraiment Marie, je te l'ai déjà dit, mais je kiffe tellement ta profondeur!!!
Je fréquente d'autres blogs (comme celui de la reine Coline) qui me laissent un goût amer, parce que non seulement les meufs sont parfaites (jeunes, jolies, riches, bien sapées et maquillées) mais en plus leur vie semble se dérouler sur une autre planète, là où tout est rire, amour et réussite.
Bref, quand j'ai fini de lire leur post, j'ai toujours l'impression d'être... pire que ce que je suis en réalité! C'est comme une mauvaise dope qui me fait du mal mais que je continue à prendre quand même...
Mais HEUREUSEMENT, Une Chic Fille est là, pour remettre les pendules à l'heure. Sincèrement, je considère ton blog d'utilité publique ;).
Personnellement, nombreux sont tes posts qui me remettent les idées bien en place (genre: ouf, on vit bien dans le même monde).
Je bénis ta sincérité, c'est tellement rare dans ce monde qui voue un culte aux apparences et où personne ne laisse apparaître la plus petite faille, par peur d'être vulnérable. Toi tu n'as pas peur d'être vulnérable et je trouve ça admirable.
Ceci dit, ta réflexion du jour trouve une fois de plus un écho en moi (aucune blogueuse ne me fait autant cogiter, voire même avancer... bon, promis, j'arrête de te jeter des fleurs ;)).
Mon rêve depuis que je suis gosse serait d'écrire un bouquin, mais je ne le fais pas, car procrastination et peurs indéfinies me maintiennent dans cette zone de confort dont parlent très bien certains commentaires plus haut.
Cependant, je ne baisse pas les bras, car je préfèrerais mourir sans regret (tribute to Kelpaich). Et il est même possible que me sentir moins seule m'aide à me bouger... Bisouxx

Peggy L a dit…

La peur je crois bien que c'est ce qui tetanise beaucoup d'entre nous c'est souvent ce qui dicte notre conduite nous conditionne....du genre " ne bouge pas sinon ce sera pire... evidement ce pourrai etre mieux aussi... mais bon c'est pas certain....je crois que c'est le malaise de société actuelle qui nous fais reagir ainsi...la peur du lendemain difficile.. le chomage.. alors oui on se contente quelque fois de ce qu'on a.
Je bosse dans une grande boite, un boulot assez cool.. horaires de merde mais je suis plutot bien payée....MAIS je m'ennuye a mourir, le simple fait de me dire que je vais faire ca toute ma vie me deprime completement... Bouger en interne comme dans beaucoup de tres grande entrepríses pour les filles c'est promotion canapé obligatoire je viens encore d'y etre confrontée cette semaine.
si je veux un autre job ce sera clairement ailleurs... Alors oui moi je crève de trouille de demmissionner de ce job qui me deplait tant... Me donner ce fameux coup de pied signifie prise de risque enorme de partir vers l'inconnu est ce que ailleurs c'est mieux ?... perte de mon confort financier que j'assume seule...
Alors les discours il faut sortir de sa Zone de confort si on veux obtenir quelque chose... oui c'est bien beau.. mais qui va payer mon loyer et mes factures le temps que je sorte de cette fameuse Zone de confort ???
j'ai pas de solution miracle pour l'instant...peut etre que bientot j'en aurai assez ras le bol pour OSER prendre ce risque enorme... bisous Marie au plaisir de lire la suite très vite !!
Peggy L

RENARDEAU a dit…

1) Pourquoi tu te mets pas à écrire un livre? (en plus comme tu tiens des journaux intimes depuis longtemps ça fait de la matière :) Bon je sais les conférences TED au bout d'un moment c'est relou mais il y en a une que j'aime bien qui s’appelle "le projet 30 jours" (http://www.ted.com/talks/matt_cutts_try_something_new_for_30_days?language=fr). En gros il dit que si on a des rêves qui nous tiennent à cœur pour notre vie on peut se fixer un délai (par exemple 30 jours) pendant lequel on se dit: "je m'y mets à fond". Et comme ça on voit si ça marche...
Ah et puis ce texte qui devrait te parler je pense: http://www.elizabethgilbert.com/thoughts-on-writing/

2) Je trouve ça chouette d'être ambitieux mais au bout d'un moment la win attitude avec les blogueuses stars etc. c'est usant. Je pense qu'il faut juste accepter à un moment que les gens qu'on nous présente comme des modèles de réussite ont: a) soit beaucoup travaillé, en négligeant leur vie personnelle à côté (et franchement ça se discute mais je pense pas que la vie entière doit être asservie à l'ambition, il faut savoir apprécier les plaisirs simples de la vie je pense, sans chercher à se prouver quoi que ce soit. Il faut accepter d'avoir une petite vie simple et banale) b) les gens qui réussissent ont aussi eu des "circonstances" favorables, au niveau des finances tout ça (je tire un peu sur l'ambulance mais les blogueuses type Kenza, leur bouzin a décollé aussi parce qu'elles pouvaient se payer le luxe de s'adonner à cette activité sans recevoir un salaire fixe à côté, bah parce qu'elles sont riches à la base quoi)

Voilà, je ne sais pas si ça t'a aidée!

Zéphine a dit…

Bon ,ça va être un commentaire en vrac, semblable à tes notes RTT que j'aime tant parce qu'elles sonnent à chaque fois tellement juste.

La stagnation que tu décris, je résume ça à "on sait ce qu'on a, on ne sait pas ce qu'on aura"... Et c'est bien trop souvent ce qui m'empêche de bouger, et qui me complait dans ma procrastination en mode "je rêve de changer de job / voyager / me remettre au sport /..., mais je ferai ça demain".
Comme beaucoup d'autres (j'ai lu tous les commentaires), je ne suis pas forcément contente de ma vie, et j'ai l'impression d'être emprisonnée dans un carcan, immobilisée par la peur. Quand je me compare aux personnes qui m'entourent, j'ai l'impression qu'ils/elles ont une vie parfaite, telle qu'ils/elles l'ont rêvé, et je les admires pour ça...

Un jour, j'ai discuté avec une amie du fait que je me sentais nulle, incapable de bouger, de prendre les bonnes décision par peur de l'échec, et que je l'enviais de sa vie en apparence parfaite. Elle est tombée des nues, et s'est mise à lister toutes les raisons pour lesquelles elle admirait mes choix.

Ça a été une mini-révélation: on est toujours plus dur avec soi-même qu'avec les autres! C'est bête dit comme ça, mais penses-y: juges-tu tes amis sur base de leurs échecs? Moi pas, et j'ai tendance à leur pardonner leurs faiblesses, et à les soutenir en les encourageant pour qu'ils les surmontent... LNK exprime très bien mon idée dans son commentaire.

Alors pourquoi je ne suis pas capable de m'encourager moi-même? Pourquoi je ne suis pas capable de voir toutes les réussites que j'ai accomplie? Pourquoi je reste focalisée sur le fait que je pourrAI (au conditionnel) échouer, et pas sur le fait que je vais certainement réussir si je me lance?
Suite à cette conversation avec mon amie, j'ai fait des listes:
-ce que j'ai réussi et dont je suis fière, par exemple quitter ma Belgique natale pour partir m'installer au bout du monde, sans connaître personne, sans job, sans rien;
-ce que j'ai réussi et dont je ne retire aucune fierté, aucun bénéfice comme mon titre de Docteur en Biologie, obtenu dans les larmes et la douleur. Je suis fière de moi d'être arrivée au bout, pour le challenge. Mais c'est tout, et d'ailleurs je ne mentionne pas ce diplôme de plus dans mon CV;
-ce que j'ai entrepris et échoué, et finalement c'était pas si grave. J'ai commencé beaucoup d'activités/sports/passions, que j'ai laissé tombé au bout de quelques mois. Au pire, j'ai perdu un peu de temps et d'argent, mais rien de plus
-ce que j'ai entrepris et échoué, et que je regrette... AUCUNE! RIEN! NADA!!!

Anonyme Amande l'a bien dit: tu as réussi beaucoup de choses incroyables, tu n'est donc pas quelqu'un de "faible", ou de "peureuse"... Je pense juste qu'en ce moment, ce qu'il te faut c'est, pour reprendre l'image utilisée par GUS, quelqu'un qui t'attend en, t'encourageant de l'autre côté de la piscine, prêt à te repêcher et te rassurer si tu bois la tasse. Et tu sias quoi? On est là nous, tout/es tes lecteur/ices, bras ouverts, à attendre que tu lâches le bord, prêtes à t'accueillir! ;-)

Et puis, n'oublie pas non plus ce que Kelpaich à dit: "C'est une bonne chose de pouvoir se remettre en question, mais parfois c'est reposant aussi de stagner un chouilla." Alors si le bord de la piscine te convient pour le moment, pas de soucis: tout vient à point à qui sait attendre!

Il y a quelques temps, dans une de tes notes de blogs, tu disais: "il serait peut-être temps d'être bienveillante avec soi-même". Ne l'oublie pas!

Voilà, c'est complètement décousu, sans doute bourré de fautes (la flemme de relire!), mais c'est ce que la lecture de ton poste m'inspire.

Sidharta a dit…

Ton papier a fait echo en moi... comme une vieille sensation qui remonte à la surface... du coup j´ai repris mon journal d´adolescente et dedans il y avait qq pages qui parlaient exactement de ce truc: de la peur et de sa domination sur ma vie... j´avais 15 ans putain!

Moi aussi je suis une trouilleuse de la life... et je te livre mes reflexions en vrac :
- pour me "soigner", voici ma méthode: plus j´ai peur, plus je sens que je dois y aller. Je me fais violence pour avancer (notamment en amour)
Je te conseille un livre, pour tout dire franchement bisounours, mais qui m´a aidé à certains moments: "tremblez mais osez" de S. Jeffers
- a la base de la flemme, il y a souvent une absence de désir sincère : on aimerait etre cette personne entreprenante... mais seulement pour plaire aux autres
- j´ai parlé à beaucoup de trouilleurs de la life et autres phobiques sociaux dans ma vie (qui se ressemble s´assemble) et constaté qu´ils avaient tous un contexte parental special (parents ayant bloqué l´enfant par leur surprotection, leur jugement ou leurs exigences), allié souvent à un perfectionnisme maladif.
Voili voilou

Astro a dit…

Bonsoir Marie,

j'ai pendant longtemps bien bloqué sur cette maxime "quand on veut on peut", parce qu'on a beau le vouloir de toutes nos forces...ça marche pas toujours.

Et puis un jour j'ai lu un livre, Jade et les sacrés mystères de la vie, qui parle de cette maxime pour dire que le verbe "veut" n'est pas bien utilisé, et qu'il faut plutôt dire "quand on croit on peut". Alors oui c'est un livre sur la spiritualité etc. Mais je pense que le "croit" c'est aussi croire en soi, et là... la maxime prend tout son sens! (je trouve)

Alors maintenant il ne faut plus le vouloir, ni l'écrire, mais il faut y croire et croire en soi! (et c'est plus facile à dire qu'à faire (là encore une autre maxime à la con!;))

A bientôt!

aemi a dit…

Mais combien sommes-nous comme ça? combien? une armée de trouillard(e)s qui pourraient faire tourner le monde entre leurs mains... mais non, trop peur de ne pas être aimés peut-être? Je ne sais pas, je ne peux pas te répondre, ou t'aider parce que je me pose les mêmes questions... peur de ne pas être aimée, peur de perdre le peu que j'ai, peur, oui, c'est ça... aemi

Donoma a dit…

Salut marie,

j'ai toujours été super curieuse de ce que tu faisais dans la vie. Tu évoque soouvent ta vie pro, mais j'avoue que j'ai aucune idée de ce que ça peut être précisément ^^ ce serait possible d'en lâcher juste quelques mots ? :)

Bisous

Milky a dit…

En te lisant et sur cette question de trouver des pistes et des solutions, il me vient immédiatement à l'esprit un outil que j'ai utilisé une partie de ma vie, et puis ensuite plus trop parce que je n'avais plus le temps, que le format ne me convenait plus, mais dont je pense toujours sur le fond qu'il est profitable et permet d'avancer. On pourrait le surnommer "les trois pages du matin", Christie en parle beaucoup, régulièrement sur son blog, tu peux lire déjà ce post-là pour commencer http://vanb.typepad.com/maviesansmoi/2012/04/les-mani%25C3%25A8res-de-les-faire.html, puis taper "pages du matin" dans son moteur de recherche si ça t'a donné envie d'en lire plus.
(et comme j'avais acheté le livre où cet outil est expliqué en premier lieu, je peux t'envoyer par mail les pages concernées si ça t'intéresse)

Charlotte a dit…

Salut Marie
Peux être fais-tu partie des "une personne sur 5" qui serait "hypersensible" : dans l'empathie, dans la réflexion avant l'action, facilement la larme à l’œil etc....ça fait des adultes qui ont du mal a prendre une décision car ils analysent le pour et le contre ....Bref parait-il qu'il y a un livre très bien qui s'appelle : "ces gens qui ont peur d'avoir peur" sur les HS.
bises
Ch 38 ans : vient de découvrir cette histoire d'hypersensibilité.

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,

Tu parles d’une chose qui me touche particulièrement. LA PEUR !!

La peur est à l’intérieure de moi depuis toujours. Je me suis toujours dis à 40 balais, tu seras une vraie femme ! Tu auras réussi à combattre toutes tes peurs qui te paralysent et tu auras une vie ou tu n’auras plus peur de faire des choix qui vont te faire sortir de ton petit confort.

Ben non !! Dans 4 mois viendra s’ajouter le 2 au 40 et j’ai toujours aussi peur.
Alors pour moi cela est peut-être bien plus complexe que toi.

Je suis une grande angoissée, j’ai un état d’anxiété permanent. Donc j’évite tout ce qui pourrait m’apporter une inquiétude. Y en a qui vont peut-être dire mais l’anxiété n’a rien à voir avec son article ! Pour moi si ! La peur peut amener avec elle de l’anxiété et peut te paralyser la vie qui elle passe à grande vitesse…

Évidemment j’ai quand même fait des choses ou je me suis fais violence, avec comme tu le dis « devoir prendre des décisions ». J’ai dû sortir de ma zone de confort.

Mais je vois ma vie paralysée, je veux être une femme qui puisse prendre dans sa vie des choix « extraordinaires » et pas des choix dirigés par la peur.

Alors comme tu voulais des retours voici le mien.

Bonne journée.

La-petite-bête17 a dit…

"L'échec pour l'éventuelle aigreur et impression d'avoir raté."

Je pense que tu le sais déjà et que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais je le dis tout de même: on rate les choses quand on ne les fait pas. Essayer ce n'est pas un raté.


Pour ce qui est de la réussite, dans la mesure où tu as peur des "responsabilités", serais-tu plus heureuse avec un poste plus responsabilisant ?
Je te dis ça, car j'ai terminé mes études il y a un an et j'ai enchainé avec un poste vraiment génial. Pourtant, je n'étais pas plus heureuse. Je te passe les détails, finalement j'ai accepté le fait qu'atteindre mon rêve pro ne me comblait pas. Après l'avoir effleuré du doigt, je me suis rendu compte que le milieu ne me correspondait pas et que je finirais sans doute malheureuse et stressée.

C'est en lien avec la mentalité de winners que tu aborde. Je savais que ça serait difficile et que le milieu était pourri, mais j'avais tellement envie de réussir pour "prouver que je pouvais le faire" que je me suis un peu oubliée en chemin. J'aime ce que je fais, mais pas dans ces conditions. Je crois que, souvent, on est triste de ne pas atteindre ce qui serait une réussite aux yeux des autres. Cette réussite n'a aucun lien avec notre propre bonheur.

Voilà ce que m'évoque ton post. C'est peut-être très différent en ce qui te concerne ?

Je pense toujours qu'une bonne piste serait d'étudier ce que tu aimerais faire, pourquoi tu veux le faire, si ça te rendrait vraiment heureuse, pourquoi ça te fait peur ...


Je l'avais déjà laissé sur ton blog il(je crois) mais je te redonne le lien de cet essai (c'est très très court, ça se lit en 15 minutes) : http://chabrieres.pagesperso-orange.fr/texts/consolation.html C'est un très bon texte pour mettre en perspective la pression sociale, notre bonheur et notre éternelle insatisfaction. Il semble un peu abrupt et pessimiste au début, puis finalement il y a une prise de conscience vraiment intéressante.

Bises ;)

ps: sur un ton plus léger, alors: 50 shades of greys ?

Anonyme a dit…

Je crois que c'est générationnel ce truc de pas oser faire quoi que ce soit de sa vie... C'est "Née sous Giscard" qui m'a mis la puce à l'oreille!

Ashtrid Phoenix a dit…

"Feel the fear and do it anyway" de Susan Jeffers. Je pense que la base de la peur est le changement, l'inconnu. Alors que c'est con car la seule certitude de la vie est le changement.

Anonyme a dit…

C'est peut être un peu bête et et ça fait surement un peu mamie, mais à force d'essayer de comprendre le pourquoi du comment, ben rien ne se passe...
Du coup plutôt que de me trifouiller le cerveau en quête de réponses analytiques, je passe à l'action.
Pas genre je sors les armes, les biceps et tout et tout.
Je prends une feuille un stylo et je note.
Je note ce que je veux faire. En gros je liste. Des petits trucs et des plus gros.
Et puis quand c'est fait je coche.
La liste est sur mon frigo (wouhou on sent l'originalité...) et quand je suis le cul sur mon canap' à ne pas savoir quoi faire ou pourquoi et ben je m'attaque un truc de la liste un seul.
Genre j'ai commencé le yoga. ce genre de pratique me faisait flipper. Rapport au fait que je suis plutôt active et que si jamais je me posais et ben je pourrais comprendre des trucs....
Mais en fait juste s'inscrire et puis y aller une première fois puis une 2ème sans rien en attendre de particulier, comme ça pour vois. C'est pas si difficile. Un peu comme les AA, un jour d'abstinence après l'autre. Là c'est un jour de courage après l'autre....

Marie a dit…



(Vos commentaires sont trop trop cool, je vais y répondre au compte-goutte, parce que ça risque d’être long)


Anonyme: Ah merci j’avais vu la version traduite, ça m’a passionné.

EMI:Non 25 ans c’est rien… Il reste 50 ou 60 ans pour kiffer, heureusement que tout n’est pas réglé parés tu vas t’ennuyer ;-)
Bise

Viny: Je vais exploiter ce que tu dis sur la paresse dans un prochain post. Et ce commentaire c’est aussi avoir la preuve que beaucoup de gens sont finalement comme toi etc moi et ça, c’est quand même pas mal.

Emi: ce que tu dis sur la chronologie est à creuser effectivement, le temps qui passe ajoutons clairement à mon angoisse.
merci Emi pour ton commentaire!

Anonyme: Oui c’est vrai que c’est pas mal. je vois toujours la globalité le grand, la montagne, pas les petites pas qui mènent à m’objectif, conclusion, ça angoisse!
Merci

Justine: La honte? C’est à dire?

Contessa: Alors je compare avec les « filles » pour une autre raison, parce que le côté next door à accentuer le sentiment « d’échec ».
Internet c’est le village monde, si des petites meufs, petits mecs y arrivent à la force de leurs petits bras sans entrée particulière, ça accentue ce sentiment d’échec.
Merci en tous cas pour les gentillesses que tu dis.
je t’embrasse aussi

Clue: Coaching pro tu m’intéresses. Qu’est-ce que tu fais? ou as-tu trouvé ça?
j’ai lu ce boudin il y adieux ans, j’avais adoré son côté pragmatique, tu me donnes de nouveau envie.

Maud: Merci maud pour ton commentaire et tes retours (je vais aller lire les billets que tu as linké)
. Bise

Anonyme a dit…

Bonjour Marie
Merci pour ce billet. Comme toi, et beaucoup d'autres, je cherche la réponse à cette question ; comment dépasser sa et ou ses peurs. En ce qui me concerne une partie du problème réside dans le fait que je suis une procrastinatrice perfectionniste. Terme que j'ai découvert en lisant LA PROCRASTINATION de John Perry qui propose de structurer sa procrastination. ça m'aide un peu.
Et comme les petits changements ont de grand effets (selon certains TEDTalks comme le "projet 30 jours"), j'ai commencé par ça. J'écris les 3 kiffs par jours et je me suis remise au yoga. Je ne suis pas "guérie" pour autant mais des améliorations se font sentir. Je cherche encore...
On m'a également conseillé de lire le livre de Sheryl Sandberg 'en avant toutes'. La CEO de facebook, pourtant érigée en modèle de réussite, y avoue douter et culpabiliser. Ce serait tout simplement le propre de l'être humain. Et pour faire écho à d'autres commentaires : soyons bienveillant(e)s.
Une des clefs est aussi de pouvoir partager cet "état de peur". Donc merci à toi d' avoir ouvert cette discussion ainsi qu'aux participant(e)s.

luana a dit…

Bonsoir Marie,
Je n'ai pas eu le temps de lire les commentaires mais je voulais tout de même réagir : ton post me parle beaucoup, énormément même, tant au niveau affectif que professionnel. Tout me bloque, alors même que j'ai les moyens, je n'ai pas d’ambitions, je ne m'autorise pas à être au top, comme si quand je le faisais, je voyais que je plafonnais, pourtant la réussite fait du bien, et les pour l'instant quelques succès me le prouvent. J'ai l'impression qu'il ne faut pas que quand je me lance, je me rende compte que ce que je pourrais faire va être "grand", que dès que je le remarque, que je 'aperçois que les gens vont trouver que c'est un succès, il va se passer quelque chose. En plus, la culture de l'ambition est tellement saluée que c'en est devenu mal vue de ne pas en avoir, et si on en pas professionnellement, il faudrait en avoir socialement. En fait, on est un peu dans une vie pour l'autre, il faut faire baver les gens, leur donner envie, les rendre jaloux, qu'ils veuillent la même vie, le même style, la même voiture, la même célébrité...

Marie a dit…


Lilu: Bien sût, la question autour d’ambition n’est pas un calquage social, je voudrais simplement aller dans la direction que je sens être plus stimulante et intéressante pour moi.
Mais oui tu as tout à fait raison!

Flocon: J’ai le même problème avec les opportunités, balles dans le pied sans arrêt.
Ton commentaire j’aurais dans certains aspects pu l’écrire, donc même si c’est minime comme contre-partie, tu n’es pas seule.
Bise

Sabine Bouton: Merci pour tes retours mais même si le terreau n’est pas idéal il y a forcément d’autres possibilités pour contourner ce problème.
Encore merci

Rosalie Parent: La question autour de la zone de confort revient sans arrêt, c’est effectivement assez intéressant.
J’avais vu la vidéo dont eléonore Bridge parlait do you dare to dream (https://www.youtube.com/watch?v=HhFxQlDPjaY) ça m’avait pas mal intéressé parce qu’a priori je me disais que le confort c’était cool.
Merci pour ton retour.

Anonyme: Booba me fait le même effet que toi, explosion de confiance en moi.
mon meilleur ami fan de Booba me dit toujours qu’écouter Booba c’est faire comme si on en avait une grosse et que c’est ça qui est cool, donc lui aussi est plutôt d’accord ;-)
Ton commentaire est très très inspirant, ce truc autour du voyage seule (qui est probablement l’un des trucs qui me fait le plus peur) est trop cool.
Bien sûr que si ta vie se remplit, les achats deviennent sans intérêt.
Merci Bise

Kelpaich: Tu commentes rarement et pour cause…
Merci pour ton commentaire
donc 1) tu analyses, 2) Le lit de mort 3) passe à l’action
Dans le même temps c’est pas mal pragmatique et lucide.
Je vais creuser ta méthode et tenter de mettre en place mon propre processus.
Un grand merci d’avoir pris le temps de m’expliquer tout ça…
Tu n’as pas été pénible, expliquer les choses prend du temps et des lignes, merci.
Smack de la Bretagne

Amande que j’aime très fort: Merci ma douce lectrice.
Je te trouve tellement avec toi en lisant ton commentaire…
Non we are not alone, take care beauty.
je t’embrasse fort.
Luv U

Chloé P: Merci et oui c’est la base

Anonyme: Beaucoup d gens sont comme toi autour de moi mais voir des gens pleurer parce qu’ils ont l’impression parce qu’ils n’arrivent pas à se dominer (tabac ou alcool par exemple) sont des contre-exemples qui sont trop fréquents pour être des cas isolés.
La conception de la volonté est peut-être biaisée…

GUS: Culpabilisante c’est peu dire. Et c’est bien la raison pour laquelle elle est tellement mise en avant pour tout et pour rien, qu’on soit seul responsable de tout ce qui nous arrive (les 5 fruits et légumes comme garantie de notre santé par exemple. Que si un truc nous arrive on ne pourra s’en prendre qu’à soi, c’est tout pété comme point de vue).
Oui je suis une stagnante, le mot est tout à fait bien trouvé.
Merci pour ton commentaire en général et surtout pour cette jolie métaphore autour du gamin dans la piscine…


Sophie MC: Oui je me moque facilement de moi ce qui présente, comme toute chose, des avantages mais aussi certains inconvénients.
Merci, il faut bosser sur la bienveillance, j’ai encore du mal.
Je t’embrasse Sophie.

Marie a dit…


LNK: Oui tu as tout à fait raison, j’ai paradoxalement un rapport assez sain à l’échec.
L’un de mes plus grands échecs a été ma plus grande révélation professionnelle donc a priori il ne m’angoisse plus tellement.
Merci pour ton commentaire.
PS: fais le ce grand saut sois une inspiration <3

Cindy: J’aime bien cette métaphore jeu / vie
Merci Cindy pour tous tes mots gentils, je t’embrasse

Elodie: Je suis comme toi Elodie avec les études.
Comme je suis curieuse et des milliers de choses me plaisent je suis ce qu’on appeler une versatile… (fleuriste j’y avis pensé. Coiffeuse aussi. Et des milliers d’autres trucs ahahaha)
ah mais y a plein de trucs nouveaux que tu as réalisés, c’est génial, tu dois être fière.
Et si tu m’apportes vraiment une piste de réflexion intéressante.
Merci
Bise

cash cash: Merci ça me fait trop plaisir ce que tu me dis…
C’est aussi pour contrer cette win comme seule alternative acceptable socialement que je montre mes vulnerabilités. Tout est toujours beau de loin donc j’évite de me laisser convaincre que c’est juste chez moi que le doute est présent. ça me parait important de savoir réfléchir là-dessus sans se comprendre, la frontière est parfois tenue (je parle de moi).
J’ai le même rêve que toi
<3
Bise

Peggy L: Non seulement c’est un état inhérent aux humains mais en plus une bonne partie du discours social va dans ce sens, ne pas partir, le chômage, la guerre, la maladie… beau programme encourageant!
Dans le bouquin la semaine de 4 heures (le titre est pas aussi pertinent que le propos) , l’auteur explique que les humains préféreront toujours l’insatisfaction à l’inconnu d’où cette difficulté à bouger, elle nécessite de prendre violemment sur soi!
Je t’embrasse

RENARDEAU:
1) c’est exactement ce que je veux faire. merci pour la conférence TED. Perso Ted je continue à kiffer

2) tu as tout à fait raison. et l’exemple de kenza est probant même si elle a dût taffer (le rapport aux marques doit être super relou)
3) Si ça a aidé!

Marie a dit…


Zéphine: Oui c’est clair qu’on est toujours plus dur avec soi qu’avec les autres. Voire beaucoup plus dur.
J’aime bien le mot « encourager » que tu emploies et lister les choses que tu as réussies à faire est aussi une bonne chose que je vais retenir, merci!
ce n’est pas décousu et c’est vraiment cool que tu aies pris le temps de commenter, merci!
Et je vais te le dire, ton passage sur mes lectrices qui m’attendent, j’ai eu les larmes aux yeux *__*

Sidharta: J’ai ce bouquin mais c’est chelou j’ai jamais réussi à aller au bout de 20 pages, je vais m’y ré-atteler
Oui comme tes amis, j’ai cette problématique autour du perfectionnisme/
Bise et merci!

Astro: Ah c’est chouette comme subtilité de langage, d’un coup ça marche mieux. Merci.

aemi: Beaucoup trop :-)

Milky: Je ne connaissais ni le blog ni les 3 pages du matin, merci!

Charlotte: Ah ça c’est bien possible. Bonjour Charlotte.

Anonyme: On va travailler là-dessus on peut pas rester comme ça, tristounette et passive.
Merci pour ton commentaire, bonne journée à toi aussi!

La-petite-bête17: Le texte que tu as mis en lien est magnifique et non je ne le connaissais pas!
Non en fait paradoxalement, j’aime beaucoup les responsabilités. Si elles sont trop lourdes ça m’écrase mais j’aime le travail qu’implique les responsabilités mais le concept d’ultra responsabilité, je sais pas si je suis très claire.
Merci pour ton commentaire/

Anonyme: J’ai trop envie de voir ce spectacle mais impossible à trouver sur internet :-(

Asthtrid Phoenix: Oui c’est vrai…

Anonyme: ça c'est une des pistes qui marchent le mieux, le passage à l’action.
C’est clairement efficace!
Un jour après l’autre…

Anonyme: Le projet 30 jours il faut que j’essaie.
Ah alors partager ça ici c’est un bon début alors. Merci, bise

Luana: En te lisant, ça donne l’impression que des ambitions tu t’en fous, que c’est juste social, et dans ce cas si tu passes pas à l’action c’est peut être juste parce que tu veux pas, non?

Anonyme a dit…

bonjour, merci pour la découverte musicale.. OUi je vit dans une grotte... Juste une phrase pour rebondir sue ton article: il me semble que c'est la décision d'agir qui est le plus délicat, ensuite dans l'action,c'est mieux. Enfin, pour moi, le blocage est là, avant d'y aller. Je dis cela, je ne dis rien.
Bise
Gwen.

Nais a dit…

Bah voila un moment que j'étais pas venue, et à nouveau j'me retrouve beaucoup dans ce que tu dis.
21ans, beaucoup de rêves, de projets, d'envie. Et toujours cette incapacité à ne serait ce que commencer à les réaliser.
Alors j'essaye d'y réfléchir, de comprendre pourquoi je peux bloquer 8h sur une lettre de motivation pour partir faire un projet de fou à l'autre bout du monde, et pondre un texte argumenté et informé sur le féminisme/l'alimentation/l'égalitarisme.
Là où je bloque dans mon raisonnement c'est : je n'ose pas, je ne crois pas en mes capacités/est ce que je suis en droit de mériter ce que je demande ===> manque de confiance en soi quoi.
J'hésite entre l'option "sauter à l'eau avec une frite et/ou commencer par rentrer dans le petit bassin" VS "sauter à l'eau direct, et apprendre à nager". J'ai l'impression d'être assise au bord, les pieds dans l'eau sans oser (encore) aller plus loin.
J'ai aussi testé faire des listes, mais quand je n'arrive pas à faire ce que j'y ai marqué, ça me bousille plus qu'autre chose...
Peut-être faire des listes en fin de journée du coup, écrire tout ce qu'on a fait aujourd'hui, et se rendre compte, que "ouaip, i did it !"

Faudrait creuser (que je creuse) le rapport à l'écriture aussi...
A la main ou sur l'ordi, ce que ça permet -oupas- de faire. Le fait qu'on soit constamment en train de lire, les écrits des autres -> comparaison inconsciente, gêne,...


Enfin bon, petite réflexion du matin, m'en vais faire un henné et La Fameuse Lettre de Motivation...
Prends soin de toi !

Anonyme a dit…

Ha ben tiens c'est bizarre, moi aussi j'ai peur de tout, mais ça me dérange pas parce que j'ai aucune ambition. Un peu de reconnaissance sociale pourrait éventuellement me plaire, mais de la part de gens biens pour un truc bien (et c'est très rare finalement. A mon avis en tout cas, car j'ai un sens critique extrêmement élevé.) Et finalement, je suis très bien là, à bailler au corneille, profiter de mes sensations de l'instant (n'ai aucune carrière et ne désire pas d'enfant, suis une "femme entretenue", comme dans ce film que tu avais conseillé et que j'ai pu adoré grâce à toi: "la chamade".) Cette instantanéité, sans projet et tout, ça me plait. Parfois j'ai bien de vagues velléités d'écrire, et puis j'oublie. Je n'ai aucunement ce gout de la win cher à notre (médiocre) époque, et ne m'y reconnais en rien. Pourquoi serait-ce si important de réussir? Ces réussites sont-elles bien liées la plupart du temps à l'éthique, l'esthétique ou quoi que ce soit d'autre en "ique"?

clémence a dit…

Je prends le temps, enfin, de rattraper mon retard sur ton blog. Je lis chaque post attentivement ; je ne vais probablement que très peu les commenter ... mais celui-ci, il me touche ! Énormément. Je m'y reconnais tellement que c'en est troublant. J'espère trouver, à travers tes écrits successifs, le courage de surmonter un jour cette "trouille" qui finalement me frustre terriblement et me "chagrine" (le terme est faible mais je n'aime pas me plaindre en me disant "il y a pire que toi sur terre"). La non atteinte de ses projets imaginés depuis la date où on te dit de dessiner ton futur (projet professionnel et ce qui aurait dû suivre avec) est finalement difficile à encaisser lorsqu'aucun plan B n'a été envisagé. Je pourrais m'étaler encore et encore mais le lieu n'y est pas dédié. Je voulais te remercier Marie pour ce que tu fais d'une chic fille. J'y reste souvent dans l'ombre mais il m'est très cher.

Anonyme a dit…

Je ne sais pas si tu liras ce commentaire mais je connais le sentiment que tu évoques dans ce post par coeur.

La vérité, c'est que si tu échoues dans l'exécution de ton rêve ultime. Il faudra te repenser quasiment entièrement. Alors un rêve en cours de réalisation, c'est mieux qu'un échec ;)

Boule

Anonyme a dit…

Bonjour,

Je vous lis toutes et me reconnais un peu en ce moment...vos commentaires apportent du réconfort, savoir que nous ne sommes pas seules et que nous avons toutes plus ou moins cette peur.
J'ai 25 ans et je me dis que j'ai dû louper le coche quelque part. Je ne sais plus qui je suis, ou je vais et surtout pourquoi.
On en revient toujours à ce manque de confiance en soi et à cette peur de l'échec. Alors comment regonfler cette estime de soi et avancer ?
Car c'est dur...

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
Je t'écris pour te donner mon ressenti, mais en vrai surtout pour être enfin honnête envers moi même, et laisser une trace de ce gros problème que je dois régler pour avancer, pour vivre pour de vrai...
Donc, moi aussi suis indécise, trouillarde, flemmarde, stagnante, procrastinatrice,... Et tout cela à un très grand niveau! Et je suis aussi sauvage dans mes relations (j'appelle pas mes amis...). Je sens bien que c'est de la peur, mais plus j'y pense, plus je crois qu'en fait c'est pas la peur de l'échec, mais la peur de la réussite, et pas pour les responsabilités qu'elle entraînerait, mais plutôt la peur d'être aimée... C'est fou non ? C'est terrifiant mais je crois que la/ma vérité est là: Je ne sais pas du tout gérer l'amour, la satisfaction, le désir que je peux/pourrais susciter... Non, suis pas égocentrée ou narcissique, je ne m'aime juste pas assez moi même pour imaginer/comprendre que d'autres le fassent, donc je ne sais pas recevoir de choses positives (compliments, félicitations,...), j'ai toujours l'impression qu'il y a erreur sur la personne ! Je dois donc apprendre que ça peut être bien d'être aimé, que l'autre peut me vouloir du bien car je peux être quelqu'un de bien !
Exemple débile mais qui illustre bien: Quand je grossis, je ne me reconnais plus,... Donc rééquilibrage et sport, donc corps qui devient beau, donc compliments des amis, séduction,... trop positif et trop difficile à gérer ("vous ne devez pas parlez de moi !") donc j'arrête tout et je reprends du poids... Moins aimable, moins désirable, moins "bien" = plus facile à gérer pour moi (je parle chinois là, non ?!)
Bref mon souci c'est la peur, la peur de réussir et d'être aimé/apprécié car j'ai l'impression de ne pas le mériter et que ça me mais mal à l'aise.
Chaud comme problème hein ?!!!
Bon, suis entrain de m'en rendre compte... Y aurait-il sur terre un autre être humain qui ressente ça ? Suis-je un monstre/un extra-terrestre?!!!
Ps: Marie, s'il est possible d'aimer des gens qu'on ne connait pas, qu'on n'a jamais vu, eh ben alors je t'aime! (d'amitié hein, faut pas pousser!) Tu es plus qu'une chic fille, tu es une belle personne semble-t-il, avec une belle âme !
Émilie, une amie silencieuse