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15.1.14

COUPLE X AMOUR X CASE

lovisa burfitt

Illustration de Lovisa Burfitt




(Puisqu'ils chantent à Coachella en avril, on a des chances de réentendre parler d'Outkast. Et ça me ravit fort. Ci-dessus ma sonnerie de téléphone pendant des années)

J'aborde aujourd'hui un thème, et ça va courir sur un paquet de billets, qui me tient vraiment à coeur. 
Un sujet dont je veux parler depuis très très longtemps mais que je ne réussissais jamais à aborder. 

J'aimerais parler avec vous (en commentaires donc), d'amour et de couple. 
Et surtout, surtout, du célibat et de ses représentations sociales. 

Mais d'abord je voudrais vous raconter une histoire. Une histoire qui vaut ce qu'elle vaut puisqu'elle ne concerne qu'un seul événement qui m'est arrivé. C'était il y a très longtemps mais je trouve qu'il est une bonne entrée en matière.

Vous préciser, comme à chaque fois, qu'il ne s'agit que de mon point de vue, qu'il vaut ce qu'il vaut, qu'il évolue chaque jour un peu plus, mais j'en ai tellement marre de lire des absurdités à droite à gauche que j'avais envie d'aborder cela avec vous. 

Comme chacun l'imaginera, ça sera un POST RTT (voire grandes vacances) mais je vais essayer de faire au plus clair (pour vous comme pour moi). 

✔︎ De la manière la plus banale possible, j'avais un jour été au coeur d'une discussion où un homme, en couple, avait été infidèle. Il expliquait qu'au cours d'une soirée très arrosée, il avait commencé à se laisser séduire par une femme. 
Amoureux depuis de nombreuses années, prêt à créer une famille avec elle, il avait complètement basculé dans cette soirée. 
Grosso modo, bourré, il avait couché avec une autre femme que la sienne (et je ne porte aucun jugement sur ce fait là, ce n'est pas la question. Vous savez même que j'ai un rapport idéal assez freestyle avec la fidélité telle qu'elle est représentée et imaginée... En tous cas dans le concept, hors émotion). 
Evidemment sa "femme" l'a appris et a été dévastée. En colère d'abord puis dévastée. 
A priori, il prenait entièrement ses responsabilités, ne se cachait pas complètement derrière son ivresse (oui complètement puisqu'il insistait quand même sur ce point même s'il ne le considérait pas comme une circonstance atténuante, il en parlait. Et en reparlait). 
Et puis, de confidence en confidence, il a commencé à parler de cette femme, l'autre avec qui il avait "fauté". 
Je ne sais pas si c'était la colère, la tristesse, la honte ou s'il le pensait vraiment, mais d'un coup, sort de sa bouche "en même temps, une trentenaire célibataire depuis un certain temps ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille!".

On y était... La célibataire a fortiori trentenaire (imaginez la quarantenaire et sa détresse potentielle qui pourrait la rendre encore pire qu'entreprenante). 
Ce mec, disait que s'il en était arrivé là c'est qu'il ne s'était pas assez méfié. S'il en était arrivé là, c'est qu'il s'était fait piéger par cette femme. 

De mon côté, j'avais chaud à cette époque, en couple depuis de nombreuses années (c'était il y a une dizaine d'années), j'avais à peine tilté sur ce qu'il venait de me dire. À peine avais-je trouvé ça un peu fastoche, un peu lâche, mais dans le fond... une partie de moi en avait voulu à cette femme. 

Mais je repensais très souvent à cette histoire et petit à petit, les choses s'installant un peu plus dans mon cerveau (mes changements d'états sentimentaux, mes discussions, mes lectures), j'ai commencé à trouver cette phrase "en même temps, une trentenaire célibataire depuis un certain temps ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille" (et faire que je me méfie) de plus en plus... misogyne. Oui parce qu'elle l'est. 
Une femme célibataire passé un certain âge, c'est suspect disait-il (les suspicions étaient moindres avec les hommes).

Fin de l'histoire. 

✔︎ J'ai connu les deux états, installée très tôt dans des histoires longues où j'aimais et étais aimée mais aussi dans des périodes de vrai célibat. Et ça revenait et ça repartait. 
Ce qui était devenu un état, une attente a commencé à être envisagée différemment. Était-ce d'ailleurs une attente? 

✔︎ Ne nous voilons pas la face, le célibat, même s'il est "vécu" par de plus en plus de personnes, est pour autant toujours envisagé socialement comme un état d'attente. Quelque chose avant la vie à deux. En tous cas pas un état permanent, et s'il est envisagé comme tel il devient un dépit, un abandon, une désespérance. Le célibat c'est une amputation sociale. Une suspicion générale, puisque la norme c'est le couple installé, une personne seule (i.e. sans amoureux) n'est pas "normale". Je grossis volontairement le trait, mais... pas tant que ça.

C'est tellement ancré (dans ce qui est dit aux femmes, de manière encore plus brutale) qu'il est très difficile de sortir de cette idée dévastatrice qu'une personne seule, pas aimée amoureusement, a quelque chose qui ne va pas. Imaginez comme ça déglingue l'estime de soi (dans le pire des cas, ça fait qu'on peut se mettre à brader ses sentiments pour, ce qu'on imagine,  son bien).
Même si vécues, les choses sont tout à fait différentes, dans un petit coin de la tête, ça reste là, on ne m'aime pas d'amour, je ne suis pas une partie d'un couple, pour qui je compte alors? 

Le surinvestissement du couple comme garantie au bien-être est tel que l'amour amical, familial, filial n'est pas suffisant. Socialement, ça ne suffit pas d'être aimé comme cela. Ca reste, suspect.

✔︎ Ce qui dirige fondamentalement les choix amoureux adolescents et de jeunesse, c'est l'amour. Rien d'autre. On est ensemble parce qu'on s'aime et on arrête d'être ensemble quand on ne s'aime plus. 
Mes amours étaient fondamentalement versatiles parce que dirigées par un élément profond (qui se distingue parfois de l'amour), le désir. Et le désir, c'est costaud, ça peut tout déglinguer: l'engagement, la tendresse, les principes. Il y a quelque chose d'absolu là-dedans. Immature mais absolu, ça ne transige pas. 

Et puis le temps passe, les gens s'installent, construisent une vie, une famille, les couples se solidifient, deviennent plus "adultes", et ce qui pouvait être vécu comme une insouciance devient plus problématique. 

✔︎ Ce moment où la famille commence à demander "alors t'as un petit copain?" et autres "il va falloir commencer à penser à se caser".
Cette période commence de plus en plus tôt, certaines personnes que je rencontre la vivent à genre... 23 ans... 
Cette angoisse du "célibat", 23 ans bordel. 
 La norme d'être à deux est de plus en plus précoce et si ce n'est pas le cas, voyez comme ça inquiète la société toute entière. 

✔︎ Et puis il y a un âge où d'un coup c'est plus compliqué. Si les femmes veulent des enfants, le sentiment d'urgence s'installe. La norme + l'urgence. 
Les choix amoureux existent encore bien heureusement, mais certaines choses, associations d'individus ne ressemblent plus tellement à nos grandeurs adolescentes. 

Parce que parfois, la solitude est si envahissante, qu'elle prend ses aises. Et la solitude amoureuse qui prend ses aises, elle peut tout décider à ta place. Elle te fait même renier, si elle est très énervée, tes principes les plus profonds. 
À force de penser que sans compagnon amoureux point de salut, t'as commencé à croire qu'effectivement, sans, tu n'avais plus de valeur. 

Et tu te jettes sur le moindre article de Biba te disant comment "avoir un mec". Tu te dis que ce que tu es, comme tu vis c'est... suspect... 

✔︎ Je vais m'arrêter là (mais c'est un début je vais y revenir), mais s'il y a déjà un conseil que j'ai tiré de ces amours, arrêts d'amour, re-amour, c'est qu'il faut apprendre à vivre profondément avec soi même. Je ne dis pas cela pour mettre en avant l'ego et qu'il ne faut croire en rien (en l'amour en l'occurrence), pas du tout, je dis ça parce que ça m'inquiète profondément de voir à quel point tout ceci (la quête, le couple parfois sans amour) semble être le tout des femmes. Ca m'inquiète parce que ça met une pression qui, ajoutée aux autres, n'est pas hyper nécessaire, mais aussi parce que l'amour, n'est pas une évidence. 
De mon côté, si je devais choisir, je choisirais (et de loin) l'amour sans le couple au couple sans amour... Mon côté sentimental et enfantin.

On aime pas n'importe qui, n'importe quand tout le temps. Je crois même que c'est rare (oui rare, rien d'évident donc).
L'amour a aussi besoin de patience, et laisser ses failles et sa solitude nous dominer ce n'est pas la meilleure chose à faire. Être triste parfois est naturel, mais ça ne doit pas nous faire faire n'importe quoi... 

C'est le tout premier post sur la question, je vais cette fois vraiment m'arrêter là. 
J'aimerais savoir un peu ce que vous pensez de tout ça. 
Ce que j'en pense moi c'est que seul l'amour vaut la peine (gnangnan laisse tomber). Et que ne pas avoir d'amoureux ou d'amoureuse ne fait de personne quelqu'un de suspect ou quelqu'un qui a un "problème"... 

Je vous embrasse et ai hâte que vous me racontiez vous, votre regard sur la question. 



105 commentaires

Zabou a dit…

Merci Marie pour ce post intelligent et doublé de ton redoutable esprit d'analyse! Hâte de lire la suite. Tu as mis des mots sur ce que j'ai en tête depuis des mois! Love, love!

Camille a dit…

Bien sûr d'accord avec toi, mais l'amour a plusieurs visages. L'amour absolu est très fugace car nous-mêmes ne sommes pas des êtres absolus. L'amour qui dure, c'est un parti pris, il se construit volontairement et est loin d'être parfait. Il est à notre image.

Marie a dit…


Zabou: <3 merci Isabelle...

Camille: Ce qui m'interroge plus c'est le couple sans amour. Le couple par ce qu'il est temps (bien sûr que l'amour est multiple, aussi intense, parfois tendre, variable en fonction des rencontres). Mais si amour il n y a pas, il ne s'agit pas d'aller à sa rencontre à tous prix, quitte à l'inventer... Tu vois ou pas?

petitprunier a dit…

salut ma biche

comme d hab faudra que je relise à tête reposée pour poster un com un tant soit peu pertinent ou du moins qui fasse avancer le schmilblick ;-)

à chaud, ce que j ai envie de dire, c est que cette reflexion sur le couple s'inscrit de façon logique -à mon sens en tout cas- dans toute la reflexion que tu as initée sur le femninisme et le patriarcat, les injonctions sociales et la perception normative du corps, les contrôles et les réelles envies, la place de la femme, son rôle et ses attentes. ceux qu on veut bien lui prêter en tout cas.

c est cool que tu lances ce sujet :-)

je vais m impregner de ce que t as ecrit et jte redis ;-)

jte bisoute, take care

Anonyme a dit…

A camille, oui j'ai l'impression que c'est pour cela que les célibataire sont mal vus,
parce que il sont soupçonnés, d'être infantiles : de vouloir le désir le désir le désir.

Et ne pas se mettre à travailler sur le couple,
à bosser dessus pour que ça dure.
Et moi ça ne me plait pas que les autres puissent me le reprocher.
J'accepte le fait de changer, de passer d'une personne à une autre parce que elle me plait et m'attire et d'envisager le futur comme ça.


Et j'entends déjà dire(et médire) :
oui mais quand tu aura 50 tu trouverasplus personne qui voudra coucher avec toi et s'amuser

Arretez vos tons moralisateurs.

Il n a pas qu'une manière de réussir sa vie.

nina a dit…

d'ailleurs, être triste, ça fait faire des conneries pas qu'en amour!
Y a juste une seule chose sur la quelle mon point de vue diffère de ce que tu as écrit, c'est le caractère misogyne du "pas en couple+pas normal" c'est pas une vérité absolue mais, j'ai souvenir de conversations lors desquelles des allusions se faisaient au sujet d'un tel qui n'avait pas de chérie depuis un certain temps et puis qui avançait en années et j'ai entendu une nana dire que si il se dépêchait pas, y aurait bientot plus que le fric qui pourrait lui en procurer une... classe nan? Et j'ai souvenir aussi de conversations auxquelles j'ai participé (mea culpa) où la conclusion était que des mecs célibs passé 30 ans, y en avait pas, et que ceux qui restaient c'eest qu'il y avait un loup... classe aussi... depuis l'histoire m'a fait fermer ma gueule mais bon, tout ça pour dire que ça tient plus du schéma sociétal pourri que de la misogynie pure selon moi... des bisous

Marie a dit…


Petit prunier: Oui tu as sans doute raison, ça m'interroge vraiment de plus en plus...

Anonyme: Merci pour ton commentaire.
Parce que derrière cette idée que tu ne peux pas aller d'un désir à un autre il y a une angoisse d'abord. celle que tu es dangereuse (car séduisant l'autre ou étant séduite) .
À préciser qu'à "50 ans tu ne pourras plus faire comme ça" c'est encore cette idée de "fraîcheur" féminine qui prévaut au reste. Comme si elle n'était que la seule garantie du pouvoir de séduction féminin... Tu vois quoi!
Encore merci.

nina: C'est probable... J'ai aussi dit des choses pas classes du tout de mon côté, et je m'en veux... Qu'est ce que je m'en veux!
Quand tu dis schéma sociétal, tu penses au patriarcat ou c'est moi qui divague?

Ninie Pouce a dit…

Je me pose les même questions, à 30 ans et pas de belle histoire depuis des lustres. Je voulais d'ailleurs écrire dessus, tu m'as donné quelques éléments pour démarrer.

Anonyme a dit…

Moi j'ai été les deux, amoureuse pdt 8ans lâchement abandonnée pour une pouf qui passait par la ( et qui était en couple elle aussi...) puis 3ans de célibat. 3ans a m'aimer,a m'amuser, a apprendre a vivre pour moi...mais aussi a devoir me justifier sur mon choix d'être seule dans une société ou avoir presque 30ans et vouloir être seule n'est pas normal, c'est même pour certains une tare.
A mes 30ans,les gens autour m'ont souhaite l'amour...et j'ai trouve ca tellement nul.
La société n'accepte pas les gens heureux seuls. Ca renvoie a pleins de choses. L'obligation tacite d'être avec un autre, réussir sa vie c'est fonder une famille.
Aujourd'hui je vis en couple depuis 2ans. Mais autrement, je vis les choses pour moi et non a travers lui. Nous nous heurtons tous les deux a devoir nous justifier sur le fait que tu te rends compte on a pas d'enfants et qu'en plus on est pas pressés d'en avoir en plus. Le double tare.
On en sortira jamais...

Anonyme a dit…

C'est tellement agréable de lire des billets comme ça. Je suis encore toute jeune (25 ans) mais ce post fait écho à fond !
ça fait quelques années que je suis en couple et j'ai entendu ma famille /mes amis respirés au bout d'un an de relation. avant ça, sans pour autant être "seule" je n'avais jamais eu envie d'un truc qui dure. si là ça fonctionne, je ne me suis jamais dit pour autant que ça y est, enfin on y étais, que j'allais pouvoir enfin commencer penser à plus tard. mais j'ai senti et du écouter le soulagement de ceux qui vivent autour de moi.
bref tout ça pour apporter ma petite pierre à cette discussion. Moi je n'ai jamais vécu le célibat comme une douleur, mais ça a été dingue de réaliser que les autres le vivaient comme ça pour moi, comme une inquiétude en tout cas.
Sincèrement merci pour ce billet qui m'a stimulé le cerveau

Camille a dit…

à Marie : Oui je vois et te suivrai dans tes réflexions.

à anonyme : Tout à fait d'accord avec toi. L'amour qui dure, le couple n'est pas le modèle en soi. Ce qui compte c'est d'être libre et en accord avec ce qui compte pour soi.

Anonyme a dit…

Merci pour cet article qui éclaire ma réalité.
Je suis tout à fait d'accord avec toi mais le pire dans tout ça, c'est que quelque part j'envie les couples "amoureux".
Cet état d'attente est insupportable, comme si nous vivions une demi-vie, une vie pas "normale".
Paradoxalement, je pense que je fais/vis beaucoup plus de choses que mes amies en couple et je vi s pour moi (je déteste le "nous")
Mais sur la balance, je ne vis pas l'amour.
C'est difficile à assumer. Tu dois te justifier, ironiser sur ton "sort".

Et puis, au fond de toi, tu espères et tu l'attends.
Qui ça ? Le grand amour, LE BIG LOVE !
Peut-être que les célébataires endurcies (quelle horrible expression) sont finalement des êtres utopistes ?

Enfin, qui sait ? peut-être que demain je ferai partie de l'autre camp (celui des femmes en couple qui se demande pourquoi XX n'a toujours pas de mec, franchement la pauvre mais c'est bizarre quand même !!)
L'amour est surprise :)

TIGER LILY a dit…

J'ai 26 ans et j'ai connu une période assez longue de célibat quand j'ai commencé la fac. Je faisais des rencontres ici et là mais rien de sérieux comme on dit ! Je devais me justifier tout le temps 'comment ça se fait qu'une jolie fille comme toi est célibataire ?', 'ça te fait pas chier d'être toute seule ?', 't'es trop exigeante' et nia nia nia... Cette période de célibat, je ne l'ai pas mal vécu, je rêvais d'être amoureuse oui mais le fait d'être seule ne me dérangeait pas. Au contraire, je me suis construite pendant ces années-là, j'ai fait plein de choses pour moi, je me suis intéressée à plein de domaines différents, j'ai notamment commencé à faire du théâtre (ce que je n'aurais pas fait si j'avais été en couple...).
J'ai rencontré mon homme il y a un peu plus de 3 ans maintenant et c'est toujours aussi génial entre nous. Je suis amoureuse et pleinement épanouie avec lui mais aussi en dehors de 'notre couple', je fais plein de choses sans lui (et lui plein de choses sans moi) et c'est très bien comme ça !
Ce qui drôle, c'est que maintenant que je suis enfin en couple, je dois me justifier sur d'autres terrains comme le mariage, les enfants, etc...

Adèle a dit…

Bravo pour ce super post !
C'est tellement vrai que ça deviens flippant. Je comprends pas très bien le principe de se caser avec n'importe qui. Qui en plus amène (selon moi) plus de souffrance que le célibat.
Car je pense que l'on vit moins bien l'échec que le célibat.

Devoir expliquer qu'encore une fois "ça n'a pas marché" est plus dur que pas d'histoire du tout?
Bref tout ça pour dire que c'est encore un cercle vicieux de mal être :
Je suis célibataire (et pas dans la norme sociale) -> je me case avec le premier venu -> je suis malheureuse car ça ne marche pas -> je vie un echec -> je suis célibataire.

Enfin ce n'est que mon point de vu.

Merci en tout cas pour tout tes post plus géniaux les un que les autres !

Kissou

Camille a dit…

Suite de mon com : ce qui compte c'est d'être libre et d'être en accord avec ce qui fait sens pour soi, et de ne pas se perdre, que ce soit dans un couple sans amour ou seul en fuite incessante.

Anonyme a dit…

De toute façon si tu n'est pas en couple, mariée avec 1 gamin à 30 ans tu vas devoir te justifier!

Perso je n'ai pas connu de période de célibat puisqu'à ma grande surprise, j'ai rencontré mon copain lorsque j'avais 18 ans, aujourd'hui j'en ai 29 et on est toujours ensemble. Coup de bol quoi.

On est très amoureux, en couple depuis bientôt 11 ans. Autour de moi il me reste quelques copines célib' mais plus beaucoup. Et OUI, tout le monde leur demande, tout le temps, de se justifier. PENIBLE. Ma meilleure amie 29 ans, célibataire depuis 1 an, lorsqu'on me demande des nouvelles d'elle: "alors? est-ce qu'elle a ENFIN trouvé quelqu'un?" avec un air triste tu sais.

Les gens en général n'arrivent pas à comprendre qu'il est possible d'aspirer à autre chose qu'une vie de couple et des enfants. Je pense qu'il est là le coeur du problème. Et moi quelquefois je m'emporte et je suis chiante mais dans ces cas là je m'en vais dans des discours "la vie de famille, les gosses, le chien, le scénic, la maison pour moi ce serait tellement le fafard!!" Ce qui est aussi un jugement et ce qui n'est pas sympa... En plus j'exagère volontairement pour déstabiliser mes interlocuteurs.

Non vraiment je pense que les gens en général imaginent que le bonheur c'est d'être comme eux en couple avec un gamin, car là tu vois, ça veut dire que tu es arrivé. Tu auras une descendance tout le tralala.

Bref je suis presque en train d'écrire un article mais qu'ils sont pénibles avec leurs préjugés. OUI on peut être heureux célibataire. CROTTE A LA FIN. et NON une fille de 30 ans célibataire n'est pas une chagasse qui va chercher à tous les coups à te piquer ton mec.
LOVE
Marielle

Lexie Blush a dit…

Coucou Marie! Ton post m'a littéralement captivé!!
Mon histoire à moi est que depuis l'âge de 15 ans (j'en ai 30 aujourd'hui), j'ai toujours été en couple, d'histoire de 4 ans en histoire de 4 ans.
Je n'ai jamais connu le célibat et curieusement, je me suis lancée à mes dépend ou iinconsciemment dans un mode de vie gouverné par "Je suis en couple donc j'existe".
Pourtant sans pression aucune de ma famille, je me suis construite comme ça ne voyant pas le danger de me perdre à travers l'idée du couple. Ce n'était pas moi, mais nous.
Jusqu'à ce qu évidemment, mon ex me quitte soudainement après 4 ans de liaison...Mais cette fois, personne dernière pour réformer ce couple qui me tenait en vie.
Pour la 1 ère fois depuis plus de 10ans, j'allais être celibataire, vraiment célibataire.
Et la, ça été le drame, j'ai cru mourir de souffrance, de désespoir et surtout de peur!
Je n'avais vécu qu'à travers un couple, comment allais je pouvoir avancer ou juste vivre toute seule???
Alors je me suis reconstruite et beaucoup plus vite que je ne pensais et pendant l'année qui a suivi, je n'ai jamais été aussi heureuse et pleine de vie.

Je suis complètement d'accord avec toi dans le sens où l'amour devrait rester leger Et Insouciant.
Cette pression Du couple hélas Est Partout et Je trouve Cela tellement dommage.
Parce que toute cette expérience ma montre à quel point il est important d'être d'abord heureux pour soit pour pouvoir être heureux avec quelqu'un.
Je suis définitivement pour l'amour sans le couple, celui qui donne des papillons dans le ventre. C'est mon préféré!

En tous cas, j'ai adoré te lire et j'attends la suite avec impatience!

Xx
Lexie

aemi a dit…

Ce qui est certain, c'est que c'est une manière de se dédouaner de sa propre faute en la reportant sur quelqu'un d'autre.
Pour finir, moi qui suis une trentenaire célibataire depuis quelques temps, je peux te dire que les mecs, à 20 ans comme à 40, considéreront toujours la femme qui "couche" le premier soir comme une salope, ou du moins PAS comme une femme avec qui ils peuvent faire leur vie. Toi, à 30 ans, tu t'imagines bêtement que c'est un truc d'ado, et que quand tu rencontres un beau mec dans une soirée, tu te laisses emporter par l'ivresse de la chair et c'est juste un "plus" à la relation... cela m'est arrivé plusieurs fois, et j'en suis arrivée à cette conclusion que c'est la femme qui résiste qui leur prendra le coeur. Mais il faut faire cette expérience plusieurs fois pour le réaliser (si seulement tu arrives à t'en rendre compte!)
Ce qui est terrible c'est de confondre "la nature" et la "fonction", càd de dire qu'il faut se méfier d'une célibataire de 30 ans, alors que cette célibataire de 30 ans s'est imaginé tomber sur le prince charmant: double confusion!!!!!

aemi a dit…

Ce qui est certain, c'est que c'est une manière de se dédouaner de sa propre faute en la reportant sur quelqu'un d'autre.
Pour finir, moi qui suis une trentenaire célibataire depuis quelques temps, je peux te dire que les mecs, à 20 ans comme à 40, considéreront toujours la femme qui "couche" le premier soir comme une salope, ou du moins PAS comme une femme avec qui ils peuvent faire leur vie. Toi, à 30 ans, tu t'imagines bêtement que c'est un truc d'ado, et que quand tu rencontres un beau mec dans une soirée, tu te laisses emporter par l'ivresse de la chair et c'est juste un "plus" à la relation... cela m'est arrivé plusieurs fois, et j'en suis arrivée à cette conclusion que c'est la femme qui résiste qui leur prendra le coeur. Mais il faut faire cette expérience plusieurs fois pour le réaliser (si seulement tu arrives à t'en rendre compte!)
Ce qui est terrible c'est de confondre "la nature" et la "fonction", càd de dire qu'il faut se méfier d'une célibataire de 30 ans, alors que cette célibataire de 30 ans s'est imaginé tomber sur le prince charmant: double confusion!!!!!

Anonyme a dit…

je suis complètement d'accord avec toi.
mais mes quelques expériences m ont valu une petite remise en question... Bien malgré moi! A 31 ans,j'ai rompu avec un homme avec qui j'étais depuis très longtemps. parce que je ne l'aimais pas! parce que je l'ai vraiment voulu, (l'aimer!), mais que je me suis menti. Je n'en pouvais plus. Je n'envisageais pas avoir d'enfant avec lui et j'en voulais! Parce que je crois que le problème de fond est celui-là. Une femme, très très souvent, même moi, a envie d'avoir des enfants. Et en avoir avec l'homme qu'on aime, c'est quand même vachement mieux. Tout mon entourage a eu peur pour moi. Quoi? A 31 ans, elle se separe d'un homme qui la sécurise et lui apporte la stabilité?
Et pourtant, je n'ai jamais été aussi heureuse. J'avais très très peur mais j'ai re-vécu! Littéralement,, je rayonnais. Je suis tombée amoureuse un ana après et tombée enceinte l'année d'après. j'essaie de croire en l'amour pour toujours, l'idée que cela s'amenuise, se ternisse, me terrifie.je crois que c'est sans doute inévitable. Mais je suis heureuse d'avoir eu un enfant avec un homme que j'aime et je ne craindrai jamais d'être célibataire à nouveau. si l'amour n'est plus. Mais je crois vraiment que la question de l'horloge biologique pousse bcp de femmes à faire un peu trop de concession. Le vrai problème selon moi. Une mère célibataire est tout à fait admirable à mon sens et ça ne me ferait pas peur d'un point de vue social.

Marie a dit…


Ninie Pouce: cool :-)

Anonyme: oui tu as raison, seul et bien, c’est pas synonyme pour beaucoup de gens…

Anonyme: Merci <3 C’est vécu comme une souffrance par les gens qui nous aiment parce que tout est vu à 2 et surtout parce que le célibat est suspect…
Merci d’avoir commenté…

Camille: ;-)

Anonyme: "Peut-être que les célébataires endurcies (quelle horrible expression) sont finalement des êtres utopistes ? « j’adore :-)

TIGER LILY: la solitude amoureuse est forcément une période de recentrage, et comme toi, j’ai fait vachement de trucs…

Adèle: C’est vrai. Un pote m’a dit il y a quelques temps qu’il avait couché avec une fille (et c’était le propos dés le départ, pas de tromperie sur la marchandise) avec une fille qui inventait à chaque rencontre une histoire d’amour. Il sentait qu’elle aurait pu se « caser » peu importe avec qui…
Merci Adèle

Camille: exactement….après c’est pas facile de distinguer ce qui est bon pour soi et ce que le monde nous dit qu’il est bon pour nous…

Marielle: j’ai eu des périodes « jugement » aussi, ce qui était très moche :-D
Après j’interroge beaucoup quand même ce modèle, la norme, je me demande dans quelles proportions il influe…
Merci pour ton com en tous cas.LOVE

Lexie Blush: <3 Merci Lexie Je trouve ton commentaire très intéressant, cette rencontre avec toi, c’est très joli.
t’embrasse

aemi: ah oui? Ce qui est quand même super craignos…
oui double confusion!

Sajita a dit…

Marie, ça me fait plaisir de lire tout ça, je suis dans une période de remises en questions et je crois que j'avais envie de lire ça venant de toi (c'est marrant de dire ça puisqu'on ne se connait pas, m'enfin c'est l'ironie du blog).

Moi je pense que quelle que soit ta situation, tu devras te justifier. Célibataire tard, en couple très jeune, marié/pas marié, que t'aies des enfants ou pas, une maison, un boulot, tout. Alors ça s'éloigne de la simple distinction en couple/ pas en couple, mais ça fait relativiser aussi, non?
Je vois que pas mal de commentaires vont dans ce sens, à savoir la pression des enfants une fois qu'on est en couple toussa, mais on peut carrément l'étendre à toutes les pressions au bout du compte.
En fait, moi jdis que tout part de l'amour. Au sens large hein! (humaniste, moi?) J'ai tendance à penser que c'est pas terrible de vivre les choses seul, mais quelqu'un de solitaire pensera sûrement l'inverse, bien que je n'arrive pas trop à y croire. Faut évidemment apprendre à s'apprécier soi-même pour pouvoir (mieux) apprécier les autres, mais jsuis intimement convaincue qu'on n'est pas des loups solitaires. Et quoi qu'on en dise, ce truc de phénomène social (j'allais dire "cette excuse"), a certes largement tendance à accentuer les pressions et montrer du doigt les écarts vis-à-vis de la norme, mais faut pas oublier que le regroupement et l'identification aux autres a toujours existé, et a même tendu à s'amplifier puisqu'on est passé de famille à tribus à peuples.
C'est marrant, ça m'éclaire aussi sur pourquoi j'ai foi en l'humain et en sa tolérance, car de peuples il faudrait selon moi annuler le -s.

Ca va je n'ai pas du tout divagué en socio.
Toujours un grand plaisir de te lire Marie.

Sarah

Marie a dit…


anonyme: tu as complètement raison.
Je n'ai pas envie d'avoir des enfants a priori, je ne sais pas ce qu'il en serait si j'étais folle amoureuse, mais je n'en veux pas sans amour, ça n'existe pas dan sma tête.
Alors forcément ma relation à "l'horloge biologique" est plus décontractée que beaucoup de mes amies...
Mais oui bien sûr, cette urgence là quand elle est tellement désirée nécessite des adaptations.
Merci d'avoir commenté

Anonyme Amande a dit…

Attention comm RTT

Un post tel que celui la ne pouvait que me toucher...

"je prefere l'amour sans le couple au couple sans amour"... Ca pourrait faire un excellent sujet de philo :-) et ca me parle tant...

Comme Lexie ci dessus (tres interessante d ailleurs), j ai toujours ete en couple, sans forcement vivre ensemble mais j ai toujours eu un amoureux. Je ne sais pas si le fait de n avoir jamais ete completement celibataire me faisait rester trop longtemps (avec moins d amour) avec mes copains ou si c est le hasard qui a fait que j ai toujours facilement rencontre des hommes...
Et puis il y a le pere de ma fille. Malgre toutes les separations (14 ans d amour, vecu ensemble 7 ans, restes en couple 7sans habiter ensemble), et il reste mon phare, meme separes aujourd hui il me semble que je ne pourrai revivre avec personne d autre que lui, tout en ne souhaitant plus abimer nos sentiments avec la routine du quotidien qui fait qu on s oublie ou qu on finit comme des colocataires...qui restent ensemble pour preserver la cellule familiale ou pour la thune...

J avais ecrit dans un autre post ce que m inspirait la vision de la (mere) celibaitaire trentenaire et comme cela pouvait m atteindre des fois puisque tel est mon cas aujourd hui.

En ce qui concerne ces couples formes a la 20aine qui vivent et font des bebes si vite ensemble, j avais lu un sociologue qui expliquait que cela venait aussi de la "crise" actuelle, que le couple etait une sorte de refuge dans un monde perturbe, une facon de recreer tres vite un cocon familial juste apres avoir quitte le sien, et que cela pouvait empecher parfois de se lancer dans les grandes aventures de la vie, de prendre a corps perdu et d utiliser cette liberte pour laquelle nos parents se sont battus il y a 40 ans... raison pour laquelle certains parents aujourd hui s etonnent de voir la ferveur de leur enfant a chercher tres vite/tot un compagnon.

Ca n est pas moi qui le dit mais je trouve cela assez juste sans bien sur vouloir faire de generalites et vexer les autres lectrices dans ce cas de figure :-)

J espere etre plus utile a ton sujet next time, j ai hate !

LOVE 4 ever

Marie a dit…


Sarah: Oui c'est vrai...Devoir se justifier est inévitable, il faut être ok à mort avec ses choix, être capable de les justifier, qu'importe les autres. Aussi sociaux que nous puisons être, il faut être au maximum avec soi, et être à la hauteur de l'enfant que nous étions. Bise

Marie a dit…

Amande que j'aime: Non tu as été très utile, ton histoire, tes ressentis... <3
Je t'embrasse fort

Nina Nagy a dit…

Ah Marie, merci pour ce post bien balancé! Ca tombe à pic dans ma vie :)

J'ai bientôt 28 ans et je n'ai jamais été en couple, et comme tu l'as si bien dit, j'ai l'impression d'avoir un problème et d'être "pas normale". C'est un sentiment horrible, franchement un truc dégueulasse pour l'amour propre. Mais le pire c'est de ne pas avoir l'amour: le recevoir, le donner, le partager. Je sais pas ce que c'est. point barre.
Alors on est là à se dire, "qu'est-ce qui faut faire? ca se passe pas comme dans les films? genre tu tombes raide dingue d'un gars au rayon légumes de ton magasin bio?" et puis finalement t'as même plus envie, tu te dis que t'es mieux comme ça (personne pour te faire chier etc...). Bref je suis pas claire, même un peu contradictoire, par rapport à ce que je ressens et ce que je crois que je devrais ressentir. Mais merde, je suis bien toute seule, mais je veux qu'on même un peu quand-même ;-)

L'autre truc, celui de "la célibataire trentenaire à l'affut", ça m'énerve, comme si, par ce qu'on était seule, on draguerait tout ce qui bouge (comme les mecs qu'aiment pas les gays de peur de se faire draguer!)! J'ai souvent connu ça, du fait que j'ai toujours été célibataire, les "copines" qui laissent pas leur mec seul avec toi, on sait jamais des fois que tu aurais une petite faim, et j'en passe...

Oh lala, le commentaire fourre-tout. J'attends la suite!

Big up. Bises

Anger a dit…

Moi, cette course au célibat, je la rapproche un peu de ce concours de photos qui démarre sur Instagram ou Twitter dès qu'arrivent les vacances : il faut montrer qu'on a une vie sociale passionnante, qu'on est capable de mettre les doigts de pied en éventail et de rire sur la plage avec des copains pour être "validé". En plus, dans cette nécessité d'être en couple, l'important ce n'est pas tant d'aimer que d'être aimée, de montrer que l'on est digne de l'être. Je suppose que c'est une image rassurante pour les autres.

De toute façon je ne pense pas que le couple soit une conception "naturelle". Je pense que LA bonne personne n'existe pas, mais qu'il y en a plusieurs qui se succèdent au cours de la vie. Plusieurs "hommes ou femmes de sa vie". Qui correspondent chacun à un besoin à un moment T. Je vois pas sous comment on peut prétendre se lier pour la vie à quelqu'un, alors que l'être humain est tellement variable, volubile, changeant.
Ca me fait penser à cette réplique de Pierre Niney dans Yves Saint Laurent : "Je l'aime, mais l'homme de ma vie c'est toi".

Bref. Pour moi le couple c'est une entité artificielle, construite. La preuve, tout le monde se lasse. Et puis pourquoi deux ? Pourquoi fidèles ? A ce titre l'amitié me paraît beaucoup plus satisfaisante que l'"""amour""".

Enfin je sais pas , je suis pas sûre.

Ysabelle a dit…

La pression de la société pour rentrer dans le moule est assez énorme en général, quel que soit le domaine : je vis en couple, j'ai un métier qui fait "sérieux", et on vient parfois me faire chier parce que je suis locataire !!! Comme si un pavillon de banlieue obtenu grâce à un crédit sur 20 ans était le graal absolu...Si possible avec un scenic devant, 2 enfants et 1 chien...
Je trouve que c'est parfois très difficile de ne pas se faire imposer des priorités qui ne sont pas les nôtres.

Pour revenir à ton sujet, je connais des gens dans mon entourage, amis ou collègues, hommes ou femmes, qui ne vivent pas "officiellement" en couple (je ne connais pas les détails de leur vie), et qui semblent parfaitement épanouis par ailleurs. Je pense que c'est plus facile à vivre aux yeux des autres quand on avance en âge, et qu'on évolue dans un milieu CSP+, dans une grande ville. Les mentalités évoluent trop lentement, sur ce sujet comme sur tant d'autres !
Personnellement, peut être influencée par la société, j'ai toujours eu envie de vivre une vie de couple (mais d'abord et avant tout une vie amoureuse, pour moi l'un ne va pas sans l'autre, j'ai du mal à capter ce que tu entends par l'amour sans le couple...tu m'expliques ??). Mais je n'ai pas besoin d'un compagnon pour être "pleine et entière", je tiens debout sans béquilles. Et quand j'ai rencontré mon amoureux j'avais déjà 28 ans, adulte, épanouie. Je crois d'ailleurs que c'est ce qui l'a séduit, mon indépendance et ma vie bien remplie.

Mon commentaire est trop long et décousu, je ne suis pas sûre d'avoir répondu à ta question, débrouille toi avec ça !!!

Anonyme a dit…

Marie, tu es vraiment, vraiment, une chic fille.
Je n'aurais pas su mieux dire ce que tu as formulé.
En couple depuis plusieurs années avec un homme dont je suis passionnément amoureuse, nous venons de vivre une crise sans précédent, avec une rupture temporaire qui m'a foutu les jetons : se retrouver SEULE. Que faire avec cette solitude. J'ai eu exactement les mêmes cheminements et les mêmes réflexions que toi.
L'idée d'avoir à "travailler sur son couple", à "faire des efforts" pour que ça dure, "comment garder son mec " etc... tout cela me parait tellement artificiel alors qu'il n'y a qu'une chose qui compte, c'est l'amour, le désir. Quand il n'y a plus d'amour, il n'y a plus de promesses, il faut savoir s'en aller ou laisser partir.
Merci infiniment pour ce post.

Anonyme a dit…

Merci pour ce billet

:'-)

Marie a dit…


Nina Nagy: les formes d’amour peuvent être variées… je ne me sens pas moins aimée par mes amies et amis que par mes amoureux…
Et non, célibataire ne veut pas dire à l’affût, on est bien d’accord…

Anger: Ma mère, 54 ans, m’a tus dit qu’elle serait incapable de promettre amour éternel à une personne, le mariage très peu pour elle.
Elle ne croit pas à cette notion, et comme toi, je n’y crois pas beaucoup non plus…
Je suis comme toi, je crois beaucoup à l’amitié.

Ysabelle: Le couple sans amour c’est aller avec quelqu’un parce qu’à force d’être seul/e, on se dit qu’on est trop exigeant, et qu’on peut se mettre avec quelqu’un qu’on aime bien.
Je suis sans jugement à-propos de cela, mais j’ai l’impression (et peut-être n’est-ce qu’une impression) qu’il y a une tendance à mettre la charrue avant les boeufs.

anonyme: Merci beaucoup, j’espère que les chose sont bien pour toi alors…

anonyme: :-)

La belette a dit…

De mon adolescence jusqu'à aujourd'hui (j'ai 35 ans) j'ai alterné entre période de célibat et périodes "en couple" (guillemets hein , parce que bien évidement "être en couple" c'est à chaque fois différent , au niveau implication, amour, projection, projets, mais ça c'est encore un autre sujet....)
je n'ai jamais rien calculé, rien voulu c'est toujours arrivé comme ça, besoin de se retrouver seule, besoin de plans rapides, envie de poser les choses, envie de vivre mon amour intensément, quitter ou être quittée.
Et tout au long de ma vie amoureuse j'ai rencontré inlassablement des gens bien pensant (jeunes ET vieux)qui te collent sous les yeux la bonne route à prendre pour être heureuse et "normale". A savoir, être en couple, faire des projets, avoir des enfants et pour certains passer par la case mariage c'est encore mieux.
Personnellement avec mon caractère, ça ne m'a jamais touché ni influencé, au mieux ça m'a renforcé dans mes convictions et dans mon obstination à ne faire de ma vie que ce que j'avais envie qu'elle soit et dire merde à ceux qui ne sont pas assez ouverts d'esprit pour se rendre compte qu'il n'y a pas qu'un chemin possible...
Pourtant avec le recul aujourd'hui j'analyse et je me rends compte de plusieurs choses:Premièrement ça flingue les plus influençables, tous ces schémas de merde compliquent la vie de certains, les rendent malheureux ou les poussent à partir dans une quête effrénée (consciente ou pas) du bonheur et donc = malheur
Deuxièmement, pendant ce temps là ben tu ne vis pas parce que tu cours après un truc qui ne peut pas être attrapé vu que c'est une image idéale que la société forge mais qui n'a aucune réalité générale et donc = re-malheur
Finalement ça me met la rage parce que cette étroitesse, ces étiquettes, ces conditionnements on les retrouvent toute la vie, c'est un cercle et on en sort jamais.
En lisant ton post je me suis dis qu' en fait on regarde toujours sa vie en attendant quelque chose, une étape à franchir pour aller bien, pour être "heureuse et "normale" .Je sais pas si je suis claire?

Ysabelle a dit…

Le couple sans amour, je vois bien ce que c'est ! Effectivement les gens se casent souvent un peu vite. Mais l'amour sans le couple...si on est amoureux pourquoi ne pas vivre cet amour à 2 ??

Ju a dit…

Hello Marie,

Premier commentaire et je tiens d'abord à te dire que ton blog est de loin mon préféré. J'adore tes réflexions et ta façon de les exprimer. Un gros coup de coeur qui dure déjà depuis quelques années.

Ensuite...

L'amour... Une grosse thématique - peut être celle de toute une vie - qui me tourmente de façon névrotique depuis déjà quelques mois.

Cela n'est pas forcément lié à la solitude ou à la norme. Mais plutôt à "est-ce que c'est le bon ?".
En couple depuis maintenant de nombreuses années, l'ennui est peu à peu apparu. L'amour n'est pas altéré - je pense, quoiqu'il ressemble de plus en plus à une zone de confort. Mais le constat est là : j'approche doucement de la trentaine et un déménagement à l'étranger (seule) m'a fait réaliser que j'ai peur... Peur de me réveiller un jour, mariée et mère, et d'avoir des sortes de regrets.

Tiraillée entre cette envie de m'affranchir et de vivre la jeunesse que je n'ai peut être pas eue & de cette peur de le perdre et d'apprendre à vivre sans lui.

Cela sonne un peu problématique d'enfant pourri-gâté, mais Dieu, qu'il est dur de vivre dans le présent lorsque la peur des regrets te suit à tous les coins de rue.

Au final, je commence à croire, moi l'ancien bisounours (l'avancée en âge ?), que la vie ne peut être conçue qu'avec une personne... Que se sentir vivre, c'est multiplier les relations (les premiers émois, la découverte de l'autre etc.) et avoir des périodes solitaires faites d'introspection et d'égoïsme.

Et pour finir ce commentaire bordélique, je te conseille de tout coeur de lire "Marguerite Duras - La passion suspendue - Entretien avec Leopoldina Pallotta della Torre". Je suis sûre que tu pourras en tirer quelques réflexions.

Bien à toi,

La belette a dit…

OUPS je continue...


Mais ça m'a fait penser à ce qu'une pote me disais il y 'a quelques temps. On faisait genre un bilan à l'aube de nos 35 ans et je lui demandais si globalement ces 15 dernières années elle avait été heureuse en couple (il se sont rencontrés à 20 ans) . J'ai été complètement soufflé par sa réponse, elle m'a répondu : "Tu vois avec Roméo on a un bon boulot on vient d'acheter un bel appart et on a nos deux petits garçons...etc" Et là je me suis levé et je suis allée crier sur le balcon!!!! Vraiment.... je lui demande si elle est heureuse en couple et elle me fait une liste de ce qu'elle a accompli.... mais je rêve ou elle ne me réponds pas! c'est pas d'amour dont il est question là mais d'un cadre rassurant qu'elle se fixe....
Et ben ça tu vois ça me désespère, ça me fait flipper!!!
Attention hein que se soit clair je ne juge pas du tout du tout,je ne dis pas qu'elle n'est pas heureuse ou qu'elle ne l'aime pas son mec, mais je sens la pression sociale, les normes dans sa réponse et ça, ça fait chier.
Pour tout dire je crache pas dans la soupe, je suis moi même en couple depuis 3 ans et je viens d'avoir un petit bébé, alors c'est te dire!!!!
Mais si là tout de suite tu me demandes si j'aime mon compagnon et bien je vais te dire un gros OUI, pas parce qu'on a accompli des choses et que c'est rassurant mais parce que ça s'explique pas, je l'ai dans la peau. Mon mec je le kiffe je l'aime j'ai envie de l'embrasser, de faire la danse du petit déjeuner le dimanche avec lui en pyjama (oui on a une danse du petit déjeuner...)!
Et si il n'y avait pas ça et bien je préférerais être célibataire sans hésitation.
Oui à l'amour, oui à l'amour en couple, mais non au couple sans amour, au couple de sécurité!

Bon je sais pas si je me fais comprendre mais voilà ce que m'a inspiré ton article Marie.

Lilypad a dit…

Coucou Marie !

Merci pour ce billet, dans lequel je me retrouve totalement ! Combien de fois n'ai-je pas entendu dans la bouche de mes copines, ou même parfois dans la mienne la phrase : " Je suis encore célibataire, mais qu'est-ce qui cloche chez moi ? " Il y a quelques années, j'y croyais dur comme fer : rien ne valait vraiment en dehors du couple. Ca craint non ? Mais avec la famille, les amis qui te demandent sans arrêt si tu as quelqu'un alors même que tu n'as pas encore 18 ans, ben y a de quoi psychoter. Alors je me suis mise en quête, plus que de l'homme à aimer, de cet état de couple. Je l'ai connu, j'ai même été amoureuse pour que finalement ça se termine. C'en est suivie une longue période de célibat que j'ai parfois vécu comme une malédiction. Aujourd'hui avec le recul, je me rends compte que c'est dans les périodes où j'ai été seule que je me suis le plus réalisée : j'ai réfléchi sur moi-même, sur ce que je voulais, tenté mes expériences et vécu pour moi. Je suis toujours célibataire et oui, ce serait chouette d'être en couple mais je n'en fais pas une maladie, au contraire. D'ailleurs c'est l'amour sinon rien ! Et à ceux qui s'étonnent de ne pas me voir en couple à mon âge (alors que je n'ai que 24 ans!), je n'y fais plus attention :)
J'espère sincèrement que cette pression sociale disparaitra un jour, mais surtout la pression que les femmes se mettent à elles-mêmes pour se calquer sur un modèle social alors que nous vivons à une époque où il n'est plus nécessaire à une femme d'être en couple si elle veut un enfant par exemple.

Voilà, j'ai hâte de lire la suite en tout cas.

Bisous Marie !

Marion a dit…

ça me parle tellement tout ce que tu écris. Fraîchement célibataire et après une très longue relation, je commence à ressentir ce regard là. Ce regard qui dit, à 26 ans, c'est de la folie de rompre, redevenir célibataire à cet âge. Sentir la pitié dans le regard de certaines personnes, qui préfèreraient me voir malheureuse en couple que seule. Cette pression qui dit que la normalité, qu'être adulte et responsable, c'est être à deux. Se séparer car on n'est pas heureux, n'est pas une raison valable. Voir les couples autour de soi se marier, avoir des enfants, construire leur petit maison, ça peut foutre un coup parfois. Mais voir certains de ces couples malheureux et rester ensemble car peur d'être seuls, m'aide à être en phase avec moi même. Et me dire que la normalité, ça n'existe pas même si on veut nous le faire croire. le plus important, c'est d'être en phase avec soi même, peu importe le moment de sa vie. Merci pour ton texte, ça m'a fait du bien de lire ça.

jul" a dit…

AAaaaarrggh...! Comment fais-tu pour mettre des mots sur des pensées qui font écho à tout le monde ?? et surtout à moi... Pétrie de certitudes (oui très arrogante depuis l'adolescence... on se refait pas...!) j'ai perdu l'amour de ma vie le père de mes enfants a bout de 9 ans de relation.. dans un accident de voiture.(d'ailleurs se soulève la question de la pression sociale également pour les gosses à partir de 28ans pour moi.. je te raconte pas le quand à 32, je jubile en leur disant que béh... je n'en veux pas JUSTE pour les faire chiez WTF !!!??..) Donc pour en revenir, mes certitudes ont volé en éclat quand je suis tombée raide dingue(passion, transfert, désespoir,colère..!?) d'un homme de 6ans mon cadet qui pour le coup m'fait valser tous mes a priori.. je ne sais pas si c'est de l'amour (passion dévorante bien fuuur pdt 6mois et c'est déjà énoooorme !!!) le quotidien n'est pas fluide et si facile qu'avec ''mon étoile'' mais m'aide à avancer Et SURTOUT SURTOUT je ne vis plus la vie et le bonheur à travers cet amour ! C'est MOI qui suis heureuse pour apporter du bonheur à cet amour (enfin sur le papier puisque disons après 3ans le deuil... on ne le fait jamais encore vraiment..) Bref, certaine d'une seule chose que je suis incertaine sur...tout !! moi aussi faut que je le relise ton article... il me parle tellement... de par ce que j'ai vécu et vis encore... Bien à toi et l'oeil du tigre pour faire exploser ces PUTINS DE PREJUGES !!!

Erwersie a dit…

J'ai 32 ans, et je suis en couple depuis presque 4 ans.
Jusqu'à mes 28 ans, il m'a été impossible de profiter de mon célibat pour les raisons que tu exposes.
Parce que même si je désirais des mecs (même pas mariés en plus!), bin faire l'amour avec quelqu'un en en ayant rien à foutre de ce que ça va devenir, c'était "trop dégradant". En fait ça l'est pas du tout, et dans la majorité des cas je faisais l'amour avec eux, mais je profitais pas. Je pleurais le lendemain parfois. Parce que je me sentais nulle, inutile, tout ce qu'on veut.
Uniquement parce que j'ai eu une mère despotique et coincée du cul. Super....
Alors les filles célibataires, j'ai qu'une chose à vous dire : putain mais profitez-en. Ne vous posez pas de question, vivez au présent et kiffez.

Si c'était à refaire, je kifferais. Si mon mec et moi on se sépare un jour,je trouverais le moyen de re-kiffer.
Voilà.
Trop deg.

Anonyme a dit…

j'en pleure......

Anonyme a dit…

J'ai 23 ans. Et l'angoisse du célibat je l'ai depuis mes 20 ans. Depuis que je suis célibataire, depuis que le garçon dont j'étais folle amoureuse m'a quittée. Ah le premier amour... Les blessures et les certitudes qui l'accompagne.

Et depuis je me pose cette question du couple, de l'amour, et du désir. Je ne sais plus ce qu'il faut attendre d'une relation amoureuse. J'aime la passion, j'aime désirer, sentir que tout bascule, que tout peut être bouleversé pour une personne.
Mes amis me répètent que le couple ce n'est pas ça, que ce n'est pas les papillons dans le ventre et le coeur qui fait de l'arythmie. Que le couple c'est envisager à deux. Avoir quelqu'un pour profiter de toute la beauté de la vie, mais aussi une épaule pour quand la vie est moins jolie...
Mais que ce couple là demande du travail.
Depuis 3 ans donc, j'enchaine les histoires un peu trop passionnelles, les histoires qui font un peu trop mal. Parce que la passion fait toujours mal. On vibre, on aime, on se brûle, on tombe...
Je me relève toujours. Mais je crois que les gens qui m'entourent ont peur que je finisse par me détruire là dedans. Et que je le fasse même exprès, de choisir ses garçons "pas fait pour moi", inconsciemment, comme si j'avais peur d'être heureuse, comme si je pensais ne pas mériter une histoire équilibrée.
Je ne sais pas si ils ont raison.
Une partie de moi continuera toujours de croire à la passion, au désir... Et au fait qu'à mes yeux, le véritable amour, c'est ça.
Une autre partie de moi, plus raisonnable (s'agit il d'un conflit entre le coeur et la raison?) , se dit que finalement trouver "l'homme de sa vie" c'est trouver un compagnon... Avec qui on est assez bien pour construire une vie. Sans avoir forcement le coeur qui s'enflamme.
Je ne sais pas si je suis prête à renoncer à mon fantasme de l'amour fou.
Pas si tôt.

Louyse.

Ps: Merci Marie, pour ce billet, ce blog, celle que tu es sur ces pages.

velouria a dit…

Je me suis déjà fait la réflexion, pourquoi cette pression sociétale du couple? Mais, j'ai remarqué que ne pas avoir d'enfant en étant en couple était aussi suspect, n'en avoir qu'un aussi ,ne pas avoir de boulot stable ...et la liste est longue et la pression peut être aussi grande, donc bilan : il faut en effet être bien avec soi même pour essayer de ne pas trop se perdre dans les diktats de la société.

Anonyme a dit…

Tu parviens à mettre les bons mots sur des idées difficiles à exprimer.
Ecris autant de posts que tu veux sur ce sujet, c'est vraiment intéressant!

C. a dit…

Bonjour Marie

C'est très interessant comme reflexion. cet article me fait rebondir sur quelque chose qui moi me fait flipper c'est lorsque l'habitude d'une compagnie remplace l'amour et que bien que conscient de leur situation, les deux personnes du couple restent ensemble. Je m'explique parce que peut etre je ne suis pas claire. Je rencontre de plus en plus de gens de 30 ans qui sont en couple depuis de nombreuses années (plus de 7) et qui clairement ne s'aiment plus, se désirent moins (peut etre parfois de façon unilatérale) mais par peur d'etre seul, de mettre en branle un chemin de vie qu'ils avaient tracé, restent dans cette vie.
Ca me terrorise. Pour moi l'amour est vivant, et il est une dynamique. Rester avec quelqu'un par peur d'être seul ou de ne retrouver personne ou de bousculer ses certitudes, je ne comprendrais jamais.
J'ai toujours préféré quitter mes copains lorsque j'en arrivais là, parce que finalement ce n'était plus de l'amour mais de la tendresse, de l'apprivoisement reciproque, qui perdure aujourd'hui mais qui pour moi ne permettait plus de créer quoique ce soit et finalement l'amour c'est pour créer.
(c'est peut etre très confus, je suis désolée)

lunelo a dit…

- sur ce que tu evoques de cette celibataire trentenaire, je repense toujours à cette episode de SATC où Carrie doit se justifier du fai de passer sa thune dans des jimmy choe, mais plus fondamentalement doit se jutifier de son mode de vie PAS DE (et non pas de deux ;)pas mariée/pas d'enfant jugée par sa supposée amie passée de l'autre côté du miroir...
je suis actuellement en couple.... et c'est la premiere fois reellement... j'ai longtemps cru que je n etais pas aimable. En verité, je ne voulais pas me laisser aimer, trop faible self esteem. CCL a court terme, j'ai accepté de laisser la porte entrouverte à qq1 qui semble avoir des sentiments et a qui je n'aurais pas forcement laissé sa chance avant (beaucoup de qualités mais pas d'ultrajovialisme physique)

J'ai été la celibataire (trop sage d'ailleurs car incapable de gerer ces interactions potentiellement, souvent uniquement coitales) mais j'ai vu n'en deplaise a ce type qui diabolisait la celibataire, ce que LA célibataire pouvait avoir de raffraichissant pour un mec maqué. Je me souviens d'une soiree ou j'ai etais successivement dragué par un mec de l'age de mon pere alors qu'il tenanit la main de sa copine (ravissante, drole, adorable...)= caresse furtive dans le noir suite a une panne et moi completement interloquée puis par un autre rencontré a cette meme soiree qui recroisé dans un bar m'explique que c'est qd je veux alors que je ne lui ai envoyé aucun signal (sinon mon naturel de non drague) et que j'ai passé la soirée evoquée plus haut à parler avec son amie également ravissante, drole, adorable.
a l'epoque, je ne me sentais pas jolie(j'ai d'ailleurs encore du chemin a faire) tout au plus fraiche parfois et certaienement ce soir la avec ma coupe courte, mon tee shirt blanc mon jean et mes converse rouges/ j'ai souvent observé que moi on cherche a seduire et plus cela fonctionne... ETrange. Je ne cherchais pas a seduire et ce que j'ai evoqué a ces mecs n'appartient qu'a eux...non a mon celibat


au dela de la mysoginie, il y a a mon sens une grande lacheté de la part des hommes qui jouent a ce jeu en pretendant avoir été séduits et une grande hypocrisie de la part de tous ceux qui jetteraient la pierre hommes ou femmes

lunelo a dit…

[...]LE POSTULAT c'est que nous sommes tous faillibles, fragiles et qu on peut souvent resister a tout sauf a la tentation pour paraphraser WILDE et puis surtout fauter, accidenter la relation ela veut toujours dire qqc dans l'histoire d un couple
pour revenir a l'image de la trentenaire "predatrice" ou pas tres catholique.je me dis parfois qu'il faudrait rehabiliter LILITH qu il y a t il de si effrayant a laisser jouir une femme de sa liberté, de son temps, de sa sexualité?
il fut un temps ou les riques de batardises faisaient mettre les femmes sous clef mais aujourd'hui?
que signifie la femme seule dans l'inconscient? Toujours la putain? la devoyée qui empeche le mari de rejoindre son foyer?


il y aurait beaucoup à dire sur tous les prejugés debiles liés au celibat, à l'abstinence (parfois, souvent subie) etc

"Ce qui dirige fondamentalement les choix amoureux adolescents et de jeunesse, c'est l'amour. Rien d'autre. On est ensemble parce qu'on s'aime et on arrête d'être ensemble quand on ne s'aime plus. "
Euh pas d'accord a n'importe quel age il y a aussi des gens qui sont en couple parce qu ils ont besoin d'un papa ou d'une maman et l'amour que tu evoques me semble alors unilateral


-" Ce moment où la famille commence à demander "alors t'as un petit copain?" et autres "il va falloir commencer à penser à se caser".
Cette période commence de plus en plus tôt, certaines personnes que je rencontre la vivent à genre... 23 ans... "
ça ça m'a toujours fait vomir parce qu'au dela du fait que je subissais mon celibat avec cet idee que je n'etais pas aimable et que je meritais donc d'etre seule, j'ai toujours detesté qu on me dicte ma conduite qu on m'explique que j'etais difficile ou que je devais revoir mes exigences. c'est telle violence
en gros si on vient te voir estime toi heureuse et ....Bref...
cette injonction, ce il a qu'a faut que alors que chacun fais comme il peut et puis ces gens que j'entendais se dechirer et ce temps solitaire dont j'avais, j'ai encore besoin pour me ressourcer. il n'y a pas de regle ou de recette en verité alors pourquoi s'obstiner a vouloir rendre conforme ce qui ne peut l'etre

-"Elle te fait même renier, si elle est très énervée, tes principes les plus profonds. "
oui
-"À force de penser que sans compagnon amoureux point de salut, t'as commencé à croire qu'effectivement, sans, tu n'avais plus de valeur. " re oui surtout que l'emancipation est recente et l'image de la vieille fille de surcroit non fecondée est persistante


-"Ce que j'en pense moi c'est que seul l'amour vaut la peine (gnangnan laisse tomber)."
pas si simple, on peut aussi apprecier qq1 vouloir le meilleur sans l'aimer pour autant et que cette personne t'apportes plus que qq1 qui pretend etre passionné ou t'aimer. DE quel amour parles t on?

tu connais le bouquin QUI AIME QUAND JE T AIME?



-" Et que ne pas avoir d'amoureux ou d'amoureuse ne fait de personne quelqu'un de suspect ou quelqu'un qui a un "problème"... "

YESSSSSS surtout quand je pense a tous ces putains de couples dysfonctionnels se crachant des horreurs et des mesquineries a longueur de temps que j'ai pu croiser (non je ne dis pas que tout les couples le sont) mais eux ils etaient en couple donc normaux ;)

:o des bisettes

Sophie a dit…

Hello Marie,
MErci pour ce post.
D'accord avec toi sur l'analyse de la vision du celibat. C suspect de pas etre en couple, c suspect d'immaturite et c vu comme un etat d'attente. Les gens ne t considerentpas vraiment comme "adulte" (surtout dans le cadre familiale). Pour le cadre amicale, ca depend vraiment des gens que tu frequente j'imagine, moi je n'ai pas ce probleme.
Mais passe un certain age, je pense que le desir amoureux change, les attentes sont differentes. Certes, le premier moteur reste le desir. Mais d'autres elements - secondaires - prennent plus d'importance : par exemple le desir de stabilite. Le couple c aussi se creer une bulle et un refuge, une sorte de souche. Donc, les gens sentent peu etre plus d'urgence ou plus de besoin de se mettre en couple pour ces raisons aussi : sentir une base solide dans leur vies qui permette de se soutenir et de se lancer dans des projets plus complexes et plus lourds a porter qu'a vingt ans et surtout a plus long terme (par exemple acheter un bien immobilier, prendre la responsabilite d'avoir des enfants).
L'autre raison de cette plus grande urgence a se mettre en couple est peut-etre le sentiment de solitude. Parce qu'a vingt ans, on aime nos amis passionnement. Avec le temps, meme en restant tres proches, on se rend compte que cette structure amicale est plus fragile qu'on ne le pensait, et moins durable. Avec la distance amicale s'installe la solitude. Le desir accru de couple peut etre une reponse.
Enfin bref, c des sujets qui m'occupent aussi en ce moment :)

Anonyme a dit…

Mon couple a la force de se savoir voulu.

J'avais attaqué une procédure d'adoption en célibataire parce que pas de mec, je voyais pas le soucis, mais pas de famille, là ya un soucis. J'étais vers la fin de la démarche, épanouie dans mon choix.
Lui il était président d'un festosh, il avait repris ses études,... bref. On s'espérait c'est sûr mais on ne s'attendait pas.

Et l'un et l'autre on a été des célibataires heureux.
Du coup on n'a ni l'un ni l'autre la peur irraisonné de se "retrouver seuls" à nouveau. Et c'est ce qui fait qu'on est extra ensemble.

On n'a pas choisi d'être en couple pour être en couple. On l'a choisit parce que ça nous rendait encore plus heureux que de ne pas l'être.
Adé

Anonyme a dit…

Hello Marie,

Merci pour ce post et cette jolie réflexion.

Du haut de mes 26 ans, c'est à dire bien peu de chose sur le plan d'une vie amoureuse, tes interrogations résonnent en moi.

À mon sens (et ceci est une opinion très personnel, sûrement remplie de beaucoup de bêtises ! ) l'amour, le couple, la famille… enfin tout ces schémas sont souvent empreint de l'éducation que l'on a reçu.

Je n'ai aucun souci avec le célibat, je pense même que par certains aspects il m'attire. Ma maman qui est une femme très libre, m'a toujours averti de me sentir en accord avec moi même avant de vouloir me lancer dans une relation avec l'autre.
Pourtant, depuis l'âge de 15 ans, je n'ai connue que deux hommes…
Deux amours profonds et forts. Je n'idéalise pas l'amour, ou je suis naïve, mais avant de vouloir être en couple, je suis tombé sous le choc d'une personnalité. J'ai bien essayé de voir les choses différemment, j'ai même pensé que mes histoires n'étaient pas normal, car mes ami(e)s, et autres proches me répétaient souvent que c'était con de ne pas "profiter". Je me suis donc retrouvé dans la situation inverse, hors norme car profondément amoureuse, profondément en "couple". Je me suis sentie coupable et j'ai par la suite, essayé de voir les choses avec légèreté. J’ai tenté les relations sans lendemain mais un goût de trop peu flottait dans l'air. Je ne connaissais pas l'autre suffisamment pour me donner entièrement. Une impression désagréable de jouer un jeu de dupe. Jouer la séduction au lieu de la vivre. À mon sens il n'y pas de code, je viens d'une famille ou ma mère était marié avant de connaître mon père, et où, j'aurai pu faire le choix d'être célibataire, "libre". Mais du haut de mes 26 ans ma liberté, est d'être amoureuse comme une adolescente, d’être libre de faire ce que bon me semble. Je n’en parle pas souvent car, le peu de fois où je l’ai fait, on m’a répondu avec cynisme. A vrai dire je me fout de savoir dans quelle case on me situe. Ma force réside en cette non retenue, aimer à 26 ans comme si j’en avais encore 13, et ne pas s’oublier. Vivre avec quelqu’un n’est pas forcément synonyme de PEL et d’investissement sur l’avenir. Enfin chose l’espérer.

Dans 30 ans, la passion ne sera peut être plus là mais j’aurai vécu et connu au moins deux hommes profondément. Connu leurs failles, leurs forces. Etre en couple n’est pas une fin en soit et fort heureusement mais aimer et vivre… oui.

L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera m’a apporté pas mal de réponses à toutes ces questions.
Et je finirai ce monologue autocentré -_- par ceci : http://youtu.be/UkbsTmLPaWU

Encore merci.
Je t’embrasse.
Camille,

Anonyme a dit…

(Attention commentaire- année sabbatique) Hello Marie et tout le monde. Sujet très intéressant car en fait c'en est plusieurs à la fois.
Il y a les nostalgies; les blessures, les rêves, les envies, les principes, les échecs et leur leçons, les réussites et leurs lauriers. Ce tas informe sur lequel tu poses ton couple ou ton célibat ou ton "c'est-compliqué".
Il y a aussi bien sûr, et d'autant plus pour les meufs, la "rumeur" sociale. Celle qui te susurre la bonne voie moyenne dans le creux de la tête (boulot à 26, môme à 30, l'horloge biologique, toussa etc).
Et le schéma familial.
Et les détours de la vie.
Et, pour celles qui veulent des gosses (c'est pas le cas de toutes; les femmes ne sont pas des poules pondeuses par nature et l'instinct maternelle est en grande partie une construction culturelle)... le corps, ce salaud!

Il y a les bons vieux clichés, aussi, c'est vrai. De part et d'autre d'ailleurs.
Marie, tu parles de la vision qu'on a des célibataires trentenaires. Mais il y a aussi celle qu'on a du couple. Ça va de paire : " Alors c'est quand que vous vous mariez?", "ça fait combien de temps... 6 ans? Déjà? Ooouh C'est du "sérieux", c'est "bien"!", "ah! C'est le bon (sous entendu le bon mec)!?", ou encore "VOUS allez bien?" "Quoi!!? VOUS étiez pas assis l'un à côté de l'autre dans l'avion?!". "Bon et ce bébé c'est pour quand?".

Je ne dis pas que le problème est le même que pour les célibataires; mais je trouve par contre que c'est le même murmure parfois assourdissant qui semble te rappeler à l'ordre.

C'est comme si au fonds, l'individualité était impensable. Faisait peur.

Une célib ne peut être qu'une future partie de couple, -d'où le poids des jugements qui pèse sur elle.
Et un couple, c'est dans bcp de circonstances et selon l'image-cliché, une masse-entité qui fait sacrifice de l'individu et des courants de vie et de changement qui se jouent dans la dualité.

Je sais pas si c'est clair ce que je raconte.

J'te parle même pas de la place de la nana dans le couple. Au 21e siècle on en est encore à des "ah ouais c'est ton mec qui fait les courses? Tu lui repasses pas ses chemises?".

Quant au schème hétéro-binaire qui veut que soit t'es hétéro ( de préférence merci) soit t'es homo, on passe presque dans un autre débat, mais c'est le même cadre contraignant du tout-parfait tout-"casé".

C'est ce que tu dis dans ton titre. La case. C'est ça le fonds du problème.

Souffrir d'être seul(e) est humain pourtant.

Mais là où, même non-célibataire (puisqu'il faut se mettre dans des cases), je te rejoins, c'est que je trouve effectivement insupportable qu'on impose aux personnes seules le statut "en quête". Comme si on cherchait l'amour comme on cherche un taf. Non l'amour ça te tombe sur la gueule et bim c'est tout.

Anonyme a dit…

...Non l'amour ça te tombe sur la gueule et bim c'est tout.

Je reconnais, pas très fière, que ça m'arrive de me demander si un(e)tel(le) n'est pas épuisé(e)d'être seul(e). Parce que je sais combien la solitude peut être douloureuse.

Et aussi parce que suis un animal social.

Le plus vicieux dans tout ça c'est que ce qu'on fout sur le dos de "la société", le schéma sociétal, la voix sociale, c'est nous qui l'alimentons en donnant prise.L'idée qu'on s'en fait, indécrottable, qu'on est, ou pas, dans les rails, c'est elle qui est vraiment terrible... La pression qu'on peut se mettre tout seul, c'est dingue parfois!

Celles qui regardent la série Girls (je recommande) ont peut être déjà entendu un personnage dire que quand on aime on ne doute pas on n'a pas froid on n'a pas peur... C'est valable pour l'amour de soi aussi. On est fait de cet élan. Mais aussi de toutes les autres casseroles qui nous plombent nous parasitent et nous empêchent de prendre de la hauteur.

Les couples sans amour sont encore plus tristes que les célibataires "endurcies". Mais pourquoi on dit ça d'ailleurs? Parce qu'on se racornit si on n'est pas assez malléable pour rentrer dans le moule. Ou parce qu'on a le coeur sec? Il y a des malheureux dans les couples et dans les speed datings. Et quand on est malheureux, on est toujours seuls.

Là aussi, il y a du célibat avec et du célibat sans amour...

Désolée pour la tartine. C'est difficile d'organiser sa pensée et de conclure sur ce type de sujet.

Le problème, quand même, moi je crois que c'est les cases...

Hâte de te lire encore et d'échanger avec vous toutes.

Kissss!

Charlotte L.

Anaelle a dit…

N'oublions pas que l' humain est fait pour vivre en couple, avec un ou plusieur partenaire mais il a besoin de câlin d'affection, de se sentir aimer par un amoureux. Sinon on sera tous content avec notre chien! C'est comme ça. Je pense aussi que pour la plupart d'entre nous, si on y arrive pas, c'est du à des peurs intérieures, des trucs qu'il faut comprendre. Je le sais parce que à aujourd'hui 30 ans, je comprend que l'amour véritable c'est aimer l'autre tel qu'il est, et ne pas projeter toutes ses attentes de bonheur sur lui. Clairement on est jugés, mais le problème vient aussi que ce qui nous gêne c'est que ces jugement reflètent nos peurs.

Ce genre de discussion est malheureusement sans réponse précisément bonne.. La société est ainsi et où est le bien ou est le mauvais.. En couple? Infidèles? Seule?.. Le plus beau moment et on est tous d'accord c'est quand on est dans un lit après avoir fait l'amour nus, les bras l'un de l'autre. Arrêtons de voir ceux qui sont en couple pour lrepondre aux besoin de le sociétés, et voyons plutôt ceux qui y arrivent et qui nous font tous rêver.. Oui on veut tous ça.

Alexandra a dit…

Pouah lala le post parfait !
Moi j’ai 21 ans, et je n’ai jamais eu de copain. Genre jamais jamais.
Je suis une personne très franche je mesure 1m86. Du coup, mes copines disent que j’impressionne les garçons, blablabla…
En pratique, j’ai pleins de potes garçons, je me sens tellement bien avec eux !
On me dit souvent que je suis très jolie, d’ailleurs vu que je suis grande…tu devines la suite ? Tu devrais faire miss France/mannequin/top model, enfin bref ce genre de réflexions clichés qui me sidère.
Et puis forcément du coup, comment ça se fait que tu n’es pas de copain ?

Je ne suis pas le genre de personne à faire comme tout le monde pour me sentir exister. Et en fait l’analyse que tu as là, je me là suis fait des tas de fois ! Et je trouve qu’en effet, le « couplage » est devenu une norme sociale. Alors imagine, 21 ans, jamais de copain, jamais baisé, laisse tomber l’anormalité quoi ! J’en parle à peu de personnes car les gens ne me comprennent pas. Mais oui je suis déjà tombée amoureuse… mais oui il était déjà en couple… ça ne vient pas du fait que je sois trop exigeante, honnêtement/objectivement je ne pense pas. En revanche, le fait d’être grande me met des bâtons dans les roues car je ne pourrais envisager avoir un copain plus petit que moi : BAM, 65% de la population masculine éradiquée t’sais. Blague à part, je le vis bien. J’ai vraiment des amis formidables et je profite largement de mes années étudiantes.
Mais c’est vrai qu’autour de moi, je vois que mes amiEs ne peuvent vivre sans avoir de copains. Pour elles la vie est une quête perpétuelle de l’amour. Une amie à moi en vient même à haïr tous les couples lorsqu’elle est célibataire…
Moi je suis juste bien, je vis ma vie et fais ce que j’ai à faire, mais je reconnais que lorsque je discute avec les gens autour de moi, j’en viens à me poser beaucoup de questions. Pourquoi elles ont besoin de ça et pas moi ? Je l’ignore, en revanche ce que je sais, c’est que je suis bien comme ça et bien sûr si un jour quelque chose d’intéressant venait à se présenter à moi, je dirais : pourquoi pas ?

Merci pour tout et merci aussi aux autres lectrices !
Des bisous
Alexandra (la nana qui t’envois des mails qui parlent d’alimentation ^^)

Valentine P. a dit…

Merci merci merci Marie !!!

Enfin quelqu'un qui parle franchement de ce problème qu'ont beaucoup de célibataires.

A 22 ans, déjà, j'ai le droit à des réflexions de ma famille sur le sujet "Tu ne fais pas d'effort", "En même temps, à ton âge, c'est normal d'être en couple" etc.
Cela veut-il dire que je ne suis pas normale ? Que je suis "obligée" e me trouver quelqu'un ?

Beaucoup n'arrive pas à comprendre que, parfois, certaines mauvaises expériences amoureuses, peuvent miner notre confiance.

Et beaucoup ne comprenne pas non plus le fait que certaines d'entre nous n'ont pas forcément besoin d'être en couple pour se sentir bien et vivre sa vie.
Et c'est le problème que je rencontre le plus, des personnes qui disent "mais ça fait si longtemps que t'es seule, pourquoi tu ne te trouves pas quelqu'un ?". Parfois on a juste pas envie ou on n'ose pas.
Je ne me vois pas dans l'obligation d'être en couple sous prétexte que "c'est une norme", je fais moi-même ma vie et mes choix.

Alors merci pour ce post, merci d'en parler, ça fait du bien de vois qu'on est pas seule à se poser des questions ;)

elo a dit…

salut marie comme beaucoup ici je partage ton point de vue sur le célibat. J'ai 25 ans et suis célibataire. Je n'ai connu aucunes grandes histoires mais que des petites passions. Je me dis que je me mettrais en couple lorsque je serais aussi bien avec quelqu'un que je le suis seule. Je vis très bien mon célibat mon entourage moins.Les petites phrases de mes amies en couple peuvent parfois être douloureuses: tu es trop difficile, peut être es tu lesbienne?!, je vais te présenter quelqu'un,qu'est devenu le mec que tu voyait il était sympa pourtant etc C'est très usant de devoir justifier sur le fait de se sentir mieux seule que de partir dans une quête perpétuelle du conte de fée. J'en conclus que ces amies ne veulent pas forcement mon bien être mais juste se conforter dans l'idée que leur couple (ou l'idée du couple parfait) fait envie. Je ne suis pas sur d'être compréhensible. Merci pour ton blog.

Anne a dit…

Bonsoir Marie et d'abord, merci, merci d'écrire. Si souvent je me reconnais dans ce que tu écris, s'en est presque troublant parfois, tu parviens à mettre des mots et de si beaux mots sur ce que je pense et n'ose pas forcément exprimer. J'ai 24 ans et aux yeux de certains autres j'ai parfois l'impression d'avoir un "handicap social", ou d'être forcément triste ou frustrée de cette situation. Et il est tellement rassurant de voir que pour toi aussi le sentiment amoureux est une chose rare, qui donc ne se trouve pas forcément à tous les coins de rues. Le problème c'est que toutes ces considérations nuisent à l'image que je me fais du couple et de l'amour... En voyant des couples je me demande souvent, pourquoi sont ils ensemble? Parce qu'ils s'aiment fondamentalement ou pour ne pas être "seul", pour faire comme tout le monde, parce que c'est comme ça que ça doit être... Alors merci, merci de me conforter dans l'idée que j'ai le droit de penser différemment et que je ne suis pas seule à penser que l'amour est une chose rare et qui ne doit donc pas se brader.

Esther a dit…

J'ai beaucoup réfléchi à ce sujet, à cause du fait d'avoir habité dans plusieurs pays. C'est extrêmement français que de vouloir gérer son boulot, sa vie amoureuse et sa vie de famille. Entre le très tradi et la femme moderne qui s'assume. Au Japon, soit elle travaille (jamais très haut placée, faut pas pousser), soit elle se marie (c'est caricatural mais il y a du vrai). La pression est tel pour les couples là-bas qu'il n'en font plus, des couples. En Allemagne, j'ai beaucoup apprécié le fait que les personnes entre elles ne demandaient jamais si elles avaient des enfants (ça vient vite dans la conversation de toute façon, s'il y en a). C'est du au fait qu'une femme qui travaille ne peut pas facilement avoir d'enfant entre ce qui est mis à disposition par le gouvernement et la pression de la société. Elisabeth Badinter avait écrit un livre incroyablement intéressant sur la maternité "l'amour en plus". Qui montrait que la société décidait plus de ce qui est "instinctif" que de ce qui l'était vraiment.
Tu pourrais avoir l'impression que je sors du sujet, mais c'est juste un autre exemple du poids de la société, là ou elle ne devrait pas s'en mêler, puisque terrain privé. Je ne peux pas avoir d'enfant. Je me suis posé un milliard de questions à ce moment là, si j'en voulais vraiment, pourquoi? J'ai lu énormément et je me suis rendue compte que des femmes qui ne voulaient pas d'enfants à tout prix étaient mal vues, genre elle ont un "problème" (si tu vois ce que je veux dire ;-D).
J'ai du expliquer à mon amie d'enfance, qu'elle n'avait pas de problème (elle est célibataire). Sa phrase fétiche étant "mais qu'est-ce que j'ai de bizarre?" Ce qui montre bien la pression qu'elle subit. La seule chose que j'ai pu lui dire c'est que c'était forcément quelqu'un de bien puisque nous sommes amies et que je n 'aimerais pas la voir se changer pour "trouver quelqu'un". Elle a déjà essuyé des qualificatifs comme "vieille fille". C'est absolument horrible, ça me révolte!
Bref j'ai hâte de voir ou va te porter ce sujet, mais je pense que c'est surtout sociétal (ça se dit ça? Ahlala la vie à l'étranger me fait perdre mon français ;-D)
Je suis pendue à tes posts (comme d'hab')
Allez comme je suis aux states, je te hug!

Emma a dit…

Mais quelle justesse ! Tu arrives à mettre des mots sur ce que je ressens, exactement. "On ne m'aime pas d'amour, je ne suis pas une partie d'un couple, pour qui je compte alors ?". C'est exactement ce que je me demande tous les jours, et je n'arrive pas à lutter contre... J'ai l'impression que si personne ne m'aime d'amour, alors je ne sers à rien, et surtout l'inverse en fait, j'ai l'impression de gâcher tout cet amour en moi que je pourrai donner à quelqu'un. Mais le problème c'est que je refuse le couple sans amour comme tu dis, et que je ne me mettrai pas avec quelqu'un parce qu'il le faut. Mais j'ai les boules Marie, 31 ans j'ai tout ce qu'il me faut dans la vie, sauf le fait de me sentir aimée et d'aimer.
Emma

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,

Je suis d'accord sur cette question du bonheur qui d’après la société ne se trouverait que à deux, et je comprend que beaucoup soit sujet à ressentir une certaine pression.
J'ai toujours pensé qu'il était possible d'être heureux en étant célibataire, ce fut mon cas.
Mais je suis forcée de constater qu'autour de moi, mes ami(e)s dans la 30aine, ne cherchent pour la plupart pas ce bonheur seul mais avec un conjoint (c'est aussi dû au tic tac de l'horloge biologique comme tu le dis), et ce quitte à être avec n'importe qui. Je suis d'accord, ce besoin d'être à deux est encouragé par la société, mais là j'ai beau essayer de convaincre certaine qu'il faut qu'elle profite de ce temps pour se trouver soi même etc... rien n'y fait. Elles n'ont pas choisi ce célibat, et elles le vivent mal. Je crois que ça va bien au delà de cette pression de la société, car bien sûr chacun a son histoire personnelle.
Quant à mon cas ( comme si j'étais un cas très particulier ! ^^') c'est exactement le contraire : je suis jeune je suis amoureuse d'un homme plus âgé (d'où mes amies 30aire). Et justement les gens ne sont pas tendres non plus, car à mon âge je devrai "profiter de la vie", avoir une vie qui colle au rôle de l'étudiante fêtarde ... Je devrai presque m’excuser d'avoir rencontrer l'homme de ma vie (oui n'ayons pas peur des mots) si tôt, oui désolée je n'allais pas lui dire : "bon je suis très amoureuse de toi mais repasse dans 10 ans". Moi aussi, à l'inverse, je conçois mon bonheur autrement que la majorité des personnes de mon âge.
J'assume ce choix de vie (comme si j'étais une associable enfermée chez moi avec mon copain, alors que je ne suis jamais autant sortie que depuis que je suis avec lui :))et je me fous complétement de la norme !
Bonne journée Marie,

Léa D.

Anonyme a dit…


Bonjour,
Comme le disais une anonyme plus haut, la pression sociale, c'est surtout d'abord d'avoir un amoureux, ou, au moins, une vie sexuelle. Les collégiens et lycéens se mettent la pression là-dessus,on voit ça très bien au début du film "la vie d'Adèle" : Adèle couche avec un garçon parce que c'est la norme, parce que ses copines la harcèlent pour savoir s'ils ont baisé...
Moi qui ai eu une période de ma vie où je ne rentrais pas dans ce moule de la fille qui affiche sa vie sexuelle (à ce moment-là j'étais avec une fille et je ne voulais pas m'afficher avec elle, donc pour les autres c'est comme si j'étais seule) j'ai souffert de ce regard des autres, qui te dit : si tu ne t'affiches pas avec quelqu'un tu es anormale.
Après, la norme d'être en couple de manière durable,elle dépend de l'âge que l'on a : j'ai la quarantaine, je vois pas mal de gens autour de moi en rupture de leur couple, seuls avec enfants, qui font ou ne refont pas leur vie...La norme s'émousse et s'effrite.Beaucoup de gens ont le courage de rompre, je n'en vois pas beaucoup qui s'imposent de rester en couple alors qu'ils ne s'aiment plus.Certains (je pense à une voisine) ont de grands enfants, restent célibataires des années, puis, à 50 ou 60 ans, retombent amoureux. Je ne dis pas que la pression sociale d'être en couple n'existe pas, mais elle s'est quand même sacrément allégée.Autrefois il y avait les Catherinettes !! C'est quand même dingue !! On stigmatisait les filles de 25 ans qui étaient encore célibataires !!!Aujourd'hui on se sent plus libre , même aussi de flinguer le couple qu'on avait construit. Le couple n'est plus une statue de marbre que l'on sacralise.
Et on peut redémarrer une vie amoureuse à tout âge, ce qui n'était pas le cas du temps de mes grands parents : après 40 ans, on était vieille, hors circuit.
Heureusement que Mai 68 est passé par là...
Personnellement je suis en couple depuis pile 20 ans cette année ! Ca me paraît dingue , 20 ans, ça semble être hyper long mais je ne le vis pas comme ça. Et je n'ai jamais pensé avoir rencontré "l'homme de ma vie", je ne suis sûre de rien pour l'avenir...Simplement on est bien ensemble !
Je m'arrête là, désolée d'âvoir été si longue.
Bises !

Gilardi Marie a dit…

Salut Marie , déjà merci pour ce propos très bien écrit. Mon commentaire va surement te semblé un peu con mais c'est l'opinion que j'ai a 20ans et je n'ai jamais eu aucune pression a être en couple. Tu vois j'ai beaucoup de mal a comprendre ton truc de couple sans amour, parce qu'as mon age ça me parait inconcevable de se forcer par pur convention sociale. Quoi que non entre 15-20ans y'en as bien qui se dépêche de perdre leurs virginité. En tout cas aujourd'hui je suis en couple depuis un petit moment, et ça a était vraiment un choix , c'est a dire que tu vois a 20 ans maintenant être en couple c'est un peu considérée comme "choisir de ne pas s'amuser". Je sais pas si tu vois ce que je veut dire, mais le rapport est que si a 30 ou même 40 ans il faut être en couple pour ne pas être suspect, j'ai l'impression qu'as 20 ans maintenant choisir de ne pas enchainer mecs sur mecs c'est suspect. J'ai un peu un problème avec ça. Ce sont peut etre mes 20 ans qui me font dire qu'en amour il n'y as pas de règle, pas de loi, et surtout pas de "timing", c'est peut être naif mais ça m'agace assez qu'on essaie d'imposer un timing au sentiments. Et que finalement on en vienne a sois même s'imposer des choses pour ne pas etre "suspect". Des couples sans amour j'en ais trés peu autour de moi, donc pour l'instant je n'ai pas d'image flagrante de couple imposée. Mais tout comme toi au risque d'etre culcul je préfèrerais l'amour sans le couple que le couple sans amour.
Bonne journée Marie

Dauphine a dit…

Tu écris si bien… Livrer ses pensées et sentiments sans jamais rien perdre de son mystère ou poser son lecteur en position de voyeur, c’est décidément tout un art ! Pour le reste, je réagis rarement parce qu’il me faut souvent du temps, beaucoup de temps pour digérer un article et celui-ci n’échappe pas à la règle… ni nous, au regard des autres et à leurs jugements, malheureusement.

camillengoguette a dit…

Tu dis quelque chose d'essentiel à mes yeux: être bien avec soi même.
C'est à mon avis la base de tout pour réussir sa vie.
Je ne cesse de le répéter à mes amies déprimées, qui se disent qu'être célibataire depuis "longtemps" est une bonne raison de faire une dépression.
Moi aussi j'ai eu une période de célibat après ma première histoire. pendant cette période je me suis perdue, je me suis cherchée, j'ai fait n'importe quoi et j'ai arrêtée de m'aimer, de me faire rire toute seule, j'ai perdu la jeune fille que j'aimais pour devenir cette jeune femme imbécile. Et au faut et à mesure, je me suis recentrée et retrouver et j'étais heureuse, seule. J'essayais de prêcher la bonne parole à mes amies, qu'elles devaient être bien avec elles-mêmes et que le reste n'avait que très peu d'importance et elles ne voulaient tellement pas l'accepter qu'elles essayaient d'être blessante avec moi en me disant qu'elles ne trouvaient pas que mon idée fonctionnaient, qu'elles ne me trouvaient pas si heureuse que ça dans ma vie... Alors que justement je ne m'étais jamais sentie si apaisée.

Je crois aussi que paradoxalement, des femmes sont malheureuses seules (pour diverses raisons, et notamment sociale, je suis d'accord) et n'arrivent pas à être bien. Mais en même temps je trouve qu'il n'y a rien de moins attirant que qqn qui a besoin de l'autre pour être heureux. J'ai l'impression que certaines personnes ne le réalisent pas. Elles attendent d'être en couple pour enfin de permettre d'être heureuses. Mais par exemple moi, si je rencontre un mec, qui attend de trouver une copine pour être heureux et qui fait donc dépendre tout son bonheur de sa future partenaire, je fuis !

Enfin... c'est un vaste sujet et tu le rends intéressant merci Marie :)

Anonyme a dit…

@ camillengoguette : Oui c'est exactement ça. Tu mets le doigt sur la vraie question... C'est ce que je veux dire par amour-de-soi et amour tout-court.

Charlotte L.

Juju a dit…

Bonjour Marie,
Malgré les très nombreux et très intéressants commentaires ci-dessous (mais tu l'avais cherché, tu devais bien te douter des tartines qui allaient être écrites sur ce vaste, très vaste sujet ;-), je vais tout de même ajouter 2, 3 choses.

Tout d'abord, je voudrais préciser que chacun est unique, est rempli de contradictions et d'émotions, mais que nous sommes avant tout et surtout des êtres sociaux. Donc, normés par la société dans laquelle on vit, quoi qu'on veuille en dire.
Ensuite, que chacun fait avec tout ça comme il peut, on essaie de vivre, d'être à peu près heureux, on a plus ou moins de chance selon là où on est né, le hasard... et qui on rencontre. (bien sûr, on se crée aussi ses chances).

D'autre part, il faut énormément de courage pour faire face à ses angoisses.
J'ai 28 ans et après 5 ans de relations avec mon mec, je suis en pleine crise, et je me pose exactement la question du désir comme tu l'as posée.
Pour moi le désir (pas que sexuel, car pour moi le sexe est lié à autre chose, sauf quand ça devient maladif bien sûr) devrait être lié à l'amour.
Ca me fait penser à Carrie Baradshaw (oui, désolée...) qui a un porte-clé "Love" pour toujours se rappeler la valeur de l'amour.

Ensuite, je voudrais dire, et j'en suis désolée pour celles qui pensent le contraire, que le couple n'a pas grand chose à voir avec l'amour. Et contrairement à ce qui a été dit un peu plus haut, nous ne sommes pas du tout FAITS pour être en couple. Nous sommes FAITS juste pour nous reproduire.
Le couple est une construction volontaire, sociale, qui a plein de raisons et est très belle (pour moi un couple, c'est une équipe), qui est un long cheminement.
Et la différence avec autrefois, c'est qu'aujourd'hui on demande à l'AMOUR d'être au centre de tout. Alors que l'amour (et le désir) sont si fluctuants... Alors oui, dans un couple, c'est compliqué d'avoir de l'amour. En tout cas, on ne peut pas tout construire là-dessus.

J'ai l'air certainement d'être une grosse cynique en disant ça, mais bon ce n'est que mon avis (et j'en changerai peut-être), et surtout je précise que je suis une très grande amoureuse dans mon âme, j'aime les gens, j'aime la vie, j'aime l'amour...

Enfin, je voudrais ajouter qu'il faut avoir de l'indulgence et beaucoup de tendresse pour tous les gens qui ont peur. Etre seul, aussi parce que c'est un peu une "tare sociale" (malheureusement, mais relativisons : autrefois c'était pire !! une femme divorcée était une paria !), c'est angoissant.
Se retrouver le soir seule dans son lit, face à son angoisse de la mort, n'est-ce pas ce qu'on veut toutes éviter, pour plus tard ?

Voilà, je ne dis pas de vérité toute faite, je ne cherche pas à tirer des conclusions hâtives, mais je voudrais qu'on ait ça en tête.
Pour ma part je suis pleine de désir pour un autre homme, et pleine d'amour pour mon mec... Comment je fais avec ça, dites-moi, hein ?

Je t'embrasse Marie, merci, merci pour ces mots, et merci à toutes pour votre contribution, c'est bon de ne pas se sentir seule... !

Noémie a dit…

Bonjour Marie,

J'ai trouvé ton post très beau, et très intéressant. Je vis dans un double monde, un peu à Paris, beaucoup à Londres, en colocation. À Paris, il y a ma vie, mon amoureux, mes amis en couple, l'amour qui va, qui vient, les séparations et les coups de foudres des uns et des autres. C'est finalement simple et entier. À Londres, je vis avec des célibataires filles, plus de la 30aine, qui "datent" à tour de bras avec une liste longue d'exigences, de contraintes, la non-envie d'avoir le temps "pris" par l'autre, etc. Avec en creux le besoin de s'amuser et de se montrer comme indépendante, avec en double creux la peur du rejet, la peur du risque que comporte l'amour et l'abandon. Qu'est-ce qui fait qu'on a si peur de souffrir et de se montrer, parfois?

Un des enjeux, en tout cas pour moi: on rencontre une personne, elle n'est pas parfaite, mais soudain il y a cette curiosité, et ce désir bien sûr, mais surtout cette curiosité de la connaître mieux, pour ce qu'elle est, différente de soi. Pas une projection de son désir, d'une image idéale du couple ou de l'amour, mais tout simplement une rencontre qu'on a envie de faire durer, de se connaître mieux, mais sans fusionner. Je crois beaucoup au jardin secret par contre, au besoin de ne pas tout partager, de conserver son intégrité devant l'autre (et c'est variable, ce qu'on y met dans le jardin secret).

Ma mère a connu beaucoup d'hommes, et trois maris, mon père est le troisième et ils s'aiment toujours. Je pense qu'elle a toujours considéré que l'amour primait, et que le malheur ne valait pas la peine de s'éprouver quotidiennement, avec l'autre. Qu'un éclair, à un moment, vous fait vous réveiller et que la survivance prime. Que l'inconnu qui suit une séparation est aussi force de vie.

De mon côté, des histoires longues, la peur de la fin de l'amour qui m'a longtemps bloquée dans mes relations. Avec mon amoureux pleins de choses me lient, quand je veux bien regarder en face celle que je suis, et non pas celle que j'aimerais être.

Et par contre, jamais le célibat n'a été considéré comme une attente. C'était plutôt un après relation, puis du temps pour moi, pour me construire. En général, quand j'allais mieux, quand j'étais prête à regarder l'autre sans sentir peser ma solitude et mon malheur, alors je retombais amoureuse. Je dois beaucoup à ma mère, mais aussi, à la confiance en la vie et en l'amour, et cette idée que la vie est longue, et pleine de surprises…

Très long commentaire et décousu, pardonne-moi, mais en ce moment ces choses là me questionnent beaucoup…

Merci pour ton blog, vraiment,
Noémie

Nina a dit…

@juju: Oh lala, non tu n'es pas seule! On a, à mon avis, toutes été confrontées à ce que tu traverses... Je pense pour ma part que l'amour se construit et que le "coup de foudre", l'attirance, je sais pas comment appeler ça, bref, ce qu'on ressent pour l'autre lors de la rencontre, c'est un signal qui nous dit qu'il y a quelque chose à faire avec cette personne. Que ce soit un one shot ou sur du moyen-long terme. Mais ça c'est l'état amoureux, pas l'amour. C'est génial, on adore, on se sent tout-puissant/fabuleux/faisant partie de l'univers/besoin de rien envie de toi, mais malheureusement ça dure pas... L'amour c'est autre chose, ça tient à la notion d'équipe dont tu parlais, c'est exactement mon point de vue sur le couple d'ailleurs, on est une équipe. Du coup, la notion de couple est relative: une amitié extrêmement forte dans la quelle l'autre connaît et accpete tous nos défauts et reconnaît nos qualités d'humain, où l'on peut compter l'un sur l'autre et où l'on prend soin de chacun, finalement ça peut être assimilé à un couple... et remplir cette fonction dont nous avons quand même besoin en tant qu'animaux sociaux, personnellement, même les plus indépendant(e)ts que je connaisse fonctionnenet avec ce schéma d'équipe à plus ou moins grande échelle. Mais le désir c'est autre chose, c'est éphémère par définition, en revanche ça peut s'entretenir. Mais on n'a envie de "travailler" à l'entretenir que si on aime... bref, je crois que tout ça est compliqué parce l'amour peut prendre des milliers de formes différentes et le couple aussi... Je crois que c'est pas forcément super utile ce que je viens d'écrire, mais bon tout ça pour dire que, c'est pas parce que tu as du désir pour un autre que c'est la fin de ton amour avec ton homme, et quand bien même ce serait la fin du couple, la belle histoire que vous avez vécue existera toujours dans ton coeur et c'est difficile mais ça n'est pas grave... on retrouve quelqu'un, ou pas, mais Marie a raison, l'important c'est d'être bien avec soi et de s'aimer, les autres on s'en branle, c'est pas eux qui nous accompagnent et c'est pas eux qui nous font bouffer, donc pas de comptes à rendre et un gros fuck à ceux qui jugent, c'est bien finalement, ça nous dit plus vite à qui on peut se fier ou pas ;) bisous
@Marie: ben, je ne parlerais pas de patriarcat parce que je trouve (à tort ou à raison...) que le mot patriarcat sous-tend que c'est imposé à la femme sans qu'elle y puisse rien et ça réduit sa responsabilité dans la prolongation de ce schéma dans le temps... par exemple, tant que j'entendrai des mères de famille dire à leur fils "c'est ta copine ça!? Maquillée comme une pute?!"ou encore dire à leurs filles "mais quand est ce que tu vas penser à te caser?!" sous entendant que faire sans, c'est la cata, Ben j'aurai du mal à croire que les hommes sont les responsables de tout... mais en sciences sociales je pense que ça a un autre sens bien sûr, mais c'est juste ce que ça m'inspire...

Camille a dit…

à Juju : merci beaucoup pour ton com.

Auréka a dit…

Marie, je ne commente jamais, mais là je suis obligée : merci d'exister <3

Juju a dit…

@ Noémie : comme tu as raison et comme c'est bon de te lire. C'est bon de lire tous ces commentaires parce que c'est beau de voir cette notion du couple à travers vos lignes, en dehors de la notion de consommation qu'on voit un peu partout... Du genre, tu prends, tu jettes. C'est beaucoup plus compliqué (et plus beau !) que cela.

Et oui l'amour peut prendre plein de formes différentes !

@Nina : ça me touche beaucoup ce que tu me dis là. Je sais bien qu'éprouver du désir pour un autre (même si c'est très troublant !) ne remet pas tout en cause, mais parfois il y a des déclencheurs dans la vie...
Et j'aime beaucoup le gros fuck à ceux qui jugent, heureusement pour moi je suis entourée de gens qui ne sont pas comme ça, mais aussi parce que j'ai laissé tomber ceux qui avaient une opinion toute faite... Ceux-là sont juste des peureux qui ne veulent pas se confronter à leur angoisse... tant pis pour eux !

@Camille : ben de rien, toutes les choses qui sont dites ici sont vraiment très intéressantes, belles, réconfortante...

@Marie : tu dois être fière et heureuse de créer une telle communauté de discussion là-dessus. Moi je trouve ça formidable (si, si).

Et à toutes ben voilà, c'est beau de se dire que chacune autant qu'on est là, autour de cette table virtuelle, on a toutes des angoisses, des doutes, des contradictions, on est pas parfaites, mais on a envie d'aller plus loin dans la connaissance de nous-mêmes et de s'accepter telles qu'on est.
C'est peut-être ça, Marie, dont tu parlais pour les bonnes résolutions de l'année 2014, "se faire plus confiance"...
C'est chouette de se dire que seule on peut être complète, parce que ben faut être honnête, même bien entourée, on est définitivement et complètement seuls face à la mort (ce n'est pas horrible, c'est juste la réalité...).
Et que oui, on rêve toutes du GRAND AMOUR, mais que justement, on y croit dur comme fer, et qu'on est pas prêtes à faire semblant, à se renier, ...

Un petit bémol à tout ça néanmoins, enfin un ajout dont on a pas parlé. Je ne ferais pas ma sexiste en disant que les femmes sont supérieures aux hommes, ce n'est pas ça, mais... parfois, les hommes ont du mal à trouver leur place face à une femme qui se pose autant de questions, qui les formule aussi clairement. Un homme est peut-être moins indépendant au fond de lui, moins apte à vivre seul.
Et pourtant, autour de moi (mon frère, mon père) j'ai des exemples d'hommes courageux. Mais je ne sais pas, je vois beaucoup + de filles se poser les questions de cette façon... Qu'en pensez-vous ? Je caricature vous croyez ?

Que de questions...
Bonne soirée à toutes !

Anonyme a dit…

bonjour marie,

et bien...je me suis toujours sentie "à côté" "anormale" d'avoir peut-être quelque chose qui cloche...
je n'avais jamais mordu dans les lèvres d'un garçon jusqu'à mes 31 ans et demi! jusque là je n'avais jamais flirté, ni eu de rendez-vous rien rien de rien...j'ai donc été vierge jusque là. pas par choix, juste les circonstances ne se sont jamais présentées, je ne les ai jamais provoquées non plus, les garçons n'osaient pas avec moi, je suis quelqu'un de très réservé et timide. alors je l'ai perdu avec l'homme dont j'ai enfin pu mordre les lèvres et depuis j'ai eu 33ans et nous nous voyons toujours...pour te dire que bientôt deux ans de relation était et reste inespérée pour moi...je m'étais résolue à ne jamais connaître le sentiment amoureux, le vrai ( je me suis évidemment amourachée au lycée d'un garçon à qui je n'avais et n'ai jamais pu parlé, le croiser dans le couloir suffisait à mon imaginaire amoureux... mon dieu que cet amour imaginaire était si loin des émois physiques et psychique d'un véritable amour vécu à deux). j'observais mon frère et ma soeur faire leur vie de couple (achat d'appartement, bébés, etc...) que j'observe toujours avec beaucoup d'interrogations parce que je me sens toujours à côté de "ça", du déroulement "normal" d'une relation. par exemple depuis que j'ai 12 ans j'ai compris que je n'aurai pas d'enfant. passé 30 ans il devient compliqué de rencontrer de jeunes hommes qui n'ont pas encore eu d'enfant d'une première relation ou qui simplement ne veulent pas d'enfant ou emménager à deux... c'est un homme que j'ai cotoyé pendant mes études il y a 12 ans et avec qui j'avais collaboré et gardé contact jusqu'en 2008. je l'ai revu en fevrier 2012 de façon amicale et depuis nous n'avons cessé de nous revoir. il a 50 ans et pas d'enfant. mes parents sont au courant de cette différence d'âge. mes parents ont toujours été très discret avec leurs enfants et par habitude la famille avait compris que posé des questions intimes sur les vies de mon frère ma soeur et moi était vain. je n'ai donc jamais subi de pressions familiales. je parlais peu de mon inexpérience amoureuse pendant ma scolarité. je me suis confiée à un groupe d'amis lors de mes études supérieures, c'était toujours bien pris, il ne m'ont jamais vu comme une bête curieuse ( je le vivais pourtant ainsi et paradoxalement je vivais cette absence et inexpérience totale comme une chance, j'y reviendrai) et cela -la suite est dessous, obligée de faire en deux posts, pardon...cecile-

Anonyme a dit…

impressionnait beaucoup mes interlocuteurs masculins, comme si ma virginité était une convoitise très séductrice dans leur imaginaire, bref... donc avec le recul j'ai transformé ces années d'attente et mes chagrins de désespoir en une grande chance, cet un homme que mon coeur a choisi (il l'avait déjà choisi à l'époque de mes études...) je ne regrette pas d'être passé à côté jusque là...je suis si heureuse d'avoir offert mon coeur et mon corps à cet homme. et je ne sais pas faire de projets de vie, je suis incapable de me projeter que ce soit socialement ou amoureusement, et je lui ai dit. et de son côté il a déjà eu une vie, déjà vécu avec quelqu'un. et je ne lui donne pas matière à pouvoir se projeter avec moi, lui a déjà écrit sa vie, moi je n'ai encore rien écrit (au sens figuré et propre du terme) socialement, et amoureusement je commence à peine...nous vivons notre amour et vivons juste de notre amour, matériellement c'est chacun de son côté, lui a déjà sa vie son travail son appart, moi rien et je dois trouver seule ce chemin là. un chemin à moi. et en parallèle celui d'un amour, le chemin qui se construit entre le sien et le mien sur lequel nous nous rejoignons lorsque nous partageons des moments ensembles, et c'est ainsi que j'imagine être avec quelqu'un, surtout de garder à chacun nos chemins, je me dis que le chemin au milieu en parallèle sur lequel nous fusionnons pourrait s'interrompre... les premières années que je te lisais je me disais cette chic fille veut écrire ou elle devrait...très fort à toi, cécile.

Anonyme a dit…

pardon pour les fautes que je vois maintenant en me relisant, cecile

Marie a dit…


Merci beaucoup pour tous vos commentaires (et vos mails)
C'est étrange de constater que finalement, les relations amoureuses, ou les absences de relation amoureuse sont très différentes des clichés véhiculés.

La belette: Oui tu as raison, ça peu avoir de l’influence, il faut être bien d’équerre avec ce que l’on pense…
Et puis cette question autour du bonheur que tu décris… Probant!
Encore merci!

Ysabelle: J’ai pas d’avis défini. J’ai vécu en couple installé avec plusieurs hommes, et c’est vrai que j’aspire à un amour moins installé « géographiquement ».

Ju: Merci pour ton commentaire…
Tes questions sont assez légitimes, ça montre surtout l’insatisfaction assez chronique de certaines périodes de la vie…

Lilypad: je l’ai pensé aussi seule « pourquoi, qu’est-ce qui cloche chez moi… » Stérile. inutile.

Marion: 26 ans c’est pas de la folie, c’est normal <3 Prends soin de toi

jul’: <3

Erwsie: il faut kiffer ouais… sinon ça craint, on s’en rend compte une fois « ré-installée ».
Bise

Anonyme: <3

Louyse: t’aimes bien quand ça brûle, non?
Je t’embrasse et merci…

velouria: la pression est ailleurs oui… celle de l’enfant est tout aussi importante!

Anonyme: Merci merci merci…

C.: Oui je suis d’accord avec toi, après, l’angoisse de de la solitude et ce qu’elle représente socialement paraît parfois plus douloureuse que ça…

Marie a dit…


lunelo: Non je connais pas ce bouquin… mais ça a l(‘air bien! Merci pour ton commentaire…
Bise

Sophie: Exactement, ils ne te considèrent pas comme « adulte ».
C’est vrai, au vue de l’instabilité générale, le couple, c’est le cocon… J’entretiens des relations du même ordre avec mes amis… Comme quoi :-)

Adé: J’adore cette phrase « je peux vivre seule, mais je veux être avec toi. Si ce n’est pas toi, ça n’est personne »…

Camille: Bien sûr, ma relation assez décomplexée à tout ça c’est, comme toi, ma mère, je l’ai quasiment tjs connue vélib. Ca aide à voir cela de manière positive…
Je t’embrasse et merci pour la vidéo!

Anonyme: J’adore les com année sabbatique…
Souffrir d’être seul est humain, évidement, mais être en couple ne dispense pas d’être seul, et être célib ne veut pas dire seul…
Merci pour ton com!

AnaËlle: Non je ne crois pas Anaelle, tout le monde ne veut pas ça. Je ne parle pas forcément de moi mais force est de constater que certaines personnes s’en moquent sin on creuse un peu… Et c’est pas grave, ça arrive!

Alexandra: J’adore l’aspect solaire de ton com, de voir à quel point t’es cool avec tout ça… <3
Merci Alexandra pour ton com!

Valentine P: 22 ans -__- ouah ça pique…
Courage ça va le faire… Bise

elo: trop difficile? C’est bizarre de dire ça, comme s’il fallait abaisser ses envies et rêves…
Merci, bise

Anne: Oui c’est rare… Je trouve même très dangereuse cette idée qu’il se trouve tout le temps, partout qu’il faut juste ouvrir les yeux…

Esther: Merci pour tous tes apports, et oui la maternité ou non-maternité est liée aux mêmes choses…
Aux states, mazette…
Je t’embrasse

Emma: Tu sers autant que n’importe qui… Doute pas de ça, ça aide pas à s’aimer <3

Léa: Je le pense aussi. Qu’on peut être heureux célibataire.
Les femmes ont peur, l’amour et le couple ça les définit complètement, rien de génétique mais la société toute entière le dit…

Anonyme: C’est clair, 25 ans célibataires et c’était la honte…
20 ans :-) ça commence à faire effectivement…
Merci pour ton com et la réf à la vie d’adèle très parlant.
Bise

Marie Gilardi: Oui c’est vrai, 20 ans c’est plutôt l’inverse (j’ai été avec un mec de 16 à 21 ans et j’entendais le même genre de trucs), mais je te jure, après 30 ans, les choses s’accélèrent, d’un coup la société est moins détractée…
Bonne soirée!

Dauphine: <3 Merci!

camilleengoguette: Je suis d’accord avec toi rien de moins attirant que quelqu’un qui ne peut pas être seul… enfin je trouve si ça se trouve c’est pas le cas de tout le monde… Merci, bise

Juju: Oui de l’indulgence pour la peur des autres et pour la sienne aussi…
Je t’embrase aussi…

Noémie: Oui c’est beau ce truc autour de la curiosité de l’autre…
J’ai peur de la fin de l’amour aussi…
Merci pour ton commentaire <3 Bise

Nina: Je n’engage pas du tout la responsabilité masculine quand je dis « patriarcat », c’est plus un modèle sociétal dont les hommes sont aussi « victimes » en quelques sortes.
C’est le modèle pas les hommes le pb.

Auréka: <3 Merci merci je te love…

Juju: Ohalala tu réponds à plein de commentaires comme moi ;-)

Cécile: Merci pour ce commentaire vachement lumineux;.. Et optimiste.
Bise

julie a dit…

Marie,
merci pour cet article, qui résonne particulièrement et pourtant. Pourtant moi je ne sais pas être célibataire, c'est con mais j'ai trop soif de l'Autre, je veux tout bouffer, tout connaitre. Je ne me sens jamais plus en vie que lorsqu'il y a quelqu'un dans mon lit.
Ainsi le célibat est envisagé comme une douleur. Un truc avec la mort, le vide.
Peut-être y a t-il des femmes et des hommes qui ne peuvent se définir véritablement qu'en étant amoureux. Vibrants.
(moi je tombe amoureuse comme ça, en fait je rêve tout le temps).

Bon, je ne suis pas sûre que c'était véritablement le propos de ce post (la stigmatisation de la femme célibataire? la mort de l'amour? l'amour est mort, vive l'amour!), mais je me suis permise ce commentaire, en représentante avertie de cette société terrorisée par le Néant! ;)

Sinon, si c'est pas déjà fait, Les Fragments du discours amoureux de Roland Barthes, un poil hors-sujet par rapport à ton post mais une analyse fine et très drôle du jeu amoureux au "je" amoureux.

bisous

Julie

timai a dit…

hello belle blonde,
comme à mon habitude, je suis d'accord et pas d'accord. d'accord sur la pression invraisemblable exercée sur les célibataires. et en même temps si les célibataires, notamment de longue durée s'en foutaient vraiment, ça ne les gênerait pas que d'autres se permettent de dire des conneries sur eux. on s'en fout des critiques quand ça ne résonne pas, quand on est vraiment, profondément bien avec ça. les périodes de célibats permettent de nous faire avancer comme jamais parce que le couple te pompe une énergie de malade, ce qui t'empêche parfois de te centrer suffisamment bien.
en revanche pour la misogynie, je ne suis pas sûre car on le dit aussi d'un homme d'un certain âge qui reste célibataire de longue durée.
je crois moi que toute chose nous raconte, dans une certaine mesure. être célibataire n'est pas un problème, en souffrir ça l'est déjà plus, en souffrir longtemps encore d'avantage etc. si je prends un exemple extrême de quelqu'un qui reste célibataire 15 ans, 20 ans, et bien ça raconte des choses sur elle, non? donc il y a forcément des états intermédiaires, des hypothèses intermédiaires. encore une fois cela dépend beaucoup de l'état d'être de chacun, de son bonheur réel ou feint, mais si quelqu'un reste très longtemps célibataire, homme ou femme, et bien je suis pour au moins un questionnement. la norme d'amour, aimer, être aimé, faire en sorte que cela soit possible, que cela dure, c'est pas pour rien que ça fait rêver tout le monde, et pas que la société. à part quelques exceptions, on aspire tous à ça, individuellement; non? donc quand on ne l'a pas, longtemps, que ça nous manque véritablement, alors il faut se l'avouer et se poser la question. faut taffer quoi.
moi aussi, ça n'engage que moi!
mille bises
mai

Anonyme a dit…

re-cécile,
j'ai déjà écrit beaucoup de lignes mais c'est que de 15 à 31 ans d'être restée vierge de corps et de coeur, j'ai eu le temps de me poser beaucoup de questions sur l'amour, ce que l'on ressent vraiment si l'on peut vivre sans...
déjà comme j'ai dit plus haut mes parents n'évoquent jamais notre vie privée à la famille, surtout à mon sujet, je mets mal à l'aise (pas de projet de vie, flou professionnel total, 33 ans, pas de vie de couple en vue...) je mets mal à l'aise les gens, pour avoir déjà eu quelques repas de famille, quand j'étais petite, où les cas d'une cousine un peu underground et un cousin qui était éternellement célibataire étaient évoqués, cela fait beaucoup parler les gens lors de ces réunions, rares heureusement...donc je ne me voile pas la face à mon sujet...surtout que je vis encore chez mes parents...
bref quand je voyais à la télé des gens comme moi, sauf que souvent ils ont des problèmes comportementaux ou psychiques, j'en était arrivée à me dire que j'étais peut-être timbrée aussi...et quand il y a des cas de faits divers, les journalistes ajoutent toujours "c'était quelqu'un qui vivait seul, de très renfermé, qui sortait peu, qui avait peu d'amis" ce qui ferait de moi un potentiel psychopathe asocial -je caricature...donc oui cela absorbe beaucoup ton assurance et ta certitude sur ta bonne santé mentale. bref c'était pour dire qu'il y a beaucoup d'aprioris sur les gens seuls passés un certain âge.
mais surtout c'est que le regard amoureux de l'autre est nécessaire, c'est un regard qui nous fait exister, avancer, je ne connais ce regard que depuis presque deux ans et je me suis toujours dite que ce regard est nécessaire et n'y ayant pas eu droit à ce regard de l'autre au moment où l'on doit faire son chemin et commencer à trouver son indépendance, et où on le fait aussi pour l'autre qui nous regarde, je sais que des choses m'ont manquée pour prendre mon envol, pour aller chercher cette nécessité d'envol au fond de moi...

Anonyme a dit…

...cet autre, l'amoureux, est nécessaire à cette construction de soi entre 20 et 30 ans, je le crois... donc pendant mes études supérieures je n'avais pas besoin de ce regard amoureux, mon but était le diplôme et continuer sur cette voie. sauf qu'après, sans cette structure motrice et l'ambition que permettent les études, les amis qui s'éloignent, pas de vie amoureuse en projet, le temps passant je ne comprenais plus la nécessité d'avancer sur ma voie, pour qui? pour quoi? mon frère et ma soeur ont eu ce moteur amoureux pendant leurs études, cet amour là pousse à l'indépendance cette nécessité de prendre son chemin pour s'épanouir avec l'autre ce regard amoureux. et je n'avais même pas idée de ça, j'ai compris cette nécessité à plus de 31 ans quand j'ai donné mon corps et mon coeur jusque là vierges. jusque là vraiment je n'avais pas compris ça, je ne comprenais plus pourquoi faire mon chemin, même pour moi-même je ne comprenais plus, je crois vraiment que cet autre là est nécessaire pour avancer avec soi-même dans la vie et donne de l'ambition et de l'envie.
cet homme qui m'apprend l'amour, lui a vécu en couple à l'âge de 15 ans, et a quitté le cocon familial pour vivre cette histoire et a dû prendre son indépendance, nécessaire au sentiment amoureux, très tôt et est resté avec cette femme pendant 25ans, il ne s'est jamais marié n'a pas eu d'enfant et a eu parallèlement beaucoup d'aventures, bref il est l'opposé de moi en amour. et son moteur dans la vie je ne lui ai jamais demandé mais je pense que c'était l'amour qu'il vivait à travers et avec ces femmes. moi je ne vivais qu'à travers et pour moi-même. à ne plus en savoir pourquoi, avancer qu'à travers moi et juste pour moi. pour comprendre certaines nécessités de la vie, celle qui nous poussent à prendre son indépendance (par rapport aux parents, comme tous les mammifères, c'est l'autre pour se reproduire ou non) il m'a manqué ce déclic, cette volonté d'indépendance qui englobe le sentiment amoureux. je n'avais jamais ressenti viscéralement ce besoin de partir de ma vie d'"enfant" jusque là...et comme j'ai dit je ne regrette rien et je le prends comme une chance cette longue absence de l'autre cela m'a construite aussi. mais du coup je suis prise de court par cet inattendu et inconnu sentiment que m'était le sentiment amoureux, (je ne peux le recevoir dans un endroit à moi) bref je comprends maintenant certaines nécessités d'avancer dans la vie dans cet objectif de l'autre.
tout en faisant son propre chemin, avec un chemin en parallèle avec des traverses au notre sur lequel on rejoint l'être aimé.
et vraiment tu as un vrai talent dans tes lignes écrites. re-très fort, cécile.
(ton sujet sur l' (in)fidélité m'avait beaucoup interpelée aussi)
oui je remarque la récurrence de autre-regard-neccessité-indépendance dans mes lignes...

Anonyme a dit…

Je suis en couple depuis l'âge de 16 ans ...j'en ai 35 ! Je n'ai jamais eu l'impression de me faire "chier" je n'ai eu que 2 hommes dans ma vie et en général c'est moi qui passe pour une " bizarre" ! J'ai l'impression que c'est moi qui ne colle pas aux schémas actuels ( liberté / légèreté/ excés / passion/ blabla ) alors tout simplement ne faut- il pas arrêter de regarder dans l'assiette du voisin ? Si t'es en accord avec toi même ..... Et puis aprés 14 ans passé avec le père de mes enfants on a connu des hauts et des bas mais du coup aussi plusieurs intenses périodes de re séduction, vouloir à tout prix la passion au quotidien je crois que c'est pas possible.... Je ne veux pas du couple à tout prix, ni du couple sans amour, mais accepter qu'il y ait des oscillations Ça laisse une chance d'arriver à un truc trés fort....que si tu zappes tous les 6 mois tu ne connaîtra peut être pas ! Voilà ma vision...en tout cas mon couple ne me vampirise pas , je suis qui je suis et lui aussi , nous refusons de nous marier et pourtant nous sommes le seul couple à " tenir " ....donc en gros, que chacun fasse comme il le sent, mais finalement la société est peut être critique envers les célibataires, mais les célibataires le sont aussi beaucoup envers les couples ( genre c'est chiant moi je vis, au moins ) rassurez vous on vit aussi :)
Bonne route !
A très vite
Cecile

Anonyme a dit…

même si je n'y croyais plus, j'ai toujours été dans l'attente, même en y ayant jamais gouté, j'étais dans l'attente de ressentir ça un jour, donc je crois que, même sans amour, son attente fait vivre, a nourri mon imaginaire, donc même sans amour et sans le connaître j'en vivais, à travers son attente, à travers mon imaginaire.

Clara a dit…

Très bon article, très clair, expressif, qui dit tout!
Pour ma part j'ai 23 ans et suis en couple depuis 3 ans, heureuse et amoureuse =D Ma preùière vraie relation sérieuse et amoureuse!
On ne vit pas encore ensemble et avance sans se presser. Il a 2 ans en moins et parfois ça m'angoisse, les enfants tout ça, (j'en veux pas trop tard),... C'est pas facile l'âge pour une femme...
Mes parents ont eu une drôle de relation libre, je leur en veux... Ils m'ont blessée et ont été irresponsables selon moi, on ne fait pas ce genre de choses quand on a un enfant, on réfléchit!
Tout le monde en est sorti blessé... Mes parents ont divorcé... Je crois malgré tout toujours en l'amour, surtout que je l'ai trouvé! Il m'a d'ailleurs aidé à surmonter ce moment =$
Ma maman a bientôt 60 ans et est seule, elle ne veut plus être avec un homme. Elle me dit que mon papa a toujours l'air beau et jeune, mais qu'elle en tant que femme non, qu'elle est plus attirante,... Elle est comédienne en plus et son corps est son outil de travail donc c'est encore plus compliqué...
Je m'éloigne du sujet =$

Clara a dit…

Je crois que beaucoup confondent le désir d'aimer et aimer, et aussi certains désirent tellement fort d'être aimés qu'ils croient aimer, mais c'est leur égo qu'ils aiment...
Ya des gens qui restent ensemble par confort et habitude et je trouve ça moche.
Je ne pourrai pas être avec quelqu'un, surtout si longtemps, sans l'aimer... Je ne comprend pas...
Je suis une vielle sentimentale à l'ancienne qui pense qu'une relation sans amour (amoureuse comme amicale) ne vaut pas la peine d'être vécue

Anonyme a dit…

Dingue comme tu as su mettre des mots sur des trucs que j'ai ressentis et que je n'ai pas toujours dit persuadée de ne pas toujours être comprise. J'ai 27 ans, et j'adore ma famille, j'ai des frère et soeurs très jeunes. Ils étaient à peine nés quand j'ai commencé à avoir des relations d'adultes. Je me connais, je fonce toujours dans des passions folles, j'aimais à la folie de la folie, mais dès que ce n'était plus foufoufou, je n'y arrivais plus. Ça ne durait jamais plus de 2 ans. J'ai donc toujours décidé de ne dire mot à ma famille, et surtout à ma fratrie, de ma vie amoureuse. Et tout se passait pour eux comme si j'étais une célibataire. Et bien le nombre de fois que j'ai eu sur le bout de la langue "hey mais j'ai un mec hein", alors que je me sentais pleinement épanouie dans mon choix et seule lorsque je leur rendais visite. Rien de méchant non. Mais besoin de dire cette phrase pour ne plus entendre certaines autres, comme pour dire "je fais partie du moule, ne vous inquiétez pas". Pourtant, rien de très méchant mais du "dans l'ordre des choses" asséné fréquemment. Je me rappelle aussi d'une fois où à une soirée, un ami me présente son frère qui était en couple. J'ai été enjouée, mais je ne lui ai fait que des politesses, parce qu'il était le frère de mon ami, et que la famille ça compte pour moi. Et bien, ce gars, qui avait sa copine dans la salle, est allé raconter à son frère que je l'avais dragué. La première question que j'ai posé à mon ami désolé de me l'avouer : "tu lui avais dit que j'étais célibataire ?", et j'ai presque eu envie de lui dire "mais pourquoi tu n'as pas dit que j'étais avec quelqu'un ?". Encore une fois, tout cela alors que je me sentais épanouie seule, et que je n'étais en recherche d'aucun mec, occupée à plein de trucs dans ma vie. Mais la question était évidente, combien de fois j'avais pu sentir une méfiance à mon égard parce que j'étais la célibataire de la soirée. J'ai longtemps cru que je me faisais un film mais bizarrement depuis que certaines personnes savent que je suis en couple, je ne ressens plus jamais ce malaise. Pourtant, je suis une fille banale, j'étais juste célibataire à 25 ans. 25 ans ! Une chose ne changera pas tout de même, je vis à deux, mais je vis aussi seule. Toutes ces périodes de célibat que j'ai choisies de prolonger m'ont tellement appris sur moi ! J'en avais besoin ! Et s'il n'y avait pas la question de l'enfant bien sûr, je pense que ça nous poserait moins de problèmes à nous les femmes, car finalement, si l'amour n'est pas là, il n'est pas là, qu'on est vingt, trente, quarante ou cinquante ans. Et comme tu l'as dit, il y a tellement d'amours autour de nous ! Vraiment !

Anaelle a dit…

Bah si moi ça me fait rêver ces couple amoureux qui semble s'être trouver c'est que je dois être une grande sentimentale.. Mais tu as raison peut être que tout le monde ne veut pas ça.. J'ai du mal à m'imaginer sans. Pourtant j'ai eu un célibat heureux, mais je suis une grande amoureuse fusionnel le. La clef du bonheur alors serait d'arrêter de juger tout le monde avec comme critères nos propres rêves et envies.. <3

Mawa Jane a dit…

Je viens de passer une heure à lire ton article plus tous les commentaires. C'était fascinant. Je ne connaissais pas ton blog mais j'ai été comme aspirée par ton texte. Pourtant, je ne suis pas directement concernée car j'ai 26 ans et je suis en couple depuis quatre ans et demi. Et avant ça, j'ai pas vraiment eu de longues périodes de célibat. Je le regrette un peu quelque fois.

Je voudrais dire aussi à Juju que j'adhère complètement à son commentaire. Moi aussi j'ai développé la même vision du couple que toi, un couple comme une équipe, mais qui ne rime pas forcément avec passion ou désir. Mais je ne sais pas si j'ai adopté cette vision là un peu par la force des choses, ou si j'aime vraiment cette vision du couple, comme une construction, malgré des hauts et des bas. Je crois qu'il y a mille façons d'aimer quelqu'un et de vivre avec lui.

Avec mon copain, on fonctionne bien ensemble, mais ce que je ressens pour lui n'a rien à voir avec l'amour "papillons dans le ventre" que j'ai ressenti pour mon premier amour. En même temps, j'avais 17 ans, c'était le premier alors je me dis que c'était forcément unique et intense. Et puis de toute façon, j'ai quand même fini par cesser de l'aimer, au bout de trois ans. Ça a brisé toutes mes certitudes parce que je croyais que c'était "l'homme de ma vie". Depuis, je me dis qu'il n'y a rien de moins fiable que les sentiments.

Moi, ce que j'aimerais savoir, c'est si c'est possible un jour d'être absolument sûre de soi, de n'avoir aucun doute, de ne se poser aucune question, et ça que l'on soit en couple ou célibataire. Est-ce possible d'être juste bien comme on est, sur la durée, sans remettre perpétuellement sa situation en question ? Est-ce qu'on est heureux, est-ce qu'on pourrait l'être davantage ? Comment ? Seul, avec quelqu'un ? Avec quelqu'un d'autre ?

Bref, tout ça est très brouillon, mais en tout cas, c'est un plaisir de se retrouver ici, sur cet article où chacun livre ses interrogations, son ressenti. C'est génial d'avoir pu provoquer ça grâce à quelques mots, il faut le dire, très bien choisis.

Pauline bories a dit…

my thoughts exactly !

Célibataire depuis plusieurs mois après une histoire de plusieurs années, je ressens beaucoup "la norme", même si pour l'instant elle est pleine de bienveillance et se traduit par tout mon entourage ou presque qui me présente quelqu'un.

Je ne blâme pas cette norme; ce que tu décris comme être "le tout des femmes", putain mais c'est tellement vrai ! Je travaille dessus, fort, j'arrive même presque au point où je cesse de vivre cette phase comme l'attente que tu décris, cet entre-deux.

Mais je le constate chez beaucoup de mes amies, et j'ai fait pareil dans ma relation terminée : ce qu'on est prête à supporter, pour ne pas sortir du couple, et se retrouver seule...

Bon c'est brouillon mais tu m'as sciée, je devais commenter, mais maintenant je pars au taf !!!

Bonne journée Marie !

Juju a dit…

@Mawa Jane : je crois qu'à la fois on ne saura jamais, on ne sera jamais vraiment sûrs de nous, quand on a le doute, il est permanent, non ?
En revanche, je ne dirais pas exactement que nos sentiments ne sont pas fiables. Enfin, le terme est large, mais je crois qu'on peut très souvent les écouter, se fier à notre instinct, en revanche on ne peut pas se fonder uniquement là-dessus, et on sait qu'ils sont fonction de beaucoup de choses...
Ce que tu dis fais écho à ma perception des choses, car moi aussi j'ai cette question : je me demande si j'ai développé cette notion du couple justement parce que ce n'est pas un couple "papillons dans le ventre", (et à la fois c'est aussi très solide). Et à la fois ça me manque, ces papillons... ce mal de ventre là qui te fait arracher les tripes, hurler, te sentir vivant... Je n'ai pas envie de passer le restant de mes jours sans le vivre ! Alors que faire ? Aller le chercher ailleurs ? Est-ce que ça se travaille, ça ?

(comme tu dis Marie, je réponds aux commentaires, enfin je réagis, parce que c'est comme si on se parlait, toutes... on dirait une table ronde, c'est génial !)

Marie a dit…


Julie: Jusqu’à 27 ans j’étais comme toi, aucune journée à être seule, impossible de l’envisager. 13 années quasi sans une journée de célibat… Quand c’est arrivé, le vertige ;-)
Le barthes, j’arrive pas à le lire… je comprends tellement pas pourquoi…

Timai: Oui en un sens tu as raison, bien sûr que ça veut dire quelque chose, mais ça serait envisager que le couple, le 2 est la normalité, la nécessité même (au sens philo du terme) et que le reste est une a-normalité.
Ca veut dire quelque chose de quelqu’un mais je ne sais pas quoi…
je t’embrasse <3

Cécile: Merci sincèrement pour ce que tu dis. La question de mettre mal à l’aise est très intéressante. Vraiment. parce que c’est vrai, l’a-norme met mal à l’aise elle questionne…
Merci Cécile je t’embrasse.

Cécile: Bien sûr qu’il n’est pas qu’absolu et qu’il y a des oscillations (enfin en tous de ce que j’en ai vécu et vis). Mais les oscillations n’ont rien à voir avec la peur. Avec nous même on a des oscillations ;-)

Anonyme: oui… le mythe, c’est très beau.

Clara: Merci! Comme tu le dis très bien, on est influencé par ce qu’on a vécu, ou ce qu’on nous a fait vivre…
Et tellement d’accord pour le désir d’aimer et aimer, la force de persuasion de l’esprit et du coeur qui veulent aimer… Ils transforment n’importe quoi en amour!

Anonyme: Merci pour ton commentaire.
Se cacher, dire qu’on est en couple pour être tranquille c’est quand même dingue, tu as raison…

Anaelle: Je le comprends, c’est beau!

Mawa jane: <3 Merci beaucoup…
Et merci d ‘avoir pris le temps de commenter.
Et sincèrement, sûr de soi, je ne sais pas… de ce que j’en vois, c’est variable, et jusqu’à la fin de ses jours être sur de ses choix, à chaque minute ma paraît compliqué…

Pauline bories: Le tout des femmes ça c’est le truc qui craint le plus je trouve. Parce que soi le « tout » s’arrête qu’est-ce qu’il reste?
Bise et merci.

juju: ahahahaha

Le cabinet des rugosités a dit…

Je ne vais pas raconter ma vie, mais le résultat en revient au fait que mon regard et mon analyse sur le sujet sont à 200% les mêmes que toi. Il faudrait donc que je fasse un copier/coller de tout ton post ce qui serait visuellement fort désagréable ;)
Le mieux est évidement l'amour AVEC le couple, car quand j'étais seule, ce n'était pas un "vrai" problème vu que je me régale assez avec moi même, je me fais des cadeaux, je m’emmènes au cinéma, je me fais rire, pleurer enfin c'est assez complet ;) mais il m'est quelque chose qui est trop dur à supporter, ce sont les petits moments les plus simples, de beauté, de tristesse, de joie d'émotions que je ne peux partager. Et c'est ça qui est douloureux, c'est cette petite solitude qui fait souffrir.
Pensons avec notre cœur et nos vrais envies, ça nous évitera pas mal d'impairs ;)
Merci Marie pour ce papier

Sylvie

Anonyme a dit…

(cécile)
arte a diffusé récemment tout un florilège d'adaptations (films ou mini-séries britanniques) des romans de charlotte brontë et jane austen que j'ai dévorés des yeux...encore il y a deux jours repassait orgueil et préjugés, que évidemment j'ai reregardé. et même avec un coeur vierge ces histoires me passionnaient. et elles ne se démodent pas.
il y a un inconscient une mémoire et un imaginaire collectifs dans cette attente de l'amour et de la vie qui peut en découler. depuis la nuit des temps on fusionne pour se reproduire ou non. c'est dans nos gènes. c'est dans nos cellules, notre physiologie. je pense que cette recherche de l'autre est innée. qu'on ne pourrait pas vivre sans amour ou sans l'idée de l'amour. que cela soit des années sans ou de ne jamais le connaitre, on vit à travers. même si on ne pense plus à ce désir d'aimer et d'être aimé il est quelque part enfoui.
en parlant de roman, emily bronte a écrit son seul livre "les hauts de hurlevent" avant de mourir à 30 ans vierge et n'ayant jamais connu de relation amoureuse. de son imaginaire elle a décrit et ressenti les passions amoureuses comme jamais. de grandes oeuvres se sont faites et se font à travers ce questionnement cette recherche universelle de l'amour.
après chacun de mes rendez-vous avec lui, je me dis toujours que je le vois peut-être ainsi pour la dernière fois, depuis maintenant presque deux ans. je ne sais pas encore ce qu'est aimer (c'est ma première relation) mais je crois que c'est ce que je ressens pour lui, ou envie de ressentir, peu importe, l'important c'est ce désir de l'amour, seulement personne ne pourra jamais me certifier que ce que je ressens ou désir ressentir est bien de l'amour. je ne veux pas vivre avec lui, ou un autre, je ne veux pas d'enfant de lui, ni d'un autre. et cela ne m'empêche pas de savourer les demandes en mariage, de m'émerveiller et me questionner sur les vies de couples "dans le moule" de mon frère et de ma soeur, d'avoir le coeur qui s'emballe pour les suspenses amoureux fictionnels.
même sans amour on vit avec, à travers( par l'imaginaire, etc...). la passion amoureuse, l'amour physique ne sont pas vitaux, le désir d'aimer et d'être aimé si. et les couples qui durent je trouve ça beau, et si l'amour devient différent plus affectif, il reste toujours inconsciemment ce désir d'être aimé et d'aimer, je pense... et cette quête est le tout de l'Homme. et on peut être en couple sans le vivre matériellement et ça j'y crois profondément. et ayant 33 ans si je perdais l'amour de cet homme, je ne me fais pas d'illusion, retrouver un homme de mon âge ou plus qui soit en accord ou accepte le couple sans la vie de couple, et de ne pas avoir d'enfant ça ne court pas les rues...à ces âges là il risque d'ailleurs déjà d'avoir un ou des enfants d'une précédente union et cette quête là du couple est le tout de l'homme aussi, pas que de la femme.
(je te lis depuis des années et ne commente jamais, mais ce sujet m'intéresse beaucoup, parce que ayant dû vivre sans amour paradoxalement je vivais d'amour quand même, beaucoup, à travers mes pensées, mes rêveries, et je pourrai revivre sans grâce à ça)



Elena a dit…

Je cite quelques com pour répondre..
"À mon sens (et ceci est une opinion très personnel, sûrement remplie de beaucoup de bêtises ! ) l'amour, le couple, la famille… enfin tout ces schémas sont souvent empreint de l'éducation que l'on a reçu."
Tout à fait ! Et c'est pour ça que je ne ressens pas ce qu'a dit Marie : parce que dans ma famille, y a pas cette pression. Mes parents sont toujours ensemble après 20 ans, et ils sont ensemble parce qu'ils s'aiment vraiment. Ma soeur est célibataire et hyper heureuse, et personne dans ma famille ne la juge, bien au contraire ! Ma grand-mère est divorcée (hyper rare à son époque !!) C'est plutôt moi qu'on juge parce que je crois en l'amour et que j'ai rencontré l'amour très jeune...
Je l'ai rencontré à 18 ans, mais à cause de nos études très prenantes, et parce que j'étais avec qqun d'autre, je ne me suis pas mise avec lui. 3 ans. C'est le temps qu'il m'a fallu pour réaliser que je ne voulais pas vivre sans lui, que je ne pouvais vraiment pas. C'était viscéral. Pendant 3 ans on a été amis, et un jour ça a basculé. Il m'a aimée follement pendant ces 3 ans et il a attendu que je sois prête, on a eu d'autres personnes pendant ce temps mais on n'a jamais réussi à s'oublier. Ca fait un an que je suis avec lui (j'ai 22 ans). Alors j'ai peut-être peu de recul, c'est peut-être naïf, mais rien que le fait qu'on se soit attendus mutuellement aussi longtemps, j'ai envie de croire que c'est l'homme de ma vie.
Sauf que les gens, ils jugent. Parce que je suis jeune et "casée" et que je crois en l'amour, je profite pas, selon eux. Et en plus ils me jugent naïve. Mes amis m'ont parfois dit des choses très blessantes genre "ah, tu vas encore aller voir ton copain... t'as vraiment une vie fascinante quoi..." eh bien OUI ma vie me convient, et merde.

"L'idée d'avoir à "travailler sur son couple", à "faire des efforts" pour que ça dure, "comment garder son mec " etc... tout cela me parait tellement artificiel alors qu'il n'y a qu'une chose qui compte, c'est l'amour, le désir."
Je trouve pas, je le ressens pas comme ça. Si on aime qqun, on se bat pour lui. C'est pas tous les jours facile, mais ça en vaut la peine. Je trouve inconcevable qu'aujourd'hui on divorce dès la 1ere engueulade parfois... (Je sais de quoi je parle, mon copain dont je parlais plus haut est dépressif et les crises de larme/crises de nerf, je connais. Mais je trouve toujours la force de l'aider, parce que je l'aime.)

"J'ai toujours préféré quitter mes copains lorsque j'en arrivais là, parce que finalement ce n'était plus de l'amour mais de la tendresse, de l'apprivoisement reciproque, qui perdure aujourd'hui mais qui pour moi ne permettait plus de créer quoique ce soit et finalement l'amour c'est pour créer."
C'est hyper triste comme point de vue, enfin je trouve...
Évidemment que l'amour comme au 1er jour ne peut pas durer toute une vie. (Y a peut-être des exceptions, mais c'est certainement pas la majorité)
Mais avec le temps, l'amour du 1er jour se transforme en attachement hyper profond et sincère, en tendresse quotidienne... et je vois pas ce que ça a de négatif, bien au contraire.. Cet attachement profond que rien ne peut altérer, je trouve ça encore plus beau que la passion folle.

Je finirai par :
"On n'a pas choisi d'être en couple pour être en couple. On l'a choisit parce que ça nous rendait encore plus heureux que de ne pas l'être."
Exactement !!

(Et je précise que j'ai été beaucoup célibataire dans ma jeune vie, donc je sais ce que c'est de s'épanouir seule, juste là je préfère être avec l'homme que j'aime.)
Marie, merci pour ton article très juste, et je serais curieuse de savoir si mon histoire t'inspire qqch :).

Maï a dit…

Bien le bonjour mesdemoiselles et mesdames.

Je viens exposer ma propre expérience.
Bientôt 32 ans, en couple depuis 6 ans, pas d'enfant.
Avant, j'ai tout vécu, aimé une nuit, aimé 3 ans, ai été célibataire, ai quitté, ai été quittée, ai trompé, ai été trompée.
J'ai aussi longtemps cru que je ne pourrai jamais être avec quelqu'un plus de 3 ans (parce que je trouve que c'est vrai que c'est un cap). Parce que le désir disparaissait, l'ennui arrivait, et que je pouvais décemment pas vivre ça.
J'ai été follement amoureuse pendant 3 ans de mon 1er mec, puis pouf, suis partie. Comme ça. Je crois que ça m'a traumatisée un certain temps d'aimer à ce point, d'être certaine à ce point, puis de ne plus aimer, si soudainement ? Si je n'étais pas sûre de moi-même, comment l'être de quelqu'un d'autre ?
Bref, c'était une aparté :p
Toujours est-il que je suis avec la même personne depuis 6 ans, et que je suis toujours aussi heureuse, voire plus d'ailleurs !
De la passion, on a tendance à dire qu'on passe à la tendresse, mais je trouve que c'est bien plus que ça. C'est une vraie équipe qui se forme, unique en son genre, très très intime (et je ne parle pas physiquement). Et ça moi je trouve ça chouette (je rejoins Elena, au-dessus de moi !) C'est sur que la passion des débuts n'y est plus, et parfois revivre ce frisson peut faire envie, mais je n'en ai plus besoin (et pourtant vraiment... c'est ce qui a dicté ma jeunesse!). Ce qui a fait cela je pense c'est que je suis aujourd'hui 100% heureuse en dehors de mon couple. J'aime énormément mon boulot, et je ne m'ennuie jamais. Je crois qu'on attend souvent trop de son partenaire et que la déception ne peut qu'en découler. Un partenaire ne peut pas nous rendre heureuse. Il peut nous rendre ENCORE plus heureuse, mais c'est tout (ou moins malheureuse...) Pour vivre heureux en couple, il faut vraiment être heureux tout court, homme comme femme. Je pense qu'il y a souvent confusion à la base, et qu'on cherche vraiment celui qui saura nous rendre heureux. Aujourd'hui si on se séparait, je serai très malheureuse... mais je sais que je me relèverai et serai de nouveau heureuse, célibataire ou non ! Et c'est ça qui fait que je sais que je l'aime vraiment. Parce que je n'ai pas besoin de lui pour être heureuse, je l'aime juste parce que j'aime. (ça peut être interprété comme quelque chose de très fade genre un amour sans passion, sans désir sans besoin etc, mais c'est pas du tout vécu comme ça, je le vis vraiment comme un amour VRAI, débarrassé et toutes les questions d'égo et de peur d'abandon, qui sont souvent confondues avec l'amour)

Pour ce qui est de la pression sociale... bah comme l'ont dit beaucoup, c'est le cas pour plein de sujet. Moi là ce sont les enfants, j'en ressens pas l'envie, et au bout de 6 ans de vie de couple, et ayant 32 ans tous les 2, les gens se demandent ce qu'on fout. Bon perso moi je m'en fous, j'ai toujours fait comme j'ai voulu.

Désolée si c'est un peu brouillon, c'est écrit comme c'est venu !

Camille a dit…

Juju, pour rebondir sur ton questionnement sur le fait que les femmes semblent beaucoup plus s'interroger sur la question, je te mets un lien vers mon blog, non pas pour me faire de la "pub" mais j'y avais retranscris le propos d'une psychanalyste que je trouvais intéressant. Si ça peut être un élément de réponse... Le lien : http://supercabane.blogspot.fr/2013/11/la-femme-qui-possede-tout-en-elle.html

FranciskA a dit…

Hello, ton post me touche beaucoup.
J'ai 39 ans,je suis célibataire et sans enfants et c'est une situation que je vis bien, à la base...
Car les réactions et les commentaires de l'entourage sont déroutantes et régulièrement, on me renvoie l'image d'un freak qui devrait souffrir : "pas de mec, pas d'enfant, ouh la la ma pauvre"! Il y a vraiment un "acharnement de la part des "en couples" majoritaires, à l'encontre des électrons libres ^^
Et comme tu le soulignes si bien, apprendre à se connaitre soi, être maître de ses choix, gérer son indépendance, son autonomie, c'est tellement riche.
La vie à deux peut être merveilleuse, si on évolue avec une bonne personne et si on se connait soi, au préalable.
Quant à la vie en solo, à partir du moment où on on parvient à se détacher de la mauvaise presse qui l'accompagne, c'est une expérience intense, qui permet aussi de s'ouvrir aux autres, à son environnement, de développer une sensibilité profonde et une réelle Liberté.
Merci pour ton post ;)

Juliette a dit…

Hello Marie!

Juste pour te dire que ton article m'a fait chaud au coeur, et que décidément je te trouve méga pertinente et vraiment originale dans tes points de vue.

J'ai été pendant 4 ans, une personne "à problème", vivant un amour à fond, sans m'inquiéter des étiquettes. Je ressentais cette pression très fort, mais mon amour avait gagné. Malheureusement, parfois, les hommes ressentent cette pression sociale plus fort que nous, et leur amour est alors mis de côté...

Le problème et le non-problème dans ces histoires de couple finalement, c'est qu'on est deux. ;)

Voilà, en tous cas merci pour tout ça, c'est vraiment top!

Juliette

Juju a dit…

@Maï : alors là, je trouve ça formidable ce que tu as écrit, sur le fait d'être heureuse d'abord seul et pour soi, parce qu'on sera toujours seul au fond de nous, seul avec nous même, et ça c'est super important. Et que l'autre vient "en plus" de ça, c'est une très très belle et intelligente façon de voir les choses !

@Camille : merci, je vais regarder ça !

Les M de Marie a dit…

J'ai mis du temps à digérer ton post, parce que mon histoire veut que ça ne soit pas le moment d'en parler, et surtout, pas le moment pour y réfléchir.

Mais je pense que les idées sur le couple n'avancent pas autant que les mœurs. C'est comme un blocage psychologique sur certaines choses, comme si c'était sacré. Les choses sacrées n'avancent pas, n'évoluent pas, un peu comme le mariage pour tous.
On ne peut pas en vouloir aux familles qui sont contre le mariage pour tous (ok, j'ai envie de les tuer, mais nous sommes en démocratie, peace and love) : on ne peut pas leur en vouloir parce qu'ils sont encore dans l'ancien temps, comme on appelait l'ancien régime.
Comme s'ils étaient restés aux temps d'avant, et ils y sont attaché, comme dans l'ancien régime on était attachés à Napoléon (waouh la digression! j'espère que tu suis).
Ils n'imaginent pas que ça soit possible, parce qu'ils ont des habitudes sociales trop ancrées dans un système qui leur est familier. Et qu'ils aiment.

C'est pareil (à mon avis) avec le couple aujourd'hui.
Le statut du couple est institué, il est ancré dans le domaine des habitudes.
Et aujourd'hui, avec tout ce qu'on a à notre disposition, nos mœurs évoluent, et certains pense le couple différemment, et la solitude aussi (et surtout). Et certains restent dans l'ancien régime, et ne voient que la "finalité", (enfin, celle qui est la leur) qu'est le couple. Et rien ne peut être synonyme de climax, de somum de la vie, si ce n'est pas dans un couple.
Notre histoire, notre littérature, même notre politique : tout converge vers le fait que l'harmonie est possible uniquement par le couple. Regarde le scandale Hollande ; il y a un peu de ça (et beaucoup d'autre chose aussi, je sais).

J'en arrive parfois à penser que l'on ne peut être compris sur nos idées du couple que par les gens de notre génération. Rencontrer des mecs sur adopte un mec, sur facebook, sur twitter, aller draguer dans des bars comme un mec, me conduire comme une biatch. Les mœurs ont changé...

Même si je rêve, comme toutes les petites filles de mon âge, du couple, du bonheur et de l'harmonie. Parce que j'ai l'impression (même si je tente de lutter contre) que le bonheur le plus haut je le rencontrerai avec l'amour.

Je n'arrive pas à une conclusion intéressante, je suis désolée, j'ai la tête embrouillée de mille choses qui me bloquent. Le couple, pour moi, vient juste de finir, et le bonheur s'est envolé avec.
Je suis perdue et j'espère trouver des réponses dans tes post, parce que le célibat pour le moment... c'est hardcore.
(mon dieu j'ai que 22 ans, commentaire de vieille fille) (même veille fille est vieux jeu).

Love d'amour.

Marie

Celine a dit…

Ce post m'a fait un bien fou !
35 ans, célibataire, sans enfant... Autant dire que, pour certains, mon cas est désespéré !
Et pourtant, autour de moi, il y a tant de couples "malheureux" mais qui, peut être pour se rassurer et détourner le regard de leur "malheur", pointe du doigt mon célibat soit en me traitant d'égoïste... soit en me demandant ce qui cloche chez moi...
Et comme tu le soulignes si justement, je ne m'était jamais posée la question de savoir ce qui cloche chez moi parce que pour moi, tout va bien mais le fait que mes soi-disant amis me posent la question, j'en viens à me dire que, oui, peut-être, il y a qquechose qui cloche chez moi...
Et effectivement, l'estime de soi en prend un grand coup !
Alors MERCI pour ton post !
Je partage plus qu'énormément ton point de vue !

Chloé P a dit…

J'ai beau avoir 22 ans et être en couple depuis 5 ans avec celui que je vois comme "la" personne, je comprends profondément ce que tu dis.

Ta phrase "je choisirais l'amour sans le couple au couple sans amour" me semble très juste : en tout cas, elle a une résonance particulière au regard de mon histoire personnelle.

J'ai tout vécu trop vite dans des conditions déplorables, j'ai connu le "couple sans amour", et j'ai pu me remettre de ces moments humiliants et destructeurs grâce à "l'amour sans le couple". C'est auprès de ma famille et en m'ouvrant à de nouvelles personnes devenues des ami-e-s que j'ai commencé à me considérer comme une personne à part entière, digne de respect et d'intérêt en soi, moi toute seule.
Il se trouve qu'un de ces amis est devenu à la fois mon meilleur ami et mon amoureux, mais pour autant, je ne considère pas le couple comme une fin en soi.

J'ai encore beaucoup à faire avant d'apprendre à vivre en paix avec moi-même, ce qui m'est bien plus difficile que de vivre à deux. Vivre en paix avec soi-même, ça, c'est une fin en soi, qui nécessite souvent l'intervention de tiers mais pas forcément d'un amoureux. D'ailleurs, c'est peut-être plus sur la dimension "amitié" de ma relation que sur sa dimension "amour" que je m'appuie pour m'aider à être heureuse.

Mon propos est un peu confus mais à mon sens, s'il me semble compliqué d'être équilibré sans relations, ces relations peuvent n'avoir rien à voir avec une relation de couple. Un entourage, c'est important, mais un copain/fiancé/mari, ce n'est qu'un élément optionnel de cet entourage nécessaire.

Mes amies célibataires, qu'elles aient mon âge ou approchent de la trentaine, s'inquiètent toujours de ne pas être dans une relation stable. Mais en discutant, une chose revient toujours : ce qui leur manque, c'est le sentiment de compter pour quelqu'un, et le fait de pouvoir de temps en temps s'allonger avec quelqu'un et lui faire un câlin avant de s'endormir. Je suis sûre que ces deux choses se trouvent en dehors du couple, même si le couple a l'avantage de procurer une sécurité quant à leur disponibilité (à condition, bien sûr, qu'il s'agisse d'un couple avec amour).

Pour conclure, je te paraphraserai en disant que l'amitié sans couple est belle, mais que le couple sans amitié est triste à mourir. La complicité, la tendresse, voilà qui est important et qui n'est bien heureusement pas réservé aux couples ni même à celles et ceux qui ont trouvé ce qu'on appelle la bonne personne.

Olivia a dit…

Bonsoir Marie,

Il y a un an (dans 15 jours exactement) que mon amoureux m'a quitté au bout de 17 ans (pas pour une autre, il est toujours célib), je me retrouve donc célib avec 2 enfants à 43 ans.

Après des premiers mois très durs, je m'aperçois depuis un mois que cette rupture m'apporte, elle m'apporte l'autonomie et la liberté. Et c'est super bon !

Je ne suis pas prête à me remettre en couple, je sais vivre seule, je n'ai pas besoin d'un mec.

Quand j'ai osé le dire autour de moi, les réactions ont été vives.

En résumé, non, on n'est pas fait pour vivre seul(e), je me leurre, et ah ah on en reparlera dans quelques mois…

Etre célib, ne veut pas dire forcément vivre seul(e).

Etre célib, peut pouvoir dire vivre entouré d'amis.

Mais je pense que l'on sait/peut ou pas vivre sans une autre personne à coté de soi au quotidien.

Il y a des filles célibs qui sont des chasseuses d'hommes et il y a celles qui sont des amazones, je me sens plus proche des deuxièmes.

Je sais que je resterais célib tant que je ne rencontrerais pas celui qui me correspond à 100%.

Je pense aussi que cela est possible parce que mon entourage familial et amical est fort présent et suffit à me nourrir.

Bref, ton post me parle beaucoup !

Bien à toi,

Anonyme a dit…

Une sociologue a étudié les femmes "seules" en faisant des entretiens pour comprendre comment le célibat est perçu et vécu par ces femmes.
Je vous mets la référence de son bouquin si ça vous tente :
Flahault Erika, 2009, Une vie à soi. Nouvelles formes de solitude au féminin, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Le sens social », 200 p.

Personnellement, j'ai ressenti très tôt - bien avant 23 ans (j'en ai 24)- cette injonction à être en couple, qui se combine (voire s'oppose) souvent avec une imposition à l'expérience (et le fameux "Avec combien de mecs tu es sortie?").
J'espère que la société évoluera de ce côté là. Surtout que faire dépendre le bonheur d'une femme à un homme (dans une logique hétérocentrée) est non seulement complètement anti-féministe, mais d'un autre temps. Les femmes ont aujourd'hui largement les moyens tant financiers qu'intellectuel (si on considère que les femmes ont longtemps été exclues du système éducatif, et donc des professions les plus prestigieuses et donc les mieux valorisées socialement et pécuniairement) d'être seules.

Ally Darling a dit…

Une amie m'a fait découvrir ce post et je dois dire que je me retrouve dans ce schéma "d'anormale" j'ai 23ans, ma dernière relation remonte a 3ans, et oui je me pose des questions. Je me pose des questions en partie parce que je me demande pourquoi je ne trouve pas chaussure à mon pied, ma réponse est que je rencontre difficilement de nouvelles personnes, et surtout surtout je me pose des questions quand toooout ces gens me disent "c'est bizarre" quand je dis que je suis célibataire. Je n'ai même pas besoin de leur dire le nombre d'années de mon état, juste le fait d'être célibataire "c'est bizarre". Ah. Et puis la suite "t'es sympa, t'es jolie, t'es drôle, t'es intelligente, comment ça se fait?" et forcément je cogite, "comment ça se fait" bah ouai, c'est quoi le truc pas normal chez moi du coup? Vu que tout le monde semble trouver ça hallucinant que je sois seule? Et puis oui la course à la procréation commence à se poser, parce que frileuse comme je suis il va me falloir des années avant d'envisager fonder une famille avec LE mec. Et si il tarde trop à arriver je suis pas certaine que tout fonctionne encore chez moi (déjà que manifestement j'ai un gros truc qui cloche style 3ème bras sur le sommet du crâne que seul les individus potentiellement mon genre ne voient).

Je ne vis pas mal seule, heureusement, puisque je n'ai jamais vécu en couple au quotidien, heureusement que ça va à peu près, mais des fois je me demande si je ne loupe pas des trucs sympas aussi en ne connaissant pas le couple. Une présence, un truc super fort, quelqu'un qui m'aiderait à avancer, parce que oui parfois je me sens bloquée en étant seule, et mes amies ne suffisent pas, parce qu'elles ont leurs vies avec leurs mecs. Parce qu'elles aussi me regardent avec cet air misérable en se disant que de toutes façons c'est irrémédiable pour moi. Alors ça s'installe, doucement, j'ai 23ans et je m'effraye à commencer à envisager que ce que j'ai vaguement connu il y a des années ne vienne plus. Après tout si ça n'est pas venu en trois ans, pourquoi tout d'un coup ça marcherait? Si "l'homme de ma vie" existe, à mon avis il s'est prit un arbre dans la gueule ou il est perdu au fond d'un trou, parce que je comprends pas pourquoi ma route n'a croisé celle de personne depuis tout ce temps.
Et oui je le redis, le pire c'est les autres. Ma mère qui s'inquiète, la fille que je n'ai pas vue depuis 10ans qui m'invite à son mariage en jubilant de m'avoir "battue", les gens qui ne sont pas heureux dans leur couple mais continuent de me juger... J'ai envie de leur hurler que j'ai moins à perdre qu'eux, mais j'ai l'impression d'être seule face à tous les autres...

Mia Gomez a dit…

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