Pages

9.12.13

CASSE-TÊTE CHINOIS

1008834_578480488864670_889784112_o

 

Bon ben je suis allée voir Casse-tête chinois de Klapisch, suite attendue (en tous cas pour moi) de L'auberge espagnole et de Les poupées russes. Et comme j'ai été déçue...

J'aime bien Cédric Klapisch et j'aime beaucoup quand il bosse avec Duris (j'étais une lycéenne amoureuse transie de Tomasi (comme une bonne partie de l'univers des filles de mon âge), le branleur assez drôle qu'il avait incarné dans Le péril jeune) et même si le personnage de Xavier était depuis toujours un peu irritant j'étais plutôt attachée à ses péripéties amicales, amoureuses et de vie.

Exactement comme les films Sex and the city, j'étais ravie de retrouver les personnages de l'histoire.

L'attachement aux personnages de fiction... Avec Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte ça avait été pareil.
Le premier film faisait plaisir même s'il était très imparfait... Et puis il y a eu le deuxième, très au-delà de "imparfait mais sympathique"...
Le plus étrange dans ces deux films, ça a été cette manière limite qu'ils avaient eu de cracher dans la soupe... Il ne restait plus rien du propos originel.

Je me suis toujours dit que SATC aurait été une plus grande série si ces héroïnes ne s'étaient pas autant éreintées à se "caser" (sauf Samantha mais voyez-vous ce que je veux dire...).

Ce qui avait pu être perçu comme un propos progressiste et déculpabilisant pour les femmes célibataires s'est finalement muté (normal me direz-vous) en un discours ultra-normé (je ne dis pas que c'est bien ou mal, c'est simplement que le propos de base était une alternative. On était pas dans 7 à la maison. SATC c'était quelque chose qui montrait aux femmes que hors couple, il pouvait y avoir un salut et non pas que du dépit ou de l'anormalité . Un salut qu'on trouvait en plus dans les relations amicales épanouissantes qui étaient, alors, souvent réservées dans la fiction, aux hommes... Ce n'est pas que c'était mieux, c'est que c'était, enfin, autre chose. Une alternative. La question du modèle dans la fiction peut tout de même être une inspiration pour la vraie vie... Je m'égare...).

Donc, tout le propos avait été dilué dans cette norme qui ne laissait aucune chance à un contre-exemple d'exister.
Et le film de Klapisch m'y a fait repenser, parce qu'il y a un peu de ça aussi dedans...


Je vais spoiler. Beaucoup. Si vous n'avez pas vu le film et que vous souhaitez le voir, ne lisez pas la suite du post. 

SPOIL

SPOIL

SPOIl (ouais je suis relou mais sait-on jamais...)

T'arrête maintenant vu que je vais spoiler.

L'autre jour, un pote me demande ce que j'ai pensé du dernier album de Daft Punk (tu te dis quel rapport? Attends j'y arrive...).
Je lui dis que je ne l'aime pas beaucoup, malgré l'attente et l'excitation, j'avais été terriblement déçue.
Surpris, il me rétorque qu'il l'aime beaucoup et que, conseil, il vaut mieux ne jamais trop s'attendre à grand chose à propos de rien... Ca évite la déception. J'avais déjà entendu ce genre de choses... Je ne sais pas me dresser pour ça...
J'ai 6 ans ad vitam aeternam alors conséquemment, j'attends de toucher les étoiles et rien n'a encore complètement réussi à ternir mon enthousiasme...

Oublie pas le Spoil...

Ne pouvant aller contre ma nature, j'étais impatiente de voir Casse-tête chinois et étais sûre que même s'il n'allait pas être terrible terrible, il serait toujours aussi bien qu'un bon paquet de comédies françaises... Et puis Xavier, Wendy (la beauté de Wendy, spectaculaire), Isabelle et Martine... Au pire du pire, ça sera sympathique.

Et pendant une bonne partie du film ça l'était. Des trucs drôles, la gamine de Xavier et Wendy trop mignonne avec sa frange, ses t-shirts larges sur ses jupes tutus, les jambes de Cécile de France, quelques vannes de Xavier, encore les travaux (toutes les villes où ils se retrouvent sont systématiquement en travaux) ou encore cette voix-off familière...

Mais il y'avait un mélange dans les personnages qui commençait à m'irriter mais surtout à m'attrister.

Les personnages avaient mal vieilli mais dans le même temps, ils n'avaient pas grandi.

Le choix amoureux final ne m'a fait qu'une impression de dépit.

C'est l'effet que ça m'a fait et ça me paraissait très, très éloigné du propos de départ... Comme la vision plus générale du film d'ailleurs.

La quarantaine, nous dit Klapisch, c'est le réel aussi, il faut voir à être avec quelqu'un qui "nous connaît par coeur, connaît nos défauts et a autant d'enfant que nous...".
Je sais, je dois être une incorrigible naïve, mais bordel...

Ni peur ni dépit, c'est le minimum pour vivre un peu grand, non?

Allez love, peut-être vous avez aimé, mais moi... pas beaucoup.

Have a good day

26 commentaires

camillengoguette a dit…

Hello !

Je l'ai vu hier soir et j'ai été franchement déçue aussi... Je m'attendais à tout sauf à ça. Le film est décousu, il m'a donné l'impression d'une suite de micro-scénettes dépourvues de liant et sur tout j'ai trouvé que les personnages ont perdu de leur superbe, notamment les personnages de Wendy et Isabelle, on m'avait habituée à mieux. Je pense qu'ils n'auraient pas du faire ce 3e volet, mais au moins on ne reste pas sur notre faim et on sait que c'est vraiment la fin des aventures de la team barcelonaise ...

Charlotte a dit…

Je n'ai pas vu le film.
Mon commentaire portera donc sur ton intro concernant SATC.
Je ne suis pas du tout d'accord avec toi.
SATC se voulait une série moderne, qui montrait des femmes libres et indépendantes et pourtant dans les femmes, ces femmes libres et indépendantes passaient leur temps à chercher un homme et pire encore à ne parler que de ça !
Que ce soit le cas pour Charlotte, pas de souci, c'était son but, son idéal et elle l'assumait totalement.
Mais alors les autres, Carrie en tête, qui nous bassinait avec ses prétentions à 2 balles, elle n'en pensait pas moins. Elle voulait un homme, elle se décrivait par rapport à un homme, sa vie tournait autour de ça !
Il y a d'ailleurs un épisode où Miranda les laisse en plan dans un resto, énervé que 4 femmes intelligentes ne soient pas capables de parler d'autre chose que des hommes.
Et même Samantha finissait par se caser (je parle que de la série bien sur, les films sont à oublier à mon sens).
Donc, vraiment SATC avait peut-être des airs "on va vous montrer autre chose, on va vous montrer que les femmes peuvent être épanouies sans pour autant être en couple" mais dans les faits c'était tout le contraire !

Marie a dit…


Camilleengoguette: grave...
la déception!

Charlotte: et bien en lisant ton com, je me suis dit que tu avais raison.
j'ai dû y voir ce que je voulais y voir.
Carrie m'agace depuis longtemps, d'ailleurs avec les mecs je la trouve nulle.
Samantha a toujours eu ma préférence, même dans son rapport éthique aux choses, elle est hors-norme. Pas amorale, la question de sa sexualité débridée n'est finalement qu'anecdotique, mais c'est quelqu'un qui est absolument morale.
L'épisode où elle est triste de s'être sentie jugée (par Carrie) est très explicite à ce propos.
Bref, je m'égare, mais merci pour ton com, je crois malheureusement que tu as raison!
bise

Laurie a dit…

Je rejoins complètement Charlotte sur SATC...
J'ai 32 ans, donc on peut dire que je fais partie de cette génération accro à SATC, sauf que... ben non en fait! Mes amies en étaient dingues et c'était le scandale quand je disais que cette série était, pour moi du moins, un cliché sur les femmes qui ne vivaient QUE pour les hommes et la mode...
(d'une façon un peu exagérée je sais ^^) Je dirais même que cette série a "stigmatisé" une génération de meufs comme moi, qui en avait rien à faire de Prada, Vogue, ou encore de me marier à tout prix... Il n'y avait aucun personnage un peu "hors norme" auquel m'indentifier...
Bref, j'ai jamais vraiment compris cette série, ni même le succès énorme qu'elle a eu auprès du public féminin, et pourtant c'est pas faute d'avoir essayer!
Bisettes Marie et j'espère que tu vas mieux ;) (rapport à ta crève!)

Anonyme Amande a dit…

Je voulais aller voir le film hier et puis il y a eu ce vieux retardataire de saint nicolas qui a mis la pagaille...
Bref, je n ai pas lu le spoil, juste les dernieres phrases de ton article, les futurs quarantenaires... Et en marge de ton analyse sur ces films, cela m inspire le reflexion suivante :

J aurai 40 ans dans 3 ans, je suis une maman celibataire depuis peu, et c est auch (je ne parle pas que de la thune ;-)).
De tous mes amis qui ont a peu pres le mm age, je me retrouve a etre une des seules (la seule) qui n est pas en couple, et qui n est pas proprietaire de son logement. Cette pression sociale que je n avais jamais ressentie avant (meme quand j etais en couple avec le pere de ma fille), est juste devenue hyper violente.
Il y a les sous entendus, les vieilles reflexions que ma connaissance de la rhetorique eclaire...

Face a tous ceux qui me disent sans que je ne leur demande rien, qu aujourd hui on peut encore faire un enfant passe 40 ans (comme si j en avais envie !), ou que si je veux acheter ou construire qqchose je ne dois pas perdre mon temps ou avec "ce" loser et me trouver un mec divorce avec enfant qui saura me comprendre et m epauler...
C est a la fois tres flippant voir culpabilisant, selon le degre de bonne humeur ou de bon moral que je peux avoir.

Je m en veux parfois d esperer atteindre ce conformisme rassurant, d envier tres fort des fois mes amies et leur petite famille (jalousie ?), et paradoxalement de kiffer aussi les felicitations de celles qui aimeraient faire comme moi (ne plus rester avec le pere de leurs enfants qu elles trompent et qu elles meprisent en silence) mais qui n en ont pas les couilles.

En bref, il est bien difficile de vivre dans cette epoque ma belle Marie ! Ce que je sais, c est qu une grande periode de questionnements m attend, et c est pourquoi j avais envie de voir ce film et les autres sur ces 30aires qui vont passer le cap des 40 tout bientot.

je t embrasse fort.

Marie a dit…


Laurie: Y a Sam, ok son personnage peut paraître caricatural, mais son rapport à tout ça est sincèrement, différent.
Mais oui tu as raison, sur plein d'aspects c'est craignos!
Mais au tout début, le rapport qu'entretenait Miranda à tout ça était aussi différent... Bref, tu vois quoi!
Bise et oui je commence à aller mieux, le rhume trop truc tout pourri <3

Amande que j'aime: Reviens me dire ce que tu en as pensé quand tu l'auras vu!
La société est violente pour ce qui n'est pas normé (même dans de toutes petites proportions).
Ma mère vivait seule, mère célibataire, jusqu'à 40 ans, elle s'était dit, à cet âge là, qu'il fallait se caser... un peu plus de 10 ans plus tard, elle me dit que c'était une "erreur".
Je m'égare, redis moi quand tu l'as vu!
Love

Charlotte a dit…

Je viens de relire mon post, et que de fautes !
J'ai écrit ça à la va vite, un peu énervée, c'est souvent le cas quand on parle de SATC :)
Malgré tout ce que j'ai dit plus haut, et que je maintiens!, j'aime quand même bien cette série car elle mettait en scène de vraies relations amicales.
Ce qui est assez rare à la télé.
Ce qui m'énerve vraiment c'est la façon dont cette série est vendue, notamment par la presse féminine, alors que c'est quand même complétement l'opposé.
Cette série aurait pu être tellement plus que ce qu'elle est vraiment, et ça c'est bien dommage.

A part ça, je compte aller voir Casse-tête chinois, je reviendrai donc lire ton post plus tard.

Bonne journée

Camille a dit…

Je n'ai pas vu le film et ne le verrai sûrement pas, sauf par hasard. Je réagis donc à ta question : ni peur ni dépit pour vivre grand ?
C'est quoi vivre grand ? Pour ma part, mortelle commune, je pense avoir besoin d'un compagnon de vie. C'est facile à dire pour moi puisque j'en ai un. Mais c'est aussi un choix à faire. Ouvrir son coeur à quelqu'un que l'on n'aurait pas forcément imaginé comme son prince charmant. Et ça peut être grand de parvenir à s'entendre toute sa vie. Et on renonce forcément à des choses. Et on en crée de belles aussi que l'on n'aurait pu faire seul.
Pour moi, le célibat n'aurait pas été un choix, sauf si j'avais une très grande oeuvre à accomplir, qui ne permette aucune concession.
Bisous

Marie a dit…


Charlotte:Oui c'est vrai.

Camille: Je n'entends rien d'autre qu'un truc très perso. Ni couple ni célibat.
C'est contextuel ce que je dis quand je dis "quelque chose de grand", en fait ça fait référence à l'histoire de Xavier et du choix qu'il va faire.
Il aura dans un premier temps eu une réflexion qui paraissait extrêmement sensée (et argumentée) dans le film pour après se raviser, et ça ressemblera, au moins dans le montage, à une forme de dépit...
Quant au grand pour moi (mais juste pour moi, aucun prosélytisme, juste un constat), c'est le sentiment amoureux... Et non le couple! Mais ça m'est strictement personnel, il n y'a pas de volonté de dire que ce je ressens est au-dessus ou en -dessous, c'est juste comme ça...
Bisous

Camille a dit…

Marie, je comprends. Je dirais juste que le sentiment amoureux ne se cache pas toujours où on l'attendrait.

Marie a dit…

Oh que oui <3 Camille

Marie May a dit…

Je l'ai vu samedi soir et comme toi, j'ai été super déçue...

Anonyme a dit…

J’ai pas vu le film, en général je regarde les films de Klapish lorsqu’ils passent à la TV, j’aime pas trop cette frénésie un peu factice de la jeunesse parisienne transposée à l’étranger. Un film peut plaire sans forcément qu’on se retrouve dans l’histoire mais là rien n’accroche vraiment pour moi.
Sans être accro, j’aimai bien Sex & the city, je trouve justement que ces personnages étaient bien vus elles étaient assez différentes les unes des autres, ça avait quelque chose de rafraichissant New York les sorties le shopping … et certaines répliques très drôles je me souviens quand Charlotte tient à se marier vierge et que les copines sont stupéfaites. Samantha lui dit un truc du genre « c’est comme acheter une voiture sans l’essayer »… bonne semaine Rose

laitah a dit…

Chère Marie,
Tu me touches droit dans le coeur là puisque autant SATC et l'Auberge espagnole ont contribué à me construire en tant qu'adolescente. Je me souviens quand j'ai emménagé dans ma première collocation après le bac on écoutait la BO de l'Auberge espagnole en boucle. Qu'on était naïf ... Cette série et ce film sont vraiment symptomatiques de ma génération (entre autres, comme ça a traversé plusieurs générations).
Pour autant, en prenant du recul, maintenant que moi aussi, comme Xavier, je suis devenue adulte, y a quelques couacs ...
Je suis tout à fait d'accord avec Charlotte qui s'exprimait plus haut. Après avoir eu quelques expériences amoureuses et surtout avoir fait des études de sociologie du genre, je regarde SATC d'un autre œil (même si mon coeur reste bienveillant). En fait, sous couvert de prôner le célibat et les copines, on t'envoie le message qu'aucune vie en dehors du couple n'est possible. SATC, c'est la recherche moderne du prince charmant, avec mariage à la clé. Bim, prends toi ce modèle de vie en pleine face. Parce que même Samantha, certes elle a un discours alternatif, mais en fait, elle sert de contre-modèle dans la série, non d'alternative moralement acceptable, mais de contre-modèle anormal. Et on est émue quand elle arrive (enfin) à se caser, comme si c'était le but de tout parcours.

Pour moi, les Poupées russes, c'est la comédie romantique par excellence (ce qui n'est pas péjoratif du tout). Et pareil, ça transporte le même genre de message que SATC. Mon coeur d'adolescente est toujours tout chabadabada, mais ma tête d'étudiante ne se laisse plus berner.
L'Auberge espagnole restera à part dans tout ça, car c'est avant tout pour moi l'histoire des séjours Erasmus, et ça représente très bien cela, sans porter de jugement. Etre perdu dans une mosaïque de couleurs pour finalement se trouver (ou pas), et surtout grandir (un peu). Une sorte de rite de passage à l'âge adulte que chacun vit à sa manière. Klapisch filme assez bien ça.

Bref (la longueur du commentaire ...), je n'ai pas vu Casse tête chinois. J'aimerais tellement que Klapisch et Duris arrivent encore une fois à faire vibrer mon coeur d'adolescente. On verra ...

Bisous et merci pour tes posts qui, sous-couvert de parler en passant d'un film, font vachement réfléchir à plein d'autres choses.
Léa

Anonyme a dit…

Tu spoiles rien du tout en fait (je voulais connaître la fin sans aller le voir).

Anneso

clara a dit…

Je rebondis sur le commentaire de Charlotte. C'est exactement ce que j'ai toujours pensé de SATC.
En fait j'ai toujours regardé ça comme une satire ! J'étais très étonnée de voir toutes ces filles fantasmer sur Mr Big (alors que la série le présente objectivement comme un gros connard ??), envier le shopping de Carrie qu'elles qualifient de "liberté" ( le shopping une liberté ?) ou alors trouver "réaliste" que tout dans la série tourne autour des hommes... Je pensais que c'était justement l'objectif des producteurs, de montrer ce rêve avec distance. Une distance amusée, sans jugement méchant, mais une satire quand même. Du coup je trouvais la série absolument géniale....

C'est sans doute génial justement parce que les deux facettes peuvent être vues ensemble.

Billy the Kod a dit…

JE VAIS SPOILER A MORT AUSSI ATTENTION WARNING ACHTUNG!!!

J'ai vu le film hier avec ma soeur, moi j'y suis allée pour le voir mais en sachant déjà que j'allais être déçue, je le sentais, pour moi c'était un film fait pour l'argent et pour "faire une suite attendue" donc la déception serait forcément au rdv.
ça n'a pas loupé, déjà, j'ai trouvé ça assez long, et surtout, j'ai été déçue parce que l'auberge espagnole avait éveillé des questionnements en moi, j'avais à peine 20 ans quand je l'avais vu, je venais d'emménager à Bordeaux, à plus de 400 km de là où j'avais grandit, de mes parents, de mes amis, et l'auberge espagnole me confortait dans l'idée que partir c'était grandir, que l'autre, quel qu'il soit m'apporterait bcp, m'aiderait à me savoir et me comprendre... Puis l'auberge espagnole, les monologues de Xavier sur l'amour, les errances de Xavier sur l'amour, l'amour l'amour l'amour, et encore ses questions que le film avait soulevé, l'éveil que ça avait occasionné chez moi, cette impression que klapisch cherchait à nous rassurer dans nos errances en racontant celles de Xavier...
avec casse tête chinois, j'ai été divertie, j'ai souri, j'ai été émue par moments, j'ai regardé wendy en espérant un jour être belle à tout casser, comme elle, j'ai aimé la photographie et le son, j'ai aimé retrouver ses personnages et être rassurée justement par le fait qu'ils n'avaient pas tant grandit que ça, mais je ne me suis pas posé de questions, ça n'a trouvé aucun écho en moi, je n'y ai pas décelé la "philosophie" qui m'avait éveillée et questionnée dans les deux précédents... Et cette fin, je n'avais pas songé au mot dépit qui est parfaitement ce que ça évoque chez moi, moi je parlais de résignation, et j'ai repensé aux poupées russes, au discours de Xavier sur les poupées russes, j'ai trouvé que commencer et finir avec martine avait presque tendance à annuler toutes les autres, et je me suis dit que si klapisch d'une façon ou d'une autre nous avait emmené sur le chemin d'une interrogation concernant le premier amour (avec juste cette simple question par exemple : les couples que nous formont ne sont ils pas une répétition, une recherche de ce premier amour perdu, gâché, ou que sais je? Notre premier amour n'est il pas celui qui "décide" de tous les autres?)
mais non, pas de questions, pas de "philosophie", même Xavier, en écrivant, erre moins qu'avant, il se laisse porter alors que moi j'avais grandit avec un Xavier qui réfléchissait, qui se questionnait et qui faisait erreurs sur erreurs pour trouver sa voie, là Xavier ne cherche plus à vivre, il survit et se résigne.
déception donc, et totalement d'accord avec toi : j'aurais aimé que Xavier n'ait pas peur de vivre un peu grand...

Arie a dit…

Excellent album que le Bangerz de Miley Cyrus au passage (cette nana a une voix d'enfer quoiqu'en pense la majorité du Monde) Il y a le son de Pharell Williams et des Neptunes dans ce morceau...
Je n'ai pas vu le dernier Klapisch car j'ai déjà l'impression que l'âme du premier film : l'auberge...n'est plus là...

Clairette a dit…

Comme toi Marie je n'ai pas aimé, c'est creux, c'est longuet (en fait il se passe quoi dans ce film ?? Ca tourne à vide !), les tribulations des persos sont inintéressantes et téléphonées... Vraiment je ne m'attendais pas à grand chose, juste à être un peu divertie et j'ai juste été irritée tellement ça ne rime à rien. Ma plus grosse déception, c'est Isabelle, un chouette perso à la base qui devient une caricature lourdingue... Bilan : Depuis La Part du Gâteau, navet suprême, Klapisch confirme qu'il est devenu un réalisateur médiocre qui n'a plus rien à dire de personnel sur la vie, et ça me fait de la peine.
Bises !

Cynthia a dit…

Bon j'ai craqué, je t'ai lu malgré ta mise en garde de méga SPOIL...
C'est pas si Spoil que ça en fait, je vais le voir ce soir, mais j'ai tout de même mes aprioris..Comme toi j'ai adoré Duris, mais là avec le temps il m'est de moins en moins sympathique, j'avoue j'irai surtout pour Cécile, que je trouve extra et qui a un sourire communicatif..et puis un peu pour la Tautou aussi, bref j'y vais surtout pour retrouver la bande de potos, mais je ne me fais pas trop d'illusions sur l'esprit du film..Je voulais aussi réagir au post d'Anonyme Amande,et je la rejoins tout à fait, sauf que moi tu multiplies par deux,deux enfants, deux papas, deux séparations,et je peux te dire que même en 2013 le regard des gens est pas toujours tendre..Aussi je suis ravie quand je lis des choses comme " Quant au grand pour moi , c'est le sentiment amoureux..." je partage entièrement Marie, et j'y crois encore et toujours...gros smacks..

AuroreInParis a dit…

Contrairement à toi j'ai bien aimé le film, en revanche c'est pareil que toi, je suis très déçue du choix amoureux final. Ca aurait pu être un coup de foudre, et il nous sort du réchauffé avec une Martine sutpide qui me sort par les trous de nez.
Pour le reste j'ai aimé la réalisation, et que ça se passe à New york

Marie a dit…

Salut Marie,
Moi j'ai bien aimé ce film, peut être parce que j'ai découvert la veille d'aller le voir qu'il y avait une suite, que j'aime les acteurs, et que la simple idée de passer 1h30 en leur compagnie me suffisait... je n'en attendais rien, juste me divertir, me laisser portée par ce rythme si particulier, et puis je dois avouer que voir new York un peu autrement, ben j'ai bien aimé...

En lisant ton avis sur le film, je suis assez d'accord avec toi, mais je me suis rendue compte que pour une fois je n'avais pas du tout intellectualiser les choses, rien attendu du tout... et que pour une fois c'était positif. Je suis toujours déçue quand j'attend quelque chose avec impatience...

Les M de Marie a dit…

Salut la chic fille

C'est compliqué je trouve de toujours être au top. Enfin je veux dire, les deux premiers étaient géniaux, moi je n'ai pas tant été déçue que ça du dernier. Peut-être parce que je m'attendais justement à être déçue... (cercle vicieux).
Bref je suis contente de les trouver à nouveau, comme mes amis. Ils n'ont pas vraiment changé, leurs rêves se sont juste évanouis (comme il le dit lui-même à Martine dans le taxi "toi qui voulais sauver le monde"). Mais au final ils ne sont pas si malheureux...

Je sais que la vie ne se résume pas à ça, à ce qu'ils ont réussi à avoir, chacun chacune. Mais puisqu'ils ont ça, c'est déjà pas mal non ?

Je suis aussi une indécrottable romantique, j'aime croire que l'amour est plus fort que tout et décrocher la lune. J'aime rêver de ça, de tout ça, de cette aventure. Mais j'ai peur aussi. Et je comprends qu'à 40 ans on puisse avoir peur aussi, et qu'on se retrouve à se rabibocher avec celle qu'on a aimé. Juste parce qu'on est bien.

Je dis pas qu'il faut "juste être bien" toute sa vie, mais ça peut aider...

Bordel ce que je suis vieux jeu.. en pleine période de remise en question de mon couple je me rends compte que j'essaie de m'autoconvaincre..

Bref merci Marie, merci d'écrire si franchement. Punaise j'adore vraiment venir lire ton blog, merci de nous faire réfléchir !

Des bisettes

Marie

audrey sasha a dit…

ouai je l'ai vu hier, c'est sympathique mais vraiment sans plus, de toute façon, le troisième volet es toujours celui de trop.... bon par contre romain duris est de pus en plus canon ...
bonne journée marie!!

Jade Cactus a dit…

J'ai attendu de le voir (hier) pour lire ton article, et ça m'a fait le même effet. J'avais une attente énorme, j'ai pas été déçue par les 95% du film, mais putain, cette fin est à chier !
C'était tellement beau le moment où il lui dit qu'il ne croit pas au réchauffé. Et on s'attends tellement à ce que ça reste dans le même esprit que les précédent : soit qu'il reste seul, parce que c'est pas grave au final, soit qu'il tombe amoureux d'une fille improbable.
Et puis Martine, je la trouve tellement imbuvable dans ce troisième opus, que je ne vois pas comment le "feu" peut être là. D'ailleurs on ne l'a pas vu venir, tellement c'est baclé... :/
Bref, mon amour pour Klapisch reste quasiment intact, parce que personne n'est parfait, mais c'est une déception quand même.

Benedicte a dit…

Je pense que si j'irais le voir, si je trouve le temps ; je ne m'attends pas à autre chose que passer un bon moment devant une "comédie" française avec des acteurs "beaux"; comme les 2 premiers en fait. Sinon, je n'ai jamais regardé SATC, la série, pas le temps à l'époque (2 enfants en bas age, un boulot à plein temps, un mari toujours entre 2 avions, mais j'ai vu le film que j'ai trouvé incroyablement tarte ('tain, si c'est ça l'idéal des femmes ; au secours ! comme le résume très bien Charlotte). Mes enfants ont grandi,j'ai de nouveau le temps d'aller au cinéma, je ne suis pas propriétaire et je m'en fous complètement. Ce qui m'importe c'est de donner des rendez-vous à mon homme (toujours le même, il est merveilleux et voyage un peu moins).