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16.9.13

TAKE THIS WALTZ X LOVE X ÉTERNITÉ?

MOMENT_TakeThisWaltz




(Le Janelle Monae feat Prince est une petite bombe sexy... Même pour un lundi matin)

 L'une d'entre vous m'a conseillé, dans un commentaire d'un des posts sur la fidélité, de regarder le film de Sarah Polley, Take this waltz.

Cette lectrice après une période de rupture et de rejet un peu difficile s'est vue consoler par ce film.

"Mais ma peine est passée, je me console en me disant que rien ne dure éternellement et que le nouveau deviendra vieux un jour, et ce après avoir regardé "Take this waltz", que je te conseille Marie ;)"


Un film d'amour un peu indé avec mademoiselle Williams  mal peignée, il ne m'en fallait pas plus pour me convaincre.

(Je vais spoiler à un moment donné de ce post mais je préviendrai pour ceux et celles qui veulent le voir et qui ne l'ont pas vu mais là, ça va aller)

Take this waltz raconte l'histoire d'une jeune fille, Margot (Michelle Williams), mariée avec Lou (Seth Rogen) avec qui elle vit une relation aussi tendre que rassurante. Des blagues qui n'appartiennent qu'à eux, des papouilles des rires, des voix rigolottes, des bons petits plats (Lou écrit un livre sur le poulet) pas beaucoup de sexe, peu d'intimité sensuelle avec laquelle ils semblent un peu mal à l'aise (surtout Margot qui a une sorte de blocage).

Lors d'un voyage, Margot va rencontrer Daniel dans un avion (grave grave bonjour Daniel aka Luke Kirby qui est une bombe atomique) et ils vont immédiatement être attirés l'un par l'autre. À leur arrivée, ils découvrent que Daniel habite la maison en face de celle de Margot et Lou.

Take this waltz c'est une banale histoire d'adultère, d'attirance, d'amour qui se termine et qui ne réussit plus à lutter contre un désir naissant ( Duras disait "qu'aucun mari ne résistait à une inconnue qui entre dans un bar", ce qui est souvent vrai). 
Margot va passer le film à lutter...

Mais tout le propos n'est pas là.

SPOIL. SPOIL SPOIL.

Donc là, soit tu t'en fous de savoir soit tu sais déjà, sinon, stoppe tout (ce post est sectaire je sais...)

On passe le film, quasi tout le film à attendre que Margot et Daniel passent à l'action, Lou le mari est adorable, vraiment, mais on sait très vite qu'aussi chou qu'il soit il ne fera pas le poids devant le désir... La relation Lou / Margot est bancale sous plusieurs aspects, probablement aussi dans ses aspects les plus rassurants... même quand tout va bien, on attend toujours qu'il nous arrive quelque chose.

Donc de ce point de vue là, la souffrance qui précède la fin prévisible de ce film sont des préliminaires plutôt habituels. Pas de surprise.

Jusqu'à la quasi toute fin...

(Je spoil t'as pas oublié).

Lorsque la chanson de Leonard Cohen dont est tirée le titre du film commence, qu'on voit Margot et Daniel passer enfin à l'action...  À mesure que les 3 minutes passaient, mon coeur a commencé à se briser en 1000 morceaux.
Ce n'est pas un film d'amour, non, en tout cas pas celui de Margot, c'est un film sur la bête répétition des schémas, sur le désir qui s'étiole.
3 minutes de trop vrai qui vous défonce le coeur et vos rêves de midinette...

Tout a été construit dans Take This Waltz comme un véritable film d'amour... Et ce n'est pas ça, c'est un film sur le vide abyssal qui se déplace d'un individu à un autre en cherchant à être rempli. C'est un film sur la trop grande proximité, sur les portes ouvertes quand on fait pipi, sur le peignoir qu'on garde parce qu'on est trop fatigué de l'enlever pour faire l'amour, sur la télé (cette conasse) qui défonce le mystère, sur les promesses non tenues auxquelles on croit...

C'est un film d'amour qui n'en est pas un . C'est un film pessimiste sur le désir... Ce truc trop fragile auquel on ne peut pas faire autrement que se fier.

Je suis ressortie de ce film moitié enjouée j'ai envie de dire. Déjà que l'amour toujours, j'ai comme un doute mais là, merci Sarah d'avoir plombé mon petit coeur de guimauve qui ne demande qu à y croire... Même si Hollywood (Ou Sundance change pas de conversation) s'y met, qu'est-ce qui nous reste?

(Si vous ne vous souvenez pas du passage, si vous en foutez de le voir, regarder les 4 minutes de cette vidéo...)

Love à demain.

26 commentaires

Anonyme Amande a dit…

Je me suis arretee avant le spoil, juste parce que j avais l impression que tu parlais de moi l an dernier... merci a ta lectrice pour l info.

Clarisse a dit…

Salut Marie :)

J'ai bien aimé Take this Waltz et en même temps bof...

Je l'ai trouvé moyennement subtil, je veux dire le fait que les dialogues (les nanas sous la douche après la piscine, notamment)formulent aussi clairement que ça "De toutes façons rien ne dure jamais blablabla"... j'ai trouvé que Sarah Polley enfilait de très gros sabots sur ce coup-là, et c'est dommage... je pense qu'on est capables de comprendre sans l'explication de texte :)

Les 3 minutes en question, j'ai bien vu la portée qu'elle pouvait avoir, elles résument tout très bien c'est vrai, et en même temps aïe, bonjour les clichés (je sais pas, je suis la seule à pas faire des plans à trois pour pimenter mon couple ?!).

La toute dernière scène est très bien et concentre selon moi toute l'idée (du film et de la vie) : si tu ne kiffes pas le tour de manège toute seule, tu ne le kifferas avec personne...

Et puis quand même, Michelle Williams, <3 <3 <3.

Voilà, c'était ma critique ciné à 45 centimes d'euros :p
Bise !

Juju a dit…

Bon ben je cours télécharger ce film et me le regarder ce soir. Je lirai la partie spoil après !

Moi je te conseille le film "Alabama Monroe", en ce moment sur les écrans, si tu aimes les films avec plein de gens beaux parce qu'humains dedans. Prévois des mouchoirs mais c'est tellement beau...
Bises !

minisushi a dit…

mmm... ok on peut voir les choses comme ça. si on est bien pessimistes. alors ok je pense pas que l'amour dure tout la vie mais pendant ces morceaux de vie tu peux aussi construire des choses. et surtout il faut se sentir en vie. alors voilà c'est mon analyse en 30 secondes et si tu veux developper ça, t'as mon mail hein! des bisous!

Mariemoi a dit…

le sexe, le sexe toujours le sexe.

Parfois j'ai l'impression que une fois que l'envie sexuelle s'est envolée on peut croire qu'il ne reste rien pour souder ensemble deux personnes.


Je crois donc que je ne serai jamais bien pour toujours avec un seul mec. Pour la vie.

Avec tel mec le désir s'émoussera dans 3 mois, avec un autre 4 ans.

Mais au bout d'une certaine durée je finirai toujours par vouloir sentir une autre odeur, lecher une autre sueur, toucher d'autre cheveux, embrasser une autre bouche.

Parce que je désirerai quelqu'un d'autre.

Pourquoi? est ce biologique? une fois m'être aperçue que je ne veux pas d'enfants avec aucun de ces hommes, mon corps n'a plus envie de le faire 10 fois par jour, et donc je désire(faire un enfant) avec un autre?
Suis je manipulée par mon corps?


Ou est ce moi qui sait que chaque relation avec un autre etre humain est belle, et que ce n'est pas parce que je ne reste pas 50 ans avec ce garçon là que ma relation avec lui n'etait pas la bonne, était ratée.

Non, on évolue tous, et donc nos envie de tel mec aussi, ou d'autre , ou encore d'un autre.

Je sens parfois que je serai heureuse quand j'aurai accepté que je ne serai jamais la femme d'un seul homme et que ce n'est pas plus mal.

De ne pas se mentir.
DE ne pas se marier pour prendre des amants ensuite.
Et d'etre trompée..

Camille a dit…

Attention commentaire conservateur :
Je n'ai pas vu ce film mais est-ce que la """morale""" (entre triple guillemets) n'est pas du genre : si tu passes ta vie à écouter ton désir, tu reproduiras chaque fois la même chose, les mêmes frustrations, parce que sur le long terme le désir s'émousse ? Un peu comme quand tu veux un nouvel objet de consommation, c'est infini, tu n'arrives pas épancher ta soif de nouvelles choses. Sauf si tu passes à autre chose.

Cécile a dit…

C'est un film qui m'a rendu très triste aussi... Il n'est pas le seul, c'est un mouvement de plus en plus grand, de placer le désir comme alpha et omega de toute relation. Combien de livres, de séries, de films, de vies qui volent en éclats au nom du seul désir sexuel, et au mépris de tout le reste?
Je suis peut-être terriblement vieux jeu ou terriblement hors de mon temps, mais il me semble que l'on oublie tout ce qui fait l'amour, en plus du désir justement. On ne sait plus parler d'amour, on parle de passion, comme si elle justifiait tout.
J'ai un blog où on parle de romance, c'est à dire d'amour qui finit bien, et c'est impressionnant de voir à quel point ce sujet est mal traité, mal compris et mal considéré. Pourtant il y aurait tellement de choses à en dire!

Fragranceighties a dit…

Je commente le morceau Janelle et Prince (Just so...Perfect)

Justine a dit…

Pffiou cet extrait. Je l'ai vu une fois et il est resté gravé en moi, chaque plan et tout ce qu'il signifie.

Je me demande toujours.. le désir est-il fatalement tjs fragile ?
Est ce que c'est comme ça, c'est obligé, il finira pas partir ? En est-on sûr archi sûre?

J'ai eu pas mal d'histoires "d'amour", certaines de qques semaines, d'autres de plusieurs mois, d'autres de plusieurs années. En effet parfois le désir est parti très vite, parfois il est resté un peu plus longtemps. Ds mon cas, d'un côté ou de l'autre il a cependant, toujours fini par partir pour laisser place, à l'amour tendre, à l'amour sincère certes, mais affectueux plus que charnel... Et cette situation a tjs fini par me faire exploser.
Je suis victime de mon inconscient "collectif" véhiculé par le cinema, les chansons, les romans. L'image toujours séduisante du bel inconnu qui surgit, aime, réveille, plaque contre un mur.

Mais moi aussi mon petit coeur veut croire que non, que ce n'est pas une fatalité. Si on fait attention on peut préserver la désir toute la vie (huumm oui je VEUX y croire, j'en rêve). Mais pour de vrai est ce que c'est possible ? Est ce que si on fait "attention" on peut le préserver ce foutu désir ? Si on fait tout pour échapper à cette putain de connasse de sadique de détestable télé au bout du lit, si on évite les sites de streaming avec des LOST, Breaking Bad, Dr house et autres séries interminables qui t'installent un couple bien comme il faut ds la routine. Si le peignoir on le jette, si on verrouille la porte des toilettes. Si on se donne pour faire en sorte de TOUJOURS entretenir le désir, la flamme sexuelle.

Est ce que c'est possible de rester fidèle toute une vie sans le vivre comme un frustration et tout en désirant passionnément (et très fréquemment) l'être aimé ? Est ce qu'il y a des couples qui y sont arrivés ?

Anonyme a dit…

J’étais super étonnée cet été d’entendre des jeunes femmes de 30 ans qui parlaient « d’homme/femme de ma vie » déjà le concept me paraissait complètement débile plus jeune mais à notre époque ! c’est quoi se leurre complet. C’est le mythe encore du prince et de la princesse. J’ai pas voulu briser le rêve mais j’ai trouvé ça triste, quand je vois la galère des femmes de ma génération à fond sur internet pour trouver un type qui ne pense qu’à une liaison à durée très très limitée.
Bon sinon la jolie chose, ce week end j’ai croisé (et un tout petit peu suivi Charlotte Rampling) en promenade dans mon quartier de Montmartre. Comme d’habitude je souris mais je n’ose jamais dire à quel point je suis contente de voir quelqu’un que j’admire et que ça me fait plaisir de voir que ces personnes se déplacent en étant très accessible. J’étais toute heureuse de la voir parce que je l’aime bien et qu’il y a peu de temps à l’occasion de la rediffusion du film de François Ozon « sous le sable » il y avait un long documentaire et des interviews croisées avec des personnalités + ou – intéressantes. Mais j’étais assez d’accord sur ce qu’elle racontait en général. Beaucoup de question sur la séduction, tu parles avec un physique pareil … et elle disait qu’un véritable amour dans une vie ça n’arrive pas si souvent que ça et que c’était mieux d’avoir en vieillissant quelqu’un qui est à peu près du même âge pour avoir des références communes et des sujets de conversations. C'est pas faux non ?!
On aime pas de la même manière à 25 35 ou 50 ans et une fois que tu as fait le tour de l’amour physique il faut bien trouver autre chose ! J'ose espérer que tout ça n'est pas trop déprimant pour 1 lundi, il y a toujours des rencontres à faire et des moments à partager qui durent plus ou moins longtemps c'est ça les bonnes surprises. Bises Rose.

Anonyme a dit…

je te conseille fortement le film : 500 jours ensemble (si tu ne l'a pas déjà vu).
C'est un film d'amour qui n'en est pas un (aussi).
bises
cindy

Olivia a dit…

bonjour Marie!cet extrait en vidéo m'a tué..tellement vrai malheureusement..bisou ♥

Anonyme a dit…

Hello,

j'avais vu ce film à sa sortie et j'étais déçue.
Je l'ai trouvé pas très bien réalisé, plein de clichés (le mari un peu enrobé et très gentil, le voisin super beau et artiste...)
J'ai cependant apprécié quelques scènes et la très belle photo qui donnait des airs de Californie à Toronto.
Globalement ce qui m'avait frappé c'est le profond manque de courage de la fille. Son oisiveté, son incapacité à se créer. Elle veut être écrivain mais n'écrit pas ou peu et ne se remet pas beaucoup en cause. Elle attend de l'autre, de l'extérieur un miroir encourageant sans voir qu'elle ne se donne pas les moyens de ce qu'elle cherche. La scène de séduction râtée avec son mari est éloquente. Elle est profondément une petite fille qui tente de jouer les femmes mais n'y arrive pas. Elle projette sur les autres son propre désarrois. Quand elle parle des peurs de sa nièce à son voisin et qu'il lui répond :"peut-être n'as tu pas simplement trouvé ce qu'elle avait", cela montre combien elle ne peut pas envisager les choses autrement que selon son schéma habituel et rassurant.
Elle est aussi assez seule, à part son mari et la famille de son mari elle ne semble pas avoir d'autres interlocuteurs...
Michèlle Williams joue très bien le rôle, son corps semble un peu gauche, perdu, adolescent.
Son très beau voisin (qui semble évidemment très seul également) veut être peintre mais il ne semble pas beaucoup peindre et encore moins confronter son travail aux autres. Mais au moins lui annonce la couleurs : il ne montre pas son travail car "il manque de courage"...
Tout ce petit monde m'a parut très vide (ils vivent dans de beaux endroits, organisent des fêtes, ont du temps pour réfléchir à leurs désarrois etc mais ne semblent rien faire de tangible pour payer leurs loyer ou réaliser leurs ambitions :-)
Bref, tout ça m'a fait penser que le désir infini de la nouveauté se nourrit peut-être de l'oisiveté, d'une forme de lâcheté vis-à-vis de soi-même et d'un évitement de la vie.
Comme dirais quelqu'un plus haut, si tu kiffe pas le tour de manège tout seul, c'est presque sûr que tu le kifferas pas avec d'autres...

Bises.
Souad

doudou a dit…


Tout d'abord merci Marie pour ton humour et ta fraîcheur,
j'adore comment tu écrits.

Je n'ai pas vu le film et comme je ne sais pas si je le verrais un jour j'ai tout lu.
Les 3 minutes de vidéo sont magistralement réaliste....
Je trouve que Jacques Brel avait fait le même constat avec plus d'espoir, dans la merveilleuse chanson " les vieux amants"
Dans les instants tristes de mes histoires d'amour cette chanson m'a toujours beaucoup parlée....
Et en particulier ce passage
"Je t´ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes"

Le lien si tu veux l'écouter :
http://touch.dailymotion.com/video/x268s7_jacques-brel_creation

Marie a dit…


Amande que j'aime: :-) Ne regarde pas la suite tout de suite alors... <3

Clarisse: Pareil, bof. Non tu n'es pas la seule ;-) C'est une très belle phrase ce tour de manège toute seule... Love bisous

Juju: Merci du conseil :-) Bisous

minisushi: Non l'analyse est ok. C'est mon truc naîf qui a eu le coeur un peu triste

Mariemoi: (Je crois que je suis un peu comme toi...). merci pour ton com.

Camille: C'est probable oui! Mais il y a surtout un truc qui dt dasn le film que l'autre ne peut pas grand chose pour toi, que celui ou celle qui doit te porter, c'est toi (cf les désirs d'écriture de la fille qui n'écrit rien).

Cécile: Tu as raison!

Fragranceighties: Mais perfect perfect :-)

justine: Merci beaucoup pour ton commentaire.... Non je ne crois pas que cela sit possible (ou alors c'est exceptionnel et pas une normalité à laquelle chacun a droit)

Rose: tu dis tellement juste...
Charlotte je l'aime tellement comme toi, j'aurais incapable de l'aborder ;-) Je t'embrasse

Cindy: Oh merci je ne le connais pas...

Olivia: Ouais... :(

Souad: C'est vrai tout ce que tu décris sur son manque de courage et son oisiveté, elle est comme beaucoup beaucoup de gens (des fois moi d'ailleurs) et son attitude corporelle grossit très bien tout ça. J'ai été relativement mal à l'aise...

doudou: C'est ma chanson préférée de Brel (de loin). Elle est superbe et jamais cynique...

Béa a dit…

hello,
Merci pour la chanson!!! j'adore.
Et puisque parce que tu parles de Janelle Monae, si jamais tu ne l'avais pas encore entendu :
http://youtu.be/AhDNYeemJqg

Merci pour tes posts!!!!
Bel automne à toi!

doudou a dit…

Merci Marie pour ta réponse ;)
Aussi j'ai réfléchi à cette histoire de désir : pour ma part souvent le désir s'envole car c'est toujours moi qui au début d'une relation écoute les désirs ( sexuel) de l'autre et avec le temps il n'essaie pas d'écouter ou ressentir les miens....
Les hommes de ma vie n'appréhendaient pas la sexualité comme un échange de sensations et de plaisirs que l'on donne et reçois à l'écoute l'un de l'autre, mais comme un truc qui doit fonctionner tout seul et instinctivement....
Et puis moi et bien moi dans tout ça j'ai qu'à faire avec, car sinon ces messieurs se sentent restreint dans leur sacro sainte virilité....
Du coup forcément a un moment ça bloque....
J'en ai discuté avec des copines et apparemment c'est pareil dans leur couple....

Pour les histoires d'amants, la aussi j'ai réfléchi :
du haut de mes 41 ans ( ou je suis une lectrice plus si jeune et oui ;) ) je suis plus philosophe qu'avant et maintenant quand j'ai une attirance extra conjugal j'aime y résister. En faite je me suis rendu compte que le plaisir et surtout dans le faite de résister.... C'est des instants merveilleux de connivences amicale plein de tendresse...
Consommer c'est souvent échanger tout cela contre un furtif et des fois décevant orgasme....
En faite je préfère garder l'ami que perdre l'éventuel amant....
En plus souvent cela ramène du désir dans mon couple....

sandrab a dit…

hello , c'est la oisive -trop contente que tu sois revenue.
moi ce que j'en dis c'est que l'on évoque ici des sentiments , que la vie les porte, les fait évoluer, changer , dépérir , repartir ...Mais c'est bon , c'est la vie.! (je donne mon point de vue hein ) Ce que j'en dis c'est qu'il n'y pas de règles des sentiments, qu'il ne faut pas en avoir peur .Si je commençais a te raconter comment je l'ai quitteé il y a 17 ans , retrouvé à l'autre bout du monde il y a 7, comment je ne suis toujours sure de rien et que j'aime ça...je me sens vivante de ne pas savoir si peut-etre un jour ... moi .. lui... ah non je ne suis pas une fille rassurante , ça pose des problèmes parfois .Mais comment promettre ou me persuader de ce que je ne sais pas ? Sinon je veux bien l'appart et sa déco foutoir...comme moi ? bises

Anonyme a dit…

Je n'ai vu que l'extrait du film a la fin de ton post. Pour moi, la question n'est pas le désir qui s'émousse, mais les sentiments qui ne sont pas ou ne sont plus à la hauteur de ce qu'on a ressenti ou qu'on devrait ressentir, même quand le désir est moins présent.

A la fin de l'extrait, les sentiments du coté de l’héroïne
semblent là, même s'il est moins question du désir. Peut être est-ce un désir moins impérieux, pulsionnel à ce niveau de la relation, moins qu'au début, mais toujours présent, plus serein, plus apaisé.

Du coup je n'arrive pas à voir de manière pessimiste ce court passage du film.
De toute facon, le monde est en évolution, quand bien meme on voudrait que rien ne change. Nous meme on change sans arret, de manière subtile... Rien n'est acquis. Mais ca ne veut pas dire que tout doit mal tourner, que toutes les relations vont mal finir. Puis parfois il y a un mal pour un bien. Bah tout est une question de point de vue.

Ahvioletta a dit…

Bonjour,
encore et toujours un plaisir de lire ton blog : il m'a donné l'envie de voir ce film et même d'écrire mon commentaire au fur et à mesure de son visionnage. Certes, il y a des clichés mais cela faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas remuée, touchée de cette manière.
Ces rituels dans l'amour qui le construisent mais l'étouffent tout autant comme le baiser sur la vitre ou les attaques d'insultes amoureuses ; et pourtant comme mon coeur s'est serré quand tout ces rituels se brisent les uns après les autres.
Ils s'aiment mais ne partagent plus rien sans réellement s'en rendre compte, sinon une affection de vieux potes; comment reconnaître l'usure de l'amour, l'identifier à coup sûr sans entrer dans la dramatisation ; comment accepter qu 'aussi jeune, nous ressentions ce qu'on attribuait volontiers à nos parents quand nous étions adolescents, soit l'ennui ou le manque de passion (alors que nous nous juriions de ne jamais être de la sorte) ; quand devient-on cet être fait de compromis et de peurs mesquines ?
Et surtout une de mes chansons de la honte préférées « Video killed the radio stars » des Buggles : une première scène de manège qui avait le goût d'un adultère trop vite consommé, consumé.
Mouais, c'est peut-être parfois mieux de kiffer son tour de manège seule.. mais c'est pas marrant tous les jours.
Dernier

Anonyme a dit…

ça me fait penser à une réplique du film 500 jours ensemble (500 days of summer):

- TOM : we don't have to label what we're doing. I just... I need .. consistency. I need to know you won't wake up tomorrow and feel a different way.

- SUMMER : I can't promise you that. Nobody can. Anyone who does is a liar. I can only tell you how I feel right now... or I can show you.

à regarder aussi, dans le genre "film d'amour qui n'en est pas un";
sinon dans un registre qui n'a absolument rien à voir, un film qui m'a mise hyper mal à l'aise mais que j'ai absolument adoré, c'est "Martha marcy may marlene", je te le recommande.
Bisous jolie Marie!

Une autre Marie.

Louise a dit…

Oh mon dieu Take this waltz...ce film m'a également brisé le coeur.
La scène de la fin lorsque qu'ils sont tous les deux dans la salle de bain que elle se brosse les dents sur les toilettes, lui il se passe du fil dentaire je crois, et qu'elle le regarde...

Oh my love, oh my love
Take this waltz, take this waltz
It's yours now, it's all that there is

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
je viens très souvent sur ton blog mais je me garde de commenter. Pourtant aujourd'hui ce sujet m'interpelle peut être parce que je suis j'ai été et je serai sans doute à nouveau concerné.Je vais me presser de voir ce film, pour voir l'effet qu'il peut me faire. A l'époque "closer" (entre adultes consentants) avec julia roberts.... m'avait perturbé dans ma facon de voir le couple. Même si je suis et reste dans le fond une grande romantique et idéaliste je VEUX CROIRE à l'amour toujours, la fusion, .... je sais que ce n'est pas possible car justement toute la magie et le mystère qu'entoure un ou une inconnu pourra a tout moment tout faire basculer. Et c'est dommage...... ou pas.
PS : j'aime bien ce que tu écris c'et toujours plein de vérités

Anonyme a dit…

Marie,
On sait très bien que la magie opère à la rencontre, lorsque l'on découvre l'autre chaque jour un petit peu ; take this waltz c'est l'histoire de LA rencontre, on ne sait jamais si c'est pour une nuit ou pour la vie mais c'est ce sentiment de découverte d'un (terrain) inconnu.
C'est un très beau film, la magie du manège, des couleurs, la musique... ils ne sont pas encore l'un à l'autre, tous les rêves sont encore permis.
On le sent leur rencontre est sensuelle, attirante et dès qu'on entame la relation (retranscrite dans cette vidéo de 4 min) on sent que ça foire.Que tout ne devrait pas se passer ainsi... et pourtant la réalité, des fois, est violence !!!
Merci à ta lectrice de nous avoir conduit vers ce film et à toi de l'avoir relayé.
Bisous Marie

Siouxsie

Juju a dit…

Bonsoir marie,
J'ai déjà réagi sur ce poste mais j'ajoute à nouveau un commentaire, après avoir enfin regardé ce film.
Je ne sais pas si j'ai aimé le film en lui-même qui ne m'a pas vraiment touchée, trop facile j'ai trouvé, et j'ai particulièrement détesté l'extrait en question où, comme le dit quelqu'un plus haut dans les commentaires, on a l'impression que tous les couples sont construits sur le même affreux et inexorable schéma.
Cependant, le film m'a interpelée et beaucoup fait réfléchir, notamment grâce à ton post et à tous les commentaires que j'ai lus (décidément comme tu le dis dans ta dernière vidéo, ce bloc est de plus en plus collaboratif et c'est chouette !).
Ça m'a interrogée notamment parce que ce sont des questions que je me pose en ce moment : comment varie le désir, comment construire son couple et comment faire face aux épreuves, surtout dans une société où le désir est roi, où l'on justifie tout (même le mensonge, la trahison) par lui.
Le désir n'est pas la question mais plutôt ce qu'on en fait. Et comme le dit quelqu'un plus haut, parfois c'est beau aussi d'avoir ce désir et de ne pas le concrétiser.
En tout cas c'est un sujet universel, il est démultiplié par l'univers des possibles qui s'ouvrent à nous, dans notre petit monde occidental.
Merci pour cette découverte, merci de partager cela avec nous !

Anonyme a dit…

"On ne sait plus parler d'amour, on parle de passion, comme si elle justifiait tout. " dit Cécile. Je suis très d'accord.
Je dis ça parce que mes parents sont ensemble depuis 30 ans et s'aiment toujours. Pas comme à leur rencontre. Mais ils s'aiment.
Donc le job c'est sans doute (pour moi du moins) de ne pas toujours croire que l'herbe est plus verte ailleurs, d'avoir une certaine sagesse qui nous rend heureux d'être avec quelqu'un que l'on aime et que l'on désire toujours d'une certaine façon mais moins passionnelle. Et de ne pas faire mal à l'autre.
Plus facile à dire qu'à faire peut être... Mais j'y crois car je le vois :)