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9.5.12

CYNISME, ROMANTISME, QUESTION DE FOI

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Il y a un moment dans ta vie qui t'envoie, comme ça, dans un drôle d'endroit. Un endroit dont tu connaissais certes l'existence, tu l'avais vu de loin, mais aussi un endroit aussi dont tu étais sûre qu'il n'était pas fait pour toi. Toi, tu n'irais, pensais-tu, jamais là-bas.
Cet endroit là, ne te concernait pas.

Toi, tu allais vivre tes rêves, tu aimerai absolument, tu serai aimée pareil, tu te marrerai chaque jour, tu serai une bonne amie, une bonne fille, une bonne amoureuse. Pas question de se laisser dévorer par la peur, le ressentiment, la colère. Les déceptions, les coups durs, les errances, les trahisons, les doutes, c'était pour les autres. Toi, tu ne regardais que le ciel, le projet de ta vie était très clair, chaque jour tu serai meilleure que la veille. Parce que la vie ça ne pouvait être que ça.

Retournons à ce moment, ce moment où toi, tu te retrouves dans l'endroit où il y a déjà beaucoup, beaucoup de monde. Tu as grandi et tu découvres, avec une pointe d'agacement face à ton manque évident de hargne devant cette morosité, que tu as cédé. Que tu n'es ni pire ni meilleure que les autres.

Tu trouves toujours la moindre excuse pour ne pas faire ce qui est vraiment important pour toi, tu te laisses gagner par la peur pire, gouverner par elle. Certains de tes amis sont devenus chelou, l'amitié vingtenaire a laissé la place à une sorte de mélange entre éloignement et néant. Le mec qui était ton tout est devenu un rien...
Et toi t'es là, délestée de toutes tes certitudes, à poil à te dire que merde, ils t'ont eu toi aussi.

Tu te mets alors à penser que l'amour c'est pas pour toi, que la trahison  est partout, que jamais tu seras bien, qu'il est temps de renoncer à tout ce qui est grand, parce que toi et ta vie, vous l'êtes pas du tout. Tu n'as de toutes façons, jamais eu les moyens de tes ambitions. Et puis t'es pas toute blanche non plus, toi aussi il t'est arrivé de déconner, de mal te comporter. De toutes façons, du haut de ton inexpérience la plus totale, tu te pétris de certitudes absurdes qui te semblent pourtant évidentes. Vraies. Inévitables.

C'est à ce moment que tu sors ton arme sociale magique, celle que tu fais systématiquement passer pour de l'esprit, j'ai nommé, le cynisme.
Tu es rassurée, les gens comme toi, de ton âge, aux vies quasi similaires, ils font exactement comme toi, ils rendent tout cynique, ils mettent tout à distance pour ne surtout, plus jamais, avoir le coeur pété.

Ca marchouille comme ça un certain temps pour toi avec tes congénères. Mais le problème avec le cynisme, c'est qu'il met tout à distance, même ce qui est important. Tu as l'impression de passer à côté de tout, tu souffres moins, c'est indéniable, mais tu ne vis qu'à moitié. Tu te demandes si c'est vraiment l'idée du siècle de se cacher comme ça toi et ton coeur?

Alors petit à petit tu te radoucis, tu te demandes si c'est bien de faire comme ça, tu te dis même que peut-être, c'est triste de plus croire qu'il va t'arriver un truc beau et un truc grand sous prétexte que tu t'es plantée quelques fois. Ok, plein de fois mais qu'est-ce que ça change au juste? Peut-être qu'un homme c'est quelqu'un qui se trompe ou un truc comme ça.
 L'idée de se relever encore et encore (oui parce que tu vas encore te casser la margoulette, c'est sûr) t'est presque insupportable.
Finalement tu te la poses la question la plus importante: Est-ce que se casser la margoulette, c'est si grave que ça?

Le cynisme ça craint. Ca craint vraiment. J'ai passé une bonne partie de ma vie à faire exactement comme si rien ne me touchait jamais. J'ai passé une bonne partie de ma vie à faire comme si ce que je ressentais vraiment fallait pas le dire, comme si c'était un peu sale. Comme si c'était une preuve de faiblesse. Sauf qu'un jour, comme ça, sans raison, j'ai commencé à chouiner. Les larmes coulaient toutes seules et pour un rien. Ca m'a fait bizarre mais je crois que je pouvais plus être encore autant en contrôle.

C'est drôle de voir comme la distance, la froideur sont devenues des sortes de "vertus sociales", des armures face à l'autre.
C'est drôle de voir comme la sensiblerie, le coeur qui se serre devant E.T, les larmes qui montent quand tu chantent "Mon petit vieux" de Camille, le plaisir infini quasi palpitant de voir le ciel, l'océan, toi petit devant tout ces trucs trop grands sont devenus des choses qui te reconnectent contre ton gré à ce que tu ne voulais plus.

C'est pas qu'une histoire de "Dieu", mais c'est aussi un peu ça, quelque chose d'au-dessus en tous cas. Quelque chose qu'on doit croire pour dépasser ces choses là. Parce que le problème il est là, dans le fait de "croire". Croire à la crasse ou croire à la lumière.
Il est possible de revivifier un coeur pété. Il est possible de croire que ce qui va nous arriver ça va être bien, tout ne sera pas bien bien sûr, mais tout ne sera pas mal non plus.

Faire confiance quoi...

Je vous embrasse et vous dis à demain.

Et aussi, merci de me lire chaque jour.


(Ce post a été écrit en écoutant en boucle, La Ritournelle de Sebastien Tellier)

74 commentaires

Anonyme a dit…

bonjour Marie,
je poste ma question dans ton dernier article mais elle se rapporte à celui d'en-dessous;)
qu'utilises-tu exactement comme mixture pour ton massage facial du soir/matin?
n'as-tu jamais pensé à supprimer/remplacer ta bb crème d'Erborian peut-être un peu trop chimique par rapport à ces huiles essentielles, huiles végétales etc. ?
je te pose ces questions car je suis très bio et slow cosmétique aussi!

Carla.

Anonyme a dit…

ahhh, encore tes bouts de phrases qui font "tilt"..

"De toutes façons, du haut de ton inexpérience la plus totale, tu te pétris de certitudes absurdes qui te semblent pourtant évidentes. Vraies. Inévitables.

C'est drôle de voir comme la distance, la froideur sont devenues des sortes de "vertus sociales", des armures face à l'autre."


..et qui n'invitent qu'à penser, toujours penser. merci d'activer en douce mes pauvres neurones dès le matin!

et aussi bravo pour tes articles, c'est toujours un plaisir de venir ici. on apprend et découvre des trucs, on pense, toujours. belle journée!

Carla.

Anonyme a dit…

Merci pour ce texte si touchant et si proche de ce que je ressens. Moi aussi j'ai joué à la cynique pendant des années jusqu'à ce que ça me tombe dessus, comme ça, il y a quelques semaines. Des larmes aussi... beaucoup de larmes. Et finalement, ces larmes qui nous rendent humains, m'ont permis d'ouvrir mon cœur et de me rouvrir aux autres... Merci pour tout ce que tu écris quasi chaque jour...

Anne

clochette a dit…

Pu**** de me*** Marie, c'est impressionnant, ton billet tombe à pic! Depuis trop longtemps que tout déconne dans ma vie, que rien ne tourne rond, faut dire c'est vraiment pas cool tout ce qui est arrivé, mais trop de colère, de rancœur, de haine, j'en peux plus, j'en ai marre d'être malheureuse, depuis une semaine je me dis que le jour où je vais partir, je vais regretter ces années perdues, perdues à vouloir que le monde, que les gens soient différents. À avoir pitié de moi-même au lieu de regarder plus loin. Pas facile, quand-même, quand on a rien pour se sentir stable, faut un minimum, quand-même, famille, amis, pays, amour sont les essentiels, on peut faire sans l'une de ces choses, sans rien de tout ça, dur...

Anonyme a dit…

Ca m'a toujours étonné cette capacité à se victimiser et à oublier certaine partie de l'histoire. J'ai une amie qui fait ça, elle oublie toujours qu'à un moment elle a fait des choix/ ou des non-choix et que sa vie est seulement la conséquence de ces choix/non choix là. Et qu'elle ne peut en vouloir à personne d'autre qu'à elle-même.
Cooci

Marion a dit…

Bonjour Marie,

Premier commentaire... Ce texte est dans mon top 10 de ce que tu as écrit jusque là. Voilà c'est tout :)

Lâche rien,

Bisous

Marion

oscillation breve a dit…

<3

oscillation breve a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Waouh si je puis dire..
Tout à fait l'humeur du moment. Tout en ayant conscience de mon cynisme, tout en ayant conscience que le contrôle de tout n'est pas possible et qu'il peut-être néfaste, et bien que je pense savoir qu'il faille(?!) travailler le lâcher prise, le "savoir-faire confiance"... Pas vraiment de progrès. merci pour ton texte (me sens moins seule) peut-être qu'une couche de plus va me réveiller pour de bon ... Par contre je vais stopper un peu La Ritournelle de S. Tellier, très beau mais ça ne me pousse pas à l'action!

audrey une nvelle adepte a dit…

je suis touchée....trés bien écrit...merci marie..j'aime bcp te lire

Leïla a dit…

:)

You rock!

hélène a dit…

merci

clémence a dit…

Ca fait tellement de bien de lire une pensée qui pourrait être la mienne mais qui, faute de talent et faute de générosité (envers les autres comme envers moi même), reste planquée, bien au fond de mon coeur et qui le rend si lourd parfois. Là, maintenant, après t'avoir lue, c'est comme si je les avais écrits ou dis ces mots. Et je dois lutter pour que mes larmes ne coulent pas en plein open-space. Alors c'est vrai, hein Marie, c'est pas grave de se tromper ?

Anonyme a dit…

Merci de me rappeler que si mon armure craque ce n'est pas grave et que c'est tellement bon de de laisser les émotions prendre le dessus parfois

Juliette a dit…

Bonjour,

Premier commentaire que je laisse ici, sur ton blog. Rien que pour dire c'est beau, ça sent bon le vrai, la sincérité, pas de chichi et ça fait un bien fou.
L'expression est sans doute con mais tu as vraiment une plume magnifique. Vraiment merci pour ces textes. Celui-là est l'un des plus beaux.

Juliette

Nina Nagy a dit…

Salut Marie.

des fois j'ai l'impression que tu es dans ma tête... :) je pense que cette spirale s'enclenche à un moment où n'a pas trop confiance en soi - ou que la confiance est blessée par un quelconque évènement, et puis BAM, c'est fini, on n'arrive plus à en sortir, même si on voit très bien qu'on est le/la seul(e) responsable... Comme dit si bien clochette "À avoir pitié de moi-même au lieu de regarder plus loin." Fuck! Merde! Je suis vulgaire, mais y en a marre, de moi. En tout cas je crois que ton post contribuera à l'amélioration qui se profile, oui oui, je crois que je la voie là-bas...

J'espère enfin que tu vas faire confiance, TE faire confiance.

La bise et surtout continue de nous écrire. Luv

mlle C. a dit…

Marie,
je suis une lectrice silencieuse -et aujourd'hui émue.
je ne sais pas tellement comment dire comme je ressens ce que tu as écrit. Comme c'est important pour moi, cette petite bulle de sensiblerie qui me permet de vivre (même s'il est parfois tellement difficile d'y vivre...)
J'aime être à fleur de peau -et en retenue, des fois- bousculée, bouleversée, triste ou mélancolique. J'aime me souvenir. Souvenir d'avoir vécu.
Merci pour ce billet infiniment touchant. J'aime...

Magali a dit…

Marie, t'as trop raison.
I kifflove you d'être aussi juste et de savoir dire exactement ce que je pense sans arriver à l'exprimer aussi bien.
xxx

patanok a dit…

Alors d'abord moi aussi j'écoute Tellier en boucle en ce moment (plutôt magical Hurricane, tu vois)...
Et puis aussi je voulais te dire que j'adore vieillir (39, là), parce qu'entr'autres ce qu'on gagne en rides, on le gagne aussi en authenticité et en indulgence...et ça, c'est vraiment, vraiment bien.
Bisou.

Hawai a dit…

Waah c'est beau ça tient !

soso a dit…

Je viens depuis peu ici et j'aime beaucoup. Je m'y sens bien.
Je publie rarement des commentaires mais là ton post m'a touchée. Et j'avais juste envie de te dire merci :-)

à bientôt...
Soso

Swiss Gipsy a dit…

Touché, Marie :) j'ai rien à ajouter, ce billet se suffit à lui-même. Tu as vraiment toujours le don d'appuyer sur le bon bouton au bon moment. Merci :)
Biz from Toronto.
Anne.

helene a dit…

Merci...voilà un post qui fait du bien.juste merci!

Anonyme a dit…

Touchée et confortée dans une remontée!Merci!Plein de lumière à toi. Cécile

Anonyme a dit…

COEUR

Anonyme Amande

Anonyme a dit…

Encore une fois un post que j'aurais pu écrire tellement je m'y retrouve... c'est impressionant et rassurant de voir que d'autres vivent ces mêmes moments...
Les larmes qui coulent ... je connais, le contrôle de soi, de sa vie... toujours garder le cap, la maitrise je connais... je me suis rendue compte de tout ça grâce à une rencontre cet été et je ne m'en suis toujours pas "sorti". Un rebondissement dans ma vie personnelle fait que j'ai eu un électrochoc et que je commence seulement à comprendre certaines choses, à me détacher, à analyser... à lacher prise...
Merci pour ces posts qui m'aident dans cette démarche, démarche qui n'est pas toujours facile et qui fait bien souvent souffrir.
J'aimerais me dire que ça va aller mieux, je sais que ça ira surement mieux mais cela prend du temps, un peu trop à mon goût...

Encore une fois merci de partager tout ça avec nous, d'être dans l'échange, le partage...

S.

Anonyme a dit…

Marie,
Peut-être que tu es à un âge de « mutation », tu te rends compte que tout le monde autour de toi vieillit et toi aussi bien évidemment. Tu fais un bilan et beaucoup de choses ne sont pas comme tu l’aurais imaginé ou tu penses qu’elles pouvaient rester comme elles étaient à un moment plus insouciant. Mais ça ne peut pas être le cas, tout change, tout est différent. La période la plus difficile de ma vie a été à 36 ans, comme si un voile se levait. Je n’ai jamais été insensible au contraire mais je me fichais royalement du regard des autres sur moi. Et puis je savais que je n’aurai pas d’enfant, à ce moment-là j’en ai eu la certitude alors qu’avant tout était possible, histoire de rencontre … je me suis rendue compte du regard des autres moins bienveillant, surpris ne sachant pas trop sur quels pieds dansés, des réactions de ma famille, des collègues, des amis. J’ai vu le jugement et ça, ça me fait horreur. Bref le cynisme peut être une parade extérieure comme une autre, ça n’excuse rien mais l’essentiel, je pense, est d’arriver à se recentrer de savoir ce qui est fondamental pour soi, sans aucune influence de quelques sortes pour garder un semblant de cap. Marie on est contente de te lire mais gamberger en plein open space merci ! Rose

Aube a dit…

merde marie, je me tiens de partout ,là... et toi tu me fais ça...pfff

Merci quand même :)

Sophie MC a dit…

Ton post est l'un des plus touchants que j'ai lu de toi depuis longtemps : cette capacité que tu as à livrer ce que tu as de plus intime est si rare sur la "blogosphère" et c'est ce qui en fait le prix pour moi.
Pourtant je ne me suis pas reconnue dans ce que tu décris : moi, j'ai fait tout le contraire, persuadée que c'était justement en se trompant qu'on avançait, qu'on apprenait sur soi et sur les autres. Ne t'y trompe pas, ce n'est pas moins douloureux, j'en ai pris plein la gueule, comme je devais m'y attendre, mais j'ai tant appris que je ne regrette rien et j'en suis aujourd'hui persuadée : la vie ne vaut pas la peine d'être vécue dans la peur, dans la retenue et c'est en la vivant pleinement, avec ses victoires et ses défaites qu'on acquiert, au fil du temps une vraie connaissance de soi et du coup une réelle sérénité, un apaisement qui est la récompense de ces années de jeunesse passées à "se chercher"...
D'autres l'ont dit mais je te le répète : reste comme tu es, j'adore !
Sophie

myriam a dit…

<3

petitprunier a dit…

mon cheri est un vrai gentil. c est ce qui m a frappée et touchée. quelqu'un capable d'assumer sa vie dans tout ce qu elle a d emotionnellement perturbant, qui pleure quand il en a besoin, serre vraiment les gens dans ses bras, et pas du bout des doigts, s indigne quand il le pense juste et aime quand il y a à aimer. et surtout, quelqu'un qui n a pas honte de tout ça, qui n a pas honte de sa gentillesse, de sa bienveillance et de sa capacité à voir les choses "en bien" quand ca en vaut la peine. le rencontrer m a apaisée, j ai arrêté d avoir mal au ventre à chaque texto et d angoisser la nuit.

tout le monde s en fout probablement de ma vie hein ;-) mais tout ca pour dire que les gens comme lui, ce sont eux qui ont tout compris on dirait (ca n engage que moi bien sur)

merci ma belle pour ces mots très jolis et très justes, une fois de plus

jt embrasse

Alceste Hilton a dit…

Marie que dire face à ce billet... tu es remplie de poésie ma belle. la musique, la photo et ton texte tout est poétique...

timai a dit…

merci marie. je n'ai jamais été cynique. mais j'avais d'autres manières de me protéger. on fait de son mieux. il faut ... croire!

Soniachocolat a dit…

Toujours aussi juste! Que dis-je! De plus en plus juste! Ca me parle carrément ton article, encore une fois. j'ai vraiment l'impression que tu parles de moi et c'est peut être con, mais ça me donne l'impression que je ne suis pas à la seule à me "casser la margoulette" (c'est très con je sais, mais j'ai tendance à l'oublier!). Et puis ce que tu dis sur la tendance à oublier ce qui est vraiment important pour nous, putain, t'es trop forte Marie!

Anonyme a dit…

c'est fou comme c'est toujours tellement juste ce que tu racontes! je trouve ton blog tellement à mille lieux des autres blogs superficiels! j'adore te lire! c'est fou hein?:)
Mais que fais-tu dans la vie? :) ça m'intrigue un max !héhé

Bises

Cindy

Anonyme a dit…

ce texte est moi aussi dans mon top 10!merci marie, continue d'écrire, on aiiiime! bisous

Lilsirene a dit…

Hello Marie,

Tu écris: "Tu trouves toujours la moindre excuse pour ne pas faire ce qui est vraiment important pour toi, tu te laisses gagner par la peur pire, gouverner par elle."
Ca, je l'ai vécu jusqu'à l'extrême. Etre gouvernée par la peur, les peurs, l'angoisse, c'est mon quotidien depuis aussi loin que je me souvienne. Ca m'a pourrie à l'excès, puisque je suis allée jusqu'au point de non-retour. Enfin presque de non retour, parce que j'en suis revenue. Après trois semaines d'hôpital. Et cet acte désespéré m'a laissée physiquement bancale, légèrement handicapée quoi. Mais depuis peu j'arrive à revivre, et je me bats chaque jour pour assumer le handicap et faire les démarches pour être reconnue ainsi par la société. Faire ces démarches administrativo-médicales est encore immensément dur pour moi, mais je fais de mon mieux.
Voilà, inutile de te dire, je pense, que tes mots résonnent très fort en moi.
Merci d'exister Marie,
Lilsirene,
lilsirene.blogspot.fr

Anonyme a dit…

Bonjour Marie
ton post m'a touché par sa justesse, plus que les mots, c'est un flot d'émotion que tes lignes transportent.

c'est un peu comme confondre sa vie avec un grand bal masqué puis se réveiller un beau jour et avoir envie d'authenticité non?

Quel bonheur de ne pas se sentir seule en chemin!

le passage mental le plus long pour moi fut celui ci: arriver à soutenir des "je t'aime" avoir le courage de dire, le courage d'être...un être humain et non pas une marionnette!

je précise que le "je t'aime" dont je parle définit un mode d'expression général pour décrire une attitude de "gentille" mais avec de la profondeur en plus, pas de niaiserie et surtout pas de voilage de face: perso j'ai pas envie de vivre comme les bisounours ni d'être entourée de ce genre de population.

c'est vrai après tout si a un moment donné le cynisme s'est installé, ça a été aussi une question de choix. Et quelque part il y a certainement eu à un moment ce refus de la vie "heureuse-facile" même si c'est dans un profond inconscient, on se dirige vers les connards et par conséquent on s'en prend plein la tête, c'est peut être aussi parce qu'on est pas attiré par les lignes droites et les âmes bien nées non?

Toujours est-il qu'au bout d'un moment on en a marre et on choisit de prendre soin de soi et ce qui est beau, c'est qu'avec ce niveau de conscience, on parcours en rewind notre vie et tout semble alors différent, on commence à y voir plus clair...
Kriss

Anonyme a dit…

concernant croire, voici une phrase qui m'a beaucoup interpellée.
La foi/croire n'est pas une croyance aveugle mais la volonté d’essayer.
belle description ce comment lorsque l'on se ferme pour ne plus avoir mal on ferme aussi la porte à tout ce qui peut nous arriver de bien.

Sarah. a dit…

C'est dingue Marie, comme la petite adolescente que je suis adore tes posts. C'est une telle réflexion sur soi-même à l'heure où je me cherche tous les jours et où je ne sais même pas qui je suis, tout ça m'aide beaucoup à avancer. Tes écrits devraient figurer dans les manuels scolaires. Je te remercie du fond du coeur.

Anonyme a dit…

Belle image d'un avant après avec des photos superposées.

Comme à la fin de l'auberge espagnole où il regardes toutes ces photos « je suis lui et lui et lui aussi » et où il ne veut pas décevoir la photo du petit qu'il était.

Il ne s'agit pas de cynisme pour ma part je pense mais une protection, tu t'adaptes. Je me suis longtemps adaptée contre les désillusions (petite, l'on m'a fait croire que je pouvais être ce que je voulait, qu'il suffisait de faire les choses bien pour que ça marche, bon on est d'accord c'est pas tout à fait ça la vraie vie).

Tout moi ça désillusionnée mais malgré tout rêveuse, aventurière et peureuse.

Bref.

Tout ça pour dire que ce texte résonne pas mal dans ma vie actuelle, mais que parfois il est bon de lâcher l'armure parce que, certes les montagnes russes des émotions font mal parfois mais avoir le cœur qui pilpate (en amour, en défi, en amitié peut importe) ben je crois que c'est pour ça qu'on se lève le matin.

Un bretonne qui devient niaiseuse avec le temps et qui commence à assumer, mais bon faut pas le crier trop fort.

Agatano a dit…

Jusqu'au bout j'ai cru que ce lieu c'était le cabinet d'un psy...; Ca marchait aussi, hein, dans la lecture du billet...
C'est intéressant d'ailleurs, de se dire que ça fonctionnait...
Mais l'Eglise ça, j'en étais loin, très loin, comme tu dis, "ça ne me concerne pas".

Merci pour tes posts, parce que comme tu le dis, on se sent souvent tout petit devant ces choses trop grandes!

Elise a dit…

Touchant! J'ai 21 ans mais je partage déjà ces doutes... J'espère que ça ne durera pas trop longtemps mais nul doute que c'est un passage très constructif. Je pense que l'on en ressort plus fort. Mais il est vrai qu'il faut distinguer la force du cynisme. Le second est une apparence de force, un simulacre. La première, la vraie force, c'est aussi de savoir lâcher prise, contrôler le non-contrôle de soi, lâcher les vannes et dire les choses, se dire. Finalement c'est le travail de toute une vie.
Courage <3

Marie-Eve a dit…

Je te lis depuis longtemps, je ne mets jamais de commentaires, mais merci pour ce texte (et pour les autres aussi).

MARJANEPIRE a dit…

AAaahh !...
Marie !...
Tu permets que je t'appelle par ton prénom ?.. Parce que là... enfin là... Là encore une fois...

J'ai besoin de l'intimité que confère le fait de t'appeler par ton prénom pour te dire, te redire combien j'aime lire ton putain de blog, j'aime tes écrits, les photos, les références, ça m'ouvre des fenêtres, des perspectives, ça fait lien, sens, toussa... et avec le style, ton style, ce foutu bon style que tu envois!...
C'est vraiment super chouette !!!
Merci ... merci c'est bien tout ça...

Anonyme a dit…

Merci Marie.

Anonyme a dit…

Un jour je me suis rendu compte que je n'étais plus capable de pleurer. Et puis, j'ai décidé qu'il fallait que ca change. Ca m'a pris deux ans pour m'en remettre.

Color&Cut-Marion a dit…

"Douter, c'est déjà croire." pour reprendre les mots d'un célèbre philosophe qui n'a rien de cynique, loin de là !

C'est intéressant de suivre ton évolution, un sorte de coming of age qui continuerait indéfiniment :)

Aurore a dit…

Bon, Marie, je peux bien l'admettre, j'ai un peu chialé là.
Pas besoin d'en dire plus, ton texte se suffit a lui même.
Bises.
Aurore.

Anonyme a dit…

Je me retrouve plantée là face à mon écran en larmes, tu viens de me toucher à un point... Cest à la fois d'une grande finesse et d'une sincérité bouleversante. Mes mots ne sont pas la hauteur de la beauté de ton écrit, tu gagnes à être connue et je me réjouis d'avoir un jour d'errance (parmi tant d'autres) croisé le chemin de la chic fille que tu es. Merci infiniment. Des bises, surtout ne change jamais rien, en tout cas ici ma jolie.

Caroline

Lalou a dit…

J'ai vu que tu avais publié un nouvel article ... et j'ai attendu d'être bien posée, au calme pour pouvoir profiter de chaque ligne, chaque mot bien pesé et pertinent.

Merci, qu'importe la longueur de tes articles, j'en lirais encore et encore. MERCI.

Je suis contente d'avoir découvert ton blog. Vmt. Tu nous pousses vers la vraie réflexion, celle qui compte.

flux a dit…

moi je pleure tout le temps, je suis une chouineuse, une sentimentale.
ce qui fait de moi suspecte de premier choix dans ce monde. en fait c'est l'inverse .
Exister dans un monde de cynique c'est dur . j'ai l'impression que tout le monde , enfin les gens qui m'entourent, les étudiants, les profs ont détruit mes ideaux, mes croyances , mes valeurs, mes mythes, mes visions du monde, mon baroque, mes colères aussi, mes révoltes . aujourd'hui c'est dur d'être réellement révolté . tout le monde me prends pour une teubé si jamais je suis choquée parce qu'un tel a insulté un autre dans son dos . je le dis et on se fout de moi . "c'est pas fun, tu sais .. t'as qu'a lui dire en vrai tiens ? et moi tu dis quoi derrière mon dos ?" on dit que mais non c'est juste comme ça , quoi tout le monde le fait ..
MAIS MOI CA ME SAPPE BON DIEU ! j'ai la rage .
Les gens sont si méchants sans le savoir . c'est devenu banal.
pareil j'aime la nature, le végétal , j'aime prendre mon temps observer , mais NON TOUT CELA FAIT DE MOI FORCEMENT UNE ROMANTIQUE PASSÉISTE ARRIÉRÉE .. non non pour avoir le droit de vivre, il faut être intellectuel, froid, distant, ne pas manifester d’émotion particulière .. connaître les dernières nouveautés dire que c'est pas mal ou médiocre .
on peut pas kiffer a la vie a la mort . on peut pas pamphléter pandant deux heures sous peine de passer pour un mongole débile . voter par conviction, ça aussi c'est démodé .
être gentil, serviable, ça c'est c'est le comble du comble. le don ça fait juste rigoler . on arrive plus a faire la différence entre un gentil et un bonne-poire ..
mais quels cons, bon dieu ! quels cons !
et pourtant j'essaye de rentrer dans le moule pour pas rester toute seule . sauf que c'est comme essayer de mettre une forme triangle dans un trou en forme d'étoile, ça fait mal , et ça marche pas .

je sais pas comment ça va se finir

je sais pas comment ça va se finir , je perds un peu courage..

c'est peut être mon milieu. ou c'est cette putain d’époque de merde . pourquoi a 20 ans les gens sont déjà si blasés ????

severi27 a dit…

Je réagis au commentaire de Flux juste au-dessus ... cultive tes différences, tu verras sur le long terme que cela fera de toi quelqu'un que les autres ont envie de connaître. Ne te sens pas obligée de faire comme tout le monde, tu trouveras le juste milieu pour ne pas être seule, ça prend un peu de temps mais ça en vaut la peine. Moi j'ai fait un doctorat d'histoire de l'art, les gens que je fréquentais à l'université comprenaient plus ou moins mon choix, en revanche quand je suis entrée dans la vie active dans un domaine qui en est très éloigné, j'ai eu des remarques, y compris durant les entretiens d'embauche, sur le pourquoi, avec une pointe de suspicion et de mépris dans le regard. Sincèrement, je me fous de ce que pensent les gens qui ne m'intéressent pas, surtout qu'ils sont nombreux, et oui j'ai le souci de choses qu'ils ne comprennent pas (je mange tout BIO par exemple, et je ne mets que des cosmétiques BIO, comme toi, je m'intéresse beaucoup à la nature ...). Depuis que je vis à Paris, je les vois les cyniques mais je m'en fous, je ne me reconnais pas dans leur comportement, et tant mieux. J'ai fait les études que je voulais, je suis cadre dans un autre domaine, je n'ai rien à leur prouver. J'ai longtemps souffert de fonctionner un peu différemment, aujourd'hui c'est fini. Courage Flux, tu trouveras ton équilibre, ne t'inquiète pas, et les personnes qui te correspondent également ;-)
Quand je vivais aux Pays-Bas il y a quelques années, tout le monde était différent, je travaillais pour une société américaine mais les employés étaient tous étrangers, peu de hollandais. C'était une formidable expérience qui fait prendre conscience que c'est très français le cynisme et la froideur, les étiquettes.... mes collègues italienne ou allemande me faisaient découvrir tant de nouveaux trucs, et celle qui est devenue ma meilleure amie est égyptienne. Cet exemple pour te dire que tu ne dois pas baisser les bras et t'affirmer, c'est comme ça que tu seras épanouie, et pas en calquant ton attitude sur les autres.

Audrey' a dit…

2ème post

A lire vos commentaires, on dirait qu'une "communauté" (pas sectaire du tout) de conscients du cynisme existe bel et bien. ça rassure un peu. Alors comme dit flux pourquoi être attentif au cynisme qui nous entoure nous rend tout à coup suspect? pourquoi dès la vingtaine certains sont blasés? pourtant je ne me crois pas naïve et je n'ai pas eu spécialement droit à la lecture de contes de fées. Mais là..je remarque que si tu n'es pas prêt à écraser tes semblables, si tu n'es pas dans l’hypocrisie la plus totale et bien tu végètes, je pense au boulot en disant ça mais espérons que je me méprenne. Séveri 27 tu as sûrement raison mais quelle dose d'efforts pour parvenir à ce que tu dis! Néanmoins je reste persuadée que ça vaut le coup, qu'un minimum de valeur et d'éthique c'est essentiel

Zarts a dit…

Hello Marie,

Tes écrits sont souvent habités par l'urgence du temps qui passe, des illusions perdues et de la recherche d'un réanchantement. Je me souviens de ton touchant post de résolution de cette année où tu évoquais également ta lutte contre le cynisme.

L'époque est paradoxale car à la fois les bons sentiments n'ont jamais été autant mis en avant, privilégiant l'instantanéité et anesthésiant un quelconque recul, réflexion longue et une appréhension lucide du réel (TV, mise en scène politique, médias,marketing etc) et d'une façon tout aussi forte la peur et la résignation sont très présentes, coupant court à toute indulgence.

Bizarrement, je trouve que tout ça c'est aussi une affaire de trop de centrement personnel, de nombril trop présent, d'un manque de détachement vis à vis de ce que l'on croit être proche et confortable.
Pour ma part, j'ai eu la chance (ou du moins j'ai crée cette possibilité! de beaucoup voyager (le vrai voyage qui te fait aller vers les autres c'est à dire aussi toi et pas la fuite ou l'obligation sociale). Ce genre d'expérience coupe court à toute forme de cynisme, l'humanité revêt une autre allure, plus grande certainement. Et puis tu comprends que le voyage ça peut aussi être pas loin de chez toi.

Pour Répondre à anonyme de 10h12, je pense que c'est aussi une question d'outils, d'avoir la possibilité de les acquérir pour faire ces choix/Non-choix. C'est un travail long pour certains car selon leurs vécu ils doivent certainement traverser des étapes plus ou moins difficiles, naturelles ou évidentes pour d'autres.

Pour ce qui est de la forme littéraire de ton texte Marie, je le trouve beau mais je me dis que tu pourrais aller plus loin.
Il me donne l'impression de quelque chose qui n'a pas été totalement tranchée, un tiraillement entre le "girly" et "la révolte". Il suffit de très peu et tout ça sera grand :-) Bien sûr ça ne reste qu'un petit avis.

Très belle journée,
Bises.

Olivia a dit…

bonjour Marie.ton article me remonte le moral...merci Marie.bon we.♥

m. a dit…

"... La croissance de l'esprit est à l'inverse de la croissance de la chair. Le corps grandit en prenant de la taille. L'esprit grandit en perdant de la hauteur..."
(Christian Bobin)

ah oui et : merci, aussi.

Anonyme a dit…

Si tu as une minute jette un oeil sur la vidéo "Look" de S. Tellier,

Il est question d'une jeune femme qui avance et ne consent à ralentir que lorsque des choses douces l'effleurent.

Ca te parle?

Anne

severi27 a dit…

@ Audrey dans son 2ème post : être soi demande moins d'efforts que prétendre être quotidiennement quelqu'un d'autre, à mon avis.
L'expérience m'a montré que l'affirmation de soi est moins "vampirisante" en terme d'énergie que le mimétisme ou le grand écart entre ce que tu penses et ce que tu prétends penser pour faire comme les autres. J'ai 37 ans en même temps donc j'ai eu de nombreuses occasions de me cogner aux murs avant de comprendre ;-)
Bon week-end.

Morgane a dit…

Merci Marie de me faire doucement pleurer (bonheur de vivre la vie telle qu'elle est, l'appréhender avec tendresse)

Putain de texte.
J'ai eu le même genre de pensée en écoutant La Ritournelle.

Merci d'écrire et de poster.

Bien à toi,

Anaelle a dit…

J'ai du lire 3 fois ce post, trois jour different pour bien comprendre et ne pas trop lire les comms sinon je suis a nouveau perdue ;)

Je ne pense pas que se casser la margoulette et montrer son petit coeur c'est si grave non. Au contraire. Un certain cynisme sauve aussi. Je veux dire, a un moment, on en a vecu des choses, on sait un peu comment ca se passe. Et le cynisme aide a se proteger un peu. Il faut un peu de tout, suivant la situation et les gens.
Je peux etre cynique quand vraiment je me trouve en face de gens completement mechant et cons. Et je peux etre a fleur de peau quand je suis avec des gens avec lesquels je n'ai pas peur de me montrer ou je sais qu'ils n'en profiterons pas.

Ne te cantonne pas a une identité. Je sais que tu peux ete extreme dans certains aspect de ta vie. Et je te soupconne d el'etre encore une fois. Mais la dedans, il ne faut pas l'être, on a differentes personalitées qu'on le veuille ou non, et le cynisme doit faire partie de quelque unes, mais ne pas les remplir toutes. Tout comme la sensibilité... "Ca depend"

Folie Privée a dit…

Je vous t'aime du blog.
Fort.

Anonyme a dit…

Pour moi, le cynisme n'est pas une protection. Tu peux souffrir, pleurer et être cynique. C'est plus une façade face aux autres, un apparat. Genre, rien ne me touche alors que si. quand t'es chez toi, tu chiale.

Se casser la margoulette se n'est pas si grave quand tu as eu des moments de bonheur. Se casser la margoulette devient insupportable quand tu as déjà la tête sous l'eau et ce depuis des lustres et dans tous les domaines. D'où les burn-out et les suicides.

Perso, je n'ai plus la force ni d'agir, ni de croire. Non, je ne m'autorise pas à croire que ça pourrait changer car la chute sera encore plus brutale. Je n'en supporterai pas une autre. Alors oui se casser la margoulette ça peut être grave car il peut nous faire basculer et nous amener à des actes irrémédiables.

Anonyme a dit…

C'est fou parce-qu'en lisant ce post je me suis justement mise à penser à Sebastien Tellier, je me disais que ça correspondait tout à fait à ce qu'il pense, à sa sensibilité (j'ai vu récemment sa dernière interview dans "On n'est pas couchés", où il parle de retrouver de la tendresse, de l'émerveillement).
Du coup ça m'a fait plaisir de voir que le lien que j'avais fait avec Tellier était bien réel!!

Sinon, je m'étais jamais résolue à l'exprimer, par flemme ou parce-que je savais pas comment le dire, mais ça fait presque un an que je lis ton blog et qu'il reste un de mes préférés; c'est dingue, tes posts correspondent (et répondent) quasiment toujours à des questions que je me pose (sauf que toi tu sais y mettre les mots)! Par exemple, ce post correspond pile à mon esprit du moment...

Bref merci pour ce blog intelligent et drôle, et toujours intéressant!

Shinycreamy a dit…

C'est toujours un plaisir de te lire : tu fais du bien!

Shinycreamy a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
lilo2 a dit…

J'adhere à tout ça, et je m'y retrouve. Je me disais il y a peu, et je crois que c'est la même idée, qu'on dévalorise trop la gentillesse. D'ailleurs, c'est même équivalent à "bébête" dans certaines bouches...et je trouve ça regrettable. La gentillesse, la bienveillance sont pourtant des qualités indispensables pour vivre ensemble. Le cynisme, la dureté sont des valeurs trop mises en avant je trouve... Et pour être gentil, il faut accepter d'être tendre, indulgent et tolérant. C'est pas gagné en fait... J'espère que je suis pas hors sujet.Des biz à toi, que je lis toujours avec tant de plaisir.

N. a dit…

je me retrouve dans presque tous ce que tu écris, c'est un vrai plaisir!
Tu écris vraiment bien. Et j'aime beaucoup te lire, c'est incroyable.

Tes textes m'aident, continue comme ça..

Bonne journée Marie

Blandine a dit…

"Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux changer et la sagesse d’en voir la différence."

Cette prière (des alcooliques!, mais utile pour tout un chacun !)est mon leitmotiv. Je te lis souvent, te trouve pleine de contrôle de toi-même. Trop en fait. Comme je suis dans les grandes pensées, je t'en redonne une très très courte : LACHER PRISE.
Le lâcher prise, ou ne plus autant se remettre en question. c con parce que c dans les trucs de psycho qu'on trouve des idées comme ça. D'ailleurs ils disent lâcher prise (ne plus autant réfléchir) mais juste après ils disent : encore faut-il savoir ce que l'on tient. Ou comment ne pas pouvoir s'empêcher de cogiter...
Gros bisous Marie, une inconnue qui t'apprécies.

Anonyme a dit…

waaaaaaaaa

Anonyme a dit…

Lectrice silencieuse depuis les débuts de la chic fille, je me dis à chaque fois que j'aimerais connaître une personne comme toi.

Merci, Marie

Marie Fournet a dit…



Je tenais à vous remercier sincèrement pour tous vos gentils mots, vos confidences et le reste. Devant le nombre de commentaires, je vais surtout répondre à vos questions et remarques attendant une réponse. je vous love.

Carla: de l'huile (argan, bourrache, rose musquée, j'alterne)
Et non, je suis trop bluffée par le bb cream d'erborian pour avoir envie de changer.
Bise et merci pour ton commentaire


Cooci: Je ne me victimise pas. La responsabilité n'est pas le thème du post (c'est la foi), et très sincèrement, ce que je vis, où je suis n'est que de ma propre responsabilité, je n'ai jamais pensé autrement. très étrange que ce post vous ai amené vers cette réflexion.

anonyme: C'est vrai que la Ritournelle des fois... Ca fait tristoune :)

patanok: en indulgence tu dis? C'est bon ça :)


Anonyme: La volonté d'essayer, c'est magnifique. Merci!

Sarah: La petite adolescente que je suis adore les écrire (ça la rassure :))

Anonyme: je pense souvent, qu'est ce que la petite moi penserait si elle rencontrait la grande moi... j'en sais rien!

Zarts: ce nombriliste, je ne peux pas le nier, est inhérent à ce blog. Il ne s'agit finalement que de mon intime vers celui des autres...
je t'embrasse

Anaelle: Bien sûr qu'il peut sauver, mais tu sais à quel point je suis "tout ou rien" ;-) L'être en fonction de ceux qui sont à côté de nous est l'attitude la plus pertinente je pense.

Folie Privée: je t'aime aussi

Anonyme: Ah non pas de ça, pas de résignation. Jamais <3

Balndine: Ah alors la phrase des AA est vraiment parfaite. merci!Gros bisous


Et encore merci pour tous vos gentils mots <3 <3

Anonyme a dit…

Extrêmement vrai. Ton article pointe encore une fois du doigt certaines de mes habitudes et faiblesses.
Bravo Marie.

Bonne Journée
M.

Anonyme a dit…

Bonsoir.
Désolé de remonter un vieil article, mais je suis tombé dessus en naviguant.
En même temps, je ne devrais pas m'excuser d'avoir lu un article plutôt bien écrit, précis dans ce qu'il conte, et sur le fond assez intéressant

Je vais poser le problème d'une autre manière.

L'existence voudrait qu'on la mène d'abord avec le cœur (la fougue de la jeunesse sans doute), puis une fois toutes les désillusions passées, avec la tête.

J'ai beau ne pas encore avoir 20 ans, depuis tout petit, j'ai choisi ma tête (bien plus facile à irriguer que mon cœur, en toute modestie).
Et j'ai l'impression parfois de recevoir un message, en quelque sorte, qui me renvoie à ma méconnaissance sentimentale, émotionnelle (par des pleurs, etc).

C'est-à-dire que vous tous, qui avez choisi de mener votre vie avec votre cœur principalement, vous vous retrouvez tous devant ce texte à vous dire "Mais à voir les gens se comporter de la sorte, je me rends compte que j'ai loupé un truc". Ce qui vous amène plus tard à de la méfiance.
Pour moi, c'est la même chose, mais en situation inversée : j'ai l'impression d'être tombé dans un piège de ne pas connaître le sentiment amour (sous presque toutes ses formes).
J'ai l'impression que ce piège m'amène parfois à un excès de cynisme ambiant et quasi général.