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21.4.12

LA QUESTION DE L'OSTENTATION

Margiela




Il y a un livre sur la compulsion qui est sorti, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, le titre c'est Rien à me mettre.

Je ne l'ai pas lu, je ne sais pas si je vais le lire, mais ça m'a fait penser à quelque chose. D'abord qu'il y avait déjà eu un bouquin équivalent qui était sorti y a une toute petite dizaine d'années, mais aussi, à lire les deux ou trois trucs écrits à propos de ce bouquin, des choses que j'ai d'ailleurs trouvées plus ou moins pertinentes, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais comme ça d'un coup, j'ai comme été contente d'avoir été compulsive.
Je crois que je suis aussi contente de ça. D'abord, parce que ça m'a forcée à regarder les choses en face, à être lucide et à définir la "sémantique"(c'est à dire les significations) que je mettais dans le vêtement (et donc de mieux comprendre le rapport à l'image). Le sens, la valeur. Un vêtement n'est pas juste un vêtement qui me protège du vent et du froid et qui cache ma pudeur. Non ça va bien au-delà, sinon, excès il n'y aurait pas.

Je mets systématiquement en avant le fait que "je suis pauvre", pour vous expliquer mes ralentissements d'achats, ce qui n'est qu'en partie vrai. De toutes façons, tu peux toujours te démerder, quand t'as trop envie, t'as trop envie et tu y arrives. Non en fait ce n'est pas qu'une question de moyens,c'est surtout que je ne souhaite plus y mettre autant d'argent.

Quand je parle de sémantique, c'est vraiment au sens de "valeur, sens". Je m'explique. Un vêtement est un vêtement. La définition d'un pantalon par exemple c'est un vêtement qui va de la ceinture jusqu'aux chevilles et qui enveloppe séparément chaque jambe. C'est ça un pantalon. Mais un pantalon ça n'est pas que ça.
Prenons un pantalon Proenza Schouler, collection été 2012. Certes c'est un pantalon, mais pas seulement. Ce froc (on peut encore dire froc en 2012?) envoie des signaux sociaux aux gens. Des signaux du type "j'ai ce pantalon Proenza Schouler parce que je l'aime bien, parce qu'il est nouveau et aussi parce que je peux me le payer."

Je suis plutôt snob. Quand j'achetais beaucoup de vêtements, j'allais naturellement vers des vêtements chers, des vêtements que "castement" (je ne suis pas issue d'un milieu où on pense que l'on peut s'acheter un pantalon Proenza Schouler. C'est, là d'où je viens, un fantasme autant qu'une absurdité), je n'aurais pas pu, dû me payer. Pourtant, j'avais une attraction très importante pour les signes ostentatoires de richesse (aussi parce que vous pouvez l'imaginer, je trouvais les fantasmes absurdes des plus attractifs). 

L'idée du vêtement cher, n'était donc pas qu'une question de très beau ou de très confortable de soi à soi. Certes, il existe certaines marques (citons Margiela par exemple), qui se refusent à tout signe d'ostentation, mais ça n'est pas le plus courant. Là où l'on vit, il faut montrer qu'on peut s'acheter du Dior.  Chez Margiela, on trouve ça vulgaire l'ostentation et le  client type n'est pas une fille qui a envie de porter ce que tout le monde porte (il y a très peu de pièces dans chaque boutique, c'est une volonté de la marque, une confidentialité un peu snob je vous l'accorde. J'aime bien. Je suis une conasse.).

Alors pourquoi vulgaire?

Je me suis aussi interrogée sur ce que je cherchais à prouver en achetant tous ces vêtements de marque.

J'ai d'abord remarqué que le rapport qui existe entre mon vêtement de marque et l'autre, est un regard "genré", c'est à dire qui s'adresse essentiellement à un genre. Le genre féminin. Je n'achetais pas du cher pour impressionner un amoureux. Qui s'en fout clairement.
Les enjeux qui existent entre l'autre et moi sont féminins. Seules quelques femmes savaient que mes chaussures étaient des Jacobs ou des Prada. Les hommes s'en fichent de ça. Montrer à ma semblable que mes pompes sont de telle marque était une manière de hiérarchiser, dans une certaine mesure, nos interactions. Ou tout du moins, à ne pas me sentir "moins bien" qu'elle. Un rapport de cours d'école en quelque sorte, oui, exactement.

Sinon pourquoi en même temps?  Je ne peux pas nier qu'il existe une envie liée au beau et aux belles choses dans les dérives qui étaient les miennes, mais il y avait également une volonté de mettre en place un certain type de relation à l'autre, une manière un peu grossière de me donner, au sens strict du terme, une valeur. Une beauté. Une grâce. Une modernité. Une capacité d'achat. Une appartenance au monde. Une appartenance à un monde qui n'était théoriquement pas le mien.

Ca n'est qu'une explication, encore une fois, mais je crois que ça se tient. Regardez comme certains blogs rendent envieux, comme la consommation ostentatoire, si peu qu'on se penche dessus, pose problème. Elle pose un problème de jalousie, mais la question se pose tout de même, pourquoi me montres-tu ce que tu peux t'acheter? Et pourquoi viens-je voir ce que tu peux t'acheter et que moi je ne peux pas? (À l'ère des blogs, le phénomène est de plus en plus vaste évidemment).

C'est un problème de caste, un problème de positionnement. Je m'achetais des pompes de marque pour me prouver et pour prouver aux autres que je pouvais, moi, me les acheter.
Des tas d'autres choses se mêlent à ça évidemment. Féminité et image qui ont du mal à se détacher pour évoluer indépendamment l'une de l'autre, construction de l'identité féminine sous le prisme du marketing pour ne citer qu'eux.

C'est une des raisons pour lesquelles j'ai de plus en plus de difficultés à céder à mes pulsions, parce que tout simplement, j'essaie de comprendre, même dans les choses les moins glorieuses. Comprendre c'est toujours mieux que de céder n'importe comment, non? Il ne s'agit pas de vouloir être un moine bouddhiste... Quoique, je ne suis pas sûre que cela ne soit pas, finalement, une envie "séduisante".

J'aimerais avoir votre avis sur la question de la consommation ostentatoire et l'autre, c'est aussi vrai pour vous?


PS: Je sais on devait parler luxe et consommation de manière moins "nombriliste" mais j'ai manqué de temps, ce n'est donc que partie remise.

PS2: Je sais on parle beaucoup de tout ça en ce moment, mais y a à dire, y a à se décomplexer et l'idée de ne plus réfléchir à ça, de prendre cela avec plus de "légèreté" ne me dit pas vraiment. Il y a finalement, déjà suffisamment de légèreté sur la question..

Et pis bon week end aussi bordel. Love les copains.


55 commentaires

Jade a dit…

T'a atteins un point sensible dans ta réflexion on dirait ! C'est hyper intéressant l'idée du choix de la marque qui serait "genré". C'est vrai que les mecs s'en foutent complétement, ils sont plutôt dans l'esthétisme et le message du style plutôt que dans le prix et l'historique de la fringue.
Je n'achète jamais de marque pour la marque, et je pense qu'avec ou sans moyen, ce serait pareil.
En plus nous sommes à une époque où les petites marques copient les grandes, alors à quoi bon payer plus cher un nom.
Je comprends ta manière, consciente ou non, d'acheter ces sapes de luxe et je me dis que la réponse, tu l'as déjà (vu que tu l'as écrite) : "Un rapport de cours d'école en quelque sorte"
Comme dirait OSS117 : il s'agirait de grandir. (vlà la référence de merde)
Peut-être se poser la question du pourquoi du comment tu n'as pas plus d'estime de toi, confiance en tes capacités, tes qualités, et tes connaissances. Histoire de ne plus avoir besoin de "valeur-ajoutée".
En tout cas, même si le sujet est bien ancré dans le temps, je trouve que "cette année" tu évolues vraiment vite dans cette réflexion :)

Anonyme a dit…

Tout à fait d accord quand au pourquoi du choix des marques .Perso je m en fout pourvu que la sape m aille bien et plaise à ces messieurs ^^
je reste en slim et teeshirt - voir chemise hein, je suis pas une tasspė ( je vise bien pour ne pas l être aussi, j aurai du mal à acceptė qu on puisse me le renvoyer note bien!
Je suis une compulsive de la fringue aussi mais je me soigne ^^
Très bon week-end end Marie
Grifette

Marion a dit…

Ce peut paraitre bizarre mais personellement, je me sens plus "intelligente" en achetant des vetements peu ou moins cher (genre Zara, H&M and co) que les vêtements de marque. En effet, pour moi le vetement de marque est purement ostentatoire: pourquoi s'acheter un jean à 400 euros alors qu'avec cette somme on peut s'acheter beaucoup plus de choses. Peut être que pour moi la quantité surpasse la qualité ou la marque ostentatoire. Enfin bref, je me sens plus maligne quand je me looke bien pour un prix modéré par rapport à celle qui "gaspille" son argent dans un pièce au prix exorbitant.

Voila pour mon avis qui, je précise, n'est en aucun cas un jugement sur les techniques d'achat des autres!

Et merci pour cet article qui permet d'apporter de la profondeur à nos actes d'achat compulsif :)

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
Oui c'est l'économiste Verblen qui le disait déjà en son temps : nous voulons toujours ce que ceux, juste "au-dessus" de nous ont. Pas la peine de dire que c'est une quête sans fin. Il faut en sortir. Tu as bien raison. C'est d'ailleurs, paradoxalement, quand on en sort qu'on fait le plus envie. C'est une forme de retrait évidemment mais elle n'est pas mortifère à mon sens.

Kuri a dit…

Salut Marie,

Merci pour ton premier post-scriptum! De mon côté, je n'ai jamais eu tous ces questionnements vis-à-vis de la marque et du snobisme qui y est lié. Ma réflexion, ces dernières années, s'est plutôt portée sur le système de la société de consommation et tout ce qu'il impliquait.

Je m'explique : de mon côté, quand une fringue me plaît, lors de ma décision d'achat (ou de non-achat), il y a certes tout ce que tu évoques qui entre en compte, c'est-à-dire le rapport de cette fringue à moi-même, ce qu'elle va m'apporter - ou pas. La "marque", par contre, ne joue pas trop en ce qui me concerne, je ne crois pas être très sensible à cela.
Ce qui s'ajoute à cette réflexion autocentrée, c'est le rapport éthique/prix du vêtement en question. Ca ne me dérange pas de payer un vêtement très cher s'il s'agit (par exemple) d'un petit créateur qui fait fabriquer localement, avec de jolies matières. Je sais que le prix se justifie par les salaires versés, et j'ai la satisfaction de contribuer à faire vivre toute une chaîne de production dignement. A l'inverse, la promo H&M avec la chemise "made in Bangladesh" à 5 euros me fait un peu vomir : je sais quelles sont les conditions de travail de ceux qui ont fabriqué ces chemises. Et je refuse de participer à une telle chose : pour moi, ce serait nier l'humain.

Le résultat, c'est que je me tourne souvent vers des fringues assez chères au final... Mais qui correspondent à la valeur de la main-d'oeuvre. Depuis que je fais ça, j'achète beaucoup moins, mais mieux. C'est bon pour moi, c'est bon pour les autres, et c'est aussi mieux pour dame nature :)
Ceci dit, attention : tout ce qui est cher ne l'est pas pour une bonne raison ;) Il faut se renseigner et regarder les étiquettes. Il y a bien des marques qui profitent de leur notoriété pour vous faire payer dix fois la véritable valeur (matière et salaires confondus) d'un petit top en lin... Je ne citerai personne mais je suis sûre que vous voyez de qui je veux parler.

Bref. Depuis que je raisonne comme ça, je suis bien plus satisfaite de mes achats et je n'ai plus aucune mauvaise conscience :)

(Désolée, mon expérience n'avait rien à voir avec ta question, mais cela fait des mois que je pense à écrire cette tartine dans les commentaires, et ton post-scriptum m'a donné un coup de pouce cette fois ;) )

Je t'embrasse, bon week-end.

Anonyme a dit…

Tu veux dire qu'en achetant une marque les gens essayerait d'acheter une image d'eux même? C'est pas une évidence pour tout le monde ça?
Mimi

Aléa a dit…

Je trouve ton article très franc, très authentique aussi. Et c'est vraiment rare l'authenticité chez les gens. Etre soi même et ne pas avoir honte de le dire. On te prend comme tu es avec tes qualités et tes failles et c'est comme ça. Je n'ai pas trop d'avis sur la question des fringues car je pense que si j'étais pleine aux as je m'achèterai probablement des fringues hors de prix pour avoir la qualité. La qualité d'un cuir bien souple, d'un vêtement seconde peau, doux, bien coupé. Je fais selon mes moyens et mes envies. Parfois j'envie ces nanas toutes jeunes qui portent des vêtements que je n'aurai jamais la chance de porter car hors budget. C'est fugace, j'ai les boules sur le moment et puis après je passe à autre chose parce que ça ne sert à rien de s'appesantir la dessus. Aucune fringue ni aucun style ne pourra remplacer la douceur d'un regard, la fossette d'un sourire, un nez qui se retrousse, de piquantes tâches de rousseur, la douceur d'une peau c'est ça notre vêtement le plus beau et celui là est unique et vaut le coup d'être porté et sublimé par l'esprit. Soyons unique car nous le valons bien ?
;-)

clem.066 a dit…

Lorsque je croise une jeune trentenaire à l'arrêt de bus (le moyen de transport des pauvres) les sneakers IM au pied, je ne me dis pas "elles sont vraiment chouettes ces baskets, je veux les mêmes". Bon aucun peut être dans un second temps.

Ma première réaction est de me dire :"Raaaaah frustration, aucune de mes potes ne partage l'amour de la sape. Elle, elle sait, elle, elle a compris. Je ne la connais pas mais je la connais." Tout ça se passe dans ma tête évidemment car physiquement, c'est à peine si je lui aurais jeté un coup d'oeil. Et pendant tout le trajet du bus, la machine se met en place. Il me faut ces sneakers, "c'est bon quoi c'était une meuf comme moi quoi, moi aussi je veux être de la team !".

Bref, tout ça pour dire que Marie, ton raisonnement fait écho chez moi et à mon avis chez beaucoup beaucoup beaucoup d'autres. Et qu'il se peut que la fille du bus dont les chaussures m'obsèdent soit encore obsédée par le perfecto que je portais ce jour là...

severi27 a dit…

C'est exactement pour ces raisons que j'ai du mal avec les IT trucs car c'est une façon de montrer que l'on a les moyens de s'acheter des choses chères et chez certaines femmes cela se rapproche clairement de ce que tu décris dans le positionnement face aux autres femmes. Regardez, j'ai les moyens de m'acheter des sneakers IM !
Justement moi j'ai les moyens de me les acheter mais je ne le souhaite pas car je ne veux pas être dans la démonstration de moyens.

Marjorie a dit…

J'ai exactement le même avis que toi sur tout ça. Par contre j'ai un autre point de vue sur les blogs ostentatoires. Ca m'a jamais plu, l'ostentatoire, et au delà du fait que les mecs s'en foutent, je pense que globalement ça les fait fuir. En fait je trouve pas ça élégant l'étalage et le calcul : pas vraiment rafraichissant. Du coup, oui, j'ai des envies de trucs chers mais c'est ponctuel.
Je pense creuser un peu ma reflection sur ce rapport qu'on entretient avec les autres femmes puisque c'est d'elles qu'il s'agit .... Merci pour cette piste ;)

Anonyme a dit…

Hello Marie,

Je te rejoins parfaitement sur ce point. En arrivant à Paris, pour moi, un sac à 100 euros, c'était déjà cher. Je trouvais que mettre plus était une grosse connerie, qu'il y avait bien mieux à faire avec mon salaire (notamment voyager). Peut-être ai-je ce regard du "milieu social" de ma famille. En gros, ce que certains appellent avec arrogance "la France d'en bas".
Je n'avais aucun problème avec ça, sauf à partir d'un nouveau taff.
J'avais une collègue qui ne voyait que par la marque, le fric. Dès que je m'achetais une fringue, un sac, un paire de shoes, elle me renvoyait à la gueule qu'elle aussi avait fait du shopping, mais pas chez Zara ou H&M... plutôt IM, Darel, Dreyffus et j'en passe... J'ai commencé à me sentir comme une merde. Mais alors comme une grosse merde. Une bouseuse de province face à la parisienne. Résultat, j'ai commencé à acheter de la marque. Quelle connerie. Rien à voir avec les hommes puisque cela n'a rien changé mon rapport avec eux. Pas moins, ni plus de succès. Heureusement, assez rapidement, j'ai ouvert les yeux. Et je la vois, elle, s'endetter... Dommage pour elle, mais à chacun ses priorités. Néanmoins, il est difficile de sortir du regard des femmes quand on en est une, et surtout le regard de "riche" face à nos petits moyens ou notre milieu social.
Bisous miss

anne-laure a dit…

ah le rapport aux marques....vaste sujet...on y est confronté super tot en plus,genre au college,ca sera à celui qui sera déjà le plus de marque.je me rappelle de mon temps(lol),c'etait teddy smith qui cartonnait.donc evidemment je tannais ma mere pour y aller.et qd j'y repense,j'avais bien du teddy smith mais ca ne m'allait meme pas!

bref j'ai toujours adoré les fringues,jusqu'à l'obsession aussi.et jusqu'à il n'y a pas longtemps j'aimais aussi beaucoup les marques.et depuis un temps j'arrive à m'en détacher.justement depuis que je connais les blogs mode.parce qu'au final les gens qui m'entourent ne connaissent pas ces grandes marques et surtout s'en tapent le coquillard.ca devient limite plus original d'aller chez promod ou autres H&M qd on voit toutes ces grandes marques sur les blogs.ca ne veut plus rien dire pour moi.j'ai compris que l'essentiel c'était d'etre à l'aise ds son fute,de se sentir jolie,peu importe le nom écrit sur l'étiquette parce qu'au final tes potes s'en tapent.et c'est pour ca que ceux sont mes potes!:)
coté compulsion je me suis grave calmée grâce à toi Marie.donc respect et grand merci à toi et chance pour moi d'avoir découvert ton blog.aussi un jour un ami m'a dit "on ne te voit jamais habillé 2 fois pareil".c’était pas dit méchamment,le pote je le vois pas super souvent,mais ca m'a piqué qd meme.et je me suis dit qu'il y avait peut etre un petit souci...
j'adore toujours autant les fringues hein mais à un moment faut arrêter les conneries :))

Merci pour tes post ultra pertinents.

Bon week end Marie,
je te kiss!

Lindaaaa a dit…

Très intéressant comme d'habitude, j'aime vraiment beaucoup de lire Marie ;)
Perso, je regarde comme bon nombre de personnes les blogeuses mode et je perçois deux réactions:
une partie de moi a effectivement envie d'avoir certains des vêtements qu'elles portent mais une autre ma rattrape en me disant que déjà, vu le prix c'est juste pas possible (et même pour se tarder devant les cops lol) mais c'est surtout le fait que la blogeuse porte bien ce dit pulll ou cette jupe car elle possède le côté féminin que moi je travaille. Une fois la robe acquise, est ce que j'aurais la même classe, la même féminisation exacerbée? je n'en suis pas sûre... car comme tu l'as déjà dit, nos vêtements nous représentent et cela nous "signifie".
Passe un bon week end ;)

louisa a dit…

c'est parce qu'on a pas confiance en soi, en sa beauté propre, qu'on mise sur les fringues pour nous donner ce qu'on pense ne pas avoir ou pas assez avoir..
au final dès que tu prends conscience de ta beauté, pas celle donnée par une belle fringue ou un maquillage soigné, non, la vraie, ta lumière intérieure à toi. Cette lumière qui selon les jours irradie ou s'étiole. parce qu'y des jours comme ça, fatigue boulot stress, et paf ça s'éteint ; dans ces cas là t'auras beau être ultra taffée diorisée tout ce que tu veux, ça le fera pas tout simplement...
quand je suis heureuse, mais vraiment heureuse, je le vois moi dans le miroir, je me sens belle vraiment et (ça peut paraitre pretentieux je sais) je suis convaincue de l'être. teint frais, regard plus ouvert. le bonheur ça joue à fond, c'est ça qui fait que l'on va vraiment nous remarquer, pas les dernières pompes IM.
enfin bon on est des filles on sera toujours attirées par toutes ces fantaisies vestimentaires faut pas se voiler.. comme tu dis à moins de prendre une retraite dans un temple tibétain, je vois mal comment y échapper aux sirènes de la mode.
enfin si, on peut se tempérer. pour ça il faut se connaître parfaitement, connaître sa beauté, ce qui la renforce et ce qui l'éteint. dans mon cas je sais que paradoxalement quand je suis "trop bien" habillée ça me dessert. la simplicité, jean t-shirt, matières naturelles, du blanc, du marron... Et là je me sens moi. cela dit, bizarrement (ou pas d'ailleurs) je reste attirée par toutes ces fringues dont je sais qu'elles ne sont "pas moi"( genre les shoes à paillettes de cet hiver, les slims pastels en ce moment...)
mais pour me raisonner je me dis "ce que tu aimes là, c'est l'image d'une fille différente, c'est parce que tu te lasses d'être toi en ce moment" avec le temps on se connaît et on se déguise de moins en moins. a part si on a les moyens/le temps/ l'envie de s'amuser avec les fringues, de jouer sur son image d'acheter plein de fringues dans plein de styles différents... un jeu comme un autre :) mais ce n'est pas l'essentiel, comme tu dis un pantalon reste un bout de tissu..

vv a dit…

J'ai le même ressenti que toi sur le sujet sauf que chose absurde mes copines à moi sont incapable de voir si mes chaussures sont des marc jacobs ou des repetto.... etc ... et pourtant je rêve d'IM!!! Mais pourquoi claquer 400e ds une paire de sneakers alors que personne ne saura que ce sont des IM!

je comprends pas ce besoin!

moi aussi je suis en état de grande réflexion!

j'arrive pas à comprendre, je sais que c'est absurde mais je le veux quand même!

Peut-etre suis-je une esthète hors norme?
ma vie est tellement moche que je ne veux que de du beau sur moi à défaut de tout autour de moi?

...

Anonyme a dit…

l'ostentation, ton sujet fétiche.. super intéressant tout ça.
Personnellement, crois-tu que si tu avais les moyens de t'acheter ce que tu aimes tu passerais ton temps à faire de pareils articles? ...
tu kifferais te saper au coup de coeur et tu nous contagirais de ton moral d'acier causé par ce soudain bien-être qu'est la sape. mais celui qui ne PEUT PAs se permettre d'acheter compulsivement (tu es une personne normale, moi non plus je ne viens pas d'un milieu ou c'est considéré normal de porter un pantalon Proenza Schouler) n'a autre chose à faire que réfléchir. et si tu as remarqué les gens friqués se remettent moins en question que les gens qui n'ont pas les moyens. tu trouves pas? en tout cas tu en es l'exemple ;) continue à transformer tes posts en forum c'est toujours chouette.

Anonyme a dit…

j'ai oublié de te poser une question qui me turlupine depuis longtemps, pourquoi n'as-tu pas continué ton blog MODE ? tu aurais posté tes looks, et t'aurais eu des sponsors et des partenariats du coup ça t'aurait bien aidée. regarde mimnor tous ses looks sont écrits en rouge en-dessous ça veut tout dire... tu es dans la recherche du pourquoi comment mais bon.. tu l'as un peu voulu en voulant te démarquer moi je fais pas de pub, j'accepte pas les sponso etc. tu sais nous on serait contents pr toi si tu touchais un peu plus, perso ça me dérrangerait nullement qu'il y ait des pubs ici ;)

Elise a dit…

Coucou Marie,

Quand j'étais au lycée, il y avait une fille dans ma classe qui était friquée. Elle s'habillait très classe : jean de marque et haut noir (TOUT LE TEMPS) de marque. Elle avait des bijoux très chers mais simples et un sac à main Chanel.
Rien de très extravagant donc mais ce qui est notable, c'est que c'est cette simplicité onéreuse qui était extravagante et qui tapait à l'oeil. Elle signifait clairement : je suis riche, vous non.

Une de mes copines était tombée en pamoison devant cet étalage (tout en mesure) de richesse et tout son argent est passé dans des pièces chères qu'elle accumulait sur elle, sans aucun sens du style. Les bijoux, elle les achetait sur un marché marseillais de contrefaçon et elle se pointait le lundi matin en cours avec des boucles d'oreilles D&G, la ceinture Dior et le collier Chanel. Tout en même temps.
Bref, du namesdropping sur elle.
Je n'ai jamais eu autant de compassion pour une personne.
C'était une fille vraiment fragile et, même moi, qui voulait de jolies choses, il ne me serait jamais venue à l'idée de devenir un tel clown ridicule, un porte-manteau de (fausses) marques.

Je n'ai jamais envié la nana friquée non plus parce qu'au final, il n'y avait aucune folie dans son style, aucune prise de risque.
Elle était très bien comme ça et encore aujourd'hui (merci facebook) elle n'a pas changé de style d'un iota.

Cette régularité, cette mesure, je trouve ça beau.
Le côté pondéré dans la consommation de luxe, j'admire sans jalouser.
A l'inverse, la compulsion et l'ostentation du luxe, l'entassement, je trouve ça ridicule et ça ne m'attire pas.

Des nanas friquées de ma classe qui s'habillent bien et ont toutes les semaines un nouveau perfecto, une nouvelle blouse, un nouveau slim, j'en ai un paquet. Ca attire l'oeil, forcément et ça fait envie, c'est normal. Moi aussi j'aimerais pouvoir me réinventer chaque jour (cf. pub Yves Rocher :D ) mais avoir peur de se lasser, avoir peur de manquer et vouloir à tout prix éviter les "rien à me mettre" le matin en courant toutes les semaines chercher une nouvelle fringue : c'est être prisonnière de quelque chose. C'est avoir peur du vide : pourquoi?! C'est chercher dans le vêtement cher quelque chose qu'on ne trouve pas en soi.

Pour moi c'est clairement une faiblesse.
Mais l'ostentation sans compulsion (cad afficher ses vêtements de marque tout en les remettant régulièrement, avoir toujours les mêmes, ne pas être une fana de shopping) c'est une "sérénité" de bourgeoise qui m'épate (ça me fait penser à certaines bloggueuses new-yorkaises).

Si j'avais les moyens, je me tournerais peut-être vers des marques plus chères qu'H&M Zara ou Kookaï : comme Maje / Comptoir des Cotonniers / Sandro. Mais cette simplicité dans la fringue, dans l'association des vêtements, je l'ai, donc je suis persuadée de ne jamais déraper et de devenir une bloggueuse mode assoifée de renouvellement incessant.

Je n'en ai pas besoin et ça ne m'intéresse plus.

Bise Marie (désolée si j'ai un peu glissé vers le HS. Sujet passionnant ^^)

Anonyme a dit…

Intéressant ce post. Quand même, le budget qu'on a, le milieu social et l'éducation comptent aussi : je ne PEUX tout simplement pas me payer un sac à 100 ou 200 euros , si je le faisais je me sentirais coupable de dilapider le budget vacances/sorties de ma petite famille. Ce n'est même pas une tentation.
Le problème est qu'avec internet et la multiplication des blogs de modeuses aisées financièrement, il faut savoir garder la tête froide et ne pas trop s'identifier à elles, ne pas vouloir être comme elles mais les prendre juste comme une source d'inspiration. Je refuse de tomber dans la spirale du "renouvellement incessant" comme le dit Elise ci-dessus dont le commentaire est très pertinent.Je suis écolo et j'aime garder des fringues que j'aime, qui me correspondent.
J'essaie aussi de doser le futile dans ma vie : j'en ai besoin , et l'apparence ça compte, OK, mais jusqu'où ? Pas jusqu'à dépendre du regard des autres pour s'estimer et se sentir exister. Pas jusqu'à laisser la mode perturber l'authenticité et la sincérité des relations : je ne vais pas snober quelqu'un qui se fringue chez Décathlon !
Bises

Sue Banana a dit…

Personnellement malgrè la compulsion je crois n'avoir jamais été dans l'achat ostentatoire.
Moi ce que j'aimais (et j'aime toujours) c'était trouvé LA pièce LE truc que personne n'a vu, ou porté comme moi, qui a coûté 10 balles, ou moins, le seul truc chouette de la boutique la plus pourrie du monde, etc.. Genre "moi j'ai l'oeil, et du style, et même parfois de l'astuce..."
Donc les trucs chers, connotés "luxe", ou "bling bling" c'était pas (et ça n'est toujours pas)pour moi.
En plus, je suis du genre très mal à l'aise avec les choses chères, je trouve presque déplacé de mettre 400€ dans une paire de basket compensées (par exemple, comme tu en avais parlé dans un post).
Par contre, effectivement mes "moi j'ai l'oeil, et du style, et même parfois de l'astuce..." étaient (sont) quasiment toujours destinés aux femmes, j'aime (on va parler au présent uniquement hein, c'est une globalité, même si ma compulsion est plus ou moins derrière moi)qu'on admire mes achats, qu'on s'étonne de mes "trouvailles", qu'on me jalouse même.
C'est mon côté narcissiquoconnasse quoi.
Les hommes par contre n'entrent pas vraiment en ligne de compte dans mes goûts vestimentaires (hormis pour les basket en fait) puisqu'ils n'y connaissent rien, de mon point de vue et sans généraliser hein.

Et aussi, je suis tout à fait d'accord avec toi : je suis plutôt contente d'avoir été compulsive ("avoir été" étant un choix de conjugaison assez simplifié pour ma part quand même), parce qu'il m'a fallut par la suite décortiquer ce rapport aux fringues (et accessoires, etc) et que j'en ai appris beaucoup.
Même si, malheureusement, à force d'acheter aveuglement, de consommer sans penser, etc, bah j'ai finis par me faire gravement couler financièrement, ce dont je suis loin d'être fière mais que j'assume maintenant, tout en essayant de me remettre à flot...

bref, encore une fois Marie, merci pour cette analyse qui est toujours aussi censée et jamais figée.

(et c'est rigolo parce que "rien à me mettre" j'en ai entendu parlé hier seulement sur le site d'Aurore -a certain romance- et du coup moi je compte le lire!)

bisous avec la langue belle chic fille.

lilibulle a dit…

Personnellement, je n'ai jamais été élevée dans le culte de la marque. Ce qui fait que quand j'ai commencé à gagner ma vie, j'ai plutôt beaucoup beaucoup acheté chez H&M, kiabi et consorts. J'ai beaucoup de difficulté à claquer un smic dans une fringue, des chaussures ou un sac alors que j'en aurai les moyens. Ca ne m'intéresse pas trop en fait, j'ai d'autres loisirs, vacances, livres, musique et j'essaie déjà d'acheter un quantité raisonnable. En plus, je sais que certaines marques chères ne sont pas forcément de meilleure qualité. Par contre, désormais, je m'informe et j'achète plutôt éthique ou coton bio, ce qui est un peu plus cher, mais pour ça, ça ne me dérange pas d'y mettre le prix.

patanok a dit…

Perso, je n 'ai pas ce problème. J'achète beaucoup de fringues, mais toutes d'occaze (en province, les vide-greniers sont des mines d'or) ou des "copies" de it trucs qui me plaisent chez les grandes enseignes qu'on connaît toutes. J'ai plus de mal, du coup, avec l'"éthique" de mes achats (1-le fait même de la copie 2-la provenance de l'article, l'humain, comme le dit plus haut Kuri).
Je pense que tu as raison sur le fond, mais que c'est une problématique presque parisienne: là où je vis on m'a demandé si mes sneakers(pas des IM, of course) étaient des chaussures de montagne!!
Même si c'était dans mes moyens, je ne claquerais pas un salaire dans une paire de pompes...j'ai trop envie de faire autre chose de mon argent!
Ceci dit, j'ai quand même un problème avec les fringues, peut-être lié à mon âge (38) ou à l'envie d'être "autre". Ce sont je crois des thèmes que tu as déjà abordés.

Je découvre ton blog, je l'aime beaucoup.

Pauline a dit…

vite vite le prochain post!!!

Not A Red Fish a dit…

mes placards sont tellement pleins que ça me rend honteuse...les marques?jamais trop pu/voulu m'en offrir à part du manoush en vp parce que...manoush quoi!!! des trucs improbables que j'adore, bref, mon mec se demande si je travaillerais pas dans un cirque en heures supp' et tire la tronche quand je lui "j'ai plus d'sous" et CA ça m' a fait réfléchir, à l'âge où certains s'achètent leur chez eux, moi je dois rattraper mes bêtises à la banque, mais au moins maintenant je ne le nie plus. Les blogs mode avec liens adzanox et voyages et cadeaux offerts: franchement tant mieux pour elles!!Au début moi ça m'énervait, rapport que je dois bien être jalouse qqe part, à présent je souris et je passe mon chemin.
S'boubs

Anonyme a dit…

Je sais que la plupart des filles et voir certains garçons ne s'habillent pas pour attirer le regard de l'autre sexe mais pour leur"tribu". Je le comprends et je pense que des fois dans la rue je m'identifie à une autre fille ou elle s'identifie à moi par rapport à ce que je porte. Toutefois ça ne veut pas dire uniformité. C un peu soulant de voir sur tous les blogs les mêmes sneakers, les mêmes boots etc. Finalement je préfère me tourner vers des filles qui ont un blog et dont le style ne me correspond pas trop mais qui ont un réel sens du look en essayant des choses un peu loufoque. Et que l on ne voit pas ailleurs.

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
ça dépend vraiment du milieu où l'on n'est, dans certain c'est clairement les marques qu'il faut exhiber (sac Lancel, total look Comptoir...) et dans d'autres ça compte beaucoup moins. C'est drôle dans mon milieu (universitaire) être bien looké c'est plutôt suspect, ne parlons même pas des marques... !!! Du coup ce n'est pas un travers dans lequel je risque de tombe; c'est déjà çar :P
Je ne suis pas trop d'accord en tout cas, personnellement je ne m'habille pas pour les autres filles, plutot pour les garçons et pour moi-même. J'ai envie d'être belle, et souvent la mode ne rend pas belle :(

Picou a dit…

Le mot vulgaire vient du latin et signifie en premier troupeau ou ce qui est commun, le sens qu'il a pris désormais est donc bien différent, à méditer...
Excellent ton article! Bisous!

Zarts a dit…

Bonjour Marie,

les signes exterieus sont un peu comme de la queue pour les paons. L’homme aussi a besoin de son signe extérieur de « bonne santé » :-)
C'est un signal envoyé comme une private joke comprise par quelques happy few selon la tribu à laquelle tu aspires . L'argent n'est un problème que pour ceux qui n'en ont pas.
D'ailleurs plus tu montes dans l'échelle sociale moins les marques sont visibles. Les choses se jouent à un tout autre niveau.
Là où l'habile marketeur fera croire à une nana qu'avoir des louboutins ou un sac Vuitton est très bien même si elle s'endette pour ça car c'est comme si elle en était , Bernard Arnault lui ne croira jamais qu'elle est de son monde.
Dans son monde l'habit ne fait pas le moine, ton corps, tes goûts, ta manière de t'exprimer, ton niveau culturel, ton talent, tes meubles, ce que tu as sur tes murs etc sont les signaux... Lui te vend des sacs en toile cirée , des fringues et des produits avec l'idée d'une plus-value "luxueuse" mais son signe à lui c'est de posséder une incroyable collection d'Art, d'écouter sa femme pianiste virtuose, d'avoir un vignoble classé, de posséder des choses uniques, de créer de l'influence et d'avoir accès à l'information etc... Bref, Arnault n'est pas un footballeur et il n'a pas une femme de footballeur... Les signaux différent selon le niveau et le monde dans lequel tu es.
Je trouve que c'est très intéressant de savoir décoder les signes et de lire au delà des discours marketés....
Bon dimanche :-)

Sarah a dit…

Marie, j'avais écrit un suepr long comm... sujet compliqué voire sensible. J'y reviendrai... ou pas ;)
te relire encore, écrire je ne sias pas. Peur de blesser.
excellent sujet. et tu as le don d'oser dire sans que les concernés se snetent blessés... tu as une façon d'amener la chose en débutant par toi. de l'empathie c'est, non ?

Aube a dit…

hey Marie! salut!

Le sujet du dimanche et la pierre à l'édifice... Y a quand meme moi un truc qui m'emmerde avec les fringues de luxe. c'est que c'est bien foutu et de belle qualité. Et ça, ça me saoule... Je m'essplique...

j'suis une fan de Sex and the city. Et y a une paie de shoes que je veux depuis dix ans. Celle de Carrie quand Miranda perds ses eaux (sur les dites pompes... roses à franges... magnifiques. Louboutin je crois...) Et depuis dix ans, je cherche un dupe. Parceque déjà, je ne suis pas Carrie. Je bosse dans une cuisine. Je porte des crocs au taff et le glamour on repassera (c'est pour ça aussi que si y a bien une cuisto avec un smokey vert ici, c'est moi... ) j'préfère mes docs pour tous les jours. Mais cette paire de shoes... <3 Seulement voila, y en a eu des dupes... avec des franges qui puent, ou de la couleur qui pique les yeux ou un talon aiguille... Mais jamais celle là... Pareil pour la paire de Chie Mihara que je convoite. Y en a des dupes mais en Skaï. Et ce qui fait que c'est beau, c'est aussi que c'est du veau velour... Et donc, oui, il est hors de question de claquer le PIB d'un petit pays africain dans une paire de pompes. MAIS, il est frustrant de voir que si tu veux des belles choses, de belle facture, avec de belles matières surtout (exit le nylon ou le lycra qui pue le poireau!) et bein, t'es bonne pour te ruiner. Donc, dans la recherche de la belle sape, il y a plein de critères: beau, indispensable, pas cher, de belle facture et de matière noble... Quoi? on peut rever non???

Quant à porter de la marque qui se voit... C'est amusant quand même que on paye une fortune pour porter un vetement qui affiche sa marque. on est des femmes sandwiches en fait! et on paye (cher) pour faire ça! s'te bétise...

allez, j'te bise! bonne semaine Marie!

Prune a dit…

Ma conso à moi ça ressemble à quête d'Indiana Jones. Des mois à rechercher l'objet de mes rêves et la frustration énorme d'un look inachevé si je ne le trouve pas...Pendant ce temps je consomme raisonnablement du basic et je vais bien . Mais si je trouve l'objet , j'ai assez peu de limites (enfin je peux plomber mon budget sapes de deux mois de suite mais pas plus .... j'irai jamais acheter un truc à 1000 euros, parce que mon bonheur ne dépends pas de ça, tout ça est un jeu et seulement un jeu). Peu à peu je me construit mon dressing idéal avec qq belles pièces et d'autres moins qui mettent les premières en valeur. Bref ça va beaucoup mieux ;)
Enfin l'image renvoyée est primordiale je pense , pour ma part c'est plus un truc du genre "la fille qui si connait en mode " (ce que j'aime remarquer chez les autres )plusque "celle qui à de la tunes" ça je m'en balance.
Bisous bisous

Clémence L a dit…

Marie!

Alors je reviens de vacances et mon telephone n'a jamais voulu enregistrer les commentaires que j'ai voulu te laisser donc je vais faire une macédoine de commentaire ;)

Pour la musique (Ba oui ya pas de raison comme tu dis que toi seule bosse. Et merci pour tes choix de la semaine ils sont canons!) alors:

- la chanson de la semaine : Rizzle Kicks "Down with the trumpets"

- la découverte de la semaine : Andy Keyes " I'm just a man"

- le souvenir de la semaine : Benjamin Biolay "Nuits Blanches"

- la loose de la semaine : Beyoncé "Baby Boy".

Bon et pour ce qui est de la question de l'ostentation et bien je suis tout à fait d'accord avec le fait que l'achat répond à une réflexion genrée. Si j'achète un vêtement il faut d'abord qu'il me mette en valeur (pour l'homme) mais aussi qu'il se reflechisse dans les yeux des autres, des femmes exclusivement parce que comme tu dis le perfecto à deux bras, l'Homme ne le remarque pas, ya que les nanas dans la rue qui regardent l'air envieuse. Et je pense que tout ceci découle d'un manque de confiance en soi. En tout cas pour moi hein je veux pas généraliser ;) mais c'est vrai que je me dis que si mon homme voit les autres filles me regarder d'un air envieux ca le confortera dans l'idée que je suis "bien" pour lui (tu sais la meuf elle pense qu'elle est " bien" pour son mec juste parce que les nanas la mate, putain jreviens de loin!) et puis quand t'es ultra sapée ba les gens ils regardent que tes sapes et l'impression physique d'ensemble que tu dégages, ils s'interrogent pas sur ce qu'il se passe au fond de ton crane et la guerre permanente " est ce que je suis bien", "est ce qu'il ne va pas me quitter pour une autres" "est ce qu'il est fier d'etre avec moi".... bon j'ai trouvé certaines réponses (pendant que d'autres questions sont arrivées, c'pas facile ;) ) et j'avance, grace a toi, grace a toutes les questions que tu te poses...

Bon après cette tartine je te kiss bien fort et bonne semaine !

mygeorgem.com a dit…

T'as raison quand tu dis que le plaisir d'achat de certains produits est en grande partie lié au regard porté par une autre fille, on se dit "ah elle a compris, elle a reconnu mon vêtement et elle sait à quel milieu j'appartiens (ou j'aspire..)" un mec lui n'y verra qu'une fringue, et souvent même la trouvera hideuse car trop pointue, enfin à Paris c'est qd même différent, les mecs ont plus tendance à connaître ces codes..
En revanche qd tu parles des blogueuses qui montrent ce qu'elles s'achètent pour montrer leur supériorité financière aux autres, je ne suis pas d'accord. Enfin ça doit forcément exister, mais je ne pense pas que ça soit la majorité des cas. Sur mon blog je montre mes vêtements, chers ou pas d'ailleurs, mais mon intérêt est plus de donner un bon plan, en me disant que les lectrices n'ont pas forcément le temps de faire les boutiques, où sont passées à côté de telles pièces, et je les informe que telles belles pièces est dispo dans tel magasin. Bon, ça veut aussi dire qu'on estime avoir un oeil, bon goût, dc il y a du narcissisme dans tt ça, mais me dire que les blogs mode sont fait pour étaler du fric, non jpeux pas, ça serait trop déprimant..

Lili a dit…

Je suis aussi une ex-shopaholic en rémission et en réflexion. J'avais des tiroirs remplis de vêtements et d'accessoires du sac chanel aux bijoux vintage à 2$. Quand j'ai déménagé dans ma nouvelle demeure, mes boîtes de vêtements prenaient plus de place que mes meubles!!
Ma réflexion a commencé quand je suis partie faire le tour du monde pour 10 mois avec seulement un sac à dos contenant tout mon nécessaire. J'ai porté la même sélection très limitée de vêtements pendant 10 mois, moi qui ne portais jamais le même ensemble deux fois. Pourtant, mes Marc Jacobs, mes Isabel Marant et mes Acne ne m'avaient pas manqué cette année-là. C'est là que j'ai compris que mes achats compulsifs comblaient un vide. Le vide d'une fille issue d'un milieu défavorisé qui voulaient se faire respecter de ses paires plus fortunées, le vide d'une fille qui avait un manque cruel de confiance en soi et qui avait l'impression qu'elle n'avait pas grand chose à offrir à ce monde. C'était une facade. J'ai presque tout vendu ou donné. Je ne dirai pas que je suis devenue minimaliste, mais les vêtements que je possède présentement je les garde parce que je les aime vraiment, que je les porte souvent et parce qu'ils correspondent tous à mon style. J'essaye un peu de bâtir la garde-robe parfaite avec beaucoup moins d'items. J'achète encore parfois des vêtements dits de luxe, non pas pour leur statut, mais pour leur qualité. D'ailleurs je gravite maintenant vers des marques moins voyantes qu'avant. Il faut dire que beaucoup de vêtements de luxe sont faits en Chine ou en Inde et son de piètre qualité malgré leur prix. Peut-on encore les considérer "de luxe"? Ça c'est un autre sujet par contre... J'admire ton courage pour oser dire ce qui ne se dit pas sur la blogosphère de la mode présentement. Je suis d'ailleurs d'accord que beaucoup de blogs populaires semblent (on ne sait pas si cela est l'intention primaire) être un étalage d'argent, surtout que le manque de style il est flagrant. Et ces blogs-là, je m'en lasse assez rapidement...

Sarah a dit…

J'ai relu... ostentatoire n'est pas le bon mot. Pour moi. Je le comrpends (dingue !), il est usuel ici, car comem chez toi, si t'as payé faut que ça se sache et c'est souvent porté d'une manière ostentatoire. C'est vrai. Je déteste les signes extérieurs de ... j'ai été élevée comme ça. Bref... D'aillerus, je em cherche des escarpins bouts pointus, et les Pigalle de Louboutin me font de l'oeil. Suaf que la semelle rouge ce n'est aps possible. Je susi tellement à "cran" avec ne aps monter que je serai capable de la faire peindre...
Pour une blogueuse, ça va te paraître fou, mais jamais je ne montrerai ce que je m'achète. Entièrement. Il faut que ça raconte une histoire...
Au même titre que me taper les photos des vacances ou des gossses des autres m'éneeeeerve. Pas par jalousie mais je trouve que MONTRER en permancence est un narcissime que je me prends en pleine poire et qui est dérangeant. Je suis mal à l'aise pour eux... Le plus beau gosse du monde , on sait bien qu'il est dans notre foyer ! tu vois ce que je veux dire ?
La bagnoles, les enfants, les vacances, les fringues... dès que ça devient une démonstration pour l'autre c'est ...ostentatoire (et ridicule et pathétique et cela cache un souci, sûrement).
En même temps, j'aime regarder les blogs, voir ce que je n'ai aps chez moi me donner des idées...comme je peux faire 10 heures de shopping en m'achetant une paire de chaussetes. Regarder, parfois me suffit. Pas tout le temps ...
Que ce soit sur les blogs ou dans la vraie vie, dès que les choses sont faites pour "montrer" (je me répète), sans âme, snas histoire, sans intelligence, ben... ce n'est pas ma came...
Et il en faut pour tous els goûts. Dieu merci...

Sarah a dit…

Et dorénavant je taperai en regardant l écran ;)))

laïka a dit…

En réfléchissant à ton sujet et en cherchant bien, je m’aperçois que je n’ai pas une seule fringue de marque identifiable par l’apparence extérieure, même pas de fringue de grande marque en fait… et je suis de celles à qui l’idée de repeindre des semelles rouges parle bien ;-). J’ai peu de goût pour les blogs qui détaillent l’origine des fringues portées. Non pas que ce que cultivent les différentes maisons de mode m’indiffère, mais je trouve qu’une fois que la fringue est sur quelqu’un on pourrait la laisser s’exprimer toute seule comme une grande sans qu’on cherche à nous pousser sans cesse visuellement du coude –eh t’as vu, t’as vu, t’as vu ??? C’en sont !! J’en suis !!- Je préfère les images plus anonymes pour y capter les codes en jeu, l’harmonie et le bien-aller qui se dégagent, l’esprit de quelque chose (la tendance pourrait-on dire), que telle ou telle pièce précisément. Et c’est pareil pour les gens que je vois dehors.

Bien sûr, le fait que le truc de marque identifiable soit luxueux a tendance à procurer ces avantages : fiabilité du matériau, primeur dans le fait d’avoir fait apparaître et mis en lumière un objet sur lequel viendra se cristalliser le désir, aura de l’identité de la marque. Mais en même temps, l’identité de marque et la spécificité de tel vêtement devient quelque chose de tellement volontariste, que c’est comme si on nous privait de la faculté d’estimer le potentiel d’un vêtement, du temps nécessaire à une observation délestée d’a priori, et qu’il était devenu indispensable de livrer des trophées prêts à exister dans le regard des autres.

Je pense que la fringue a en effet le pouvoir de nous faire accéder à diverses choses, et que c’est loin d’être un mal. Mais le caractère marque (de luxe ou pas) fait accéder à un pouvoir de discrimination au premier regard un peu facile. Au collège, j’ai souvenir de 2 filles qui pour me signifier que je devenais indésirable dans leurs parages se mettaient à jouer à « qu’est-ce que tu portes aujourd’hui » et énuméraient les marques de toutes leurs frusques de la petite culotte aux chaussures en m’ignorant ostensiblement comme si ça allait de soi que j’étais hors-jeu d’office. J’avais là, exposé clairement au premier degré, ce pouvoir réel de signifier le hors-jeu via l’habillement, et aussi l’arbitraire bêtise qu’il y avait à en faire un enjeu.

Quant au rapport genré, sachant que c’est surtout chez les femmes qu’on cherche à entretenir ce souci d’apparence et que c’est à elles qu’on s’adresse pour s’occuper d’elles-mêmes, c’est normal que ce soit elles qui apprennent à saisir et manipuler les signes qui y sont liés, alors qu’un homme en aura probablement plutôt une impression générale. Pour concevoir et essayer de maîtriser quelle image on renvoie, on va donc avoir tendance à se mesurer aux autres femmes et envisager les choses selon une sensibilité féminine.

Ysabelle a dit…

Je viens d'un milieu plutôt aisé, où les signes extérieurs de richesse (en tout cas ceux-là) ne sont pas très bien vus : il "faut" habiter dans tel quartier, partir au ski l'hiver et à l'étranger l'été, mais en aucun cas servir de publicité ambulante pour telle ou telle marque à la mode !
C'est ancré chez moi depuis très longtemps, déjà au collège je ne portais pas les marques "tendance" de l'époque et ne les ai jamais réclamées à mes parents. Pour moi c'eût été le comble de l'indécence, comme si j'avais d'un coup fait partie de ces "arrivistes"ou "parvenus", affichant leur fortune mais n'ayant pas la classe naturelle qui différencie les gens bien nés...

Aujourd'hui j'ai grandi, je me suis (un peu) émancipée de ce milieu familial, mais ce type de réflexe perdure et j'ai beau aimer la mode, je craque rarement pour un IT truc tant l'ostentatoire me fait peur. Pour moi le comble du chic c'est savoir marier des pièces chères et pas chères pour un résultat unique, et sans pouvoir identifier au sein d'une silhouette harmonieuse ce qui a coûté un bras ou 3 francs 6 sous !

Anonyme a dit…

A chaque fois cette consommation à outrance me fait penser à la chanson foule sentimentale : « on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir, d’en avoir plein nos armoires, dérision de nous dérisoire » et oui 1993 déjà !
Je suis d’accord avec Kuri et Elise. Je trouve quand même que vouloir s’acheter certaines pièces de marque ça vaut le coup, les matières, les finitions font quand même la différence. C’est vrai que c’est subtil, il s’agit pas de porter le logo de la marque comme un plastron et en cela Margiela a été un précurseur. Je me pose avant les questions essentielles pourquoi j’aime si je vais réellement porter afin que l’achat soit rentabilisé un minimum. Et après je me déchaine sur des énième tee-shirts noir, gris, blanc, waouh ! chez H&M qui font exploser mon armoire, un moindre mal !? Je me connais mieux, j’ai pas envie de me prendre la tête le matin et j’enfile toujours le même type de vêtements comme un petit uniforme. Mais il y a toujours une envie, je pense très féminine de moderniser, de changer d’accessoiriser cette routine. Je trouve ça assez sain quand ça ne tourne pas à la boulimie. Je suis parisienne et le style vestimentaire de quelqu'un pour moi ça a un sens. Je préfère un "style" plutôt que rien, mélanger faire sa sauce, c'est bien. Je pense aussi qu’on s’habille en premier pour se plaire et qu’il faut taire le prix de certaines chose, ça peut choquer, ou créer de l’incompréhension. A consommer avec modération, c’est triste cette phrase mais bon !...
Rose

Anonyme a dit…

Au moins un blog de fille où on réfléchit un peu. Et des commentaires qui nous changent des remarques genre "J'adooore ton sac" ou "tu es si jolie", qu'on peut lire ailleurs.

Anaelle a dit…

À l'aéroport y'a 3 semaines, dans la file y'avait une femme qui portait un sac Vuitton et des pirates de chez westwood.. Ça lui allait pas du tout!!! Je suis pas une snob de marques vraiment. Mais je suis d'accord avec ce que tu dis. Et ça m'est déjà arriver de vouloir une marque chère. Pas pour impressionner mais poura propre satisfaction. Les ugg par exemple , ou un Dreyfus.. Mes petits chéris quoi..

laure a dit…

toujours aussi justes tes mots...les miens sont courts mais je te dis merci :)

Anonyme a dit…

salut la chic fille
eh bien dis-moi quelle déferlante de commentaires ! bon, cela n'apportera rien de bien neuf mais j'avais envie de rajouter un énième commentaire ( je me demande toujours comment tu fais pour tout lire !) ; voilà je regarde pas mal de blogs mode, mais au final ce ne sont pas les vêtements que j'aime le plus mais bien souvent le style de la fille, la façon de les porter ... un même vêtement peut être magnifique sur le blog de tartampion et horrible sur celui de Gudule. Bref, certains looks ont au moins le mérite parfois de donner des idées d'associations de couleurs ou t'amener à remettre un habit que tu aurais laissé au placard depuis longtemps. Car moi ce que j'aime ce ne sont pas les marques mais ressortir les vieilleries du placard ; rien ne me fait plus plaisir que de retrouver un habit du lycée voire du collège - j'ai 37 ans aujourd'hui - et de le remettre à la sauce d'aujourd'hui ( évidemment associé à des nouveautés il faut quand même pas se voiler la face et penser qu'un total look "poivre blanc" va être splendide ) ; bon il est vrai que chez nous on est très très conservateur et je remets des habits de ma mère ou de mon père qui eux remettent des vieux habits à moi ( on portait du très très large au collège ! ) et j'ai même fait les placards de ma grand-mère ; bref les vieilleries passent de main en main. Et puis moi je dirais plutôt qu'il y a un certain snobisme à "bien" s'habiller avec des choses pas chères, enfin snobisme ce n'est peut-être pas le mot mais en tout cas de la satisfaction. Voilà voilà c'était vraiment très intéressant ( message à caractère informatif ... canal plus ; pour ceux à qui ça parle )
c'était une anonyme qui n'avait pas posté de commentaire depuis un bout de temps

fanette a dit…

Très intéressant, ton analyste. J'aime beaucoup. Car en effet, il y a quelque chose dans la façon dont on s'habille, qui dépasse clairement le simple fait de couvrir pour le froid ou la pudeur...

Anonyme a dit…

Bonjour Marie

Ta réflexion sur le sujet est courageuse et fais réfléchir. Elle nous montre à quel point nous sommes manipulées on plonge avec délice dans la consommation à outrance pour finir par se rendre contre qu'on assouvie jamais notre quête du bonheur de cette façon.
J'ai été moi_même une victime de ce syndrome et j'ai eu une nuit un éclair de lucidité quand j'ai fait le total de mes dépenses sans pour autant me sentir plus heureuse, malgré les compliments que je recevais sur mes ravissantes tenues. Un jour je me suis vue comme un joli papillon épinglé sous la vitre d'un cadre.

Un blog qui m'a vite fait décrocher, c'est celui de W..... G..., il me donne la nausée, chaque jour une nouvelle pièce arrive dans sa garde robe, les photos sont toujours les mêmes, posture, expression on ne lit pas le bonheur dans son regard, elle ne modifie jamais sa coiffure ni sa couleur de cheveux qu'elle pourrait aisément rendre plus lumineuse. Jouer avec autre chose que la fringue lui semble inconnu. Cette jeune femme mère de trois enfants se fait photographier chaque jour par son mari pour alimenter son blog. Je ne peux m'empêcher de penser au mari aux enfants et à elle tristement, je ressens un vide sidéral dans sa vie, elle ne semble pas avoir le regard tourné vers autre chose que sur l'image qu'elle renvoie.

Anonyme a dit…

Pour illustrer cette réflexion, une citation qui me fait souvent réfléchir : "on est toujours le branché de quelqu'un et le ringard d'un autre"...

a. a dit…

ce texte, j'aurai pu l'ecrire.
et pour le conclure,
je dirai que la finalité c'est le tricot.
je tricote parce que l'ethique et la main d'oeuvre ont un sens global, une logique implacable.

je fais exister le vetement qui n'a rien d'ostentatoire sauf peut etre de n'exister nul par ailleurs et qui a mis 3 mois à se faire.

Voila.
Pour moi, le tricot est neo-fashion et le tricot, c'est aussi la meilleur maniere de consommer que j'ai pu trouver.
(ok....sauf quand je passe devant les pelotes Rowan, DebbieBliss ou Plassard du bon marché....là c'est la merde pour ma pomme ! )

célia a dit…

j'ai eu les memes pensées dernièrement! pourquoi est ce qu'on achète des marques? pour qui surtout? soi ou les autres? mon "remède" a été mes études de design au pays bas, se pencher sur la création entant que tel permet de prendre beaucoup de recul sur soi et ses propres décision. et surtout connaitre l'envers du décor permet de se rendre compte que quelque part tout ca n'est qu'histoire de manipulation des designers.

Dod a dit…

Mon père dit: "Je n'ai pas les moyens de m'acheter des choses bon marché"...Et je suis assez d'accord avec ça.

Marie Fournet a dit…



Jade: OSS 117 a raison. :)

Grifette; On est pareilles donc.

Marion: je comprends ce que tu veux dire, tu te sens débrouilarde, donc maligne

Anonyme; C'est tellement vrai!

Kuri: Merci pour ce commentaire. Je t'embrasse aussi!

Anonyme: dans un rapport de "crânerie" plus que d'image ? Evident peut-être pour toi, moi je l'avais jamais vraiment verbalisé...

Aléa: Tu as raison...

clem.066: C'est vrai peut-être que pour elle c'est pareil!

severi27: C'est ce que j'avais compris...

Marjorie: De rien, dis moi si tu tombes sur des réflexions intéressantes sur la question

Anonyme: Oui c'est difficile de sortir de ce regard " de classe", mais quand on peut pas, ben on peut pas :)

anne-laure: oui voilà, faut arrêter les conneries :)
Bisous

Lindaaaa: Oui c'est exactement ça parfois c'est le swag de la personne que tu veux, pas forcément son pull. bise

Louisa: Je suis comme toi, trop bien habillée je m'éteins :)

vv: il y a peut-être ce truc autour de la beauté, oui... mais elle peut se situer ailleurs ceci dit, non?
Je t'embrasse prends soin de toi!

Anonyme: Oui,en tous cas je l'espère (ce n'est pas une réflexion de classe).
les gens qui ont les moyens réfléchissent moins sur eux-même c'est ça que tu dis? Non, très sincèrement je ne vois pas de lien entre les deux points.
Je refuse tout sponsoring, ce n'est pas ce que je veux, tout simplement, et quant aux looks, des filles inspirés et inspirantes le font bien mieux que moi.alors comme je n'ai pas envie...
Je fais sur mon blog ce que j'aime faire, elle est là ma motivation!

Elise: Ton histoire est édifiante, mais c'est précisément ça! et oui, la bourgeoisie, la "vieille" n'aime pas trop l'ostentation!
Bise

Anonyme: je comprends...
bisous

Sue Banana: Merci pour ta confiance et tes gentils mots. je t'embrasse fort

Lilibulle: Donc ethique plus que cher quoi?

Patanok: Oui j'en avais déjà parlé, être une autre fille...

Pauline: :)


Marie Fournet a dit…



Not a Red Fish: Ah ouais, ne pas avoir 100 boules de côté; ça aussi ça m'énervait :)

Anonyme: Je comprends, mais je trouve que la tendance à tendance à se raréfier, non?

Anonyme: oui c'est vrai, à la fac, moi c'était pareil (connotation superficielle notamment). Et oui, souvent la mode ne rend pas belle...

Picou: Exact, merci de la précision

Zarts: "plus tu montes dans l'echelle sociale, moins les marques sont visibles", tellement vrai!
J'ai beaucoup, beaucoup aimé ton commentaire, merci!

Sarah: oui je l'espère... merci :)

Aube: C'est vrai, parfois en économisant, on peut se payer les choses.
je t'embrasse aussi!

Prune: T'aimes chercher quoi... bisous

Clémence L: Merci pour ce long commentaire pluri-post :D
Bisous

myheorgem/com: je ne dis pas qu'elles le font pour montrer leur supériorité financère, en tous cas pas plus que dans la vraie vie, je parle d'un travers féminin, de groupe et d'envie de ne pas se sentir lésée. Il n'y a aucune considération morale là-dedans, je me dis juste que celle qui ne peut pas peut recevoir ces infos comme quelque chose de déplaisant.

Lili: Ton expérience est vachement inspirante :)

sarah: Je suis moins "radicale" que toi mais je comprends ce que tu veux dire.

LaÏka: Merci pour ton long commentaire. je t'embrasse

Ysabelle:Oui je savais ça, finalement ces achats de classe ne sont pas de vrais signes de classe, au contraire.

Rose: C'est marrant ce que tu dis, parce que j'ai plusieurs fois essayé d'écrire un post en partant de cette chanson :)

Anonyme: :)

Anaelle: Les pirate, perso, je le kiffe bien...

Laure: Merci :)

Anonyme: je les lis tous, en revanche je suis parfois en page blanche pour y répondre :)
Merci pour ton commentaire

Fanette: c'est clair

Anonyme: et cette nuit a réussi à modifier tes "travers"? Je suis sûre qu'on peut parfois un électrochoc...

Anonyme: c'est vrai...

a.: ah moi aussi :) je connais pas les marques de pelotes dont tu parles... Merci du cadeau ;-)

célia: oui comprendre c'est souvent la clé de tout

Dod: :)

Saachka a dit…

Hello Marie,

j'ai lu "l'art de la simplicité" en même temps que toi, et je tente de construire ma garde robe autrement...
mon métier m'oblige en terme de "veille" à regarder beaucoup de blogs
et même si je trouve toujours de l'intérêt et de la matière dans certains blogs, beaucoup trop ont changé à mon goût.J'ai l'impression qu'elles sont instrumentalisée bon gré mal gré par les marques et le marketing...et du coup, elles contribuent à l'addiction et à l'acte compulsif.
J'ai lu un article ce matin dans un Elle (salle d'attente de médecin,il dâte un peu je pense) sur le "Rien à me mettre", avec des exemples de rapport conflictuel avec la mère...
Est-ce le manque d'amour?le manque de tout (dans une famille sans argent)?qui a fait de moi une personne qui fait des achats compulsifs???
la société dans laquelle nous vivons, nous travaillons n'est-elle pas responsable?

parfois je voudrais changer de métier et vivre sur une ile déserte pour ne plus re-chuter...

j'aimerais ne pas aimer les belles choses...et pourtant, je n'ai jamais basculé dans le bling bling.

je suis snob au point de porter des marques qui ne sont pas distribués en France...

l'expérience "dead fleurette" et ton blog contribue à la réflexion sur ma vie et mon comportement.
et je te remercie pour ces textes.

Ana Costa e Silva a dit…

j'aime ton blog!!! SE tu veux connaitre le mien: http://dressedcrisis.blogspot.pt/

Au revoir

Holly a dit…

J'ai lu et j'ai compris.

Etudiante, et un beau jour nécessitant le fameux t-shirt basic, j'ai eu honte de rentrer dans un magasin Pimkie. Genre, j'avais honte et je suis allée chez Zara.

J'avais peur que quelqu'un me voit, alors t'imagines bien que je ne peux comprendre ce que tu nous as confié.

Depuis que j'ai eu honte d'avoir eu honte, j'ai arrêté d'acheter. Cela ne me procure plus aucun plaisir, non, je me pose trop de questions sur mes motivations ou l'utilité. J'espère arriver à dépasser ce stade sans forcément revirer compulsive!

Bref, je vous ai compris ( ouech).

http://ernestineetcompagnie.blogspot.fr/

Tops soldes de chaussures a dit…

Sympas ton article, j'aime beaucoup la réflexion que tu fais autour de ces clichés et avancement qui sont fais par les gens en général.