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3.1.12

UN PEU PLUS LOIN

photo (3)



L'année 2011, sur ce blog, a été l'occasion pour moi de vous expliquer l'étrange relation que j'ai entretenue avec l'amoncellement de vêtements et d'artefacts dits féminins que je possédais ou que je souhaitais fortement posséder.

Même si je l'avais vaguement abordé auparavant, les vidéos ont été l'occasion pour moi de préciser les choses et surtout de vous dire avec plus de sincérité, ce que ça me faisait, et ce que ça me fait d'être compulsive. Et il y a eu un écho. Je ne suis pas toute seule. Loin de là, d'un coup, ça ressemblait même à une pandémie cette histoire...

Certaines d'entre vous avaient bien repéré un truc que je n'avais moi-même pas ciblé, mon côté excessif dans la démarche.
Après avoir subi pendant plusieurs années mes penchants et ayant la terrible impression de ne pas avoir de libre arbitre, en tous cas de libre arbitre compétent, une fois que les choses se sont tassées et que j'ai été en mesure de moins acheter, je suis allée du côté extrême de la chose.

Pénible. Finalement je ne réussissais jamais à être dans le plaisir le vrai, déculpabilisé et assumé. Non, soit j'avais l'impression de me répandre, soit je me tenais à l'extrême, incapable de dépasser mon problème. Le nez dedans quoi.

Et puis, j'ai commencé à voir ce qui allait m'aider. Pour m'aider il fallait que j'y vois plus clair.

Un jour, une photo tweetée par Stéphanie. allait commencer à résoudre mon problème.
Cette photo c'était la couverture du livre de Baudrillard, La société de consommation.

Je l'avais ma réponse, ce que je déteste ce n'est ni le vêtement ni la maquillage, ni ma futilité, ni tout ça, non ce que je n'aime pas c'est me sentir dominée, ce que je ne supporte pas c'est de me sentir utilisée et que mes pulsions, rarement rassasiées, ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Ce que je ne supporte pas c'est d'être prise pour une idiote, d'être manipulée et surtout de me laisser faire. Je voulais comprendre pourquoi.

Je l'avais ma réponse, il fallait que je comprenne mes processus, le pourquoi du comment, que je sorte de mon petit nombril et que je vois à quels points mes processus d'achats n'ont rien de personnels, que je ne me sentes plus jamais isolée ou honteuse et voir que mes "congénères", aussi différents qu'ils puissent être, traversent le même type de problématique que moi.

Voilà ce que je voulais vous proposer pour 2012, aller plus loin dans l'expérience Dead Fleurette. Comprendre. Comprendre globalement les processus. Voilà pourquoi je suis tant interessée par les conférences à l'IFM  parce que ça m'éclaire de manière foutrement efficace.

Vous en pensez quoi vous? Ca vous intéresserait qu'on y réfléchisse un peu ensemble?
Quitte à avoir des travers, autant en faire des forces, non?


Je voulais donc conclure ce post avec cet extrait de la conférence de Guillaume Erner à l'IFM, "Une sociologie des tendances"qui est, je trouve, une bonne entrée en matière:



«Les tendances sont liées à finalement un exemple qui est purement démocratique qu'on appelle l'ennui démocratique.
Cet ennui démocratique, il est particulièrement récapitulé par Madame Bovary (NDLR: de Flaubert).

Je ne sais pas si vous vous souvenez de la fin de Madame Bovary. Vous vous souvenez certainement qu'elle se suicide , ce dont vous vous souvenez peut-être pas, c'est que Madame bovary se suicide tout simplement parce que c'est une acheteuse compulsive. Et elle n'est plus capable de faire face à ses dettes et au moment où elle s'aperçoit qu'elle va être reconnue et bien elle décide finalement de se donner la mort.
Madame Bovary est finalement quelqu'un qui a des aspirations identitaires bafouées par son existence, c'est à dire qu'elle considère que sa vie ne la mérite pas. Elle a un mari qui est extrêmement falot, extrêmement fade, elle rêve d'autre chose et elle va fuir dans la consommation pour se construire une autre identité. 

Et finalement Madame Bovary est probablement une des premières héroïnes modernes vis à vis des tendances parce que c'est l'une des premières femmes qui va essayer de se construire son identité au travers d'un certain nombre de rêves amoureux mais aussi au travers de la consommation. Et finalement que fait Madame Bovary quand elle achète des objets, qu'elle rêve à un certain nombre d'aventures? Elle fait un rêve éveillé, ce que Freud appelle un rêve éveillé et le rêve éveillé c'est cet état dans lequel vous êtes, dans lequel nous sommes TOUS lorsque vous construisez votre identité en vous projetant dans un certain nombre de symboles et d'outils identitaires et c'est quelque chose qui est extrêmement caractéristique de cette période spécifique qui est la nôtre où nous avons la possibilité de nous choisir nos identités et, nous le faisons au travers de ces méthodes. »


Love, à demain.

39 commentaires

Hawai a dit…

Hé bien extrêmement pertinent ! Triple oui pour que tu entreprennes cette démarche car tes réflexions sont justes.
Et j'aime bien le concept de rappeler qu'on est pas seul à se battre contre les mêmes choses, et que c'est pas toujours de notre faute (cf le chômage, où on (les politiques / société) culpabilises les personnes, ils sont incompétents et glandeurs alors que récession économique !)

Donc vraiment intéressant que tu te bases sur l'achat pour cela !!!

Agatano a dit…

très très intéressant!
Voilà ce qui me manque de la vie parisienne! Tu vas aller aux conférences? elles ont l'air intéressantes en tout cas!

Perso je suis totalement pour aller plus loin dans la reflexion, et meme j'en aurais bien besoin. J'aurais bien envie de comprendre le pk mais en fait j'ai besoin d'être guidée...
Poursuivons dead fleurette en 2012....

Lou a dit…

Tes vidéos et l'expérience Dead Fleurette m'ont beaucoup intéressées cette année. Ou plutôt, elles m'ont interpellées : je ne suis pas acheteuse compulsive et je ne me suis pas sentie concernée de prime abord. Finalement ce sont surtout tes réflexions sur l'achat, le vêtement, l'identité et le bien-être personnel qui m'ont réellement captivée.
Alors approfondir tout ça en élargissant le sujet, forcément, ça me parle beaucoup !!

Dididoumdida a dit…

La compulsive que je suis vote oui pour pousser plus loin cette réflexion! Oui oui oui!

Marie a dit…

Très belle introduction de la part de l'IFM...
Je suis évidemment pour poursuivre ces reflexions super intéréssante avec toi sur ton blog en 2012....

et au passage j'en profite pour vous souhaiter une excellente année à toi et à ton blog!!

Le chemin du changement est toujours long car il faut laisser le temps aux petites graines semées par ci par là de pousser ....


Des bisous!

severi27 a dit…

Le sujet à lui seul vaut bien le détour ;-)
Hier, j'ai retrouvé une amie qui était partie 1 an 1/2 en Indonésie, sur une toute petite île, pour enseigner la plongée sous-marine. Nous avons discuté de l'expatriation, que moi-même j'avais connue mais moins loin, et surtout des pratiques courantes, notamment en matière d'alimentation et de consommation. Elle mangeait les plats locaux à base de riz, de fruits et de légumes, n'a pas vu un produit transformé pendant toute cette période, ni un magasin d'ailleurs car l'île était trop petite hormis ceux du marché alimentaire. Elle a parlé de purge, de nettoyage des sources parasitaires car quand tu te retrouves dans ce genre de situation, tu sais tout de suite de quoi tu as vraiment besoin dans la vie, et ce n'est pas de 50 sacs à main ou de 100 paires de chaussures mais de bien manger, de profiter de l'environnement, de la mer dans son cas, chaque jour dans l'eau pour encadrer les clients du resort dans lequel elle travaillait, communiquer avec les gens, bref, les fondamentaux. C'est bien de cela dont il s'agit car tu le dis justement, quand tu as l'impression de perdre ton libre arbitre au profit du marketing, c'est exactement ça, le marketing est la discipline qui permet de faire acheter des trucs dont nous n'avons pas besoin. Revenir aux fondamentaux est pour moi une source de plaisir intense, un bien-être absolu et pas nécessairement lié à l'éloignement puisque finalement j'avais le même type de remarques et d'analyse que mon amie dans la discussion. Je n'ai pas la télé depuis quelques années et ne lis plus la presse mode, je pense que ça contribue déjà à diminuer nettement le parasitage marketing. Quand j'ai envie de voir un film, je vais au cinéma. J'ai arrêté d'aller dans les magasins, à l'exception des BIOS pour mes courses et mes produits cosmétiques, et je préfère nettement faire une longue promenade le long de la Seine que de passer mon temps à faire du shopping inutile.
Un grand OUI à cette nouvelle démarche de ta part et aux prochaines étapes du cheminement !

Anonyme a dit…

c est tellement vrai !
Heureuse de te retrouver !

Anonyame Amnde apres son break de noel ;-)

et Bonne annee ma belle <3

lenna a dit…

belle année à toi Marie ainsi qu'à tous les lectrices et lecteurs de ce blog. merci pour la référence des conférences de l'IFM, j'en ai écouté une ou deux qui m'ont bien intéressé et je vais continuer. partante pour l'aventure décryptage car, quel que soit son rapport à la consommation, comprendre un peu mieux ce qui se passe autour de nous nous fait du bien.

Marie a dit…

Hawai: Bien sûr qu'on est pas seul et bien sûr qu'il faut se détacher de la culpabilité.
Bise.

Agatano: ben non j'aurais aimé mais j'habite vraiment loin, sauf si ça tombe pendant une de mes escapades parisiennes.
Poursuivons oui!

Lou: :) je suis contente.

Dididoumdida: :))) Go

Marie: Je te souhaite une très bonne année à toi aussi. Et merci.
Bise.

Severi27: Oui, retrouver un regard neuf. Un peu comme l'homme à l'état de nature chez Rousseau :)
Se détacher de ce type de pensées et voir ce que ce donne. Merci. Je t'embrasse.

Amande que j'aime d'amour et dont je suis fière d'avoir son love: Moi aussi. Alors ces Louboutin, elles te vont bien? <3

Lenna: C'est cool ces conférences?
Merci de tes encouragements. Bisous.

Khia a dit…

Post super pertinent, tu y dit des choses vrais. :)
Khia
Follow me @KhiaIssue ...

Fouh a dit…

Hey Belle année à toi Marie!

Je viens justement de relire et finir Mme Bovary et effectivement je ne me souvenais pas du tout de la fin, du véritable pourquoi du suicide d'Emma. Saisissant!

Et je dis bien évidemment oui à ce nouvel échange que tu proposes!

Bises

Charlotte a dit…

Hello Marie et bonne année!
Dis moi, tu connais Zermati? il parle de pulsion, c'est plus du coté alimentaire mais finalement une pulsion reste une pulsion telle qu'elle soit.
Il explique, parmi tant de choses, qu'il ne faut pas aller à l'encontre de ses pulsions, mais prendre le temps de les analyser et si jamais il arrive que l'on craque, beh ce n'est pas bien grave.
C'est pour cela qu'il parle de régime sans maigrir, en comprenant ses angoisses, ses pulsions, on agit différemment, de manière modérée mais pas excessive.
Voilà tout!

Bonne journée

Charlotte a dit…

Hello Marie et bonne année!
Dis moi, tu connais Zermati? il parle de pulsion, c'est plus du coté alimentaire mais finalement une pulsion reste une pulsion telle qu'elle soit.
Il explique, parmi tant de choses, qu'il ne faut pas aller à l'encontre de ses pulsions, mais prendre le temps de les analyser et si jamais il arrive que l'on craque, beh ce n'est pas bien grave.
C'est pour cela qu'il parle de régime sans maigrir, en comprenant ses angoisses, ses pulsions, on agit différemment, de manière modérée mais pas excessive.
Voilà tout!

Bonne journée

audrey a dit…

Hyper intéressant! a développer d'urgence!

Anaelle a dit…

Cela ne peut que m'interresser je suis en plein travail sur moi, remise en question, questionnement de tous ces petit cercles vicieux et sur le pourquoi j'attire certaines situations ou personnes. Maintenant arriver a comprendre ce comportement, et etre honnete avec soi meme, ce n'est pas le plus facile.

je me souviens il y a quelque mois dans une video, tu disais que tu achetais enormenent, aussi parce que tu te faisais chier. Alors bien qu'il y ai surement d'autres raisons, je pense que c'est le principal non? L'importance du paraitre dans notre société, le fait que on ai oublié le lien avec la nature. On a oublié l'essentiel. je suis certaine que c'est le pourquoi de tant de suicide et d'une generation qui a le mal de vivre.
Le monde parfait ca sera de reconnecté tout ca.. nous, la Terre, les etoiles, les energies. (ne me prend pas pour une secte hein, mais on attire ce qu'on degage.. c'est bien donc de l'energie) Bref j'ai lu beaucoup de truc sur tout ca et voila j'ai hate de voir ce que tu nous prepare.
Je t'embrasse fort et je pense que je ne l'ai pas encore fait donc: Une tres belle année a toi ma belle.

Anonyme a dit…

A mon sens, il faut cesser de se culpabiliser quand on est dans une phase de prise de conscience. Chercher pourquoi on agit ainsi est le plus compliqué et prend du temps. Personnellement, je me plonge dans ce qui me fait mal... l'image que j'ai de moi, mon enfance, mes relations avec les autres, mon féminin, etc... Je préfère essayer d'accepter les rechutes (même si ce n'est pas évident) car, au final, elles me permettent de "décompresser".
Je pense aussi que plus on a des activités, moins on dépense dans l'apparence (moins de temps pour le faire ?). Mais remplir son emploi du temps au maximum ne peut-il pas aussi une façon de faire abstraction de son mal-être ? un signe de peur du vide ? Je m'interroge...

Lytanie a dit…

Yearrrggghh Marie, trop bien le débat décolle, j'adore!!!
J'espérais au fond de moi que tu viennes jusque là et paf pour 2012, en cadeau de bonne année cet article, je trouve ça génial, merci merci merci!!!

sachka a dit…

Hello,
je te suivrais avec attention cette année 2012...vu que je suis dans le même cas, et que tu mets des mots sur ce que je ressens...
2012 sera une année de prise de conscience et de changement de façon de vivre pour moi.Mes achats compulsifs ont eu et ont encore des des effets de tsunami,dans mon couple, mon job, ma relation avec mon fils,ma santé...A 33 ans, je crois qu'il est temps de grandir et d'accepter ce que je suis...
Après Dominique Loreau,je vais (re)lire Mme Bovary...

Belle année à toi, qui fait ricochet dans mon esprit (c'est plus joli que "piqure de rappel")
A bientôt...

Anonyme a dit…

Clochette
Bonne année, marie, et oui, moi aussi je suivrai avec plaisir ton cheminement deadfleuresque!
La comparaison avec Zermati est pertinente, c'est pas bête d'imaginer une application de certaines idées à notre consommation mode.
Sinon, comme je l'ai déjà raconté, je n'ai jamais eu ce genre de pulsion, tout simplement parce-que quand on a peu de sous, on y réfléchit à 2 fois avant d'acheter une pièce, ce qui fait qu'au final, tout ce que j'ai acheté m'allait et me va toujours bien, et même je n'ai pas eu la grosse catastrophe avec ma garde-robe d'hiver suite à mes 10 kilos perdus, puisque c'est surtout des robes aux coupes s'adaptant parfaitement à ce changement de morphologie, et 2-3 slims strech qui me moulent juste un peu moins, vraiment étonnant...
Aussi, ce qui rend le processus plus facile, c'est de vivre dans un endroit où les femmes ne sont pas du tout coquettes et n'achètent rien, j'imagine qu'être à Paris avec des collègues et des filles bien sapées partout dans la rue empêche d'être raisonnable...
Dernière chose, Marie, mon frère qui vient de passer un an en Australie m'a ramené des UGG, je comprends mieux le truc: il y a plusieurs marques "UGG", en vraie peau de mouton, la plupart font coudre les chaussures en Chine... La marque UGG internationalement connue et médiatisée est celle avec le G central plus grand. La paire ramenée par mon frangin s'appelle "UGG merino", avec une jolie tête de mouton sur le logo, et figure-toi que je les préfère aux uGg, la laine à l'intérieure est beaucoup plus douce! Bref, encore un exemple de marque qu'on paye plus cher alors que la qualité n'est pas forcément meilleure!
Il faudra un miracle pour que 2012 soit bonne pour moi, mais une chose est sûre, j'aurai les pieds au chaud!

Alda Mori a dit…

Salut la plus chic des filles !

Tout d'abord une très bonne année à toi! J'espère que 2012 t'apporteras le meilleur et tous le succès (sisi, rien que ça) que tu mérites!
Je voulais réagir à ton post qui me rappelle une expérience que j'ai vécu il y a quelques mois maintenant quand j'ai débarqué à New York pour le boulot.
J'étais loin de ma famille, sans amis, sans vraiment de repères dans une ville disons le où les gens te jettent un "Hiiiiiiiiiiiii" à la tronche quand ils te voient mais qui n'en ont rien à cirer de ta tronche et du fait que tu sois sans repères et seule. Du coup, j'ai cédé aux trompettes de la compulsion. Des magasins et des promos à profusion!!!! Des pubs partout! Mes placards se sont remplis à la vitesse grand V de trucs sympas mais surtout de trucs moches et dont je n'avais aucun besoin. Et puis un jour, je sais pas, le déclic. L'overdose (j'en fais beaucoup en ce moment, de magazines qui te tuent à coups de pubs notamment)! Tout me poussais à consommer et je n'étais plus maître. Autant te dire que je me suis dégoutée. J'ai décidé d'arrêter ces conneries et de me recentrer sur autre chose (la création d'un blog, voir des expos,lire des trucs sur la mode pour mieux la comprendre et puis des livres tout court, économiser pour voyager et puis acheter dans des fripperies quand vraiment je ne pouvais pas résister). Bien sur j'aime être futile. ça fait du bien aussi. ça aide à tenir quand tout autour de toi est sombre et triste, que ton boulot te saoûle, que tes projets n'avancent pas, que tout autour de toi te pousse à croire que tu es trop grosse, pas assez comme si, pas assez comme ça.
Enfin bon, tout ça pour dire que oui à Dead Fleurette!!!!

Alda

http://aldamori.blogspot.com/

Anonyme a dit…

Alda, je me suis retrouvée dans le même état que toi en arrivant à Paris. Loin de tout, sans vrais amis et beaucoup de difficultés à rencontrer de nouvelles personnes. Ici, c'est impressionnant comme les gens passent leur temps à vous regarder de la tête aux pieds. Bizarrement, surtout les meufs (amies, collègues ou inconnues) avec, dans leur regard, soit du mépris soit de la jalousie. Exemple, je m'achète un sac qui me plaisait trop. 180 €, j'estime que c'est énorme. Une "amie" qui n'a pas pu s'empêcher de me dire que ELLE s'achetait des sacs qui valaient 5 fois le prix du mien. Anecdote ? Non, situation récurrente depuis que je vis à Paris (plusieurs années). Bref, fringues / shoes / make-up sont devenus une obsession... que des marques hors de prix. Ici, t'achètes un manteau "in". 1 mois après, il est déjà considéré comme "out". Tout ça pour ne pas me sentir transparente et m'intégrer. Au final, ces gens me donnent la nausée et le pire, c'est que j'avais commencé à leur ressembler...

Anonyme a dit…

j'me demande si je n'ai pas déjà posté ça, mais je te conseille de lire " Réenchanter le monde: la valeur esprit contre le populisme industriel" de Bernard Stiegler. Imbuvable mais on y est quoi, ça vaut le coup.

Valérie

Alda Mori a dit…

Salut Anonyme,

Je vais te raconter une anecdote. Il y a environ 4 ans, j'ai trouvé sur un site de ventes privées un sac à 30 euros assez basique mais moi il me faisait triper. Bandoulière, imitation croco (sans en tuer un pour le porter). Je bosse dans un milieu très "chichi pompons" et "proute-proute du gland". En 4 ans, nombreuses ont été les porteuses de Hermès et Chloé qui m'ont dit "J'adooooore ton sac". Résultat: quand tu dis "ouais et il ne coûte que 30 euros", j'aurais aimé que tu vois la tête. Tu peux être belle et élégante avec des vêtements pas chers, voir des fripes. Pour ma part c'est ma philosophie. J'aime aussi les belles choses, mais je n'ai pas la bourse qui va avec, donc je fais en sorte de me plaire sans me ruiner. Je comprends ton sentiment. J'ai eu le même en faisant mes études à Assas (fac où des nanas arrivaient à 8 heures du mat en cours perchées sur du Jimmy Choo et avec THE sac Gucci). J'ai beaucoup complexé car c'était un facteur d'intégration et moi je ne pouvais pas avec mon boulot du w-e et mes baby-sittings de misère. Garde le cap et si ton sac te plaît assume le. Paris est une ville pleine de Miss Chichis Pompons mais elle est aussi pleine de filles qui comme toi ressente ce dédain d'une minorité. Le blog de notre Chic fille en est une preuve :-)

Je t'embrasse,

Alda

severi27 a dit…

Mesdemoiselles je vous rejoins complètement concernant Paris, oui c'est un panier de crabes et de vipères. J'aborde souvent le sujet dans mes commentaires car cette mentalité est spécifique à la ville, y'a rien à faire !
J'ai vécu aux Pays-Bas et j'ai un peu voyagé et jamais je n'ai vu autant de mépris, de superficialité et de bling bling qu'à Paris. Je ne m'y suis toujours pas habituée après 7 ans ... A croire que les gens pensent que ce qui est cher détermine leur valeur en tant qu'individu, c'est grotesque.
Heureusement j'y ai aussi quelques amies qui sortent vraiment du lot et qui se préoccupent de la manière dont on consomme, de l'utilité des choses, du sens de nos actions, et qui ne passent pas leur temps à jalouser le IT bag d'une autre :-)

Julie a dit…

Chère Marie,

Je vous lis depuis bien longtemps sans commenter, n'osant pas trop poser ma petite voix dans ce joli tourbillon qui vous entoure.

Aujourd'hui, j'ai simplement envie, pour une fois, de sortir de ma réserve pour vous dire combien votre regard juste, perspicace, intéressant, vif et drôle, sur la féminité et la société, me touche.

Vous êtes une belle âme. Merci de nous permettre de suivre votre cheminement personnel !

En passionnée de lecture que je suis, je ne peux que vous recommander quelques ouvrages (et applaudir votre envie de lire Baudrillard), qui nourriront peut-être vos réflexions :

- La femme mystifiée (traduction étrange de "The mystique woman"), où la journaliste Betty Friedan analyse la façon dont les femmes américaines, après-guerre, ont été conditionnées à penser que le mariage, les enfants, l'entretien de la maison, était leur seul moyen d'épanouissement et de réalisation personnelle. Il y a des conceptions très datées dans ce livre (il date des années 60), mais encore beaucoup de juste sur l'espèce d'abrutissement "girly" dans lequel on essaye d'enfermer les femmes. Pour comprendre le fonctionnement de certains processus...

- "le bonheur paradoxal : essai sur la société d'hyperconsommation", de Gilles Lipovetsky : un condensé de sociologie, psychologie... et une analyse qui m'a semblé très pertinente de notre société ; le même monsieur a écrit un essai sur la mode, "l'empire de l'éphémère"

- "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson : une sorte d'essai-journal où cet écrivain-voyageur, explorateur décide de partir pour six mois dans une cabane en Sibérie pour enlever de ses épaules la rumeur du monde et sa consommation et découvrir s'il a une vie intérieure... Comment peut-on, encore aujourd'hui, se retrouver face à soi-même, prendre du recul dans la vitesse que la société nous impose? (j'en ai écrit une petite critique ici, si cela vous intéresse : http://www.delitteris.com/index.php/au-fil-des-pages/dans-les-forets-de-siberie/) Pour comprendre, peut-être, d'autres processus ?

Bonnes lectures -du moins je l'espère !

Cellebrindal a dit…

Bonjour Maris!
Je vote pour ce processus de réflexion, et plutôt deux fois qu'une!
A bientôt, et bonne année 2012 !^^

Anonyme a dit…

Alda et Severi27, vous avez totalement raison. Nombreuses sont les superficielles à Paris, mais il y a aussi des filles (et mecs) géniaux. Le tout est de savoir les rencontrer. En ce moment, je préfère travailler sur moi-même (prise de conscience pour un véritable bien-être, sur mes actes et mes paroles, mes achats, etc). J'ai l'impression que les choses autour de moi évoluent également en ce sens car je commence à rencontrer des personnes qui sont dans la même réflexion. La route est longue, mais ça en vaut réellement la peine ! En tout cas, merci à Marie pour ce blog, pour le partage de ses expériences et pour ses conseils, mais également merci à vous toutes. ça m'aide vraiment à continuer en ce sens !

marie75anne a dit…

Je participe pour partager quelques pistes.
En introduction, je ne suis pas très fan des commentaires stigmatisant "la parisienne". Je ne vois pas très bien comment on peut progresser dans ses impossibilités si l'on considère que la responsabilité en incombe à une communauté :(.
Sinon, j'avais vu un reportage hyper passionnant sur la convoitise de coquillages et ce qu'elle inspire au sein d'une tribu aborigène. Réponse édifiante, au sens de l'essentiel dans des contrées isolées. Donc à mon avis la racine du mal est intrasèquement liée à la nature humaine. On peut lire Girard pour sa théorie passionnante du désir mimétique.
Je pourrais ajouter que la piste pur psycho du "je manque de confiance en moi" victiminise plus qu'autre chose, je lui préfère l'approche plus courageuse de introspection assumée, par exemple sous l'angle de l'angoisse de l'opinion et de la course vaine d'être un être parfait, un peu plus "parfait" que tous les autres. Ca se soigne assez mal d'être un être humain, mais avec du temps et quelques efforts :).
Suerte Marie

MelleShang a dit…

hello Marie...
Ton post mais aussi ta future expérience dans laquelle tu vas nous mener et les com m'ont complétement troublé. Y a des mots qui raisonnent : La vie à Paris,superficielle (et léger???, ennuie donc achat, culpabiliser....et j'en passe. ALors oui, je suis parisienne de naissance, d'adolescence...de vie de femme et à 44 ans je commence à vouloir m'évader, avoir une autre vie...je m'éloigne de Paris en ce mois de janvier. Je ne pars pas très loin, mais y a ce côté "campagne" dont j'ai envie et que je vais vivre...enfin. Depuis quelques mois, j'ai arrêté, sans vraiment m'en rendre compte, d'acheter tous ses mag féminins. J'étais trés "Elle" et "M.Claire", je me suis tournée un peu vers "avantage" et "modes et travaux" (tricot oblige, déco maison aussi ;)). Je me rends compte que je ne m'en porte pas plus mal...Je lis d'autres choses qui ne sont carrément pas tournés vers la mode, le féminin (ou autrement) "Muze"....Bref ! là en te lisant je me dis "tiens c'est drole je fais comme Marie, les choses petit à petit sûrement. Sauf que...en bonne compulsive que je suis, à force de regarder les blogs, je me suis abonnée en ce début de mois à la JolieBox..les produits make-up miniatures. Au départ j'étais supra contente de l'avoir fait...et là je me dis "mais en fait tu as encore succomber à un truc de consommation de....", alors qu'à la base pour moi c'était surtout pour tester les produits dont j'entends parler et comme je cherche à changer mes produits de base, ça tombait bien. Ensuite en lisant tes commentaires, je me tater à me mettre à la couture, 'après le tricot"..là plus d'hésitation, ça va m'occuper et je serai fière comme un coq de montrer ce que je sais faire de mes 10 doigts. Je sais que mon post est un peu brouilli-brouilla (ça se dit ça ????!!!), mais fallait que ça sorte. Je suis certaine que tes futres post vont m'aider un truc de dingue...Fonce et...euh je te suis ;-)))

severi27 a dit…

@marie75anne : il ne s'agit pas de stigmatiser la parisienne mais de faire un constat par rapport à la consommation d'une façon générale dans un lieu donné (ici Paris). Personne ne m'enlèvera de l'idée que le phénomène de mimétisme et de clans n'est plus poussé que dans cette ville ... et tout cela s'articule autour de certains produits, accessoires ou vêtements qui se démultiplient à l'infini sur les femmes et qui parfois/souvent amènent aussi des comportements pour le moins étonnants (j'avais déjà cité l'exemple des sneakers IM, mais il y en a d'autres qui pourraient être évoqués évidemment).
Le débat n'est cependant pas ici autour de la parisienne, c'est juste une analyse contextuelle.
J'ai évidemment des éléments positifs à mentionner par rapport à Paris, mais ils relèvent plus de l'architecture de la ville ;-)
Allez, de toutes façons, c'est avant tout le questionnement autour de l'hyper consommation qui nous intéressent toutes ici, et rien de bien désobligeant n'a été mentionné concernant la parisienne, dont je fais partie d'ailleurs !

lilibulle a dit…

Tout d'abord une très bonne année 2012 Marie.
Je ne peux que te suivre, étant donné que je viens presque de déclencher la guerre (non je plaisante) chez walinette en parlant de surconsommation de fringues (et de plus en plus chères) dans les blogs de mode. Il ne s'agit pas de juger la vie des autres mais on peut aussi essayer d'être responsable pour les générations à venir et la planète. J'ai l'impression que le mot "responsable" est devenu rabat-joie, plus personne ne veut être responsable, à commencer de ses actes. On veut des enfants mais en ayant la vie d'avant, sans être responsable par exemple. Je discutais avec des expats qui ont vécu au Japon et qui me disaient que là bas, la société est extrêmement attentive à la responsabilité individuelle et collective. Certes, cela se fait parfois au détriment des libertés individuelles mais au final, mes amis me disaient que tu pouvais laisser limite ton sac dehors, tout le monde y faisait attention et peu de chance qu'il soit volé. Je crois que nos sociétés européennes et anglo saxonnes valorisent parfois trop la liberté individuelle. Bon je m'égare mais tu vois, ce que tu écris a des résonnances profondes.

severi27 a dit…

Je sais, je sais, encore moi mais je viens de lire le commentaire de Lilibulle et du coup je suis allée jeter un oeil chez Walinette, c'est hallucinant ! Je n'ai finalement qu'une pensée obsédante après ça, c'est le décalage absolu entre les contenus de blogs mode.
Il y a une catégorie dominante où chaque jour de nouveaux vêtements aux prix indécents sont présentés, dans un mode de sur-consommation total et sans aucun questionnement sur le sens, et une catégorie bien moins représentée où on réfléchit et s'interroge sur les problématiques liées directement à la mode et à l'acte d'achat.
Je prends peur devant la 1ère catégorie, je ne lis pas (plus), fini, cela ne m'apporte absolument rien d'être le témoin de l'évolution mercantile et intéressée de ces blogs.
En revanche la 2ème catégorie me ravit, les lectrices ont chacune un avis structuré, un point de vue, une réflexion, et sont ouvertes au débat, tout comme Marie qui nous héberge ;-)
Je suis tellement contente de commencer l'année en lisant des choses intéressantes, je tenais à vous en remercier.

Marie a dit…

Khia: :)

Fouh: C'est fou ce truc de compulsion chez mademoiselle Emma hein?
Bise.

Charlotte: NOn je ne connais pas Zermati, mais tu attises ma curiosité.
Merci d'en avoir parlé. Bise.

Audrey: C'est ce que je me disais...

Anaelle: Oui l'ennui c'est un point central ou plus globalement la question du sens de sa propre vie (comment pourrais-je me moquer de toi? :))
je te souhaite une belle année aussi à toi. Bisous.

Anonyme: C'est vrai que se détacher de la culpabilité est probablement le mieux à faire.
Et surtout réinvestir l'ennui d'une connotation plus positive, moins dans le sens de "vide", ça peut être une piste, non?

Lytanie: :) Cool.

Sachka: Belle année à toi aussi et courage <3
Bise.

Clochette: C'est vrai que le lieu où tu vis joue beaucoup. Je suis comme toi, depuis 2 ans je vis là où la mode n'a aucune espèce d'importance... Ca joue forcément sur ces symptômes de paresse vestimentaire ;-)
Bon et venons en aux chose sérieuses, tu aurais un lien pour les fameuses UGG dont tu parles?
Je t'embrasse et prends soin de toi.

Alda Mori: Uen fois j'avais lu un truc qui disait qu'il ne fallait pas trop titiller les pulsions humaines, elles attendaient pour se répandre, ce que tu a vécu à NY est plutôt normal quand on y pense. J'aurais fait pareil, remplir, rendre les journées consistantes!
Bise.

Anonyme: Je comprends, et puis si peu qu'on manque de confiance en soi...

Valérie: D'accord, merci pour la référence.

Julie: Merci pour votre très joli commentaire, il me touche beaucoup :) Et merci aussi pour ces références que vous donnez, c'est exactement ce dont j'ai besoin.

Cellebrindal: Toi aussi bonne année. Bise.

Anonyme: Merci à vous de me lire et d'apporter de l'eau au moulin.

marie75anne: je comprends pour les commentaires stigmatisants.
Je crois comme toi que ça a lien direct avec notre humanité plus qu'avec les sociétés dites capitalistes, bien qu'elles sachent titiller le truc.
Je trouve ton commentaire très "perspectives autres", ce qui est plutôt cool. Donc merci.

MelleShang: Joliebox j'ai hésité, ton commentaire m'a remis les pieds sur Terre :) Tu as complètement raison...
Merci en tous cas pour tes encouragements.

Lilibulle: Merci bonne année à toi aussi!
J'ai suivi le truc chez Walinette (qui soit dit en passant à assurer dasn ses réponses...). Pour ce qui est de la responsabilité, je suis d'accord avec toi . C'est complètement vrai!

Severi27: Je suis contente aussi de commencer l'année en lisant des commentaires comme ceux-là. Bise!

Fouh a dit…

Ouais vraiment fou, j'avais complètement occulté que le suicide d'Emma était dû à ses dettes contractées par sa frénésie d'achat...j'avais en tête d'ado davantage une mélancolie amoureuse dévastatrice...
à relire les filles! saisissant!

Sinon je te mets le film docu de Sylvain Tesson tiré de son expérience de 6 mois en cabane en Sibérie; à voir idéalement après la lecture du livre dont Julie t'a parlé
http://www.youtube.com/watch?v=9-CxXrRieCM

Je ressens ça lors de mes immersions dans la jungle népalaise; loin de tout dans une quête de l'essentiel, une remise à niveau des sens, une approche du bonheur véritable.

et pour finir une petite phrase de notre Dostoïevski que je serre au fond de mon coeur

" les petites choses ont leur importance, c'est par elles qu'on se perd"

Bises et hâte

Anonyme a dit…

Lectrice discrète et néanmoins fidèle de ce blog... je répond à la question pour dire oui. Oui, continue, continuez, continuons dans cette voie. Ces réflexions et éclairages sont particulièrement intéressants.
Merci pour pour ton blog. Merci d'écrire toutes ces choses réfléchies, futiles, légères, drôles, ouvertes sur plein de sujets. j'aime beaucoup. merci également à toutes celles et ceux qui commentent. Je trouve tous ces échanges (auxquels je participe silencieusement) très enrichissants.
Bonne année... et bonne continuation!
Cess

milou a dit…

salut Marie, si je peux apporter ma petite pierre à l'édifice, je partage ma solution du moment: valoriser mes acquis.
je veux dire par la qu'après un tri/bilan de ma garde robe (j'ai gardé les jolis pièces mm si je ne les porte plus mais j'ai dégagé le reste si je le mettais plus depuis au moins 2 ans)j'ai pris plaisir à imaginer les associations possibles, et ce qui pourrait mettre en valeur les vêtements que j'ai.
je me limite au niveau de mes achats à 2/3 jolis pièces par an (et je triche en ne comptant pas les cadeaux...) et j'attends si le budget de ce qui me fait envie est au-delà de 50 euros que la dite envie soit récurrente (genre allez tous les soirs pdt 2 mois sur un site de vente en ligne, remplir le panier, et pas valider...pathétique mais efficace!)
j'ai parfois la sensation que tu as perdu l'envie des fringues d'après tes posts, y compris des tiennes, mais je me goure peut être.
merci en tout cas car tes vidéos m'ont permis ce petit bilan penderie, et c'est peut être une piste dans ta réflexion sur le sujet de la consommation compulsive
biz

Anne-Marie a dit…

Tu peux aussi te pencher sur des idées développées par la psychanalyse et je pense notamment à ce que Lacan dit au sujet de l'objet petit "a", et du "discours capitaliste"...
Ouais je pense que tu peux aller farfouiller dans cette direction, tu vas trouver des trucs qui je pense vont nourrir ta réflexion....

Humm... je me demande si je t'ai pas déjà laissé un commentaire à ce sujet y'a qqs mois...
Bon bref si c'est le cas je réitère quand ... la psychanalyse c'est loin d'être chiant , j'ai envie de dire que c'est même très subversif...

Sinon je me permet de te faire une bise Marie car j'aime vachement lire ton blog !!!

Myriam a dit…

Marie je pratique la réflexologie sur les UGG ; ça te dirai? Je t'offre une séance avec la paire de ugg.

Anonyme a dit…

Merci pour ces réflexions si sensibles et justes. Je suis moi- même confrontée aux mêmes ambivalences que toi (achat-plaisir-culpabilité) te lire m'aide à prendre du recul. Je te trouve en tout très courageuse et j'espere avoir moi-même un jour assez de force pour arrêter ce tourbillon de futilités.