
AISANCE…
Elle retire, toute tremblante, la deuxième jambe de son pantalon, n’arrivant pas à se sortir cette idée de la tête, la trouvera-t-il toujours aussi jolie , une fois qu’elle aura tout enlevé . Une fois qu’il aura posé son regard sur sa nudité, crue, sans plus la moindre trace de fard.
Bouton après bouton, l’inquiétude augmente, la gêne se fait plus palpable et le rose colore ses joues pâles comme le plus beau de tous les blush du monde ! Lui ne semble pas percevoir sa gêne, ou plutôt si, il ne voit qu’elle, mais ces petits sursauts de pudeur ne font qu’augmenter son envie de voir sa peau, en entier.
C’est pas qu’elle se trouve vilaine nue, c’est juste qu’elle se trouve bien plus jolie habillée.
Elle sait qu’une fois dévêtue, elle n’aura plus ni poche ni sac à main Dreyfussien pour cacher son corps, alors comment elle va bien pouvoir faire pour continuer à le regarder avec cette arrogance toute séductrice dont elle avait réussi à faire preuve jusqu’à maintenant… C’est peine perdue, elle sait que son regard ne croisera plus le sien avant quelques minutes… Au moins jusqu’à ce qu’ils soient dans le lit, emmitouflés dans les draps en flanelle qu’elle met en hiver pour ne pas avoir froid à ses pieds.
Lui, il ne la quitte pas des yeux. Ses pupilles s’élargissent du plus qu’elles peuvent. Il regarde sa peau, son ventre rond, ses seins, sa bouche et ne rêve que de la voir allongée. Il ne rêve que de la serrer le plus fort possible, aussi fort qu’il la veut… Il se ressaisit, s’il la serre à la mesure de son désir, il va la casser… Et c’est pas le but de la soirée.
Cet instant dure une éternité, mieux, il est en dehors du temps…
Un disque de Joe Tex tourne et rend la chambre plus moite encore… Chacun sent monter la chaleur. Chaque corps sent l’autre corps comme s’il était évident en cet instant, coupé du monde…
Elle s’approche, elle tremble toujours, elle a tellement envie qu’il la serre, encore et encore… Il approche sa bouche, garde ses yeux ouverts pour la voir de près, pour voir son désir à l’intérieur d’elle. Leurs langues s’entremêlent, il fait chaud, elle passe les mains sur son visage pour enlever la sueur… Elle ne l’enlève que pour la forme, elle adore sa sueur, son odeur, sa légère acidité… Elle commence à avoir chaud aussi… Les corps glissent, s’étreignent, se cherchent, se dévoilent. Les bouches se font sensuelles, les odeurs se mélangent, les mains s’évitent, se retrouvent, se font plus fermes, les dents mordent pour montrer que pour quelques heures, tous les coups sont permis… Ses yeux ne se refermeront jamais, juste pour la regarder encore et encore au plus près… Par élégance, il lui dira : « ça te gêne que mes yeux restent ouverts ? » elle lui répondra que non et laissera les siens aussi ouverts…
Commentaires
Sardine: Merci beaucoup
Punky B: Ben non pas particulièrement, juste un vrai truc fictif. juste un truc de gêne qu'on a toutes vécu et pis voilà... bisous ma poulette
:=)
illustre très bien ton super texte !
Ton aisance à toi (pour reprendre ton titre), c'est bien l'écriture. C'est très agréable de te lire.
merci pour ce texte ma belle
Sarah
Des mots comme je les aime.
Merci.
http://histoiresdedeuxdos.wordpress.com/