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26.1.17

TOUT SIMPLEMENT?

brillant


Petit billet tout court pour vous raconter un truc un peu marrant.

En make-up, les produits que je préfère c'est les produits "Teint".
C'est pas dur à comprendre, je ne me maquille pas tellement, du coup le bon teint c'est un peu le seul truc qui compte.

Je refais un point là-dessus parce qu'exactement comme ce que j'avais fait avec les fringues, j'ai fait une boucle avec le maquillage.
C'est à dire que d'un point de départ j'ai pris une route qui m'a ramené à ce même point (de départ donc...) A la Magicien d'Oz donc! Un chemin qui m'a montré qu'en fait, en regardant mieux, là où j'étais au tout début, ben c'était super bien.

Mon chemin  a ressemblé à ça:

Phase 1) J'étais simple, je me maquillais pas vraiment mais un peu quand même. Phase 2) Ô trop bien les vidéos Youtube et toutes ces sorties de marques et produits... Je vais les acheter... Ô j'en ai plein... Vraiment plein... Trop... Phase 3) J'ai vraiment trop de trucs, tout ce fric dépensé, putain j'aurais pu faire d'autres trucs, c'est pas comme si ça me passionnait en plus, ces trucs je les porte même pas!  Phase 4) Bon du coup, on revient au point de départ rapport qu'en fait j'ai pas vraiment changé, je porte toujours plus ou moins les mêmes trucs sachant que la seule chose que je veux, c'est avoir bonne mine...

Une fois ces 4 phases passées, il a faut s'attaquer au plus dur, rompre l'habitude d'acheter.
Ouais parce que de sois on a tendance à "psychologiser" des comportements alors qu'ils sont, tout, bêtement, un produit, une répétition de comportement, une habitude. Comprendre comment ça a commencé (l'achat de maquillage dans le cas présent) n'aboutit pas forcément à l'arrêt de ce comportement, parce que plus la compréhension, ce qui compte c'est son arrêt, non?

Rompre l'habitude, le réflexe, dans l'acte d'achat c'est, comme pour tout, difficile.
Comme quand on arrête les clopes, ou quand on veut arrêter de dire des gros mots (ce qui, évidement, loin d'être une priorité pour moi), il faut lutter contre ce très gros animal d'habitude, le cerveau.

Je suis en phase d'arrêt (encore et toujours oui, que voulez-vous c'est mon fardeau) et c'est dans cet état d'esprit que des évidences me sautent au yeux.
Oui, à mon âge l'évidence comme ça d'un coup alors que putain c'est pas comme si j'avais inventé l'eau tiède.

L'autre jour j'essaye un échantillon de fond de teint (le Vitalumière aqua de chez Chanel), je le mets et je me dis "il est grave beau ce truc".
Quand je me dis "il est grave beau" c'est, évidement, en général pour aboutir rapidement au "il me le faut. Vite. Demain. Ben quoi et s'ils arrêtaient la production".

Mais 5 minutes plus tard (rapport que bordel je suis une adulte et que, contre l'avis de Spinoza, j'ai un libre-arbitre) je me dis que c'est bizarre parce que quasi à chaque fois que j'essaie un produit teint, je le trouve beau et très réussi. Ce qui techniquement pas possible.

Soit ils se valent tous (ce qui est effectivement une possibilité) soit c'est autre chose...

Et quelle est la constante dans mes essais de fond de teint et autres produits teint?

(1/4 d'heure où je vais méchamment me la raconter, vous voilà prévenus)

Ben la constante c'est ma peau.
Les produits marchent bien sur moi parce que ma peau va bien, pas de souci majeur, elle est normale. Voilà c'est tout. Et si j'ai envie de tout acheter parce que tout marche relativement bien c'est parce que j'ai pas de réels besoins et que du coup, ben ça va, ça rend bien.

Alors je dis pas spécialement ça pour me la crâner, mais pour montrer à quel point le marketing fait bien le job (ou alors je suis grave concon ce qui n'est pas tout à fait exclure).

Le temps qu'il m'a fallu pour arrêter de mettre ça sur le dos des produits, le temps qu'il m'a fallu pour me rendre compte qu'en fait, tout marche parce que y avait rien à réparer ...

Ce qui est une piste ô combien intéressante à l'heure où il y'a telle sacralisation des produits (ici de beauté) comme étant vecteurs de "beau, jeune, mince... mon cul" pour cacher ce qu'il y a à cacher. (Il n'y a pas toujours quelque chose à cacher mais ils ont tout intérêt à nous faire croire le contraire).

L'objet comme une (la) solution. L'objet comme incapacité à voir l'évidence.
L'objet comme prothèse sensée compenser même quand il n'y a strictement rien à compenser!

Voilà, ne jamais négliger la simplicité dans les jugements, des fois ça aide.


Je vous embrasse 

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23.1.17

JOURNAL D'UNE APPRENANTE PHASE 1

Juergen Teller / Kate



Avant de commencer mes bilans de l'année 2016, j'avais envie d'utiliser le blog dans un autre but: faire le point sur ma reprise d'études.

L'intérêt est double, d'abord répondre aux questions que vous me posez. Beaucoup on envie de sauter le pas et m'en font part, du coup, décortiquer cela ici, les doutes que je peux rencontrer, mes victoires aussi petites soient elles et questionner les autres remises en question en tout genre, pour vous montrer cela plus "de l'intérieur".

Mon expérience ne vaut bien sûr que pour moi, mais je serai la plus sincère possible et vous pouvez me faire confiance, j'oscillerai suffisamment dans mes humeurs pour que chacun s'y retrouve! Un des avantages de la névrose ;-)

C'est presque d'un intérêt triple puisque "comprendre comment on apprend" fait partie des thématiques de ma reprise d'étude.

Ca me permettrait de garder une trace de ces années là avec assez de précisions.

J'imagine que ça ne parlera pas à tout le monde mais pour ceux que ça intéresse, bienvenue dans ma tête d'apprenante pour la phase numéro 1:  Joie / Illusions 


Fin août: Durant l'été je rencontre un mec qui me parle de l'existence d'un Master de formation de formateurs d'adultes à Brest.
Je trouve l'idée cool, je fais ça depuis plusieurs années (la formation), je gère des équipes de formateurs alors je me sens tout à fait légitime et apte à y entrer. Ce truc c'est pour moi, c'est immédiatement ce que je me dis. Enfin en tous cas s'il y a des études supérieures faites pour moi et mon expérience, c'est bien celles-ci.
L'été file.
Je ne pense plus trop à cette histoire pendant le mois de juillet mais fin août, ça me revient. Pourquoi pas tenter? J'ai à peine réfléchi, pas pesé le pour et le contre, pas pensé réellement aux conséquences de ce changement de vie.
J'envoie un mail au responsable du Master, sans grande conviction, comme ça pour voir.
Pourtant on est fin août, les grandes vacances sont bien avancées et vouloir réintégrer la fac après tant d'années, j'aurais peut-être pu y penser plus tôt. Tant pis au pire, ça sera pour l'année d'après.
Le mec me répond assez vite, me dit qu'il y a une épreuve d'entrée dans une semaine et que je peux me présenter si j'en ai envie. J'ai envie sans trop savoir où je vais.

J'ai quitté la fac depuis très longtemps, j'apprends que l'épreuve d'entrée (après un niveau licence minium) consiste à faire une note de synthèse. Je sais même pas ce que c'est une note de synthèse. Google mon frero règle vite ce problème.
Je me renseigne, comprends que je vais avoir un peu de boulot. J'ai assez peur mais plutôt rien à perdre alors je bossouille, essaie de faire des notes de synthèse toute seule dans mon coin. Pas glorieux, ça me parait dense cette histoire, on verra bien!

La veille je dors à l'hôtel, m'imaginant passer une nuit blanche (l'habitude) mais pas du tout, sur mes deux oreilles, tranquille.

Le lendemain j'arrive à la fac. "Qu'est-ce que je fous là?" C'est la première question qui me vient... Je me trouve ridicule, pourquoi je suis là? Qu'est-ce que j'en attends? Je n'y avais pas plus pensé que ça avant, là, je comprends que même si je n'ai rien à perdre, il y a de l'enjeu.
Je ne trouve pas la salle de rendez-vous tout de suite, je traîne, hésite à demander "faut vraiment que je rentre dans la scolarité... A mon âge..." (ouais je vous dis tout ça parce que forcément on se demande).
Finalement je trouve les deux profs, deux femmes, l'une très souriante et l'autre un peu espiègle (c'est dingue les projections qu'on se fait). C'est deux profs du master, elles m'indiquent la salle, leur gentillesse immédiatement me rassure. Deux autres retardataires sont là pour passer le même examen que moi. Examen qui se révélera être un résumé de texte finalement.
C'est pas trop difficile, j'ai quand même peur de mal faire.
Un entretien oral qui se passe bien, comment paraître assez sûre de soi mais pas trop non plus, c'est ce qui occupe une bonne partie de mon esprit... J'ai envie d'intégrer ce master, ça a l'air chouette et les deux profs aussi.


Début / Mi-Septembre: J'ai été prise, je peux y aller. La rentrée est le 05 septembre. Je tique, dans les années 2000 , c'était mi-octobre et là d'un coup (un coup de quinze ans) j'ai le même rapport temporel qu'un élève de 6ème.
Dans les couloirs, je me dis quand même que 15 ans à passer, de la toute petite vingtaine partout qui contraste.
Je trouve la salle, petite promo et je suis loin d'être la plus âgée.
Spontanément, je les trouve étranges, très différents du monde de la formation que je connais.
On se présente, tour de table, un des profs nous prend en photo pour faire un "trombinoscope" (je sais d'avance que je vais avoir la tête de ma grand-mère en sortie de bronchite, je n'ai dormi que deux heures). La journée se passe, sans grande conviction de mon côté, je commence même à douter.
Et puis les journées filent, les heures de cours passent, certaines passionnantes, d'autres relou (ouais comme avant, ça, ça ne change pas).
Amusant de voir comme on retrouve vite ses réflexes d'écoliers. On se marre beaucoup, on vanne, entre deux concepts, bref, l'école quoi!
J'aime plutôt ce que l'on fait, j'ai l'impression d'avoir des cours théoriques, précis, approfondis, de tout un tas de choses qui occupaient ma vie depuis plus de 10 ans sans savoir que ça pouvait à ce point se conceptualiser.
Je suis sûre de moi, pour une fois que ça m'arrive je ne vais pas bouder mon plaisir. Comme un poisson dans l'eau...
Je rebondis sur les mots, je me dis même que ça sera "facile" cette année (t'inquiète pas je vais largement me détendre après), quasi de l'ordre d'une formalité...

Je suis très heureuse d'être là, je vais bien, je me sens bien.
Les premières étapes angoissantes passées à base de "trop vieille / pas à ma place / c'est loin de ma vie d'avant / je vais y arriver?" on laissé la place à un enthousiasme débordant. Je suis très contente de cette nouvelle rentrée...


Bon du coup, vous avez compris qu'il y'aura d'autres parties... La prochaine traitera d' Ego / Déconstruction 

Bisous love je vous souhaite un bon lundi 


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1.1.17

SALUT 2017, BIEN OU QUOI?

glitters bis



Je vous souhaite à tous une très belle année.
J'espère que le réveillon était bon, que t'as pas trop bu rapport que ça fait mal à la tête.

D'un point de vue strictement personnel, si je mets des oeillères sur le monde, 2016 a été une année plutôt belle pour moi. Pas que, certes, mais bien plus que d'autres...

Je te souhaite des trucs cool, des défis à relever, de découvrir des trucs sur toi, de l'audace, des bisous dans la bouche avec qui tu veux, plein de trucs auxquels je pense pas mais que tu sais bons pour toi. Je te souhaite de la gentillesse, beaucoup, et plus de cynisme, cette chose déprimante au possible qui a l'audace de se faire passer pour de l'esprit... Non, le cynisme, en ce moment on en a pas besoin.

Le monde ne s'écroule pas, la période n'est pas la plus faste, mais ça va aller mieux, c'est sûr, on a qu'à attendre en faisant de notre mieux, ça sera toujours ça de pris.

En ce qui me concerne, oui j'adore les résolutions, j'en prends tous les mois, 2017 ça sera:

- Arrêter de croire que mes motivations / envies / goûts / aspirations sont universelles
- Faire de mon mieux
- Travailler la bienveillance envers les autres et envers moi
- Faire encore plus de nouveaux plats
- Avoir un chien (cette année est la bonne , j'en veux un depuis que j'ai 6 ans. Je me fais un monde de cette histoire, j'te jure)
- Avoir mon année universitaire
- Être disciplinée à la fac (je crois que c'est mon chantier réel de l'année... pas que pour la fac... Tu te souviens qu'écrire est un peu mon rêve total, mais force est de constater qu'il faut être disciplinée pour ça, du coup, ce que je vais apprendre cette année je pourrais l'utiliser après. J'ai comme qui dirait l'intuition que tout vient à bout du travail).

Love U sur ton front et croisons les doigts pour que cette année électorale ne soit pas un drame total, même si t'as peur, que t'es mal et que tu crois que tout va à vau-l'eau, c'est pas une raison pour accuser les autres. Relire les stoïciens, peut être une piste et surtout réaliser qu'on peut absolument être responsable de soi.

Coeur, keur, queur, ♥


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