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28.2.16

DIMANCHE 28 FEVRIER, TEXTE 1

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Dave Grohl par Gilbert Blecken (1991)



Salut les copains,
alors je reviens aujourd'hui avec un truc que j'avais envie de faire depuis 1000 ans sur le blog, c'est à dire vous partager des textes écrits par moi. Des textes plus ou moins récents certains se suivant, d'autres pas, mais l'idée c'était de partager ici de textes hors du contexte de la chic fille.

L'intérêt est double, voir si certains sont plus exploitables que d'autres et surtout, et c'est le plus important, les sortir de mes fichiers que personne ne lit jamais pour pouvoir avoir un rapport plus décontracté à tout ça.

Quelques mots pour vous expliquer dans quel contexte le texte du jour a été écrit.
J'ai entamé plusieurs fois un projet plus construit sur ma compulsion (ouais j'ai encore des trucs à en dire, qui aurait pu le croire?) et j'écrivais tous les jours un texte en lien plus ou moins direct avec ça. J'ai pas mal de textes qui tournent autour de ce sujet.
Celui du jour découle certes de cette expérience mais il parle surtout d'un élément très fort qui s'est passé quand j'étais en thérapie et  j'avais une vingtaine d'années.
Le texte a plus de 3 ans, mais quand même!

Voilà, le prochain texte devrait être sans rapport, je tâtonne pour le moment.
Bon dimanche et à très vite.

Lov!


« Pourquoi vous-levez vous le matin? »
Elle l’avait dit sans intonation, voix neutre, elle avait l’air de poser une question banale, une de celles qu’on dit comme ça, sans y penser, comme si on demandait quel temps il allait faire demain.

Demande simple, sans laps de temps pour réfléchir un tout petit peu, pas besoin, la question est posée de telle manière qu’on la dirait fermée, réponse attendue dans la seconde, du tac au tac.


Mais dans la seconde rien n’est venu.
Avec sa voix sans ton, la simplicité de sa demande, elle m’avait coupée la chique. 
Ma bouche s’est un peu ouverte, comme si par réflexe, j’allais lui répondre.
D’habitude ça va vite, je dis vite mais là, mes yeux se sont écarquillés et je n’ai rien trouvé à dire vite.
La réponse qui ne venait pas, le temps a fini par lui paraître suspect, alors elle l’a répétée « qu’est-ce qui fait que le matin, vous vous levez? Pourquoi vous sortez de votre lit? »


Comme elle était dans mon dos et que j’étais allongée comme un jour sur 3 sur son divan, elle n’avait pas vu ma bouche ouverte, mes yeux arrondis et ma mine concon. C’est pas que j’avais pas entendu, si elle avait été face à moi, elle l’aurait su que je n’étais pas sourde, elle aurait vu la panique traverser mon regard.

 J’ai encore attendu longtemps après qu’elle ait redemandé. Les silences dans ce genre de cabinet c’est habituel mais là, elle a bien senti qu’elle m’avait séchée.
 Je venais me raconter ici, essayer de comprendre pourquoi je marchais de travers et pourquoi j’étais si triste depuis près de deux ans. Grande et mince, ses cheveux étaient blonds coupés au carré, sa voix était calme et elle portait Eternity de Calvin Klein, le même parfum que Cécile, mon amie. Au début, ça m’avait fait bizarre mais ça avait fini par me rassurer cette odeur.
Avec elle, je tergiversais sur ma mère, mon père bourré, mon papi que j’aimerais voir fier de moi, ma mamie et ses déceptions, mes amis, mes blocages et je faisais tout ça plusieurs fois par semaine. Moments suspendus tout tournés vers mon nombril. Au moins en me lamentant ici, je n’embêtais personne.
 Je parlais de tout, mes amoureux que j’avais eus, celui que j’avais et que j’aimais. Je lui racontais mes peurs, mon angoisse tétanisante de mourir et ma carte bleue que je crâmais plus que de raison (oui tout va ensemble je crois, sans hiérarchie. Tout était symptôme).

Pendant 6 mois, je m’étais racontée à cette femme à travers tous les clichés que je savais de la psychanalyse. Et c’était pas facile. Les silences sont gênants et en psychanalyse, il y en a beaucoup. 
Alors j’abordais mes rêves, mes lapsus, mes ratés, un embryon de réflexion que j’avais sur l’Oedipe.

Elle n’avait rien orienté dans ma discussion pour que j’en arrive à ça, mais comme je ne savais pas comment faire, je me suis dit que les stéréotypes seraient un bon début.

Si je venais la voir c’était parce que… Parce que quelque chose ne tournait pas rond. Je n’arrivais pas à vivre normalement. Tout était fragile, j’avais peur de tout, tout le temps et étais tout à fait pétrifiée de constater que le temps passait et que de ce temps là, je n’en faisais rien. 

En tous cas rien d’autres que d’avoir peur de rater ma vie que tout le monde disait pourtant bien partie. 


6 mois face à elle à déblayer mes « problématiques ». Je n’arrivais pas tellement à savoir ce qui clochait chez moi alors même qu’il n’y avait aucune raison. Pendant les 6 premiers mois, je l’ennuyais un peu, j’avais en tous cas cette impression, qu’elle s’en fichait, que j’étais une patiente sans enjeu ni particularité. Une fille qui a grandi sans père, qui cherchait à comprendre qui elle était, un peu peur de la mort, des trucs qui la tétanisent mais rien de bien palpitant. 

Une fille quoi, avec des problématiques simples. Elle était assez gentille, indifférente, mais je croyais au début, que c’était normal cet air qu’elle avait de s’en foutre. 

Et puis un jour j’ai eu un truc un peu exotique à lui raconter, je l’ai sorti de son quotidien. Pas un truc tellement grave ni sinistre, je lui ai raconté que j’achetais des tas de choses, même que je me mettais sur la paille à cause de ça. Que les objets m’obsédaient, que je leur donnais une sorte de valeur que je ne me donnais pas à moi. Je lui ai tout dit pendant 40 minutes, impossible de m’arrêter. Sa tête qui changeait au fur et à mesure ça m’encourageait. 

Mes problématiques de carte bleue qui chauffe, de découverts, de rouge à lèvres dont je ne suis jamais rassasiée, mes errances masturabatoires (le mot est sorti tout seul devait son air béat et j’étais pas peu fière) dans les rayons d’H&M, mes sacs qui stagnaient sans que je ne les vide, honteuse que j’étais, j’ai, cette fois, tout déballé. 

En une séance, je lui avais fait ouvrir sa bouche, je l’avais enfin intéressée, c'est en tous cas l'impression que j'avais. 

La séance terminée, elle a décidé de modifier le paiement de mes séances. 
Puisque je dépensais beaucoup dans du futile, je devais montrer mon investissent dans la thérapie en payant 3 séances sur 4 de ma poche. 
Putain, quelle bonne idée j’avais eu là...
Et elle m’a proposée de m’allonger à la séance suivante. Je passais sûrement dans le vif du sujet, ma psychanalyse devenait sérieuse, comme sur les photos. Un divan sobre, pas super confort en cuir et elle serait, évidement, dos à moi. Les séances se sont enchaînées, je ne savais pas tellement si j’allais mieux, mais ce qui est sûr c'est que je creusais. 

Par moment, l’impression que les fondations qui avaient fait ma vie depuis depuis toujours étaient devenues obsolètes, qu’elles ne fonctionnaient plus, comme si l’illusion se dissipait. C’était bien je me disais, mais j’étais très emmerdée parce que même si elles étaient branlantes, elles avaient le mérite d’exister, là j’étais cul nu dans un monde et plus aucun système pour le déchiffrer convenablement. 

J’allais encore plus mal, l’impression de voir mieux mais d’être plus mal. C’est dans cette période là qu’elle a choisi de poser sa question: « Pourquoi tu te lèves le matin? » 
Je n’ai rien répondu. La séance s’est terminée sans un mot. Peut-être quelques « mmhhh, je sais pas heu… heuu… » au début mais rien de bien concluant. 
Quand j’ai profondément senti que je n’avais pas la moindre idée de ce qui me faisait lever le matin, je me suis tue. J'ai assumé mon ignorance. Totalement, silence complet, j’ai arrêté de faire genre et d’un coup, je me suis sentie triste comme je ne l’avais jamais été. Je n’allais nulle part, j’enchaînais les jours comme ça, inconséquence totale parce que je n’avais pas la moindre chose qui me faisait lever le matin. 


(Texte gai du dimanche vous noterez. A bientôt, bisous dans ton cou)

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25.2.16

REFLEXIONS AUTOUR DE L'ABSTENTION

jacques chirac


On avait parlé il y'a quelques temps (vaguement) de politique.
Pour être tout à fait exact, j'avais traité de la construction de nos convictions et de la nécessité de les remettre en question.

Aujourd'hui j'avais envie de revenir, en dehors de période d'élections imminentes, sur la question de l'abstention.

J'en ai largement parlé déjà mais revenons sur les faits brièvement.

Aux dernières élections j'ai voté Hollande. J'ai voté Hollande avec conviction, avec joie presque. Et a posteriori, avec une grande naïveté. J'ai toujours voté à gauche, la question ne se posait pas vraiment.
Je suis très choquée de voir que le gouvernement actuel n'a aucune face et ne respecte pas les votes des gens de gauche qui lui ont permis d'accéder à leur fonction. J'ai une grande colère en moi.

Je trouve que c'est une honte et dire que je suis déçue est en dessous de la vérité (la projet de loi sur le droit du travail est encore la preuve qu'ils touchent le fond mais creusent encore mais passons...).

Comme je ne me vois pas voter en 2017 pour un parti comme le PS (qui va encore probablement nous faire culpabiliser sur la montée du FN et en tenir responsables les abstentionnistes sans jamais ô grand jamais se remettre en question) je m'interroge de plus en plus sur la véritable pertinence du vote.

Voter c'est cautionner, c'est même avec ça qu'ils se permettent autant... Même si voter est devenu, pour certains (dont je suis), un acte de dépit. On vote contre quelques chose alors même que le discours est ambivalent ( "c'est un honte de voter pour les extrêmes mais on va bien stigmatiser certaines populations" ), mais voter et encore et encore voter, même par dépit, ça donne de la force au pouvoir en place. Mais je n'avais jamais pensé à ne pas voter, si je ne le faisais pas, je me serais sentie trop coupable au cas où ça tournerait mal...

Je n'avais jamais envisagé l'abstention comme un choix réel, je me disais que c'était facile de râler, de se plaindre et dans le même temps d'être incapable de proposer autre chose. Etre contre c'est facile, mais c'est surtout contre-productif s'il n'y a aucune autre option de proposé.
Et puis j'ai commencé à regarder des trucs, à m'interroger plus, à remettre en perspective, à sortir de la conscience citoyenne telle qu'on me l'avait toujours dictée.

Bref à m'interroger.

Et si s'abstenir était la première phase du rejet, une première étape?
Je ne peux décemment voter pour voter pour aucun parti actuel et je m'interroge sincèrement.

Je vous mets deux vidéos que j'ai trouvées intéressantes bien que partisannes mais je vous laisse seul(e) juge.

Du coup, j'avais envie de parler de ça avec vous. Pour celles et ceux qui votent, êtes-vous satisfaits de ce que l'on fait avec votre vote? Pour les abstentionnistes, j'aimerais connaitre vos motivations?

Ma réflexion n'en est qu'au stade d'embryon, du coup, j'avais envie d'en savoir un peu plus grâce à vous.

Merci, bonne journée à toutes et à tous.





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23.2.16

MES 20 ANS CHEZ MAI

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Il y a de ça quelques mois, Mai m'a demandé si je voulais participer à son joli projet "mes 20 ans" et bien sûr, j'ai dit oui.

L'idée, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore, c'est que de gens de plus de 20 ans (moi par exemple), reviennent sur leurs 20 ans, sur cet âge là, sur leur expérience et sur ce qu'ils en gardent.

J'ai pris du plaisir à revenir sur ces instants là mais ça m'a vachement coûté, c'était dur. Les premiers jets ne me plaisaient pas du tout et puis à force d'y revenir, il en est resté le texte qui suit. Je ne sais toujours pas s'il est bien mais il est juste en tous cas, ma nostalgie présente l'avantage de pouvoir me souvenir avec beaucoup de précisions de tous, ou presque, les âges que j'ai traversés.

Je vous laisse avec la lecture et en profite, puisque je parle de Mai, pour vous signaler que la demoiselle est en train de chercher les fonds pour réaliser son futur film, Les rivières, et qu'elle a besoin d'un coup de main ici et vraiment, ça a l'air d'en valoir la peine.



 « Qu’est-ce que je pourrais raconter de mes 20 ans? Qu’est-ce qu’ils auraient pu m’apprendre ces 20 ans là… Je ne suis même pas sûre d’en faire une analyse pertinente, de réussir à les contextualiser pour expliquer ce qu’est ma vie maintenant…


 Malgré les quelques modifications physiques des années qui se sont écoulées, malgré l’attitude que je suis plus à même d’adapter en fonction de ce que les autres attendent de mon âge, je ne pense pas être chose que mes 20 ans. 

Mais tout de même, si je devais parler de mes 20 ans, j’en dirais quoi?

 Après un tri méticuleux, dans l’espoir de tomber sur la perle, des tas de photos relativement médiocres, certaines jolies, d’autres émouvantes, la plupart mal cadrées et assez floues, d’un quotidien qui n’est plus le mien et dont je me sens à la fois proche et loin, je n’en trouve aucune qui pourrait être montrable. Par montrable, je veux dire sur laquelle je serais vraiment jolie et qui me permettait de dire « que ma vingtaine avait de la gueule », un peu comme ces vieilles dames qui gardent un portait d’elle en sépia ou en noir et blanc de leur jeune âge et sur lequel elles sont canon. Chez moi, rien qui pourrait remporter le concours de la photo à mettre dans ma chambre quand je serai vieille pour me la raconter et dire que « moi aussi , j’ai eu mon moment époustouflant».

 Je grimace sur quasiment toutes celles que j’ai regardées, si cet âge là était une photo, il serait grimaçant et ne se prendrait pas au sérieux, pas par goût immodéré pour la dérision, non, plus par peur que l’on se moque de moi. Je n’étais pas très à l’aise avec l’idée d’être moi au premier degré. A tout point de vue d’ailleurs.

 Je me minimisais et en même temps, je parlais fort et riais à gorge déployée, parce qu’au fond, je ne tenais pas à être mise en valeur et surtout à me prendre trop au sérieux.

 J’avais l’impression que rire perpétuellement de moi allait me protéger des moqueries éventuelles de l’autre. Alors sur la photo de ce post, naturellement, je grimace, c’est le soir, dans une Clio et je fume encore des clopes. Mes cheveux ont leur couleur naturelle, j’ai 22 ans, je porte des collant en résille qui avait fait un vague revival en cette année 2001 et une robe aussi, parce que ce soir là, je suis de mariage. De mariage en novembre peut-être, mais de mariage quand même. On fumait des clopes en écourtant Aznavour, Hier encore même (Hier encore j’avais 20 ans, je caressais le temps et jouais de la vie…) c’est dire si le mariage était guilleret… J’espère qu’on a enchaîné avec un « Les démons de minuit » sinon pourquoi avoir 20 ans si c’est pas pour chanter faux sur un tube des années 80… Vous voyez, encore là, je ne peux me raconter au premier degré!


 La dérision de mes 20 ans, j’avais appris ça de ma mère, c’était la manière d’être au monde qu’elle m’avait transmise. C’était parfait, ça n’embêtait pas l’autre avec mes lourdeurs (elles étaient nombreuses à 20 ans) et ça ne me mettait pas en danger. Parce qu’à l’intérieur, j’avais la vingtaine un peu grave et, c’était très emmerdant parce que le monde entier semblait me hurler que c’était les plus belles années de ma vie et qu’il s’agissait d’en profiter, le reste étant forcément moins bien que ces 20 ans là… Finalement ce n’était pas vrai, il y’a mieux que 20 ans. Pour le moment, même si je continue à avoir peur de la suite, ça n’a été que mieux. Enfin à peu de choses près, certains moment étant plus graves que d’autres, mais il parait que c’est la vie et puis de toute façon, le grave présente cet avantage d’apprécier la légèreté à sa juste valeur. Mais ce dont je suis certaine, en tous cas à la hauteur de ma vie à moi, c’est que 20 ans c’est pas le mieux . A 20 ans tout se complexifie autour de soi et pourtant on en a encore une lecture simpliste (en tous cas moi, je n’avais pas de lecture subtile de mon environnement, que du noir et du blanc partout, que de la radicalité… C’était fatiguant). Alors plus le temps passe et plus le gris entre dans la vie et je trouve ça bien.

 J’avais surtout peur à 20 ans… De globalement tout mais surtout de passer à côté de cet âge là, de ses promesses, de ses enjeux, de ses ambitions, de sa témérité assumée, de sa folie, de sa colère, de sa maladresse pour laquelle le monde a de l’indulgence, de sa force en quelque sorte… Et c’est finalement en me crispant autour de ce qu’on m’avait dit de la vingtaine que je l’ai regardée passer sans trop m’y impliquer.

 Ce que j’en ai retenu, c’est qu’il faut lutter très tôt contre sa peur, que le courage est une des seules qualités valables, une des seules qui aide pour tout.… Il faut faire de son mieux pour être courageux à 20 ans.
Bisous snack et à très vite...

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20.2.16

PLAYLIST, LE B

Bon ben du coup, je continue...

LOve et bon samedi



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17.2.16

BUFFY MARS / SOPHIE

Salut les copains,

aujourd'hui petit billet de partage de l'univers d'une fille, Sophie, que je découvre depuis peu et que je trouve vraiment, mais alors vraiment chouette.

J'ai découvert Sophie avec sa chaîne youtube, Buffy Mars, et depuis je dévore un peu toutes ses vidéos.
Je la trouve, fine, pertinente, précise et vraiment, son contenu, axé sur les séries, est de super qualité, vachement bien illustré et super intéressant. J'ai appris trop de trucs en l'écoutant.





Du coup ça m'a donnée envie de vous en parler. C'est en écrivant ce post que je découvre qu'elle a aussi un blog, que pour le coup je ne connais pas encore mais je m'y mets vu que ça a l'air tout aussi cool. 

Love U et à très vite (EDIT: j'ai répondu aux commentaires des derniers billets, sorry pour le temps). 

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16.2.16

LE SILENCE SENTIMENTAL

adjani


( Existe-t-il une fille plus adorable qu'Adjani sur cette photo?)


(Du coup je me suis dit que j'allais maintenir le premier degré du truc en mettant Pull marine qui est une chanson que j'aime beaucoup)

Aujourd'hui billet.... billet sentimental je dirais... Enfin pas vraiment sentimental romantique mais plutôt sentimental "relations amoureuses ou assimilées".

La semaine dernière je suis tombée sur un article de Slate qui traitait du sujet ô combien essentiel "Pourquoi attendre des réponses à vos textos rend fous"?

L'article est cool, je l'ai partagé allègrement avec certaines et certains de mes potos parce que cette petite chose me parlait bien.

Notamment ce passage


“ Sur la base de nombreuses études psychologiques, ils expliquent aussi que l’absence de réponse rapide crée un sentiment de rareté, et donc de manque. Ce qui laisse de la place à toutes les questions ou explications possibles. Un principe simple: moins l’on est disponible, moins l’on donne de soi, plus l’on en devient attirant. Et répondre instantanément rend moins séduisant. Tout comme il a été prouvé que les animaux apprécient davantage la nourriture qu’on leur donne s’ils ne sont pas sûrs d’en avoir systématiquement. À ces réactions classiques, viennent s’ajouter de nouveaux usages et pratiques. Le «ghosting» (pour parler de ces gens qui ne répondent jamais) est un comportement avéré. Et nos téléphones, que nous n’avions pas il a dix ans, indiquent désormais si nous avons lu ou sommes en train d’écrire un message: vous savez ces «petites bulles anxiogènes» lorsque quelqu’un écrit une réponse. Avant parfois de renoncer. ”


Maintenant je suis dans le love et plutôt sécurisée mais il y a de ça quelques années j'ai vécu un truc assez étrange avec un mec (qui n'était pas vraiment mon mec mais plutôt un mec que je voyais parfois... Ce qui est, pour moi et non de manière générale, une petite définition du dépit. Mais je crois vous avoir déjà parlé de l'état affectif des filles qui redeviennent célibataires sur le tard... Enfin de mon état à moi en tous cas, il faut que j'arrête de généraliser c'est pas bien... Donc en ce qui me concerne, ça m'a rendu aussi objective et lucide qu'une petite pucelle romantique... C'est dire...).

Le mec était pas mal, pas de ouf, mais pas mal. L'oeil un peu vif, pas de ouf non plus mais le mariage n'était pas au bout du chemin (ici c'était un "petit cheminou" avéré et mutuel) du coup l'enjeu était quasi inexistant.
En fait, il ne me plaisait pas. Enfin pas vraiment. Enfin on s'en foutait mais malgré tout j'ai créé une mythologie autour de ça.
Il me plaisait surtout quand je n'étais pas avec lui. De loin laisse tomber, j'étais quasi love, de près j'étais très dubitative.
Et le schéma se reproduisait, de près un vague ennui, de loin "le coeur qui palpite".

WTF!

Le point fort de ce jeune homme était qu'il ne répondait pas vraiment aux textos. Le mec mystérieux qui a toujours un truc à faire et ça, ça me rendait folle. D'autant plus que j'étais pas très habituée...
J'avais prévenu, le sens de la mesure d'une pucelle sentimentale...
Folle dans tous les sens du terme d'ailleurs parce qu'en sa présence j'ai vite compris que c'était un contexte qui me plaisait mais pas lui. Enfin pas vraiment.
Je n'étais pas une victime de la situation vu que je continuais à le voir parce qu'il singeait (ou était sincère) l'éloignement et qu'en soi c'est pas super correct pour lui aussi.

Alors je n'ai pas forcément d'analyse pertinente à apporter au débat mais c'était pour dire que même si je savais que c'était le caractère spécifique de son comportement qui créait mon attachement et pas ce qu'il était intrinsèquement, j'ai trouvé que cet article de Slate résumait bien mon ressenti de l'époque.

Le problème avec cette histoire de rareté c'est que ça biaise la relation. Mon attachement s'est créé sur son apparent détachement, il était "rare", pas sa personnalité, mais bien ses interventions, du coup, s'il était rare je le pensais précieux. La réalité me rappelait vite que c'était idiot (dieu que c'était ennuyeux la plupart du temps) mais j'avais créé une mythologie dans laquelle il était bien plus que ça.
L'espace qu'il me laissait (avec ses silences) m'avait laissé toute la place pour le construire autrement.

Le plus étrange c'est qu'à chaque fois, après l'avoir vu, je me sentais "guérie" de cette imposture.
Et quelques jours plus tard (la nature a horreur du vide) bim, je refantasmais...

Il nous arrive souvent des construire des histoires qui n'en sont pas sur des mensonges que l'on se raconte à soi. J'ai plein d'histoires autant chez moi que dans mon entourage qui valident ce forcing mental.
On veut tellement, petits narcissiques que nous sommes parfois, que ça marche comme on l'a projeté , que l'on s'invente des histoires très étranges (des contes en fait)...
Des histoires qui peuvent même se construire sur le l'impalpable relationnel ultime, le silence.

Bisous love, à très vite. 

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15.2.16

NOUVEAUX TRICOTS

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Salut les copains, un post promo de mes tricots aujourd'hui.
Si t'aimes pas, je comprends tu peux y aller je reviens demain avec du contenu non mercantile.

J'ai fait, la semaine dernière, des nouvelles photos pour le gilet, le sweat et l'écharpe que je tricote et qui sont en vente sur le le shop.

J'espère que ça vous plaira.

Je ne suis pas du tout à l'aise avec l'exercice de la promo, genre je n'aime pas ça du tout, ça me gêne et me met super mal à l'aise mais les photos dans ma salle de bain et le silence sur la question de mes tricots c'est pas jouable, du coup, je vais prendre ça un plus au sérieux.

Du coup, je pense que je vais développer un peu la dimension tricot sur le blog.
J'y ai réfléchi et je me dis que si j'y mets du partage, du tuto par exemple, je me sentirais moins relou à vous parler de ce que je vends. Du coup, dites moi s'il y a des tutos tricots qui vous tenteraient?

Voilà, je vous laisse quelques photos.
L'écharpe et le gilet sont 100 % laine
Le sweat déglingué, 71% alpaga, 26 % laine et 3 % polyamide (j'ai pas trouvé de matière équivalente sans polyamide mais bon les proportions sont correctes).

Allez je vous love et vous souhaite une bonne journée.

Bisous love et à demain


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13.2.16

PLAYLIST ALPHABÉTIQUE, LE A

Salut les copains,

ça fait longtemps que j'ai envie de faire des playlists et de les partager ici.

Je me suis dit que ça serait rigolo (toutes proportions gardées bien sûr...) de le faire avec un système alphabétique.

En fait, la première playlist, c'est tous les morceaux commençant par la lettre "A" dans mon Itunes.
J'ai sélectionné des morceaux (essentiellement mes préférés mais il est possible que j'en ai happé) et j'ai fait une playlist qui veut rien dire tant y a tout et son contraire.

J'espère que ça vous plaira. Je mettrai ça le samedi comme ça, ça fera de la musique pour vos soirées si vous aimez bien.

Love U



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8.2.16

MACÉDOINE LUNDI 8 FEVRIER

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Je ne sais plus d'où vient cette photo... Mais je la trouve marrante! les Goonies quoi!



L'album de Rihanna est assez cool, notamment ce morceau avec SZA que je trouve vraiment ultra réussi. 


Yo salut (pire entrée en matière possible...)

Je reviens avec une petite macédoine des familles.



STEVE JOBS, Danny Boyle


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Hier soir, curieuse mais sans réelle conviction, j'ai regardé le Steve Jobs de Danny Boyle et j'ai trouvé ça vachement bien.

Je n'ai pas vu le premier biopic avec Aston Kutcher parce que la vie de Jobs ne m'intéresse pas beaucoup dans le fond mais dans le cas présent, c'est le parti pris narratif que j'ai trouvé attirant.
Brièvement, le film est divisé en 3 parties chronologiquement distinctes.

1) 1984, quelques minutes avant le lancement du Macintosh 128K
2) 1988, quelques minutes avant le lancement du NeXT computer
3) 1998, quelques minutes avant le lancement de l'iMac

J'avais dans l'idée, un peu naïve, que le film utilisait cette narration à charge, essayer de montrer l'évolution morale/personnelle de Jobs face au succès ou l'échec. En gros j'étais sûre qu'au fur et à mesure il allait se dégrader. Alors que pas du tout, c'est même pas le propos du film.

Le film se concentre sur les relations personnelles et professionnelles les plus proches de Jobs; avec sa collaboratrice et grande amie (dont j'ignorais totalement l'existence), Joanna Hoffman (incarnée par Kate Winslet absolument parfaite), le co-créateur d'Apple, Steve Wozniak (Seth Rogen ici), sa fille Lisa et John Sculley (le directeur de Pepsi que Jobs a débauché en 83).

C'est un film vif, bavard (pas trop de mon point de vue mais j'imagine que c'est relatif), la vision des échanges se concentrant sur les relations les plus intimes et les plus proches d'un instant clé de la vie de Jobs, peut rendre le tout un peu compliqué à comprendre. Pas forcément dans les détails informatiques échangés entre Wozniak et Jobs dont on se tamponne finalement (c'est vraiment anecdotique) mais on arrive dans le vif de liens très étroits, du coup on peut se sentir complètement paumé (il faut donc oublier le fantasme omniscient du spectateur, une fois qu'on le fait ça va mieux... Si c'est parfois un peu compliqué pour vous ce truc, vous pouvez tenter les films de Lynch, ça aide à lâcher-prise ;-) ) Et on se sent toujours en dehors du champ de la compréhension quand on arrive dans l'intimité sans trop d'explications (c'est pour ça que beaucoup de narration, au cinéma notamment, ont tendance à beaucoup beaucoup expliquer et à être ultra vener démonstratif, pour être sûr de ne laisser personne sur le côté).

Pas de parti pris réel, absence de manichéisme, l'histoire de l'éviction de Jobs de sa propre boîte trouve une autre explication, les plans séquences, l'urgence (il y'a vachement de Birdman, le film de Alejandro González Iñárritu avec Michael Keaton dans la mise en scène de Steve Jobs) et ça joue super bien.
J'ai cru comprendre que le film ne marchait pas très bien, et je suis assez étonnée... Perso, j'ai été très séduite.
C'est un super film, intelligent, fin et très élégant.







GLOSSIER, POURQUOI TANT DE HAINE?


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Ma passion dans le make-up c'est les produits teint. Vraiment c'est ce que je préfère.
Quand Emily Weiss (du super blog un peu snob mais j'aime bien Into the gloss) a lancé sa marque Glossier j'ai tout de suite était séduite.

Je suis une victime consentante de ce marketing là, un kit de 4 produits pour la belle peau qui fait plaisir à 80 $ c'est certes cher mais attractif.
Sauf que la marque, en 2016 ne livre toujours pas à l'international. Juste aux USA
-__-
En 2016 donc.
Perso j'ai les boules, j'ai maté sur Ebay si c'était trouvable et oui ça l'est... avec livraison, 50 $ de plus mais c'est dispo.
Donc en attendant je me dis que c'est pas grave (ce qui est vrai) et que si ça se trouve c'est tout pété les produits Glossier...
Mais surtout, je me demande si c'est pour faire monter la sauce (ringos l'expression), si c'est parce que ça compliquerait la donne ou alors par pur snobisme qu'ils ne livrent pas ici.


ON VA PAS SE MENTIR, LES SWEATS GRIS 
CHINÉS C'EST QUAND MÊME BIEN COOL



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TU VAS DIRE QUE JE SUIS RELOU AVEC MES HISTOIRES DE STRUCTURALISME ET AUTRES HABITUS


 

Je pense qu'il peut être tout à fait intéressant de réfléchir à ce que l'aversion face aux modifications orthographiques cache...
Pourquoi certains bloquent autant là-dessus en n'y voyant qu'un nivellement par le bas?
Interrogez-vous vraiment, ça vaut le coup, c'est toujours intéressant et fondamental de réfléchir à ces choses là, surtout quand elles viennent de notre propre cerveau. On est quand même pas à l'abri d'être victime de préjugés ou de pensées toutes faites, hein!

J'ai fait des études de linguistique (ce qui semble être une piètre tentative de légitimer ce que je vais dire... Mais en fait non, ce sont simplement des études qui ont modifié le rapport que j'entretenais avec la langue et son caractère "sacré" du coup, je vous en parle) et une langue qui bouge (et même qui se simplifie) c'est normal.
Un système (la langue) a comme objectif d'être performant pour ses utilisateurs. Et une langue ça bouge, ça se métisse, ça évolue, c'est une des choses qui la caractérise. Les systèmes langagiers "non-normatifs (le terme n'est pas très adapté mais j'ai pas trouvé mieux, si vous avez, dites le en commentaire), de quartier par exemple, sont des systèmes qui intéressent profondément les linguistes, sans jugement, ni remise en question de "classe", juste comme un truc très excitant qui prouve que rien n'est figé alors que, dans le même temps, une partie des non-spécialistes voit en ces modifications quelque chose d'inquiétant pour la langue.
Alors même qu'en lisant Le chevalier à la charrette de Chrétien de Troyes on voit bien que la langue a bougé et  qu'on ne parle plus comme en 1170...
Ce n'est pas parce qu'on fait partie de cette époque là (la nôtre) qu'elle est, en soi, figée dans ce qu'il y a de meilleur...

Ca peut-être intéressant de réfléchir là-dessus sans y mettre ce qu'on ressent a priori.
Ah et aussi cette vidéo est cool (la chaîne au sens large d'ailleurs).

D'UN POINT DE VUE PLUS PERSO


Un truc bof cool qui amène à un positionnement plus clair sur le blog et ça c'est bien: 

- Après la lecture de certains commentaires, a priori bienveillants, je m'interroge toujours sur l'étrange sentiment de malaise qu'ils me laissent. Tu sens un truc assez gentil mais dans le même temps tu ressors de ça en te disant que... ben que t'es un peu nul.
De manière assez générale, j'ai du mal avec la condescendance (comme beaucoup de monde j'imagine), parce que certes, c'est un truc teinté de bienveillance, mais tout de même on y voit bien le jugement derrière, non?
Et qui dit jugement, dit hiérarchie, même gentiment, il ou elle te dit qu'il est "meilleur que toi" et qu'elle ou il sait ce qui est bon pour toi.
J'ai clairement une grande part de responsabilité là-dedans (j'en suis convaincue, mon parti- pris et mes thèmes induisent ce sentiment chez l'autre et j'ai trop courbé l'échine), mais pour ce qui est de cette année et de "cette mise à l'épreuve de blog", j'aimerais sortir de ce type de "relationnel". D'un point de vue général d'abord ( dans la vraie vie ) et sur le blog.
Le risque de déplaire voire de me braquer sera toujours plus confortable que celui de faire comme si ça ne faisait rien et que ce n'était pas important.
La vérité, c'est que je n'aime pas ça et que ça me met très mal à l'aise... Le "paternalisme" et ses variations ne sont pas des "échanges" agréables.
Le blog c'est l'égalité la plus complète, c'est comme ça que je le voie. Même si vous ne le faites pas à mal et que vous pensez bien faire, il faut juste savoir que ça peut-être blessant et contre-productif.

Mais j'ai passé une excellente semaine quand même...

Dans les trucs cool:

- Le post sur ma lassitude de blog, vos retours, mon passage à l'acte à la vidéo m'ont fait un grand bien.
- J'ai fait des vraies photos de mes tricots sur une fille que j'aime beaucoup. Je vous montrerai ce que ça donne.
- J'aime bien vendre mes tricots (au cas où tu sais pas, c'est ici que je les vends) et j'aime bien savoir que ça vous plait et que si vous avez chaud c'est un peu grâce à moi.
- Je progresse nettement au baby-foot et ça fait plaisir.
- Charlotte (aka notre Balibulle) a écrit un article dans Le Parisien dans lequel je suis citée et ça m'a fait bien plaisir... Et puis ça a fait plaisir à ma maman.

Je vous embrasse et vous souhaite un très bon début de semaine.



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7.2.16

VIDEO DU DIMANCHE 7 FEVRIER 2016, MON BLOG ET MOI

Je suis un peu monothématique ces derniers temps mais promis, je passe à autre chose et puis cette petite vidéo (enfin petite, c'est tout à fait relatif, 27 minutes, t'as intérêt à prendre et café et baby-sitter) est une bonne manière de prendre un nouveau départ.

J'espère que ça vous plaira.


Love sur vous les copains, et bon dimanche.



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3.2.16

DES PETITES NOUVELLES

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(Il faut écouter le superbe album de Anderson. Pak, Malibu) 

"L'honnêteté est la meilleure stratégie", Cervantes



Salut les copains, alors...

Par où commencer.

Je suis nulle en blog en ce moment. J'ai pas le modjo c'est évident. Je cherche des idées, des trucs à dire, j'ai l'impression d'avoir fait le tour, d'être une grosse ringarde et que ça ne reviendra jamais. Alors pourquoi tirer sur la peinture... Bon si vous êtes là depuis longtemps, vous savez que ce genre de choses m'arrive régulièrement, j'ai le blog cyclothymique mais là c'est plus qu'une petite phase, ça dure depuis loonnnggtttempssss.

Alors pas de méprise, je ne suis pas triste du tout dans l'absolu, ça va même plutôt bien, c'est juste que j'ai pas le moral du blog.

D'où la refonte, je change la mise en page (comme les magazines au bout du rouleau qui font genre "Nouvelle formule" alors que personne n'est dupe), je cherche des trucs nouveaux mais dans le fond je vois bien que je me débats et que ça ne donne pas grand chose.

Mon blog va voir 10 ans cette année. Ce qui est fou, c'est clair et au fond de moi je l'aime toujours c'est juste que je ne vois pas quoi dire de plus ou d'autres... A un moment, ça tourne forcément en rond. Alors si c'est pour faire comme un bête magazine qui raconte toujours les mêmes régimes et test psycho d'une année sur l'autre, pour quoi faire?

Je me disais que j'avais fait le grand tour et je commence à en parler à mon mec "J'ai envie d'arrêter mon blog"?

"Pourquoi?"

"Parce que ça me soule, j'ai rien à dire, il n'est que contrainte et sérieusement je ne vois pas pourquoi continuer si c'est pour le laisser mourir à petits feux. Ca fait la blogueuse qui s'accroche, non?"

"Non je ne trouve pas! Tu aimes ton blog..."

"Plus trop non, regarde, je réponds plus à mes commentaires, mes billets sont quand même sans grand intérêt... Et puis j'aimerais faire des vidéos mais je ne me supporte plus en vidéo du coup, je freine des 4 fers même si c'est le format qui me plait le plus..."

"Tu ne devrais pas le fermer... Je sais que tu l'aimes et tu le regretteras..."

Alors j'ai réfléchi à ce qu'il me disait, à mon détachement face à ce blog, à ce qui disfonctionnait.
Pourquoi ce blog ne me plaisait plus et pourquoi alors je ne le fermais pas? S'il ne me plaisait plus c'est peut-être simplement parce que je n'y reconnaissais plus! Et puis c'est pas grave, on a le droit de changer... ce que je ne supportais plus en revanche c'est ce sentiment de "devoir poster".

Les raisons sont multiples mais après réflexion, quelques trucs se dégagent.

Je pense que mon blog est dans un entre-deux qui ne me satisfait plus... Il n'est pas professionnel, je ne gagne pas d'argent, je m'y suis toujours refusée, comment tenir une cohérence entre mon blog qui prône une certaine forme de "non-achat" ou "peu d'achat" (alors même qu'il est originellement " de mode") et la publicité qui rapporte de l'argent aux blogs. Ca ne tient pas. En tous cas pour moi, ça ne tient pas... ce qui forcément m'a mise dans une position "amateur" de blog. Et qui dit "amateur" dit sans compte à rendre.
Un blog prend un peu de temps (au moins un peu) et la position dans laquelle je me suis mise ne m'oblige à rien. Et sans obligation, autre que professionnelle, je ne voyais pas pourquoi j'aurais dû plus poster. Pourtant, des mois où je poste 2 billets, ce n'est pas l'image que je me fais d'un blog... Je suis comme vous, j'aime les blogs où ça poste régulièrement (celui de Victoria de Mango & Salt m'impressionne pas mal dans son genre) mais je ne me voyais pas continuer à m'obliger alors que... alors que rien ne m'y obligeait.

Je pense que je ne poste pas suffisamment, j'ai besoin de plus de productivité pour progresser et je ne m'en donne pas assez les moyens . C'est de cet entre-deux là dont je parle. Je poste un peu mais pas vraiment, régulièrement mais pas non plus... Bref, statut un peu batard qui freine mon éventuelle "productivité".
Mon blog est un outil qui m'a longtemps fait progresser, ne serait-ce qu'intellectuellement puisque chercher des nouvelles choses est ultra stimulant, c'est un des trucs que je préfère dans la vie, apprendre et découvrir et un blog, pour ça, est parfait. Mais là je stagne, et si je ne fais pas gaffe, je vais virer vieille conne qui écoute les mêmes musiques depuis 20 ans et qui trouve que "c'était quand même mieux avant"...

(Billet du coq à l'âne aka la partouze à la ferme, je préviens...)

 L'autre fois sur Pinterest, je tombe sur une interview de Garance Doré qui raconte son blog (à l'occasion de la sortie de son bouquin...Bouquin que j'ai lu mais je ne sais pas trop quoi en penser, j'y reviendrai peut-être). Une phrase fait tilt, elle dit en substance qu'elle a toujours considéré son blog comme un "trésor", jamais comme un passe-temps.
Un "trésor"... Moi jamais. jamais j'ai pensé ça... Du coup avec un trésor, tu fais gaffe, tu galvaudes pas, t'es vigilant, tu donnes le meilleur de toi.

Est-ce que moi j'avais déjà donné le meilleur avec La chic Fille? Sa réflexion m'a vachement interrogée.

Et la réponse est bien sûr non. Par orgueil, d'une certaine manière. Si on ne donne pas le meilleur, on se mouille pas alors même si le format ou le propos sont critiqués, ce n'est pas si grave, on a pas tout donné... (technique pétée mais fort répandue de ceux qui ont peur d'oser et qui ne veulent pas être des losers)

J'ai commencé à voir dans les dégradations du blog une certaine forme d'abandon, je ne donnais clairement pas le meilleur de moi-même.
Pourquoi l'aurais-je fait? Il n'est pas mon travail et puis le vrai truc que je voulais faire à l'écrit c'est écrire un livre... Sauf que ce livre, je ne l'écris pas. Jamais. je n'y arrive pas, les fois où j'essaie je n'y prends pas de plaisir... C'est juste que je reste coincée avec ce rêve ultime qui me dévore plus qu'il ne me rend ambitieuse. Je l'ai tellement dit que je voulais écrire un livre que ne pas le faire serait l'échec total... Mais qu'importe les raisons, je ne le fais pas alors c'est sûrement que je considère, d'une certaine manière, que c'est le mieux pour moi.
Alors le blog était un petit truc qui ne comptait pas vraiment, on échangeait, c'était chouette, vraiment chouette, souvent profond même, mais au fond, je l'ai toujours pris par dessus la jambe parce qu'il n'était qu'un moyen, un moyen qui m'amènerait peut-être à écrire, un jour, un vrai livre.
Et un vrai livre, c'est un vrai truc, un blog ce n'est rien. Ce n'est qu'un truc futile qu'il ne faudrait pas trop prendre au sérieux... En plus c'est un format qui se ringardise alors à quoi bon?


C'est tout cela que j'ai vu quand j'ai réfléchi au blog.
Une vieille relation à laquelle je ne croyais plus, sûre qu'elle ne m'apporterait que des obligations et peu de moments de grâce... Une vieille relation qu'on ne rompt pas par habitude et parce qu'elle éliminerait une bonne partie de l'identité qu'on imagine de soi.

Alors, avant de jeter l'éponge, je vais essayer de faire mon mieux. Je me donne 1 an, la dizaine, 1 an  pour mieux faire, pour me ré-engager dans ce blog pleinement et avec fierté sino j'arrêterais avec sérénité, sûre d'avoir essayé.

Peut-être que je n'écrirais jamais de livre... Mais je peux bien écrire mon blog.

J'ai reçu cette semaine un commentaire de Lou qui m'écrit "J'ai envie de te dire d'écrire un livre avec ton talent ton intelligence et ta subtilité, mais en fait ton blog c'est le top, je ne sais pas si un livre se serait mieux"...

Ce commentaire  en plus de me faire chaud au coeur, est tombé à pic, pile dans la réflexion du moment... Oui si ça se trouve un livre ça serait pas mieux.
Je peux m'atteler à jouer mon "rôle" de blogueuse le mieux possible, il n'y a rien de déshonorant là-dedans, l'important c'est que j'y mette tout ce que j'ai.

Je ne vais pas jeter l'éponge sans essayer une dernière fois et une vraie fois.

Je vous embrasse et encore une fois, merci d'être là et de venir me lire.





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1.2.16

BASKET-BALL ET APPRENTISSAGE SEXISTE

MIRANDA KERR






Tyler the creator, Find your wings

Je devais faire du basket depuis 4 ans, j'avais 11, 12 ans quelque chose comme ça et un soir, en discutant avec mon papi, j'ai compris un truc essentiel, en tant que fille, je serai physiquement (sportivement plutôt) toujours moins bonne que les garçons. Pas tous les garçons, bien sûr, mais à niveau équivalent, il y'aura un moment où la différence sera frappante et je ne pourrais plus gagner...

A 11 ans, en pleine pré-puberté, ce n'était pas encore le cas et je ne voyais pas pourquoi ça devrait changer un jour.

Les entraînements étaient souvent mixtes et en fin de séance on faisait des petits matchs 3 contre 3 ou 5 contre 5, ça dépendait.
L'équipe qui marquait sortait et était remplacée par une autre.
Mes coéquipières et moi étions souvent en haut du tableau. On sortait vite, je me souviens précisément d'une époque où on était les meilleures, parce qu'on était plus investie et plus teigneuses aussi. Et parce que les différences physiques n'existaient pas encore, les garçons n'étaient ni plus grands ni plus forts.
Quand t'es une fille, en tous cas dans le club de basket de mon enfance, t'es déjà moins importante que les garçons. Tu le vois pas comme ça mais en grandissant tu comprends mieux, ce que tu fais, tes performances sont anecdotiques dans le club. Par exemple, c'est eux qui gardent le beau et grand gymnase quand toi et tes copines tu vas dans le petit gymnase sans chauffage à 12 minutes de marche. Ca tourne pas, c'est toujours toi qui y vas.

A 11 ans je ne savais pas vraiment tout ça et surtout je ne savais pas que les corps et leurs modifications allaient avoir une si grande influence sur la pratique de mon sport. Qu'importe l'investissement que j'y mettais, qu'importe ma ténacité, mes entraînements, qu'importe tout ça. En discutant ce soir là avec mon papi, il m'a lâché la vérité injuste de cette réalité là, je serai moins forte qu'eux., quoi que je fasse. Même si avec mes copines on les domine aujourd'hui, ça ne durera pas. On peut bien  sûr s'en foutre de gagner, mais moi, j'aime la compétition, pas pour faire figuration, si je m'entraîne dur c'est pour gagner, pas cueillir des pâquerettes.

Mon papi (aka Léon) je ne l'ai pas cru tout de suite.
J'étais sûre qu'il se trompait, que ça ne pouvait pas être aussi injuste que ça, je m'entrainais dur et j'adorais ça, je n'allais quand même pas me faire niquer avec la bête biologie. Non, je croyais encore au mérite, à la juste récompense...

Mais il avait raison. Le corps s'en est mêlé, je ne grandissais plus, je sautais moins haut et courrais moins vite qu'eux... J'étais devenue une fille qui joue au basket, aussi investie qu'elle pouvait être, elle ne gagnait plus comme avant.

Ca m'a rendue assez triste, je m'en suis remise bien sûr mais putain que c'était pas juste...

PS: Je reviens après un léger break, je m'en excuse un peu mais pas trop.
J'espère que vous allez bien.




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