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30.11.15

MES NOUVEAUX TRICOTS

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Salut les copains,

j'ai décidé, après quelques années d'arrêt, de revendre quelques tricots. J'ai eu quelques demandes par mail et tout, donc ça m'a bien chauffé...

Cette fois, je suis toute seule et je vais faire des tricots en nombre ultra limité (le temps et puis toute seule quoi!)

En fonction de si ça marche ou pas, je renouvellerais l'expérience après cette vente là avec d'autres modèles.

En attendant, il y a deux pièces, un gros gilet et un col dans des couleurs différentes (de votre choix au moment de votre commande).

Les photos sont "instagram-style" mais je préfère faire simple pour commencer.

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La dernière fois je m'étais emballée, photos, looks, filles qui étaient venues à la maison et même si l'expérience était chouette, et que c'était cool de rencontrer tout le monde, ça avait été beaucoup de temps pour des ventes "limitées", donc là, SIMPLICITÉ (ah bah avec la photo dans la salle de bain, on est clairement pas dans la prise au sérieux... C'est peu dire!)

Les tricots sont cette fois 100 % laine, pas du tout de matière synthétique et tricotés en grosses aiguilles.

Je ferai les tricots à la commande et vous serez livré, au très grand max, 4 semaines plus tard (là je ferais au mieux pour vous livrer avant Noël ce qui est sûrement jouable).

J'espère que ça vous plaira.

Ca se passe sur cette boutique là.

Je vous embrasse fort


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LES ALBUMS IMPORTANTS: FUTURESEX / LOVESOUNDS DE JUSTIN TIMERLAKE

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Après le premier post sur mes albums préférés ( The Miseducation of Lauryn Hill) j'arrêtais pas de chercher de quel album je pourrais vous parler après ( dans ma tête sont passés, Innamoramento de Mylène Farmer, Tidal le premier album de Fiona Apple ou L'Histoire de Melody Nelson de Gainsbourg mais rien ne s'imposait vraiment).

Et puis ce matin, bim, c'est du deuxième album de Timberlake dont j'avais envie de parler, Futuresex / Lovesounds, c'était évident, pourquoi je n'y avais pas pensé.

J'adore cet album.

On va se réécouter tout de suite My Love, que je trouve encore tellement géniale et qui, je trouve encore, n'a pas tellement vieilli (album sorti en 2006. 9 ans t'as bien compté. Ouais ça pique!).

C'est un de mes morceaux préférés au monde, c'est juste pas possible comme il est efficace



En 2002, son premier album, Justified, m'avait déjà fait une très très bonne impression.

Mais je l'écoutais plutôt en secret dans ma voiture puisque potes et amoureux de l'époque voyaient déjà d'un très mauvais (mais tendre) oeil mon goût prononcé pour les sons sucrés et les r&b en tout genre.
J'avais tenté une approche en soirée "Et tu sais quoi? L'album de Justin Timberlake il est vachement bien, même que certains morceaux tuent et donnent envie de groover (ouais on groovait en 2002... Et ouais j'étais déjà bien beauf)".
Regards circonspects, têtes de gêne qui se tournaient, "le mec du Boys Band là?"
Ouais c'était pas gagné. Et comme des fois ils étaient snobs (mais comme tout le monde) ils n'ont pas vraiment écouté... Du coup on a dû continuer à écouter du Ben Harper, System of a down et autres Deftones pendant la soirée... Leur vraie musique quoi ;-)

En bout de course, pour sauver les meubles et la dignité, j'ai dû ajouter "Hé même que c'est produit par les Neptunes et par un peu de Timbaland" sûre de tenir ma garantie qualité.

L'album Kaleidoscope (ah tiens j'aurais pu parler aussi de cet album) produit par les tout jeunes Neptunes était sorti 3 ans avant et avait fait une très grosse impression... Et puis merde, 2002,  c'était aussi l'année de la sortie du premier album de N.E.R.D (In search of, cette tuerie... Provider... Bobby James... ♡) . Et puis Timbaland bossait depuis longtemps avec Missy Elliott (d'ailleurs She's back et c'est sûr que ça fait plaisir) avait produit Aaliyah et faisait des tas de sons que j'aimais. Bref, il était bien ce premier album bordel, pourquoi personne ne me croyait!


   

 

  

 

Mes années 2000 étaient très très r&B, très très Neptunes/ N.E.R.D (et je vais pas mentir, j'écoute encore ces sons aujourd'hui, les prods de Pharrell et Hugo avec Snoop, Kelis, Britney, Clipse... )

4 ans plus tard, déboule ce clip (mate le clip, lundi matin, tu vas te prendre pour la plus bonne de tes copines et à la machine à la café, ton déhanché fera passer une bonne semaine à tout le monde)



Bon on passe aux choses sérieuses. Sexyback a fait beaucoup d'effet au monde à l'année 2006. Beaucoup d'effet à beaucoup de monde, même à ceux qui n'étaient pas branchés spécialement sur ce type de musique. Sexyback est universellement efficace, même mes copains tendres mais snobs ont commencé à se dire que "ah ben ouais c'est pas mal comme son".

(Entre temps il avait surtout fait du cinéma et avait posé sur quelques sons. Mais après l'événement du Super Bowl et du sein de Janet, il a fait une petite pause dans sa carrière musicale)

Le deuxième album de Justin Timberlake, Futuresex / Lovesounds est une immense réussite. Produit entièrement produit par Timbaland (dont pourtant j'aimais moins le travail de production que celui des Neptunes), Danja, Will.i.am, Rick Rubin (Ouais LL Cool J, RUN DMC, les Beastie tout ça) et Timberlake.

L'objectif du disque était de faire danser et d'être transpirant et vraiment, presque 10 ans plus tard, je trouve qu'il a réussi pleinement sa mission.
Justin était devenu une petite bonasse, costard, attitude sexy, un peu branleur, c'était l'époque où il roulait des pelles à Camron Diaz, où il cassé des boules de discothèque et où il devenait grandet très sûr de lui!

J'avais entendu dire que la chanson qui ouvrait sa tournée FutureSex/LoveShow était une des chansons les plus chaudes du monde (à mon goût en tous cas... Chaude sale je préfère prévenir : Closer de Nine Inch Nails  ( Je vous la mets en lien ici  et vraiment allez écouter ça, ça vaut le détour... Tout Nine Inch Nails vaut le détour au demeurant mais là n'est pas le propos).

J'ai saigné cet album, connaissait tout par coeur (et encore presque maintenant) et le trouvais exigent et en même ultra populaire. Je pouvais écouter Justin tranquillement, sans regards interrogateurs et sourires entendus.

Bref, Futuresex / Lovesound est un de mes albums importants.




 

Et puis Justin a pris son temps avant de sortir un autre album (difficile de revenir après un tel album, vendu à plus de 12 millions d'exemplaires) et en 2013 arrive 20/20 Experience, album plutôt sympa mais de mon côté, le charme était rompu. On m'a souvent dit que c'était un super album, et c'est vrai que c'est un album agréable mais je n'ai plus jamais été séduite comme avant.
Et puis il a pris trop son temps, son son avait bizarrement vieilli (j'ai une trouille bleue que Frank Ocean qui prend plus que son temps pour donner un successeur à Channel Orange fasse la même erreur et sorte un album sans intérêt). 


Si certains et certains ont envie de parler d'un de leurs albums importants sur ce blog , envoyez moi un mail à unechicfille@gmail.com

Bisous, à demain. 
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29.11.15

VIDEO DU DIMANCHE 29 NOVEMBRE (MERCI SARAH)

Sarah m'a envoyé le mien de cette conférence TED sur l'amour et le désir et comme je l'ai trouvé vachement bien je la partage.

Bon dimanche


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25.11.15

POURQUOI J'AI AIMÉ LOST RIVER DE RYAN GOSLING PAR MAGALI DE "AND THE LAST BUT NOT LEAST"

J'avais posté il y a quelques temps un billet où je vous parlais des films que je trouvais les plus ennuyeux.
Ce billet était né dans mon esprit en voyant Lost River, le premier film de Ryan Gosling.

Alors quand Magali m'a proposé de parler sur le blog justement de ce film avec amour, je me suis dit que c'était cool d'avoir un point de vue à l'opposé du mien. Je vous laisse donc avec son analyse, ses photos et sa musique. 

 Son blog c'est And The Last But Not Least

 Si vous êtes à votre tour intéressé-e à l'idée de publier sur mon blog quelques mots, phrases, paragraphes, pages de quelque chose que vous aimez, n'hésitez pas à m'envoyer votre texte et photos à l'adresse unechicfille@gmail.com

Je vous laisse avec Magali.

Bisous smack

POURQUOI J'AI AIMÉ LOST RIVER DE RYAN GOSLING

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Aujourd'hui, on parle de Ryan Gosling. Ou plus exactement de son film. Son premier film en tant que réalisateur. Ça peut laisser rêveur, ou pas, sachant que le blondinet a fait ses armes chez Disney. Quoi qu'il en soit, ça donne envie d'aller y jeter un œil. Comme d'habitude j'ai laissé tout le monde y aller avant moi, histoire de laisser la pâte reposer un peu. Même si je suis assez imperméable aux avis des uns et des autres, je suis une fille curieuse et parfois, je me laisse un peu spoiler, histoire de m'émoustiller un peu.

 J'ai donc pris la température à droite et à gauche - en même temps sur la toile il faudrait être aveugle pour ne rien voir passer - et j'ai eu un petit pincement au cœur face à l'unanimité: une bonne grosse daube prétentieuse d'amateur, sans queue ni tête. Oh. Je suis têtue, je suis donc allée voir cette daube intersidérale.

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Et j'ai adoré. Voici pourquoi.

Je ne suis pas une spécialiste de la lumière et de la photographie (ni une spécialiste de rien du tout d'ailleurs), mais je me suis sentie touchée par la démarche artistique de Ryan (oui Ryan et moi sommes intimes maintenant qu'il m'a ouvert les portes de son univers). J'ai été comme hypnotisée par les images qui ressemblent parfois à un vieux polaroid périmé que l'on regarderait avec la curieuse impression d'avoir mis la main sur un trésor. Tout plane dans Lost River, tout flotte, comme un brouillard persistant un soir de pleine lune, qui nous chuchote doucement à l'oreille tandis qu'il nous frôle.

Je me suis retrouvée projetée dans ce conte noir psychédélique, transportée par une musique, tantôt urgente, tantôt caressante, mais toujours présente comme un personnage qui aurait son mot à dire. Les acteurs, quant à eux, semblaient être taillés sur mesure pour ce film. On ne présente plus la sulfureuse Christina Hendricks, parfaite dans son rôle de mère perdue et prête à tout pour sauver ses enfants, et le talent de la douce Saoirse ( une bonne fois pour toute, voilà comment on prononce son prénom! ) Ronan se confirme une fois de plus.

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J'ai entendu dire que son film n'était qu'un trip perso dans lequel il avait foutu de belles images, avec une histoire banale transformée en pseudo conte de fée. Attendez une minute que je rigole un peu. Ahahahahahahahahahaha. Voilà, pardon, il fallait que ça sorte. Je résume, ou plutôt, je traduis: on l'accuse donc de s'impliquer dans son film et d'exprimer ses pensées, ses délires les plus fous à travers des images soignées, et de sublimer l'anodin pour le rendre magique?

Arrêtons un peu le délire, s'il vous plaît, ce sont des arguments non recevables. Je comprends tout à faire qu'on puisse ne pas être sensible à ce genre de cinéma, mais je ne crois pas qu'on puisse reprocher à Ryan Gosling sa démarche artistique. Ca serait comme réfuter l'essence même du cinéma. Je ne sais pas pour vous, mais je suis une spectatrice en demande, je VEUX voir de belles images, je veux voir du sublime, je veux être chahutée, meurtrie, bouleversée, je veux sortir de ma réalité. L'image est au réalisateur ce que les mots sont à l'écrivain, non? La qualité d'un film ne réside pas dans la complexité de son histoire, mais dans la façon dont l'histoire est traitée, détournée, sublimée.

On lui a aussi reproché d'avoir copié le style de David Lynch et de Nicolas Winding Refn. Déjà, je pense qu'il y a pire comme comparaison, je trouve qu'il s'en sort plutôt pas mal. Ensuite, je n'ai trouvé aucun point commun avec le style de Lynch, si ce n'est qu'il est mystérieux et que beaucoup de personne ne comprennent pas ses films. Pour Refn, je suis assez d'accord pour dire qu'il s'est influencé de son mentor, de cette façon qu'il a, parfois de mettre l'accent sur des couleurs oppressantes (du moins c'est ce que j'ai ressenti). En même temps, n'allez pas demander à un apprenti tatoueur de vous pondre des choses très géométriques si son maître excelle dans l'art du tatouage japonais, hein?

 Lost River


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Only God Forgives


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Et comme je refuse de croire que je vois des choses qui n'existent pas, je ne peux que souligner la similitude de ces deux images, qui n'est, sinon un immense hommage à Refn de la part de Ryan Gosling, un symbole, dans les deux cas, d'une puissante malédiction à laquelle doivent faire face les protagonistes. Dans Lost River, la symbolique est d'autant plus forte qu'il s'agit d'une porte. Et comme chacun sait, la porte nous met face à nos peurs les plus profondes. Surtout si la porte en question a des allures de gargouille terrifiante. Dans la littérature gothique comme fantastique, elle oppose le connu et l'intérieur réconfortants à l'inconnu et à l'extérieur inquiétants. Qu'y-a-t-il derrière une porte? L'Enfer, un monde parallèle, le vide, la Mort, Soi? Dans tous les cas, ouvrir une porte c'est s'abandonner à un choix.


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Peut-être bien même qu'il a trouvé son inspiration à Paris même, sous les traits d'un vieux cabaret, mais qui pourrait l'en blâmer? Rien n'est plus grisant de se raconter des histoires à partir d'un rien.

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 Le cabaret de l'Enfer, Paris 

Les symboles bibliques et mythologiques sont nombreux à se côtoyer dans Lost River, l'eau est bien sûr un élément de taille, comme vous vous l'imaginez, tout comme le feu, qui joue un rôle à la foi destructeur et salvateur, mais je ne peux pas aller trop loin sans vous dévoiler un bout de l'intrigue, je vais donc m'en tenir là. Le film, bien sûr est imparfait, comme toute œuvre. Il aurait mérité, par exemple, plus de temps, car il donne l'impression parfois d'aller un peu vite alors que c'est un film qui se pose, qui prend tout son temps, mais je tiens de source sûre qu'il y avait plus de scènes à l'origine. Pourquoi ces scènes ont-elles été coupées? Mystère. Des histoires de droit, de musique m'a t-on dit. Toujours est-il que ce film, je l'aime avec ses petites imperfections, et que je trouve cela plutôt encourageant pour un début de carrière, car Ryan, pour ma part, a un immense talent. Lost River fait partie de ces films qui me marquent de leur empreinte, qui me plongent dans une douce nostalgie, nostalgie d'une histoire à qui j'aurais appartenu l'espace d'un instant.

 Love.

Magali


(NDLR: Envoyez moi même des textes et avis qui diffèrent de ce que j'ai pu développer sur le blog, le texte de Magali en est un parfait exemple. Bisous)

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24.11.15

HISTOIRE DE RESULTAT

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Bon, il s'est passé un truc ces dernières semaines, j'en ai eu marre de courir pour rien.

Quand je dis courir je parle bien du "sport" pas du fait d'être débordée dans la vie. 

Vous savez que je cours depuis 2 ans, de manière assez régulière (entre 2 et 3 sorties par semaine) et je dois dire que contrairement à ce que je lis partout, je ne suis toujours pas en kiffe complet sur l'activité.

Ni déclic, douleurs aux jambes toujours présentes (massivement au niveau des tibias et des genoux, pour le moment, les médecins ne trouvent rien) et un plaisir vraiment très très relatif (une sortie sur 4 trouve grâce à mes yeux. Donc pour les matheux, ça fait 3 que je n'aime mais alors pas du tout). 

Mais je me suis (longtemps) convaincue que ma non appréciation de l'activité ajoutée à mon absence de prédisposition étaient finalement les points forts de la course. Je n'aimais pas trop et n'étais pas douée, il n'en fallait pas plus pour que j'y vois un intérêt nouveau, sûre d'être habitée de fierté et que ça suffirait. Oui c'est vrai que si ça coûte ça rend plus fier, mais puis-je tenir avec cette seule "carotte" qu'est la fierté?

Il y'a quelques semaines, j'en ai eu marre, j'ai trouvé que le jeu n'en valait pas la chandelle. Ca ne fonctionnait pas, ça ne m'apportait pas assez au vu de ce que j'y investissais.
Alors oui, j'ai gagné en endurance c'est vrai mais j'ai mal aux jambes, c'est une activité nécessairement douloureuse, ma progression (sûrement à cause de ces douleurs) se fait par tout petits paliers, je n'ai pas perdu un gramme (ouais même s'il n'y pas que du narcissisme, ça aurait été un truc bien agréable)... En vrai, il n'y a pas beaucoup de résultats et je n'ai plus envie de continuer, parce que je trouve que ça ne sert pas à grand chose.


Il manque un élément pour que cela fonctionne vraiment et c'est de ça dont je voulais vous parler aujourd'hui.

Je peux aller contre mon plaisir dans le sport (et même trouver une certaine forme de plaisir, vaguement masochiste, dans la galère physique. Une conséquence du sport que j'ai fait enfant.Un rapport à la souffrance physique comme quasi synonyme de la bonne intensité d'entrainement. J'ai même eu un coach qui disait (et ce n'est pas spécifique au basket ni même rare en sport) qu'un bon entraînement se manifestait toujours par une envie de vomir à la fin. Sinon, tu ne t'étais pas assez entraîné.... Tiens je m'égare ça change!) si j'y gagne quelque chose. Le progrès, le corps qui se développe, de meilleures performances... J'ai besoin d'une contre-partie et c'est, je pense, assez normal.
La course, peut-être parce que j'ai pas d'aptitude, vraiment je ne sais pas pourquoi, ne m'apporte pas beaucoup de contre-parties agréables. Voire pas du tout. La fierté c'est tout mais le prix pour ça est un peu lourd à payer.
J'ai persisté trop longtemps dans mon erreur même s'il y'avait des signes, je n'y prêtais pas attention imaginant qu'il s'agissait de la petite voix de ma paresse physique (vous avez été ici assez nombreux à évoquer les limites de ce système dans les commentaires, j'ai fait comme si de rien n'était).
Mais j'ai eu tort, j'aurais dû y prêter plus attention.

Avant la course, j'ai quasiment fait que des activités pour lesquelles j'avais des prédispositions, un goût et pour lesquelles j'étais plutôt bonne.
Et c'est drôle que j'ai réussi à me convaincre que la course était bien pour moi malgré ses immenses défauts (pour moi, je ne généralise pas).

J'ai repensé à une histoire pendant mon adolescence.
Je devais avoir 13 ans et quelques petits boutons sur le front.
Rien de dramatique, rien qui ne nécessitait l'intervention d'un dermato.
J'avais juste demandé à ma mère de m'acheter un petit gel nettoyant pour le visage. Au moins cher, dans les rayons de Cora, elle a pris un truc  Diadermine.
Je ne faisais rien d'autre que de me nettoyer le visage matin et soir avec ce gel lavant histoire que ça soit plus clean et d'avoir meilleure mine. 
Quelques semaines plus tard ma peau était redevenue jolie, quasiment nette.
Ca avait marché.
C'était chiant de se laver le visage matin et soir, mais ça avait marché.
Un matin, flemmarde, la peau en bon état, je me suis dit que je pouvais ne pas le faire, c'était bien déjà. Mais j'ai compris que si "c'était bien déjà" c'est parce que je le faisais assidument. 

Depuis cet âge là et ce savon liquide Diadermine, j'ai dû ne pas me démaquiller 3 fois... Et je suis la fille d'une femme qui ne se démaquille jamais... Et petite-fille d'une femme qui ne le fait jamais. Ca n'avait rien d'éducatif, j'ai continué à le faire parce que j'ai vite vu que ça fonctionnait. 

Je suis comme tout le monde certains soirs, ça me soule de le faire, mais les résultats constatés précocement ont marché sur moi et l'habitude s'est installée à force de force de voir que ça marchait. Pourquoi faire quelque chose de contraignant qui n'a aucun effet?  

Ouais à rien, je suis assez d'accord. 


La course est le contraire de cette histoire de "lavage de visage". Je n'ai quasiment pas de résultats dont aucun intérêt, donc même si j'ai mis du temps à comprendre, j'arrête. 

Je vais aller voir ailleurs (je sais pas trop où), faire d'autres sports (parce qu'arrêter le sport n'est pas une option) et aller dans une direction qui sera plus appropriée à mes besoins et à mes goûts.

Je t'embrasse, bonne journée (normalement à demain)

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23.11.15

JUSTIN BIEBER / NO SENSE FEAT TRAVI$ SCOTT

Bon, ben on va pas se mentir, ce morceau déchire...

Ouais je sais c'est Justin Bieber, je sais ce que tu te dis. Je ne me suis jamais vraiment intéressée à la musique de ce mec mais vu qu'on arrêtait pas de me parler de son dernier album, Purpose,  je l'ai finalement écouté... Et je l'ai plutôt bien aimé... Voilà...

-__-' 




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AVANT DEMAIN

Court billet.

Je ne suis pas revenue sur le blog avant parce que, c'est pas faute d'avoir cherché, mais je n'ai rien à dire après les tragiques événements du 13.
Comme beaucoup les mots me manquent. 

J'espère que vous allez bien, aussi bien que cela soit possible.

Je sais que nous sommes tous différents, mais de mon côté, face à tout ça, je lis, je lis plein, j'ai envie de comprendre, vraiment, pas en surface, au fond. Je ne fais pas confiance à mon émotion, elle serait mauvaise conseillère, je le sens.
Peu d'infos en continue, je ne lis que certains sites, sûre d'y trouver autre chose que de l'émotion brute. Et c'est tout... Et le silence, c'est tout!


Je vous embrasse en vous laissant 2 vidéos ainsi que le lien de la lettre publiée sur Mediapart par Sarah que j'ai trouvée très belle et aussi le post de Mai que j'aurais aimé écrire. 

Love to love Bébé et à demain. 






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12.11.15

REFLEXIONS AUTOUR DE L'ÉCHEC

ryan mcginley

Photo, encore et encore de Ryan McGinley 




Ca fait des années que j'ai ce post dans un coin de ma tête et que j'ai jamais pris le temps de l'écrire. J'ai pas forcément plus d'idée aujourd'hui, mais en écrivant ça va peut-être venir.

J'aimerais vous parler de l'échec aujourd'hui. Plus précismeent de la valeur pédagogique de l'échec et du regard que j'ai appris à porter dessus.

Je vous renvoie, au post assez récent d'Eléonore Bridge sur cette même question. Nous n'avons strictement pas la même histoire avec l'échec mais lire son expérience a été un bon boost pour moi pour enfin aborder cette notion, finalement chère à mon coeur.

Post RTT les copains où je vais vous raconter ma vie, notamment un des échecs que j'ai vécus avec le plus de dureté et surtout je vais vous dire ce que cela m'a apporté.

Il parait que pour réussir il faut "doubler son taux d'échec".

Mais dans la réalité des faits, l''hypothèse même de l'échec est ce qui paralyse le plus. Comme si l'échec était révélateur de notre valeur même. Un bon c'est quelqu'un qui n'échoue pas. Un mauvais si. J'avais la naïveté de croire que c'était simple comme ça.

Jusqu'à 29 ans j'avais un rapport paralysé à l'échec. Je n'entreprenais que des choses que j'étais sûre de réussir, par peur d'être complètement bloquée face à un éventuel échec.

Je ne déambulais que dans ma zone de confort (ce qui est encore assez vrai maintenant et je le déplore mais je reste convaincue que, même si ça peut être un événement "violent", le plantage reste une des meilleures choses qui peut nous arriver).

Il y a plusieurs années, j'ai entrepris l'été de diriger ma première "vraie et grosse colonie de vacances".

J'avais déjà dirigé des petites structures, mais là, 3 semaines, 90 gamins, 2 adjoints, une quinzaine d'animateurs, une équipe technique importante, une dizaine de personnes (qui avait pour la plupart, le double de mon âge)... ça commençait à faire beaucoup de gens et j'avais envie de voir que j'étais capable de le faire.
Pour ceux qui n'ont jamais bossé en colo, il y a une hiérarchie de responsabilités, comme partout quoi. Le directeur c'est le chef, c'est à dire que si ça se passe mal, même en cuisine alors qu'il n'y connaît rien, il est responsable. Obligation de moyens mais pas systématiquement de résultats, mais tout de même, les mômes, ça crispe un peu, c'est un peu LE truc précieux dont tu dois t'assurer qu'il est en totale sécurité...
Bref, avec ma petite (lolilol) tendance à l'angoisse, j'avais complètement négligé l'impact que cette expérience aurait sur moi.
J'ai péché par arrogance, je ne voulais pas savoir si j'en étais capable j'en étais sûre quand j'ai abordé cet été là. Alors que je n'en étais pas capable (en tous cas "pas encore").

Je formais des animateurs et des directeurs depuis plusieurs années, donc en gros, je me voyais comme capable de tout gérer et surtout n'importe quelle équipe (l'équipe c'est un peu le nerf de la guerre, quand tu la drive bien, c'est très tranquille pour toi... Sinon, c'est la mort sa race...).
Bon c'est très anecdotique finalement comme contexte, la colo mais comme c'est là que ça c'est passé je vous raconte un peu des trucs vaguement techniques.

J'ai fait TOUTES les erreurs possibles sur cette colo. Absolument toutes:

- Un degré d'exigence trop élevé au vu de mon investissement initial et de ma préparation
- J'ai angoissé mon équipe.
- Un relationnel déplorable.
- J'ai pas recruté mon équipe (ce qui est la base comme dans n'importe quel taf) vu que j'étais sûre de savoir gérer n'importe quoi (... La petite prétentieuse que je suis, a bien été rattrapée par la réalité, t'inquiète! )
- J'ai oublié de faire des trucs élémentaires en animation
- J'avais peur que les gamins meurent (ouais c'est compliqué), alors je surprotégeais les mômes...

Et j'ai tout eu:

- Fugues d'enfants (plus grand moment de solitude et de panique de ma vie)
- Equipe pédagogique dissidente et fin énervée
- Plaintes d'enfants contre un animateur
- Animateurs bourrés...


3 semaines. 3 semaines à dormir 3 heures par nuit, à pleurer TOUS LES JOURS dans ma chambre avant de dormir, 3 semaines à remonter l'équipe, à chercher ce que j'avais pas bien fait, à me remettre en permanence en question. 3 semaines à lutter contre moi-même pour ne pas me barrer et disparaître.
J'ai mis 2 mois à m'en remettre, et n'ai pas fait de colo pendant 2 ans après celle-ci alors que j'adorais ça.

Le plus grand échec de ma vie alors même que je pensais être en terrain conquis.

Mais (ouais sinon ce post n'aurait aucune utilité) cette expérience m'a appris à devenir directrice. Avant je ne l'étais pas. Avant je singeais un truc alors même que je n'avais pas été confrontée au nerf de la guerre.

Mon ami Karim m'a un jour expliqué qu'une personne bonne en technique, genre Photoshop, c'était quelqu'un qui avait été confronté à toutes les erreurs et qui avait été capable de les résoudre.
C'est ça la compétence, ça n'a rien à voir avec le talent ou une fluidité d'action, c'est gérer tous les problèmes après les avoir tous rencontrés.

Comment être bon autrement que comme ça.

Cette expérience a été la plus importante dans mon rapport au travail.

J'en parle toujours comme de ma plus grande chance. Et je vous jure que je le pense. Toutes les erreurs commises pendant ces 3 semaines là (vu que j'en avais fait un paquet et c'est pas fini), la violence que j'ai ressentie, mon incompétence totale, mon orgueil, ma naïveté, ma honte (putain j'avais honte d'avoir fait autant la maligne et de me retrouver à chouiner comme une gamine dans ma piaule), mon angoisse totale face à l'hypothétique drame parce que j'avais merdé sont les éléments qui m'ont le plus appris.
Plus jamais ces choses ne me sont arrivées.
J'ai compris en me pétant violemment la gueule et suis devenue, depuis, une fevernte défenseuse de l'échec.

J'étais une môme qui pensait que les VRAIS bons n'échouent jamais, que la réussite ne nécessite pas d'étapes antérieures, qu'elle est un processus fluide et sans heurt.

La réussite (ou semi-réussite) n'est pas une chance (elle peut mais c'est exceptionnel), c'est une répétition d'échecs. Et c'est pas grave. Et ca veut pas dire que t'es nulle, ça veut juste dire qu'il faut vraiment doubler, peut-être même tripler ton taux d'échec.

Je vous parle beaucoup ici de mes travers (c'est peu dire) pas parce que je ne suis constituée que de ça non, je suis aussi forte que les autres (enfin pas tout le temps mais quand même je ne suis pas un petit oisillon tremblotant) mais je ne suis pas que ça.

Je vous parle de mes ratés et échecs parce que j'en ai pas honte. Mes échecs ne définissent pas ce que je suis intrinsèquement, non, ils sont des étapes.
Je crois même que c'est depuis que j'ai vu à quel point il y'avait un lien entre l'échec et l'évolution que je le vis maintenant comme une chance.

Il faut pas avoir peur de l'échec, la seule chose qu'il faut c'est une confiance en soi importante pour être capable de ne pas se laisser dévorer par son échec (ne pas croire qu'un échec est la valeur que l'on a, c'est tout bonnement absurde... Je le fais parfois encore mais c'est de la paresse intellectuelle de penser comme ça, il ne faut pas glisser vers ce genre de pensée). Et ne pas se laisser dévorer par son échec c'est se donner l'occasion d'analyser les dysfonctionnements (qui ont conduits à cet échec) et optimiser ses pratiques.
Un échec c'est une chance de faire mieux, c'est tout ce que c'est.
Un échec, c'est se rapprocher un peu plus de sa réussite.

Ne vous laissez pas intimider par la réussite des autres, les autres ne disent pas si souvent qu'ils se sont galéré avant d'en arriver là, ils font comme si c'était facile, parce que ça a plus de panache de faire comme si c'était facile.
Mais du coup, toi (ou moi) si ça te prend plus de temps, si tu stagnes, si tu n'y arrives pas, si ça te demande des efforts, tu dis que tu n'y arriveras pas... C'est faux. Si les autres ne parlent pas de leurs efforts ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas eu à en fournir.

L'occasion de vous placer une des phrases le plus importantes pour moi "À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire".

T'as vraiment envie de ne pas ressentir la gloire toi (pas l'orgueil, la gloire "genre le kiff total" pas la gloire de la célébrité, non, celle de soi à soi) tu préfères avoir un coup de bol? Tu penses que tu la vivrais avec autant de force ta réussite?
Moi non, je veux pas de ça, pas de la chance parce que la chance j'y peux rien, très mauvaise idée de compter là-dessus.

Comme toujours, je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez.

Voilà, je vous embrasse et vous dis à très vite



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9.11.15

LE SILENCE DES AGNEAUX PAR NOMBRE PREMIER

le silence des agneaux




(NDLR: Vous pouvez m'envoyer un mail à unechicfille@gmail.com si vous avez envie de parler d'un truc que vous aimez, film, musique, album, tableau, tout ce qui vous touche au coeur et que vous voulez partager sur mon blog (ce qui me ferait hyper plaisir)  
Aujourd'hui, Nombre premier nous parle de son amour pour le film Le silence des agneaux, film réalisé par Jonathan Demme et sorti en 1991)


Film culte parmi mes films cultes, je l'ai vu jeune, en troisième, puisque j'ai eu la chance d'avoir un prof de français complètement fou et dingue de ciné qui nous a plusieurs fois réservé le magnétoscope pour y enclencher des films de tout genre, et parmi eux, donc, Le silence des agneaux, interdit au moins de 16 ans...


C'est un des films que je regarde systématiquement quand il passe à la télé, un des films dont je ne me lasse pas, un des films où je ressens encore des frissons quand je vois le visage et le corps tendu d'Hannibal Lecter, ses poings serrés, comme une statue posée derrière la vitre de sa cage - le jeu d'Anthony Hopkins est juste sublime, incroyable, et son oscar pas volé ! un des films où je tremble encore à la vue de quelques scènes - comme Psychose vu, revu, rerevu et rererevu - et puis l'histoire, et puis Clarice, et puis ce montage ingénieux, très ingénieux, avec ces scènes superbes, celle incroyable du sas d'avant le couloir qui mène à Hannibal, et qui nous fait voir les éléments de cette pièce à travers les yeux de Clarice, et celles, simultanées et montrées alternativement, du tueur et du FBI, l'équipe du FBI qui sonne à la porte, la sonnerie qui retentit chez Buffalo Bill, le FBI qui sonne encore, et le tueur qui ouvre... à Clarice.
Comme je sais que le film est tiré d'un roman - que je n'ai pas lu - peut-être l'ingéniosité de la situation s'y trouvait déjà, mais en images, c'est parfaitement retranscrit. L'ingéniosité encore, avec la scène du toit de l'ascenseur, Hanibal se faisant passer pour un flic... Et bien sûr, la relation ambiguë, limite dépendante, qui se crée entre Clarice et Hannibal. Sur Wiki, j'ai lu que dans le roman, amoureux l'un de l'autre, ils s'enfuyaient ensemble...


 Jodie Foster et Anthony Hopkins sont parvenus à se vider d'eux-même. Ce ne sont pas Jodie et Anthony que l'on voit à l'écran, mais Clarice et Hannibal, comme sortis tout droit d'un monde imaginaire, et qui auraient su s'adapter, trouver et emprunter les corps de ces deux acteurs merveilleux réceptacles.

Nombre Premier

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5.11.15

RELIRE MON BLOG

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(Mon nouveau cahier claque non?)


(J'ai déjà parlé de mon amour pour les morceaux composés par les Bee Gees pour le film Saturday Night Fever? J'crois pas... )

J'allais écrire un post sur mes astuces novembrisme 2015 (la meuf a une rubrique qu'elle ressort chaque année "niquons la dépression automnale à coups de ruses sympatoches et faciles à réaliser", c'est dire la teneur constante et équilibrée du dit blog) et donc je me suis mise à relire d'anciens billets (pour celles et ceux qui ont un blog, faites le, c'est très instructif).

C'est très drôle un blog, c'est un truc qui te suit dans ta vie, tout a changé autour de toi mais lui, il est là, il a tout gardé, une mémoire colossale de ce qu'a été ta vie... en tous cas de ce que j'ai eu envie de raconter de ma vie.
9 ans... C'est invraisemblable en fait! 9 années c'est tellement long...
Même si j'ai avec mon blog un rapport ambivalent, absolument pas professionnel, dissipé, inégal, je l'aime beaucoup.

Quand j'écris mes posts et que je les relis, je suis assez rarement satisfaite de ce que j'ai fait... mais bizarrement, des années plus tard, je trouve assez souvent que c'est bien.
En lisant certains textes, je suis même surprise de les avoir, moi, écrits.
Alors on dirait que je me la raconte en vous disant ça, mais c'est tout à fait sincère, j'aime certains textes que j'ai pu mettre ici. Je les aime sûrement parce que j'ai pu me désengager d'eux, que je peux les lire avec plus de tranquillité. Je crois même que je suis, d'une certaine manière, assez fière de ce blog, autant de ses imperfections que de ses forces.
Un blog c'est aussi du temps qui passe. Pouvoir revenir sur certains textes et donc sur certaines périodes de ma vie, c'est pour moi la chance de replonger absolument dans ces journées là (j'ai une bonne mémoire, ça aide à être absolument dans ces instants là... ouais c'est un post où je me la raconte vachement).
+ 1200 articles à la disposition de ma mémoire... et comme j'aime bien traiter en large et en travers de mes états d'âme, j'ai de la matière.

Entre 2007 et 2010 je passais mon temps à vlogger (je sais pas si ça existait déjà comme mot).
J'avais un appareil photo et je filmais toute ma vie avec. Mes soirées, même les soirées où il ne se passait rien, je parlais face caméra (ouais j'ai un nombril dévorant...), je discutais avec mes copains qui n'étaient pas tellement à l'aise (c'était pas courant), je riais beaucoup, on chantait, on jouait aux jeux vidéos, on parlait de cul, on se chambrait... J'ai des tonnes et des tonnes de vidéos. J'ai aussi tout gardé... Je dois avoir un truc avec la matière à mémoire.

Bref, je m'égare, il est tard, j'avais pas prévu d'écrire là-dessus, c'est un post libre fin de soirée (je sors tout juste du film The Lobster que j'ai bien aimé et que j'ai trouvé tellement étrange... Peut-être que je vous en reparlerais...), j'écoute la bande originale du premier Rocky (qui est mortelle) en chantonnant, je suis bien , j'aborde ce con de novembre avec pas mal de joie et j'ai eu envie de vous dire qu'on peut parfois être étonné de soi. Etonné dans le bon sens du terme!

Je vous embrasse dormez bien (enfin moi j'y vais, cette insomnie aura raison de ma forme de ce jeudi. Insomnie = grosse bouffonne)

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4.11.15

MARDI NOIR OU L'ANTI-TUTO / PSYCHO

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Le swag de Lacan 


Je suis une ado qui regarde plus Youtube que la télé (que je regarde très peu... Sauf Les Chtis et Taddeï le vendredi soir). 
Et j'adore mater toutes sortes de vidéos sur Youtube. De la beauté mais de moins en moins et de plus en plus de podcast divers et variés (préférence philo et cinéma. Et féminisme. Et livres... Ouais en fait, divers et variés en vrai!).

C'est sur la chaîne de L'instant (f)utile que j'ai entendu parler de la chaîne de Manue (j'imagine Emmanuelle) , Mardi Noir.
Le jour même, 2 lectrices m'envoyaient un mail pour me parler des vidéos de Mardi Noir en me disant que ça allait sûrement me plaire...
Et ça me plait grave donc j'ai eu envie de vous en parler ce soir.

C'est, à première vue, une chaîne de beauté mais en fait c'est pas du tout ça.
La jeune fille, Emmanuelle donc, est diplômée de psychologie (spécialisée en psychanalyse si j'ai bien tout compris) et elle fait des  tutos de vulgarisation (dans le bon sens du terme) de psychanalyse.

Cette nana a vachement de charisme, elle est hyper drôle et me fait pouffer de rire (en vrai je veux dire, un truc sonore et tout) très régulièrement.

Elle aborde les sujets ô combien essentiels de la castration, du réel chez Lacan, du fantasme, de la phobie... Je pense que ça devrait parler à certaines et certains (mes copains lecteurs névropathes, dans mes bras!)

Je vous mets quelques une de ses vidéos (j'ai évidement tout vu même que j'en ai vues certaines plusieurs fois... Ouais l'automne chez moi c'est pas l'éclate de la vie sociale).







Allez bisous à demain!

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IL EST TARD MAIS UN PETIT SON ULTRA LASSIF AVANT DE DORMIR, CA FAIT TOUJOURS PLAISIR

Très beau et sexy... Les 2 ensemble, ça marche bien je trouve...

Bonne nuit, il est tard qu'est-ce que tu fous encore, comme moi, sur internet?


("Dors bien, fais pas de cauchemar et fais des beaux rêves "= phrase pour envisager la nuit avec beaucoup de sérénité) 


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3.11.15

THE TRUE COST

h&m



Ca fait une éternité qu'on a pas parlé de mode ici.
On ne va pas vraiment parler de look rapport que je me sape toujours pareil, ça en est fatigant cette histoire,  mais plutôt du documentaire The True Cost sur le quel je suis tombée sur Netflix.

The True Cost s'interroge sur l'impact humaine et écologique du marché de la mode et je vous conseille vivement de le regarder. C'est instructif et en terme prise de conscience cette petite chose est très très efficace.

H&M, Zara, Primark, les prix ridiculement bas de la fast fashion sont déconstruits pour nous montrer à quel point, il y a un vrai coût pour que je puisse m'acheter un t-shirt à 4 euros. Je me cachais plus ou moins les yeux pendant un certain nombre d'années parce que le vrai coût, au bout du compte, ce n'était pas moi qui le payais. Et puis c'était loin, et puis il y avait d'autres discours nous expliquant qu'après tout oui, les employés (essentiellement féminines) du textile étaient mal payés, mais c'était toujours mieux que rien (la condescendance occidentale n'a aucune limite), que notre société est par essence de consommation et donc, pour être une "bonne personne" de ce monde là, il faut y adhérer...
J'ai entendu ou dit ces choses là.

The True Cost montre, explique, fait parler les gens, réfléchit, rien de nouveau sous le soleil en vrai, je n'y ai rien découvert mais je sais pas... Cette fois sur moi ça a pris, parce que j'ai vu les yeux des gens, la manière dont les femmes avaient fabriqué mes t-shirts pas chers que j'ai achetés pour m'appauvrir un peu plus et permettre leur exploitation, et d'un  coup j'ai eu un peu honte. Non pas un peu. Honte tout court, la honte est bénéfique dans ce cas là vous noterez!

J'ai consommé beaucoup, j'ai largement eu ma part et je ne vais pas continuer à faire semblant que je ne sais pas, que je m'en fous, que c'est pas moi le pire (quel argument tout pété), que ça changera rien de toutes les façons...

Je voyais une fille parler, une ouvrière du textile d'une usine au Bangladesh, et pour la première fois de manière aussi claire, je voyais que cette fille ça aurait pu être moi.
Les géants de la fast fashion font baisser les prix à un point inimaginable, les chefs d'atelier qui veulent garder leurs contrats acceptent, diminuent les salaires des employés qui, dans certains cas, s'ils résistent peuvent être battus, et qui se retrouvent à devoir accepter l'inacceptable juste parce que moi, je ne peux pas me tenir et continue à acheter encore et encore... Des choses accumulées qui en plus ne m'apportent rien de bien dans ma vie, en tous cas rien qui s'approche à du mieux-être.

Bien sûr que j'enfonce des portes ouvertes, vous savez tous déjà ces choses là, certains ont même déjà agi en fonction, mais moi The True Cost m'a donné la possibilité de ne plus faire genre je me cache et j'ignore le véritable prix des choses que j'achète quand je vais chez H&M.

Bref, du coup j'y vais plus, et quand je sens que je faiblis, je revois le regard des femmes dans les ateliers et ça me calme bien.
Donc je ne veux plus acheter de fast fashion, alors je rentre plus dans les boutiques pas encore tout à fait sûre d'être capable de tenir à long terme (vu qu'en fait, toutes les boutiques en ligne sont aussi concernées par cette problématique)... Mais en vrai, j'ai déjà largement abuser du système pour pas me sentir concernée... Emmaüs et la fripe sont mes uniques amis pour le moment mais je vous retiendrai au courant.


Allez salut, bisous smack sur ton cou


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