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30.9.15

SEMAINES DU 14 AU 27

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Très, très à l'ancienne 


Bon j'ai déjà du retard dans la rubrique "la semaine du" ( premier billet ici )  du coup je vais faire 2 semaines d'un coup, ce qui va rendre ce post vaguement RTT*...

Lundi 14


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 Et donc Mr Robot? Au bout de la première saison, toujours aussi mortel?

Je vous parlais dans le premier post "semaine" de l'époustouflant premier épisode de la série Mr Robot. J'ai regardé la première saison beaucoup plus rapidement que prévu puisque j'ai enchaîné les épisodes alors que je m'étais promis, enthousiasmée par ce que je voyais, que j'allais rationner mon plaisir.
Et puis j'ai cédé.
Alors est-ce que j'ai aimé?
Oui j'ai aimé mais à aucun moment, je n'ai trouvé que les 9 épisodes qui suivaient étaient à la hauteur du premier.
Je n'avais jamais ressenti ça aussi nettement.
Je vais spoiler maintenant, donc si vous voulez regarder cette série (qui reste malgré tout d'excellente facture hein, elle est très belle, de bout en bout la beauté des plans et leur cohérence (oui ce n'est pas que beau par prétention, c'est beau parce que ça va bien avec le reste)) il ne faut plus lire...

Je spoile...
Je spoile...

La référence à Fight Club, le film de Fincher (adapté du roman de Palahniuk) est, de mon point de vue, trop présente, trop évidente, appuyée de manière trop grossière.
Que l'histoire aborde le dédoublement de personnalité pourquoi pas (et puis il est pas interdit de rendre hommage, Fight Club est tellement un putain de bon film), mais il y'a aussi  l'histoire, la "mission" d'Elliott étant similaire, la destruction d'un modèle économique. Et comme si ça ne suffisait pas, on met à la fin d'un épisode la reprise piano de Maxence Cyrin du Where is my mind des Pixies.
Pourquoi prendre appui sur ce film? Sincèrement je n'ai pas compris, ça enlève tellement de personnalité au "tout"... Bref, y'a beaucoup...
La série reste agréable, parce que très belle, parce que bien jouée, mais ses enjeux de départ, ses promesses presque, se sont heurtées à l'exigence que le premier épisode avait induit dans mon esprit.
Et, de mon point de vue,  elle s'est finalement banalisée au cours des 10 épisodes.

Je regardais la deuxième saison tout de même.




MERCREDI 16 

 Comme toujours j'aime le blog de Mai, élégant, poétique, tellement classe.

 Et mercredi il y a eu un nouvel "épisode" des aventures de Mr Ramires, professeur de sport (et de danse) dans un collège parisien.
Les 3 vidéos que Mai a fait des élèves et de ce prof sont tellement réussies (elles sont mes préférées).
Déjà il y a la danse et voir ses jeunes s'entrainer, leur degré d'exigence, leur investissement, et le regard de Mr Ramires, bienveillant, exigent lui aussi est tellement tellement beau à voir. L'intensité des regards aussi, c'est quelque chose.

La chanson sur laquelle ils dansent (ils travaillent sur les phobies) est Places de Lou Doillon et elle marche tellement bien... Et est canon, ça a aussi été l'occasion pour moi de la découvrir.

 




JEUDI 17


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J'ai évidement acheté le bouquin d'Ugly Mely, Sneakers.
Et ce bouquin autour de la collection de basket de la demoiselle est vachement réussi...

VENDREDI 18 


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J'ai parlé très souvent de Lana Del Rey sur le blog ( La première fois Le 3 juillet 2011 avant la déferlante Video Games ).
Mon snobisme, mon nombril et moi on aimait trop bien quand on était pas beaucoup à la connaître, on frimait de ouf, mais ça a pas duré bien longtemps cette histoire, après tout le monde l'écoutait et la connaissait.
Mon snobisme, susceptible comme c'est pas permis, s'est braqué: "non plus de Lana, tout le monde l'écoute, c'est devenu quasi Britney Spears le truc" qu'il me disait!
Et il y a eu les deux premiers albums et puis est sorti Honeymoon et je dois dire que j'ai remballé le snobisme.
Bien sûr que tout le monde écoute Lana Del Rey mais ça n'empêche que cet album est vraiment beau.
Je vais peut être pas remettre encore un extrait vu que j'arrête pas depuis un mois.

(NDLR(c'est à dire moi): Je n'ai rien avec la musique mainstream vu que c'est un peu ma passion les tubes qui font danser, dans le cas de Lana Del Rey, je me suis braquée parce que j'ai cru (naïvement mais j'ai cru quand même) qu'elle ne visait pas une carrière mainstream et que tout le monde ne serait pas dans la confidence de sa musique... Mais je me suis trompée sur ses intentions de base, c'est tout. Maintenant je me suis décontractée)


DIMANCHE 20
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À Bordeaux il y a un lieu très connu qui s'appelle Le projet Darwin. C'est un endroit protéiforme, clairement "branché" (ce qui n'est pas un compliment dans ma bouche) où il y a un skatepark assez mortel, un endroit pour réparer des vélos, des bureaux (depuis peu), des potagers, un baby foot (Bonzini de surcroît) gratuit, des gamins partout, des papas avec des barbes, des mamans avec des Stan Smith, des fixies, un bar où les serveurs sont beaux et où même le Coca est bio... Ouais beaucoup trop de branché même si le lieu est assez cool dans l'ensemble.
Et il y a des Graffitis (existe-t-il un mot plus ringard? réponse, non) dans tous les sens.
Les gens viennent créer assez librement au Projet Darwin, et dans les allées, je suis tombée sur des tas d'oeuvres que j'ai sincèrement trouvées époustouflantes. Bon, je suis une néophyte clairement, n'ai pas forcément les bons mots pour analyser tout ça, mais si je devais résumer, je dirais que j'ai adoré tous ces très beaux dessins sur les murs.
Et surtout ceux d'Alber. Alber est bordelais, et il est graphiste. son travail (que l'on voit sur la photo ci-dessus) est génial, j'avais jamais vu ça.
Je vous mets en lien sa page fan sur Facebook et une petite vidéo où on le voit parler et travailler sur un sac Eastpack.




LUNDI 21


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 On a finalement choisi de partir à Aigues-Mortes (sur les conseils de certaines) dans le Gard. C'était hyper beau, temps superbe, plages très belles, enfoirés de moustiques aussi, les salins sont roses ce qui donne une impression assez dingue, l'eau rose comme ça, le mistral ça fritte vachement plus que ce que j'aurais cru (et pourtant je vis en Bretagne depuis 5 ans, donc je vois un peu ce que c'est le vent). J'ai passé avec Yassine et Angel, mes amis, des supers vacances. Merci donc!

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MERCREDI 22


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  Après la victoire de Viola Davis aux Emmy Award où elle remporté le prix de la meilleure actrice pour une série dramatique, j'ai eu envie de découvrir la série How to get away with murder.
Et c'est vachement bien.

Alors d'abord il faut quand même que je vous précise que les ambitions de la série ne sont pas les mêmes qu'un Mr Robot, c'est une série grand public. Son exigence est de faire plaisir au plus grand nombre donc certains pourraient la trouver facile, ressorts narratifs un peu grossiers mais moi, j'ai bien aimé. Ce sont des histoires policières très efficaces, chaque épisode racontant comment une brillante avocate de la défense va faire "innocenter" son client et dans le même temps, il y'a une trame plus globale durant toute la saison.
J'ai trouvé cette série bien efficace. Il y a dans HTGAWM un petit côté Damages.
Viola Davis y est impressionnante dans le rôle d'Annalise Keating c'est clair, les autres rôles, sont pour certains plus anecdotiques.
Mais indépendamment de ce que la trame générale raconte, deux ou trois points m'ont vachement marqués.
D'abord la complexité du personnage d'Annalise. C'est une femme exigent, dure, sensible, ses modifications physiques d'une minute à l'autre sont assez époustouflantes et disent beaucoup de ce qu'est le personnage.
L'amour et la sexualité hétéroséxuelles et homosexuelles sont traitées à l'image de la même façon, ce qui est suffisamment rare pour être souligné.
Et puis même si la série a un côté too much en terme de narration (rebondissement sur rebondissement) je me suis vraiment laissée emporter...
Je vous conseille si vous cherchez un bonbon suspense bien agréable et bien joué.


JEUDI 23 

 Je termine ce billet très très long avec le denier clip de Christine and the Queens, No harm is done que j'ai beaucoup aimé.


Bisous Smack

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28.9.15

ALEXANDER MCQUEEN / LOÏC PRIGENT

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Je viens juste de regarder le replay, sur Arte du documentaire de Loïc Prigent, Le testament d'Alexander McQueen (que vous pouvez retrouver ici et que je vous recommande chaudement).

Alors comme d'habitude (j'ai déjà beaucoup parlé des documentaires mode de Loïc Prigent,  mais pas que) c'est enlevé, complet et hyper, hyper intéressant.

De McQueen, je ne savais pas grand chose. Seules ma peur et ma gêne semblaient concernées par ses "illusions" et ses "propositions".
Et je l'avoue, son défilé The Horn of Plenty avec ses mannequins aux bouches débordantes de rouge m'avait laissé un sentiment étrange... En le revoyant dans le documentaire, toujours cette même impression tenace, l'envie de tourner la tête, ne pas regarder trop longtemps ces silhouettes hypertrophiées et ses physiques si étranges que je ne cesse d'être mal à l'aise.




Je voulais soulever avec vous quelques points après avoir vu Le testament qui m'a sincèrement donnée l'impression que Prigent dépassait tout ce qu'il avait fait jusqu'à maintenant:

- Ce documentaire s'intéresse à la carrière de McQueen. La "trame" est certes globale, mais prend essentiellement comme support les 4 derniers défilés, avant son suicide en février 2010: The Horn of Plenty, Platos Atlantis (sublime défilé), The Bone collector et son défilé posthume.

- C'est, de mon point de vue, le meilleur documentaire mode de Prigent
Le propos empêchant d'utiliser des ressorts habituels humoristiques (c'est peu dire) , il y avait dans ce documentaire une dimension tout à fait nouvelle.
Je n'ai jamais autant senti la qualité documentaire, les références, l'intelligence, le travail. Chaque oeuvre de McQueen y est disséquée, expliquée, décortiquée. C'est d'une très grande richesse intellectuelle. C'est d'ailleurs étrange de sentir à quel point le premier degré assumé (et nécessaire) du documentaire est définitivement son point fort.

- Prigent a, dans chacun de ses documentaires, disséqué la mode, mais le voir aussi dense dans ce documentaire là m'a remis en tête un événement mode qu'il y avait eu il y a quelques années.
Suzy Menkes ( grande journaliste mode, de ce que j'ai cru comprendre, l'une des plus brillantes et des plus respectées ), en substance, s'était plaint de la dégradation des analyses des défilés de mode depuis l'arrivée des blogguers/bloggueuses dans le "business".
Je ne savais pas trop quoi penser de tout ça, mais il est vrai que la raideur de certains journalistes avec le monde des blogs, donne une impression d'aigreur, et même si ça semblait un peu plus compliqué, je me disais que "les professionnels" n'avaient pas le monopole de la parole... et que oui, bon, certaines analyses ne sont pas d'aussi bonne facture, mais est-ce si important?
Mais en regardant ce soir le documentaire de Prigent, j'ai compris... J'ai compris que mon analyse (si j'en faisais) aurait la même pertinence qu'un élève de CP qui analyserait La recherche de Proust (ou que moi qui chercherais à analyser La recherche d'ailleurs).
J'ai compris qu'un avis néophyte ne vaut pas grand chose et que le mettre à égalité avec celui d'une professionnelle est un peu limite (Marie aka la vieille conne... Que veux-tu je vieillis). ET que oui, l'abondance d'analyses de qualité relative (sans connaissance de l'histoire de la mode, avec une incapacité réelle à mettre un défilé en contexte appauvrit forcément les choses...).
L'analyse des défilés y est tellement fine dans ce documentaire, remise en contexte, structurée, expliquée que sincèrement mes "c'est beau" n'ont strictement pas le moindre intérêt.

- Vous avez je suppose compris que j'ai beaucoup aimé, ces 52 minutes passent comme un souffle, rythme et montage parfaits, musiques absolument bien choisies (donc très pathos et / ou anxiogènes), je n'en revenais pas que ça se termine déjà. Je ne savais rien de lui, trop impressionnée par son univers, j'avais un peu peur de tout ça mais là... Les mots me manquent tant ça m'a plu.

Je voulais conclure avec la vidéo du sublime Platos Atlantis 



Bisous smack les copains et à demain

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23.9.15

J'AI ENCORE BESOIN DE TOI, MAIS À PLEIN C'EST QUAND MÊME MIEUX QUE TOUT SEUL POUR TROUVER DES SOLUTIONS

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Madonna par Mario Testino


Le dernier album de Lana Del Rey est magnifique. C'est de loin le meilleur pour moi. 



Je t'écris de Aigues-Mortes, destination choisie et parfaite (merci pour tous vos conseils) et je suis en train de réfléchir à 2 ou 3 trucs.

Bon, je crois que je suis un peu trop grassouillette et ça commence à me souler vraiment vraiment!

Je l'ai compris en marchant l'autre jour avec une robe et en sentant mes cuisses qui se touchaient franchement  et qui me faisaient mal (ça fait trop mal ce truc, dans mon corps d'avant j'aurais jamais pu deviner que c'était à ce point). C'est vrai aussi que quand je cours, je sens mon corps qui pèse et c'est pas toujours agréable... Voire franchement désagréable :-/

En fait pour être tout à fait honnête ça me soule que plus rien m'aille, que je sois vaguement boudinée dans tout, que ça me serre, que ça bouge, que ça me pèse et que ça frotte.

En arrêtant de fumer (bientôt 5 ans) j'ai pris 15 kilos et je me suis longtemps dit que c'était genre le prix à payer et que c'était toujours mieux que des poumons encrassés et malades... Ce que je maintiens mais je n'arrive pas vraiment à arrêter de grossir alors même que je ne change pas ma manière de manger c'est comme si tous les mois je prenais encore quelques grammes par ci et d'autres par là. Et là c'est plus une histoire de clopes... Quand j'en ai parlé à mon médecin lui suggérant que c'était énorme, il a pas eu l'air si surpris et m'a expliqué que c'était courant. (Mon passé de sportive avec les calories que ça impliquait était pour lui la deuxième donnée qui expliquait ça).

Donc ça c'est le contexte mais je en veux pas que ça reste comme ça, parce qu'il n'y a pas de raison que ça s'arrête... Et ça va devenir compliqué à force et surtout pas super bon à long terme pour moi! Je ne veux pas me résigner à ça.

Hors de question de faire un régime, j'ai bien compris que ce truc était assez nul et que je risquais que d'empirer les choses (vous avez devant vous une meuf qui n'a jamais fait une heure de régime de sa vie... Et qui a pris 15 kilos en arrêtant de fumer).
Donc je ne me prive pas du tout... Du tout du tout... Faudrait pas que mon corps sente une quelconque privation et se mette à stocker... Du coup il est très décontracté, absolument pas sous pression le bougre.

Un rééquilibrage alimentaire? C'est pas le nom socialement accepté qu'on donne à un régime?
Donc rééquilibrage alimentaire = régime qui ne se dit pas = Stockage

Manger à sa faim? Ouais mais bordel j'ai l'impression d'avoir tout le temps faim.

Plus de sport?

C'est quoi la vraie solution, accepter de continuer à prendre du poids (oui parce que j'ai l'impression que quand je modifie un peu des trucs rien ne bouge sur la balance, mon corps ne se laisse pas faire du tout, c'est un insoumis)?
Ne rien faire sinon ça serait pire?
Mais j'en ai vraiment marre...

En vrai j'ai besoin de vos conseils éclairés parce que je ne veux pas faire du tout mal avec mon corps (ma santé étant assez centrale on va pas se mentir et elle est la priorité) mais je ne veux plus passer un été de plus à ne pas aimer mon corps et à le cacher du mieux que je peux...


Voilà, vous savez tout! Je me sens un peu à poil (et futile aussi j'aimerais tellement être cool avec ces choses là mais la vérité c'est que je fatigue un peu) de vous demander qu'on échange là-dessus mais j'aimerais vraiment avoir votre ressenti et vos retours d'expérience.

Merci d'avance. 

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17.9.15

FUIR LE BONHEUR TOUT ÇA TOUT ÇA...

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Slow qui tue, on est bien d'accord? La version de Beck encore plus sublime a été un peu trop galvaudée à mon goût, d'où ce choix.

Le vrai problème du bonheur, (amoureux dans mon cas, t'en fais pas, je garde ma posture de meuf pessimiste en règle général, on sait se tenir par chez moi. Mais mon amoureux, ce con, me fait atrocement goûter au bonheur...) c'est qu'il est un état total. Absolu. Un état auquel il ne manque rien. Un état fort, un état qui te fait même apprécier l'existence pour chacune de ses secondes, et un état qui te fait accepter ta condition de mortel, sans lutte, heureux, tu considères que ça peut s'arrêter, que la vie a enfin eu du sens. Ouais mais c'est pas un problème ça, au contraire... C'est ça que tu te dis, non?

Mais le problème du bonheur c'est qu'il est aussi d'une fragilité totale. Tu n'as plus rien à gagner heureux, tu ne peux que perdre. C'est comme si ta quête (même inconsciente, même si t'avais pas l'impression de la mener) se terminait, là, comme ça, ta main dans la sienne et ta langue dans sa bouche.
Mais moi j'ai peur... Peur que ça s'arrête et qu'il enlève sa main de la mienne pour aller loin de moi.

Avant ce bonheur là, j'avais pas peur, je savais même pas que ça pouvait exister. Parce qu'avant ça, j'avais rien à perdre.

Très vite, heureuse, je me suis angoissée (ouais, on s'en sortira jamais de cette histoire, vu que même quand ça va, ça va finalement modérément, donc tu vois où je suis... Marie aka la relou) à l'idée que tout s'arrête.

On dit qu'être amoureux rend fort, moi je trouve pas, je ne suis jamais autant fragilisée que dans cet état là, c'est l'état du truc à perdre et franchement, je suis surprise que certaines et certains vivent ça avec sérénité.

Quand j'étais pas amoureuse, je me sentais plus forte, certes moins "vivante" mais plus forte, solide, ancrée... là, laisse tomber, j'ai peur précisément comme dans la chanson de Birkin dont la formule est si parfaite "Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve"...

Bon je me ressaisis et repense au concept de Louis CK avec l'amour, le mieux qui peut arriver à un couple c'est que l'un des 2 meurt à la fin parce qu'ils auront passé leur vie ensemble... donc c'est vrai, de toutes façons ça ne peut que mal finir.
Et même si ça dure pas, ça ne veut pas dire que ça vaut pas la peine.

Quand je me suis séparée il y a quelques années d'un amoureux, savoir que ses promesses "je t'aimerai toute ma vie" n'avaient eu de valeur éternelle que les quelques mois qui ont suivi, ont laissé dans mon coeur une marque très forte. J'avais l'impression qu'il m'avait menti (ouais bien sûr que je suis mature affectivement, je vois pas ce que tu veux dire...)
Une promesse était une promesse... Maintenant je comprends que ces promesses là sont sincères et réelles sur le moment et c'est bien tout ce qui compte.

Et puis après tout si demain il pleut, je ne vais pas renoncer au sublime soleil qui me réchauffe aujourd'hui. La pluie de demain n'a pas d'importance aujourd'hui.

"Ici et maintenant" est, j'imagine, le seule prisme valable et pertinent même en amour, mais pour tout vous dire, quand je suis avec lui, que le temps n'existe pas, qu'il me sourit, que je sens la chaleur, que la vie est grande, inévitablement m'envahi ce même sentiment... je suis terrassée par la douleur en imaginant que ça pourrait s'arrêter un jour...

En attendant, je me suis transformée en guimauve niaise et amoureuse et sincèrement, c'est quand même plus chouette de broyer du rose que de n'avoir rien à perdre... Mais ça fait aussi plus peur.

Bisous smack les copains




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16.9.15

J'AI BESOIN DE TOI

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Salut les copains, je reviens vite aujourd'hui (et mieux demain) pour vous demander votre avis.

Je dois partir en vacances avec des amis la semaine prochaine. Prendre une semaine de vacances fin septembre en France est une chose bien optimiste je te l'accorde.

On recherche du soleil, de la mer et un poilou de chaleur. On était chaud pour partir dans le sud ouest ( genre Bidart / Guethary ) mais le temps de la semaine prochaine semble y être vraiment... vraiment pluvieux.

Bref, je ne vous demande pas de me donner votre hypothèse sur le temps qu'il fera la semaine prochaine, vu qu'on en sait trop rien, mais je voulais savoir si vous auriez des plans / idées à nous donner.

Vous connaissez des supers sites en France, un peu moins connus, hyper jolis, dans la nature (on s'en tamponne des villes c'est pas pour ça qu'on y va) et dans lesquels il fait souvent beau fin septembre?

Merci d'avance, on est mieux à réfléchir à plusieurs que moi toute seule dans mon coin.

Bisous smack, bonne journée 

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14.9.15

DU 7 AU 13 SEPTEMBRE

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 J'aime bien les semaines décrites par Lise dans la partie blog de son site Tendances de Mode et j'avais envie de faire un peu ce qu'elle fait sur son blog.

 En fait c'est déjà plus ou moins ce que je fais quand je fais des macédoines mais j'avais envie de l'organiser un peu plus.

Comme je suis dans une démarche de "réenchantement" de mon quotidien (je vous en reparlerai plus tard je pense), faire le point sur les choses qui ont été agréables, jolies, plaisantes (essentiellement et puis quelques fois des choses qui m'ont moins plu) serait assez cool.

Comme une sorte de carnet de bord des trucs cool.
Bon je suis la reine de la "nouvelle rubrique" qui dure 3 jours, je sais, mais comme c'est juste une manière de renommer les macédoines normalement, ça devrait le faire.

LUNDI

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 Je reviens de Bordeaux où j'ai passé quelques jours assez chouettes.
J'ai passé les jours précédents à regarder (et découvrir) Harry Potter. Ouais en 2015 je découvre Harry, Poudlard, Voldemort tout ça tout ça et ce lundi, c'est le grand final, la deuxième partie de Les reliques de la mort.
J'ai mis beaucoup de temps à m'y mettre parce que je m'en foutais en fait (dans le même genre, je n'ai vu ni Avatar ni Pirates des caraïbes)
En ce qui concerne Harry Potter j'avais pourtant été victime du harcèlement d'un bonne partie de mes potes pour que je m'y mette, mais vraiment ça ne me disait rien du tout cette histoire.
Le premier livre m'était tombé des mains et je m'étais endormie comme une patate devant le premier film.
Et puis on a insisté en me disant que les 3 premiers étaient un peu "bébé" (ouais je suis une adule, je le rappelle. Que dis-je, une femme!) et finalement j'ai fait confiance... Et j'ai adoré, je pense que je vais maintenant lire les livres, on m'avait dit que regarder les films avant de lire les livres serait une bonne méthode pour ne pas être déçu.


J'ai lu tellement de critiques vraiment positives sur le dernier album de Miley Cyrus, Miley Cyrus and her Dead Petz que j'ai eu envie de l'écouter.
Alors ça m'a pas fait un effet de dingue, je m'en suis un peu tapée, mais la chanson Karen don't be sad  est quand même très, très jolie...



Et puis la chronique de l'album dans Telerama m'aura permis de découvrir Ariel Pink et ça aussi ça fait plaisir! Et leur duo sur l'album me plait vachement aussi.






MARDI


 Je pars de Bordeaux  et dois repartir en Bretagne et, j'ai découvert, il y'a seulement quelques jours, l'émission de France Inter, Affaires sensibles présentée par Fabrice Drouelle. J'adoorrrrreee (Marie aka la groupie) vraiment cette émission qui revient longuement sur des moments forts du passé (plus ou moins éloignés). Et le talent de Fabrice Drouelle pour raconter ces histoires est sincèrement exceptionnel, c'est fou ce que ce mec captive. J'écoute des podcast de Affaires sensibles toute le long de la route (5 heures) et suis presque deg' d'être arrivée parce que je vais être obligée de sortir de ma bagnole.



Mais y en a plein d'autres... J'ai un peu pris au hasard, cette émission présente l'énorme avantage d'intéresser qu'importe le sujet. Beaucoup de love de mon côté.

MERCREDI

L'ombre des femmes


 A sa sortie, j'avais eu très envie de voir le film de Philippe Garrel, L'ombre des femmes.
Bon rapport que je vis près de Lorient et que vivre en petite province c'est aussi savoir que tu ne verras pas tous les films que tu veux vraiment voir, je savais bien que ça allait dur.
Même si Lorient n'as pas forcément le cinéma le plus à la ramasse, un Philippe Garrel, noir et blanc, film "d'auteur" sur une histoire d'amour / jalousie (Garrel parle t-il d'autre chose?) sincèrement j'y croyais pas.
Bon bref, le film n'est pas sorti à sa date prévue mais est passé cette semaine donc je ne l'ai découvert que maintenant.
J'avais adoré son film, La jalousie, et j'avais trop envie de voir L'ombre des femmes. Et ben je m'y suis quand même relativement ennuyée...
Ca joue très très bien, le film n'est pas autre chose que ce à quoi je m'attendais, mais visiblement ça n'a pas suffit pour me plaire, j'ai quasiment tout oublié de ce film. Un vague souvenir de la voix off (j'adore les voix off au cinéma...) et c'est tout!

JEUDI

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 Yassine veut aller courir (Yassine c'est mon meilleur poto avec qui je vis en colocation) et je vais l'accompagner.
Mon mois d'août aura été marqué par un petit ralentissement de mon rythme de course.
J'ai repris doucement la semaine précédente.
Donc là on va courir tous les 2, et je pèche encore par orgueil, je vais trop vite pour pas perdre la face et je me galère un peu ma race. Bon je ne baisse pas les bras (ce temps est passé) mais bordel que c'est relou de ne pas avoir plus de facilité pour ça et d'avoir l'impression d'avoir une progression tellement légère que ça en est injuste. Et c'est le cas, mais si c'est la seule injustice dont je suis victime on peut dire que ça va pour moi en même temps.
Donc, je disais, que oui c'est vrai, je ne serai jamais une super coureuse à l'aise dans la pratique, cheveux au vent, tout ça tout ça  mais j'y prends maintenant du plaisir et surtout, question de point de vue, courir m'a permis de voir que je ne baissais pas les bras, qu'importe le résultat et qu'importe mon niveau très léger, je ne cours pas pour voir comme je suis une bonne coureuse (ce que je ne suis pas), je cours parce que j'ai envie de le faire et j'ai envie de voir que je tiens malgré cela.


VENDREDI


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 Et bien, et bien, énorme, immense, coup de coeur série.
 Je n'ai pas de souvenir d'avoir été aussi prise devant le premier épisode d'une série autant que devant le premier épisode De Mr Robot, série géniale de Sam Esmail. Plusieurs fois je me suis retrouvée bouche bée (au sens strict du terme) et vraiment, c'est pas si courant.

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Je ne vais pas forcément vous raconter l'histoire de Mr Robot, ça ne serait pas ultra pertinent, vous diriez même peut-être que ça a m'air chiant, que c'est un thème éculé (et vous auriez raison) mais la série est plus forte que ça, j'te jure!

Mais quand même brièvement, ça semble, de prime abord, être une série autour du hacking, des questions d'identité, des failles (les questions du hacking ne semblent être, pour le moment, qu'une métaphore des failles humaines), de l'inadaptation sociale incarnée merveilleusement par l'étrange Elliott, incarné par Rami Malek et aussi de l'envie de changement global et profond, incarnée par le personnage de Mr Robot incarné par le souvenir 90's qu'est Christian Slater.

Le premier épisode était dingue, les suivants sont oppressants et géniaux, je reste pour le moment un peu sur ma faim (je n'ai pas fini la saison) mais j'ai été tant impressionnée que j'ai eu envie de rationner les épisodes, un par jour et pas plus... Je n'ai pas complètement réussi à tenir  mais je les savoure un peu plus qu'à mon habitude. J'ai pas envie de galvauder le bordel.
C'est une très belle série, plans désaxés qui illustrent parfaitement l'idée générale du décentrement, de l'isolement, lumière canon, ça joue super bien, l'histoire est complexe, parfois difficile, inquiétante, parfois très sombre, mais son potentiel est dingue.
Voilà, dites moi ce que vous en avez pensé si vous l'avez déjà vu et si ce n'est pas le cas, je vous force à le faire.
Marie aka la commandante!

SAMEDI / DIMANCHE

Je suis enfin rentrée en Bretagne, par chez moi.
Les plages de Guidel sont toujours aussi jolies, ça m'a fait du bien... J'ai même mangé des crêpes pour fêter ça.
Marie aka le cliché



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13.9.15

DIMANCHE 13 SEPTEMBRE

Ca fait longtemps qu'on s'est pas fait une petite conférence Ted, non? 

Celle-ci déchire, la demoiselle m'a complètement serré le coeur et donné envie d'y aller franchement. Je vous la recommande chaudement ❤️


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12.9.15

SAMEDI 12 SEPTEMBRE

Passe un bon bon samedi 

❤️



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11.9.15

AVOIR CONFIANCE ETAPE 1

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Ce son est quand même une petite tuerie ensoleillée (bon elle s'arrête brutalement sur Youtube mais quand même ça fait plaisir)


J'ai commencé à aborder dans ce billet ce qui va occuper mon rapport à moi (petit nombril que je suis) en cette rentrée.

Bon j'en ai déjà parlé plein de fois, l'ai détaillé, décortiqué, analysé mais pour les nouvelles et nouveaux, je suis, ce qu'on pourrait appeler, un angoissée chronique.
J'ai peur de manière plus ou moins rationnelle, mais je suis aussi souvent, envahie par un inconfort physique, une oppression sur la poitrine, des crises plus du tout rationnelles et suis, parfois angoissée juste comme ça. Sans savoir vraiment pourquoi. Une forme d'angoisse pure qui semble n'avoir pas la moindre origine. Trop funcky pop d'ailleurs, laisse tomber!

C'est compliqué l'angoisse, parce que si tu parles à quelqu'un qui n'a jamais ressenti ça (ça arrive j'te jure), tu passes pour une fille qui n'a pas de problème et qui s'en invente en quelques sortes. Et c'est vrai qu'il y a un peu de ça parce que dans les moments où je suis angoissée sans savoir tellement pourquoi, je me mets à analyser ma vie et je suis dans l'incompréhension la plus totale.
Mais bordel, c'est quoi mon problème vu que je n'ai pas de problème? C'est ce genre de choses que je me dis... Angoissée certes mais lucide la meuf!

Ayant essayé l'auto-maltraitance et l'auto-dénigrement de mon ressenti, et m'étant heurté à la plus totale inefficacité, j'ai tenté des méthodes plus... Adaptées.

La thérapie  que j'ai "pratiqué" assidument pendant plusieurs années (vous en avez souvent parlé ici en commentaires). L'idée étant bien de comprendre mes "dysfonctionnements d'esprit" et surtout de mettre le doigt sur mes mécanismes intérieurs pour éventuellement les accepter ou les modifier.
La thérapie a eu de bons résultats sur moi, j'allais mieux. Mais je suis mitigée quant à son efficacité à long terme, il ne s'agissait pas pour moi de passer ma vie sur un divan 3 fois par semaine, et une fois le "traitement" arrêté  je me suis retrouvée avec les mêmes problématiques (les thérapies ont d'ailleurs une réponse à tout ça. Elle s'est arrêtée trop tôt, ça n'a donc servi à rien (6 ans quand même les mecs, je veux bien qu'on rigole mais quand même merde. Marie aka la thug). Ca n'a pas marché? Ouais ok mais c'est parce qu'elle n'est pas encore arrivée au coeur du problème... (Merde les mecs, arrêtez vos conneries, je fais que ressasser les mêmes trucs...) Ouais mais si elle ressasse c'est aussi parce qu'elle refuse de s'attaquer à ce qui est vraiment important, bref elle fuit cette bouffonne... (Ouais mais non les gars, là maintenant vous êtes relou)).

Bref, la psychanalyse c'est la science de la mauvaise foi ;-)

Il se trouve que je sais ce que j'ai. C'est pas le problème de comprendre, toi même tu sais que je passe ma vie à prendre du recul et à analyser, aller en thérapie m'a appris un truc, comprendre ça n'est pas guérir. Quelle déception, a priori je croyais que c'était le cas, et c'est en ressassant une énième histoire sur ma famille (que j'avais déjà dû lui raconter) que j'ai compris que bordel de merde, ça me faisait du bien mais est-ce que ça fonctionnait? Concrètement j'entends... Est-ce que je me débattais pas plutôt dans une forme de complaisance?
Je n'ai toujours pas la réponse puisque je ne sais pas ce qu'il en serait si je n'y étais pas allée...

Y a un autre truc que j'ai compris, ça n'était pas mon manque d'analyse qui était à l'origine de mes angoisses, c'était même plutôt le contraire. Je t'ai déjà dit que j'imagine toujours le pire, c'est vrai, c'est comme qui dirait ma nature même si ce mot ne veut pas dire grand chose mais d'aussi loin que je me souvienne, aussi petite que je sois, j'ai toujours été comme ça, la reine des anxieuses.
Alors c'est pas super grave (relou quand même) mais surtout ça n'est pas une raison pour rester dans cet état et l'accepter.

Mais que les choses soient claires, nous ne sommes pas égaux face à la manière dont nous voyons la vie, l'environnement joue un rôle déterminant c'est sûr mais il ne suffit pas à broyer du rose (kassdédi Cioran à qui on doit cette expression qui a méchamment de la gueule... Et c'était pourtant pas le roi de l'optimisme tu noteras!). 

Je côtoyais une femme à un moment de ma vie qui était (de ses propres dires et ça s'est finalement révélé très relatif) une combattante, une femme qui savait affronter la vie, qui ne se laissait jamais aller, elle passait son temps à me dire que les gens qui se battaient pas, qui étaient tristes (la dépression était de son point de vue une fausse maladie) étaient des faibles, elle les méprisait. Elle était convaincue que ce qu'elle était à l'intérieur, sa "force" était accessible à tout le monde.
Ouais elle pensait ce genre de trucs avec beaucoup de premier degré.
Moi je ne crois pas que ça fonctionne comme ça. Je le dis sans complaisance (enfin j'espère) .

Donc je disais,  je suis une femme qui angoisse tous les jours, toutes les heures, qui des fois se réveille avec le thorax oppressé alors qu'il ne s'est encore rien passé dans la journée.

Mais je ne me résigne pas du tout à ça, si mon angoisse s'est tellement installée en moi c'est aussi parce que je n'agis pas suffisamment. C'est pas que je pense trop, c'est que je ne fais pas assez.

La question n'est pas de savoir comment régler ses "problèmes" dans sa tête qui sont peu ou prou les mêmes que les autres, je suis même plutôt privilégiée de mon côté, non la question est de savoir quoi faire pour simplement améliorer les choses au quotidien. Le quotidien, la gestion pragmatique de la vie est je crois, la clé pour moi.

Je ne peux pas me changer intrinsèquement en le voulant très fort, ça n'existe pas ces choses là, la première étape est donc bien d'accepter la situation telle qu'elle est afin de l'optimiser. L'optimiser en partant de moi,pas en généralisant, non en partant d'un contexte initial.
Je m'appelle Marie, je suis angoissée tout le temps et n'envisage que le pire pour ceux que j'aime et pour moi-même.
Mais je m'appelle Marie et je ne veux pas vivre cette vie là, parce que c'est bien relou pour ceux que j'aime et pour moi-même.
Donc, je m'appelle Marie et je vais vous expliquer dans les billets suivants (vu que ça commence déjà à faire long) comment je procède.

Désolée pour la répétition du contexte dont j'ai déjà parlé mais ça me semblait pas mal de refaire un point avant de passer aux choses plus "sérieuses".

Allez salut, à demain les copains.


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10.9.15

PETITE HISTOIRE DE LOOSE ASSEZ KIKI

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"Hiiiiii, (Brenda Voice et rire tout pété!) c'est moi qui ai serré le plus beau garçon du lycée, c'est bon vous avez bien la rage... Allez salut les bouffonnes!"



En discutant avec une amie aujourd'hui, je me suis souvenue d'un truc qu'on a vécu ensemble il y a quelques années (7 si ma mémoire est bonne) et qui avait été un grand, très grand moment de solitude pour nous. Cette histoire a été aussi instructive que drôle et donc j'avais envie de vous la raconter.

Alors pour continuer sur le chemin de "l'échec c'est pas très grave et c'est pas mal de, parfois, se prendre un petit râteau" welcome in my life!

" JE CROIS QU'ON LEUR FAIT PEUR... " sera le nom de cette histoire!

Il y a donc 7 ans ma pote et moi, nous étions dans une situation sentimentale quasi similaire, ça marchait pas vraiment avec les mecs. On s'imaginait des trucs avec des garçons qui nous portaient un intérêt tout à fait relatif.
Notre "toute puissance amoureuse" commençait à prendre du plomb dans l'aile et nous traversions une petite crise... La simplicité amoureuse qu'on avait toujours vécu nous échappait dangereusement (ahahaha ça me fait tellement rire quand j'y repense).
Je me souviens de ces moments avec vachement de tendresse. Et vas y qu'on analyse la moindre ponctuation d'un texto, et vas y qu'on ose pas se dire mutuellement que le mec sur lequel on bloque s'en bat les steaks de nous, et vas y qu'on disserte, projette, décortique du moment qu'on en sort un tout petit peu flattée .

Ca c'est le contexte.

Un jour dans le métro, ça devait être une de mes périodes parisiennes, ligne 2 on discute elle et moi des garçons. Elle un mec qui restait évasif dans leurs échanges mais auquel elle croyait encore, moi un mec qui répondait jamais mais, pour une raison assez trouble je dois dire, je ne comprenais pas le message  (en l'occurrence le non message...)
-__- Marie aka the fucking brain, la vive, la fille qui comprend plus vite que son ombre...
Ce mec en question m'a occupé une très grande partie de mon temps de l'époque. Je vous ai déjà dit qu'après mes longues relations amoureuses, j'avais la lucidité d'un pucelle? Ouais ben voilà !

Donc assises sur les strapontins, elle me raconte les dernières nouvelles de son histoire avec le jeune fuyant et moi les miennes (nouvelles se résumant au silence le plus total que j'interprétais pourtant, comme le preuve ultime de l'intérêt qu'il me portait. Ouais là tu te dis que je suis concon, mais j'te jure sur le moment, mon esprit trouvait ça cohérent!).
On parle, discussion animée dont le but ultime, vu qu'on s'aime beaucoup, est de rassurer l'autre (je reste mitigée depuis là dessus, il vaut mieux dire aux gens qu'on aime la vérité, les maintenir dans l'illusion c'est pas très utile! Et surtout quelle perte de temps!)

Et à un moment donné, fulgurance de mon côté, la nana qui sait de quoi elle parle, analysant la situation et bim, coup de génie.
Je regarde ma pote (toujours assises sur nos petits strapontins ligne 2 à 16 heures) et lui sors cette phrase magnifique...

"En fait, tu sais c'est quoi le problème? je crois qu'on leur fait peur".

Ouais j'ai osé dire un truc pareil. Peur, voilà mon hypothèse, pire ma certitude, putain, on est tellement géniale qu'on leur fait peur...
Et je lui ai dit mon truc toute gonflée de premier degré. Le coup du mec qui répond pas ou qui fuit c'est forcément parce qu'on est trop bien et que lui il sait pas comment gérer donc il fait son mystérieux!

Tout le monde a ri? Non parce que j'ai pas fini cette histoire qui, pourtant,  se suffit à elle-même (enfin j'espère je mets tout mon coeur pour vous la raconter).

En relevant la tête, je vois dans la rame, un mec juste à notre gauche qui nous écoute parler depuis quelques minutes, ce qui est 1) très impoli mais aussi 2) une découverte, je ne l'avais pas encore vu.

Le mec au moment où je lance mon "j'crois qu'on leur fait peur" la bouche en coeur, détourne le regard et fait un "pfffffffffff" tout à fait spontané et méprisant.

Alors ok, ok, c'est pas très élégant de sa part mais putain, voir un inconnu, un homme d'une petite trentaine d'années avoir un regard et un avis (son "pfffff" était quasi de l'ordre du réflexe) sur les conneries qu'on se racontait a eu un effet immédiat sur nous.

La honte sur nous et sur notre famille sur 4 générations au moins. On s'est regardé avec ma pote, un sourire, la honte sa mère, et après, en sortant du métro, on a beaucoup, beaucoup rigolé.

J'adore tellement cette histoire ... Un inconnu en moins de 10 secondes qui nous remet bien décker!

Petit à petit j'ai commencé à penser que les choses pouvaient aussi être tout simplement ce qu'elles semblaient être. Des fois un mec qui semble s'en foutre ben en fait il s'en fout vraiment!
Mon petit nombril susceptible et sentimental a eu un peu mal au début et puis il s'en est remis... Promis on s'en remet, les râteaux c'est le nerf de la guerre!

Ah et aussi, on leur faisait pas peur du tout à ces deux jeunes hommes...

Allez bisous smack, bonne journée, travaillez bien.





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7.9.15

9 ANS

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Jerry Hall X Antonio Lopez




C'est bien Lianne La Havas hein? 

Et bien on y est, le blog a eu 9 ans.
9 ans c'est CM1 bordel, c'est pas complètement adulte mais ça commence à être autonome tout ça ♡

Et en 9 ans, toi, le blog, t'es resté là mais tu sais que y a eu du changement:

- La fac s'est arrêtée... J'y ai pris mon temps mais j'adore apprendre des trucs et à chaque rentrée je me dis que quand même reprendre des cours en sociologie en cours du soir ça serait bien... Marie aka la mature!

- J'ai arrêté d'avoir des tocs chelou à vérifier 1000 fois que la porte de mon entrée était fermée pour être sûre qu'on allait pas me trucider dans mon sommeil... Marie aka le sens de la mesure!

- J'ai quitté Nancy où j'avais vécu plus de 10 ans. Au début ça faisait peur et maintenant quand j'y retourne, je me demande bien comment j'ai pu rester aussi longtemps. C'est beau Nancy mais l'Est je trouve ça bien hostile maintenant.

- Je suis allée vivre  à Annecy un peu, à Paris un peu aussi, et en Bretagne depuis 5 ans... Marie aka la stabilité!

- J'ai quitté mon mec avec qui j'étais restée des années en même temps que Nancy et il a continué à me manquer pendant longtemps...  Marie aka la nostalgique!

- J'ai perdu des amis et gagné d'autres. C'est drôle je croyais pas qu'entre 20 et 30 ans y avait autant de changements amicaux dans nos vies mais faut croire que je ne suis pas un cas isolé, c'est courant ces choses là alors au cas où vous êtes en plein de dedans, c'est pas forcément anormal...

- J'ai été acheteuse compulsive. J'ai arrêté net. Et j'ai ré-acheté jusqu'à plus soif. Et puis j'ai arrêté de nouveau quand j'ai été trop pauvre. Puis j'ai racheté de nouveau des trucs. J'ai visé une identité minimalise imaginant que ça m'irait bien au teint et puis finalement, c'est trop de boulot ces trucs là, ça a fini par m'ennuyer même si je trouve que ça va bien au teint des autres.

J'ai fait une boucle, exactement à mon point de départ, je porte un jean et un t-shirt débraillé présentement. TOUT CA POUR CA DONC -__-

- J'ai fumé des clopes en veux-tu en voilà. J'ai arrêté. C'était dur. J'ai repris. J'ai ré-arrêté. J'ai repris. J'ai arrêté sans y croire un instant. Le 22 novembre ça fera 5 ans.

- Ca fera bientôt 5 ans que j'ai pris 12 kilos, mais comme il parait que le monde n'existe pas pour me faire plaisir... Et puis c'est rien à côté de la facilité avec laquelle j'ai arrêté de fumer.

- J'ai eu envie d'écrire un livre. Et pis un autre quand le premier est devenu trop dur à écrire. C'était nul quand j'ai relu. J'ai arrêté. Mais je reprends régulièrement. Marie aka la tenace qui manque d'endurance.

- J'ai repris le sport. Je me sentais en pleine possession de mes moyens d'ancienne sportive avant que je recommence vraiment. J'ai soufflé comme un taureau. Je me suis galéré ma race. J'ai remballé mon orgueil, je suis repartie du point de départ. Je me suis démotivée. J'y suis revenue. Et je tâtonne encore mais je ne crois pas pouvoir faire autrement et c'est bon, je tiens!

- J'ai été méchante beaucoup avec moi. Souvent triste parce qu'à travers mes yeux rien n'était bien. Re-méchante, j'ai passé beaucoup trop de temps à me juger. Si vous êtes sur ce type de chemin, stoppez au plus vite, il n'y a rien de bon dans les lamentations et la tristesse. C'est une posture qui ne présente pas le moindre avantage. Marie aka la fine analyste qui a passé du temps à voir le verre complètement à sec alors qu'il était rempli à ras bord

- J'ai lu, regardé 1000 séries, plein de films, écouté des tonnes et des tonnes de musique et je n'ai jamais été rassasiée. 

- J'ai beaucoup beaucoup rigolé et c'est un peu l'objectif de ma vie. Marie aka l'inconséquente.

- Je me suis trompée 10000000 fois. J'ai surtout appris que l'échec est une énorme chance. Marie aka l'illuminée de Katmandou.

- J'ai beaucoup aimé aussi. J'ai lu cette phrase sublime il y a peu, "relier suffit". C'est vrai, relier les gens suffit. Marie aka le chamallow qui met mal à l'aise tout le monde...

- J'ai compris que l'amour était la guérison de la nature avec toi mon amour. Marie aka la niaise, je sais.

- J'ai compris que mon nombril était le même que le vôtre.

Bref 9 ans assez cool finalement.

9 ans où je ne parle pas de tout ici mais si certaines zones d'ombres restent, c'est que je ne sais pas quoi dire et puis il y'a eu pas mal de choses avec lesquelles je n'étais pas tellement à l'aise... Marie aka la mystérieuse.

Mais 9 ans c'est fou, ça fait long...


Allez bisous smack et très bon lundi à tout le monde 

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1.9.15

CONSEILS POUR MANGER SEUL (E) AU RESTO

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 Ce son de Wiz Khalifa est très très cool. Mou, dégoulinant, branleur, sucré, j'aime beaucoup...



L'année dernière dans un article sur les trucs cools à faire seule je vous parlais, notamment, du plaisir que j'avais à aller seule au restaurant.

En commentaires et en discutant autour de moi j'ai vite compris que ce n'était clairement pas un truc si courant que ça.
Des tas de gens m'ont dit que pour eux, le resto seul, c'est "no way", ouais comme ça, à l'américaine, imaginez à quel point ils déconnaient pas.

Derrière tout ça, se dégageait un truc très fort, aller seul au restaurant, c'est montrer à ses congénères en pleine lumière, alors qu'eux-mêmes sont en groupe, que vous, vous êtes seul.

En ressort de tout ça les mêmes problématiques que celles du célibat et essentiellement l'idée que si vous êtes seul c'est que personne ne veut de votre compagnie.
On imagine (peut-être à tort) que personne ne peut croire que notre solitude est un choix. Un choix du moment ou un choix total là n'est pas la question.

Et le resto c'est un lieu social, le cinéma seul passe encore, il fait noir, personne ne te voit, alors qu' à la commande de ton kir royal, difficile de faire genre t'es pas tout seul.

Et c'est justement la force de la démarche je trouve. Montrer au monde que tu t'en fous, c'est plutôt cool, je te jure.

Bref, pour faire la nique à l'idée que seule = pauvre fille qui a pas de copain et que c'est nul et que même elle mourra sûrement toute seule, je vous donne quelques conseils que j'ai dégagés en réfléchissant à ça.

Alors je veux pas faire de prosélytisme, mais je vous jure manger tout seul quand vous aimez vraiment manger tout court (exemple moi) c'est un truc très cool à faire.

Conseils (que peut-être on s'en fout mais que je trouvais drôle à lister):

- Déjà aimer manger. Si c'est pas votre truc (je sais qu'il existe certaines personnes qui s'en foutent un peu) ne tentez pas le resto tout seul, ça aura un intérêt ultra limité...

- Aller dans un resto dont vous aimez vraiment la nourriture.

- Ne prenez pas votre téléphone parce que sinon c'est moitié de la triche.
Si vous regardez Twitter et Instagram sans arrêt, ça fait plus celle qui se cache et que celle qui passe un bon moment.

- Arrivez en grande confiance voire se la raconter immédiatement en demandant au serveur pour manger. L'idée étant de ne pas passer pour une miskina au bout du rouleau qui se fait un resto à contre-coeur parce que personne n'a voulu d'elle, non, ce qu'on est c'est une nana qui a décidé, seule, de venir ici pour passer un excellent moment en excellente compagnie, elle-même.

- Moi je prends un verre de vin, rouge de préférence, parce que j'aime beaucoup ça. Ca sera le seul vu que je suis une toute petite joueuse qui est bourrée en 3 secondes 5.
Je suis ta pote qui te met mal à l'aise parce que personne croit qu'elle peut être bourrée avec si peu d'alcool mais quand même on dirait bien qu'elle ment pas... Je suis ta pote qui te fout la honte mais qui, présentement, se tient en buvant qu'un verre seule au resto parce que pour le coup, mi-bourrée sur la table toute seule, ça serait moins bien.

- Commander un truc que tu as vraiment envie de manger.

- Regarder les tables autour de toi. Le nombre de gens qui s'emmerdent au resto alors qu'ils sont accompagnés, c'est effarant et donc rassurant. Il est donc temps de  mesurer ta chance de ne pas être obligée de faire la conversation alors que clairement t'as pas envie. Le nombre de couples qui ne se disent rien de tout le repas m'a guéri de l'idée que c'était pété de manger toute seule au resto. Être seule mais accompagnée est nettement plus difficile pour moi que seule tout court. Il est temps d'assumer le fameux "il vaut mieux être seule que mal accompagnée". 

- Kiffer sa race quand tu commences à manger. Perso je ferme les yeux et j'apprécie chaque bouchée.
Je ne maîtrise pas complètement et tout le temps ce truc de pleine conscience mais clairement, en mangeant, je vois tout à fait de quoi il s'agit. Me sentir en vie. Apprécier chaque seconde.

- J'aime pas rester des heures au restaurant une fois que le repas est terminé et ça vaut aussi accompagnée. Donc je me barre dés que j'ai fini. Je le fais aussi avec mes amis et mon mec, les repas qui s'éternisent = mort pour moi

- Être en totale confiance durant tout le repas. Si au début ça vous fait bizarre et que vous n'êtes pas totalement en pleine confiance, pas grave, faites semblant, ça va venir à ce qu'il parait.

- Être contente d'avoir passé un moment cool sans avoir été obligée de faire la discussion et de combler les blancs.

- Être seul peut complètement être choisi, c'est un truc pour être gentil avec soi sans rien imposer aux autres.

- Ecouter Natasha St Pierre avec Obispo sur le retour en bagnole. Chanter fort. Chanter faux, chanter premier degré, ne pas hésiter à faire les vibes que t'oses pas faire quand tes amis te regardent de peur de passer pour une bouffonne. Chanter alternativement la voix de Natasha et celle de Pascal en plissant les yeux tellement tu respectes plus rien.
Avoir passé une excellente soirée.





Bisous smack

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