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22.6.15

BRÈVE MACÉDOINE AVANT DÉPART

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Salut les copains, je suis peu présente en ce moment et j'en suis bien désolée, un tout petit mot pour vous dire que je pars en vacances 1 petite semaine et que ça risque donc d'être encore un peu tendu de poster.
Un billet inutile pour vous tenir quand même un peu au courant.

J'espère que vous allez bien.

2 ou 3 recommandations d'une importance capitale avant que je ne parte:

✔︎ Il faut absolument aller voir Vice-Versa, le dernier Pixar en date (je l'ai déjà vu deux fois, ouais je suis une déglingo (déglingo, mot ultra ringos ))
.
J'adore à chaque fois ce que fait ce studio et là c'est tout particulièrement réussi.
C'est beau, drôle, émouvant (j'ai chouiné quelques fois), d'une très grande intelligence, ça parle de la fin de l'enfance avec une poésie inouïe et ça m'a profondément touchée...
Tellement réussi...

✔︎ Je vais attaquer une nouvelle série dans l'avion, How to get away with a murderer  dans l'avion. Oui j'ai une peur panique de l'avion, je dois faire diversion. Là, j'écris de l'aéroport et j'ai peur.
C'est double nul d'avoir peur de ça...

✔︎ Heu ben merde, j'ai plus rien à dire, dormir 3 heures ne me rend pas bien locace.

J'essaierai de poster un petit peu sinon au pire, je suis sur Instagram .

Je vous embrasse fort et on finit avec un sublime morceau de Benjamin Valentine

PS: Pensez à moi, je vais avoir besoin de vos câlins virtuels pour ce satané avion


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15.6.15

L'ÉCOLE DE LÜBECK, ÉGALITÉ DES CHANCES?

VANESSA JACKMAN3

Photo de Vanessa Jackman




Hier, chez la dentiste, je suis tombée sur un supplément du magazine Le Nouvel Observateur, Le cahier des tendances de l'Obs et, j'ai littéralement bloqué sur l'un des articles appelé "L'école de Lübeck".
Comme je ne suis pas parisienne, je ne connaissais, ni de nom ni de loin cette école.
L'institut de l'assomption (de son vrai nom) est un établissement catholique d'enseignement du 16 ème arrondissement dont un nombre important de filles/femmes qui comptent dans la mode, mais pas que, sont allées étudier (Vanessa Seward, Victoire de Castellane, Emmanuelle Alt, Cécilia Attias, Mathilde Favier, Camille Miceli...).
Le but de l'article étant d'établir une corrélation entre cette école et la réussite de ces jeunes filles, vous imaginez que j'ai tout de suite été très intéressée.

Y sont décrits l'ambiance, les têtes bien pleines et bien faites des jeunes filles de Lübeck, le caractère sérieux mais rock n'roll de l'école, à l'opposé d'autres, plus austères, moins "showbiz'" mais surtout l'enseignement qui y était dispensé et ce qu'il a pu apporter aux élèves.
Les filles y sont décrites comme une nuée de beautés sur lesquelles les garçons fantasmaient à la manière d'un Virgin Suicide du riche.
Dans ce groupe de garçons, on pouvait y croiser un Beigbedder dévergondant ces mêmes filles en les emmenant chez Régine et en créant le Caca's club avec, entre autres, Ariel Wizman (Le caca's club était Club "branché" fondé par des jeunes (c'étaient les années 80) aussi riches que cyniques. D'ailleurs, c'est moi ou le cynisme marche toujours mieux avec l'argent).

À la lecture, j'apprends 2, 3 trucs qui m'interpellent, c'est plutôt bien romancé, et vu que que c'est à des milliards d'années de l'enfance que j'ai eue ou même de mon milieu à moi, ça me rend tout particulièrement curieuse de la chose.

Et surtout, de manière transversale, ça aborde un sujet qui me questionne tout particulièrement en ce moment: La reproduction sociale et les conséquences professionnelles à être né du bon côté du périphérique.

J'ai, certes, l'impression d'être un lapin de 3 semaines qui découvre la vie, mais observer la reproduction sociale du bon côté est une chose absolument fascinante et ça s'éclaire petit à petit dans mon esprit. Le conditionnement, le contexte ou l'environnement ne sont pas des éléments neutres dans la constitution des individus et ce, même s'ils ne sont pas définitifs et absolus pour tout le monde (les choses peuvent, heureusement, être plus subtiles et moins radicalement déterminées).

Je suis absolument stupéfaite, à la lecture de l'article, parfois, face au pire parisianisme qui soit ( "Elles sont toutes ravissantes, espiègles et joyeuses, avec ce petit zeste d'impertinence qui fait la différence entre la grande bourgeoisie parisienne et celle, plus terne, du reste de la France"). J'ai cherché s'il y'avait une pointe d'humour derrière cette phrase, je me suis demandée dans la peau de qui Marie Vaton, l'auteur de l'article, se mettait-elle lorsqu'elle racontait ce genre de conneries méprisantes... j'ai pas vu, c'était peut-être simplement Marie Vaton qui parlait après tout...

Mais stupéfaite surtout par quelques autres phrases trouvées dans l'article:


- "Etre bien né ne suffit pas toujours"

- "Victoire, l'aînée des soeurs Favier, née Castellane, qui évoluait déjà chez Chanel, dans la sphère de son oncle Gilles Dufour, l'un des proches collaborateurs de Karl Lagerfeld."

- "Après leur bac, tout naturellement Gilles Dufour a pris en stage Camille Micelli. Vanessa Seward aussi a bénéficié d'un coup de pouce des soeurs Favier-Castellane pour entrer chez Chanel après son école de stylisme au studio Berçot".

- "Mathilde Favier assume sans complexe l'existence d'un réseau informel tissé dans les rangs de Lübeck "Si nous avons bénéficié d'une certaine facilité au départ, nous avons dû, comme tout le monde, faire nos preuves pour arriver là où nous en somme aujourd'hui".

Décidément, la question de la légitimité se retrouve partout, tout le monde se demande, en fond, si sa présence est légitime ou pas. Je me souviens d'une interview de Léa Seydoux qui allait aussi dans ce sens là, prouver que la place qu'elle occupait ne l'était pas de manière injuste ou illégitime (Seydoux est issue d'une famille très présente dans le cinéma français, Grand-père président de Pathé et grand oncle président de Gaumont. Le fait même qu'elle précise qu'ils n'ont rien fait pour l'aider dans sa carrière, va dans le même sens). 
Maximiser ses compétences et qualités en minimisant le contexte est la technique utilisée, mais peut-on considérer que le contexte n'est que l'aide de sa famille et qui si aide il n'y a pas, le contexte devient, de fait, non favorable?

Ce que dit Mathilde Favier (Directrice des relations publiques pour la France chez Dior / nièce de Gilles Dufour qui a été directeur artistique chez Chanel pendant 15 ans et chez qui elle a fait 2 stages/ Demie-soeur de Victoire de Castellane) est très intéressant... Mais, du pire côté du périphérique que je suis, la "terne" province qui n'a pas d'argent, je suis plutôt interloquée par la façon toute particulière qu'elle a de minimiser la force de son origine "si nous avons bénéficié d'une certaine facilité au départ"...  vous avez bénéficié de cela Mathilde, c'est vrai, ce qui n'enlève rien à vos qualités et compétences actuelles, mais cette origine ne vaut-elle pas tous les tremplins de monde?
Et ces tremplins ne sont pas des outils de mérite, ils sont des outils de l'avantage d'être né au bon endroit.
Parce que pour faire ses preuves il faut déjà avoir sa chance et le système semble tellement bloqué à le lecture de ce type d'article, que la qualité ultime ne semble pas être le talent, ni même sa capacité de travail, non, ce n'est pas ça qui compte au fond le plus.

Vous savez que je suis très séduite par la philosophie de Spinoza (ouais le lundi matin je suis déjà bien chaude), et notamment par le regard qu'il porte sur la "volonté", en l'occurrence sur l'absence de pertinence de ce concept. Sa réflexion va à l'encontre de la croyance au libre-arbitre puisque elle est basée sur une méconnaissance, ou un reniement assumé des causes qui nous déterminent (c'est le point de départ de sa pensée, il ne s'agit, pour autant, pas de constater ses propres "déterminismes", pester, se plaindre et attendre que ça se passe. Ne pas les nier c'est questionner globalement son propre contexte et l'évaluer de là où on est pour le faire évoluer). (N'hésitez pas à me corriger si ce que je dis est faux ou incomplet).
J'ai le sentiment que la bienveillance doit s'intéresser aux causes, elles sont fondamentales pour comprendre les processus qui mènent un individu là où il est ou là où il ne bouge pas.


Pour en revenir à l'article, bien sûr que ce n'est pas une mauvaise chose pour ces filles de Lübeck d'avoir eu droit à un bon coup de pouce de la part de leur contexte.
Que les amis de vos parents vous aident à travailler, ça n'a rien d'anormal, c'est ce que font les amis, sincèrement je ne vois pas ce qu'on peut avoir à redire là-dessus, si mon ami me demandait de filer un coup de main à son môme, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas, je l'aime c'est mon ami, j'ai envie de l'aider lui et son enfant.

En revanche que ce même môme néglige plus tard l'importance de ce coup de main serait de la mauvaise foi la plus totale. Et ce même s'il aura, entre temps, acquis les compétences nécessaires pour faire correctement son travail, comme il aura eu accès aux meilleures écoles, aux meilleures opportunités de travail et aux meilleurs modèles environnants,  il n'y aura rien d'exceptionnel à ce qu'il en soit arrivé là.

Mais la question à se poser est, que se passe-t-il pour un enfant tout aussi brillant (et pourquoi pas un peu plus) dont les parents n'ont pas les amis qui comptent? Quelles sont ses chances d'avoir le même type de coup de main?
Ce n'est certes pas impossible qu'il réussisse aussi de la même manière mais dire que c'est juste un "peu plus difficile" est faux, tout dans cet article le prouvait...

Et si Mathilde Favier parle d'elle "comme tout le monde qui a dû faire ses preuves pour en arriver là où elle en est aujourd'hui" c'est qu'elle pense peut-être que c'est vrai (ce qui est préférable bien sûr, il est mieux de se voir comme ultra compétent plutôt que comme pistonné), mais elle n'aura jamais pu faire ses preuves si on ne lui avait pas donné, a priori, sa chance. Et sa chance ne lui a été donnée aucunement sur le principe de sa compétence ou de son talent, mais uniquement parce que oncle, mère, père, le reste pouvait le faire pour elle.
Ce qui est bien pour elle mais ce qui n'est pas juste en soi.

Nous avons déjà pas mal parlé de ces choses là, mais j'aimerais encore une fois avoir vos retours si vous en avez envie. 

Allez bisous et bon début de semaine 

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3.6.15

TRUCS QUE J'AIME EN CE MOMENT

Une petite vidéo, j'espère que ça vous plaira. Je pensais en faire d'autre moins sur la "beauté" puisque clairement je vais vite en avoir fait le tour, mais sur le cinéma et d'autres trucs que j'aime, l'idée c'est d'aller ailleurs. Bref, si ça vous dit mais je pense que j'essaierai au moins une fois.

Je vous embrasse




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1.6.15

"T'AS TES RÈGLES OU QUOI?"

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Enorme revival Kate Bush de mon côté ces jours-ci. C'est tellement beau.

Bon je ne vais pas m'éterniser dans ce billet, nul besoin de poser de congé mais j'avais quand même envie de vous parler de ça, parce que je trouve ça important. Et au vu du caractère moyen glam du bordel, on en parle pas si souvent.

Le titre vous a normalement mis sur la piste, non?
Y-a-t-il une phrase plus sexiste que celle-ci? Je crois pas non.

Je voulais vous parler de règles parce que les miennes ne sont pas sans conséquences.
Avant mes règles, tous les mois depuis à peu près 5 ans, oui ça n'était pas le cas avant, j'ai envie de mourir.
Alors là je déconne, le billet est léger, c'est la déconne, mais putain c'est un truc de ouf comme la semaine avant mes règles je suis en mode "ramène ta corde j'ai un crochet".
Tout est noir, le monde est nul, à quoi bon, je ne veux plus continuer, deux ou trois sanglots, toutes de façons personne ne me comprend... Je veux larguer mon amoureux, m'isoler du monde, constatant que ma vie est un truc complètement raté et que y a plus rien à faire. Joie et blagounettes donc, imaginez le type d'amie et d'amoureuse que je suis pendant ces jours-là -__-

Une caricature je suis, le truc le plus dingue avec les SPM (ouais ce truc a un nom, le syndrome prémenstruel) c'est de prendre conscience de l'importance fondamentale des hormones sur soi, ça influe sur tout de manière radicale: la manière de voir le monde, la manière de voir notre vie, tout, nos amis, amoureux, parcours... C'est hallucinant. Ca met comme un filtre devant nos yeux.
Quand j'ai compris que c'était ça, je me suis dit que je n'avais qu'à prendre sur moi pour que ça s'arrête... Mais ça ne marche pas!
Je sais à chaque fois que c'est ça, que le premier jour de mes règles ça sera fini, mais y a rien à faire, je suis au fond du gouffre 4 jours par mois, sans que je réussisse à relativiser ou à passer outre.

(NDLR (moi quoi): Après avoir lu un commentaire sur l'hypothétique lien qu'il existerait entre les spm et le caractère social du truc (peut-être se focalise-t-on  dessus parce que les autres en parle), je tenais à vous préciser que je n'ai pas ces symptômes depuis toujours, ça ne fait que 5 ans, avant je n'avais jamais rien eu, aucun trouble et il m'a fallu un peu de temps pour voir le lien entre les 2. Mais je suis sûre que je n'ai jamais été influencée par comment les autres femmes vivaient leurs règles. Et bien sûr que je ne caricature pas la gent féminine en disant qu'elle est faite d'un bloc et sujette à ses émotions, je sais qu'il existe des femmes qui ne ressentent pas ces choses là mais c'est mon cas à moi. J'ai cru comprendre que les variations hormonales sont tout de même plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, mais si je me trompe, n'hésitez pas à me le dire. Voilà, parce que je me suis demandée si ce que je disais ici était sexiste mais je crois ne dire qu'une réalité, je ne dis pas que les femmes sont des petites choses fragiles incapables de constance mais bien sûr si vous trouvez que c'est le cas, qu'on en discute en commentaires bien sûr. Ayé!)

Le truc c'est que comme c'est "un vrai truc de bonne femme", un truc que la gent masculine ne peut pas, même avec la meilleure volonté du monde, prendre tout à fait à la hauteur de ce que c'est, ça continue à être perçu comme un laisser aller mensuel alors que bon "y a pas mort d'homme". Et j'ai l'impression que c'est finalement un trouble relativement négligé par le corps médical, non?

J'ai envie de trouver une solution, alors j'ai recherché des trucs sur internet, et il semblerait que l'huile d'onagre puisse avoir des effets là-dessus, je vais le tenter!

Je suis sûre que je ne suis pas la seule à être dans cette situation, alors j'avais envie d'écrire ce post d'abord pour en parler tout court (c'est bien de savoir qu'on est pas tout seul) est surtout pour qu'on puisse échanger là-dessus et trouver des solutions qui marchent parce que même si ça dure pas, 4 jours (parfois 5) où j'ai envie de tuer des gens (entre autres) et que je ne suis que complainte et déprime ça n'est pas acceptable.

Allez bisous smack, à demain. 

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