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29.5.15

MAD MAX : FURY ROAD

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Bon, j'avais envie de vous parler du film Mad Max: Fury Road de George Miller parce que je l'ai vu la semaine dernière et j'ai adoré. Finalement je ne vais quasiment rien vous en dire mais ce post est quand même l'occasion pour moi de vous conseiller vivement d'aller y faire un tour, c'est très efficace.

J'ai parfois le sentiment que je ne suis pas ultra bon public pour les blockbuster  mais je crois que dans le fond, quand j'enlève mon snobisme, je suis une petite adolescente sensible aux trucs qui tapent dur (... on arrête immédiatement les sous-entendus salaces).

Mad Max: Fury Road est vraiment réussi.
J'ai passé une bonne partie de la séance à faire des "Whaou", "Hannnn" (aka le truc qui choque), "Non mais c'est dingue" (aka "ohlalal j'en reviens pas").

C'est un film dont le scénario est plutôt simple (ce qui ne veut absolument pas dire "pas de qualité" ou comme dit dans la vidéo dessous "simpliste"), et oui, il s'agit bien d'une énorme course-poursuite dans le désert pendant 2 heures sans guère de répit.

C'est un film ultra badass.

J'avais envie de développer des tas de points, dont le caractère féministe, le personnage de Furiaosa (aka Charlize Theron qui est géniale) qui est trop mortel, et d'autres trucs mais j'imagine que vous avez lu déjà des tas de trucs sur la question.

Et puis je suis tombée tout à l'heure sur la vidéo du Fossoyeur de films (dont je suis un peu éprise mais je reste mystérieuse sur la question) et j'aurais aimé dire tout ce qu'il y dit, donc je vous la mets là. Si vous ne connaissez pas le fossoyeur (sait-on jamais même s'il est ultra célèbre sur YouTube) matez ses vidéos (notamment celles plus thématiques, c'est intéressant, riche, enlevé et drôle. J'aime beaucoup).




Et je finis quand même avec la bande-annonce si vous ne voyez vraiment pas ce dont je parle.

 


Bonne journée

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28.5.15

ECRIRE

Asbury-06 Joe Maloney

Photo de Joe Maloney


  


 Ah Le teenage dream de Katy Perry, tellement efficace même 5 plus tard!

* POST RTT

Vous vous souvenez du post sur la peur qui paralyse que j'avais écrit il y a deux mois? On avait parlé de l'ambition et tout. Bon vous vous doutez bien qu'au vu de la taille du morceau, je n'avais pas du tout clos le sujet.

Je voulais vous faire part de quelques unes de mes évolutions sur la question et qu'on puisse, encore échanger là-desssus.

Je vais prendre appui sur l'ambition que j'ai d'écrire un livre, pas parce qu'elle est plus pertinente qu'une autre mais parce qu'elle m'est suffisamment personnelle et ancienne pour que certaines choses en sortent.

Après avoir lu vos commentaires et encouragements, je me suis remise à écrire de manière plus régulière.
Je suis encore loin de le faire tous les jours même un peu, c'était pourtant l'objectif que je m'étais fixé au départ après que vous ayez parlé de 750 Wordsun site absolument cool où vous avez un espace dans lequel vous devez rédiger 750 mots au moins par jour.
C'est un site collectif (plein d'autres gens font comme vous), il y'a un système de statistiques qui vous permet de voir combien de temps vous avez mis, les mots que avez le plus utilisés et d'autres trucs en anglais dont je ne saisis que modérément le sens.

Les 30 premiers jours sont gratuits après je crois que c'est 5 $ par mois mais ça reste à vérifier.
Quand je mes suis inscrite je n'avais qu'un seul objectif, écrire plus.

Mon problème est là, je me laisse en permanence démotiver, je perds confiance en moi le temps de le dire et il m'est très difficile de faire abstraction de mes doutes et de mes certitudes quant au fait que ce que j'écris est complètement nul.
Donc ce site est une excellente manière de travailler mon endurance (oui, comme Murakami qui utilise la course comme support à l'endurance qu'il faut pour écrire un livre. Je ne suis pas naturellement endurante, alors j'imagine que ça se travaille), écrire plus souvent, de manière modérée (750 mots représente une quantité plutôt facile à atteindre mais pas non plus trop facile, bref, c'est un très bon entre-deux) mais sans viser la qualité tout de suite.
Oui parce qu'en général ce que je faisais, c'était écrire le début, relire, trouver ça moyen, retravailler les virgules, relire, trouver ça moyen... Et voilà comment on va au bout de rien, un vague incipit retravaillé et c'est tout!

Alors mon rythme est mieux, ce qui est déjà pas mal, mais on ne peut pas dire que je réussisse à être assidue à la hauteur de ce que je voulais.
5 jours à écrire à la suite reste pour le moment mon maximum.
J'écris plus mais c'est pas encore suffisant pour me satisfaire pleinement, mais je suis contente, ça m'aide d'ailleurs à plus écrire sur le blog qui regagne en importance pour moi.

Il y a tout de même 2 choses que je comprends petit à petit à force de m'intéresser à l'ambition, aux moyens d'aller au bout de ce que l'on désire et c'est d'eux dont j'aurais aimé vous parler aujourd'hui.

1. Le contexte social 

Alors je sais que je vais enfoncer des portes ouvertes, mais mine de rien, je nie de moins en moins ce paramètre dans l'évolution d'un individu ce qui n'était pas du tout le cas avant. En tous cas, j'avais la prétention de penser que pour moi, ça n'était pas pareil.

Il ne s'agit pas de trouver des excuses ou des explications misérabilistes, mais le contexte d'où l'on vient est fondamental pour envisager sa vie et se ambitions. On ne part pas tous du même point de départ.
Grosso modo, les rêves enfantins et même adolescents ne diffèrent guère d'un individu à un autre, le sens des réalités n'ayant pas encore fouetté le visage et limité les perspectives.

On n'est jamais que l'enfant de nos parents et d'un certain contexte social, financier et ambitieux.
Bien sûr il n'y a pas de fatalité, les choses peuvent bouger et évoluer, on connait tous des contre-exemples mais ils restent tout de même de l'ordre de l'exception.

Je suis tombée sur le site de Encore-magazine que je vous conseille vivement, ce site est vraiment cool. Il s'intéresse aux parcours de réussite, aux obstacles, aux envies, bref à la carrière de tas de gens qui ont monté des boîtes sous une forme ou une autre.

En regardant ce site, j'étais frappée de voir à quel point la plupart (la grande plupart, je ne généralise pas il y a clairement des contre-exemples) des gens présentés venaient d'environnement propice à la création et à l'entreprenariat.
Ces gens n'ont pas forcément eu une vie heureuse avant d'en arriver là, c'est pas le propos, mais ils étaient dans un contexte plus favorable: parents ayant déjà réussi voire très bien réussi, milieux plutôt aisés, pas trop de problème d'argent... Bref, un environnement qui tend à dire que  réaliser tes rêves "oui, c'est possible".

Evidement si contexte favorable il y'a, se voir à une certaine place, avoir un certain nombres d'ambitions n'est pas mal perçu.
Je répète que ce que je dis n'a pas de valeur morale, c'est juste un constat.
On peut tout fait réussir sans ça, je dis simplement que se voir à une place professionnelle relativement "élevée", est plus envisageable si on a déjà autour de soi (parents, amis des parents...) des gens qui sont déjà passés par là.
Ne pas avoir de gens qui sont passés par là nécessite juste de faire autrement, de s'inventer en quelques sortes et surtout de s'envisager à une place sociale "supérieure" que celle qu'occupe les parents. Et ça, ça n'a rien à voir avec les études, ça a à voir avec le discours ambiant et les modèles environnants.

Donc, il ne faut pas négliger ce paramètre. J'ai longtemps cru que ces choses n'étaient pas vraies, que quand on voulait, il suffisait de pouvoir et de beaucoup travailler, mais ce n'est pas aussi simple, nous sommes, quoi qu'on en pense, déterminés
Chez moi, personne ne créé, c'est pas grave, mais même si au fond de moi c'est ce que je veux faire, écrire un livre, je bataille ardemment à l'intérieur pour me sentir légitime à vouloir l'écrire.
Je suis la fille de ma famille et de mon contexte, il faut bien que je me répète que ce n'est pas une raison, que je peux essayer de dépasser mes appréhensions malgré tout et que je réussisse à construire  petit à petit une légitimité pour moi. Ce n'est pas évident, je dois forcément passer par une auto-conviction un peu factice mais parfois efficace.

Donc l'idée qui se précise dans mon esprit c'est qu'il ne faut pas négliger d'où l'on vient, quelle place avaient les réussites et même les prises de risque dans notre propre famille. Une fois que c'est ciblé, on peut commencer à travailler. Il ne faut pas que l'on se complaise dans son constat, mais il faut bien le dépasser, trouver des chemins de traverse et sa propre singularité. ça demande du temps, c'est vrai, mais c'est comme ça.
Rien n'est une fatalité, un peu de bienveillance et de compréhension de son contexte permettent déjà d'envisager les choses sous angle plus "complexe" mais aussi plus apaisé.
Oui c'est plus difficile de vivre ses rêves sans modèle et sans réseau, c'est comme ça mais ce n'est pas une raison pour ne pas essayer de faire au moins de son mieux.

2. Méditation et retour à l'objectif

Je médite depuis quelques temps.
Comme tout le monde tu me diras vu que ce truc "bobo" est très à la mode, je plaide coupable, tout est bon pour lutter contre mon anxiété originelle, celle qui m'accompagne depuis toujours et qui m'appuie en permanence sur le haut du ventre. Je ne veux pas croire que c'est une fatalité donc j'essaie la méditation.

Après avoir tenté le fameux Headspace présenté par Mai il y a un petit bout de temps je suis passée à de la méditation en français, nettement plus raisonnable de mon point de vue (enfin pour moi je veux dire, écouter un mec me parler en anglais alors que je dois être dans le Ici et maintenant, je n'y arrivais pas). Ca s'appelle Petit Bambou et je trouve ça très bien.

C'est exactement le même principe que Headspace (ça a dû pomper), il y 8 séances gratuites (chez Headspace c'est 10) et si ça te plait tu peux t'abonner (pas gratuit, 6,99 par mois et 5 je crois si tu t'abonnes à l'année).
Alors je vais pas vous dire que ce truc change ma vie, une séance sur 2 je m'ennuie quand même vachement mais c'est pas mal, c'est pas la révolution mais c'est pas mal.

Ce que je trouve le plus intéressant dans le processus, c'est la rapport tout à fait déculpabilisant qu'a le mec avec la pratique.
Si tu t'ennuies comme un rat mort il te dit que c'est pas grave, que c'est normal, si ton esprit se barre toute les 5 minutes (dans mon cas toutes mes 45 secondes) à penser à des trucs qu'on s'en fout, pareil, il te dit que c'est pas grave, tu notes ce que tes pensées te disent et tu récupères ton esprit gentiment mais fermement pour lui dire que "bon maintenant on médite mon petit chat".

Quel rapport avec l'écriture?

Et bien c'est justement ce dernier point que je trouve très intéressant.
Le monsieur de l'appli te dit sans arrêt que ton esprit se barre que tu dois juste le récupérer. Et ça recommence, alors tu le récupères, tu ne dois pas t'en vouloir ou te sentir incapable s'il se barre c'est ce qu'il est, alors sans jugement, tu dois juste, inlassablement le récupérer. Ca ira de mieux en mieux mais il tentera toujours de se barrer dans tes problèmes, tes complaintes, factures et autres conflits.

Je crois que c'est aussi ça pour les rêves et ambitions.
Ma motivation pour écrire se barre tous les jours, toutes les lignes, à chaque fois que je bois une gorgée de café. C'est comme ça. Ca ne veut pas dire que je ne dois pas écrire, ça veut juste dire que, indépendamment de mon envie de le faire, il y a en moi, le doute dévorant et la certitude que ce que j'écris est nul.
Ce n'est peut-être pas réel, c'est ce que moi je ressens, donc ma nullité présumée voudra toujours s'épargner une éventuelle déconvenue et je crois bien qu'elle ne s'arrêtera pas tout de suite, peut-être même jamais.
Alors comme pour la médiation, je dois sans arrêt ramener mon envie d'écrire à sa stricte utilité, la débarrasser de mes complexes et peurs qui ne partiront pas demain.

Ecrire plus (j'aimerais au moins passer à 1 jour sur 2) m'a permis de comprendre pourquoi je voulais écrire, je ne suis pas une si grande lectrice que ça alors je me demandais bien pourquoi je tenais tant à le faire.

Si je veux écrire c'est parce que quand je le fais, sur ce blog également, c'est la meilleure partie de moi qui s'exprime.
C'est ça qui est galvanisant et c'est pour ça que je veux écrire, pour permettre à la meilleure partie de moi de s'exprimer le plus possible.

Je vous embrasse si vous êtes encore là, au bout de ce billet, merci de l'avoir lu.
Et j'aimerais évidement avoir votre avis sur ces questions.

Bisous smack 

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27.5.15

RANGÉ, SUITE DE LA RÉFLEXION

modern-minimalist-home


Même si les chaises ont l'air de faire vachement mal au cul, Dieu que cet intérieur est beau



La musique que fait Blood Orange est tellement cool

Après le billet d'hier où je vous parlais de mon constat face aux limites des armoires et intérieurs épurés, je pense qu'il faudrait un peu creuser parce que je suis la première surprise de ma lassitude face au phénomène.

J'avais commencé l'expérience Dead Fleurette il y a 4 ans parce que j'en avais marre d'acheter trop de vêtements et que le blog de la jeune fille en question (Dead Fleurette, elle a depuis arrêté) me parlait vachement. De la mode contrôlée, simple, adaptée à ma morphologie, semblant sortir du cycle infernal des tendances, bref un truc super bien pour la fille dépassée que je semblais être.

Mes goûts vestimentaires sont figés depuis très longtemps ce qui ne veut évidement pas dire que j'ai fait le tour des achats mais cela veut dire que je sais depuis de nombreuses années quelles sont mes préférences.
Elles sont très faciles à lister:

- T-shirt col débraillé, rond ou V c'est selon mais le rond doit impérativement être dégagé pour laisser de la place à mon cou et surtout à l'épaisseur de mes cheveux sinon c'est moche. Blanc, gris, noir, kaki rarement plus excentrique

- Pulls, gilets, que j'ai pour la plupart tricotés

- Jeans, larges, moins larges, plutôt délavés, gris ou bleus

- Sweat à capuche aka le hoodie qui est une pièce ultra sportwear et que j'aime beaucoup. Gris moyen, gris clair, noir.

- Sweat ras du cou, gris, sport (ressemblant à celui de Stallone dans Rocky 1). Gris chiné souple étant mon préféré, il est difficile à trouver.

- Jogging, même en ville. Surtout en ville.

- Veste en cuir petit volume. Veste en jeans petit et moyen volumes

- Baskets, sobres c'est moins teenage mais quand même un peu. Baskets street, grosses, montantes, héritages du basket

Et ça fait longtemps que ça dure, donc a priori je devrais déjà en avoir fait le tour vu que ces pièce sont les plus simples du monde et qu'elles se trouvent partout et à petits prix. Et c'est le cas, j'en avais plusieurs exemplaires. 

Donc si j'ai entamé l'expérience, comme je vous l'expliquais c'était pour sortir les vêtements de mon esprit vu que c'était bon, j'avais déjà tout. 

Et donc si j'avais déjà tout, qu'est-ce que je pouvais bien encore chercher vu que je cherchais encore? 

Le phénomène d'épuration ou de "minimalisme" si on doit lui donner un nom (même s'il n'est pas adapté puisque le minimalisme c'est autre chose, d'un peu plus complexe)  qui existait déjà s'est de plus en plus généralisé. Et puis la crise était là, la mode est devenue plus sobre pour devenir plus vendable, moins indécente, la sobriété gagnait la partie au moins pour le moment mais il ne faut pas se leurrer il n'y a pas de démarche éthique derrière ce phénomène, c'était simplement une manière pour continuer à vendre. J'étais contente, perso, du sobre partout et enfin je pourrais avoir cette armoire parfaite. 

Hier en écrivant le post, je trouvais que mon changement de regard là-dessus était assez dingue, genre  la meuf qui n'a pas de personnalité. 

Et puis j'ai analysé cela sous le prisme du phénomène de mode. Ca fait 4 ans que je m'interroge là-dessus et je crois que j'en ai marre c'est tout. 
Ajoutons à cela un certain snobisme, que je ne nie pas, la sobriété, les apparts "propres", le phénomène capsule, se sont sûrement trop généralisés à tout le monde pour que je les trouve encore aussi séduisants. En d'autres termes, mon revirement est peut-être tout simplement une lassitude pour une mode qui a fait son temps. Vous en pensez quoi? 
Que certaines et certains continuent à être séduits c'est normal, comme pour toute mode il y a des gens qui restent dedans parce qu'elle leur correspond  tout à fait indépendamment du caractère "mode", ils l'aiment tout court. 
Dans mes goûts propres, spécifiquement en mode, ça ne bougera pas, ils étaient ceux-là avant et pour tout vous dire j'ai hâte que les gens remballent leurs Stan Smith pour que je puisse reporter les miennes au-delà du phénomène (il s'est nettement atténué, je suis pour le moment la ringarde qui porte encore ses Stan Smith vivement que plus personne n'en porte qu'on passe enfin à autre chose... Marie aka la conasse). 

Donc, et je pense que c'est une piste intéressante, si le phénomène commence un peu à décliner (certains de vos commentaires confirmant cette pensée, celles et ceux revenus de leur garde-robe idéale et autre Dominque Loreau. C'est d'ailleurs intéressant que vous ayez pointé le caractère moralisateur de L'art de la simplicité ) c'est tout simplement parce qu'il commence à être passé de mode. Instagram et Pinterest ont tellement démocratisé cela qu'il aurait été difficile de ne jamais se lasser, non? 

Vous en pensez quoi de cette piste? 

Bisous et à demain (oui on est dans une période la meuf elle poste) 



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26.5.15

RANGÉ?

La magie du rangement

J'ai acheté le bouquin de la photo, La magie du rangement de Marie Kondo. C'est une nana qui nous apprend comment ranger et qui dit qu'un bon rangement, une élimination efficace des objets signifie, d'une manière ou d'une autre, un changement de vie. Ouais carrément, tu plies tes pulls et bim "premier jour du reste de ta vie".

On a beaucoup entendu parlé de ce bouquin... Enfin beaucoup si tu t'intéresses aux trucs qui aident à y voir plus clair, à ranger bien, mieux, à faire du tri et à aspirer à un environnement épuré.

Moi quoi. Enfin entre autres parce que ce truc est très très à la mode quand même.
Les armoires deviennent minimales, les décorations blanches et boisées sans rien qui dépasse, les objets se raréfient et les environnement se veulent à la hauteur de ce que l'on veut pour nous, impeccables, tout parfaits (c'est pire que flagrant sur Pinterest).

Alors j'ai bien conscience que le post qui va suivre va être un peu étrange rapport que je soule tout le monde (sur ce blog aussi) avec mes conneries de rangement, de tri, de feng shui aseptisé mais je me demande si je ne commence pas à voir la limite du processus, enfin quand je dis limite je dis surtout "incohérence".


Je commande le bouquin, il arrive chez moi et je commence à le lire, et je trouve ça chiant, mais chiant. Tellement chiant que je me demande ce que j'ai foutu pour en arriver là? Et si toutes ces réflexions autour de la simplicité n'étaient finalement pas complètement vaines?

Prenons l'exemple du rangement? À quoi ça sert de bien ranger? Non dans le fond je veux dire...

Si tu me prends comme exemple, je suis la bordélique incarnée. J'ai des tas d'affaires, des bibelots qu'on s'en fout, des anciens mots d'amour, des photos en veux-tu en voilà, des trucs qui trainent.

Où que j'aille, en moins de 10 minutes, j'ai tout étalé. C'est comme une sorte de nature presque, je ne peux pas m'empêcher de le faire, sauf si je me contrôle, sauf si je ne vais pas vers mon instinct premier, parce que depuis que je suis née, je trouve ça bien relou de ranger, plus relou que d'être dans un environnement bancal et surchargé en tous cas.
Alors parfois c'est bien quand les choses sont rangées mais en vrai, on s'en tamponne le coquillard les fois où ça l'est pas?
Par exemple je vous l'ai déjà dit, je m'en fous de la décoration, chez moi c'est toujours moitié moche dans les critères du beau actuel (et pas que) y a des trucs collés au mur, des post-it délavés avec des mots d'amour, des photos, des bouts de laine, j'y vois comme une extension de moi et y a pas à dire, je crois que je suis pas une fille bois et murs blancs, j'ai très mauvais goût. Mais c'est mon goût, aller contre ce truc me gêne de plus en plus, c'est comme s'il y avait un petit dressage que je devais effectuer et pour devenir une rangeuse efficace je sais pas si j'ai envie de me dresser.


J'ai porté un regard très dur sur ma tendance "bordel", estimant que c'était mauvais d'avoir un environnement encombré? (L'est-ce vraiment?) que ça empêchait d'y voir clair et que pire, ça dénotait une forme de négligence à l'égard de soi.
Mais est-ce vrai?
Est-ce que vivre dans une forme de bordel ne peut pas aller de paire avec "créativité", "bien-être" et compagnie?
Il y a quand même un côté "c'est mieux d'être dans le rang" avec ses principes de rangement, non?

Pour les armoires minimales, je suis aussi de plus en plus dubitative sur les effets.
Si j'ai voulu simplifier mon armoire c'était pour arrêter de mettre plus d'importance dans les sapes que ça doit normalement en avoir. C'était ma motivation première et ça le reste, c'est pour ça que je le fais.
Mais quand j'observe les réflexions autour du minimalisme, de l'armoire idéale, je suis frappée de voir que la préoccupation autour des vêtements ne faiblit pas, elle prend simplement une autre forme, on se dit qu'on veut acheter moins mais mieux, plus beau mais jamais qu'on veut arrêter d'acheter tout court et faire avec ce que l'on a.
Et si problème il y'a dans la consommation, il ne se règle finalement pas vraiment, il prend une forme nouvelle, plus belle, c'est tout.
On reste toujours en quête en quelque sorte, on ne sort pas de l'esprit préoccupé par la mode.
Acheter mieux prend autant de temps.
Le système est limité, ce qui est présenté comme un "anti-système" est le même système, dans une forme plus élégante c'est tout. On achète un pull cher plutôt que tout un tas de cochonneries ("cochonnerie" mot à réhabiliter d'urgence), mais c'est du pareil au même.
Les beaux vêtements sont juste une manière d'avoir l'impression de mieux "se traiter", mais ils restent centraux. Après ça peut évidement être un parti pris, on peut vouloir mieux se fringuer pour tout un tas de raisons, dans le cas présent je développais la réflexion autour de l'idée de l'achat compulsif, ce qui est une toute petite partie du phénomène et qui ne concerne pas tout le monde.


Je voulais avoir votre avis là-dessus, ce bouquin que j'ai à peine entamé m'a donné l'étrange impression que toutes ces choses étaient bizarres et que dans le fond, je n'étais pas sûre de vouloir un environnement si net... Parce que je ne sais pas à quoi ces choses servent?

Phrase tirée du Yi Jing "Il faut de la mesure dans tout, même dans la mesure", je l'aime bien, elle donne un éclairage nouveau sur la notion de "contrôle".
Parce que tout ça, ça n'est qu'une histoire de contrôle non?

Bon mon billet est un peu fourre-tout et désorganisé mais c'est de circonstance, j'espère que ça sera au moins lisible.

Je vous embrasse



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22.5.15

ROUTINE CHEVEUX

Salut les copains, j'ai fait une vidéo routine cheveux parce que vous avez été nombreuses à me demander...
Bon là mes cheveux dans la vidéo sont pas au top of the pop (ringos comme expression).
Donc petit selfie des familles pour vous montrer comment ils sont quand ils sont plus en forme...

J'espère que ça vous plaira, je vous love et vous souhaite un très bon week-end.

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✔︎ Shampoing Dop 3 en 1 à l'huile d'olive

✔︎ Après-shampoing Franck Provost expert nutrition beurre de karaté et huile de coco 

✔︎  Soin professionnel Franck Provost ultra nourrissant beurre de karaté et huile de coco 

✔︎ Mythic Oil l'Oréal

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19.5.15

DANS TES YEUX

 robertFrankKISS

Photo de Robert Frank




T'avais la main dans mon cou, il faisait encore un peu jour et je roulais le long de la côte, les fenêtres étaient ouvertes, ça faisait du vent dans nos cheveux, les miens me gênaient, volaient devant mes yeux, l'air était chaud, tu me souriais. Ton sourire imparfait est un éclat mon amour. Nos mains se serraient fort, on se regardait avec toute l'ardeur dont on se sentait capable, demain, on allait devoir se séparer pour quelques jours.

Devant le soleil déclinant, on se promettait des trucs avec nos yeux, peut-être qu'on faisait semblant que les choses allaient bien se passer, que rien n'allait ni s'affadir ni s'oublier. Nos rares mots avaient un goût de future consolation, on n'arrêtait pas de se dire que la suite allait être aussi bien, il n'y avait pas de raison, on s'aimait et on s'aimerait aussi en hiver.
Mais en vrai, on n'en savait rien et au fond de nous, c'est même pas sûr qu'on y croyait vraiment. Peut-être que toi tu y croyais, tu crois nettement plus en la vie à chaque seconde que je serai bien incapable de le faire dans toute une vie. Tu devais y croire mais pas moi, pas ce soir là, j'avais le coeur lourd, plutôt sûre que les belles choses s'essoufflent vite, alors je regardais tes yeux, sentais tes mains, entendais ton rire comme s'ils étaient des flashs exceptionnels dans ma vie, que je devais les graver pour les moments lourds, pour les désespoirs, pour les nuits d'insomnie, pour me souvenir de la grâce, pour savoir ce que c'est de t'aimer et d'être aimé par toi.

C'est ce que je me disais, je me concentrais ce soir là parce que je devais absolument me souvenir de toi avec la plus grande précision, retenir les battements de ton coeur, les pauses que tu mets entre certains mots, tes éclats de rire, la manière dont tu me caresses la nuque, ton odeur, ton goût, ta langue, tes mots d'amour, tes gentillesses, tes profondeurs, tes silences, je ne voulais rien oublier parce que j'étais sûre mon amour que tu étais une exception et que je devais profiter de toi parce que ça ne pouvait pas durer, tu ne pouvais pas durer.

Et le long de cette côte, me semblait être la dernière fois, la dernière fois aussi intense avec toi. Est-ce que ces regards, ce soleil qui se couchait, nos mains l'une dans l'autre suffiraient à nous donner envie de se voir une autre fois?
Si je te serrais si fort la main c'est parce que j'y croyais pas mon amour, et si j'y croyais pas c'est parce que tu es une chance. T'aimer, voir tes yeux dans mon rétro, Woodkid à la radio (tu ne sais toujours pas qui est ce mec, j'en suis sûre) et te sentir à mes côtés étaient, pour moi, d'une intensité inouïe. 
En rentrant chez moi, dans la voiture silencieuse, tu as continué à me regarder, qui peut résister à ces regards-là, j'avais l'impression que si un jour tu devais arrêter de me regarder comme ça, j'allais mourir, je ne pourrais pas survivre à ça, ça serait trop dur que tu ne me regardes plus, à quoi j'allais bien pouvoir servir alors?

 Je te demandais d'arrêter, je simulais la pudeur ou la gêne, mais la vérité c'est que je ne m'étais jamais sentie autant en vie qu'à cet instant, là, dans la voiture, avec toi. Tu ne répondais rien quand je te demandais de tourner la tête ou que je singeais l'irritation en te disant "arrête", tu gardais ton sourire en biais, ralentissais tes caresses dans ma nuque pour les rendre quasiment obscènes, j'aimais cette arrogance tranquille et bienveillante que tu avais déjà avec moi. Tu savais qu'être toi était la meilleure chose que tu pouvais me faire. J'ai cédé, je t'ai laissé ma caresser le cou en silence sans me plaindre, la nuit était tombée, tu posais régulièrement un baiser sur ma main que tu avais enlevée du volant pour quelques secondes et que tu remettais vite, tu me trouvais imprudente en voiture, tu ne voulais pas être responsable d'un accident. 

J'étais bien, si tu savais comme j'étais bien, je n'avais pas peur du monde, ni de l'après, ni de tous ces trucs qui, toujours, me terrorisent, non, ta joie me protégeait, j'étais préservée avec toi, parce qu'avec toi mon amour, en regardant le monde avec tes yeux à toi, tout était beau. 

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13.5.15

TAF / PASSION / PLAISIR

Asbury-05 Joe Maloney

PHOTO JOE MALONEY 



(Et puis à un moment, Snoop a beau être aux confins du ridicule, il revient et ça fait plaisir)

* POST RTT 

Alors comme je vous le disais dans le post précédent, j'avais très envie d'échanger avec vous autour de la notion de travail telle que l'on entend, de ses limites et de ce qu'elle révèle de la conception globale que l'on se fait de nous et de la société dans laquelle on vit.

En fait c'est en entendant parler sur Youtube une petite nana qui abordait les questions de la monétisation et de la professionnalisation des vidéos YT (et conséquemment des hommes, les youtubeurs podcast gagnant pour certains très correctement leur vie) que j'ai eu envie de reparler de ça.
Comme cela s'est passé il y a quelques années pour les blogs, Youtube est devenu pour certaines et certains un travail à part entière.
Et c'est vrai que si vous regardez des vidéos beauté ou autres, on entend de plus en plus de youtubeurs annoncer qu'ils en vivent, qu'ils arrêtent leurs études, leur taff et qu'ils se jettent dans le grand bain.

La blogosphère beauté ayant un coeur de cible plutôt jeune (pas que mais j'ai cru comprendre que plutôt quand même), entendre une jeune fille d'une vingtaine d'années dire face caméra qu'elle arrête ses études pour faire des vidéos puisqu'elle en vit suffisamment, inquiète certaines et certains qui y voient déjà un mauvais exemple pour la jeunesse (je passe volontairement sur le caractère "genré", caricatural girly, de ces vidéos qui est discutable, mais vu que ce n'est pas le propos, on va faire comme si de rien n'était).

Youtube n'est, pour eux, pas un vrai travail. Ca les met même très très en colère, ils insultent, jugent, s'insurgent, réclament de l'argent aux youtubeurs s'estimant être les seuls responsables du succès de ceux-ci, bref, ils sont super vener.

Comme ça a été le cas au moment où la blogosphère a basculé pour certaines et certains dans une professionnalisation, une partie du lectorat se sent abusé.

De mon côté, la chose que je trouve la plus regrettable dans ce système de monétisation (comme pour les blogs d'ailleurs) c'est que la seule source de revenus soit, d'une manière ou d'une autre, de près ou de loin, liée à la publicité (mais ça ne va pas du tout être le sujet de ce post, j'en parle pour qu'on puisse passer à autre chose, au vrai sujet).
Ca me gêne également, je n'y trouve rien de particulier à en redire et n'ai pas d'alternative à proposer à ça mais ça rend forcément la trame générale et le propos plus biaisés, moins spontané et moins vrai.
Youtube est allé encore plus loin que les blogs, le rapport aux marques y est tout à fait décomplexé. Bien sûr que la presse féminine ne fait pas mieux sous couvert d'une meilleure professionnalisation voire d'une éthique, mais c'est tout de même dommage que finalement, l'argent, aussi dans le domaine de l'intime et du singulier ait gagné aussi vite.
Ca je trouve ça malencontreux, pas parce que ça appauvrit le propos (certains blogs ou certaines vidéos étant de très bonne facture malgré cela) mais parce que ça définit un mode de fonctionnement.
Faire cela c'est accepté avec docilité les règles du jeu dont nous sommes "victimes" et c'est effectivement plus pernicieux lorsque le discours est dit par une personne pour laquelle nous avons une certaine sympathie.

Mais ce système n'ayant pour le moment pas trouvé d'alternative, il est compliqué d'avoir du contenu de qualité et de la régularité sans contrepartie. Au même titre que regarder du streaming doit forcément être précédé de fenêtres qui s'ouvrent les unes derrière les autres... On a rien sans rien.
Produire ces choses (blogs, vidéos...) prennent du temps, tentez une fois, vous verrez.
Même si ça ne vous parait rien, ce n'est pas rien. Alors il doit forcément exister d'autres solutions mais la pub restant clairement la plus lucrative, on en est toujours là.

Voilà, ça c'est fait, on peut passer à la teneur réelle de ce billet.

Ce que je trouve d'abord intéressant dans ces propos, c'est l'idée que, sous couvert d'un sens moral et d'une certaine idée de la responsabilisation à échelle globale, certaines personnes semblent nous dire qu'elles savent ce qu'est le travail, qu'elles savent ce que les gens doivent faire pour gagner dignement leur vie et visiblement, pour elles les vidéos et les blogs ne sont pas assez dignes. C'est elles qui décident.

Ce a quoi on assiste c'est la professionnalisation d'une passion, ni plus ni moins.
Quelqu'un fait quelque chose qu'il aime, il y prend goût, il construit une communauté, du contenu, augmente son rendement, commence à gagner de l'argent, achète du matériel pour produire du contenu de meilleure qualité, il acquiert des compétences, les abonnés (ou lecteurs) augmentent et ce qui était une passion devient possiblement un travail.

Sauf que le travail c'est chiant, en tous cas c'est ce qu'on a tous plus ou moins entendu depuis toujours.
Ca courbe, ça prend du temps, c'est difficile, c'est pas pour s'amuser, ça coûte, on attend les vacances, on souffle le weekend, on est déprimé le dimanche soir, on doit accepter, ronger son frein, se lever le matin, être fatigué pour pouvoir subvenir à nos besoins les plus élémentaires.

Je ne vais pas vous refaire le topo autour de l'étymologie du mot travail mais dés le début on sent qu'on va pas se marrer (tripalium, instrument de torture antique," whoouuuu la fête, disco night où t'as rangé la téquila qu'on rigole!").

" Profite tant que t'es à l'école, après ça se gâte, alors profite mon enfant!"
"Fais des études longues comme ça tu auras du travail, un bien meilleur que le mien" (tes parents qui n'ont pas le bac à toi bac + 5, la suite on la connaît)
"Travaille, cotise"
Ta mère, ton père, ta tante "putain j'ai envie d'aller de bosser comme de me jeter à l'eau". 

J'ai rapidement compris que la conception du travail, comme activité rémunératrice à base de "je te donne mon temps et mes compétences et toi, en contrepartie tu me donnes de l'oseille" était une valeur tout à fait subjective.

D'un côté les gens qui aiment leur travail et de l'autre ceux qui ne l'aiment pas, ce qui explique les discours cacophoniques sur la question, les gens ne parlent pas forcément de la même chose.
Il y a bien des nuances là-dedans, notre travail des fois on l'aime d'autres moins, parfois c'est dur, d'autres fois excitant, on s'y ennuie et à d'autres moments on s'y amuse, il nous épanouit mais à d'autres occasions on se demande ce qu'on fout là, mais si on devait être un peu caricatural, on dirait qu'il existe deux catégories de travailleurs, ceux heureux de se lever le matin pour aller travailler et les autres.
C'est simpliste je sais mais on fera dans la subtilité dans un autre billet quand on aura dégagé le plus gros.

Le discours autour de la conception du travail est donc déjà biaisé, de quoi parle -t-on?

C'est bien sûr très lié à l'éducation que l'on a reçue. Nos parents avaient-ils un travail dur? Kiffaient-ils? Étaient-ils épanouis? Ou au contraire était-ce très difficile pour eux?

La nature du travail importe peu je crois.
Mon papi a été ouvrier tout de sa vie, à la chaîne, une usine qui fabriquait des pièces de tracteur rachetée depuis par une entreprise chinoise. Il a toujours aimé son travail, il aimait se lever, était enthousiaste de retrouver ses collègues, il s'y sentait valorisé, était syndiqué (le groupe solidaire, cette valeur diminuante dans le monde du travail actuel qui pourtant tenait l'individu dans une certaine forme de bien-être), il était apprécié et était fier de faire partie de cette entreprise.
Sa valeur intrinsèque étant dominée, comme beaucoup de gens de sa génération, par son travail, il a vécu sa retraite comme un drame personnel, l'intuition d'entrer dans l'ère de l'inutilité. Qui était-il sans son travail?
Pour mon papi, on est rien sans travail, un travail sérieux, difficile, le reste, il ne ne comprend même pas ce que ça veut dire.

Pour mon papi, même s'il ignore ce que c'est, un youtubeur qui gagne sa vie en faisant des guignolades devant sa caméra, ça n'a aucun sens. Ce n'est pas un vrai un travail, question de génération.

Si vous avez en tête, comme mon papi, qu'un travail ça doit coûter vraiment, que ça doit être dur et que c'est ça qui lui donne sa vraie définition, j'imagine qu'effectivement ça doit être difficile pour vous de voir quelqu'un vivre d'une passion quelle qu'elle soit.
Mais ce n'est peut-être pas la personne que vous blâmez qui doit remettre en question son système, travailler dans quelque chose que l'on aime pour gagner sa vie ne peut pas être un mal, il ne peut être que le contraire, et si vous pensez que c'est injuste, c'est que vous-mêmes vous n'êtes peut-être pas à la bonne place et que vous enviez, d'une manière ou autre (et c'est bien normal) cette position ô combien enviable de travailler pour quelque chose que l'on aime, pour quelque chose qui a de la valeur pour nous.

On peut tout à fait remettre en question le système de monétisation, de la pub et des autres trucs mais le système même d'aimer profondément son travail et de s'y épanouir ne peut pas être remis en question, je n'arrive, en tous cas, pas y voir sous quel prétexte et pense au contraire que l'utilisation du caractère "moralement" discutable des vidéos n'est qu'un prétexte pour laisser parler "notre côté obscur" parce que ce qui emmerde profondément c'est que certaines personnes kiffent alors que moi (au sens général du terme) je kiffe pas du tout...

Ce qui doit sûrement se cacher derrière ce type de pensée, je me trompe peut-être mais je n'arrive pas à y voir autre chose, c'est le phénomène de l'envie.
Pourquoi prendrait-elle du plaisir à gagner plus d'argent que moi alors que moi je me galère?

Ces questions me passionnent et la déconstruction autour de la notion de travail est très intéressante à creuser.

Volume 1 mais là ça commence à faire trop long.
J'aimerais comme toujours avoir vos avis, vos fulgurances, vos modérations aussi sur la question.

Love bisous.


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12.5.15

MACÉDOINE DE PRINTEMPS FRAÎCHE ET ENJOUÉE COMME UN ABRICOT

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Salut les copains, ça va ou quoi? Ca glande bien en ce mois de mai bien foutu pour faire le pont?

Je reviens avec une petite macédoine des familles, ça fait longtemps!

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 Photo tirée du blog de Marline, Lemon coco

✔︎ Je ne crois jamais vous avoir parlé du blog Lemon coco  alors que je l'aime beaucoup.

Pour celles et ceux qui sont intéressés par les démarches minimalistes, les routines less is more,  ce blog devrait clairement vous parler.
Les posts où Marline déconstruit son désir autour de certaines marques (Aesop par exemple) sont très pertinents et permettent d'y voir plus clair dans les constructions que les marques font et développent.
Porter un intérêt aux marques qu'on estime moins mainstream, plus confidentielles, de meilleur goût, nous donne parfois l'impression d'être au-dessus des cibles marketing, d'être moins l'objet de ce genre de choses. Comme si on choisissait le goût plutôt que l'achat.
C'est une vraie réussite pour plusieurs marques, faire croire que l'on achète un modèle de vie de bon goût.
Lire ce post m'a vachement aidé à y voir plus clair derrière mes propres envies.
Aesop est un bon exemple de marque, je n'ai jamais rien essayé de chez eux, à peine senti un pot une fois chez quelqu'un, et c'est vrai que ça sentait bon. Comme la marque est utilisée par de gens que j'aime bien et dont les avis m'importent, j'y suis sensible. Et j'y suis sensible avant même de la connaître, ce qui est quand même un monde, c'est pas normal, et Marline décompose bien ce désir là.
(Autre exemple dans mon cas, la marque de parfum Byredo. J'ai envie d'avoir un parfum de cette marque sans n'avoir jamais rien senti de chez eux. Pourtant qu'il y a t-il de plus immatériel que le parfum, la seule chose qui importe c'est bien ce qu'il sent alors pourquoi avoir envie d'acheter quelque chose dont je ne sais rien de son utilisation première? Par snobisme d'abord (et oui...) mais également parce que les  gens qui représentent la marque font bien le taff, ils m'ont donné l'impression d'être le coeur de cible. Parfum de niche, un peu rare mais pas trop, beau flacon, chic, épuré.)

 Il y a d'autres posts que j'ai trouvés absolument passionnants aussi (notamment celui sur la question du travaildonc je vous conseille vivement d'aller y jeter un oeil.

✔︎ Je pense que je vous ai déjà parlé du groupe CunninLynguists (en toute simplicité, un nom bien cul pour annoncer la couleur) que j'aime beaucoup, qui ne fait plus rien depuis longtemps, mais ça fait toujours plaisir c'est pas grave!




✔︎ En regardant le Facebook de Timai, j'ai découvert le dernier morceau de Willow Smith,
F Q-C #7 (ouais le nom est chelou). Le morceau est cool mais y a surtout un truc que j'ai trouvé particulièrement bien, c'est l'attitude générale de Willow dedans. A 15 ans, elle y apparait comme forte, ne minaude pas (ce qui est si rare que ça mérite d'être souligné), son attitude détonne vachement des autres teenagers qui chantent. Elle est normale et Dieu que ça fait du bien.
Make-up cool, le clip m'a vaguement fait penser à celui de The Internet, Dontcha et j'ai bien aimé.


Ouais très très vaguement mais je vois toujours The internet ou Frank Ocean où que je regarde.

 

✔︎ J'ai regardé 2 nouvelles séries qui m'ont plues et ça fait longtemps qu'on a pas parlé séries.

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La première c'est The Affair, série américaine qui s'intéresse à une relation extra-conjugale et aux conséquences qu'elle a sur deux familles.

L'intérêt principal de cette série c'est qu'elle est construite sur une double narration, d'un côté celle de la femme, Alison jouée par Ruth Wilson ( Alice Morgan, la psychopathe dans Luther qui trouve ici un contre-emploi vraiment chouette... Enfin mieux que chouette vu qu'elle a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice cette année pour le rôle d'Alison) et de l'autre celle de l'homme, Noah joué par Dominic West aka McNulty dans The Wire.
Indépendamment de l'histoire, qui est une enquête policière à flashback / interrogatoires (un peu à la True Detective) et qui en soi intéressante, la double narration s'intéresse aux souvenirs, à leur valeur, à ce qu'ils disent de la réalité, à leur subjectivité, à ce que chacun garde de ce qui s'est passé.
Dans le première épisode, lorsque Noah se remémore sa rencontre avec Alison, il se souvient d'elle comme une créature, belle, sexy, cheveux détachés alors que lorsque l'on voit la rencontre du point d'Alison, on voit à quel point elle se vit différemment. Queue de cheval, petite mine, rien de sexy.
Cette alternance de point de vue sur des éléments semblables (mais pas que) est très étrange à regarder et finalement très instructive. La série réussit bien à mettre en image cette idée que le monde n'est que l'image que l'on s'en fait.
J'ai vachement aimé cette série, c'est très beau, contemplatif, triste, sexy, le mari d'Alison, Cole est joué par Joshua Jackson (aka Pacey dans Dawson) et ça, ça fait plaisir aussi.



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La deuxième c'est The Fall, une série britannique.
The Fall est une enquête policière où le service de police d'Irlande du nord fait appel à un superintendant, Stella Gibson jouée par Gillian Anderson, pour reconsidérer une enquête.
Elle penche rapidement pour un tueur en série, a raison et va rester à Dublin pour diriger l'enquête.
Le tueur en série, que l'on suivra aussi dans une double narration, s'appelle Paul Spector et est joué par Jamie Dornan (Christian Grey dans le navet érotico-déviant, 50 nuances de grey).
The Fall n'est pas une série légère, ça rigole clairement pas tous les jours, c'est relativement glauque (mais je suis une grosse chochotte donc bon c'est à vous de vous faire une idée) mais deux points ont particulièrement retenus mon attention.
Encore une fois, on est face à un tueur méga glauque mais méga bonasse. Et comme souvent ça créé un sentiment tout bizarre en nous... Bon a déjà abordé cette problématique donc je conclus.
Et le deuxième point et pas des moindres, c'est le personnage de Stella. Stella est ultra badass, super bonasse aussi, sexualité ultra libérée, brillante, féministe radicale (je projette mais c'est l'idée que je m'en fais) et voir un personnage comme elle n'est pas chose courante.
Vraiment, je vous conseille vivement.

Allez bisous et bonne journée les copains 

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5.5.15

COURSE / TIBIA / VITAMINE D (TITRE PÉTÉ MAIS J'AI RIEN TROUVÉ DE MIEUX)

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Je cours maintenant depuis plus d'un an de manière relativement assidue. Tu vas me dire comme tout le monde vu que ce truc est très, très, très à la mode.

Je vous ai déjà raconté plusieurs fois que j'avais eu (et ai encore parfois) des difficultés à courir, notamment à cause de certaines douleurs.
La vérité c'est que d'abord je courrais à un rythme trop élevé pour mon niveau, grave erreur, ça démotive et on le fait en se sentant nulle (je vais y revenir dans un autre post, parce que y a quand même encore à dire) et surtout que  j'avais une grave carence.

Depuis que je cours, j'ai mal aux tibias. Au départ je me disais que c'était des petits muscles qui, en se formant, créaient des douleurs. Mais je trouvais ça chelou malgré tout parce que quand j'étais chaude (des muscles, rien d'obscène) les douleurs ne disparaissaient pas. Un muscle chaud n'est plus douloureux mais là, à chaque foulée j'avais toujours mal. Difficile de prendre du plaisir comme ça...

J'en parle à mon médecin généraliste qui n'y voit trop rien d'anormal, il me demande ma fréquence d'entrainement, la durée et table plutôt sur une habituation du corps, il lui faut du temps, donc certaines douleurs peuvent être persistantes... Admettons... Sauf que, un an plus tard, j'avais toujours les mêmes douleurs et courir me coûtait vachement. Toujours, à chaque foulée, j'avais mal. La douleur se déplaçait, j'avais déjà vu un podologue et la perspective d'une jambe beaucoup plus longue que l'autre était éloignée... Je sentais que c'était à l'os que j'avais mal, ce qui était une sensation étrange et qui me paraissait peu probable. Peut-on avoir mal à l'os?

J'en reparle à mon médecin et il ne semble toujours pas plus inquiet que ça. Malgré son ton rassurant,  je sais que c'est pas normal et même si mes tibias sont fatigués de la pratique intense du basket c'est quand même bizarre cette histoire.
Je décide d'aller voir un médecin du sport, il sera plus à même d'évaluer mon problème.

Le mec est chouette, il est osthéo et médecin nutritionniste aussi, j'arrive dans son cabinet, il regarde mes tibias, les fait bouger.
Il me dit qu'on va faire une radio pour enlever le doute autour d'une periostite ou d'un cancer (putain malheureux qu'est-ce qu'il a pas dit là) mais aux deux tibias il ne croit ni en la possibilité de l'un ni en la probabilité de l'autre.
Il me dit qu'il penche pour une carence mais ne me précise rien, on fera le point après les radios et les analyses.

Radios, rien de particulier, en revanche la prise de sang révèle une grande carence en vitamine D.
On est beaucoup à être carencé en Vitamine D (genre 80 %) mais je suis à un niveau de vitamine D très très bas.
Dans mon cas je suis quasi à sec, mon médecin me précise qu'on ne voit plus de gens comme moi et qu'il faut sérieusement s'en occuper.
On part donc sur traitement de cheval, grosse ampoule tout de suite +  traitement toutes les semaines (dose de dingue encore quand je regarde la posologie normale et ce que je dois prendre, taquet 5 gouttes par jour et j'en prends 70 par semaine) + il me somme de me mettre tous les jours aux soleil, 15 minute, sans la moindre protection. Après je me protège mais seulement après puisque les crèmes qui protègent des rayons ne permettent pas de fixer la vitamine D.

Je tombe des nues, il savait que ma carence en vitamine D était à l'origine de mon problème, il savait que ces symptômes révélaient ce manque.
J'avais plusieurs problèmes dentaires dont la carence est peut-être aussi à l'origine.

Je trouvais ça intéressant d'en parler parce que, même si vous n'êtes pas au même niveau de carence que le mien, il peut-être intéressant de faire un point là-dessus.

Alors que le discours autour de l'exposition au soleil a bien fonctionné chez la plupart d'entre nous, entendre un toubib me demander de faire tout le contraire de ce que tout le monde dit toujours ça m'a vachement interloquée.

Bref, je dois refaire des analyses sanguines pour voir comment les choses évoluent mais mes douleurs commencent à s'atténuer. C'est évidement pas miraculeux, il m'a bien expliqué que ça mettait un mois ou deux à rentrer dans l'ordre mais j'ai bien fait d'insister.

Même si mon médecin ne voyait rien d'anormal, je savais qu'un truc n'allait pas dans ces douleurs.

Depuis je me mets au soleil ce quart d'heure réglementaire (et quand il fait beau), sans la moindre culpabilité et c'est plutôt cool.
Y a même une nuit où j'ai rêvé que je courrais sans avoir mal, c'était trop bien...

Bisous bonne journée



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