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30.9.14

SAINT LAURENT

ulliel ysl



(J'ai vachement écouté ce son cet été même s'il est plus vieux que ça)

J'ai enfin vu Saint-Laurent de Bertrand Bonello.

Comme beaucoup, en début d'année, j'étais allée voir le premier (chronologiquement) film sorti sur la vie de Yves Saint-Laurent, réalisé par Jalil Lespert avec Pierre Niney dans le rôle titre.

J'en étais sortie un peu blasée, m'étais plutôt ennuyée, trouvant le film facile, court et puis, même si je ne connaissais pas vraiment la vie de Saint-Laurent, il m'avait semblé caricatural. Le dévoué Bergé incarné par Gallienne je n'y avais pas vraiment cru. Les choses n'avaient pas pu être aussi "simples" que ce qui nous était montré.
Le film m'avait fait l'impression d'être une succession de louanges à la gloire du dévouement de Bergé.
Bref, bof. Ajoutons à cela une promo tellement premier degré (de Gallienne notamment) et j'étais déjà moitié énervée (les vrais combats ;-))

J'attendais beaucoup du film de Bonello dont je n'avais strictement rien vu (même pas L'Apollonide c'est dire) et qui avait fait une très forte impression à Cannes cette année.

Et comme entre temps, j'avais lu le bouquin de Alicia Drake, Beautiful people (que je ne saurai que vous conseiller une nouvelle fois, c'est vraiment bien), retraçant les trajectoires de vie personnelle et professionnelle de Saint-Laurent et de Lagerfeld avec, dans chacune d'elle, le fascinant Jacques de Bascher électron libre, fascinant et liant, je me sentais fin prête.

Je suis donc arrivée devant le film de Bonello un peu moins néophyte mais finalement ça n'avait pas tellement d'importance.

Si vous voulez voir un "vrai" biopic sur Saint-Laurent, quelque chose dans l'ordre, avec de vrais éléments de vie, une trame, une "explication", le film de Bonello n'est pas la meilleure des idées.

Le film de Jaspert est nettement plus factuel, la narration y est plus claire et surtout le propos, même s'il est fait sous le prisme de Bergé, parle complètement de la vie d'Yves Saint-Laurent (de manière transversale et partiale mais tout de même).

Celui de Bonello m'a fait l'effet de ne pas tout à fait parler du créateur, au mieux il était un prétexte pour un sujet bien plus grand que ça. Peut-être la création et ce qu'elle coûte...

J'y suis allée avec Yassine qui est parti au bout de 45 minutes après m'avoir demandé "c'est quand que le film commence?"
Et de son point de vue il n'avait pas tout fait tort.

Mais moi, j'ai été aspiré par ce film.
J'y suis allée tout acquise à sa cause c'est vrai, peut-être même que ça m'a rendu modérément objective malgré tout, 5 jours plus tard, il reste encore très imprégné dans mon esprit.
Je ne vais pas vous mentir, il m'a décontenancée, c'est un film surprenant et même si j'avais lu des mots comme "expérience", "création" pour le qualifier, je ne pensais pas qu'il aurait été aussi peu "commercial".

D'abord c'est long. Un film qui dure 2h30 c'est déjà quelque chose.
C'est peu bavard. Plutôt contemplatif. Certaines scènes sont très longues (plus de 7 minutes).
La narration, d'abord chronologique presque classique, se fait chahuter, aux 2/3 du film pour se transformer en une forme d'errance au coeur du processus créatif. J'ai lu une interview où Bonello expliquait qu'après avoir vu la version de Lespert, s'était senti décomplexé à l'idée de ne pas raconter les choses comme elles "s'étaient vraiment passées", le souci du réalisme en moins.
C'est évidemment très beau.
C'est assez juste que certains seconds rôles sont un peu tièdes, mais la caméra est tant fixée sur Saint-Laurent que les autres (Jacques de Bascher aka Louis Garrel excepté. Mais vu que je ne suis objective ni pour Garrel ni pour De Bascher imagine dans quel état d'excitation j'étais) sont en retrait. Dans le cas de la relation Bergé /Saint-Laurent s'en est même étrange tant leur relation est quasi reléguée au second plan...

Mais s'il faut comparer, le film est très clairement à un autre niveau que celui de Lespert. C'est beau, grand et même si tu t'en tamponnes le coquillard de la mode et de ses tergiversions, tu peux tout à fait être emporté.

Et maintenant ça m'a donné envie de voir du Visconti (j'ai rien vu de Visconti)...

À demain.



(ça gigote en boîte de nuit Jacques)


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29.9.14

DORS BIEN X ARABESQUE 1 DEBUSSY


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FUT-IL UN BLOG MODE? (PAS TOUT À FAIT SÛRE DE LA GRAMMAIRE DE CETTE PHRASE, MAIS C'EST MON BLOG, J'FAIS CE QUE JE VEUX!)

Kate Moss in W (2003)

( Photo de Bruce Weber pour W Magazine)


C'est en lisant l'article de Lise, Fin de cycle pour la mode que j'ai eu envie de refaire un post sur la mode.
Je ne vous parle plus de vêtements, c'est vrai, mais lire son billet a répondu à certaines questions que je me posais sur mon rapport « évolutif » aux vêtements et je voulais aborder cela avec vous.

Au tout début de ce blog, si certains ne le savent pas, je ne parlais que de mode, c'était l'unique chose qui m'intéressait ici.
D'ailleurs pour tout vous dire, c'était l'une des seules choses qui m'intéressaient vraiment dans le fond (j'imagine que certains doivent trouver cela bien triste et sûrement que ça l'est dans une certaine mesure).

J'avais très envie d'atteindre enfin « ma silhouette » ce truc qui allait ma définir plus clairement.
Et puis, ce monde un peu caché, inaccessible qu'était la mode, ce truc loin de moi, me faisait sincèrement rêver, moi la petite provinciale issue de classe populaire où on ose même pas rentrer dans les magasins où les vêtements sont trop chers, j'étais sous le charme de ces choses qui étaient au-delà de ma caste.

Alors sûrement pour "échapper à ma condition", à ce que je pensais être une vie toute petite, je regardais les créateurs, les sapes hors de prix et voulais avoir les trucs nouveaux avant les autres... Avoir avant les autres c'était très important pour moi.
Encore aujourd'hui je ne sais pas trop pourquoi...
En gros une autre armoire, une autre caste.

Dans mon cas, la problématique autour de mon rapport au shopping était double (je ferai un post dessus parce que je pense qu'il y a à dire):

✔︎ La problématique liée à la classe sociale / l'argent 
✔︎ La problématique féminine / passer de fille à femme / être physiquement femme

J'ai créé le blog pour parler de mode (d'où le nom... et ouais, trait d'esprit).
J'étais donc passionnée par la sape, l'achat, shoppais avec exaltation et n'étais, évidemment, jamais satisfaite de ce que j'avais dans mon armoire. Ni même de mon reflet, les limites du processus se sont rapidement révélées.

Mon attention s'est dirigée vers le vêtement à un moment où j'étais dans une grande fébrilité d'image (pour ne pas dire narcissique) et si je ne trouvais pas de réconfort là-dedans ça n'était pas parce que je m'étais trompée de chemin, non, c'est parce que je n'avais pas encore la bonne sape.
J'étais hyper mal dans ma peau, et le vêtement, au vu de ce que j'entendais, semblait être une réponse légère et rapide à mon problème.

Et puis, petit à petit, j'ai commencé à m'en désintéresser, ce qui a correspondu au moment où j'ai diversifié les sujets sur le blog.
Les pages mode des magazines que je lisais encore ne me faisaient ni chaud ni froid.
Lire des blogs, voir des images en permanence a eu raison de "mon désir".

L'internet a agi en profondeur sur mes préférences et sur ma frénésie.
Je ne pouvais plus suivre les tendances, tout allait si vite qu'on ne savait même plus si telle chose était dépassée ou déjà en train de revenir.
Les blogs ont tant démocratisé le luxe que mes fantasmes de mode (genre le 2.55 de Chanel que je voulais depuis l'adolescence) ont tout simplement cessé de me faire rêver.
Mes fantasmes n'avaient plus de sens à les voir étalés comme ça, aussi simplement dans le quotidien de tas de filles aux mêmes "ambitions" stylistiques que moi.

Les sites de Streetstyle avec leurs successions de photos de rédactrices toutes plus classes les unes que les autres, toutes plus minces, toutes plus belles à la lumière de l'objectif de Garance Doré ont continué à installer, plus durablement, ma lassitude.
Je me suis habituée à la mode, je n'avais plus de désir pour elle, elle allait trop vite.
Ca me fait penser à une chanson de Zazie, Slow ( j'aime beaucoup Zazie je ne sais pas si j'en ai déjà parlé ).
L'idée de rareté, de désir qui monte, d'inaccessibilité était le plus grand moteur de mon rapport à la mode, il y avait du charnel là-dedans.

Pour le reste, j'étais finalement, toujours restée cette meuf à jeans / t-shirt / baskets sobres.
Ce qui m'excite beaucoup et encore n'est pas ce qui se renouvelle, il est dans l'idée même de sobriété.
Je n'ai pas tout à fait les moyens (financiers j'entends) de vivre ma sobriété comme je l'aimerais, c'est à dire plus chic, plus rare, mais dans l'idée, que pourrais-je porter d'autres que ce que je porte depuis 5 ans tous les jours? Je ne vois pas, j'aime m'habiller ennuyeux.

Mon blog m'aura appris qu'en mode, que je suis une fille à uniforme, c'est une chose qui me tranquillise et qui, surtout, règle le problème que j'ai avec le choix... Je reviens vous parler de cette dimension très vite.

Love bonne journée... 

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22.9.14

BELLE-ÎLE

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(Très belle chanson de Camélia Jordana. Cette meuf a un truc quand même!)

Je pars à Belle-Ile en Mer 4 jours.
Je suis surexcitée, c'est tout près de chez moi mais je n'y suis encore jamais allée et vu que y en a qui disent que c'est une des plus belles îles du monde (les mecs sont chauds donc), je suis impatiente.
Alors si vous avez des trucs qu'il faut absolument que je vois sinon je meurs dans d'atroces souffrances, n'hésitez pas à me dire, ça serait un timing de merde pour mourir.

Bref, je ne posterai pas mais je vous embrasse quand même avec la langue, la rentrée ne m'aura pas rendue moins gourmande.

PS: Je répondrai à vos commentaires en rentrant, timing de merde de mon côté donc... Désolée.


Bisous smack 


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21.9.14

BOOTY

J.Lo Testino

(J.Lo divine par Testino)

T'as vu Booty, le morceau de J.Lo en duo avec Iggy Azaela?

Au cas où prends 5 minutes...


Tu sais à quel point je ne suis pas réfractaire à la chaudasserie et suis même un pilou agacée par l'idée (largement répandue même chez mes congénères) qui dit qu'une fille qui bouge outrageusement son boule dans un clip ne "se respecte pas".

Tu te souviens peut-être aussi que je suis plutôt sensible au cul de Miss Iggy...
Donc a priori, je pensais me foutre comme de l'an 40 du dernier clip de miss Lopez.

Et je l'ai regardé et... Là, immense gêne.
Elle est toujours aussi dingue de beauté, là rien à redire.
Elle bouge bien, toujours rien à redire.
Après qualitativement, le morceau est plutôt anecdotique et l'objectif du clip semble clairement de donner une crise d'épilepsie à un maximum de personnes... Ce qu'il doit réussir, tant d'images saccadées de boules ça donne le tournis.
C'est pas le parti pris de montrer son cul qui me gêne c'est que dans le cas de Jennifer ça semble être son ultime moyen de vendre face à un semi-échec de son 10ème album (A.K.A.) et à un morceau plutôt nul...

Je n'ai pas d'a priori sur le cul dans la musique. J'ai d'abord été fan de Mylène Farmer qui n'était pas la dernière à se balader les seins à l'air... mais comme chez Farmer c'est dans l'ADN le cul, c'est quasi de l'ordre du parti-pris, ça ne me gêne pas parce qu'elle n'a pas changé son fusil d'épaule en cours de route.
Comme pour Madonna.
Mais quand on se met à être cul parce que c'est vendeur... Genre Lorie au bout du bout du roul' qui tentait de se la jouer mi-espiègle mi-chaudasse en reprenant Les divas du dancing (lol soit dit en passant... personne a dû lui dire parce que se la jouer moite avec ça, c'était tendu de base), là ça craint... Ou Jenifer (la française) qui a tourné un clip dans un peep-show sur une reprise France Gall (Non mais sans déconner, Poupée de cire, poupée de son en mode cochonne, comment s'est monté à son cerveau?)

J'aime pas quand le cul est utilisé par dépit, quand on sait parfaitement que ce que l'on fait ne tient pas la route, qu'on ne vend plus tellement et qu'on se dit qu'on va mettre un boule qui traîne en body, du gloss posé à la cochonne, gigoter n'importe comment mais gourmande et faire sa grosse chaudasse... Sur un malentendu ça va peut-être marcher qu'ils doivent se dire. D'ailleurs ils se disent plutôt bien vu que ça marche.

Là ça craint, quand c'est fait sans aucune autre conviction que le dépit.

C'est ce que j'ai ressenti en regardant le clip de J.Lo.
Elle peut pas compter sur le fond qui est pauvre, qui ne se vend plus tellement alors... ben alors elle bouge son boule... Qu'elle a de fort joli mais c'est pas tellement le propos...



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18.9.14

PRISME ET COMPLEXES MAIS UN PEU PLUS

beyonce



Il y a deux ans et demi j'ai écrit ce post.

J'y parlais du fait que nos complexes n'existent aussi et surtout que si on les perçoit comme tels.
En d'autres termes, si t'es à l'aise avec ce qui est un peu à l'écart de la norme esthétique acceptée, tout le monde s'en fout.

L'exemple que je vous avais donné c'était mes seins. Ils sont petits mais ça n'est pas du tout un souci pour moi, je ne rembourre rien, je suis toujours les seins moitié à l'air tellement je ne suis pas complexée c'est dire.
Et bien j'entends souvent certaines de mes potes se faire chambrer sur la taille de leurs seins alors même qu'ils sont nettement plus gros que les miens (ceci dit, si t'as plus de 8 ans, techniquement, tu gagnes contre moi...) et que je suis à 3 places de canapé de la dite pote...


Après "On ne se moque pas de qui rit de lui-même" dixit Sénèque, elle est aussi là la technique.

Bref, dans ce post j'en arrivais à la conclusion que si on porte un regard neutre, apaisé voire aimant sur nous, on ne dégage peut-être pas cette impression de faille...

J'ai vécu un nouveau truc cet été qui alimente un peu le propos, d'où ce billet.

Fin d'été, un samedi soir je suis à Reims pour fêter le départ de mon copain Théo.
Je sors du travail, fatiguée, mes cheveux ne veulent strictement rien dire les enfoirés, mes habits c'est ni fait ni à faire, débraillée mais mal... Rien ne fait soirée pire tout ressemble à rien!
Pas grave, on va danser en levant le mains au ciel vu qu'on est heureux d'être ensemble.

Un bar place d'Erlon qui fait certains soirs karaoké, mais pas ce soir... Nul.
On commence un peu à boire, le dj qui ne respecte rien met à la suite 4 chansons d'Offspring, on se marre, c'est cool, tant pis si la mine est chiffonnée, c'est pas le propos.

Le dj, sort petit à petit de sa fixette punk commerciale et met, Dieu soit loué, du R&B qui fait plaisir.
Théo et moi on commence à danser, rapport que c'est moite, on chauffe le dancefloor (expression de vieille).

Et là bim, normal, Drunk in love se lance.
Moi excitée, beugle un truc genre "ouais trop bien..." (loquace et pertinente).
Théo sera mon Jay Z je serai sa Beyoncé.
On lève les bras, on se chicane, on se marre, on bouge le boule comme jamais.
Un coup à droite, un coup à gauche, plus la chanson plus je deviens premier degré. Je finis tout ça en me la racontant moite des aisselles...
On a dû finir dans une apothéose où il devait me porter et j'ai dû me cogner un truc. Sexy quoi!

Et là Théo me dit "C'est ouf, tu sais trop comment placer ton corps pour que ça soit beau, j'adore"...
Il était sérieux
-__-
Dans mon débardeur détendu, mon cheveu triste et la mine de ma grand-mère en sortie de trachéobronchite il me dit que je suis jolie (à sa manière mais laisse moi kiffer!).
Non parce qu'il était pas tout seul à le penser, les autres ont acquiescé.
J'ai demandé à Théo "c'est de l'humour?", il m'a répondu circonspect que "non pas du tout"...

Et là, j'ai pensé immédiatement à écrire ce post.
Finalement c'est encore plus "subtil" que mon bête "tu te sens bien les autres te voient bien"... Non, mon pote, y a aussi des trucs qui se dégagent de toi sans que tu le saches.

Les autres ne te vivent pas comme toi tu vis de l'intérieur (on est au taquet de l'introspection égotique avec ce post, je le sais bien... Ne me juge pas!).
Ce qui expliquerait les "t'es belle" de ton mec alors que toi tu te dis que c'est pas possible cette sortie de trachéobronchite qui ne s'arrête jamais.
Ca expliquerait que tu trouves ta mère belle alors qu'elle ne voit que ce qui ne se va pas chez elle.

Un peu comme pour la clope (4 ans en novembre, je vous écrirai un billet pour vous faire un point), on peut dégager de la confiance en soi alors même que de l'intérieur tu te vois comme une petite chose fatiguée qui ressemble à rien... bon des fois tu ressembles vraiment à rien mais là n'est pas le propos, des fois, ce soir par exemple, y avait que moi qui le voyais...

Bisous Smack

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LES ROOTS X MARIAH X LE GAMIN AVEC LA CHAPKA CHELOU X JIMMY FALLON

Désolée pour hier, j'ai encore menti...
Attends je reviens avec du plus consistant, mais je viens de retomber sur cette vidéo que j'avais tellement aimé... Et vu qu'il fait un temps de merde, que c'est jeudi et que je suis fatiguée, il nous fallait du costaud...

Mariah donne tout ce que t'as, je t'aime...


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16.9.14

PETER LINDBERGH X CERNES X RIDES X IMPERFECTIONS

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(J'arrive nettement après la bagarre, mais c'est quand même pas mal Christine and the Queens. Surtout que ça sent bien le R&B et ça, ça me fait plaisir)

Je ménage ma monture en cette rentrée, je poste à un tout petit rythme pour ne pas trop m'essouffler vous noterez.
Merci pour tous vos commentaires sur le post précédent, votre contribution, comme d'habitude, a contribué à épaissir le propos.

J'ai acheté L'album de Reporters sans frontières avec les photos de Peter Lindbergh à l'intérieur la semaine dernière. Celui avec Kate et sa salopette en couverture.

Je n'avais jamais vu les photos de Linbergh ailleurs que sur internet alors ça m'a fait un peu bizarre en les regardant sur papier, on y voyait la peau des gens, des femmes essentiellement.
Et quand je dis qu'on voyait la peau, on voyait le grain, le vrai grain, les plis, les trous, les points noirs, les cernes, beaucoup de cernes, il semble trouver cela joli, des poches, de la beauté, beaucoup et surtout plein d'intensité.

La raison pour laquelle je me suis dit que ça serait pas mal de voir les rides au coin des yeux de Demi Moore ou les points de noirs d'Audrey Tautou c'est que ça me ferait du bien.

Ca doit être de saison, Charlotte et Lise de Tendances de mode ont abordé la question du vieillissement et surtout de la chirurgie il y a quelques jours et je dois dire que c'était pile dans les petites préoccupations de mon nombril du moment.
Les 2 billets sont pertinents mais les commentaires m'ont également fait beaucoup de bien.

J'ai eu 35 ans cet été et ça a été l'un de mes plus beaux anniversaires. Je me suis amusée, j'ai passé du temps seule face à l'océan, je me suis jetée dans les vagues, j'ai dansé sur du Téléphone et du Partenaire particulier, j'ai porté une très grosse couronne de fleurs, j'ai aimé entrer dans cette nouvelle année et j'ai surtout été gâtée...

La rentrée est arrivée avec sa vraie vie, le bronzage s'est un peu barré et d'un coup j'ai été moins enjouée. Mon problème depuis quelques années c'est que quand j'ai mauvaise mine, que je ne suis pas en forme, je ne me dis pas que ça va passer quand j'aurai récupéré, non, je me dis que je suis vieille, que c'est double nul, que la mort est au coin de la rue la conne... Le sens de la mesure comme d'habitude...

Je sais évidemment que ce n'est rien 35 ans, que c'est normal, que je ne peux rien y faire et puis de toutes façons, j'aimerais vivre vieille, genre vraiment, j'ai envie de le faire en me marrant et de le faire surtout avec grâce (la meuf se la raconte, laisse la kiffer).
Et puis je suis gênée de penser à ce genre de conneries alors même que mon corps fonctionne bien, que je suis en forme et que je n'ai clairement pas à me plaindre...

Mais parfois mes complexes (et c'est tenace cette histoire, vieillir ça prend du temps même que des fois ça commence alors même que tu n'as pas fini de grandir... Tant mieux remarquez, qu'est ce qu'on ferait si tout était déjà réglé?) m'empêchent de regarder le verre à moitié plein voire débordant et me donne l'étrange impression qu'il est vide. Complètement vide.

J'avais fait il y'a quelques temps une vidéo (que j'imaginais la première d'une série) où je voulais aborder les manières de bien vieillir loin du discours anti-femmes et surtout monolithique que j'avais l'impression d'entendre partout. Et puis je ne savais pas quoi en faire finalement, peut-être que ça va venir cette année...
En ce qui me concerne, sans que je ne juge, je n'ai pas envie de céder aux sirènes de la chirurgie... J'ai un problème majeur avec ça et surtout je me refuse à penser que c'est la seule option pour que les choses se passent bien et en douceur!
Les choses sont complexes, ambivalentes et j'avais envie qu'on réfléchisse à des armes positives permettant d'aborder ça avec sérénité, un peu et grâce surtout.
De la joliesse et de l'humour dans l'inéluctable.

Les photos de Peter Lindbergh ont eu un impact intéressant sur ma rentrée teintée de cernes, d'herpès et autres joyeusetés.
J'ai vu des femmes très belles mais au naturel donc imparfaites, dans leur âge, qui est parfois le mien pour le moment et je ne me suis pas sentie plus marquée qu'elles.
Je sais on s'en fout, mais à force de voir de la quarantaine très flamboyante tu te dis que l'anormale c'est toi avec ta petite mine et que les rides ne sont que ta réalité... je sais c'est con, mais des fois, t'es moins en forme, donc un peu con et même si tu sais que les images mentent, qu'elles ne sont pas réelles, ton cerveau n'arrive pas, toujours, à s'en détacher... Surtout quand l'herpès est trop gros pour être honnête.

Love et à demain (ouais j'accélère #RohffVoice du post)


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10.9.14

« AH NON, JE NE SUIS PAS FÉMINISTE! »

cher kirkland

Cher qui fait des cabrioles avec ses rollers est quand même vachement kiki ♡__♡ )




( Viens on écoute les Roots )

Après avoir visionné la vidéo d'une fille qui se défendait (encore... ces choses là sont courantes...) d'être féministe (alors même qu'elle semblait se préoccuper de la condition des femmes) j'ai eu vraiment envie d'aborder la question avec vous. Ca risque de se faire en 1000 volets mais on a le temps...

Ca fait 453 fois (la meuf compte) que j'entends des femmes préciser en société ou en tête-à-tête qu'elles ne sont sûrement pas féministes. Après elles (et ils aussi mais là on ne parle pas de ça) précisent que les combats des féministes sont souvent mal ciblés, bourgeois et qu'ils ne traitent que de trucs pas graves (la question du nivellement et de la légitimité des combats à mener est, remarquez, une méthode infaillible pour décrédibiliser un mouvement).

Dans leur bouche le mot "féministe" fait presque gros mot. À les entendre, être féministe ça serait mal.
Je comprenais pas trop leur truc, surtout que je voyais bien que ce discours se généralisait.
Tout se confondait, le contenu et les expressions du contenus. Evidemment on a toutes et tous des sensibilités, des manières d'entendre les choses différentes, mais comment ne pas être sensible à un mouvement qui vise l'égalité totale dont nous serions mes congénères et moi bénéficiaires. Ca n'a pour moi aucun sens et présenter le féminisme et la lutte contre le patriarcat comme un mouvement anti-hommes est d'une grande malhonnêteté intellectuelle.

Je ne sais pas si vous avez vu la promo du film Sous les jupes des filles d'Audrey Dana.
Indépendamment du fait que le film m'a mise super mal à l'aise et que son propos est discutable sa promo était super coton.

Notre Vanessa nationale (que j'aime beaucoup) à 1 minute de la vidéo que je vous mets juste en dessous nous dit "c'est un très beau film de femmes, sur les femmes... absolument pas féministe..".
Au "absolument pas féministe", petite moue boudeuse pour bien marquer sa distance prise avec le propos.
Elle ajoute "C'est un film sur les femmes sous toutes leurs coutures...".
Si tu me demandes, de mon côté  j'espère surtout ne pas être de ce type de couture, sinon ça craint, mais là n'est pas le propos.


Si féministe c'est un gros mot on est quand même pas sorti, tu trouves pas?

Imaginer que qualifier ce film de féministe serait clivant et exclurait une partie des spectateurs me gêne profondément... Ceci dit, bienheureux les spectateurs exclus...

Moi, Marie, j'aimerais être féministe. Sincèrement. Je ne me trouve jamais assez engagée sur la question, par lâcheté probablement mais aussi par paresse ce qui est encore pire...

Si le féminisme est (et c'est ce qu'il est) un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à définir, promouvoir et établir les droits des femmes dans la société civile et dans la sphère privée. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes, alors pourquoi je ne voudrais pas être taxée d'appartenir à ce mouvement.

Vanessa pourquoi bordel?

Tiens un exemple gentillet parmi 1000:

Cet été j'ai bossé aux côtés d'un homme (plus de 60 ans) qui n'était pas du tout mon supérieur hiérarchique, techniquement nous étions sur un pied d'égalité.
Il était plutôt bienveillant à mon égard, sincèrement, mais tout ce qu'il faisait sonnait comme "paternaliste".
Alors bien sûr il y avait cette histoire d'âge entre nous, mais ça n'était pas tout, il me parlait aussi comme ça parce que j'étais une femme. Alors en soi, ça n'était pas grand chose, ni violence, ni agressivité, juste l'impression qu'il me parlait comme à une petite nunuche dont il devait prendre soin... Et cet été, ça m'a gonflé de penser que son paternalisme "tendre" était la meilleure option que je pouvais tirer de cette situation et de nos échanges.

En fait, ce que je voulais surtout vous dire c'est que je veux être féministe, je ne comprends même pas qu'on puisse dire, suggérer que c'est une mauvaise chose. C'est une grande chose de vouloir l'égalité de droits totale, comment on a pu en arriver à faire passer ça comme un truc d'aigreur ou d'anti-hommes, ça n'a aucun sens. Et ça n'a aucun sens que la plupart des filles se disent que si elles se qualifient elles-mêmes de féministes elles seront rejetées, voire plus aimables... Donc désirables... Ca craint sérieux, non? 

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9.9.14

RETOUR

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(Bonne grosse chanson qui sent bien les corps à corps et autres voluptés que j'ai trainée (la chanson) tout l'été avec acharnement) 


 Bon, si tu me lis depuis longtemps tu sais que mes retours post-été sur le blog sont toujours un peu tendus parce que:
1) J'ai le trac... Si je te jure...
2) J'ai l'impression de n'avoir rien à vous raconter.
3) Je ne sais même plus par où commencer. Alors que j'en ai sûrement des trucs à dire!
4) Je me sens nunuche, étrangère par chez moi ce qui est quand même n'importe quoi...

Donc comme chaque année:

1) Je mets des plombes à revenir, faisant traîner l'été plus que de raison... Ce qui donne l'étrange impression que j'en fous pas une à prendre des vacances à rallonge... Alors que c'est juste des vacances de blog... Si je te jure...
2) Je me dis que je veux faire grandir plus mon blog, quitte à y aller autant y aller franchement...
3) Et puis je regarde les gros blogs, beaux, aboutis, belle ligne éditoriale et puis finalement je me dis que non... Ca a l'air dur cette histoire, déjà que je sais même pas monter une vidéo...
4) Donc j'écris un post de retour pour me rassurer et surtout pour relancer la machine. Ouais la machine, carrément!

En revanche ce que je peux te dire c'est que:

1) Je vais bien.
2) Très bien même.
3) J'espère que toi aussi...
4) Et que évidement comme ce n'est qu'un post de remise en jambes, je n'y dis pas grand chose et donc que je reviens demain... La tête de ma mère ♡

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