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26.6.14

MACÉDOINE (MAIS JE NE CROIS PAS T'AVOIR DIT QU'EN FAIT, J'AIME PAS LA MACÉDOINE)

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(Karl par Antonio Lopez... ouais je suis très monomaniaque de la période en ce moment)


Des mois que je n'ai pas fait de macédoine (genre ça manquait :-))

✔︎ Viens, on a besoin de rien, on fait pas les soldes. Qu'est ce qu'on s'en fout d'une nouvelle paire de pompes... Ou d'un énième t-shirt blanc...

✔︎ En attendant que Frank loving Ocean ne ressorte un album (bientôt cette année y en a qui disent), on peut quand même continuer Channel orange jusqu'à l'usure (même si l'usure n'arrive jamais dans mon cas).



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 ✔︎ Le vendredi 4 juillet, au Point Ephémère (à Paris donc) passe le groupe The Internet dont je vous parle souvent (15 balles l'entrée).
Je ne pourrai pas y aller, mais parce que la procuration c'est toujours mieux que rien, allez-y et racontez moi comme c'était bien, comme Syd et Matt ont assuré.
En vous remerciant.
Pour faire le lien, je vous mets le remix (ils en font beaucoup) qu'ils ont fait pour Blue Jeans de Lana Del Rey





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✔︎ J'ai vu quantité de navets ces dernières semaines au cinéma (la comédie française me fait très très mal à mon petit coeur...) mais j'ai aussi vu un film que j'ai fort aimé.

Un peu après la Terre entière, je suis allée voir Maléfique de Robert Stromberg et j'ai adoré.
Je crois les critiques sérieuses sont nettement plus mitigées mais alors de mon côté, ça a été pupilles écarquillées tout du long, coeur qui bat fort, yeux mouillés, mains qui se tordent pendant 1h30.
Ca faisait super longtemps qu'un film ne m'avait pas autant emballé (tout me décevait en ce moment), mais là. C'était hyper bien, hyper grand, hyper beau.
Et autant j'ai une sympathie très relative pour Angelina Jolie, autant là, elle déchire.
Sa beauté est dingue elle joue divinement bien et puis ce film (pourtant produit par Disney) traite de l'ambivalence, des questions éthiques avec autant de simplicité que de profondeur et c'est pas si courant.
Je vous conseille la lecture de cet article dans Slate qui parle de toutes ces choses mieux que moi.
Le générique de fin, sublime reprise de Once upon a dream par Lana Del Rey.




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( Photo The Sartorialist )

✔︎ Cet été sera Clubmaster je sais pas si t'as vu.
Et il sera surtout Clubmaster gros modèle.
Les lunettes sont un immense snobisme chez moi, j'ai plusieurs paires de Ray-Ban depuis plusieurs années (ma première ayant été achetée avec ma première paye l'année de mes 16 ans c'est dire).
Ma préférence ultime sont les Aviator tour doré verres verts mais je suis versatile de la question.
Si je n'en avais qu'une seule paire ça sera elle.
J'ai déjà une paire de Clubmaster depuis 5 ans je crois, mais le petit modèle (49 mm) mais c'est plutôt les grandes qui sont canons, rapport qu'avec mes cheveux, le truc le plus petit sur mon visage s'égare très vite.
Alors je ne sais pas tellement si c'est parce que j'en voulais ou pas, mais j'arrêtais pas d'en voir partout des Clubmaster dans sa version simple mais aussi dans sa version Retrosuperfuture aka Super, plus girly, qui s'appelle la Ilaria (portée très joliment de Lisa mais impossible de retrouver une image). La La Ilaria est une sorte de Clubmaster croisée avec des lunettes de secrétaire un peu salace (suis-je la seule à y voir cet esprit ?)

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✔︎ Et enfin, un morceau que j'ai découvert il y a peu (alors qu'il a 3 ans), grâce à mon ami que j'aime, Karim.
C'est Bernhoft et ça s'appelle C'mon Talk et ça tape.
Alors au nom de l'été et du R&B écoute ce truc si tu ne connais pas tu vas aimer (si t'aimes souvent ce que j'aime).




Bisous smack

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24.6.14

FOOTING ET ACRASIE

Edwige

( Edwige Belmore, aka la meuf qui faisait entrer les gens au Palace )






« Ce que je veux, je ne le fais pas ; ce que je ne veux pas, je le fais. »

Saint Paul

Fin de semaine dernière, je vais faire mon troisième footing de la semaine.
Il fait beau, je sors de l'hôtel où je suis pour essayer de trouver un lieu pratique voire joli pour pouvoir courir agréable.
Il fait chaud, je cours depuis 300 mètres quand je tombe sur un mini-stade. Je crois ne plus avoir couru sur une piste comme ça depuis la 5ème E, alors j'y vais, fais semblant d'être pleine d'entrain pour que ça passe le plus vite possible.

Je suis tout de suite claquée. J'essaie de faire décrocher mon esprit parce que clairement j'ai pas envie.
Je vais pas faire la belle, j'ai très, très rarement envie de courir, ce qui joue en ma faveur, en revanche, c'est que j'ai le sens du devoir.
Je suis capable de faire des choses qui ne sont pas agréables pour moi si peu qu'elles m'apportent des bénéfices.
J'arrive à me raisonner mais cette course est dure... Et puis je sens mon corps. Je le trouve lourd.
J'étais la sportive menue, celle dont le corps ne l'encombrait pas, celle qui ne le sentait même pas, celle qui était tout le temps légère, qui ne sentait pas ses articulations, celle qui volait quoi (j'en fais des caisses, mais tu vois ce que je veux dire).
Je ne savais pas que le corps pouvait être un obstacle.
Alors là, sur la piste, j'ai chaud, je me galère sa race, l'impression que je n'arrive pas à me porter. Je me mets à chouiner. Et vas y que je pleure en pestant que c'est pas juste, que bordel j'en fais des efforts, plus que j'en ai jamais fait (en sport) et pourquoi ça marche pas? Pourquoi je progresse pas?

Ca fait 5 mois que je cours, que je suis persévérante, que je fais de mon mieux, que je baisse pas les bras et putain, j'ai l'impression d'à peine progresser.
Je ne me sens pas mieux dans mes pas, mon corps est lourd toujours (beau comme du Baudelaire ma rime) et ça me soule...
Mais je continue, en pleurant, en pestant, 3 mômes jouent près d'un arbre, à se balancer des pommes de pin, quand je passe à côté d'eux, je fais mine que je suis digne tout de même, faut pas déconner.

Et puis ça passe. je continue à courir, le temps qu'il fallait. Je rentre. Et demande sur Twitter "c'est quand que courir sera agréable?"
Quelqu'un me dit "3 semaines, 1 mois et ça va venir, courage".

Je suis dépitée, pourquoi  c'est toujours profondément relou pour moi?
Ca fait des mois et même si j'ai connu quelques vagues moments de grâce, ça ne ressemble surtout qu'à un putain de labeur ce truc...
Je ne veux pas arrêter mes lamentations ne sont pas une raison suffisante, mais si ça pouvait être cool, ça ferait pas de mal.

Je suis tombée quelques jours plus tard sur un article sur L'acrasie (tu te demandes comment je tombe sur ce genre de choses? ben je les cherche... Bienvenue dans ma tête!)

L'acrasie, c'est le fait d'agir à l'encontre de son meilleur jugement (un truc de philo qu'on pourrait qualifier de "faiblesse de la volonté").

Exemple simple: tu sais que le tabac c'est tout pourri. Tout te le dit, tu le sais profondément mais malgré tout tu continues à fumer. C'est une acrasie.

Ou genre t'es amoureuse du meilleur copain de ton mec, et clairement ça serait sale de succomber.
tu n'as aucune raison de le faire (rationnellement j'entends) mais dominée par tes désirs, tu peux aussi basculer du côté obscur.
C'est aussi manger des cochonneries à longueur de journée tout en sachant que pour vivre en forme, c'est pas le mieux.
L'article distingue deux éléments, ce qui est bon (pour soi par exemple) de ce qui est plaisant.
L'un et l'autre ne vont pas forcément ensemble.
Est bon ce qui est bénéfique. S'entrainer par exemple pour avoir le coeur qui fonctionne bien.
C'est (pour moi en tous cas) nettement moins agréable que de manger des Pim's en matant des séries (Black mirror en ce moment, j'en reparlerai) moitié cul nu sur mon canapé.

C'est donc une réflexion autour du terme, du temps. Ce qui est agréable est court termiste (et possiblement source de désagréments dans le futur) et ce qui est bon voit loin et aura des conséquences positives.

(Si j'ai fait des erreurs d'interprétation, n'hésitez pas à me le dire en commentaire, je ne suis pas susceptible)

Bref, (j'en ai perdu la moitié là), cette course en larmes (mais je suis une chochotte donc je me suis modérément émue de tout ça) a réussi à mettre des impressions sur un truc que je sentais déjà depuis quelques temps. La lecture de ce texte autour de l'acrasie m'a juste permis de mettre des mots dessus.

Je ne cours pas par plaisir.
La course n'est pas pour moi source de plaisir, elle est source de fierté, c'est à ça qu'elle me sert. Je fais quelques chose contre mon plaisir immédiat, je fais un truc à long terme. C'est à ça que ça sert.

Tahu.

Après, c'est peut-être histoire de me rassurer cette histoire de "volonté vs "faiblesse de volonté", alors si t'as des plans, des astuces, pour m'aider à progresser, je prends quand même. On est pas des bêtes.

Bonne journée, bisous snack.


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DORS BIEN


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19.6.14

LES PATINS ROULÉS PAR LOUIS GARREL

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Le hasard a fait que j'ai maté 3 films avec Louis Garrel la semaine dernière:

La jalousie  (de Philippe Garrel) que je voulais voir depuis très longtemps et qui, comme attendu, m'a beaucoup plus.

- Un château en Italie réalisé par son ex-amoureuse, Valéria Bruni Tedeschi.

- Et Actrices, film également de Valéria Bruni Tedeschi sur lequel ils se sont rencontrés et aimés.

Une semaine totale avec Louis que je trouve très... intéressant.
Ok y a un aspect charnel à tout ça, je ne vais pas vous mentir.
Ce mec a un truc, il est pas vraiment beau, mais il a un truc vraiment magnétique.
Et puis autant le regard bovin est un truc ultra rédhibitoire pour moi, autant là, tu le sens bien que quand il regarde il a plein de trucs à dire Louis.

Cette longue introduction pour vous montrer un baiser. Le premier entre Eric ( Louis Garrel donc ) et Marcelline ( Valéria ) dans Actrices.

Je m'attendais pas à autant d'intensité, je me suis fait surprendre.

Ceux et celles qui me suivent sur Instagram l'ont déjà vu, désolée pour la répétition, mais la séquence est plus longue, il y'a les 3 phrases finales d'Eric à Marcelline. 3 phrases qui valent le coup.




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17.6.14

SOLITUDE

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(Jerry Hall par Antonio Lopez)





«J’ai été con, ça aurait dû, pourtant, me mettre la puce à l’oreille cette fille de plus de 30 ans qui était célibataire».


Il pleuvait, on était sur son balcon, c’était novembre, un temps et une lumière dégueulasses. Il me disait tout ça un peu gêné, mais avait tenu à raconter « ce qui s’était vraiment passé» à tous ses amis. 
Il l’avait fait individuellement comme s’il nous le devait.
Et aujourd’hui, c’était mon tour.

 Il tirait des taffes sur sa cigarette roulée, tabac Pall-Mall, le paquet rouge en m’expliquant combien il s’en voulait. 
Il s'en voulait de ce qu’il avait fait, mais surtout de ne pas s’être plus méfié de cette fille là. La trentenaire célibataire qui trainait dans cette soirée où il était venu seul, sans sa nana. 

Ca caillait, il faisait gris et j’écoutais tous ces trucs bien dégueus (i.e très très misogynes mais je ne le savais pas encore) qui sortaient de sa bouche... Je ne disais rien, j'acquiesçais, prenais une mine de circonstance que je ne singeais même pas, je n’aurais pas pu, il souffrait... Et j’écoutais mon ami qui faisait celui qui prenait ses responsabilités... mais pas prêt à tout assumer non plus.


S’il avait trompé sa femme c’était à cause de la vodka plus que de raison, à cause de la soirée qui n’en finissait pas de s’éterniser, à cause de son pote qui l’avait laissé faire, à cause de cette trentenaire anormale car célibataire et conséquemment prête à tout pour lui mettre le grappin dessus. C’est ce qu’elles font quand elles puent la frustration et la solitude, non?

J’écoutais, mes oreilles amicales grandes ouvertes, prête à juger cette congénère dont j’ignorais tout mais qui était responsable de la tristesse de mon ami. Coupable. Coupable par amitié, par dégoût mais surtout par facilité parce que je détestais voir mon pote pleurer.


Il avait fauté et m’expliquait que c’était un peu de sa faute à elle, cette hystérique sans morale, enlisée dans une solitude qui la rendait capable de tout, même de lui gâcher sa vie. Aussi lâchement qu’amicalement, j’ai acquiescé. J’ai acquiescé par réflexe, par ce que je prenais pour de l’amitié (elle n’est jamais objective) mais aussi par peur que l'hystérique ou l’une de ses copines vienne un jour s’en prendre à mon propre couple.

La célibataire, passée (oui, elle est féminine dans le cas qui nous concerne) un certain âge est une menace sociale. J’avais 27 ans à l'époque. J’étais en couple depuis plusieurs années, bien que plus très amoureuse mais habituée à être regardée, choyée, accompagnée, réchauffée, câlinée, soutenue, entourée, plainte et aimée, j’avais chaud moi, je pouvais la juger impunément.


À l’époque, pas un seul jour je ne l’avais vécu sans amoureux depuis que j’avais 15 ans... Zéro souffrance profonde.
Je ne savais rien du manque d’amour, de celui que l’on reçoit en tous cas, pour l’autre, c’est une autre histoire.

Je disais donc que je ne savais rien du manque d’amour spécifique mais aussi général. Du manque d’amour qui fait que ça caille tous les soirs dans ton lit. Du manque d’amour qui fait que tu étreins ton oreiller. Du manque d’amour que même si tu n’aimes personne en particulier tu regardes n’importe qui en susurrant des « mon amour » dans ta tête et en imaginant des histoires là où il n'y a que de la médiocrité parce que même si tu t’en défends t’en crèves ne pas aimer et de pas être aimée comme ça.

Un truc que je ne savais pas quand je jugeais par exemple, c'est à quel point la solitude est, en quelque sorte, une personne autonome. 

Autonome de moi je veux dire, comme si elle évoluait en parallèle de moi. Elle a son propre système de valeurs, un truc dont je ne sais rien (et qui a la cohérence affective d’un enfant de... je sais pas, je dirais 4 ans). 

 La solitude, qui a trop duré devient souffrance, n’a plus qu’un seul objectif, ne plus exister. Ne plus être seul quitte pour à y arriver, à te foutre la honte. Elle est capable de prendre ses propres décisions, de te faire renier des choses profondément ancrées en toi (genre tes principes... si je te jure, tu auras des périodes où tu cracheras sur tout ce qui comptait pour toi). 
Pour ça, elle tape du pied, détourne le regard des belles choses, s'estime prioritaire et efface d’un coup le «mieux vaut être seul que mal accompagné...», la solitude qui souffre s’en tamponne le cul de tes goûts d’esthète, qu’est-ce que ça peut lui foutre que t’aie envie d’être avec quelqu’un de bien, elle ce qu’elle veut c’est être avec quelqu’un. 

De toutes façons, elle saura parler au cerveau pour qu’il s'accommode de la situation. En fait tes conneries d’exigences elle les trouve snobs ta solitude. A 20 ans admettons, à 30 elle estime que t’as plus beaucoup de temps à perdre... Et le pire c’est pas de la faire taire cette grosse conne qui tente de prendre possession de tout ce à quoi tu crois, non le pire c’est que les gens qui sont autour de toi ont l’air de trouver que cette connasse a raison... Là ça commence à craindre...


C'est la première partie d'une nouvelle réflexion sur le blog.
Le texte date un peu, mais je voudrais commencer à aborder avec vous, les questions autour du célibat et de ce qu'il implique pour soi et pour les autres.

Et avant de prendre le taureau par les cornes, il fallait faire un état des lieux.
j'ai vécu cette situation il y'a  peut-être 1 an et demi (cette prise de conscience autour des motivations de sa propre solitude) et comme c'est derrière moi en ce moment (cette impression de ne pas décider sciemment pour moi-même donc d'être dominée), j'ai assez de distance pour aborder ça avec vous sans gêne. Oui parce que je ne suis pas mieux que tout le monde, j'ai aussi des ressentis de gêne vis à vis de ces questions...

Pendant mes longues années d'amour, j'ai jugé les gens seuls qui "se bradaient" avec des amoureux/euses (que je pensais) avec beaucoup de violence et d'incompréhension.
Parce que j'étais une petite conne qui n'avait jamais eu froid et qui ne s'était jamais sentie seule.
Je ne juge plus, c'est pour ça que je voulais en parler avec vous.

Love bonne journée. 


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16.6.14

OUAIS JE SAIS ENCORE UNE VIDÉO

Salut les copain, je reviens aujourd'hui avec une vidéo où je vous parle de certains trucs que j'ai aimés ces dernières semaines.


Je reviens avec un texte écrit demain, love à demain, passez une bonne journée.

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11.6.14

KELIS EN LIVE

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J'aime beaucoup la chanteuse Kelis.
Je la trouve différente des autres chanteuses et puis les sons de ses débuts à la sauce Neptunes ( son premier album Kaleidoscope. Caught out there, Good stuff, Suspended pour mes préférées) sont clairement dans mon top 50 de sons à la vie à la mort que je mets dans toutes mes playlist depuis 2000.

L'album Tasty, virage nettement plus mainstream était mortellement réussi aussi ( Milshake, Trick me (son wet wet wet), In public...).

Je l'adorais tout le temps, je l'adorais avant même de l'entendre, confiance aveugle.

Et puis petit à petit, ce qu'elle faisait a commencé à moins me plaire.

La sortie récente de Food, son dernier album produit par Dave Sitek (membre de Tv on the radio qui avait déjà bossé sur l'album de Scarlett Johansson, Anywhere I lay my head) n'aura pas changé grand chose. L'album m'a ennuyée.
Je tente, retente, écoute l' album plusieurs fois, mais sincèrement la magie n'opère plus.

Sauf en live.
Cette fille en live c'est quelque chose je trouve, même ses sons les plus insipides sur l'album deviennent assez cool.
J'ai vu ce live ce soir sur l'excellent site musical Music Feelings, si vous aimez le même type de sons que moi, que les analyses de carrière et des systèmes musicaux vous intéressent, allez sur ce site, il est hyper bien foutu.
Les arrangements sont top, son groupe et elle fonctionnent hyper bien ensemble, il sont hyper classes. J'aime beaucoup beaucoup.

Les versions de Millionaire et de Milshake de ce live sont très très réussies... Et puis conclure sur du Nina Simone, ça ne peut que faire battre mon petit coeur très très fort.







Love, bonne journée

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10.6.14

IL FAIT TROP CHAUD POUR AVOIR DES COMPLEXES

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(Je sais, j'ai déjà mis Roche 1000 fois sur le blog)


J -3 

Je pars dans 3 jours en vacances.
Quasi pas le moindre maillot de bain porté depuis 1 an.
Il m'en faut un nouveau, les miens tombent... moyen sur mon corps dirons nous.
Chez Etam lingerie, j'en prends 3 dans les rayons, un noir, un rayé décolleté assez joli et un rouge.
La cabine est jolie, boudoir, la lumière est tamisée (pour rendre plus bonne dans le miroir), a priori, ça devrait être bien, même si je garde mes chaussettes, mêmes je suis pâle, même si j'ai pris du cul.
...
Bon, c'est pas ça. Pas moyen de savoir si c'est la lumière ou pas, mais rien ne va.
Putain de merde, tout est moche, trop large en haut (rapport à mon énorme poitrine) et mi-figue mi-raison sur le bas.
Je dois me raviser, tout ne va plus quand on prend du cul. Tout ne tombe plus bien. Il fait sélectionner, choisir et se faire une raison.
Ca part bien complexé cette histoire.
Finalement, chez Monoprix, je trouve mon bonheur... Enfin presque, un truc mieux déjà, pour le reste, je vais déjà bosser sur mon regard plutôt que sur la coup du maillot de bain, le "problème" se situe plus de ce côté là.

JOUR J

Après un voyage en avion, des prières par milliers, la mort en face, le sens de la mesure, on arrive en Sardaigne.
Il fait beau, j'ai vite envie de voir comme la mer est belle.
Putain, je passe ma vie en jeans, je ne me dénude quasi pas, plus par complexe que par pudeur (non parce que de ce côté là, je me sens moyen concernée) et là il fait trop beau pour pouvoir faire autrement.
Je mets mon maillot de bain, jette un oeil dans la glace, je ne suis pas convaincue, mais je vais pas passer mon séjour en jeans, donc bon...
Le premier jour est un peu nul, je me regarde socialement, sans douceur, sans tendresse, un regard dur, jugeant, rien ne va parce que mes yeux ne sont concentrés que sur ça, les choses qui ne vont pas.
Aucune globalité, mon nombril ne voit que des bouts de moi, pas un tout.
Les épaules sont voûtées, le corps gauche, désincarné elle va être longue cette semaine en tête à tête quasi permanent avec mon corps.

JOUR 3


L'habitude s'installe, la mer est belle, je passe ma vie masque et tuba sur la tête et le cul en l'air à me prendre pour une aventurière.
Je nage, je cours, sens le soleil, le vent, mange des pâtes, bois des cafés à l'ombre, vois la plus belle plage que j'ai jamais vue, je bronze, je m'amuse...
Mon corps existe enfin en dehors d'un quelconque regard. Le mien mais aussi le fameux social m'accompagnant au quotidien et dictant ce qui est beau et ce qui ne l'est pas.
J'ai 5 ans.
J'te jure j'ai 5 ans, mon corps n'est plus cette enveloppe problématique, il est moi. Je ressens le monde à travers lui, il est hors esthétique, je me ballade moitié cul nu toute la journée, tout le monde s'en fout et c'est juste bien.
j'ai pas changé de corps, j'ai juste regardé plus loin que le bout de mon complexe.
De toutes façons, à un moment donné, il a fait trop chaud pour avoir des complexes.

JOUR 6

J'ai 5 ans toujours.
J'te jure je crois qu'on a oublié comment c'était de vivre sans auto-jugement (laisse moi niquer le suspense, j'en reviens, c'est mortel).
J'ai 5 ans et c'est grave tranquille de ne plus se regarder... D'un coup tout va bien.


( PS: Il y'a aussi ce post chez Tendances de mode qui parle des vacances sans mode que j'ai trouvé très chouette aussi )

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5.6.14

MUSC RAVAGEUR

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 Oui j'ai acheté le parfum Musc ravageur des Editions de parfum Frédéric Malle.

J'en suis dingue. J'avais fait un billet sur les parfums (je suis vachement contente de voir que certaines et certains aient envie que je parle encore de parfums, ça me passionne de plus en plus et j'avais peur d'être relou) dans lequel je sentais Musc ravageur pour la première fois.

Ca a été un vrai coup de foudre.
Il ne ressemble en rien à ce que j'ai déjà porté. Il est brutal mais j'aime ça.
Il est rond et j'aime ça. Il est costaud, tenace et j'aime ça. Il est chaud et j'aime aussi ça.

Certains de mes amis ont du mal à le supporter sur moi, disant qu'il ne me ressemble pas.
C'est vrai, il ne ressemble pas à mes goûts habituels.

Je ne l'aime pas uniquement sur moi ce parfum, je l'aime en soi, dans l'absolu, même ailleurs que sur ma peau.

C'est le seul parfum des Editions Frédéric Malle qui m'a fait un tel effet, comme on a pu le voir dans la vidéo, je n'ai pas du tout été touchée par Dans tes bras, également créé par Maurice Roucel.

Pour les passionnés et les curieux, sûrement que vous connaissez déjà ce site, mais pour les autres allez vous faire plaisir en allant sur Au parfum, c'est un site passionnant.

Love

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3.6.14

PRODUITS DE SUPERMARCHÉ HYPER BIEN



EDIT: Je viens de rentrer (c'était canon, je te raconterai) et de me rendre compte qu'il y avait eu des post sponsorisés sur certains blogs à propos de l'huile merveilleuse CADUM.
De mon côté, comme à chaque fois, il n'y a aucun sponsoring, je n'ai pas été payée par la marque et CADUM ne sait même pas que j'en parle.


✔︎ La chaîne de Shera Kerienski dont je parle dans la vidéo
(Allez voir ce que cette fille fait avec ses cheveux, c'est vachement bien)

✔︎ Les produits cités dans le post:

- Le masque régénérant Intense Care DOVE

- Crème de soin ultra nourrissante DOP à l'huile d'olive

- Mon huile merveilleuse de CADUM

- BB crème MIXA

-Blush naturel YVES ROCHER



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2.6.14

LES PULLS DE DR HUXTABLE

Je voudrais qu'on s'arrête deux secondes pour regarder le générique du Cosby Show, la série la plus importante de mon enfance. J'ai vu tous les épisodes sur M6 (à l'ancienne) tellement j'étais dingue de cette famille.

 

Alors j'ai pas grand chose à dire d'autre que ça me met à chaque fois le sourire aux lèvres de voir ce générique.

Celui-là c'est pareil.

 

Et pour le côté mode, un petit love aux pulls de Bill Cosby dans la série... Ils déchirent.

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Kanye trouve aussi qu'ils déchirent...

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Bise, kiss and smack

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1.6.14

VIDÉO 1 JUIN, EUSTACHE UNE SALE HISTOIRE

J'ai regardé cette semaine La maman et la putain de Jean Eustache.
Et je pense qu'il y a des caps avant de regarder La maman et la putain.

L'une d'entre vous m'avez dit sur un post précédent, celui sur le complexe de la prolo, qu'on ne pouvait pas commencer la littérature avec du Proust.

Je crois que pour Eustache c'est un peu pareil. Entre la longueur (3h28), le noir et blanc, le propos, la théâtralité du discours (Léaud en tête) et tout le reste, c'est relativement difficile d'accès (la première demie heure je me suis demandée comment j'allais aller au bout... Et pourtant je suis dingue de Rohmer et de ses faussetés de jeu). Et puis j'ai été happée.
J'ai profondément aimé ce film et je n'en suis pas sortie tout à fait indemne.


(J'adore ce GIF, j'adore Léaud)

Mais avant de le voir, mon ami Gweltaz, un samedi après-midi, entre un saucisson et un brownie au chocolat (arrosés de litres de thé Mariage) m'a parlé d'un moyen-métrage d'Eustache, Une sale histoire. On l'avait regardé et j'avais adoré, ça m'avait beaucoup amusé.

C'est un diptyque, la même chose jouée une première fois par Michael Lonsdale (la fiction) et l'autre par un ami d'Eustache, au cours d'une soirée (le documentaire il semblerait).
Je vous laisse découvrir si vous ne connaissez pas.

Le propos peut paraître très très étrange, il est possible que cela vous mette mal à l'aise.
La qualité de la vidéo est pas au top aussi, j'ai pas trouvé mieux.



Bon dimanche.

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