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31.5.14

VIDEO 31 MAI

Olivier Cachin au Forum des Images (30 ans de Rap au cinéma)




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29.5.14

VACANCES

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(Photo de Joel Meyerowitz)



Les copains, je pars une semaine en Sardaigne (du côté d'Olbia) en vacances alors si vous avez des plans, je suis preneuse.

Je n'aurai pas internet donc ça sera très très light ici (des posts sont prévus, mais je ne pourrai pas répondre aux commentaires).

Je vous embrasse.



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28.5.14

RÉCAP' 6 MOIS AVEC RÉPONSES À VOS QUESTIONS (AKA LE TITRE PRAGMATIQUE)

Pour répondre à certaines questions que vous avez posé en commentaire, j'ai fait une vidéo. Ca me paraissait plus simple.

Si certaines questions restent encore en suspens, n'hésitez pas.

Bonne journée.




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27.5.14

CLASSE / ÉTOILES / AMBITION

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(Laisse moi kiffer en mettant Buffy)

Vous avez vu la vidéo de Mr Ramires et du Balard Crew par Mai?


Quand j'ai vu cette vidéo, comme beaucoup j'ai été profondément émue.

Mr Ramires qui regarde ses élèves danser, qui les encourage, toute sa concentration tournée vers leur progression, accompagnant leurs ambitions, j'ai trouvé ça hyper beau.
Et le crew déchire, ce qui ne gâche rien.

Ce qui m'a tout particulièrement frappée c'est la manière qu'il a d'accompagner ses mômes dans leurs rêves. Il a l'air de les pousser loin, il a l'air de les vouloir grands, beaux et dignes.

Cette vidéo a fait écho à une expérience que j'ai eue au lycée, en première L (ma classe donc).

Mon prof principal de l'époque était mon prof de français, grand mec, veste velours, cheveux poivre sel un peu longs dans la nuque et lunettes rondes.
Je me souviens de peu de choses de lui, juste qu'il idolâtrait Jules Vallès et qu'il n'était pas le roi de la guignolade.
Et je me souviens aussi d'un autre truc.

Un jour, fin de cours, je ne sais plus très bien de quoi il nous avait parlé, donc difficile de vous resituer le contexte. Ce dont je suis sûre, c'est que le cours avait été normal et calme.
J'imagine qu'il nous parlait du style en littérature et du talent.

Il digresse, seul et nous sort cette phrase, " Tiens, là, si je décidais de sortir de la salle, de vous laisser là pendant des heures, porte fermée, à attendre que vous écriviez un truc je ne sais pas ce que ça donnerait. En revanche, ce dont je suis sûr c'est que ça ne serait pas du Proust".
...
Sa phrase venait de nulle part, gratuite.
Je n'ai pas compris vraiment ce qu'il voulait dire, mais ça sentait pas le compliment.

Il l'avait dit comme ça, en riant, comme une boutade.
Il se moquait un peu de nous.
Quand il nous disait "ça ne serait pas du Proust" il nous disait bien que ça ce qu'on écrirait serait médiocre.
Et c'était peut être vrai, je n'en sais rien, mais rire de ça, sans la moindre poésie, sans une once d'espoir, je me demande quel intérêt il fait à le faire?

Re-silence.

Je n'avais jamais eu envie d'écrire à cette époque, pourtant j'avais été assez choquée de l'entendre nous dire ça. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire de nous montrer que l'inaccessible à force de travail aurait pu être réel? Qu'est ce que ça lui aurait coûté de nous faire rêver? De faire qu'on se sente capable? Ca lui aurait coûté quoi de croire en nous?


Voilà, entre autres, pourquoi j'ai trouvé la vidéo de Mr Ramires émouvante.



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22.5.14

POINT DE VUE (SANS COURONNE)

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(Billet enfonçage porte ouverte mais c'est pas une raison pour ne pas en parler)

L'autre jour, dans l'appartement d'une amie.
On doit sortir.
Je suis déjà prête et l'attend. Je la regarde se préparer (j'adore regarder mes copines se maquiller) et dans l'entrebâillure de la salle de bain, elle ma paraît toute mince.

Depuis que j'ai pris du cul (entre autres), je vois tout le monde se rachitiser (si ça existe comme verbe).
Je n'y mets strictement aucun jugement c'est juste que je vois tout le monde maigrir... Alors même que c'est pas forcement vrai c'est juste que je change de point de vue. Ca doit être en comparaison de.
Je lui dis "tu as minci, non?"
Elle me répond que non, pas à sa connaissance.

À un moment elle avait cru oui. Alors elle avait demandé à son mec, mais il lui avait répondu que "non, il n'avait pas particulièrement remarqué".
Il avait même ajouté "il y a quelques temps j'ai vu que t'avais grossi, mais là je ne vois rien de particulier...".
Elle lui précise que dire ce genre de choses ("tu as grossi") devait être pratiqué avec méfiance. Qu'on ne disait pas forcément ce genre de choses aux filles en général et aux amoureuses en particulier. Que ça pouvait les vexer.

Revenons-en à mon cul (entre autres).

Sur le coup j'ai pas tilté sur cette discussion (perçue comme "normale" et déjà vécue 1000 fois) mais le soir j'y ai repensé et je me suis dit qu'il y'a fait quand même un truc qui clochait là-dedans.

Qu'il serait peut-être temps de ne plus considérer un état de fait ( "tu as grossi" ) comme un discours offensant.

Est-ce que dire à quelqu'un qu'il a grossi c'est le traiter? On n'est pas obligé de le dire comme ça, à brûle-pourpoint, mais s'il demande?
Est-ce que dire tu as maigri à quelqu'un c'est lui faire un compliment?

Il y a 10 ans, après une prise de poids importante (la clope entre autre, cette grosse conasse. Et l'ennui au moins aussi fort qu'elle) j'ai demandé à mon amour du moment si j'avais grossi (je savais déjà que c'était le cas).
Il m'a répondu "oui un peu, mais c'est beau". Et j'ai pleuré. Rien dans ses mots ne disait autre chose qu'une vérité, il y'avait, dans ce qu'il venait de me dire, ni jugement, ni préférence, il m'aimait profondément de la même manière, qu'est-ce que ça pouvait bien lui foutre après tout ces kilos. Mais moi j'ai pleuré.
J'étais en bonne santé, aimée, au chaud, bien et j'ai pleuré.
C'est quand même pas normal de faire ça.
C'est quand même pas normal d'envisager la prise d'une taille, deux tailles ou plus comme déterminant son aisance au monde.
C'est pas normal d'y voir un problème profond (enfonçage porte ouverte j'avais dit!).

Après cigarette (mais j'ai considéré que c'était pas une  raison suffisante pour ne pas arrêter, mon narcissisme est moins fort que mon hypocondrie ;-)) mon cul, sûrement happy de vivre sans nicotine, s'est épanoui.
C'est pas que j'aime ça (enfin pour tout vous dire ça dépend des jours, je passe, avec toute ma tempérance de "ça va je suis bonne comme ça" à "ah non je suis grosse j'arrive pas à me saper) mais je veux arrêter de croire que j'ai fait un truc de mal, que c'est moche, que c'est signe d'un quelconque laisser-aller (ahahah le laisser aller pour moi, lolilol). J'alterne pour tout vous dire.
Je refuse que la société me dise ce genre de choses, qu'est-ce que mon corps peut bien lui foutre à la société. Si c'est parce que je suis une femme qu'elle croit qu'elle a un droit de regard sur mon corps, je lui propose, en toute décontraction, d'aller se faire foutre (et quand je parle du regard social, je parle aussi de celui intégré dans mon propre cerveau, celui qui juge ce que le beau doit être. Je ne suis pas étrangère à tout ça).


Donc, ces quelques lignes pour dire je sais pas trop quoi... ah si, tu crois qu'enfin, hors du regard social on pourra être détendu quand on nous dira ce genre de choses. Sans pression, avec une tendresse pour soi profonde qui s'étiole pas au moindre kilo pris...

On n'est pas des bouffonnes bordel.

(Je suis à ce propos assez choquée par les mecs qui ont un avis sur la balance de leur amoureuse. Je trouve cela très indélicat d'encourager ce type de complexe. Je suis évidement ouverte à la discussion avec vous sur le propos, mais sincèrement, j'ai du mal avec ce qui n'est pas élégant. Un de mes amis chers à mon coeur, me dit que si son amoureuse grossit, ça lui fait plus de surface à aimer. Je trouve ça très beau.)

Bisous les copains.

Marie aka la fille dont le cul a envie de profiter aisément de la situation sans se sentir mal

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19.5.14

6 MOIS, LE BILAN

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6 mois se sont écoulés après le début de l'expérience sans achat que j'avais entamée toute gonflée d'orgueil.

Rappel:

J'avais décidé début novembre 2013 de passer 6 mois sans rien acheter de superflu (vêtements et cosmétiques donc) pour voir un peu où j'en étais.
6 mois, ça me paraissait être une période assez "longue" pour pouvoir faire un point (un peu drastique mais vous savez pour celles et ceux qui me lisent depuis un peu de temps que je suis plus à l'aise dans les démarches radicales que dans celles plus "modérées").
Certaines et certains m'ont dit que "c'était trop", d'autres que "c'était indécent au vu de le galère financière de certains".

Tout était vrai, puisque tout était point de vue, la vérité étant finalement relative. C'était trop long et dans le même temps indécent.

Je ne suis pas revenue chaque mois sur le blog pour vous parler de mes blocages et réussites parce que j'avais peur de me répéter.
Mais maintenant que c'est terminé il faut quand même que je fasse un point avec vous.

Autant que vous le sachiez, j'ai tenu 5 mois et une semaine. Pas 6 donc, mais 5.
Dans mon cerveau radical, j'ai tout de suite pensé que j'avais échoué (et donc que le récit sur le blog serait inutile), mais quand j'ai regardé d'où je partais, j'ai senti que c'était pas mal... Voire, n'ayons pas peur des mots gentils, bien.

C'est une paire de Pump qui m'a fait céder.
J'avais trop envie et puis il y avait 20% et puis... Et puis je me justifie là, mais d'un coup, rationnellement, j'ai eu l'impression que le faire, voir si j'en étais capable, je l'avais déjà plus ou moins vu.
Je n'arrive pas tellement à savoir si penser de cette manière a été une manière de me rassurer ou pas.

Ce dont je suis certaine c'est que je n'ai pas culpabilisé (et au vu de mon habitude à le faire, c'est que j'étais plutôt décontractée de la question) et surtout que je ne suis pas partie dans une outrance.

Une fois l'expérience finie, est-ce que je me suis lâchée?

Ben pas du tout, je n'ai rien rattrapé, je suis restée modérée, sans me forcer.

J'ai acheté peu de trucs, je n'ai pas ressenti un besoin immodéré de me lâcher.

Certaines m'avaient demandé ce que je pensais faire après l'expérience. Et bien je n'en savais rien et là maintenant je n'en sais toujours pas plus.
Il n'y avait pas d'objectif caché en faisant cela,  il s'agissait juste de le faire. Gratos, pour voir ce que mon petit cerveau d'occidentale à qui on avait dit que l'achat rendait "heureux" allait faire privé de cette source de satisfaction et de récompense.

Il ne s'agissait pas d'une forme de "diète", je ne suis plus outrancière depuis longtemps et cette expérience aura juste servi à ça...
Voir que j'allais fondamentalement mieux.
À voir aussi (en tous cas à me rappeler) que mes envies de shopping étaient directement liées à la forme dans laquelle j'étais, au regard que je portais sur moi.

Les jours moche / mal coiffée / grosse / un peu nulle / et autres réjouissances, j'étais pire que propice à vouloir de nouvelles choses, mais les autres jours, ceux où je me sens bien dans ce que je suis, ça ne m'intéresse plus autant.

J'ai l'achat traitement, l'achat amélioration, l'achat espoir.
Donc les jours moins bien étaient plus difficiles, mais comme pour la clope, le cerveau reprenait le dessus en me hurlant dans mes oreilles "ça ne changera rien de fumer / acheter, ça ne règle rien, un peu de patience de tendresse et ça passera".

Je ne sais pas quoi vous dire d'autres que "je ne suis pas allée au bout de ce que j'avais dit mais je ne suis pas tout à fait sûre d'avoir perdu dans cette histoire".

Et merci pour vos commentaires laissés sous les posts en question et merci pour vos mails, certains de vos conseils m'ont été tout particulièrement utiles.

Bonne journée

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14.5.14

SPORT X MINCEUR X ET PIS C'EST TOUT

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(Linda Evangelista par Steven Meisel, Vogue Italie en 2003)


Lundi j'ai couru 1 heure sans m'arrêter.

Clap Clap Marie. T'es une arme, rien ne t'arrête, continue, je suis fière de toi et je t'aime (mon mantra en boucle dans mon cerveau)

Je n'en revenais pas moi-même.

J'ai eu une éducation sportive, j'ai fait du sport toute petite (jusqu'à ce que je rentre en fac et que je préfère fumer des clopes en dansant sur du AHA dans des petits appartements remplis de canettes vides).
J'étais pas la nana qui avait ses règles toutes les 4 heures pour pas faire EPS. Non, moi j'adorais le sport, tous les sports, j'étais pas choisie la dernière dans les équipes vu que je jouais ma vie à tous les jeux et sports de l'univers tout entier, donc ma volonté était très utile dans les équipes.

Alors vu que je me la raconte en disant que j'étais la sportive de la bande, comment ça se fait que j'en fasse des caisses pour un jogging d'une heure?

Donc je re-résume pour les derniers arrivés (sinon pour les autres désolée, je radote):

J'ai commencé le sport à 7 ans, ma mère m'a obligée, je pouvais choisir celui que je voulais, mais je devais en faire un. J'ai pris le basket.
Arrivée dans un gymnase avec plein de gamins dedans, elle m'a confiée à un entraîneur, ancien flic, les cheveux rares et un peu gras pour une séance de 2 heures.
J'avais un peu peur et ça sentait un peu mauvais, sûrement la faute à toutes ces sueurs mélangées.
Et après je sais plus.
Ma mère est revenue, je l'ai regardé et lui ai répondu solennellement à sa question "ça t'a plu",  "Oui Maman, j'en ferai toute ma vie".
J'ai pas tellement menti, j'en ai fait longtemps, tous les jours, ça a été ma vie. Mon enfance et mon adolescence je les ai passées plus ou moins en jogging nylon (classe) et en basket.

Vers 12-13 ans, au CREPS pour les stages de remise à niveau physique, je pouvais faire du basket quasiment 10 heures par jour (mais à froid je ne pouvais plus marcher tellement j'étais courbaturée. Très étrange impression la fatigue du corps totale. Tu poses le pied par terre, tu arrives à peine à actionner ton genou pour marcher, tu dis que c'est pas possible. Et puis tu t'échauffes et d'un coup, comme par magie, tu ne sens plus rien, tu peux recourir. C'était magique à chaque fois) mais le moindre footing de 8 minutes m'emmerdait déjà au-delà de tout.

Je trouvais ça dur, impossible de respirer, souffle arythmique incapable de se caler sur ce qu'il fallait. Un putain de calvaire.
Je n'ai jamais su courir pour courir.

Ce que je trouve tout particulièrement dingue dans la course c'est qu'avec elle, t'es toujours la gueule rouge et transpirante devant ton effort.
Chaque pas est pénible, à chaque pas tu sens que tu te galères (enfin moi), c'est pas comme au basket (ou au tennis, ou en danse) où le jeu te détourne de ton "calvaire physique".
C'est ça que je trouve dur en course.
C'est la définition de l'effort pour moi.
Dans tous les autres sports, ton endurance,  ta rapidité, ton adresse, ton corps quoi, et bien tout ça, ne sont que des moyens. Des moyens pour gagner ou progresser.
En course, rien de tout ça, t'es collé à l'effort.

Et c'est ça que je n'aimais pas ado, ça m'ennuyait.
En jouant au basket j'avais la certitude d'avoir un vrai mental de sportive de haut niveau.
Mais en fait je ne crois pas. Même si je me faisais insulter par mon coach quand je pliais pas assez mes jambes pour défendre, même si mon corps n'était parfois que courbature, même si je continuais alors même que je pleurais (la chochotte), ça ne me coûtait pas comme courir seule, la gueule dans la pluie.
Regarder son effort en face c'est sentir sa volonté qui croît. Et c'est ça qui est bon, ça révèle quelque chose de soi dont on doit être fier.

Le sport c'est pas juste avoir un beau cul pour la levrette.
Le sport c'est pas juste pour affiner sa taille pour y mettre une jolie ceinture Hermès.
Le sport c'est pas acheter un équipement Stella McCartney, ça n'aide en rien. Quechua suffit, qu'est-ce qu'on s'en fout d'être chic à ces moments là...
Le sport c'est pas un truc pour être mince, c'est un truc vachement plus grand que ces conneries là.

Le sport c'est être rouge, transpirante, c'est cracher par terre (je ne compte plus les regards de mes congénères gênés de me voir crapouiller dans l'effort), c'est gémir, c'est se parler pour s'encourager, c'est un outil. Un outil pour progresser, pour savoir qu'on est capable, pour se sentir (pas uniquement se voir), sentir ton corps. Le sport c'est aussi un outil de fierté de soi (et de santé mais ça tu le sais déjà).

Donc j'ai couru une heure et c'est vachement plus pour moi qu'une journée à 8 heures de basket quand j'avais 15 ans.
Si tu cours que pour être mince je ne juge pas du tout, je dis juste que le sport ça peut être tellement d'autres choses que des moyens narcissiques.
Bouger c'est sentir le corps et pas seulement une projection de son corps quand enfin il sera à la hauteur de ce qu'on s'en fait.

Le billet est peut-être un peu brouillon.

Bisou Smack (qui reste ma référence)

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12.5.14

MILEY CYRUS X QUENTIN JONES

Miley Cyrus a contribué avec l'artiste / mannequin Quentin Jones pour le site NOWNESS



J'ai tout de suite été happée par le résultat. Je sais que certaines et certains en ont "pompon sur la Garonne" de voir des chanteuses à poil et que là Miley, n'est clairement pas en reste dans ce clip.
Une culotte noire, 4 sparadrap sur les tétons, des cordes pour faire bondage mais bondage gentillet, et emballé c'est pesé cette histoire.


Je sais pas mais pour toi mais perso, le son, les images, les collages de Quentin j'ai trouvé ça très efficace.
Ca m'a d'abord fait penser à ce clip de Björk, Hidden Place.


Alors qu'après re-visionnage pas tant que ça...

Ce que fait Quentin Jones me plait beaucoup.
Ca me fait vaguement penser au travail de l'agence M/M Paris (ils avaient bossé pour Balenciaga  et aussi pour Björk époque Vespertine et Medulla donc boucle bouclée)

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Ben tu vois Miley, aussi cul nu qu'elle soit, elle a ravit ma semaine dernière en découvrant le travail de Quentin.
Et ça sert aussi à ça la Pop Culture.

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Love bisou smack

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9.5.14

LE CONNARD

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Je n'avais pas forcément prévu de publier le texte qui va suivre, il avait simplement été cathartique fut un temps.

J'y ai repensé là maintenant parce qu'au fond du café où je me trouve il y a un jeune homme, 17 ans peut-être.
Il est avec une amie, ils discutent de sa dernière rupture.
Je n'entends que des bribes, le garçon explique pourquoi il s'est fait plaquer par son amoureuse, qu'elle "le trouvait trop gentil", "que ça lui donnait presque pas assez de caractère".
Ses yeux sont un peu tristes, mais il semble habitué.
Sa copine lui dit que la gentillesse c'est bien et que cette fille ne le méritait pas. Toutes les choses qu'on dit à un ami qui a mal au coeur.

Le texte que je vous mets après c'est l'anti-thèse de ça.
J'avais écrit ce texte à la place de. Essayer de me mettre dans une autre logique, comprendre ces trucs déplorables... Je ne pense pas avoir plus compris depuis...

Mais on pourrait peut-être continuer la réflexion autour du succès incroyable de l'arrogance désintéressée chez une certaine gent féminine .

Telles qu'elles sont je les accepte... 

Féminité imparfaite, complexée, en chair, saillante, poilue, transpirante, j'aime les filles, les femmes, les jeunes, les vieilles, les très belles, les moins belles. J'émets une petite réserve avec celles qui sont trop à l'aise avec leur corps, leur attitude a tendance à un peu me déranger.
Ces filles-là m'irritent parce que, en tous cas pour celles que j'ai côtoyées et baisées, tout dans leur attitude me hurlait "t'as bien de la chance que je te laisse me toucher. J'suis trop belle pour toi, tu le sais j'espère?"

Je déteste ces filles qui se prennent pour l'incarnation de la beauté, de la sensualité, sous prétexte qu'elles sont capables d'imiter le regard d'une quelconque pornostar entr'aperçue dans un site aux filles siliconées et très gourmandes sans intérêt. Mais qu'en savent-elles?
Je déteste celles qui sont parfaites tout le temps, épilées des pieds aux sourcils, celles chez qui rien ne dépasse jamais et qui semblent hurler au monde, avec leur sexe glabre, qu'elles sont sexuellement très actives et plutôt douées pour la question. Et jeunes. Et sexy. Elles me débectent celles ci. Trop évidentes.

Ca ne m'empêche pas de les baiser, pour ce qu'elles ont à m'offrir, mes «va et viens» dans leur sexe humides ne sont ni susceptibles ni particulièrement regardants. Et puis ne nous mentons pas, non parce que là, je me la joue un peu petit bourgeois, les prendre a même était quelques fois plutôt agréable. Souvent même. Mon irritation pour leur tout petit caractère et leurs seins dans mes mains devaient même décupler mon excitation.

Je préfère celles qui "imitent" l'assurance. Un truc vieillot dans l'attitude qui aurait trop regardé Kim Novak, chignon strict, seins en obus dans Vertigo.
Pomponnées, elles me regardent droit dans les yeux en essayant de ne pas rougir, ce qui, évidemment, rate à chaque fois.
Celles ci sont touchantes, un peu, même pour le connard que je suis. 

 Je veux voir la moindre émotion, avant de les avoir baisées, ça m'intéresse toujours.
 Elles m’intéressent toujours avant, avant d’avoir succombé. Je suis un connard qui n'est ému que par celles qui ne succombent pas, ou par celle qui ont succombé mais avant qu'elles l'aient fait. Après j'y suis parfaitement indifférent.
J’ai parfois essayé de faire autrement, rien à faire, plus je les attire et plus je les méprise. Je méprise profondément leur attirance pour moi (ce qui prouve à quel point j’entretiens une relation aimable avec ma propre personne vous noterez).

Celles qui sont trop arrogantes, je ne les méprise pas que par goût, ou par caractère, non, non pas du tout, je les méprise parce que séduire ces filles là n'a que le goût fade du même challenge qui se répète encore et encore (elles se croient souvent "à part", si elles savaient... Quand elles comprennent  qui je suis, elles se rassurent du même argument "il ne me méritait pas", à une copine compatissante remuant la tête de haut en bas).
Elles s'estiment trop belles, ou trop désirables pour avoir à faire des efforts, alors que moi, je ne veux qu'une chose. 
Deux plutôt, les baiser d'abord. Parce que les baiser c'est d'abord ce que je veux, c'est systématique. J'veux voir leurs yeux se troubler, leurs cheveux s’emmêler, leurs pieds se tordre, qu’elles se contractent de partout avec moi. J'aime que les filles trop sûres d'elles soient trempées dans mon lit, qu'elles mordillent l’oreiller en chuchotant mon prénom alors même que j'ignore parfaitement quel est le leur.  Sophie? Marine? Lola? Lou? Camille? 
Ca c'est la première chose que je veux. La seconde, c'est de savoir qu'elles perdent leur belle arrogance le lendemain, quand elles attendent près du téléphone que je les rappelle... Et leur arrogance qui s'étiole à mesure que les jours passent et que l'Iphone reste silencieux. Elles ne me rappellent pas, elles ne savent pas où le faire de toutes façons. 

Je préfère les femmes qui aiment de manière générale (celles qui donnent, qui ne sont pas uniquement là à se dire que leur physique excuse absolument tout le vide qu’elles ont à donner). 
Je préfère les femmes capables de me donner, avec celles-ci je ne suis pas cynique. Je ne les rappelle pas plus, certes, mais plus par lassitude (j'ai la lassitude quasi immédiate) que par brutalité ou par envie de dressage. Je sais, je suis un porc. Un vrai porc. Et vous pourriez même penser que je dois mettre un masque social, aimable, séducteur, pour pouvoir mettre dans mon lit toutes ces filles (oui, toutes ces filles, j'en baise des tonnes, ça me plaît autant que ça me dégoûte cette boulimie) et bien figurez vous que pas du tout. Plus je leur dis que je suis la pire enflure masculine du monde, plus je leur dis que je m'en fous d'elles, pire je suis, plus elles succombent. C'est mathématique. Je ne pensais pas un tel masochisme possible. Elles s'imaginent qu'avec elles je changerais... Comme si mon style de vie, mon fétichisme étaient ce qu'ils sont parce que je ne l'avais pas encore rencontré ELLE. 

Oui, c’est précisément ce que chacune se dit, qu’elle me fera changer. Leur orgueil en la matière est inépuisable. Elles sont à chaque fois, chaque fois, de plus en plus prévisibles. Elles ne m'aiment (c'est elles qui le disent) que pour une seule chose, parce que moi, je ne les aime pas. 
Et que je ne les aimerai jamais. 

Ca n'a rien à voir avec mon caractère, ou ce que je suis au fond de moi, ces connes s'en foutent de mon âme, ça n’a voir qu'avec leur fierté, et ce putain de désir de se faire aimer de la Terre entière. C'est ma résistance à leur "charme fou" qui est ma force. Elles sont intarissables en la matière, ne s'arrêtent jamais, je suis époustouflé par leur endurance.

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8.5.14

LES AMOURS IMAGINAIRES

C'est férié, chez moi il pleut, et je viens de me rendre compte que Les amours imaginaires de Xavier Dolan était passé sur Arte.

 Alors si tu l'as jamais vu...





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6.5.14

LES GAZELLES X HER X PAS SON GENRE X TOM À LA FERME

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Pierre-Yves Cardinal pour L'Insolent magazine / photo Quentin Legallo 

( Pierre-Yves Cardinal aka le paysan psychopathe dans le dernier Dolan. Ouais je suis tout à fait d'accord avec ton regard qui se fait lubrique )


Comme je n'ai pas du tout posté en avril, j'ai pas pu vous parler de certains films qui m'ont bien plu ces derniers temps.

Alors c'est sûr, mon billet est forcément anachronique vu que certains de ces films ne sont même plus à l'affiche mais tant pis qu'est ce qu'on s'en fout du timing.

LES GAZELLES, MONA ACHACHE

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J'ai beaucoup aimé Les gazelles. Genre vraiment. Je m'y suis tout à fait reconnue par moment ce qui a forcément orienté mon ressenti (mon égo, ce redoutable filtre).
J'ai ri beaucoup.
J'ai aimé la précision de son époque même si c'était parfois un poil caricatural (mais pas tant j'ai trouvé).
J'ai aimé Camille Chamoux notamment.
Que celle qui ne s'est pas retrouvée célibataire après de très nombreuses années de couple (5,6, 7 ou 15 ans, à toi de voir) jette la pierre à la candeur de Marie (aka Camille).
Ouais être en couple pendant de nombreuses années et retourner sur le marché du célibat, ça pique, tu te retrouves avec la naïveté d'une pucelle qu'a jamais rien vu. La naïveté de celle qui interprète les textos et leurs moindres "virgules de fourbes" notamment.
A posteriori ça fait rire mais sur le moment ta dignité est écorchée. Rire de ça, ça fait du bien.

Ah et il y a autre chose qui m'a tout particulièrement plu...

ATTENTION ATTENTION SPOIL DE MALADE
SPOIL
SPOIL

Je sais que beaucoup de gens n'ont pas aimé la fin, je l'ai moi adorée.
Que la réponse aux errances de Marie ne soit pas un nouvel amour amoureux m'a ravi. Enfin un autre type de proposition pour l'héroïne que le couple. Le regard tendre de la dame sur le pont (en vrai la grand-mère de Camille Chamoux) m'a beaucoup émue.
Voilà ce que j'ai aimé.
Dépasser le truc pour Marie c'est ses copines.
Tu peux trouver ça puéril (c'est peut-être vrai) et un peu inconséquent (sûrement vrai aussi) mais c'est aussi une autre option.
Comédie fraîche fraîche fraîche.



HER, SPIKE JONZE

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(Il y'a évidemment la musique d'Arcade Fire dans Her, et c'est très très beau. Notamment Some other place que j'écoute jusqu'à l'usure si usure vient)

Tout  a été dit sur Her, non? 
Je ne crois pouvoir rajouter grand chose à ça. 
Un de mes amis est allé le voir avant moi, il m'a envoyé un laconique "Il faut que tu voies Her"
J'ai répondu tout aussi laconique "Ok". 
Et je suis allée le voir. 
Même si je ne suis pas une inconditionnelle de Spike onze, Dans la peau de John Malkovitch m'ayant vaguement ennuyé par exemple.

C'est beau, parfois lentement, presque trop, à la limite de l'ennui. Mais il faut au moins ça pour tout voir.
Ca parle d'amour autrement. Ca parle d'amour non exclusif, ça parle de solitude, de celle qui fait mal au ventre.
Joaquin est parfait (mais c'est pas comme si c'était étonnant). Ce mec joue tellement bien que ça m'en met presque mal à l'aise. 
Avec son pantalon taille très haute, sa chemise rouge, sa moustache un peu trop épaisse et ses yeux bleus il est très beau. 




PAS SON GENRE, LUCAS BELVAUX (toujours à l'affiche)

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Je n'ai pas lu le livre de Philippe Vilain dont est tiré ce film.
J'avais juste vu la bande-annonce, l'histoire de ce prof de philo, Clément, parisien parachuté à Arras pour un année scolaire et qui entame une liaison avec une coiffeuse, Jennifer.


Difficile de parler de ce film sans parler de sa fin, j'ai trouvé que toute sa pertinence résidait là.

C'est globalement l'histoire de la rencontre de deux univers (j'ai lu dans une critique qu'il s'agissait de la rencontre amoureuse du cinéma de Jacques Demy (incarné par Jennifer, une femme résolument optimiste, gaie, aimante et chantante) et d'Eric Rohmer (incarné par Clément, homme mutique, "lucide", moins gai,  mystérieux, difficile à cerner, on passe une bonne partie du film à chercher ses intentions. Est-il seulement cynique? S'amuse-t-il seulement? Face à la sincère Jennifer, son attitude créé une sorte de tension très étrange).

Pas son genre  part et évolue comme une comédie romantique assez classique, ça parle évidement de culture (distinguée clairement de l'intelligence, Jennifer et Clément étant plutôt à égalité de ce point de vue), ça parle de choix, ça parle d'amour et de caste d'amour. 
Mais la fin dont je ne dirais rien redéfinit tout. 
Le film m'a paru, à mi-parcours, presque trop évident. 
Et puis j'en suis sortie profondément étonnée. Je n'arrêtais pas d'y penser, essayais de remonter le fil. 
Ca faisait très longtemps que je n'avais pas pensé à un film de cette manière là. 

TOM À LA FERME, XAVIER DOLAN (toujours à l'affiche mais plus pour longtemps j'imagine)

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Naturellement je suis allée voir Tom à la ferme, dernier film de Xavier Dolan.

Il est l'un des rares réalisateurs dont je veux tout voir (qu'importe le sujet, j'm'en tape, c'est son regard qui m'intéresse. À part Fincher, il est le seul à me faire ça).

Au-delà de tout ce que les gens reprochent à Dolan, je l'aime.
J'aime sa témérité, j'aime son regard, j'aime ses choix, j'aime son omniscience assumée sur un film, j'aime ce parti-pris que certains prennent pour de la prétention ("mais pour qui se prend-il?") et d'autres de la fougue. J'aime sa totale liberté.
Et puis j'aime son cinéma et j'en ai déjà parlé ici plusieurs fois( ici où là, après avoir vu Laurence Anyways).

Au cinéma, le jour de la sortie, on doit être 6 dans la salle.
Au fond, j'attends que ça commence.
Chaque détail m'intéresse, j'aime sentir le soin qu'il met à chaque intention.
Après le baroque Laurence Anyways (2h47 quand même) la sobriété de Tom à la ferme me déçoit presque (il a été tourné en 17 jours).
Mais, sûrement par tendresse, je suis aussi admirative de sa capacité à se réinventer (quand j'aime, vous noterez  que j'ai l'hyperbole facile).

Tom à la ferme raconte l'histoire de Tom, jeune montréalais (aux cheveux blonds particulièrement ratés qui feraient passer le groupe Europe pour des sobres capillaires, c'est dire) qui bosse dans la pub et qui se rend aux funérailles de Guillaume, son amoureux.
Sur place, dans une ferme isolée, il fait la connaissance de la mère de Guillaume, Agathe, grande blonde qui me fait tout de suite penser à l'inquiétant Leland, le père détruit de Laura Palmer dans Twin Peaks.
Et puis Tom va rencontrer, dans le noir, d'abord, susurrant à son oreille des horreurs, Francis, le grand frère de Guillaume.
Francis n'a jamais dit à sa mère que Guillaume était avec un homme et menace physiquement Tom s'il relève le secret.
Tom à la ferme est une histoire de domination.
Francis est une putain de brute, ce qui n'empêchera pas Tom de, petit à petit, glisser dans une relation étrange avec lui.
C'est un film oppressant, gênant d'autant plus que Francis (le paysan énervé) est TRÈS beau.
D'abord dans le noir, plan hyper resserré, en ombre, on ne voit de lui que son visage mal rasé (c'est fatale pour moi la barbe de 6 jours) et pour sa deuxième apparition, il est là, debout dans la cuisine, le dos musclé et large, jogging gris taille basse, torse nu. On a toujours pas vu son visage (qui s'avèrera être tout aussi agréable à regarder) que déjà son dos musclé nous fait vaguement de l'effet.
Le mec est dégueu mais beau, ce qui aggrave clairement le sentiment de malaise.

J'ai évidemment adoré mais étais toute acquise à la cause de Xavier.
Dolan est nommé à Cannes cette année pour son film Mommy ♥

Bonne journée



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5.5.14

BON BEN J'ARRÊTE

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(Ce qui est bien avec NTM c'est que je suis toujours autant love d'eux. Fidèlement.)

Après beaucoup, beaucoup de tergiversions j'ai décidé d'arrêter les magazines dits féminins.

Ce qui va suivre n'est que mon avis et ne vaut pas plus que ça, je ne juge rien, j'exprime juste mes ressentis autour de la question.

J'achetais systématiquement Elle (moins depuis 3 mois, en fonction de la couverture), Grazia (qui avait bien commencé mais qui ne ressemble plus tellement à la même chose quelques années plus tard. Leur nouvelle version n'a rien changé pour moi... Ah sauf pour le mec qui donne des conseils sentimentaux aux nanas à la fin, lui me plaît bien). Glamour (j'aimais bien Glamour mais en fait j'aime plus tellement) et  Jalouse (j'ai tenu encore aux plusieurs refondations du magazines, puisqu'il était, de loin, mon préféré mais je dois me rendre à l'évidence, je n'ai plus rien à y lire. Ceci dit, son discours, clairement pas orienté mode et pas psycho-mode-cosméto-sexo-astro, est plus tranquille je trouve. Son côté un peu Nylon (assumé) et excluant (dans ma toute petite province bretonne, en le lisant, je me trouvais bouseuse) m'a juste lassée).
Bon y en a d'autres mais qui ne sont pas qualifiés de féminins donc c'est pas tellement le propos.

Quand tu te rends compte que tu les survoles en 12 minutes, que tu portes à ces 12 minutes un intérêt tout à fait relatif et qu'en plus ces 12 minutes ne te font pas du bien, c'est que là, il faut être un peu plus radical (certains d'entre vous me l'avez suggéré, mais les habitudes ont la vie dure). Et puis tout ça coûtait de l'argent.

C'est bien beau de parler ici des trucs qui te "fragilisent" mais si c'est pour jamais passer à une quelconque action sous prétexte d'habitude (" Oh cool c'est vendredi, je vais lire mes magazines ce week-end") ou de paresse intellectuelle (si, y a un peu de ça, je ne suis pas contre le divertissement pour moi, c'est même peu dire, mais bon là, ça commençait être limite. Je pouvais simplement plus faire semblant de croire que ce type de divertissement était agréable pour moi. Souvent t'en sors un peu lessivée, même avec une impression de recul sur la question).

J'ai régulièrement abordé certains trucs qui m'avaient gênée à leur lecture. Pêle-mêle, banalisation outrancière et très limite de la chirurgie esthétique, l'impression en les lisant que j'étais trop grosse, trop moche, trop vieille, pas assez "féminine", pas assez libre en couple, trop célibataire et surtout  l'impression tenace d'être un petit porte-monnaie incapable de contrôler mes envies de chaussures.

J'ai découvert la presse "féminine" à l'adolescence avec 20 ans ( je vous l'ai dit 1000 fois ♥♥♥ ) à sa grande époque. L'époque Isabelle Chazot, Emmanuelle Alt à la mode et Diastème. Je me souviens d'éclats de rire (réels et sonores) dans mon lit en les dévorant. Je continue à penser que la presse féminine devrait être ça. Drôle, avec du panache, intelligente, étrange, différente.

J'adorais 20 ans. En commençant ce blog je voulais faire comme lui tellement je l'avais aimé.
Je vous mets le lien de l'interview d'Isabelle Chazot dans les Inrocks que j'ai trouvée très instructive sur l'évolution de la presse (notamment le changement de type des rédacteurs en chef de ces dits magazines, d'un coup c'est devenu plus clair pour moi).

Alors en lisant pour la sortie du film La Belle et la Bête ce portrait de Léa Seydoux dans Elle:

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Je me suis d'abord dit que c'était de l'humour... Tant de premier degré, c'est vrai ça interroge!

"Plus jolie qu'au cinéma. Eclairé de l'intérieur, son visage irradie comme une lanterne en papier de riz".

Je ne sais pas pourquoi lui, mais cet article (très sérieux sur la beauté de Léa encore plus incroyable en vrai donc si tu te trouves déjà moche à côté d'elle en photo d'intro de ce billet, dis toi qu'en vrai ça serait pire, tu serais la moche du fond, vu qu'elle c'est la grâce éclairée de l'intérieur. Oui évidement que Léa est d'abord belle et que c'est tout le propos d'une actrice en promo -__- ).

Parce que des conneries pareilles sur la sublime magnificence des actrices y en a eu mille mais là, c'était trop... J'aime que les gens soient beaux, pas de méprise, mais putain ils parlent toujours que de ça, c'est fatigant!

Et achevée j'ai été avec Glamour dans son article:

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Avec sa dernière injonction

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Alors sûrement que c'est de l'humour mais sincèrement... Sérieux?

C'est limite de rire de ça alors même que tout autour de nous fragilise ce que les filles et les femmes sont. Peut-être que c'est moi qui manque de recul mais si tout notre environnement est de ce type, misogyne comme ça, où les filles sont systématiquement comparées entre elles à qui est la plus belle, la mieux roulée et autres conneries, alors c'est vrai que j'ai du mal à rire de ça.

C'est craignos (back to the 90's) parce que tout met en compétition, le nombre de propos envieux ou rageux que j'entends autour de moi devraient imposer à la presse féminine une sorte de "responsabilité", non? Là non, au calme, ils dégradent le truc un peu plus...

Je sais pas des trucs genre, ne pas cultiver le plus crasse en nous. On peut imaginer un vrai divertissement qui tire vers le haut, qui rend grand, qui apprend à vieillir sereinement, qui envisage le sport comme un truc global pas comme un truc qui rend mince (parce que là on n'en peut plus... le sport c'est l'outil mince dans la presse et que ça et en vrai, je trouve ça super limite...J'en reparlerai), qui parle de sérénité, qui montre que le beau est pluriel et surtout qui ne créé ni complexe ni frustration. Le minimum quoi! Un truc qui améliore pas qui aggrave.

Donc plutôt que continuer à me plaindre (c'est ma dernière fois ici je l'espère) j'arrête.

Je vous renvoie aussi à l'article de Nadia sur le port de la minijupe chez les quarantenaires vu par la créatrice de Manoush et exposé dans Grazia. Hyper classe aussi!

Bonne journée, à demain.

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3.5.14

MACÉDOINE LACONIQUE

✔︎ l'EP DE MOVEMENT QUI SORT LE 5 MAI MAIS QUI EST DÉJÀ EN ÉCOUTE

Movement c'est un groupe dont je vous avais djà parlé dans ce post après que l'un d'entre vous ai parlé de la chanson moite US 


Je vous remets le clip de US, sublime morceau.

 


✔︎ SOMMES-NOUS FAITS POUR COURIR? 

 Ce documentaire est passionnant si vous vous intéressez à ce genre de choses.
Je précise tout de même qu'une partie de ce doc se passe auprès d'un peuple nomade en Russie (Sibérie) Arctique chasseur de Rennes et que certaines scènes (où les nomades chassent et tuent les rennes) peuvent être difficiles.




✔︎ LA RINGARDE TROP JE LA LOVE

J'ai découvert les vidéos de la Ringarde  sur le site de Madmoizelle (que j'aime beaucoup aussi).

Cette fille est drôle. Vraiment. Et puis sincèrement, ça fait du bien de voir une française (ouais les ricains font déjà ça) avoir un vrai discours décomplexant qui fait et plaisir et du bien.
Et son top 8 des séries ça m'a donné envie de le faire!




Voilà c'est tout pour moi.


 Bise

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2.5.14

CRITIQUES

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Vous n'êtes pas sans savoir que certaines critiques que je reçois sur ce blog me touchent plus que d'autres (en la matière, on peut me même qualifier de petite chochotte en sandalette avec des petites socquettes à volant).
Et c'est tout particulièrement étonnant parce que je ne suis pas une fille "susceptible". Dans ma vraie vie, déplaire est la cadet de mes soucis, je m'en tamponne le coquillard et je dis ça sans mensonge, c'est réel.
Je sais que je peux énerver, agacer (dans mon taff notamment) mais ça ne remet jamais rien en question, surtout pas ce que je suis. C'est pas que je ne tiens compte de rien de ce qu'on me dit, c'est juste qu'il y a des domaines où je ne doute pas vraiment. Enfin si, un peu, mais il est parfois trop tard pour avoir peur et je sais être pragmatique si nécessaire (ce qui n'est pas toujours frappant ici).

En revanche dans le blog, c'est différent, les règles sont biaisées et elles le sont notamment par moi et par le parti pris que j'ai choisi de développer ici.
il y a 3 posts par semaine (et encore quand je suis en forme, sinon, c'est une autre chose) et vous vous doutez bien que ça ne résume rien de ce que je suis, pourtant on croit toujours connaître ceux qu'on lit. Et je suis comme vous, en tant que lectrice de blog, je suis aussi réductrice que certaines et certains peuvent l'être ici. Je crois aussi, comme vous, que 3 posts me permettent de comprendre une personne.

Comme je ne faisais que le constater, j'ai eu envie d'utiliser ce que je ressentais alors j'ai commencé à me demander (oui encore), pourquoi certaines choses écrites en commentaires pouvaient me peiner alors qu'en vrai non, elles n'ont pas vraiment d'importance (bon en même temps rares sont les fois où un mec ou une nana que tu ne connais pas vient te chauffer comme ça, gratos, en remettant en question ce que tu es).

Donc pas d'excuse, ni de justification, j'ai simplement essayé d'utiliser ces " petites irritations" pour mieux comprendre comment ça fonctionnait.

Dans la vraie vie, on voit les gens globalement, en entier, en vrai, en chair en os, avec ce qu'ils dégagent, ce qu'ils disent ou ce qu'ils ne disent pas.
Sur un blog, on s'y montre comme on veut le faire. On choisit un point de vue... Enfin on choisit c'est un bien grand mot, il s'impose plutôt petit à petit.

Le mien s'est construit par opposition à ce que je voyais je crois.
Je ne suis pas que la sensible que je montre ici (vous vous doutez bien), je ne suis pas que l'analysante (idem), je suis, comme vous, tout et son contraire en même temps, mais à force de voir ce que les blogs construisaient, de la win, de la mise en valeur systématique et surtout à force de voir que ça commençait à provoquer les mêmes choses que les magazines en moi, c'est à dire de la frustration et une certaine remise en question, je me suis petit à petit orientée vers un discours plus...
J'aurais envie de dire loose, mais je ne crois pas que ça soit tout à fait vrai (ou alors je me rassure)...
Non disons plutôt plus "sensible".

J'avais envie d'aller dans une direction plus dense et un poil plus complexe (je me la raconte un peu je te l'accorde). Je ne dis pas que j'y arrive toujours mais c'est en tous cas mon ambition
Même si parfois je me manque, même si parfois c'est répétitif, même si parfois ce n'est pas très inspiré, je crois que je préfère ça sur mon blog plutôt que d'aller vers un discours plus aseptisé qui, certes me protégerait plus, mais qui n'aurait plus de sens pour moi.
Vous êtes assez nombreux à me lire mais mon blog n'est pas non plus une machine de guerre aux centaines de milliers de lecteurs uniques jour ce qui fait que, je peux encore me permettre de considérer qu'on est encore "entre nous" ici et que je peux parler aussi de certaines "fragilités" sans que ça soit, trop problématique.

Je peux tout à fait comprendre que certains et certaines aient l'impression que parfois le discours stagne ici, mais prétendre que les choses bougent à 300 à l'heure est un mensonge que beaucoup de gens se disent (et qui peut faire du mal à ceux qui ont l'intuition que de leur côté ce n'est pas tout à fait vrai).
Les choses sont plus modérées et oui parfois on aimerait qu'elles changent en profondeur, comme ça, sans réflexion, un matin, brutalement. Ces choses n'arrivent pas facilement et pas à tout à le monde, ne tirons pas de conclusions trop hâtives. Et c'est aussi ce que je veux montrer ici, la vie peut aussi avoir ses lenteurs.

J'aime mon blog, j'aime souvent ce que j'y dis, pas toujours, je m'énerve aussi ici et si je suis parfois touchée par des choses que certaines et certains me disent, c'est qu'elles doivent mettre le doigt sur un truc qui tout au fond me gêne aussi.

Mais si je continue c'est parce que la chose que je sais le mieux vous écrire ici, c'est ma sincérité (choisie, triée et parcellaire, mais quand même).
Elle est parfois bancale, pas toujours flatteuse ou ne va pas suffisamment vite pour certaines et certains mais c'est la seule que je sais faire. Et j'aime le faire.

Voilà, vous savez que je suis passionnée par le fonctionnement même de mon blog et que ça interroge finalement assez bien sur soi (et sur vous) d'où ce post.
Bonne journée les copains.

Kiss Kiss on your cheek


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