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21.11.13

GIRL

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Debbie Harry (toujours spectaculaire)





Les portraits sont de Edo Bertglio et datent de 1979


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Robin Wright (canon...)


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Patti Astor


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Karin (parfaite. Qui est Karin, on ne sait pas, mais elle est parfaite...)

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20.11.13

RÈGLES (ET PETITES PRÉCISIONS)

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(Gilles Bensimon et Elle...)



(Tu as raison Anonyme, The Wilhelm Scream est très belle aussi...)

Bon, plutôt que de trop mélanger, aujourd'hui je ne vais pas vous parler de mes derniers achats et comme certains de vos commentaires me font dire qu'il faut peut-être que je vous explique un peu mieux cette "expérience", je me lance.

Certaines d'entre vous me suggéraient que ce que je faisais, dans son aspect "drastique", genre que 6 mois c'est long, que je me tire une balle dans le pied, que ça n'a pas d'intérêt, que la frustration c'est inutile quand c'est si extrême... Et que je courrais à l'échec...

Je comprends ce que vous me dites et l'ai pris avec la plus grande bienveillance (dont vous avez sincèrement fait preuve) mais je crois que je ne vous ai pas suffisamment expliqué où je voulais en venir.

✔︎ Je ne fais pas cette "expérience" parce que je sors d'une énième rechute compulsive, non pas du tout.
J'amène toujours le sujet (et Dead Fleurette aussi) en vous parlant de ma compulsion au présent, mais  en fait non, c'est un peu malhonnête, elle n'a plus rien à voir.

Après s'être exprimée à coup de sapes Marant, Jacobs, et autres trucs que je n'avais pas les moyens de me payer avec tant d'outrance, la réalité m'avait, depuis longtemps, rattrapée, et non, je n'ai plus de consommation "problématique", "handicapante" qui peut me mettre en galère de thunes.
En d'autres termes, je suis déjà dans la modération.
Sauf... Sauf quand j'ai des coups de mou.

Rien d'excessif, un rouge à lèvre me coûte moins que des bottes Isabel Marant, mais c'est le caractère systématique qui me disait de plus en plus que c'était étrange... Etrange comme le système de récompense et / ou de "béquille émotionnelle" se situe dans l'achat (pire, que ce système est valorisé, dans la presse féminine par exemple mais plus généralement dans la société dans son entier (porte ouverte, je sais). Il est abordé comme un loisir, quelque chose qui fait du bien après une dure journée de travail, il est bon, très bon de se faire plaisir... En achetant des trucs.. Comment sinon?).
L'une d'entre vous me disait justement que c'est bien aussi de se faire plaisir en s'achetant des trucs.
Oui je l'ai vu, mais le caractère "systématique" de ces récompenses là, me déprime un peu et surtout me questionne.

✔︎ Je n'aborde pas ces 6 mois en me disant que je vais me tester, voir si j'en suis capable.
Je vais vous dire un truc qui ne transparait pas forcément sur ce blog (ce n'est pas ce que je mets le plus en avant) mais je n'ai aucun doute sur ma réussite (ça fait crâneuse, mais ce n'est pas le cas du tout, c'est autre chose. Ca a à voir avec cette histoire de responsabilité, d'engagement, ces choses là me portent et mettent dans une situation qui me libère systématiquement, l'absence de choix... Oui ça peut paraître paradoxal, mais je vis comme une libération le fait d'avoir mon cerveau focus, concentré). Et je le dis sans orgueil, promis, craché.

✔︎  L'achat est une diversion pour le cerveau, il détourne le regard d'autres choses et par curiosité, je veux voir où il regarde quand je ne le divertis plus avec de chronophages achats (oui parce que qui fait peu d'achat, régulé, sait aussi qu'il va passer du temps à bien choisir, comparer, sous-peser et finalement... C'est pareil, on reste les yeux sur l'eshop. Mauvais calcul. C'est ce que la cigarette m'a appris. A contrôler sa consommation, je ne pensais qu'à elle, à la suivante, à l'attente pour y arriver... Et non, je ne m'en libérais pas...).

✔︎  Donc, putain c'est la fête de la digression, je ne fais pas une privation pour me faire du mal et échouer, du tout, je fais ça pour voir comment je vais me débrouiller pour faire sans. Il est là l'intérêt.
Je n'ai jamais manqué de rien, j'ai été choyée, j'ai appris seule (et tant bien que mal) la frustration après être allée trop loin... Et c'est ça que je veux savoir, comment je vais faire sans ça.
Comment je vais me rassurer? Comment je ferai les jours "down"? Comment mon cerveau va se sortir de cette habitude...
Les récompenses (malgré ce que j'ai pu vivre auparavant et depuis quasiment toujours) ne peuvent pas se résumer à des choses qui s'achètent et envisager cela, c'est quand même triste.


✔︎  Je ne me prive pas vraiment, aussi parce que malgré les tris et le reste, j'ai encore beaucoup de vêtements. Suffisamment pour être habillée différemment très souvent, et c'est là aussi que ça devient intéressant point de vue "mode". Continuer à désirer ce que l'on a déjà est ne pas loucher sur les herbes vertes ailleurs pour voir comment on se débrouille.
Et surtout, de mes propres goûts, j'ai tout ce que je veux.
Mon armoire n'a besoin de rien. Mes goûts stagnent et sincèrement, plus serait loin, très loin d'être nécessaire.
Je n'ai besoin de rien... Oui je sais ça fait bizarre de l'écrire!


Donc voilà comment je vais procéder sur ces 6 mois:

✔︎  Je n'achèterai ni vêtement, ni make-up, ni cosmétique ( je peux acheter livre, places de cinéma, musique, magazine, pas de souci, mais pour magazine, modérément)

✔︎  Les seules choses que je peux acheter sont (et une fois que les précédents sont terminés, obligatoirement) les choses que j'utilise au quotidien. Et sauf exception (type allergie ou autre), je dois utiliser les mêmes qu'avant. Pas de nouveauté, donc:

✔︎  Produits cheveux (shampoing, après shampoing, masque, huile ricin, coiffant)

✔︎  Gel douche

✔︎  Dentifrice

✔︎  Huile argan

✔︎  Huile démaquillante DHC

✔︎ Crème de jour: Hydrance Avène

✔︎  BB Crème Erborian

✔︎  Poudre libre Arcancil (elle est mortelle je ne sais pas si j'en ai déjà parlé)

✔︎  Crayon noir master Drama Gemey (mon amour, toujours)

✔︎  Poudre Dallas Benefit (ouais je lâche rien)

Et puis il me faudra plus de 6 mois pour user les blush et autres rouges à lèvres de ma salle de bain...

ET c'est tout.

Voilà, vous savez tout. J'espère que c'est un peu plus clair.
Je reviendrai régulièrement faire un point (aussi dans les moments où ça sera plus chaud et il y en aura, à ne pas douter), vous dirai comment j'ai fait quand je me sentais fébrile et les "armes" que mon cerveau a utilisé.

Je vous embrasse fort.

PS: Je réponds à vos commentaires sur les deux derniers posts dans la journée ♡



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19.11.13

6 MOIS

Soleil, 6 mois

* POST RTT, tmtc



Il faut d'abord que je vous raconte. 

Il y a de ça 3 ans (je crois), on a entamé ici l'aventure qu'on avait appelé "Dead Fleurette" (du nom de l'ancêtre de ce blog, tenu par une jeune demoiselle qui, depuis, a arrêté son blog et qui avait drastiquement réduit la taille de son placard pour tenter de résoudre cette "question" qui ne trouve jamais de réponse satisfaisante, le fameux "j'ai rien à me mettre". Fleurette, elle, a décidé de répondre à cette question obsédante du placard en en prenant le contre-pied total, plutôt que d'augmenter les achats pour finalement essayer de "tout" avoir, elle a réduit son armoire pour n'en garder que les perfections. Rien d'approximatif. Et les perfections, il y en a peu).

J'avais commencé cette "expérience" en vous racontant comment j'étais devenue compulsive, comment j'étais acheteuse compulsive et comment c'était un truc bien pourri. 

Alors comme je sentais que j'allais mieux (que j'achetais moins) j'avais trouvé le "courage" (toutes proportions gardées, bien sûr) de l'aborder avec vous et d'en faire, éventuellement, une force. 

La suite vous la connaissez, c'est l'expérience Dead Fleurette (copiée donc sur la démarche du blog éponyme) une épuration de mon dressing. 
J'avais déménagé, je n'avais plus autant de place que dans mon ancien appart et j'en avais marre surtout. 
Marre d'avoir une accumulation de vêtements que je ne mettais pas, plus ou voire mis une fois. 
La compulsive que je suis avait une certaine lassitude face à ses silhouettes donc, elle achetait. Achetait. Mettait une fois, parfois deux et voilà, l'intérêt pour la dite chose s'étiolait...

Ma démarche a rencontré un certain écho puisque vous êtes nombreux et nombreuses à avoir découvert ce blog grâce à cette expérience. 

Donc, avec vous et en vidéo, on a commencé à aborder les points les plus essentiels de cette "épure":

✔︎  Réfléchir à chaque achat (rien d'approximatif ni d'irréfléchi avec un mantra "essaie toujours ce que tu dois acheter et si ce que tu portes te va mieux que ce que tu t'apprêtes à acheter, repose". Evidemment si c'est en rapport, si t'es en baggy (l'ancêtre du boyfriend, mais girlfriend de skate j'étais donc, moi j'appelle ça un baggy)  et que tu cherches à acheter un tailleur, là, pas de rapport, donc ce mantra ne fonctionne plus).

✔︎  Faire le point sur ses goûts (les distinguer de la mode et de ses variations, même si maintenant, au vu des évolutions quasi éphémères des tendances, ça me paraît très compliqué de voir ce qu'est "la mode" en 2013... C'est tellement dur que ce que j'en vois, de la mode de 2013, ça n'est que sobriété, blanc, coton, marinière, trench, cuir, perfecto... Alors oui 1 manteau rose originellement Carven, des pochettes en fourrure mais rien qui ne balaye ce qui existait déjà. Mais je me trompe peut-être!).

✔︎  Faire le point sur sa silhouette. Savoir si on préfère "être à la mode" ou "être élégante" ou les 2.

✔︎  Si fébrile je me sens, ne pas chercher la merde en allant me balader sur eshops / magasins / blogs (ouais je me tire une balle dans le pied).

✔︎ Acheter de très beaux cintres en bois pour les vêtements (mettre tout sur cintre, même ton t-shirt troué préféré en lin de chez Zara acheté en 2007 donc je te dis même pas dans quel état il est).

✔︎ Renoncer à ces vêtements de marque, parfaits auxquels on a cru  mais qu'on ne porte pas (dans mon cas, un blaser noir Ann Valérie Hash que je n'avais JAMAIS porté mais dont je n'arrivais pas à me débarrasser).

✔︎  Se faire confiance.

✔︎  S'aimer, comprendre qu'aussi belle soit cette veste, elle n'apporte rien, strictement, à notre identité et surtout qu'elle ne résoudra rien.

✔︎  Trouver de quoi remplir ses "loisirs" (le shopping n'en est plus un quand on a flirté allègrement avec l'achat compulsif) , l'oisiveté est mère de tous les vices et il faut forcément un substitut sur lequel on pourra s'appuyer.

✔︎  Rester vigilant, la compulsion peut se déplacer... des vêtements au make-up... Petite écervelée et superficielle que je suis ;-)

Voilà où on en était. 
Et ça avait marché pour moi. 
Ca avait marché aussi parce que je m'étais engagée auprès de vous c'est important la responsabilité, je vous jure, ça porte, ça aide et surtout ça permet de ne pas être seul dans un truc qui est, par nature, "isolant".

Et ça a marché longtemps, je ne vivais pas ça comme une frustration mais bien comme une libération. Mes goûts étaient arrêtés, jeans / t-shirts / blousons (cuir, jeans) / baskets (je porte d'ailleurs mes Decade d'Adidas non stop depuis 5 mois... Quasi tous les jours) / Parka ou assimilé.

Et puis il y'a eu mon truc un peu relou avec le make-up, les chaînes Youtube, les nouveautés systématiques et cette impression que l'achat à outrance était devenu une norme. 
Maintenant, c'est ça la norme, je le vivais comme un vrai problème ces achats outranciers et maintenant, partout, on avait l'air de dire que ne pas "se priver" c'est cool. Que la frustration c'est nul et qu'on ne vit qu'une fois... Je grossis le trait évidemment. 

Et puis Charlotte aka Balibulle est venue ravivée tout ça... Ca c'est l'acte 1. Charlotte s'est mise aussi à épurer son armoire, elle n'en garde que le plus beau.
Je reprends une phrase que Charlotte utilise pour parler justement du blog de Dead Fleurette : 

"Son mot d’ordre n’est pas la frustration ou la restriction, mais le plaisir de choisir, chérir et de porter, reporter et re-reporter chaque vêtement ou accessoire parce qu’il est parfait dans son genre".

Et puis, et c'est ce qui m'a achevé, mon retour en Bretagne, mes sacs toujours aussi lourds, des vêtements malgré tout importés et cette sensation que à chercher toujours la pièce idéale, j'en restais toujours en quête de quelque chose, incapable de profiter de ce que j'avais déjà.

Oui, à acheter, fouiner sur les eshops un truc encore mieux que ce qu'on possède déjà (même dans des choses ultra sobres qui sont un peu ma préférence. Un mec m'a dit il y a peu que je m'habillais toujours pareil... dans sa bouche ça sonnait comme "négligente Marie", dans la mienne ça a sonné comme un "s'il savait..." amusé) c'est surtout une manière de ne JAMAIS profité de ce que l'on a déjà. 

Et, ding ding ding, je vais tout de suite répondre à la question à 1 000 000 de $, ça ne s'arrête jamais. Aussi remplie que l'armoire puisse être, il lui manquera toujours un truc. Des trucs. 1000 trucs.

En rentrant, en rangeant mes affaires pendant très longtemps j'en ai eu de nouveau marre, ok mon armoire est plus optimum, je mets tout ce que j'ai (quoique j'ai quand même des préférences au nombre de 10 avec lesquelles je pourrais tourner pendant un mois) mais tant de t-shirts blancs parfaits ça aurait dû calmer ma quête... Sauf que non... Et ça marche aussi avec les rouges à lèvres rouges cette histoire. 

(Dieu que je suis longue...)

Me sachant nettement meilleure dans la privation totale que dans la modération, je me suis dit que j'allais tenter 6 mois sans achat. Pour jouer, pour voir comment je peur "ré-inventer" l'armoire sans rien lui insuffler de nouveau. 
Est-ce que je vais mal le vivre? (oui je sais, il y a des vrais problèmes dans la vie et ce que je viens de dire n'en fait pas du tout partie)
Sans rien acheter. Nada. 

Alors pas tout à fait, je vais vous dire quelles sont mes possibilités (ouais j'ai des règles, j'adore les règles, mon rapport au jeu (je vous ai déjà dit que le jeu est un des 5 trucs que je préfère sur Terre?).

Donc, je reviens demain pour vous donner les règles et vous montrer les dernières choses que je me suis achetées avant d'entamer ces 6 mois (ça fait une semaine que j'ai commencé, une miette donc).
Une sorte de "New-in" mais un New-in définitif... 
Pour 6 mois quoi... 

L'idée c'est de voir ce que ça donne, voir si c'est dur, voir comment fait le cerveau quand il ne peut plus aller à la facilité... 

Allez, love, à demain. 





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18.11.13

# ASTUCE NOVEMBRISME

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(Selfie ensoleillé et joyeux, pris fin octobre près de chez moi... On voit l'océan (my big lover) dans les verres des Ray Ban... )

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(J'écoute en boucle l'EP de Solange, True (et découvre ardemment et passionnément Blood Orange aka Dev Hynes que j'aime déjà très très fort d'amour et dont j'aimerais vous parler). Donc pour aujourd'hui ça sera Looks good with trouble avec Kendrick. Tahu!)


J'ai une théorie depuis très très longtemps (le premier post sur la question date du 16 novembre 2006 (j'y parlais de mode, on voit Scarlett dans un jeans et la reine Kirsten). 7 ans donc (oui le cap a été passé, ma plus grande histoire d'amour c'est La chic fille (a-t-on déjà un truc plus narcissique qu ça?)).

Donc depuis au moins 7 ans, novembre est, je trouve le mois le moins Pina colada du monde (fête, sueur, content, tape dans tes mains, musique jusqu'à pas d'heure... Soleil et joie...).
Y a des trucs cools aussi en novembre, mais de mon côté un des trucs les plus cools c'est cette gentille dépressionnette hivernale qui prend possession de ma joie de vivre.
Cette petite dépressionnette porte même un nom, le novembrisme.

Alors pour vous expliquer au mieux, je dirais que le novembrisme est une sorte de gros con qui fait que nous mettre des bâtons dans les roues de notre moral(les bâtons peuvent même s'apparenter à des troncs de baobab dans certains cas. Mais rien de systématique).
L'été c'est fini, la rentrée bien entamée ne nous permet plus de faire diversion, les jours rapetissent et il fait un temps qui veut rien dire (sauf en Bretagne où il fait un temps canon alors que tout le monde croit qu'il pleut sans arrêt, la honte!).
En gros le novembrisme, c'est quand t'as la rage que ça soit l'automne et bientôt l'hiver.

Sauf que 7 ans plus tard, l'heure n'est plus au constat (non non non). L'heure est à la guerre, alors cher Sun Tzu , nous voilà en marche vers la victoire.
Nous ferons la nique à ce gros con de novembrisme à coup d'arme qu'il ne voit pas venir ce nigaud.

Ce post, #AstuceNovembrisme vient d'un truc sur Twitter (ouais j'adore Twitter) ou je commençais à trouver des astuces, des bricoles, des petites choses qui me mettaient du baume au coeur quand je sentais que Novembre prenait possession de mon envie de dévorer le monde (j'en fais clairement des caisses, c'est pour le besoin de ce blog cette avalanche d'hyperboles).

Donc je vous donne mes pistes et vous aussi tu peux me donner des pistes...

- Chanter sur un live de France Gall de 1993 avec sa mère en voiture, pour faire la nique au ciel bas et lourd.

 

- Ca marche très bien avec la version live de Le soleil donne de Voulzy.


 - Regarder l'épisode de toutes les surprises des Mystères de l'amour... (NDLR: N'importe quoi ce truc -__- )

 - Le sport (courir) quand tu sens que tu bascules dans la petite dépressionnette... Après t'as un peu mal au crâne tu pleures pas vu que t'es fier de toi.

 - Attendre un peu pour relire Les fleurs du mal (marche aussi avec Cioran et d'autres trucs pas réputés gais gais)

 - Manger plein de Miel Pops (marche aussi très bien avec Chocapic et encore mieux avec les jordans aux fruits secs)

- 113,  Jackpot 2000



- Telephone, Ça c'est vraiment toi





- Être bien bourré/e (ne marche que si c'est une fois de temps en temps, pas trop costaud parce que le lendemain sinon c'est tout pourri et si et seulement si t'as l'alcool gentillet et guilleret).

- Apprendre la choré de Night fever par coeur même si tu sais pas trop dans quelles circonstances tu pourras la recaler .





- Novembre en Bretagne. Devant l'océan.

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Voilà c'était le volume 1 de cette #AstuceNovembrisme (si t'en as à dire des astuces contre le novembrisme, je prends, bien sûr).

On se retrouve demain, j'ai une expérience de 6 mois sans shopping à t'expliquer... T'as vu comme je t'allume!

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15.11.13

LA SCÈNE D'OUVERTURE DE DRIVE ( TITRE EFFICACE)

Je viens de regarder 4 fois cette scène d'affilé tant elle m'impressionne toujours.

J'avais aimé Drive à sa sortie (mais pas tant que ça).
Mais ce qui est sûr, absolument je veux dire, c'est que dans le cinéma, quand les lumières s'étaient éteintes, que le film était parti et que cette "course-poursuite" avait démarré, j'en avais eu la chair de poule...

Alors au cas où tu l'aurais pas vue...




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14.11.13

CUMIN ET CAPUCHE (VIDÉO CHEVEUX EN FAIT...)

Salut.

Bon ben petite vidéo.




- Huile de nigelle

- Shampoing Ultra doux Garnier, avocat et beurre de karité

- Après-shampoing banane Body Shop 

- Après-shampoing Petit marseillais karité et miel

- Masque Ultra doux Garnier au camélia et à l'huile d'argan

- serviette micro-fibre aka la capuche ghetto

Love, bonne soirée

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13.11.13

ANONYME, EPOUSE-MOI ET ON ÉCOUTERA DES SONS MOITES TOUTE NOTRE VIE

Merci... (Et j'adore Chance The Rapper)


A demain, on parlera cheveux je crois... (T'es content?)

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12.11.13

FRANK OCEAN x BAD RELIGION x LE RESTE

frank ocean 2



Laissez moi vous parler, pour la énième fois de Frank Ocean. Je sais ça fait 12 fois, on n'en peut plus...

Frank je l'aime. De tout le mouvement new R&B (le nom est bien pourrave, je viens de l'inventer, ne me juge pas) c'est de très très loin mon préféré.
Il y a bien eu Abel à un moment(The Weeknd) avec le morceau Rolling Stone par exemple (merveille, vraiment merveille sensuelle qui me donne une très très forte envie de faire l'amour. À chaque fois. C'est mathématique) mais finalement il m'aura, dans la durée, moins emporté... Et puis son dernier disque m'a un peu déçu.

Frank c'est différent, une toute autre dimension.
J'ai une prédilection pour les musiques dites "sensuelles" ( hot / wet / glissantes ) et Frank y arrive très bien. Et il a un truc supplémentaire et un peu rare: une mélancolie torride (laisse moi, j'étais fan de Mylène Farmer d'où l'usage abusif du mot "mélancolie" dans toutes ses variations).

Je ne sais pas ce qu'il raconte dans ses chansons, je ne m'intéresse pas vraiment aux textes dans la musique (bizarre d'ailleurs... ah non c'est vrai, c'est un blocage de mon cerveau, il comprend rarement les textes des chansons) donc je ne me fie qu'à une seule chose pour comprendre ce qu'il chante, la mélodie et la manière dont ça résonne en moi.

Bad religion (la chanson en vidéo, la version live est grande mais le côté très intimiste de la version studio me plaît beaucoup aussi) est, depuis cet été, devenue ma chanson. Celle que j'écoute le plus, celle qui me fait battre le coeur (notamment dans les deux versions du refrain), celle qui me fait le plus sentir vivante. Exactement comme quand t'es amoureuse. Tu sais ce moment où tu te rends compte qu'avant de l'être (amoureuse) tu n'existais pas vraiment...
D'un coup, le coeur se met à battre à ça se met à tout réveiller en toi... Enfin ça réveille la vie, dans tout ce que ça est, tu regardes d'un coup les jours et mois qui précèdent l'étincelle et tu es surpris tellement ce que tu (sur)vivais était fade, sans intérêt. Alors que maintenant ça y'est, tu es en place, dans l'univers, dans un vrai grand truc et t'es tellement heureux que la perspective que ça s'arrête te dévaste et dans le même temps te donne envie de dire merci à l'univers tout entier pour t'avoir permis de vivre ça...
Le sentiment amoureux c'est un très très grand truc. Quand un truc vous donne l'impression d'être VIVANT pour la toute première fois, c'est qu'à côté, le reste n'est rien.

(Ca fait redite avec le post de dimanche, mais j'ai écrit celui-ci avant... il faut croire que c'est la période qui veut ça... donc désolée pour ce qui paraît être une répétition)

Et bien Frank des fois, ça m'a fait ça.
Ca a balayé des mélodies anecdotiques, ça m'a montré ce que ça faisait d'être vivante et d'avoir tous les pores de ma peau ouverts. Tous. ultra-dermie (ouais je sais ça existe pas).

Je sais que tout ça est très personnel, que comme en amour, le coeur a ses raisons... Peut-être que Frank ne vous fait ni chaud ni froid, mais parler des choses que l'on trouve grandes c'est quand même très important...

Je vous mets une sélection Frank Ocean... Mes préférées...






Love.

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10.11.13

DIMANCHE...

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Je suis retombée, en rangeant ma chambre sur ce pull Mango blanc cassé, acheté dans un magasin d'usine à côté de Metz. Une ville qui se finissait en "-ange".

On s'y était arrêté en revenant d'une soirée avec un ami qui nous présentait son chien, un dogue argentin adorable, blanc lui aussi. 
On s'aimait depuis peu, quelques semaines peut-être, mon coeur était dans sa phase "vertige permanent".

On s'aimait grand, on s'aimait pas comme les autres, c'était notre arrogance et notre bonheur qui nous le soufflaient. Bien sûr qu'on se trompait , mais la perspective d'une hypertrophie sensorielle, d'un caprice chimique dicté par la nature, ne m'avait même jamais effleuré. On était comme tout le monde, pas plus pas moins, pourtant, aussi loin que ça puisse être, la réalité m'ayant depuis rappelée que je me trompais, l'immensité de toi et de moi ne pourra jamais m'apparaître comme une chose "normale". 
Non jamais. C'est devenu banal, moche, très moche depuis, malgré tout, le souvenir que j'en garde, c'est que dans tes bras, j'étais presque Dieu. 

Je t'aimais toi, et jamais, jamais je te le jure, je ne m'étais sentie aussi vivante (qui tombe amoureux naît immédiatement. La vie d'un coup. C'est affligeant de banalité tant tout le monde le ressent dans sa chair).

La vie était devenue, dans tes yeux, immense. Immense à vivre, j'étais impatiente de tout, de tout vivre. Même Ikea. Même les repas interminables chez un tonton lointain où on allait s'ennuyer mais où je pourrais te regarder manger un rôti (peut-être pour la première fois). Même les slows d'un goût relatif dans tes bras que je n'étais jamais sûre de mener à terme tant mes jambes flagellaient… Même novembre, avec  toi, c'était bien. 

Ce pull, col V, maille irrégulière, en mauvais acrylique qui singeait la vraie laine tricotée à la main, on l'avait acheté ensemble. tu m'avais trouvé jolie dedans, c'était tes yeux qui faisait ça. 
Je l'ai mis sans soutien-gorge, comme à chaque fois, jamais encombrée par la pudeur, il était doux sur ma peau. 

Dis, tu sais toi, comment on a pu s'aimer comme ça et comment on a pu faire comme si tout ça n'avait jamais existé? 
Comment la vie, comment on peut dire à quelqu'un qu'il est sa vie et puis plus rien? 
Comment on a pu être lâche comme ça? 
Tu peux toi? Je croyais que t'étais grand, je croyais qu'on serait grand, absolu aussi dans la rupture… Non. Pas plus pas moins que les autres. Un peu minables.
C'était y a très longtemps, le pull blanc (la laine s'est même feutrée à force d'être lavé à la mauvaise température) et le reste. Je ne sais plus qui tu es, ce que tu fais, ce que tu portes… Mais tu es où déjà? Tu te souviens de ce pull ? Il a rapetissé. 

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9.11.13

MERCI ANONYME...

C'est un très, très beau morceau...



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8.11.13

BLOG ET INTIMITÉ

matthew gray gubler TR

(Matthew "bonjour" Gray " bonsoir" Gubler )

   

(M.I.A. et The Weeknd, je la découvre en même temps que vous, en écrivant ce billet...)*

J'avais bien envie de parler blog et fonctionnement aujourd'hui.

Vous me demandez très souvent ce que je fais dans la vie, si j'ai un mec, ce que je préfère prendre au petit dej' (enfin genre quoi...) et je suis toujours un peu bloquée pour vous répondre.
C'est d'autant plus bizarre que je raconte sur ce blog des choses relativement intimes. Même moi je ne comprends pas  pourquoi je mets tant de choses dans des cases hermétiques alors même que mon lectorat est bienveillant et encourageant...

Je raconte certaines choses directement liées à mon âme et  ne ressens jamais de gêne à les aborder avec vous, mais pour d'autres, pourtant moins "implicantes, j'ai plus de mal. Probablement parce que je ne suis pas à l'aise avec tout... oui c'est sûrement ça...

Je n'ai pas du mal parce que je catégorise ma vie, j'ai du mal parce que j'ai encore une vraie méfiance à l'égard de certaines réactions que ça pourrait susciter.

Dans le même temps, je n'aime que ce qui est personnel et intime dans le blogs des autres (je ne sais pas si pour vous c'est pareil...).

Je n'aime que quand ça parle avec sincérité. Ce n'est pas que je cours particulièrement après l'indécence et l'impudeur mais il se trouve que ce qui m'intéresse le plus est le naturel... Le vrai naturel, pas celui qui est singé sous des formules un peu cool pour "cabotiner" la proximité, non un truc d'humain à d'humain.
Ce que je préfère c'est quand ça sent le coeur non le calibrage.

Bon je m'égare ce billet va encore être une succession de nappes disparates.

Il ya  donc des aspects "intimes", "personnels" dont je parle sans problème ici, d'autres, probablement parce que je ne sais pas quoi en dire, je bloque. C'est à dire que je m'interroge encore sur la limite Chic fille / Marie. La chic fille trouve que dans tous les aspects je pourrais trouver des choses à en dire (et même que ça serait hyper utile et sûrement décomplexant pour d'autres personnes... On aime bien savoir qu'on est pas seul, c'est tellement important...)  mais Marie bloque elle trouve que des choses n'ont pas à être dites. La chic fille trouve au contraire que ça serait bien, elle argumente, mais Marie, psychorigide (et un peu atteinte d'un dédoublement de personnalité si je peux me permettre) bataille encore.

Mais je trouve ça nul de bloquer, ça empêche mon blog de prendre un peu plus en envergure. Quitte à y aller, quitte à dire, autant y aller pour de bon, sans se censurer, pas des tripes étalées, juste le coeur un peu plus devant.


Et c'est donc là qu'est situé la plus grosse de mes problématiques à laquelle je n'ai pas encore trouvé de réponse satisfaisante.
On pourrait se dire qu'on s'en fout, que je ne dois rien à personne, que je réponds à ce que je veux (ce que je pense d'ailleurs au plus profond de moi) ou plutôt analyser et voir pourquoi gêne il y'a.
En plus c'est pas forcément ouf les domaines de ma vie où je fais ma mystérieuse. Non parce que c'est pas comme si j'étais une espionne...

Si les blogs "puissants" de la blogo fille (j'imagine que c'est pareil dans les autres domaines) paraissent de moins en moins intimes ce n'est pas par souci de polissage, non, c'est parce que leurs auteurs ont été confrontés à une vraie agressivité de la part d'un certain lectorat. Et même si on est cool avec soi, à l'aise  ça pique un peu quand c'est violent.

(Si certaines me lisent ici, ça m'intéresserait vraiment que vous en parliez en commentaire).

En fait, si je vous en parle ici, c'est aussi pour avoir votre avis sur la question. 
Mon blog n'est plus lu que par ma mère, ma mamie et mes copains, non il y a aussi des gens que je ne connais pas.
Mais j'aime écrire ici sur des problématiques qui me passionnent et j'aime grave avoir votre avis sur tout ça.
La direction originelle de mon blog, la mode et ses variations a quasiment disparu, le blog est parti vers d'autres choses et c'est cette autre chose que je préfère. 
Je voudrais vous parler de l'amour, du couple, du célibat, du travail, des responsabilités, de la trouille, de l'ambition, de l'amitié, des garçons cool, des cons, des jours avec, des jours sans mais vraiment sans... 

Mais je ne sais pas si ça serait si bien ou si utile que ça... Et puis je me souviens que finalement dans ce blog, c'est que mon intime te parle aussi à toi, et que ça serait bien d'essayer de transformer un truc un peu naze en un truc joli... Tu vois? 

ce post est bordel, bordel je sais, mais je ne vois pas comment j'aurais pu mieux faire. 

Vous la situez où l'indécence vous? 

(Je me souviens d'une lectrice qui m'avait dit en substance qu'elle en avait marre que j'utilise mon blog comme un outil analytique (elle a jamais fait d'analyse sinon elle ne pourrait pas dire ça)... Ca m'avait grave vexé à l'époque (ouais j'ai une période de vexation dans ma vie, ça a peu duré mais laisse tomber, si je me sens de te le raconter je le ferais) , mais je me demande si elle n'avait pas un peu raison et si se préserver ça ne serait pas aussi de mettre un peu moins de soi... )

Est-ce que vous aussi ce qui vous intéresse le plus c'est le naturel chez les bloggueurs que vous aimez lire?

Est-ce que tu veux qu'on parle d'amour? ♡__♡

* Ayé, j'ai écouté le son...Mouais, gentillet je dirais... pas convaincue alors que sur le papier ça faisait palpiter mon petit coeur de R&B...

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6.11.13

FUMER / NE PLUS FUMER / FAIRE SANS Y CROIRE

kidman : cruise : smoke

(Pour une raison que j'ignore, je trouve cette photo de Kidman et Cruise (prise par Jonatha Becker) absolument spectaculaire… La lumière sur Kidman, le plaisir immense qu'elle prend à aspirer la toute première latte de sa clope, la bouche ouverte de Tom qui lui dit un truc dont elle se tamponne au plus profond d'elle-même. Je me fous plus ou moins de cette fille, mais là, là, elle est dingue!)



(Je découvre tout Disclosure tardivement… mais ça me plaît beaucoup… J'ai plein de trucs à vous dire sur la musique. J'ai entendu plein de nouveaux trucs depuis cet été dont je ne vous ai pas encore parlé)

(POST RTT* j'annonce)

Le 22 novembre 1963 Kennedy a été assassiné.
Le 22 novembre 2010 j'ai arrêté de fumer. 
Ouais j'en fais des caisses, mais c'est ce que mon copain Karim m'a dit quand j'ai arrêté de fumer, ça m'a marqué, je le garde toujours en tête pour mieux m'en souvenir. 

Il y a 3 ans, après un nombre incalculable d'arrêts, toute armée de mon hypocondrie, motivée par ces désagréables impressions persistantes de poumons froissés ressenties à chaque réveil, le porte-monnaie de plus en plus vide et la honte de plus en plus présente (ben oui, chacun sait ici que j'ai le sens de la mesure et une véritable tendresse à l'égard de mes travers ;-) ) j'ai écrasé ma toute dernière cigarette.

J'ai jamais rien refumé depuis, pas une latte de cigarette ou autre d'ailleurs (tmtc).

Mes échecs précédents m'avaient appris:

- Que je ne pouvais plus fumer aucune latte, rien de rien sous peine de replonger ( c'est difficile pour moi la modération, beaucoup plus que l'abstinence la plus totale… Je suis une personnalité additive, "entière" mais pas dans le bon sens du terme. Tout ou rien en quelques sortes).

- Que toutes les fumeries sous toutes ses variations devaient être rangées dans la même catégorie, sans exception, sinon ça ne marche pas.

- Que je grossirai pas parce que ça rend gros l'arrêt de la cigarette mais parce que fumer rend plus maigre que ce qu'on est pour de vrai. 

- Que normalement j'allais passer par des nuits d'insomnie (j'ai l'habitude).

- Que normalement j'aurais envie de péter la gueule à des gens que je ne connais pas.

- Que normalement j'aurais envie de péter la gueule à mes copains, copines, mère, papi et le reste que je connais certes plus mais, ça ne rend pas pour autant plus tolérant.

-Que s'ils m'énervaient très fort, peut-être même que je pourrais les mordre, là, à même la jugulaire. En toute simplicité. 

- Que je penserais qu'à ça. Fumer. La clope. L'odeur. La clope. Fumer.

- Que c'était une étape relou à passer mais qu'après ça irait…

De toutes façons, je ne voulais pas fumer toute ma vie (comme la majorité des fumeurs) et qu'il fallait bien y aller, j'avais dépassé la trentaine. Je devais essayer. Encore. Oui encore parce que pour moi, arrêter c'est pas ce qui me demande le plus d'efforts, même que j'adore ça ces impulsions de changement de vie profond, vous savez ces fameux moments où on se dit "Demain, c'est le premier jour du reste de ma vie"…

Et bien des premiers jours du reste de ma vie, j'en ai 1000 à vous citer.
Des grands, des ensoleillés, des qui font battre le coeur, des auxquels j'ai cru au plus profond de moi, des premiers jours du reste de la vie qui se sont par moment raréfiés à mesure que l'espoir baissait, des autres qui augmentaient à mesure que je reprenais confiance en moi et en le reste (ça va ensemble).

J'avais arrêté de fumer 1000 fois, tellement de fois que, comme je vous l'ai déjà dit, je n'y croyais plus moi-même.
Le 21 Novembre au soir, j'ai singé mon arrêt. J'ai fait semblant d'être motivée, j'ai fait comme si ça allait le faire.
Le 21 novembre au soir tout sonnait faux quand je regardais les volutes, j'aimais encore fumer, je culpabilisais c'est tout.
Et comme j'avais toujours entendu dire que sans motivation on arrête pas de fumer, je me sentais très très mal barrée…

Ce qui ressemblait à mon pire arrêt s'est transformé en ma victoire.
Je n'en reviens toujours pas.

Oui parce que si vous ne me lisez pas depuis longtemps, je vais vous le dire, arrêter de fumer a été très, très facile.
Je l'ai pourtant fait dans les pires conditions (à ce qu'on nous en dit):

- Je venais de déménager dans une nouvelle région, j'y étais mal et avais déjà envie de me barrer.

- Je vivais en coloc' avec deux fumeurs dont une très très grosse.

- Je n'avais aucune motivation.

- En plein mois de novembre, ce mois tout pourri où t'as intérêt à prendre du magnésium pour ne pas basculer dans cette déprime bien nulle.

Tout était mal choisi, succession de balles dans le pied.

Pourtant…

Ca n'a jamais été aussi facile d'arrêter.
Je retrouvais ma joie de vivre motivée par une fierté d'y arriver sans la moindre difficulté.
Je prenais du cul à mesure que les semaines passaient… Je me suis dit que mon cul de clip de R&B était cool.
Mes poumons allaient mieux. Plus jamais froissés.
Les gens pouvaient fumer à côté de moi, ça ne ne me faisait rien…
Je dormais. Je riais. Je n'ai mordu aucune jugulaire.
Un rêve (je n'ai pleuré qu'une fois, le cinquième jour, à base de "ma vie est dégueulasse, je vais mourir, fumons qu'est ce que ça peut nous foutre après tout. ", mais c'est vite passé pour ne plus jamais revenir).

En fait si je vous reparle de ça c'est pour vous dire 2 choses (3 heures de lecture et je n'en suis toujours pas au coeur de mon sujet):

3 ans plus tard, j'ai eu envie de refumer à de rares occasions.
Une fois cet hiver sur un télésiège, la moufle coincée sous mon cul, le soleil qui tapait ma figure, la montagne belle comme c'était pas permis, Yassine a côté de moi, un moment de grâce où j'ai eu envie de fumer. 3 minutes.
Une autre fois, dans ma bagnole (ma passion), sur l'autoroute, les fenêtres ouvertes, les cheveux au vent (les clichés c'est abusé) en chantant (hurlant plutôt) Le bitume avec une plume et Kalash (B2O)
Fumer en roulant, était une de mes préférences.
Encore une fois 5 minutes.

Et puis c'est tout.
En 3 ans…
Je suis toujours plus grosse que quand je fumais. J'ai un peu reperdu mais léger, c'est mon corps, je peux l'optimiser si je le veux, pas le modifier…
Rien n'a vraiment changé à part ça. J'ai juste arrêté de fumer. C'était pas dur, j'ai vite arrêté de me kiffer vu que ça ne me demandait aucun effort…

Et ça m'a surtout appris un truc que je n'ai pas compris tout de suite et qui parle à chaque aspect de ma vie…

J'ai arrêté de fumer sans y croire. Je vous le jure, je n'y croyais pas. J'ai pu arrêter un truc réputé difficile sans me croire une seule seconde capable d'y arriver.

Et je crois que ça marche pour plein d'autres choses.
Croire à quelques chose (sa réussite, ses rêves, ses ambitions) ne garantit pas du tout la réussite.

J'ai lu 8000 bouquins de développement personnel (oui ça va la névrose merci et toi? ) qui avaient des phrases mortelles pour croire en soi sa vie et son destin. 8000. Ca marche vite, un éclair, un souffle et ça passe.
Là, je n'y croyais pas et j'y suis arrivée.
Je n'en reviens toujours pas. Je suis certaine que ça ne m'est pas spécifique, c'est un truc plus global (genre peut-être toi aussi), on peut changer des trucs sans y croire.
Y croire n'est pas la garantie.
Ne pas y croire n'est donc pas la garantie pour qu'on échoue…

Donc, nouveau mantra pour faire la nique à ce gros con de novembrisme (dépression saisonnière):

Je ne te demande pas d'y croire je te demande de le faire…

On ne doit jamais sous-estimer ses propres ressources, même celles dont a pas conscience… (Ouais phrase de développement personnel un peu pourrie, mais je te jure que je le pense…)

Voilà ce que je me répète…

Ca a déjà marché? Alors...

Love et ayé je l'ai écrit ce premier post de retour, le blog n'est plus en jachère…


* Le POST RTT est un post tellement long qu'il faut poser sa journée pour le lire


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5.11.13

VICE...





(Je voulais écrire un post sur la cigarette (sur mon arrêt, 3 ans plus tard) et je suis retombée sur ce vieux post, il m'a fait sourire et j'ai eu envie de le reposter... voilà le pourquoi du comment. Je suis la reine du point de suspension, la ponctuation du sous-entendu, mais alors en 2007 j'en étais carrément l'impératrice)

Surfer sur internet... Marcher... Chanter à moitié habillée dans ma salle de bain... Enfiler mon baggy sur un pied (oui, je sais, je craquouille du jean's mais je vais y revenir)... Tenter de mettre mon t-shirt gris de la journée qui ressemble vaguement à celui d'hier... Finir de poser le Khôl sans trop déborder dans mes yeux...

Prendre une briquet... Ou des allumettes, peu importe, je suis pas sectaire du feu!
Choper un paquet de menthol parce que depuis que j'ai repris, c'est les seules que je supporte... Les fumer elles, c'est ne plus être taxée à chaque minute... Un peu comme quand on me demande un chocolat et que je dis qu'il ne me reste plus que des After Eight... Plus un seul gourmand à la table...

Écouter les crissements du tabac quand il se fait lécher par la flamme... Aspirer... Souffler pour essayer de tout enlever... Mettre Making Plans for Nigel très fort... Chanter très faux parce que je suis trop une deglingo... Respirer... Regarder les nuages tout opaques devant mes yeux et me dire que c'est vraiment mal... Vaguement culpabiliser... Vite parce qu'après c'est trop et pis je culpabiliserai plus tard... Se dire que le goût n'est pas si bon que ça, alors pourquoi continuer... Et pis me dire que je bois jamais et que je suis pas toxicomane alors c'est pas un drame... Argumenter mon propos face à mon conscience et mon hypocondrie en leur disant qu'en plus je mange bien... Vraiment...

La remettre dans ma bouche et adorer ce "pouce" pour adulte vachement plus rock n'roll que mon vrai doigt. .. Réaspirer... recracher en faisant des ronds... Ou presque des ronds mais comme personne n'est là, ça reste sexy... Se prendre pour une fille qui transgresse parce qu'elle est parquée partout dehors et de moins en moins dedans... Penser que les autres sont cons avec leur truc du tout qu'est parfait et du rien qui dépasse jamais... Sourire en se disant que c'est sa faille et que, comme de toutes façons on nous aime pour ce qui est faillible, c'est pas un vrai défaut...

Aller à la fenêtre... Se dire que ça serait bien d'arrêter pour être encore plus belle de partout et encore plus oxygénée... Savourer les dernières bouffées... L'écraser en faisant bien gaffe de pas la laisser encore un peu allumée... Se laver les mains, et la bouche et les dents...
Putain... J'adore fumer...

(Bon maintenant je fume plus, mais je te raconte ce que ça m'a appris demain.)

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4.11.13

4 NOVEMBRE

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(On se disait avec Elsa qu'il était joli le nouveau Britney... Et ne nous juge pas...)

Chers potos de mon coeur, 

j'ai été une bloggueuse un peu nase ces derniers temps (vu que j'écris rien, je réponds à aucun commentaire et que je fais grave ma mystérieuse).

Aucune justification possible, pas de raison, pas très envie en fait... Parce que quand on a envie, du temps on en trouve toujours.
A chaque fois que je reviens, le plus dur c'est le premier post, j'ai toujours l'impression que mon blog laissé en jachère ne m'appartient plus... C'est aussi étrange que systématique.

Donc pour passer ce moment intimidant, j'ai simplement divagué un peu sur ce post (et n'ai rien raconté, on est d'accord) et reviendrai avec du construit demain.

Je vais bien et la chic fille revient pour plus longtemps.

Love 



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