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23.10.13

GRAVITY

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J'attendais tellement de Gravity que je ne pouvais être que déçue...

Sauf que c'est mieux, plus grand, plus beau, plus extraordinaire que je ne l'aurais imaginé...

Je tiens à m'excuser de ne pas avoir répondu à vos nombreux commentaires sur le post précédent (enfin celui sur Zahia) mais comme je suis dans un hôtel où le 56 k serait un doux fantasme, je ne peux pas correctement vous répondre. Le travail m'emmène toujours dans des coins étranges.

Donc, dés que je le peux, je m'y colle.

En tous cas merci et vraiment, même si la SF c'est pas votre truc, Gravity est grand.

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19.10.13

LACONIQUE DU SAMEDI

Un copain à moi (Arno) m'avait balancé ce remix sur Facebook et aussi improbable qu'il soit (si si je te jure) je l'ai trouvé grave efficace. Et vu que c'est samedi, c'est le moment de faire dans l'efficace.



Bon week-end!

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18.10.13

ZAHIA, NABILA ET LES AUTRES...

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Bon j'ai envie qu'on parle et surtout d'avoir votre point de vue parce que je suis... assez surprise de tout ce qu'on peut entendre sur ces jeunes filles à corps particulièrement intéressant.

En regardant le Replay de Stylia je suis tombée sur le documentaire d'Hugo Lopez, Zahia de Z à A.

(Je vous le mets si vous ne l'avez pas encore vu et si ça vous dit)


Je ne pensais rien de particulier de cette jeune fille si ce n'est qu'elle avait une chute de rein hallucinante (dixit la cambrée que je suis et qui n'en reste pas moins très impressionnée par la sienne de cambrure...).

En revanche des trucs sur elle, j'en avais beaucoup entendu, un peu comme tout le monde :

- Sa nuit tarifée avec des footeux très très célèbres alors qu'elle était mineure.

- Sa manière de ne s'être jamais mise en position de victime et d'avoir tout assumé.

- Ses grands yeux un peu flippants.

(Le doc dit d'autres choses, qu'elle adore les femmes des vieux films égyptiens, qu'elle aime être engoncée dans ses vêtements, serrée, qu'elle mange des gâteaux, que la plupart de ses collaborateurs et collaboratrices ont beaucoup de tendresse pour elle, qu'elle est lucide, qu'elle appréhende la vieillesse et son changement de corps... Qu'elle ne semble pas complètement être au monde, elle est ailleurs. Tout le temps.)

- La manière qu'avait les gens (spécifiquement des femmes, en tous cas pour ce que j'en avais entendu) à bien préciser à ceux qui parlaient d'elle qu'elle n'était qu'une pute et rien d'autre...

Oui cette manière à toujours stopper la moindres de ses interventions et ambitions par ce catégorisme "il ne faut pas trop qu'elle exagère cette fille, c'est une prostituée, pas un modèle..."

- Et surtout de l'image dégradante et déplorable qu'elle donnait des femmes... Comme si Zahia, par ses attitudes et artefacts féminins dénués de la moindre ambiguité disait quelque chose de ma propre féminité. Comme si elle la salissait.

Je trouve qu'il y a quelque chose de malhonnête là-dedans, il faut vraiment aller de raccourci en raccourci pour imaginer que la moindre jeune fille très cambrée, très blonde, très timide (elle semble l'être) et peu locace pouvait dire quelque chose de la féminité dans son entier.
Je trouve ça malhonnête parce qu'on sent bien qu'il n'y a pas que de la noblesse d'âme là-dedans.
Dans le fond quelle importance ça peut bien faire qu'elle s'aime de cette manière, qu'elle aime les choses très fifilles, qu'elle puisse paraitre un peu "bécasse", oui, qu'est-ce que ça peut me faire à moi?
Pourquoi ça serait un problème...

On en fait bien moins avec les Mickaël Vendetta... Jamais on ne dit qu'il est la honte du sexe masculin, alors pourquoi cette jeune (20 ans je crois) demoiselle devrait se tenir? Au nom du féminisme c'est ça?

Je vous parle de ça, parce que je suis frappée de sentir tant d'agressivité... Alors que... Y a pas vraiment matière...
Je me demande même parfois si derrière cette agressivité il n'y aurait pas un poil de jalousie.

Attendez, je sais ce que vous allez me répondre, "moi jalouse de cette bécasse, jamais...".
Sauf que nous nous mentons pas, ce genre de jeunes filles (ou Nabila d'ailleurs), même si ça vous fait bizarre dans votre féminité, plaisent. Aux mecs je veux dire. À ton mec, au mien. Pas tous, je ne caricature pas mais elles plaisent...

Ca me surprend vaguement, mais il se trouve que c'est comme ça.

Un de mes amis (meilleurs) brillantissime (vraiment) m'a dit qu'il avait pu éprouver beaucoup de plaisir à être avec de très belles jeunes filles peu locaces...
Il y a quelque chose de sexy chez elles m'a-t-il dit. Être avec elle pour peu de temps en ce qui le concerne mais je suppose que ça peut-être différent.

Alors oui, c'est un peu craignos dans mon regard de fille mais je ne juge pas.
On ne peut pas juger ça, à part dire qu'on est des produits de notre époque et que parfois, nos fantasmes en sont un excellent miroir, je ne vois pas vraiment ce qu'on peut en conclure d'autre...

D'autant plus que bien d'autres femmes plus "classiques" ne semblent pas être particulièrement "au-dessus" de ça. C'est précisément ce dont on parlait la dernière fois lorsqu'on mettait le doigt sur la difficulté de s'extraire de la joliesse féminine même si elle nous débecte...

- Le make-up
- La gym pour avoir le boule à Beyoncé
- Les opérations pour avoir de très très gros seins
- Le botox pour pas être vieille
- La mode pour être au mieux
- Lire les articles sur comment être une bonne amante, la meilleure...

De là où je suis, quand je regarde une Zahia ou une Nabila je ne vois qu'une féminité caricaturale et hypertrophiée... Pas plus que ça.
Insister sur leur "cruchitude" (avérée ou pas d'ailleurs parce que les choses sont souvent plus subtiles qu'il n'y paraît) ne voudrait dire qu'une chose, que je me sens menacée...

Et si c'est le cas, le problème c'est moi...

Bon qu'est-ce que vous en pensez? Surtout si vous n'êtes pas d'accord, dites le moi, je sens que ma pensée est un peu bancale mais ça m'intéresse.

Voilà, love!







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LACONIQUE (CA AUSSI CA FAISAIT LONGTEMPS...)

 

 ♡__♡

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17.10.13

MACÉDOINE, TU NOTERAS QUE CA FAIT TRÈS TRÈS LONGTEMPS...

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(Photo de Theo Wenner pour Another Magazine qui fait un petit peu peur)

Je sais pas si c'est l'automne qui arrive (putain...) ou autre chose mais je suis un peu limitée en thèmes de posts... Alors comme à chaque fois que je me retrouve coincée, bim, petite macédoine rafraîchissante...

 
(Devant l'enthousiasme généralisé, j'ai remis un petit Drake)

✔ Je suis plus très bien comment j'en suis arrivée là, mais en fouinant sur internet, je suis tombée sur les photos que Michelle Williams (j'aime beaucoup cette fille) pour Another Magazine.
Je ne connaissais ni les photos, ni le magazine...
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MICHELLE WILLIAMS in Another Magazine
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Ca m'a beaucoup plu...



Intéressée, j'ai commencé à regarder les autres couvertures et les photos dans Another Magazine et ça m'a beaucoup plu...
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✔ Vous avez sûrement entendu parler des nouveaux rouges à lèvres Ecstasy d'Armani.
Je ne les ai pas essayés (donc on peut remballer nos sarcasmes ;-)) en revanche j'ai été très très charmée par leur publicité.
je la trouve étonnante.
Les bouches en gros plans qui font du beatbox sont très très éloignées du glamour habituel auquel on a droit dans les pubs beauté.
C'est frais, non? Et puis encore une fois, très loin d'une certaine forme de joliesse évidente. Contre-exemple? La pub Shalimar qui dure des plombes et qui n'a aucun humour (c'est peu dire).



Naturellement ça m'a fait penser à ce morceau de Cassius que j'adore... I love U So... oui la relation, au-delà des bouches en gros plans, est très relative mais ça fait toujours plaisir à ré-entendre.

 

✔ Comme j'étais sous-connectée cet été, je n'avais pas entendu parler du retour du chanteur Katerine.
Donc le morceau Sexy Cool (produit par SebastiAn) je l'ai découvert 3 mois plus tard en écoutant un podcast dans ma voiture sur l'autoroute A10.
Étrange comme cette petite chose peut-être à l'extrême limite (toujours plus loin plus fort plus vite... si toi aussi tu aimes l'escalade avec Tonya Kinzinger) du bon goût et être dnas le même temps si sexy (ouais je trouve... La prod est quand même un peu moite, non? Ou c'est peut-être moi...). Il y a plein de morceaux de Sebastien Tellier qui me font cet effet, ils sont aussi à la limite.




✔ Je suis retombée sur une vieille vidéo d'une vieille rubrique, les filles contre les garçons où je demandais à mes copains et à mon papi de me parler de ce qu'ils aimaient dans la mode féminine... Peut-être on pourrait reprendre ça aussi!

 



C'est un peu sautillant hystérique, mais repris au calme, ça pourrait être chouette, non?

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✔ Sinon refaire les vidéos tricot, je m'y remets je vous jure en crachant sur ma mère... Cet hiver, on aura fait un bonnet, promis!

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✔ Je sais pas où t'en es par rapport à ça, mais de mon côté, j'ai très (très, très) envie de voir (enfin) Les garçons et Guillaume, à table! de Guillaume Gallienne...



Mais surtout (et ça c'est plus proche de nous, vu que c'est mercredi) Gravity d'Alfonso Cuaron qui a l'air mortel... Mais mortel...



Bon allez, bisous, je crois que ça fait déjà pas mal.

Pour finir, juste un vieux morceau de Rubin Steiner que j'aimais fort dans ma vingtaine mais que j'avais oublié mais que t'as vu j'ai retrouvé dans mes vieilles compilations des Inrocks ou Trax je ne sais plus...

 



Love.

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15.10.13

ASTUCE

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DRAKE, FROM TIME  (Effectivement le dernier album de Drake fait plaisir)

 

Petite astuce make-up découverte ce week-end.

Si toi aussi tu es à la recherche de fraîcheur, de pores resserrés, de joues rosies, de bonne mine qui fait bien plaisir, je pense enfin avoir trouvé LE vrai truc.

- Un masque à base d'argile ou autres trucs?

- Un sérum qui coûte une blinde mais dans lequel t'as mis tous tes espoirs?

- Une petite bb crème des familles qui cache ce qui doit être caché?

- Un blush imitant à la perfection la roseur de tes joues après l'effort?

- L'amour? Le sexe à outrance?

Rien de tout ça (enfin l'amour et le sexe ont aussi franchement prouvé leur efficacité, ne nous menton pas mais ce que je vais vous raconter est nettement moins torride).

Dimanche matin, la destin a voulu que je me retrouve dans une forêt pas très loin d'Epernay, à genre 9h30... Qu'est-ce que j'ai fait pour en arriver là? Je ne le sais pas encore très bien.
Mieux, j'allais participer à une initiation Course d'orientation ( C.O pour les vrais reconnaissent vrai ).

Alors comme ça, tu te dis que c'est pas le truc le plus sexy de l'univers la course d'orientation, d'autant plus qu'il faisait genre 8 degrés bien humides.

Depuis le CM2 je ne savais même pas que ça existait encore la course d'orientation, alors que laisse tomber c'est un vrai univers cette histoire, c'était blindé de monde, des petits, des grands, des avec des collants, des en jogging Quechua, des pros, des néophytes... Plein de gens!

Ca a duré 2 heures, tenter de lire une carte, regarder les arbres, trouver des amanites, les instagrammer (je suis grave), courir, trébucher sur des racines, comprendre que l'automne est bel et bien là et finalement comprendre que je ne sais pas lire une carte!

Trouver que courir dans la forêt c'est cool mais que chercher des balises, moins...

Bref, à la fin de cette matinée, narcissisme oblige, je me suis checkée dans le miroir parce que j'imaginais même pas la tête que je devais avoir (l'effort + le jogging triste + le cheveu qui veut rien dire + les pores dilatés + pâleur)...

Et bien pas du tout... C'était même tout le contraire, je n'en revenais pas d'avoir autant bonne mine.
Surtout que j'avais peu dormi...

le sport en extérieur quand il fait froid est très très efficace... je dis ça je dis rien... L'effet a duré toute la journée...

Je sais que tout le monde le sait, mais on a tendance à oublier que les choses les plus efficaces sont les plus simples. Alors quand je dis "Astuce" c'est pour m'auto-foutre de ma gueule...

Voilà, c'était tout.

Love, t'embrasse.



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11.10.13

RECHERCHE DU LABELLO ( CHERCHE PAS, LE TITRE LE PLUS POURRI DE TOUTE L'HISTOIRE DES BLOGS, IL EST LÀ... J'EN SUIS PAS PEU FIÈRE! )

S'il ne devait en rester qu'une, ça serait elle, vidéo ultime, amour de ma vie...

Je roule vers  l'Est de la France, hâte de revoir Reims, Troyes et toute la East Coast de mon coeur... (Je sais pas pourquoi je te dis ça, c'est pas comme si c'était sensé t'intéresser...)


Bon ben bisous.

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10.10.13

ADÈLE, ADÈLE, ADÈLE...

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ANA TIJOUX, 1977

 

✔ Alors finalement à force d'avoir entendu (trop) parlé de La vie d'Adèle, film d'Abdellatif Kechiche, j'ai hésité 3 secondes avant d'y aller... Et puis finalement hier, devant un pot de pop-corn (ouais la conasse pop-corn au ciné que t'as envie de traiter, c'est moi) je me suis laissée faire... Je ne vais sûrement pas faire un texte construit, juste deux ou trois trucs que ce film m'a fait.

✔ À force de battage, tu te dis que le film n'est pas à la hauteur de tout ça, forcément... Et que déjà il te gonfle... Tu l'as déjà vu sans l'avoir vu, hein?
Non, en fait t'as rien vu...

✔ Comment ça peut être Léa Seydoux en couverture de tous les magazines de France et de Navarre?
Adèle Exarchopoulos est exceptionnelle dans ce film.
Elle y est omniprésente, remplit chaque plan de sa grâce, de son naturel...
Vraiment, Seydoux, bien que ça ne soit pas comparable, y est quasi anecdotique dedans tant Adèle est incroyable. Si star il doit y avoir dans ce film, de celles qui font les couvertures, c'est elle... De très très loin!

✔ Le film a pas coûté cher en kleenex... C'est un peu crawouède des fois, mais au moins ça fait vrai... Bon un petit mouchage dans une manche n'aurait pas bouleversé l'histoire ceci dit...

✔ Si ça se trouve la pire phrase qu'on peut s'entendre dire quand on se fait larguer ou desaimer c'est "J'aurai toujours une infinie tendresse pour toi..."
-__-
Non mais c'est pas possible comme ça brise le coeur ce genre de phrases!

✔ Il y a un peu de Clémentine (Eternal Sunshine of The Spotless Mind)  dans le personnage d'Emma (Léa Seydoux)... La couleur des cheveux comme repère temporel!

✔ Oui les scènes de cul sont longues et explicites.

✔ La scène où Adèle croise Emma pour la première fois dans la rue est ahurissante. On ne voit qu'Adèle, les yeux d'Adèle et on comprend, même si on ne l'a jamais vécu, ce qu'un coup de foudre fait... Elle l'aime à la seconde où elle la voit!

✔ C'est aussi et surtout une histoire de classes sociales ce film... De ce point de vue, les clichés sur les artistes (les discours sur la morbidité dans la peinture d'Egon Schiele ou les clichés philo sur l'existentialisme sartrien par exemple) m'ont mise un peu mal à l'aise... Trop entendu, non?

✔ La beauté de ce film. La beauté d'Adèle. Le contemplatif, ma passion...

✔ 3 heures peuvent parfois durer 25 minutes quand c'est beau.

✔ Au vu ce qui se passe autour du film, Léa qui se plaint d'Abdellatif Kechiche qui réplique comme un saligaud en expliquant qu'il aurait préféré qu'une autre fille tienne son rôle, Léa qui jure de ne plus jamais bosser avec lui. Sale sale sale!
Les revendications des techniciens...
En regardant  La vie d'Adèle j'ai aussi un peu culpabilisé d'aimer...

✔ Après j'ai pensé que j'aimais Clouzot et Pialat et là je me suis sentie comme un monstre... (Moins Kubrick, me voilà presque rachetée...)

✔ C'est très beau La vie d'Adèle, ça filme la relation amoureuse absolue, mais ça filme aussi et surtout une fille, dans tout ce qu'elle est. Absolue.

Allez salut à demain.

Je t'embrasse.


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9.10.13

BELLE COMME CAT POWER

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Avant toute chose, regardons le clip de Manhattan (la chanson est mortelle (alors même qu'elle ne se dévoile pas immédiatement) et Cat les cheveux courts et blonds c'est quelque chose, hein? )

 

Je suis tombée la semaine dernière sur la magazine Huckdont je ne savais rien... ), un magazine de skate et Cat Power en était le « rédacteur en chef invité ».

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C'est drôle parce que pendant quelques années j'avais l'impression d'avoir un peu oublié Cat Power mais en fait pas du tout...

Chan Marshall (son vrai nom de vraie personne) a eu 40 ans, s'est coupée les cheveux très courts, les a teints en blond et est toujours aussi spectaculaire.

Je ne vais pas vous faire un post sur les albums de Cat Power mais si vous ne connaissez pas son travail, je vous envie, vous allez pouvoir découvrir toutes les sublimes chansons qu'elle a écrites (par pur plaisir je vous mets Evolution en lecteur Deezer qui est l'une de mes préférées, elle touche mon coeur alors même que je n'ai pas la moindre idée de ce qu'elle raconte).

 

En regardant le clip de Manhattan, je regardais Cat, ses cheveux, son perfecto au dos scotché de rose, son blouson en jeans élimé, son allure, sa lumière et j'ai vu qu'elle faisait partie des plus belles filles que j'ai jamais vues.

Cat Power est absolument magnifique. On ne va parler que de son allure, de son physique et de ce qui s'en dégage, pour ce qui est de son travail, les mots me manqueraient de toutes façons.

Il y a peu, en commentaires, on a commencé à aborder la question du comment sortir de la joliesse, arrêter de l'envisager comme une nécessité.
On a commencé à se dire qu'il est difficile de sortir de cet état, de son physique, de cette volonté d'être jolie, agréable, au mieux, apprêtée, tenue... De ce truc très misogyne finalement...

Dans un article sur Marion Cotillard et sur son jeu, un journaliste mettait en avant la modernité étonnante de l'actrice. Le point le plus essentiel pour lui, c'est qu'elle n'est pas dans la séduction (qu'elle fait en étant plus subtile que "l'enlaidissement" que font certaines actrices pour gagner en crédibilité).

Je ne trouve pas Marion Cotillard très sympathique (sans raison d'ailleurs, c'est complètement arbitraire, peut-être ce truc très français qui fait qu'on  suspecte ce qui a beaucoup de succès... et c'est craignos de penser ça, mais c'est le seul truc qui me vient...) alors c'est difficile d'évaluer ça, mais quand je regarde Cat Power, je vois un peu ce que veut dire ce journaliste.

Cat Power est très belle mais rien chez elle ne transpire la séduction, la joliesse, strictement rien.

Dire qu'elle est naturelle est un minimum, elle existe (je ne sais évidemment pas si c'est vrai mais c'est ce qu'elle me fait ressentir) bien au-delà de son apparence qui semble, étrangement, ne pas beaucoup la concerner.

J'imagine qu'il doit y avoir une succession de choses qui font qu'elle paraît hors cadre:

ses fêlures (Chan Marshall est une fille à failles), sa musique (elle compose beaucoup), sa vie et puis une attitude au monde qu'ont normalement les garçons, que je n'arrive pas à nommer, mais qui ressemble à une forme de détachement (pas parce que c'est biologique, mais parce que c'est plutôt les garçons qui ont ça).
Oui, voilà, elle est détachée...

Voilà, ça nous met sur une piste, non?

LOVE


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Cat+Power

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7.10.13

L'INCONNU DU LAC

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Une amie m'a demandé la semaine dernière quel était le film qui m'avait le plus plu cette année.

Je vais beaucoup au cinéma, ça me plaît, mais ça me rend quasi amnésique. Si je n'ai pas été impressionnée, j'oublie le film.
Je me souviens que je l'ai vu, quand on m'en parle mon cerveau peut y revenir, mais quand je regarde le catalogue des films vus, je bloque.

Deux films m'ont impressionnée cette année.
Un au cinéma, l'autre, nettement plus ancien sur mon ordi.

Le vieux, c'est La vérité de Clouzot, film de procès et de flash-back absolument fascinant, intelligent avec un Samy Frey (l'amoureux de ma mamie) et une Brigitte Bardot très beaux et très justes.

J'adore Clouzot (le tyrannique Clouzot).

L'inconnu du lac de Alain Guiraudie est le film dont je me souviens le mieux. Le film que j'ai trouvé le plus beau. C'est mon film préféré de cette année au cinéma et je me suis rendue compte, en le disant à mon amie, que je ne vous en avais même pas parlé.



Je suis allée le voir un samedi après-midi, seule, sans en attendre grand chose, il se trouve juste qu'au vu du "battage" que le film faisait, j'avais envie de savoir ce qu'il en retournerait.

C'est un film profondément étrange.
C'est un film très, très beau, ça en presqu'indécent une lumière pareille.
L'histoire qui évolue autour d'un lac où des hommes viennent se retrouver pour s'aimer et coucher ensemble m'a particulièrement intriguée, aussi parce que de tout ça, je n'en savais rien.

Et puis petit à petit, cette plage de galets qui se transforme en huis-clos inquiétant, cette attirance physique qui se transforme en obsession qui n'a plus peur de rien, même pas d'y laisser la vie, cette réflexion autour de l'amour platonique et amical versus l'amour physique dont on ne peut plus se passer aussi inquiétant et dangereux soit-il, tout m'a plu et surtout parlé.

Je repense souvent au lac, aux hommes qui nagent, au regard de Franck, à Henri qui attend, assis sur son rocher, que quelque chose se passe, de ne surtout plus être seul.

Voilà, c'était juste pour vous dire que L'inconnu du lac est un très beau film, solaire et épuré.

Je t'embrasse.

À demain.

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2.10.13

FEEL GOOD, THE INTERNET

On a déjà parlé de The internet, le groupe de Syd Tha Kyd (Odd Future) et Matt Martians.

J'avais beaucoup écouté leur premier album Purple Naked Ladies et ils viennent de sortir Feel Good, le deuxième. 

Comme prévu, c'est doux, ça devrait aller à ravir avec des siestes, du pain perdu et d'autres trucs salaces. 

J'aime très fort cet album.


Je vous embrasse. PS: Yassine un nouveau The Internet, tu kiffes, hein?

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1.10.13

TOUT ET SON CONTRAIRE BIS

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(Photo de Carl Burton, encore)

 

(SEU JORGE, Carolina live)


(Après ce post je vais faire une petite pause sur les névroses, les angoisses et tout ça... promis, sinon ca va être un peu too much...)

Bon parlons de moi (mon ego trépignait ;-) ) maintenant qu'on a bien débroussaillé.

Au vu de certaines de mes prises de conscience du genre "c'est quand même bizarre de se tirer des putain de balles dans le pied comme je le fais parfois", j'ai cherché à en savoir un peu plus sur moi (enfin ça marche aussi sûrement avec toi, vu qu'on est pareil, si, tous. Je sais c'est bizarre!) et sur mes fonctionnements. 

En regardant dans le rétro de l'année qui est en train de s'écouler, j'ai été assez surprise de regarder en face certains de mes choix et certaines de mes aspirations. En vrai, je n'ai pas tout compris à mes motivations. J'ai été comme je n'avais jamais été. J'ai fait des trucs que je pensais ne "pas être moi". Tu vois ce que je veux dire? 

En fait je me suis découvert des trucs que je ne me connaissais pas. A 34 ans. 
Des choses qui ne m'ont pas beaucoup plu en plus, alors comme je ne sais faire que ça, je me suis jugée. 

Je suis une très grande lectrice de livres de développement personnel (je vous en ai déjà parlé plusieurs fois) et à chaque fois que j'en ouvre un, j'espère trouver (au moins un petit peu) des clés pour résoudre cette grande énigme: moi-même. Et enfin, être capable de l'optimiser.

J'en ai lu des kilos, certains donnent une bonne motivation, pour quelques jours voire quelques semaines, d'autres des clés intéressantes, d'autres encore de belles phrases à répéter en soirée quand t'as envie de faire ton intéressante qui comprend la vie... 

Mais au bout du compte rien de bien concluant. 
Et comme ça ne marche pas (ou vite fait), je me dis que je suis hermétique et que je m'en sortirais pas (à comprendre que je ne veux pas )...
Sauf que... 
On en arrive au coeur de notre sujet, notre ambivalence. 

En lisant le discours que Joss Whedon a fait à l'université j'ai commencé à regarder les choses de manière moins... claire ou unilatérale. 

En gros, dans le discours qu'il a fait à l'université (donc il est quand même sensé y dire des trucs importants pour lui, pas des trucs qu'il a gribouillés le matin entre un café et une tartine), le mec choisit d'axer son propos sur une chose (sûrement l'une des choses les plus importantes pour lui, on est bien d'accord?): nos contradictions, la voix dissonante qui résonne en nous. 
Le mec va encore plus loin, il nous prévient qu'elle sera toujours là, même quand on ne veut pas l'entendre, même quand elle craint!
Il dit que si on pense qu'être heureux c'est être en paix, et bien on ne le sera jamais (heureux). 


Donc, je suis (toi aussi t'inquiète) comme Echo, une succession de choses disparates, parfois contradictoires qui doivent cohabiter. Merde, c'est là que ça se complique. 

Peut-être que je me souhaiterais autant de bien que de mal, je serais autant le bien que le mal donc?

Une des plus grandes appréhensions quand on commence une thérapie, c'est la peur de découvrir ce que nous sommes au fond de nous. L'introspection, c'est le plongeon dans un inconnu dont on ne sait rien. Et si finalement on y découvrait qu'on était "méchant", mauvais... Ca fait un peu peur, d'où la tentation pour beaucoup de rester en surface, les trucs fermés à double-tour!

Le nombre de fois où j'ai entendu (de ma propre bouche aussi) le type d'argument "je ne suis pas quelqu'un de mauvais", "je suis quelqu'un de gentil", m'a souvent interrogé? 

Sincèrement peut-on considérer qu'on est "bon" toujours? "Ou "mauvais"? 

Non, j'ai bien peur que les choses soient quand même bien plus nuancées et c'est sûrement l'une des raisons pour lesquelles les bouquins de développement personnel sont des échecs à long terme, ils ne s'adressent qu'à une toute partie de nous. La partie la plus belle, la plus lumineuse, la plus sociable, la plus volontaire et la plus aimante. 
Elle néglige toutes les autres, les plus crades, les moins flatteuses, les plus honteuses, comme si elles ne faisaient pas partie de nous. Sauf que comme tous les trucs qu'on néglige, ils reviennent énervés.


Si je me flagelle c'est parce que je ne comprends pas mes motivations (toutes mes motivations qui peuvent être antinomiques, d'où parfois une certaine forme d'incompréhension générale).

Si je me flagelle c'est parce que j'ai une vision manichéenne de ce que je suis (fantasmée même, une vision de ce que j'aimerais être idéalement, sans prendre en compte la réalité profonde des choses).

Je n'avais jamais envisagé sérieusement mon ambivalence et si ambivalence il y a, je ne peux pas plaire à toutes mes ambivalences en leur donnant des réponses simples, presque primaires.

Comme toi, je suis tout et son contraire. Indépendante et dépendante. Adulte mais puérile. Riante et triste. Aimante et détestante. Grande et toute petite. Lumineuse et sombre, comme je n'aime pas ça.
Bête et curieuse. Ca dépend des fois, mais pire parfois tout en même temps. Locace et profondément silencieuse. Coincée et qui a besoin d'air. Aimant l'ascèse, adorant les breloques.
Comment je peux espérer satisfaire tout le monde?
Comme il y a des parties que je préfère chez moi, celles qui sont socialement plus acceptables tu te doutes bien, et bien je néglige outrageusement les autres en imaginant que si je ne les regarde plus, elles vont disparaître.

Note pour plus tard: Ca ne marche pas!


Par exemple si on doit revenir à l'expérience d'épure qu'on avait entamé, je pense qu'elle parle à une partie de moi, radicale, austère mais elle en néglige dans le même temps une autre. Depuis que je suis petite, j'aime bien les bandana dans les cheveux, les boucles d'oreilles en plastiques et les paillettes sur les joues. Pas très APC tout ça!
Et c'est pour ça qu'à long terme, mon système a connu ses limites. C'est pas une faiblesse d'esprit, c'est une contradiction. 

Je vous ai déjà dit que j'ai plus de facilité avec l'abstinence qu'avec la modération? C'est normal, je sais parfaitement bâillonner certaines voix chez moi mais le problème c'est qu'elles trouvent (ces voix) un autre moyen d'expression, l'angoisse par exemple puisqu'on en parlait en début de semaine dernière.

Par exemple je baisse vite les bras. Ca m'énerve d'être aussi peu volontaire alors que je m'envisage, dans mes rêves les plus profonds, comme une marathonienne de la vie. 
Le truc c'est qui faut être capable de se regarder en face, objectivement, sans jugement et faire avec ce qu'on a. 
Une partie de nous veut aller vers la lumière, la réussite, l'amour, le beau et une autre ne souhaite pas ça. 
Je ne sais pas vraiment ce que tout ça veut dire, en revanche comprendre ça, c'est peut-être une piste intéressante, non? 

Qu'est-ce que vous en pensez?  


Je vais finir avec deux phrases de l'homme avec qui on a commencé ces posts: 

« Et la meilleure manière dont on peut commencer à comprendre le monde, c'est d'avoir toutes les contradictions en nous, de les voir chez les autres et de ne pas les juger pour cela . »

« Soyez toutes les facettes de vous-mêmes. Ne vous contentez pas de vivre. Soyez aussi cette autre chose liée à la mort. Soyez la vie. Vivez toutes vos vies. Comprenez-les, regardez-les, appréciez-les. Et amusez-vous. »

Salut les copains. Love

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