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30.9.13

TOUT ET SON CONTRAIRE

Friends in Central Park, 1980s

 (Photo de Carl Burton)



«C’est comme prendre le rôle d’un monstre de Frankenstein et de se demander : Qui suis-je ? Qui m’a créé ? Pourquoi suis-je comme ça ? Qu’il y a-t-il de bon en moi ? Qu’il y a-t-il de mauvais en moi ? Qu’il y a-t-il d’éternel en moi ? Qu’il y a-t-il d’évanescent en moi ? Et tous les gens de la série planchent sur ce même problème, mais pour des raisons différentes. C’est là le cœur de la série : Qui sommes nous ?»

Joss Whedon à propos de Dollhouse

Post nécessitant la prise de RTT j'annonce (même que je n'exclus pas d'en faire un triptyque tu vois le genre).

Je vais d'abord vous parler de Joss Whedon, de Buffy et de Dollhouse... pour en arriver au coeur du sujet: l'identité...

Ouais je parle outrageusement de Whedon, c'est pénible!

J'ai grandi avec la série Buffy, the vampire slayer. ( «mais ouais on sait Marie, tu nous l'as dit 100 fois, tu radotes» dixit les énervés du fond que j'aime quand même ).

J'étais ado (grande ado, certes, mais chacun son rythme on oublie trop souvent de le rappeler) quand elle était ado. Alors ses guerres je les ai menées avec elle (dans mon canapé, au chaud). Buffy était un immense modèle pop pour moi. Ses problèmes étaient les miens (dans mes proportions normales de ma vie normale sans pieu ni kung-fu) et les réponses que la série apportaient ont été de vraies pistes.

Je sais que ceux qui ne connaissent pas bien Buffy trouve que c'est nul et bête comme série (et vintage il faut que je m'y habitue) mais pour moi, elle est surtout très différente de tout ce qui faisait à la fin des 90's à la télé américaine.

Bon je vous en ai déjà assez parlé ici...

Je voulais aujourd'hui revenir sur son aspect le plus étonnant (pour moi), son ambivalence.
Plus précisément, l'ambivalence des personnages.

À de rares exceptions près (Twin Peaks notamment), les séries (teenage a fortiori) n'étaient pas d'une grande complexité psychologique.
Le bien était reconnaissable, le mal aussi, et une fois fixé, ça ne bougeait pas beaucoup, impossible de se perdre dans l'éthique de Beverly Hills.
Les seuls moments où les personnages faisaient des trucs "amoraux" (genre boire des bières, hardcorde) c'est quand ils étaient déprimés et ça précédait quasi-systématiquement une intervention familiale et/ou amicale auprès du dit "égaré" pour le faire rentrer dans le droit chemin.

Pas dans Buffy. Les limites entre le bien et le mal n'étaient pas toujours très claires et surtout elles étaient mouvantes. Le personnage le plus juste, droit, moral, intègre pouvait basculer dans le pire, de son plein gré (à cause d'une immense tristesse par exemple)... Et inversement mais ça c'est déjà plus courant à la télé (le méchant pas si méchant).

On a tendance à dire que les fictions sont trop manichéennes, qu'elles ne ressemblent pas suffisamment à l'ambiguïté de la vie ( moins maintenant ) mais ce que je trouve étrange, c'est de constater que ce qu'on décrit comme factice dans les séries (l'absence de contradiction) soit toléré dans la vraie vie... Il n'est pas simple de constater, intégrer, accepter sa propre ambiguïté, pire de comprendre que nos motivations et projets sont parfois absolument antinomiques.

« Et pour les reste de votre vie, vous ferez, à certains niveaux, le contraire - pas seulement de que vous êtes en train de faire- mais de ce que vous pensez être»
 Encore Whedon

Etape 1 terminée.

Entracte là, non?

Passons à Dollhouse.

C'est aussi une série de Whedon, moins connue, car ayant eu nettement moins de succès que Buffy. Elle a succédé à Firefly, la série coupée dans son envol de Joss.
De ce que j'en ai lu, Dollhouse est née lors d'une discussion entre Whedon et Eliza Dushku (Echo / Caroline / Faith).
Il demandait à l'actrice ce qu'elle comptait faire maintenant, quels étaient ses plans et de fil en aiguille, ils ont basculé, de son expérience à elle, à une réflexion plus profonde sur qui elle était et sur son identité... Et sur l'identité!

Alors cette anecdote, c'est peut-être juste pour le mythe, mais on s'en fout...

Si vous ne connaissez pas cette série, je vous force à la regarder de toutes mes forces.
Ca part comme comme une mauvaise interprétation de Alias (Jennifer Garner en combi qui moule rappelle toi!) mais si on va jusqu'à l'épisode 6 ou 7, on bascule dans autre chose.

Ca raconte l'histoire d'une musée de "poupées" humaines où des repris de justice, acceptent de céder leur corps (désincarné puisqu'on leur a enlevé leur âme, leur histoire et leur personnalité) afin d'effectuer des missions (concerts, prostitution, infiltration, amour...).
Ils sont des coquilles vides qu'on remplit d'âme le temps d'une mission (ils en enchaînent sans arrêt, des sortes de passes de vie).

Caroline accepte de céder son corps et devient Echo, une poupée. Tous ces remplacements de personnalités sont censés être sans conséquence, sauf que les personnalités qu'Echo va occuper vont peu à peu (sans explication) laisser une empreinte, un souvenir en elle.
C'est une réflexion sur la personnalité, l'identité très profonde (surtout fin de saison 2 qui est un poil complexe, j'ai pas tout compris tout de suite autant vous le dire, n'ayons pas honte).

La personnalité d'Echo est une accumulation de strates, elle est protéiforme, ambivalente, complexe, non conforme. Elle est humaine. Echo est absolument humaine, elle est possiblement toutes les personnalités qu'elle a déjà été (et des fois c'était des tueurs). Elle peut faire appel à ce dont elle a besoin quand elle en a besoin.

Elle n'a pas peur d'elle et n'émet aucun jugement moral sur elle-même.

Je suis trop longue, je le savais...

Je reviens demain avec le coeur de notre problème, en quoi ça peut nous aider e voir Echo être toutes ces strates et Buffy être aussi bonne que mauvaise?

Love, à demain.







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28.9.13

VIDÉO DU WEEK-END, SAMEDI 28 SEPTEMBRE

Cette vidéo m'a fait sourire franchement (et un poil rassurée ne nous le cachons pas) ce matin en mangeant mes Kellog's.

Je me suis dit qu'elle vous plairait aussi peut-être.

Bon samedi et merci pour vos réactions sur la vidéo d'hier...


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27.9.13

BIEN VIEILLIR, PRÉSENTATION

Mettez un casque parce que je suis murmurante durant toute la vidéo (j'ai dû penser que ça ferait mystérieuse...), désolée par avance.

Je vous love et dites moi ce que vous en pensez!






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26.9.13

FARRAH

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Depuis que je suis petite je suis absolument certaine d'être fan du look de Farrah Fawcett.
Genre sûre sûre...

Sauf qu'en cherchant sur internet des photos qui tuent, je trouve que certes ses fringues sont cool, mais c'est pas ses vêtements les vrais trucs cools chez elle... En fait c'est elle tout court.

Le sourire de Farrah, les yeux de Farrah et ses cheveux bien sûr, iconiques.

Elle est tellement fraîche!

Le plus beau chez Farrah, c'est son sourire, à 10 000 000 d'étoiles, elle est sublime souriante. Je trouve que c'était la plus belle de toutes les filles...


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(Tellement vue et revue mais cette photo♡ )

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Salut / Love / À demain

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24.9.13

YOGA / ANGOISSE / PSYCHOLOGIE DE COMPTOIR

photo

WHIRLPOOL PRODUCTIONS, FROM DISCO TO DISCO



(Ma vingtaine adorait cette chanson disco mâchouillée... Je sais pas elle m'inspire un truc tellement décontracté qu'il est mal articulé)

Je ne compte plus le nombre de fois où vous m'avez vanté en commentaire l'intérêt général du Yoga.

Son intérêt physique (de forme) mais aussi et surtout son efficacité sur l'apaisement des angoisses.

Étrange au vu de la sérénité globale et constante qui se dégagent de mon blog depuis... Presque 7 ans! Ca va je déconne...

J'ai vaguement fait du yoga à la fac. Au Suaps de Nancy en licence si ma mémoire est bonne.
Après avoir arrêté le basket depuis 3 ans, parce que j'étais partie de mon club d'enfance, le ballon orange me manquait terriblement.
Je suis allée voir le mec qui entraînait l'équipe (mixte à l'époque), il s'en foutait un peu, m'a demandé de jouer vite fait avec les mecs sur le terrain et a été assez satisfait puisqu'il m'a demandé de revenir.
Mais je ne suis jamais revenue (me demande pas pourquoi, une des innombrables choses entamées restées au stade d'embryon). Sûrement au cas où ça soit bien, ça aurait été dommage de kiffer, non?

Mais comme j'avais pris une "licence" sport et que j'étais déjà d'une nature bien... Soupe au lait dirons nous (euphémisme évident pour dire des fois contente, des fois en pleine phase de novembrisme), j'ai choisi le yoga. Les horaires étaient cool (ouais c'est pourri comme raison, mais ne nous voilons la face, ça fait partie des critères) et puis je me suis dit que ça pouvait pas me faire de mal.

Je n'avais fait que du basket (excepté 2 années de tennis qui avait été très très ennuyeuses), était souple comme du bois (ce qui n'a pas beaucoup changé, c'est genre abusé tellement je ne peux pas toucher mes pieds) et considérais que le yoga était un faux sport.
D'ailleurs est-ce un sport?

J'ai dû y aller 5 fois.
J'en garde un souvenir mitigé et deux ou trois bribes:

- Le prof nous avait dit que le meilleur prof de yoga c'était les chats. Il fallait les observer entre souplesse et force pour mieux comprendre.

- La chandelle à 15 dans une salle c'était rigolo...

- Je baillais des milliers de fois pendant et après la séance. Exagérément. Plus que les autres, ce qui devait être un signe que j'en avais bien besoin...

- J'ai loupé une puis deux séances et... voilà... c'était fini le yoga.

Ah non, y a eu quelques tentatives autonomes quand l'angoisse était trop forte.

Oui parce que bon, soyons honnêteté cette année sur ce blog (ça nous sera plus utile que de ne montrer que le "propre"... Et puis si ça se trouve c'est tout aussi propre que le reste, en tous cas pas particulièrement honteux), je suis née anxieuse.
Dans des proportions relativement importantes et pour des raisons assez diverses (la mort (classique), Mylène Farmer (ouais chelou), la maladie (tellement pas original Marie!), les gens qui font les yeux blancs (j'ai 34 ans sinon si tu te demandes), bref des trucs communs et d'autres plus étranges).
En tous cas, c'est difficile, parfois, pas toujours, à contrôler.

Le pire c'est que j'ai une angoisse qui culpabilise dans le sens où je la trouve inappropriée... ben ouais, pourquoi j'angoisse, tout va bien bordel... Et vraiment, Marie, c'est indécent... Je sais pas si vous voyez ce que je veux dire.
J'angoisse (ça pique ma tête et mon ventre), je réfléchis au coeur du truc (ça s'amplifie), je souffle j'analyse, oh merde, je crois que mon angoisse est inappropriée alors pourquoi elle part pas? T'as pas honte alors que tout va bien de croire que tout va mal et qu'en plus ça va s'aggraver... Trop cool -__-

Le problème de l'angoisse c'est que le cerveau et ses analyses n'y changent pas grand chose... Au contraire même!

Bon j'arrête la psychanalyse de comptoir et en viens au coeur du post.

J'ai lu cette semaine une interview de Matthieu Ricard (le moine bouddhiste) qui disait que l'esprit était un sale gosse.
Alors si ça se trouve, vu que c'est un sale gosse, il doit être possible de l'éduquer (dans une certaine mesure), mais vu que je suis pire que novice en la matière, je ne sais même pas par où commencer.

J'ai commencé bêtement en achetant Le yoga pour les nuls (sait-on jamais), mais en fait,  j'ai surtout besoin de vos lumières à vous (plein de cerveaux quelle bonne idée).

- Est-ce que je peux sincèrement m'apaiser avec ça (yoga ou autre chose)?

- Est-ce que je peux enfin entrer en contact avec mon corps avec ce genre de pratiques?

- Est-ce que je peux le faire seule ou dois-je plutôt aller voir quelqu'un?

- Est-ce que ce truc avec Mylène Farmer toi aussi tu le trouves ridicule? (Si ça craint...)

En tous cas merci d'avance.

Voilà si toi aussi t'es angoissé(e) de naissance, que tu te demandes bien pourquoi, viens me rouler des pelles, tu n'es plus seul(e).

Love, à demain.

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23.9.13

SILENCE ET MUSIQUE (POUR UNE FOIS QUE JE RACONTE PAS MA VIE...)

tom waits Rickie lee jones

(Tom Waits et Rickie Lee Jones)


RICKIE LEE JONES, CHUCK E'S IN LOVE




MICHEL BERGER, JE REVIENS DE LOIN




VERONIQUE SANSON, BERNARD'S SONG




JAMIROQUAI, MORNING GLORY




BOHANNON, LET'S START TO DANCE



(Accroche toi Charlotte, c'est moi qui pilote)


SOLANGE, LOVERS IN THE PARKING LOT


À demain et cette fois je reviens avec ma langue...

Love.

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20.9.13

L'ARRÊT DU MILLEFEUILLE

Salut les copains.

Je n'étais pas rentrée tant que je n'avais pas fait de vidéo, hein?

Cette routine ressemble fort à celle que j'avais faite sur dernière vidéo concernant le millefeuille (
Ici ), je le concède.

Je vous remets les posts qui traitaient du millefeuille et de mon expérience,  Ici, ici et ici.

Si tu te dis que je suis versatile, tu n'auras évidemment pas tout à fait tort.

Allez je t'embrasse fort.


PS: Je réponds à vos commentaires sur le post précédent tout à l'heure. 

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18.9.13

LA BEAUTÉ AU FOND DU POT?

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(Ah Jemima...)



Ma mère est venue me voir dans ma Bretagne (enfin "ma", on se comprend...) et je voulais lui montrer un magasin cool qui s'y trouve. Ca s'appelle Saga, c'est une sorte de Noz de la beauté. Quantité d'invendus, des fards, des rouges à lèvres criards qui n'ont pas trouvés preneuse.

Plein de marques, pas chères, le paradis...

Ma mère me regarde et me dit que "non, on n'ira pas..."
Je sais qu'elle me dit non aussi parce qu'elle a vu ma salle de bain et que pour une fille qui porte khôl + bb crème + poudre Dallas + sobriété absolue, elle est trop remplie.

Regardons la réalité en face, ma découverte des chaînes Youtube, des blogs beauté, de toutes ces filles qui achetaient des choses tellement géniales et novatrices et qui étaient sensées changer toute ma vie et tout le moche que je voyais en moi, a eu raison de mon porte-feuille. Et de ma compulsion. J'ai freiné le coton, mais ça s'est doucement déplacé... jusqu'à ce que j'oublie qu'elles étaient les nouveautés de ma trousse de maquillage...

Je le sais bien qu'on nous ment, je sais que tout est exagération, que le beau ne s'achète pas mais je me suis quand même laissée abuser... Sur un malentendu que je me suis dit... Parce qu'il existe encore quantité de jours où je me trouve... et bien mal dans ma peau ou moche...

Je sais que certains vont trouver ça futile, ce que je concède, mais on sait aussi que c'est souvent révélateur de choses plus profondes que l'apparence... Pour aujourd'hui on va rester au niveau du derme si vous le voulez bien!

De loin, je trouvais que les tubes de rouge à lèvres et les pots de crème ressemblaient à des petits pansements qui ont le pouvoir des miracles.

J'étais sûre (alors que dans le même temps je ne suis dupe de rien, aucune logique là-dedans), qu'ils allaient venir à bout de mes complexes et de mes angoisses.
Mais en fait non, ça ne vient à bout de rien, il faut se détendre. Je sais, j'en reviens.

Il se trouve même qu'après avoir un petit tour du côté des Saint Laurent, Lancôme, Nars et tout un tas d'autres trucs, j'en suis venue à la même conclusion qu'avec les sapes il y a 6 ans.

Des filles adorent s'amuser avec leurs fringues ou/et leurs make-up et d'autres sont des meufs à jeans qui ont l'amusement plus discret. Je suis de la deuxième catégorie. J'aime ce qui est efficace, ce qui me va et j'ai l'expérimentation fatiguée, pour ne pas dire feignante. La mode, les tendances dans leur hypertrophie me gonflent...


Vous savez comment j'ai réussi à arrêter l'achat massif de fringues il y a de ça plusieurs années?
En fait ça n'avait rien à voir avec la volonté, la compréhension ou d'autres trucs de ce genre, non ça avait à voir avec mon corps qui était revenu dans "ma normale". Mon problème s'était réglé de l'intérieur, je n'avais plus rien à cacher, plus rien à déguiser, j'étais de nouveau moi, je me reconnaissais.

Alors pour cette rentrée, j'aimerais être moins instinctive, plus réfléchie :arrêter les réactions simples (dévaliser un Sephora les jours où t'es moins en forme) à des problématiques un chouille plus complexes ( S'accepter profondément au-delà de l'épiderme par exemple).

Sinon, de manière un poil plus pragmatique, j'ai arrêté le millefeuille mi-juillet, je t'en reparle demain si tu veux.

Love.

Bonne journée.






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17.9.13

VIENS ON PARLE DE TUBES...

Stromae


 

(Comme la chanson parle de Cesaria Evora, c'est l'occasion de rajouter un remix mortel de Angola, par Carl Craig que j'adorais... J'adorais tous les remixs ce cet album Club Sodade)




C'est l'année de Stromae, vous avez vu?
J'ai mis un peu plus de temps que les autres, mais j'ai succombé aussi (les tubes, ces machines de guerre).

Donc après avoir saigné Papaoutai (je suis pas la seule) j'ai commencé à écouter un peu le reste et surtout à décortiquer ce que ce mec faisait.

Il y a deux trucs qui m'ont frappée:

- Ce mec qui pioche dans sa loose pour en faire un truc plus beau que ce que la société en dit (dans le même registre j'ai été assez fascinée par la chanson de Mademoiselle K, Ca me vexe qui a fait un truc sexy de sa période de loose... Comme quoi!)

- Il a utilisé plein de trucs musicaux qui caractérisent probablement son identité (ni vraiment variéoche, ni vraiment chanson française (ou belge), ni vraiment éléctro, ni vraiment hip-hop, ni vraiment salsa, ni... En fait c'est quoi sa musique?).

Comme un smoothie...

Alors je résume, Stromae a utilisé sa loose à l'ère des photos flatteuses Facebook où rien de moins bien n'est toléré et il n'a renoncé à rien de ce qui faisait son identité musicale (mais ça doit marcher pour toutes les identités) pour faire les tubes de l'été.
On a dansé sur sa loose un peu alambiquée les bras en l'air en connaissant tout par coeur.

Je la fais brève pour aujourd'hui mais y a plein de choses dont j'aimerais parler avec vous sur l'identité (tout de suite les grands mots) et je vais y revenir.
Devant le moral environnant plutôt tristounet, je me demande si la win intergalactique dont on est obligé de faire preuve sous peine de passer pour une merde ne nous fait pas nous éloigner d'un truc élémentaire pour aller bien, accepter ce qui nous rend grand (ça c'est fastoche) mais aussi nos petitesses avec la même sagesse. Sans jugement (ça moins fastoche).

Vous vous souvenez du discours de Whedon à l'université? Celui où il parle de ne négliger, jamais aucune partie de nous-même?
Et bien j'y pense beaucoup depuis quelques semaines.

Allez salut les copains.
Je vous kiss le cou.

PS: C'est un peu confus je sais, mais si ce blog était bien rangé ça se saurait.

PS2: Et puis même si c'est mal rangé à qui j'en parle à part à toi, hein?

Love

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16.9.13

TAKE THIS WALTZ X LOVE X ÉTERNITÉ?

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(Le Janelle Monae feat Prince est une petite bombe sexy... Même pour un lundi matin)

 L'une d'entre vous m'a conseillé, dans un commentaire d'un des posts sur la fidélité, de regarder le film de Sarah Polley, Take this waltz.

Cette lectrice après une période de rupture et de rejet un peu difficile s'est vue consoler par ce film.

"Mais ma peine est passée, je me console en me disant que rien ne dure éternellement et que le nouveau deviendra vieux un jour, et ce après avoir regardé "Take this waltz", que je te conseille Marie ;)"


Un film d'amour un peu indé avec mademoiselle Williams  mal peignée, il ne m'en fallait pas plus pour me convaincre.

(Je vais spoiler à un moment donné de ce post mais je préviendrai pour ceux et celles qui veulent le voir et qui ne l'ont pas vu mais là, ça va aller)

Take this waltz raconte l'histoire d'une jeune fille, Margot (Michelle Williams), mariée avec Lou (Seth Rogen) avec qui elle vit une relation aussi tendre que rassurante. Des blagues qui n'appartiennent qu'à eux, des papouilles des rires, des voix rigolottes, des bons petits plats (Lou écrit un livre sur le poulet) pas beaucoup de sexe, peu d'intimité sensuelle avec laquelle ils semblent un peu mal à l'aise (surtout Margot qui a une sorte de blocage).

Lors d'un voyage, Margot va rencontrer Daniel dans un avion (grave grave bonjour Daniel aka Luke Kirby qui est une bombe atomique) et ils vont immédiatement être attirés l'un par l'autre. À leur arrivée, ils découvrent que Daniel habite la maison en face de celle de Margot et Lou.

Take this waltz c'est une banale histoire d'adultère, d'attirance, d'amour qui se termine et qui ne réussit plus à lutter contre un désir naissant ( Duras disait "qu'aucun mari ne résistait à une inconnue qui entre dans un bar", ce qui est souvent vrai). 
Margot va passer le film à lutter...

Mais tout le propos n'est pas là.

SPOIL. SPOIL SPOIL.

Donc là, soit tu t'en fous de savoir soit tu sais déjà, sinon, stoppe tout (ce post est sectaire je sais...)

On passe le film, quasi tout le film à attendre que Margot et Daniel passent à l'action, Lou le mari est adorable, vraiment, mais on sait très vite qu'aussi chou qu'il soit il ne fera pas le poids devant le désir... La relation Lou / Margot est bancale sous plusieurs aspects, probablement aussi dans ses aspects les plus rassurants... même quand tout va bien, on attend toujours qu'il nous arrive quelque chose.

Donc de ce point de vue là, la souffrance qui précède la fin prévisible de ce film sont des préliminaires plutôt habituels. Pas de surprise.

Jusqu'à la quasi toute fin...

(Je spoil t'as pas oublié).

Lorsque la chanson de Leonard Cohen dont est tirée le titre du film commence, qu'on voit Margot et Daniel passer enfin à l'action...  À mesure que les 3 minutes passaient, mon coeur a commencé à se briser en 1000 morceaux.
Ce n'est pas un film d'amour, non, en tout cas pas celui de Margot, c'est un film sur la bête répétition des schémas, sur le désir qui s'étiole.
3 minutes de trop vrai qui vous défonce le coeur et vos rêves de midinette...

Tout a été construit dans Take This Waltz comme un véritable film d'amour... Et ce n'est pas ça, c'est un film sur le vide abyssal qui se déplace d'un individu à un autre en cherchant à être rempli. C'est un film sur la trop grande proximité, sur les portes ouvertes quand on fait pipi, sur le peignoir qu'on garde parce qu'on est trop fatigué de l'enlever pour faire l'amour, sur la télé (cette conasse) qui défonce le mystère, sur les promesses non tenues auxquelles on croit...

C'est un film d'amour qui n'en est pas un . C'est un film pessimiste sur le désir... Ce truc trop fragile auquel on ne peut pas faire autrement que se fier.

Je suis ressortie de ce film moitié enjouée j'ai envie de dire. Déjà que l'amour toujours, j'ai comme un doute mais là, merci Sarah d'avoir plombé mon petit coeur de guimauve qui ne demande qu à y croire... Même si Hollywood (Ou Sundance change pas de conversation) s'y met, qu'est-ce qui nous reste?

(Si vous ne vous souvenez pas du passage, si vous en foutez de le voir, regarder les 4 minutes de cette vidéo...)

Love à demain.


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11.9.13

LA TROP DISCRÈTE LÉA (LOL)

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Soyons Funk, nique sa mère la rentrée et les feuilles mortes. Soyons Miami. Soyons chaussures qui brillent. Soyons Gin Fizz... Ou Malibu banane... 

La photo ci-dessus nous dit 2 choses:

✔ J'achète toujours Jalouse malgré mes sempiternelles plaintes (attends mais laisse moi t'expliquer... C'est comme un amour, si on s'est aimé très fort, même si ça devient moins bien, peut-être même fade, et bien moi je patiente. Parce qu'on ne peut pas aimer des choses et puis comme ça, arrêter, sous prétexte que... l'autre est moins bien...  Si ça se trouve, il faut juste patienter. J'en fais des caisses, on est d'accord, mais l'idées est là. 
Jalouse est pas forcément aussi plaisant mais les séries mode (ce dont je me fous de manière générale...) y sont réussies. Et c'est une fille comme moi qui n'y connaît rien qui vous dit ça.

✔ Léa Seydoux est une actrice discrète ces derniers temps, non?

J'ai trouvé cette couverture de Jalouse très étrange. Un peu stupéfiante même.

La photo est de Juergen Teller et Léa Seydoux n'y est pas maquillée ou en tous cas, y est maquillée pour faire genre elle ne l'est pas.

Alors préparez vous à mes envolées que vous allez probablement trouver un peu excessives mais...

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J'm'en fous de Léa Seydoux, donc ce n'est pas elle qui me fait ça.
Ce que je trouve fou, en 2013, dans un magazine de mode, qu'une jeune fille se mette en scène sous le regard de Teller (avec qui elle rêvait de travailler), sans fard. Le cerne gonflé, un peu pâlichonne, et que même si on regarde de près il y a des rougeurs sous son nez.

C'est pas courant quand même...
J'ai trouvé, aussi habituée à Photoshop que je suis, même que Léa avait une très petite mine sur cette couverture.

Elle y est très jolie, là n'est pas la question, mais elle n'y est pas spectaculaire comme le sont les femmes, les filles, les hommes que l'on voit en couverture de magazine en général.

Et ça m'a plu... Beaucoup plu.

En fait, j'ai trouvé cette couv' et toute la série mode extrêmement moderne. Je ne sais pas bien si c'est le terme, mais vraiment, j'y voyais une rupture esthétique qui m'a beaucoup plu...

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Elle a un sourire de tueuse au demeurant... D'ailleurs je crois que sur un visage le sourire l'emporte nettement sur les cernes... J'dis ça je dis rien (dixit Sinok, la reine du sourire en biais).


Voilà, mes envolées...

PS: J'ai dégonflé de la mâchoire, ma tête est revenue...


PS2: Évidemment qu'il fallait se foutre de ma gueule et rire de mon post précédent, c'était fait pour... Même moi j'ai ri en le relisant...

Salut les copains, j'ai pierrade ce soir ♥

PS3: C'est pas grave 90's la pierrade? 

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8.9.13

UNE CHIQUE FILLE

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Ohlala j'avais pas prévu de réécrire sur le blog avec un post comme ça.
Non j'avais plutôt prévu d'écrire un post un peu glam, un peu sexy, tout sauf un truc qui ne me mettrait pas en valeur. Sauf que ça serait dommage de ne pas l'aborder!

L'été était bien. L'été était beau. J'étais insouciante.
La rentrée commençait d'ailleurs à me laisser un peu de temps libre. Suffisamment de temps libre pour avoir l'esprit qui tourne dans des sphères, pour certaines jolies mais pour d'autres nulles. Des obsessions d'égo (ma spécialité) qui me laissaient un goût de vexation (nouveauté ça en revanche) dans ma bouche encore ensoleillée (c'est beau comme du Gilbert Montagné, non?).

Ré-avoir du temps de cerveau disponible, c'est le mettre à disposition pour de choses sans importance mais qui sont, pour une raison que j'ignore, envahissantes.

Tout reprenait normalement ses droits, la nature, la rentrée, mes petites névroses gentillettes plus ou moins envahissantes...

Et c'est là que les choses sont devenues aussi faciles que différentes dans ma tête. Comme quoi, il suffit de pas grand chose.

Mais il faut que je te raconte quand même...

Mardi matin je me réveille avec un léger mal de dents. Ca ne m'arrive pas souvent vu que je suis une psychorigide de l'hygiène bucco-dentaire, mais là, même si c'est un peu lointain et un peu lancinant, c'est là. Pas méchant mais présent. Je peux vivre ma journée normalement.

(Là je vais raconter ma vie mais c'est pour m'en souvenir et surtout pour ne tirer des conclusions... Tahu)

La nuit de mardi à mercredi a été un peu plus musclée. De plus en plus mal. J'ai réussi à dormir mais étais réveillée trop souvent. L'impression qu'un boxeur, invisible certes, m'aurait mis une bonne grossse patate dans la mâchoire. Et même en fouillant dans les méandres de ma journée, le boxeur, je trouvais pas.

Le mercredi ça se corse. La douleur se précise et se fait plus rock'nroll (la grosse conasse... D'ailleurs, je vais élaborer les jours qui suivront une classification de gros mots et une créativité hors norme dans la vulgarité. La douleur rend créative).

Je vois ma mère (rapport que je suis à Saint-Dizier), lui dit que j'ai mal. Je sens la douleur très profondément sous une toute petite dent de rien du tout. Toute minuscule...
Je prends des médicaments (je ne prends jamais rien, dans ma tête je suis une dure, pas la peine, je surentraîne mon système immunitaire que je me dis( là tu dois me trouver bien conasse avec mes toutes petites réactions de gogole qui n'a sûrement jamais eu vraiment mal pour réfléchir de cette manière...Et je ne peux pas te donner complètement tort aujourd'hui, j'ai remballé l'arrogance dans mon sac à main en coton, j'y crois plus à ma toute-puissance). Et j'attends. Je vois bien que ça ne passe pas... J'ai de plus en plus mal!

Le jeudi matin, je me réveille et j'ai envie de me taper la tête contre les murs. J'ai mal comme j'ai jamais eu mal de toute ma vie.
Ca ne s'arrête pas, aucun médicament ne me soulage, je tente de trouver des positions plus adaptées, rien à faire!
J'ai envie de me mettre des coups de poings ailleurs pour faire diversion, mon corps ne veut rien entendre.

Je vais vite fait voir un dentiste qui constate que j'ai un abcès, qu'il doit sortir et qu'il faut juste prendre antibio + nurofène.
Je pleure devant lui comme devant toute la salle d'attente tellement j'ai mal (thug life) et n'en reviens pas moi-même d'être cette toute petite chose qui ne se tient pas devant le monde (enfin devant Saint-Dizier qui est un monde dans une certaine mesure).
Je vais chercher des médicaments, je pleure.
La nana me propose de prendre les médicaments tout de suite, j'aurais pu lui rouler des pelles de reconnaissance.
Je prends les trucs, ça me calme pas tout de suite, mais ça prend un peu de temps.

Je peux remanger. Mon "mieux" marche 3 heures. Ma prise de médicaments me laisse 3 heures de répit et c'est reparti... La douleur permanente à se taper la tête contre les murs.
Je suis une privilégiée, je le sais et que des douleurs bien pires doivent exister et que je suis une chochotte, je le sais bien, mais j'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie, rien ne peut test!

la nuit de jeudi à vendredi est la pire de toute ma vie. La douleur me réveille à 1 h du matin. Je ne peux reprendre aucun médoc avant le matin j'ai tout pris.
L'anti-médoc que je suis envisage de reprendre des nurofen (550 mg) pour que ça s'arrête même si 2 est le max par jour.
Je ne suis que douleur et elle seule dirige mes volontés.

Le matin cabinet du médecin, je pleure (ce qui devient une habitude, même dans la salle d'attente je pleure, miskina...) et la supplie de me donner de la codéïne ou d'autres trucs pour faire taire cette conasse de douleur.
Elle me file des opiacés... Moi c'est tellement surréaliste que j'accepte, mais je ne suis plus que douleur, sûrement plus volonté ou réflexion. Je suis un animal qui a mal et qui supplie l'univers de stopper ça, qu'importe ses principes.

Les opiacés c'est tout pourri vu que ça te donne la nausée + endort + laisse encore un peu de douleur (si ça continuait, on envisageait la morphine -__-  Pour une toute petite dent...) mais ça me calme.

Et (l'histoire est trop longue, hein?) dans la nuit de vendredi à samedi, je sens mon visage qui enfle (oui parce que j'avais atrocement mal mais à part les yeux de lapins myxomatosés (à force de pleurer comme une nunuche trop sensible)) ça ne se voyait pas... Mais là je sens que j'ai moins mal (en même temps, on aurait pu me casser le bras que j'aurais eu moins mal je crois) mais qu'un truc pousse...)

Et le matin je me lève... Je sais que mon visage a enflé, le truc qui devait sortir et qui me faisait souffrir est là, devant moi et il ressemble un peu trop à Sinok (aime choco, les Goonies tout ça). Mais genre vraiment, Sinok m'aurait hurlé pendant la nuit que j'étais sa fille et que c'était bien comme ça...


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(Comme Sinok (celui de droite avec sa houpette) donc mais avec des cheveux longs. Belle gosse tu te doutes bien)

D'où le titre "Chique fille" (trait d'esprit tout ça)... J'ai une chique de la taille de l'Australie. Ah ça c'est sûr ça vous égaye un visage... Et donc, voilà ce que tout ça m'a inspiré pêle-mêle et je voudrais faire de mon mieux pour ne pas l'oublier, puisque tout ce qui arrive est nécessaire, cette douleur et cette chique ne sont pas arrivées par hasard... :

✔ Les dents ça fait mal... Mais mal...

✔ Malgré une hygiène bucco-dentaire de fou, je vais devoir stopper le Coca (ma passion absolue) mes dents m'ont rappelée qui c'était le patron de mes goûts et apparemment, c'est pas moi.

✔ La chique c'est pas facile pour se reconnaître... D'ailleurs ça doit pouvoir soigner n'importe quelle forme de narcissisme... Pour faire la moue boudeuse, ça calme. Pour se la jouer premier degré aussi...

✔ Quand t'as très mal, t'as pas faim

✔ Quand t'as très mal tu pourrais dire oui à n'importe qui, à n'importe quoi

✔ De ce point de vue là, notre corps est plus fort que notre esprit... Mais vraiment plus fort

✔ D'ailleurs, j'ai tenté la respiration ventrale, deux trois trucs de yoga pour contrôler la douleur...

✔ Naïve que j'étais... lol... Si si lol...

✔ Les névroses d'égo vont mieux. Elles ont été reléguées à la place qu'elles doivent occuper... la place de quand t'as le temps de te regarder l'égo vu que t'as que ça à faire!

✔ Le corps et son entretien vont devenir ma priorité, pour mettre toutes les chances de mon côté pour ne plus avoir mal comme ça (ou pire parce que j'imagine que face à d'autres douleurs plus graves, c'est rien... mais bordel, comment ça pique!)

✔ Je suis heureuse de ce que je suis, de ce que j'ai et tâcherai de m'en souvenir de mon mieux (dixit ma chique)

Maintenant il faut que ça parte, que je vois ma tête parce que c'est bon, ça va maintenant de se cacher derrière un foulard... Sinok powa!

Love.

I'm back.





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