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31.1.13

ZONE DE CONFORT

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Salut.
Je sais mon rythme de postage est plus qu'aléatoire, mais bon, vous commencez à cerner le problème: j'suis une putain de blogueuse arnaqueuse.

J'espère que vous allez bien. Ce mois de janvier est affreusement déprimant., hein?

Avant de commencer,  je voulais vous dire que promis, craché sur ma mère, je poste la semaine prochaine les vidéos de tricot... Promis grave, sinon on me flagelle, on m'insulte et ça ne sera que mérité.

Quand j'ai posté ma liste de rêve de sapes, quelques unes m'ont dit "Ah tiens c'est hyper étrange que tu veuilles des escarpins, c'est quand même pas vraiment toi... "!

Dans mes tergiversions d'épure, de pile à mes mesures et à mon armoire, je me sens parfois comme un peu coincée. Parce que le vêtement c'est aussi du sens mais ça n'est pas que rigidité. Ils sont relatifs à une personne certes, mais aussi à un moment, un état. Le vêtement c'est aussi de l'audace et du sens.

C'est vrai je mets peu d'escarpins, de talons hauts, plus par paresse que par sens esthétique.
Quand je regarde les silhouettes de Aurore je me dis que je peux me sentir moi en talons... Parce que ce qu'elle porte parle directement à mes goûts et à mon coeur. Sans déguisement. En toute simplicité.

La photo qui illustre ce billet c'est mes pieds dans des talons vertigineux, impraticables mais cheap de chez Zara. À côté de mes Nike ça résume parfaitement la situation.

Je ne porte pas souvent de talons mais depuis quelques temps, j'ai envie d'autres choses. J'ai envie de sobre pareil, mais avec des trucs de grande (ouais je sais... Moi cette grande ado trop vieille pour pourtant faire illusion).
J'ai envie de m'habiller pour être aussi sensationnelle. En toute simplicité ;-)

De hauts talons ça me rajoute 10 cms, d'un coup je bascule dans une autre dimension. Une dimension dont je ne suis guère familière: celles qui font des efforts pour s'habiller... Oui parce que vous savez, en général, ce qui est apprêté me déprime, je trouve ça anti-cool au possible.
Or on ne peut pas suggérer que les talons sont un accident, genre qu'ils trainaient à même la tête de lit et qu'on les a enfilés sans y penser...

S'habiller pour être "bien habillé" au sens strict du terme n'est pas une démarche dans laquelle je veux absolument plonger 24h/24, non ça doit être pénible (et inadapté à mon mode de vie), en revanche décider de SE SAPER pour être au top de sa bonnasserie (je sais vous trouvez ça vulgaire...), ça a l'air sympa...

Et là, pour le coup, c'est vraiment aller au-delà de mon fonctionnement, au-delà de ma zone de confort.
Certes ce ne sont que des vêtements, mais je crois que ça en dit long sur un certain rapport à la féminité.

LOVE LOVE LOVE


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25.1.13

ON Y APPREND AUSSI CA




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(Adjani)


(Pardonnez-moi par avance pour le caractère décousu du post et les conclusions hâtives qui vont peut-être suivre, je suis connectée dans un café avec le chocolat qui refroidit et la batterie qui se vide très très vite...)

Depuis quelques temps je reçois de plus en plus de commentaires dits "négatifs" ou "trollés". Evidemment, la plupart sont anonymes...

Pour ne rien vous cacher, j'avais toujours imaginé que ce blog en était plus ou moins protégé, sans savoir vraiment pourquoi, j'en étais plutôt préservée.

Une des raisons principales est sûrement liée à mon trafic, je ne suis pas un très gros blog et ne suscite donc, a priori, pas autant d'agressivité que certains.

 En tant que lecteurs, vous avez dû constater que ce type de commentaires, sûrement par leur caractère "insultant", "irritant" provoque une quasi systématique réponse de la personne visée… Si on nous écrit des méchancetés, on a envie de répondre instantanément, on veut pouvoir se justifier.

D'ailleurs, si un lecteur veut absolument qu'un blogueur lui réponde, je lui conseille vivement d'être très désagréable, c'est imparable!

 Au tout début de ton blog, tu écris légèrement sur tout un tas de sujets (enfin tout un tas de sujets, tout un tas de sujets qui tournent autour de toi, de tes goûts, de ton point de vue… ;)) et puis tu commences à voir qu'il attire de plus en plus de lecteurs.
Tu te dis " chouette, mon égo plaît, je peux me montrer, m'expliquer et cela intéresse d'autres gens que ma mère (qui elle n'a pas le choix on est d'accord… ).
Voir son narcissisme apprécié par des inconnus provoque de drôles de sensations… C'est doux, ça rassure et ça fait beaucoup de bien à notre solitude derrière le clavier! On ne se sent plus seul et ça peut parfois donner une toute petite légitimité à des choses dont on ne se sentait, pourtant, pas très fier.
Autrui devient un camarade.

Au début, sûrement par naïveté, tu n'envisages pas du tout que tu vas déplaire. Ou tu te dis que de toutes façons, si ce que tu écris déplaît, les insatisfaits refermeront la page et ne reviendront simplement pas te lire… Ils ne vont pas venir chez toi pour t'écorner et te faire de la peine, même si tu racontes des trucs un peu nazes ou sans intérêt.
Ils ne peuvent pas t'envoyer, gratis, sans savoir qui tu es vraiment, derrière un clavier, des horreurs, ça non… Comme toi, tu ne prends pas de temps pour laisser des commentaires déplaisants à des gens que tu ne connais pas et dont tu ne sais rien, tu dis que tu les autres font comme toi (on ne connaît personne via un blog. Mes amis trouvent souvent que ce que j'écris, dans les mots, me ressemble, en revanche ils sont toujours très étonnés des thèmes et de l'angle sous lesquels ils sont abordés, ils disent que ça ne me ressemble pas… cf le côté fragile notamment… Marie n'est pas comme ça, Une chic fille est un point de vue, une facette, mais ça, vous vous en doutiez bien ;-)

Sauf qu'un jour tu reçois ton premier "t'es pourrie", "t'es moche", "Pauvre fille", "Je suis déçue", "Tu te prends trop au sérieux", "Tu nous prends pour tes psys, n'importe quoi"... Il y en a eu des tas d'autres. Vous constaterez que les miens sont laconiques.

 La vraie vie, codifiée, par un certain nombre de règles de politesse par exemple, nous empêche au quotidien de cracher sur ce que pense, dit, ressent l'autre. (sauf si c'est ton collègue là, t'es obligé de négocier et ça c'est bien les boules!)…  Mais sur un blog, on peut le faire. On peut parfaitement  balancer à quelqu'un qu'on ne connaît pas tout ce qu'on pense de lui… En joli comme en moins joli. Evidemment quand ce qu'on reçoit ce sont des gentillesses et des délicatesses, ça fait plaisir.Vraiment. Mais quand ça devient un poil plus agressif, d'un coup, on ne sait pas quoi faire de ça…


La réaction première c'est la modération "puisque c'est comme ça, je vais modérer mes commentaires, pas question de me faire insulter chez moi, je ne veux que du doux ici".
C'est ce que j'ai voulu faire à mon premier commentaire agressif... Mais je me suis vite ravisée. D'abord parce qu'il n'y avait pas mort d'homme (chez moi en tous cas, je sais en revanche que certaines bloggueuses reçoivent des horreurs et je peux parfaitement comprendre que dans ce cas...) mais aussi parce que "sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur"... Et c'est le jeu.

Ca fait partie des contre-parties dont personne ne veut jamais mais il ne faut pas se voiler la face, certains n'aiment pas la chic fille et ont envie de lui cracher dessus. Certains l'aiment un peu bien mais dés qu'ils sentent un truc qui leur déplait, ils sautent sur l'occasion de lui dire que c'est un peu une bouffonne sur ce coup là...

Je sais c'est le jeu, mais il n'empêche qu'à chaque fois, que ça arrive j'ai envie de prendre mon clavier tout de suite et de répondre et de me justifier.
Mais j'attends, attendre et ne pas répondre à chaud est le mieux que j'ai trouvé pour redescendre et comprendre que tout ça n'a aucune espèce d'importance.

Ce qui ne m'empêche pas d'être touchée mais ça m'apprend une chose fondamentale: Lutter contre mon envie de séduire ce que je ne séduis pas.

Le blog apprend ce truc double:
- Gagner confiance en soi
- Comprendre que se justifier est en plus d'être inutile, chronophage!

Et puis parfois, et même si pas super facile à avouer, il y a du vrai dans le trolling... Pas que, c'est la plupart du temps gratos et sans intérêt, mais des fois, porteur d'un message un peu plus vrai... Et c'est sûrement dans ce cas précis que ça nous touche tout particulièrement...


Je vous embrasse!



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21.1.13

LISTE





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Epurer au mieux son armoire, c'est aussi s'organiser et donc de faire des listes.

 Hormis pour la coupe de cheveux (je viens de comprendre que les dégradés c'est triple nul sur moi) et le Lady danger, toutes les choses écrites dans ma liste ça fait au moins un an que je les veux, voire beaucoup plus pour certains (trench / perfecto / veste en jeans bleue Sherpa (i.e doublée en fausse fourrure blanche).

C'est pas mal de faire le point sur ça, ça permet d'envisager l'épure et le tri de vêtements plus comme une démarche "esthétique" et "de chemin vers son propre goût" plutôt que comme une privation.

Bisous.

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18.1.13

EN PRIORITÉ

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J’ai pas pris de résolutions cette année. Enfin moins que d’habitude. Sûrement que je me détends.

Après:

 - Avoir arrêté de fumer

- Avoir voulu me transformer en fasciste de l’alimentation, à compter la moindre vitamine pour être sûre d’équilibrer au maximum et, surtout, être sûre de mettre toutes les chances de mon côté pour être la plus en forme possible

 - Avoir tenté de ne plus dire du mal de personne, persuadée que ça s’en ressentirait sur mon karma si je ne cessais pas avec ce travers moralement déplorable

 - Avoir voulu écrire un livre sinon ma vie ça serait de la merde - Avoir tenté de régler mes séances de sport pour être sûre de, 8 mois plus tard, être capable de ou rentrer en NBA ou être capable de faire un marathon de l’extrême

 - Avoir voulu contrôler mes colères / être capable de pardonner / être irréprochable (je vous jure, j’ai ça en moi -__- )

 Après tous ces trucs loupés (sauf le tabac je ne fume toujours pas) ou semi-réussis, je me suis dit que j’étais nulle pour ces trucs de résolutions et qu’en plus, ça m’ajoutait de la culpabilité supplémentaire dans l’âme (et je vous jure que je n’ai pas besoin de ça) donc, il fallait arrêter.

Le fascisme de l’âme, mauvais calcul. Dans plein de films neuneus, y a toujours ce moment où le héros (ou l’héroïne) nous sort sa tirade parfaitement calibrée sur le «connais toi même», «la plus belle des aventures c’est celle qui te mènera aux confins de ton coeur», «gagner une victoire sur soi-même est la plus grande des choses humaines»...

 Toi face au neuneu t’es bien emmerdée, tu ne sais finalement rien sur toi, ou juste des pistes, un truc bien timide. Alors tous ces gens qui semblent avoir un si grand contrôle sur eux, leur vie, leur environnement, te font te sentir encore plus petit.

 D’où la naissance de mon fascisme mental. Je me maltraite considérant que je ne suis pas à la bonne hauteur de vie et je m’en veux...

Alors je sais pas où vous vous en êtes avec la gestion globale de vos émotions mais moi c’est très rodé cette histoire. Je suis mono-réaction (ou quasi): quoi qu’il se passe, quoi que je vive, je culpabilise.

Attends je vous explique:

 - J’ai mauvaise mine le matin = bien fait t’as qu’à plus manger de la carotte!

 - J’ai échoué = bien fait de toutes façons tu fais jamais bien comme il faut!

 - Mon pote est énervé = qu’est ce que j’ai fait pour l’énerver... bien fait!

- J’ai des rides qui arrivent = tu fais pas assez bien le démaquillage, bien fait!

 Evidemment c’est complètement hors réflexion , c’est mon reptilien qui réagit, je suis parfaitement consciente que tout n’est pas de ma faute, mais c’est mon réflexe.

Je vis, sens une agression, je culpabilise. Pour sortir de ces réflexes un peu tout pourris, j’ai décidé que 2013 serait une année non pas de résolution mais plutôt de réflexions (et d’actions aussi mais ça on en parlera plus tard).

Cette année je vais réfléchir à ce que je dois développer le plus le mieux pour passer une bonne vie. Enfin une vie optimisée pour moi. Pour être bien avec ceux que j’aime et avec moi. Réfléchir à ça, faire des plans (avec des sortes d'exercices) me parait être le mieux pour avancer mieux et apprendre à vieillir avec la plus grande sérénité possible. Parce que tout n’est pas question de crème au rétinol...

 Donc pour 2013 voilà ce que je vais devoir développer (ça risque bouger, se préciser, là, c’est le premier jet (d’où l’aspect confus de ce post)):

- Développer au maximum mon auto-dérision et rire, rire, rire.

 - Arrêter de culpabiliser pour tout pour rien.

 - Comprendre ce truc de lâcher-prise... Et après on voit!

- Lire Proust. Je sais pas si ça m’apportera des pistes mais je crois que je suis prête.

- Prendre mes responsabilités. Savoir faire des choses, c’est devoir prendre ses responsabilités pour les faire.

- Ne plus me lamenter.

- Apprendre l’optimisme.

- Aimer

- Apprendre une chorégraphie de Saturday Night fever (celle dans la boîte avec Night fever)

- Arrêter de simplement rêver plus grand, oeuvrer pour ça.

-  Prendre soin de ce que j’ai déjà.

 Voilà...

Et vous, vous avez quels types de plans pour 2013?

Love

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16.1.13

SELF SERVICE X EZRA PETRONIO




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En traînant dans les archives du Magazine Self Service ( magazine que je n'ai jamais tenu entre mes mains, mais il semblerait que, question cool,  ça soit un cran au-dessus de Maxi ou Femme actuelle...) je suis tombée sur des tas de polas pris par Ezra Petronio, co-fondateur du dit magazine avec Suzanne Koller ( qu'on peut voir dans un Pardon my french de Garance Doré ).

Si vous avez 7/8 RTT à prendre, je vous invite à profiter de toutes ces heures de tranquillité pour regarder les photos archives de ce magazine... Les photos sont vraiment jolies. Quand je réfléchissais au type de photo qu'on pourrait faire pour nos bonnets, j'avais ce truc en tête (sans aucune ambition, pas la peine de traîter, j'avais juste envie d'un truc sans fard, un truc un peu pâle mais bonne mine. un truc en lumière blanche).

Alors je me suis dit que peut-être vous aussi, vous seriez sensibles aux photos d'Ezra... (Ouais on est intime, laisse nous!)



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15.1.13

NOUVEAU

Bon ben pour passer le cap des 6 ans, mon blog s'est refait une beauté...

J'espère que ça vous plaît. Il y aura encore quelques modifications dans les jours qui viennent avant que cela soit absolument définitif.

Merci à Barbara pour la bannière (et pour celle de Coconut aussi), son univers me plaît toujours autant.

Et pour fêter ça, un petit Billie Jean (« Je marche sur le sol, le bitume s'allume...») ça ne peut pas nous faire mal.


 

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10.1.13

LA CHAMADE

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 Mardi j'étais malade. Impossible de sortir de mon lit je me mets à regarder moult films. J'attaque, comme d'habitude, avec Les 12 travaux d'Astérix (je sais pas pourquoi mais depuis que j'ai 20 ans et un Noël de "souffrances", c'est le premier film que j'ai envie de voir quand je tombe malade), Cuisine et Dépendances (je connais chaque plan, chaque réplique... et je déconne pas!) et puis un film en emmenant un autre, je me retrouve devant À bout de souffle (déjà vu mais ça fait toujours plaisir), Jules et Jim (pareil ça fait plaisir qu'importe le nombre de fois) et un que je n'avais jamais vu, La chamade d'Alain Cavalier.

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Film de 1968, avec Catherine Deneuve, Michel (love) Piccoli et un autre mec qu'on connaît moins  (Roger van Hool).
L'histoire est tirée d'un bouquin de Sagan (elle a même collaboré au scénario de ce que j'en ai lu) dont je n'avais jamais entendu parler. Ceci dit je n'ai lu que Bonjour tristesse l'an passé (et ai été un peu déçue) donc vous imaginez bien...

L'histoire est très simple. Lucile (Deneuve) est entretenue par Charles, un amant plus âgé qu'elle. Ils entretiennent une relation stable, qui semble platonique et basée sur un respect mutuel (visiblement. Charles ne reproche et ne reprochera jamais rien à Lucile. Il l'accepte telle qu'elle est, aimant tout particulièrement sa beauté). Lucile passe ses journées à ne rien faire, à être belle, à errer, à attendre. Et elle aime ça. Vraiment. Elle a un goût prononcé pour ce qui est normalement considéré comme étant de l'ennui mais qui n'est, pour elle, que de la douceur de vivre.
Un jour, elle rencontre Antoine, un homme de son âge dont elle tombe éperdument amoureuse.
Antoine l'aimera aussi (les coeurs à la chamade et à l'unisson) et après quelques doutes, ils décident de vivre ensemble, Lucile quitte Charles et se met en ménage avec Antoine, journaliste, sans le sou, dans un petit appartement.

(Après c'est suspense... Je vous laisse voir si vous en avez envie. Le film est visible sur Youtube ici ... En plus il est sous-titré en espagnol ce qui rend tout ça très exotique... Non c'est pas vrai, mais je l'ai pas trouvé sans sous-titres)

Sous une apparence simple, à l'intention presque neutre, La chamade est un crève-coeur. Il n'y a pas du désespoir ou de la souffrance dans ce film, mais il y a ce truc de renoncement absolu et ça, sans surprise, ça m'a un peu fendillé le coeur.

Je vous le conseille vivement pour tout ça, mais aussi pour autre chose.

Catherine Deneuve a 25 ans dans ce film. Elle y est absolument divine. Je ne l'ai jamais vue aussi belle je crois. C'est très étrange, avec l'âge, nos goûts évoluent. Je le note particulièrement ces derniers temps, mes appréciations esthétiques sur les êtres, les silhouettes, les visages, les allures changent énormément. Des hommes que je n'aurais jamais regardés ou des femmes dont le physique me laissait de marbre me chamboulent. Deneuve par exemple je voyais pas le truc que les autres voyaient en elle. Je pensais qu'il ne s'agissait que de son côté glaciale, je ne voyais pas sa beauté. 
Dans tout le film elle est sapée par Saint-Laurent qui était, comme toujours, très inspiré. Toutes ses robes, son trench, ses jolies ballerines plates, ses chemisiers, tout est beau sur Lucile.

Et puis il y a ce maquillage qui m'a tout particulièrement plu.

Dans tout le film, Lucile est maquillée en beige. Teint nu mais parfait. Paupières coquillages à peine différentes de la couleur de la peau. Un fin, très fin trait de liner au ras des cils. Pas de virgule, trop visible pour Lucile. Un blush terracoté et des lèvres beiges.
Lucile est une fille beige. Pas terne oh non, beige. Un joli beige.

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C'est la première fois que je note un maquillage aussi fort dans un film (un maquillage aussi discret j'entends parce que, je sais pas moi, les yeux de cygne de la Nina cygne noir de Black Swan je les avais bien vus par exemple).

Je trouvais surtout que Deneuve portait le même maquillage de bout en bout durant tout le film, ce qui peut être un peu chiant pris comme ça, dans notre prisme de 2013, mais dans le même temps, une seule chose compte, c'est qu'elle soit la plus mise en valeur possible. Et c'est une très grande réussite de ce point de vue là.

Et comme nous l'a redit Coline dans une de ses dernières vidéos beauté, il y a des maquillages qui flattent plus que d'autres. Certains avec lesquels on aime bien s'amuser et d'autres avec lesquels on est sûr d'être à notre avantage. D'être belle.
Comme avec des Converse, un bon jeans, et un t-shirt blanc parfait.

Je suis aussi une fille beige alors que je croyais le contraire.
Et je reviens vous en parler vite.

Je vous embrasse.

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9.1.13

MYLÈNE

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Si t'es pas fan de Mylène Farmer (ou fut, ou hésitant sur la question), ce billet ne sera que d'un intérêt très relatif.

Mylène Farmer c'est trop ma star (REP A SA). Je l'ai aimé tout de suite, en tombant sur le clip de Pourvu qu'elles soient douces  dans la chambre de mon papi et ma mamie. 1988. Boulevard des clips. M6.

J'entretenais un rapport un peu spécial à la chanteuse, je l'aimais autant qu'elle m'effrayait (parce que quand t'es petit, elle est un peu flippante Mylène). Ce qui mettait ma mère dans des situations un poil pénibles: décrocher les posters de Mylène le lendemain du jour où elle m'avait aidé à les accrocher, parce que j'avais passer la nuit sous la couette flippée du regard de ma star.

J'ai tout acheté, tout lu, tout regardé pourvu que ça parle d'elle.
On s'est beaucoup moqué de moi.
Je l'écoutais secrètement n'imaginant même pas à quel point il y avait beaucoup d'autres gens dans le même cas que moi.
J'imaginais que ma relation à elle était unique, spéciale... Rapport que j'avais 9 ans et que l'Internet intergalactique n'existait pas.

Ca a duré 12 ans. Amour absolu. Jusqu'à Innamoramento (si t'es fan tu sais).

Comme je m'intéressais à tout ce qu'elle aimait, elle m'a donnée envie de:

- Lire Belle du seigneur de Cohen

- Découvrir Allan Edgar Poe

- Lire Les Fleurs du mal (à 11 ans alors que je n'y comprenais rien). Le premier poème que j'ai appris par coeur de Baudelaire, L'horloge (tmtc)

...

Finalement c'était pas si mal, ça m'a ouvert des perspectives (même si elles sont restées longtemps obscures) que je n'imaginais pas...  J'avais écrit un vieux post sur la question mais j'arrive pas à le retrouver.

Pourquoi je vous reparle d'elle aujourd'hui?
Parce qu'elle a sorti un album début décembre, Monkey Me.
J'étais sûre de le détester (comme la majorité de ce qu'elle fait maintenant) mais de l'écouter tout de même et d'essayer de ne pas trop la traiter (je suis fidèle au moins à l'amour que je lui ai porté).

Je n'ai pas été transcendée par cet album (je trouve encore qu'il y a trop de dance et que c'est too much) mais il y a tout de même quelques chansons que j'ai aimées (et ça faisait longtemps que ça n'était pas arrivé). Notamment Je te dis tout (en lecteur Deezer). Elle révolutionne rien du tout, si vous n'aimez pas Mylène Farmer, vous ne l'aimerez pas en l'écoutant, mais ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas été contente d'écouter une de ses chansons en boucle, que ça méritait bien un post.

Alors c'est pas aussi fort que Calfornia ou Innamoramento (mes 2 préférences et de loin) mais ça fait bien plaisir.

Je vous embrasse.

PS: Et j'aimerais vous demander un peu de douceur en commentaires. Évidemment, on n'est pas obligé d'aimer tout ce qu'il y a sur ce blog ou tout ce que je fais, en revanche un peu de délicatesse ne fait jamais de mal.









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7.1.13

OUVERTURE

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Salut les copains, ça va ou quoi?

Le week-end a été bon pour bon?

Je viens aujourd'hui toute armée de mon esprit le plus mercantile pour vous parler de l'ouverture de notre nouvelle boutique.

Et comme je vous l'avais dit, chaque tricot est unique.

Je suis très fière, ce qui est suffisamment rare pour être dit (promis ça ne durera pas plus de 5 minutes).

Je voudrais donc remercier:

- Ma mère sans qui rien de tout ça n'aurait été possible (lol)

- Angel mon assoc' qui sait vachement mieux être organisée que moi et qui est la chef des patrons de couturière

- Fred (aka Fouh) pour sa gentillesse et son Canon 550 D

- Yassine pour avoir pris les photos

- Le mur doré de mon appart qui rend pas si mal que ça en photo

- Noria et sa genre "non-photogénie" (lolilolol) et son amie

- Marion et sa accompagnatrice Célia (plutôt bien canon)

- Wellé venue de si loin du ghetto du fond de la capitale et de son coeur :D

- Irène et Apache beaux et flamboyants

- Et je voudrais enfin remercier Claude Berri (blague de vieux, ne me juge pas!)



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4.1.13

ICONIQUE

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Ca c'est Mireille Darc dans Le grand blond avec une chaussure noire.

Et sur elle, la robe la plus iconique au monde pour moi.

Cette robe, c'est mon fantasme.

Pour tout vous dire, j'ai voulu créer des vêtements en laine pour être capable, un jour, de reproduire cette robe.
C'est une robe créée par Guy Laroche.
De face elle est longue à col roulé, quasi austère... Non elle est austère. Quelque chose qui tranche avec la blondeur extrême de Mireille Darc.

Et puis de dos, la robe se transforme en volcan.

Cette robe, la cambrure, la chaîne, tout, tout est torride. Spécifiquement quand on pense au recto tellement austère.

Elle s'appelle Clair-de-fesses cette robe. Presque vulgaire comme nom, mais presque, comme cette robe. Le presque fait que finalement, ça fonctionne avec grâce.

Les décolletés (contextuellement, on est bien d'accord) ne m'émoustille pas spécialement en mode,  en revanche, une cambrure assumée comme ça je trouve ça très, mais alors très inspirant (les autres filles à boule me comprendront j'imagine).

Je vous embrasse.

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3.1.13

EN 2012...

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Vous en avez sûrement marre des rétrospectives qui n'intéressent que ceux qui les font (et moi, parce que j'aime bien ça) mais depuis quelques temps, j'ai un amour absolu pour les listes, les choses que je réduis, les définitions cadrées, précises de ce que j'aime, de ce que je n'aime pas, de mon histoire, de mon futur souhaité, de tout un tas de choses qui, j'ai l'impression, m'en disent plus sur moi. La bordélique que je suis prend un plaisir inouï à être une petite secrétaire zélée et fort bien organisée de ma propre vie...

Je vous raconterai ce truc avec les listes, c'est très révélateur.

Alors 2012, est-ce que ça a été une bonne année pour vous?

De mon côté, je crois qu'effectivement, cette année a été une des meilleures depuis longtemps.

J'errais depuis quelques années à me demander ce que j'avais bien pu faire à la vie, aux autres pour avoir un karma aussi pourri... Alors évidement, rien de dramatique, mais une gentille loose, bien installée, une aigreur bien grandissante, et le tour était joué...

J'avais envie de réenchanter les choses... C'est pas frontal et brutal encore, mais c'est mieux, et rien que pour ça, j'ai aimé 2012.

Et pour ce que j'en ai appris, 2012 ça a été :

✔ Le cinéma, l'ambition, l'audace de Xavier Dolan.

✔ Des instants de grâce.

✔ Des moments où j'étais si mal dans ma peau que j'ai dévalisé tous les Sephora de France et de Navarre... Cette étrange idée que peut-être, la beauté était au fond du pot. On en reparlera.

✔ Avoir eu l'impression que finalement, je m'étais leurrée sur moi. C'est drôle de découvrir des comportements dont on aurait jamais soupçonné l'existence en nous.
2012 aura surtout été une surprise de moi à moi (l'égo tout ça, tout ça...).

✔ Essayé de relier toutes les parties de ma vie, pour voir ça comme un tout. Je tâtonne encore, mais l'organisation des bouts a du bon.

✔ Avoir relu, comme chaque année depuis qu'un amoureux m'avait confiée le faire comme une sorte d'hygiène de coeur, Le Petit Prince.

✔ Avoir écouté jusqu'à plus soif Booba / Frank Ocean / The Weeknd / Je te dis tout de Mylène Farmer / Jamiroquai / Sebastien Tellier (L'amour et la violence ... Par exemple...), Kendrick Lamar, ASAP Rocky, Doc Gyneco (ouais je sais...) Et sûrement plein d'autres mais je sais plus.

✔ Avoir perdu de vue des gens, les retrouver, en retrouver d'autres et se dire que c'est une danse étrange l'amitié...

✔ Avoir fait de mon mieux, mais souvent mon mieux c'était fin nul.

✔ Et puis finalement finir l'année avec une étrange sensation... Une véritable excitation de vivre... Et ça c'est plutôt nouveau.

Je vous souhaite le meilleur, mais surtout l'imperfection, les ratés, les rires, des échecs (des tas parce que j'ai jamais vu qu'on apprenait la moindre chose dans nos réussites... À peine un peu d'apaisement, mais ça dure peu de temps), de l'amour et surtout pas une vie construite avec des murs trop droits...
Je repense souvent à cette scène de Fight Club. Le narrateur (Norton) boit une bière avec Tyler (oh my fucking god) Durden juste après avoir découvert que son appartement venait de brûler avec tous ses meubles parfaits qu'il avait mis une vie à accumuler. Il raconte son truc, se plaint auprès de Tyler et sort d'un coup cette phrase :

«Quoi qu'il arrive d'autre par la suite, j'avais enfin réglé le problème du canapé... J'avais tout, une chaîne Hi-fi de très bonne qualité, une garde-robe qui devenait très respectable, j'allais devenir aussi complet que possible.»

Ce que je vous souhaite moi, c'est de ne surtout pas régler le problème du canapé... Restons incomplet, sinon on risque de trop s'ennuyer pour les décennies qui nous restent...

Je vous love.



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