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27.6.13

VIENS ON CONTINUE... LA FIDÉLITÉ...

la collectionneuse

( Le dos de La collectionneuse d'Eric Rohmer)



(Ma valse préférée de Chopin, mon lover d'adolescente dans une certaine mesure)

Depuis le post sur l'infidélité, certains des liens que vous avez mis en commentaire, m'ont entraîné dans la lecture de textes, questions et affirmations sur le couple. Des textes, questions et affirmations qui ont eu le mérite d'interroger (brutalement je ne peux pas le nier) un certain nombre de mes convictions.

 Des textes qui défendent l'idée que le couple "envisagé et décrit par les règles sociales actuelles" serait sectaire et nierait la liberté autonome de chacun de disposer de son propre corps et de son propre coeur. Ouais je sais ça pique un peu...

Et donc que l'état amoureux ne devrait, dans cette perspective, ne pas forcément aboutir au couple tel qu'il est défini actuellement, dans sa grande majorité "intellectuelle" (pourquoi oui? Pourquoi se définir comme une moitié? Pourquoi vouloir vivre ensemble absolument? Pourquoi envisager le célibat comme une amputation sociale ou comme un état d'attente? La définition  "officielle" du célibat est d'ailleurs "privative", le célibat c'est ne pas être en couple alors qu'on a atteint l'âge d'y être. Donc, comme le couple est la norme, à un certain âge être célibataire c'est être a-normal. Être célibataire, tel que défini, c'est attendre. Attendre de changer d'état affectif pour rentrer dans la norme. Vous avez vu comme les femmes (et les hommes dans une certaine mesure) peuvent dire que leur célibat leur plaît mais ne peuvent tout de même pas s'empêcher de préciser qu'ils ne souhaitent, pour autant, pas le rester toute leur vie... Étrange. Si c'est un état si "agréable" à vivre pourquoi préciser qu'il n'est que transitoire? Bon c'est pas le sujet du jour, mais on pourrait en reparler un jour, non? ).

Certains textes vont même jusqu'à dire que l'exclusivité affective et sexuelle serait une forme de "fascisme". L'autre ne nous appartient pas et l'aimer ne nous donne pas pour autant le droit (bien au contraire) de l'empêcher de voir, parler, aimer et coucher avec d'autres. D'ailleurs que souvent, l'association amoureuse ne servirait qu'à combler son propre vide intérieur. D'où les déceptions, les reproches, les regrets… L'immensité espérée et puis bim. Plus rien. Le même vide. La faute à l'autre? La mienne? Ma peur?

 (Si ma mémoire est bonne, en philo, Schopenhauer disait que l'amour n'était qu'une invention, une ruse de la nature pour permettre la procréation et la préservation de l'espèce… On est très loin de la flamboyance qui nous est promise par l'état amoureux vous noterez…)

 Je lisais tout ce qui était dit, avec toute ma concentration et me disais qu'intellectuellement, ce qui y était décrit était si juste. C'est vrai, le raisonnement était implacable. Efficace. Je me disais même que j'aimerais être comme cela. J'aimerais passionnément ne pas avoir 4 ans, ne pas me sentir menacée. J'aimerais passionnément que ma peur  ne dirige pas mon existence…
Que mes manques ne soient pas une souffrance pour l'autre qui n'y est, dans le fond, pour rien. J'aimerais passionnément être comme ça. Parce que l'autre, celui que j'aime serait absolument libre avec moi et que je le serais avec lui (et c'est peut-être vraiment ça l'amour) mais aussi parce que je me sentirais absolument libre, déchargée, libérée si j'arrivais à être définitivement détachée du moindre embryon de sentiment de jalousie.

Sartre et De Beauvoir ont défini cela à travers le concept de leurs amours nécessaires et contingentes. Nécessaire en philo ça veut dire qui ne peut pas ne pas être autrement que ce qui est. La contingence c'est ce qui pourrait ne pas être ou être autrement. Sartre aimait Simone de Beauvoir mais avait des "maîtresses" (en général jeunes) avec qui il couchait et certaines restaient dans sa vie plus que d'autres. Simone de Beauvoir savait tout de ces maîtresses (et avait elle-même des amants) et dans la représentation qu'ils en donnaient ça avait même plutôt l'air d'être naturel.

Mais même décrit de cette manière, envisagé comme une évolution du modèle petit bourgeois qu'est le couple, vécu par une femme férocement intelligente, le système présentait une certaine limite. La pire limite. La souffrance tenace de Simone de Beauvoir à voir Sartre avec d'autres femmes.

(Si ce passage comprend des inexactitudes dites moi, je suis loin d'être experte en la matière. Merci.)

Est-ce que l'intelligence (je pose sincèrement la question) peut faire aller au-delà de sa propre jalousie? Est-ce qu'on peut se détacher raisonnablement de cette souffrance? Je ne parle pas d'être dans une singerie d'indifférence, je ne parle pas de faire semblant de ne plus l'être, je parle d'être radicalement indifférente de voir son amour aller avec d'autres personnes (j'ai même lu des textes où certains et certaines disaient être heureux pour le dit amour de le voir être avec d'autres… Je crois que certains étaient sincères…)

Déjà que j'en veux aux gens que j'ai aimés d'être heureux sans moi plusieurs années après (maturité affective au top vous noterez!), j'arrive pas à me dire que mon esprit aurait la force de sortir de ce carcan possession qui est aussi, je trouve, dans une certaine mesure, agréable.

J'aime, aussi, être possédée. J'aime que l'autre ait envie de me posséder, non pas que ça me donne plus de valeur (ce n'est, en tous cas, pas l'impression que j'ai mais je me trompe peut-être) mais il y a ce truc dans la relation amoureuse passionnée exclusive et dans ses déviances, qui me plaît. Dans le fond je ne sais pas si j'ai envie d'être libérée de ça…
Et je ne sais pas si je pense cela parce que je ne suis qu'une partie de mon époque et de ma société ou par masochisme.

 En lisant tous ces textes, je me suis sentie finalement faible, presque incapable de me maîtriser.

La jalousie y est même décrite comme un problème qui ne concernerait pas le couple mais plutôt un problème qui ne concernerait que celui qui en souffre. En d'autres termes, être jaloux ça n'est jamais que son propre problème et l'autre n'a rien à y voir.

 Peut-on sincèrement aimer quelqu'un et ne pas réclamer l'exclusivité de son amour sans souffrance? Peut-on l'aimer et ne pas être triste de le voir (ou simplement le savoir) aimer embrasser, être, coucher avec un ou une autre? (j'aurais spontanément eu envie de dire dévasté plutôt que triste, mais il semblerait que ça ne soit pas très bien de dire qu'on est amoureux de manière faible et que voir l'autre être heureux à aimer une autre nous matraque le coeur et nous ravage le ventre… Non je parlais pas de moi mais d'une copine à moi faible et gémissante ;-) )

Voilà, je me demandais… ce qui va encore plus loin que les questions qu'on se posait autour de la jalousie vous noterez…

 Je voulais aussi sincèrement vous remercier pour tous les messages que vous avez laissé sur la question autour de la fidélité… Merci parce que ça m'aide tellement à voir plus loin que mon nombril et que ma propre expérience. J'ai l'impression que j'y vois chaque fois un peu plus clair grâce à vos mots… Alors merci. J'ai tout lu avec attention mais n'allais pas répondre à chaque commentaire, ça n'est clairement pas le propos mais je tenais tout de même à vous dire, merci de partager ici ce qui vous tient à coeur et ce qui habite votre âme… C'est immense pour moi.

 Love

 (Je poste long et souvent en ce moment, je sais peut-être que c'est un peu too much, mais je ne serai pas là de l'été donc je prends de l'avance :-D )

 Re-Love

40 commentaires

Anonyme a dit…

Je suis ta copine faible et gémissante ;-)

Marie a dit…

Anonyme: Ah oui c'était toi ;-)

Marie a dit…

En lisant ton article, me vient à l'esprit un complément de réponse à celui de la dernière fois...

Moi je ne distingue pas amour et coucherie. Quand je fais l'amour avec un homme c'est que j'ai des sentiments. Mon mari qui n'était pas du tout jaloux me perturbait beaucoup au début puisqu'il me disait que ca lui ferait rien que j'aille voir ailleurs (j'avais l'impression qu'il m'aimait moyen moyen)
Quand il a compris que pour moi sentiment et cul n'était pas dissociables il est devenu un peu jaloux et m'a dit que ca lui ferait du mal que je couche avec un autre homme puisqu'il y aurait des sentiments et un partage d'une intimité autre que physique mais intellectuelle...

Je pense donc que dans la jalousie ou la non jalousie il y a cette faculté à dissocier ces deux choses ou pas.

Des bisous et merci à toi pour nous faire réfléchir aussi grâce à ton blog...

Carole Ballereau a dit…

Je n'ai pas réagi la premiere fois mais la c'est trop...

Etre jaloux, je ne pense pas que ce soit etre faible. Pourquoi vouloir de l'exclusivité dans son couple serait une faiblesse ? Je ne comprends pas cette logique. Pour moi c'est une réflexion qui vient de grands intellectuels qui se disent détachés de ces contingences matérielles que sont les sentiments... Alors qu'au final, ceux que je connais et qui pronnent cette idée de "détachement" en souffrent tout autant que nous une fois que ca leur tombe dessus. La faiblesse ne serait-ce pas alors leur attitude au contraire qui nie le fait que oui, ils vont souffrir de voir l'etre aimé avec quelqu'un d'autre ?

Accepter ses sentiments ce n'est pas etre faible. En etre conscient et savoir expliquer a l'autre ce qu'on ressent, savoir dire "je ne concoit notre couple que dans l'exclusivité", etre honnete finalement, c'est une force.

Et pas forcément une tare sociale. Apres tout, si on le ressent, c'est que ca existe non ? Je ne pense pas que ce soit la société qui ait créé la notion d'exclusivité, J'ai lu pas mal de travaux sur la reproduction et les théories de l'évolution, et l'option "monogame" est tout a fait viable. L'intelligence ce n'est pas l'anihilation des sentiments, mais les reconnaitre, les comprendre, les accepter.

Je suis personnellement pour l'exclusivité dans le couple et je suis jalouse. Je comprend les gens qui ne pensent pas de cette facon et je m'en réjouit pour eux, mais je ne me trouve pas faible par rapport a eux, ni immature. Nous avons des conceptions différentes. C'est tout. Et tant que mon partenaire partage la mienne, tout va bien.

Bonne journée !

(désolée pour les accents manquants, mais je suis sous un clavier hongrois, c'est pas facile tous les jours ^^)

petitprunier a dit…

salut ma belle,

je vais prendre le temps de bien relire tout ce que tu as ecrit, parce que c est dense et que je devore tjs ton post avec avidité une premiere fois, avant d etre capable de le relire, d integrer VRAIMENT tout ce que tu y développes, avant encore de pouvoir commencer un embryon de reflexion :-)

mais là, à chaud, je dirais que oui, je pense que la jalousie est d abord quelque chose qui te concerne avant de concerner ton couple. preuve en est ce que tu dis de ta jalousie à voir des gens que tu aimes evoluer sans toi, meme s ils ne sont pas to amoureux.
elle a à voir avec l estime de soi et l amour de l autre.

ce que je vais dire apres est completement empirique, ne concerne que ce que j ai observé et subi de quelqu un qui m est tres proche, je ne pretends rien détenir en terme de vérité ;-)la jalousie naît de la peur de la perte, de la peur d être preferee. mais cette peur là, j ai l impression qu elle s ancre ailleurs que dans l amour, tout aussi immense soit il. elle s ancre dans l angoisse de ne pas etre à la hauteur. dans l image dégradée qu on a de soi. dans l idee que n importe qui pourrait etre mieux que soi. dans l insécurité générée par ses propres doutes à propos de ce qu on est, ce qu on vaut. dans la négation de sa propre valeur en fait.

je t embrasse ma biche

petitprunier a dit…

je voulais quand te demander quelque chose : est ce que ca te rend malheureuse d etre jalouse? est ce que ta vie s en trouve gachée?

tu aimerais ne pas avoir un comportement jaloux mais je n ai pas compris si tu le consideres comme quelque chose de pathologique. est ce que cela te met en danger?

je veux dire, tu peux mener une reflexion intellectuelle et sociale sur ce que sont la jalousie, le couple et sa representation,les injonctions sociétales à propos de la cellule familiale, etc. cela ne t empeche pas par ailleurs d avoir le fonctionnement que tu as, en toute pleine conscience cette fois.

chais pas si c est clair mon truc... bref... juste qu une fois, tu m as dit "trop d introspection tue l introspection" (ou quelque chose d equivalent en sens en tout cas ;-) ). et tu as raison. moi qui suis aussi tres portée sur le triturage de cerveau, le decortiquage de sentiment et le besoin -pathologique?- de tout comprendre de ce que je suis, je comprends ta démarche. simplement, des fois, il faut aussi juste vivre :-D

jt embrasse (encore... ouais ca mange pas de pain)

des bisous

lilibulle a dit…

J'ai juste une réflexion sur le fait que bien souvent (je n'ai pas dit toujours hein ;-) ), c'est quand même l'homme qui est hyper open sur le sujet. J'ai beaucoup lu sur la vie de Simone de Beauvoir et récemment je lisais une interview de Benoîte Groult et tu sens que même si elles en ont profité, elles ont aussi souffert de cette non exclusivité dans leur couple. Groult disait que son mari lui avait un peu "imposé" ce style de vie et qu'il l'avait mis en application alors qu'elle était enceinte de leur premier enfant ... Et elle bien sûr, avait dû attendre d'avoir accouché pour pouvoir faire la même chose. Je pense que les femmes ont majoritairement de grandes difficultés à ne pas lier sexe et sentiment. Personnellement, à chaque fois que j'ai trompé, je suis partie rapidement car ça voulait dire que je n'étais plus amoureuse. Bon voilà, c'était juste pour dire ça ...

Anonyme a dit…

S'il vous plaît les personnes qui commentent, ne dites pas que les hommes vont plus facilement vers le libertinage que les femmes.

Dans mon "couple" (si on peut le définir ainsi, mais ça fait 3 ans qu'on s'aime de façon presque fusionnelle), mon amoureux ressent toujours de la jalousie quand je voit d'autres garçons, alors que je suis ravie quand j'apprends qu'il a réussi à pécho une fille qu'il désirait.

Pour moi la jalousie est effectivement un problème que seule la personne qui la ressent peut régler (problème d'ego, manque de confiance etc). Ça ne l'oblige pas pour autant à ne pas en parler. Je ne rejette pas la jalousie de mon amoureux, je l'écoute. Autrefois je me révoltais car il me tenait entière responsable de cette jalousie ("si tu ne regardais que moi..."), à présent qu'il la considère comme étant sienne (lire le manuel d'Epictète qui dit que nos émotions, nos frustrations, nos peines nous sont propres ;-) ) le dialogue est débloqué et nos rapports aux autres sont sereins. Rien ne me fait plus plaisir que de le sentir confiant quand il me parle, même s'il me parle de doutes, de peurs, je suis toujours sa confidente, il se sent toujours proche de moi. C'est peut-être pour ça que je ne ressens aucune jalousie...

Je précise en passant que je suis incapable de coucher sans sentiment, et que donc fréquenter d'autres personnes que mon amoureux implique que je les ai désirés et qu'ils me troublent réellement. Je peux même les fréquenter sans vraiment coucher avec. Je me sens juste amoureuse, et plus jamais je ne veux lutter contre ça.

Anonyme a dit…

Bonjour Marie, ton post tombe à pic car il se trouve que je suis dans une situation sentimentale délicate et ces questions de (d'in)fidélité me taraudent depuis plusieurs semaines. La relation exclusive n'est pas qu'une construction sociale et culturelle car elle existe chez certaines espèces animales, mais on considère que c'est mieux d'être en couple surtout quand on veut des enfants : c'est rassurant, ça offre des repères à tout le monde. Je pense qu'on peut envisager les choses différemment. Je veux dire tout différemment: le couple/célibat, la vie de famille.. ce qu'il faut c'est de l'honnêteté, envers soi et envers les autres. Et puis ça peut changer aussi: on peut vivre une relation exclusive et fidèle avec une personne et une relation complètement "libre" avec une autre..l'important c'est de s'écouter je crois.

Anonyme a dit…

Moi j'ai une hypothèse. Pourquoi incriminer à tout prix la jalousie ? Si nous la ressentons tous ou presque c'est qu'elle est inhérente à notre nature.
Ca vient d'un besoin de sécurité qui passe par l'attachement à l'autre. Tout le monde sait bien qu'en tant qu'animal social on peut difficilement survivre seul.
Le fait d'être attaché à son "male reproducteur" c'est peut-être pour assurer la sécurité du foyer, l'avenir de la tribu.
Et pour les hommes, se montrer exclusif envers leur "femelle reproductrice" c'est une forme de puissance vis à vis des autres mâles, ils balisent leur territoire dans le même but que les femmes au fond.

Etre un peu jaloux c'est sain et naturel je pense, il ne faut juste pas que ça devienne une souffrance. Si c'est le cas, c'est qu'on manque d'indépendance. Il faut apprendre à réaliser des choses par soi même sans qu'on nous prenne la main systématiquement et sans espérer une médaille.

La jalousie n'existe pas seulement dans le couple. C'est un sentiment général d'infériorité par rapport aux autres. On ne trouve pas sa place. On ne pense pas mériter la place, (ou le conjoint) que nous avons.

Comme je l'avais dit dans ton premier post, il faut apprendre à se détacher et ne jamais s'oublier au profit de l'autre.

Il faut savoir où sont nos limites, ce que nous sommes prêts à accepter ou pas. Si l'adultère est avéré, il faut éviter de le vivre comme le reflet de notre insuffisance (je suis nulle, je suis un mauvais coup, je suis moche...). Ca dépend de la nature de l'adultère en fait.

Moi je crois que la pire des infidélités que l'on puisse commettre c'est envers soi même. Pourquoi on se déteste tant ? C'est parce qu'on se trahit souvent. On fait ce qu'on a pas envie de faire, on dit des choses pour faire plaisir, on fait passer les autres avant nous.
Quand on est en paix avec soi, qu'on a développé une bonne sécurité intérieure, si l'autre nous trompe, on ne culpabilise pas. On se s'attribue pas le comportement de l'autre, on ne se dit pas que c'est notre faute.

Evidemment on est tous tellement insécures qu'en général on s'effondre.
Je crois que le fond du problème vient pas du couple, il est sociétal, et à tout à voir avec la société de consommation qui nous maintient dans l'insécurité, la frustration.

On est soumis à comparaison constamment (via la pub notamment) ce qui perturbe fortement notre sentiment de sécurité. Les messages qu'on nous transmet implicitement et explicitement nous serinent qu'on est globalement insuffisant, jamais assez belles, minces, stylées, fraiches...Par contre l'intelligence en général la pub s'en cogne, ce n'est pas une qualité très valorisée.

Trop d'infos, trop de comparaison, on ne sait plus où est notre place en tant qu'individu. Et ca a des répercussions négatives dans plein de domaines de notre vie.

On vit dans une société toxique (dixit Christophe André), il faut prendre du recul et s'en protéger pour ne pas se perdre.

Je conçois pas non plus l'amour sans passion, sans effusion mais il ne faut jamais, jamais, jamais, sous aucun prétexte s'oublier au profit de l'autre.

Moi j'y travaille, c'est pas encore gagné mais j'y crois parce que j'ai connu ce détachement à une époque de ma vie. Et vivre en paix, en ayant foi en la vie quoiqu'il arrive est beaucoup plus constructif que de vivre dans la peur.



Anonyme a dit…

Hello :)

Personnellement, je distingue la jalousie de l'infidélité. La jalousie, c'est la traduction d'un manque de confiance (en soi et en l'autre). On peut être jaloux sans que l'autre soit infidèle... A mon sens c'est très vain et très masochiste. En étant jaloux, on se fait du mal à soi-même, on fait du mal à l'autre, et surtout on n'empêche absolument pas l'infidélité... J'ai envie d'ajouter "au contraire".

Donc, je suis d'une nature jalouse (j'adore aussi être la préférée mais pas que de mon copain, la préférée de mon meilleur pote, la collègue préférée... Totalement pathologique !) mais comme on dit "je me soigne" et avec le temps (et l'âge... snif) ça marche. J'essaie d'être bienveillante avec les autres ("les concurrentes" dirons-nous...) et je me répète que ce qu'elles ont ne me retire rien.

Thérapie.

Tromper c'est différent. Si je considère mes histoires avec un peu de recul, je suis aussi une grande trompeuse. En fait, j'ai trompé chaque mec avec mon mec suivant. (Beau constat...) Je suis d'une nature amoureuse et passionnée, et je n'ai jamais réussi à résister à l'appel d'une magnifique romance. (Par contre, "tirer mon coup" j'avoue, je m'en fous un peu... Ce que j'aime c'est l'Amour.)

Et dans l'adultère je distingue : l'adultère par "amour" (mon cas) et l'adultère purement sexuel. Tomber amoureux de quelqu'un d'autre, ma foi ça arrive. Dans ce cas, il n'y a pas grand chose à faire d'autre que son deuil et rompre.

L'adultère purement sexuel (dans lequel je ne projette pas, mais forcée de constater qu'il existe) je me dis qu'il devrait simplement être tenu sous silence. S'il y a des personnes qui parviennent à faire la part des choses, à se dire "cette meuf, c'est juste comme ça, par contre ma copine, c'est ma vie" tant mieux. Mais dans ce cas, il ne faut rien dire et surtout faire en sorte de protéger son amour.

Si j'essaie de réfléchir de manière rationnelle, je me dis qu'il ne faut pas vivre dans la crainte d'être tromper, il faut faire abstraction du fait que l'autre puisse tromper.

Anonyme a dit…

Bonjour Marie
J'ai lu attentivement les 2 posts concernant la fidélité/infidélité.
Difficile question, mais qui m'amène aussi à me demander si l'amour est finalement unique ? Ne peut-on pas aussi tomber amoureux de 2 personnes en même temps et d'être sincère avec elles ?

Ninie Pouce a dit…

Je n'ai pas encore lu ton post sur la fidélité mais je vais le faire.

C'est assez troublant car je me retrouver pas mal dans tes mots, dans tes questionnements perpétuels. Je crois que nous sommes 2 âmes un peu torturées toutes les 2.

Des bisous

Anonyme a dit…

En réponse à Anonyme de 2:09 PM : je dirai un grand "OUI" et même pire, ça m'ait déjà arrivé de penser plusieurs fois : "si cette fille géniale était un mec, je sortirai avec sans hésiter !" Finalement, former un couple est un choix (et choisir c'est renoncer^^) mais peut-être aussi "juste" une affinité et un désir physique qui s'ajoute à un amour très fort que l'on peut ressentir pour toutes sortes de personnes.

Anonyme de 1:53 PM

Anonyme Amande a dit…

Je crois que j etais un peu hors sujet l autre fois quand j ai raconte ma vie ;-)
J ai lu et relu attentivement ton post (je suis comme petit prunier, besoin d y revenir pour bien saisir tout ce que tu developpes), et les commentaires touours aussi interessants. Je me retrouve dans bcp d entre eux donc je n irai pas plus loin (merci Amandine dans le genre parler pour ne rien dire !).

Juste que je partage cette theorie que la jalousie est un etat tres personnel, qui peut aussi varier selon le compagnon que l on a. J ai ete excissevement jalouse et flippee avec mon grand amour au debut, probablement parce qu il ne me mettait pas en confiance avec ses attitudes et ses discours. Je suis beaucoup plus sereine avec mon nouveau compagnon qui me donne tellement plus.
As tu toujours ete autant jalouse avec tous tes copains ?

Des bisettes

Anonyme a dit…

Mon père, qui avait à l'époque testé très joyeusement l'expérimentation sexuelle des années 70, m'a dit l'autre jour: "la monogamie, c'est pas toujours marrant, mais c'est la seule chose qui marche: sinon, mine de rien il y en a toujours un des deux qui morfle".
Ca m'a touchée venant de lui, qui se contrefout des codes et des convenances. Sa génération a beaucoup souffert finalement, tout occupée qu'elle était à se défaire de tous ses carcans - parfois ils sont allés un peu loin et l'ont regretté...
Donc spéciale dédicace à mon papa, l'ancien hippie :)

Anonyme a dit…

Bonjour Marie,
Je te lis depuis bien longtemps et n’ai jamais posté pour autant, je le fais maintenant sur ce sujet pour exprimer un point de vue qui sera peut être différent ^ ^
A te lire, être jaloux serait une faiblesse, ne pas l’être et accepter une non exclusivité dans son couple une preuve d’amour de maturité et d’intelligence ?
Je ne suis pas d’accord ^^
Je me souviens il y a quelques années avoir lu dans "Eloge de la fuite" de Laborit un passage intéressant, éclairant même sur ce questionnement. Ce que j'en ai retenu (entre autre): l'amour comme tant d'autres choses est chez nous être humain de l'ordre de la biologie mais aussi du sociétal.
Biologie parce qu'il met en branle des hormones, nos sens et nos organes (on a mal au ventre, ou on soupire de bonheur, ou encore on est noué de chagrin = l'amour est très corporel ;-)
Sociétal aussi bien sûr, sa définition n'est pas la même ici qu'ailleurs, maintenant qu'avant, mais aussi participe à notre construction personnelle par le jeu de l'éducation bien connu de chacun de récompense d'un comportement accepté, punition d'un comportement rejeté. Ainsi nous répétons ce que les autres considérent comme bon ou acceptable, et pour lequel nous sommes récompensé depuis toujours ou en tout cas depuis que nous vivons ensemble les uns avec les autres ;-)
L'être aimé par son amour (et en particulier physiquement)donné nous récompense aussi, vouloir que cela soit exclusif renforce le sentiment de récompense et son assurance de répétition en quelque sorte. Les hormones sont aussi de la partie ;-) l'ocytocine en particulier.
Tout ce que je viens d'écrire doit être confus ;-)
Ce que j'essayais de dire c'est que le bouleversement de l'amour, la joie et le bonheur, ou la peine immense qu'il peut nous donner n'est pas propre à chacun de nous, de la même façon la jalousie non plus, mais est aussi dépendante de nos fonctionnement internes et de groupe. Essayer de s'en extraire par la force de son intellect n'est pas une preuve d'intelligence ou de maturité supérieure ;-) mais je dirais que c'est l'expression de la volonté de s'extraire de codes et de normes, d'être différent d'une certaine manière (comme s'élever spirituellement en jeûnant par ex) ou bien s'aventurer vers les chemins les moins parcourus comme nous y invitent Whedon ;-) est ce mieux? je ne pense pas, je n'y mets pas en tout cas de jugement de valeur, et à un moment on est tjs comme il le souligne aussi rappeler par son corps ;-)

bises
mc

Anonyme a dit…

Chère Marie,

Je voudrais réagir à ces quelques réflexions. Il est trop fastidieux de répondre point par point, aussi, voici ce que je pense de ce sujet :

De ce que mon expérience - pas seulement amoureuse d'ailleurs, mais aussi amicale et familiale - m'a enseigné, je retiens ceci : aimer vraiment quelqu'un, c'est le vouloir libre. Cela relève d'une décision, cela implique la volonté. En ce sens, cela dépasse le désir, l'attirance, la sympathie que l'on peut avoir pour quelqu'un. C'est un point de départ, mais l'amour engage l'être dans un mouvement de la volonté.
Aimer l'autre, c'est le vouloir libre : c'est vouloir de toutes ses forces qu'il soit heureux, épanoui, qu'il déploie ses talents et ses facultés, qu'il rayonne auprès des autres, et pas seulement de moi. J'aime quelqu'un non pas pour le posséder pour moi, mais pour que, soutenu et porté par mon amour, il soit solide et accomplisse le mieux possible ce qu'il doit faire auprès des personnes qui l'entourent.


J'ai appris aussi qu'aimer quelqu'un suppose d'être exigeant envers lui. La personne que j'aime, je la sais capable du meilleur, je la sais capable de bien plus que ce qu'elle-même croit pouvoir donner. Je sais qu'elle n'est pas parfaite, mais je la veut demain meilleure qu'aujourd'hui, parce que je crois en elle. Cela est valable d'un parent envers un enfant, dans un couple, dans une relation d'amitié. Je suis exigeant envers celui que j'aime, parce que j'espère en lui.

Pour ce qui est du couple en particulier, et partant de ces bases (vouloir l'autre libre, être exigeant envers lui), ces considérations peuvent sembler paradoxales. Puis-je vouloir l'autre libre et en même temps exiger de lui ce que je crois être un bien (la fidélité) ?

C'est que la raison de l'existence du couple, sa raison paradoxale, c'est que nous sommes des personnes unes et uniques. Je suis une personne une et unique, voulue et aimée dans mon unicité et dans mon unité.
Ainsi, je ne recherche pas l'autre à cause d'un manque à combler, mais, fondée dans mon être, sûre de ma dignité de personne une et unique, je me sens appelée à servir l'unité d'un autre qui est fondamentalement, radicalement différent de moi.
Je ne désire pas aimer pour posséder l'autre, pour m'en faire un doudou, pour être cajolée ; je désire servir le mystère d'une personne.

Nous sommes faits pour la liberté, et nous sommes faits pour le don. Dès lors que je me suis reçue comme personne, que j'ai médité le mystère de mon unité, loin de me refermer sur moi-même, je sens comme un appel d'air qui me pousse vers l'autre. Je suis comme appelée par l'autre pour que mon amour soit pour lui un soutien, parce que, en quelque sorte, son mystère parle silencieusement au mien.
La grâce de l'amour, sa grâce toujours inattendue, c'est de découvrir que, voulant servir le mystère de l'autre, c'est lui qui vient servir le mien.


Aussi la souffrance d'être trompé est-elle bien légitime et très compréhensible. Superficiellement, je souffre parce que l'autre m'échappe comme un bien que je possédais et qu'on m'enlève. Profondément, je souffre parce que l'autre, qui s'était donné à moi, se retire ; parce que l'autre ne s'est pas donné à la mesure de sa promesse et de l'espérance que j'avais en lui, pour lui ; parce que je suis appelée à aimer UNE personne totalement et jusqu'au bout, et à être aimée à mon tour totalement et jusqu'au bout - je le mérite par ma dignité même de personne.

Cependant toutes les blessures d'amour peuvent être guéries par l'amour lui-même. Je peux aimer au delà de la déception et de la souffrance - parce que j'espère en l'autre, que je le crois capable du meilleur, et que je crois que c'est mon amour qui le rend capable du meilleur.

M.

Anonyme a dit…

Il faut relativiser l'idylle Sartre Beauvoir, elle a renoncé à Nelson Algren pour Sartre, mais à la maternité pour l'existentialisme également.
Si on lit Beauvoir, on perçoit à quel point elle porte Sartre aux nues, il ne faut pas oublier que les premières féministes n'avaient pas de figures d’identifications autres que masculines, souhaitant s'émanciper des modèles traditionnelles elle ne pouvait vouloir suivre que le père, l'homme avec un grand H, Sartre avec son grand S pédant.

Sinon pour le reste, je préfère être fasciste et rèac' que prêter mon mec, j'ai déjà essayé c'est devenu invivable...

J'aime toujours autant tes cheveux Marie, bisou bisou

rouflaquette a dit…

J'ai tout lu.tout.en entier.
Ca m'a intéressée intellectuellement.
Mais justement quand je vis l'amour je ne l'intellectualise pas (même si je reconnais que ça fait évoluer son approche, comprendre ou relativiser ses propres réactions) parce que pour moi c'est antinomique.Mais c'est interpellant au sens large du terme.
Mais bref, tu as eu des réponses très intéressantes sur ce sujet, donc, passons.
Je reviens juste sur Sartre et De beauvoir...j'avais lu Sartre en premier, j'ai dévoré De beauvoir après, j'ai eu l'impression d'être dans les coulisses: malgré un sa volonté féroce d'être autonome, libre et "grande" depuis son plus jeune âge je l'avais trouvée très """"soumise"""" (Ok l'époque n'est pas la même mais quand même!)à Sartre...elle a trompé elle aussi oui, mais l'aurait t elle fait si Sartre ne l'avait pas incitée malgré lui? je ne crois pas...
elle l'a fait certainement au début dans un esprit de loi du talion, peut-être un peu de vengeance déguisée, de limites repoussées: par expérience, par désir de s'émanciper?
C'était fantastique de voir à quel point Sartre l'éblouissait par son acuité intellectuelle et à quel point il s'en est habillement servi pour justifier ses amours contingentes....
en gros donc malgré toute l'intellectualisation, le recul que l'on aimerait y apporter quand on morfle, on morfle...c'est chimique... on ne maîtrise pas le chimique.

lilo2 a dit…

Il me semble qu'il ne faut pas mélanger l'intellectuel et l'émotionnel.... par exemple, je suis convaincue que la base d'un couple serein passe par l'acceptation que chacun est profondément libre ( c'est ce qui est beau d'ailleurs dans l'amour : je choisis d'être avec toi, sans aucune contrainte extérieure, juste parce que c'est toi et que je t'aime, et toi, a tout moment, tu es libre de me quitter... ) mais je souffrirais énormément si mon amoureux choisissait de me tromper. Aucun rapport entre les 2 et j'ai du mal a croire que lorsqu'on est très amoureux, on puisse n'avoir aucune tristesse face a une telle situation... comme les êtres humains sont compliqués !

Anonyme a dit…

Clochette a dit
Oh Marie, c'est tellement exactement ce que je pense et ressens, cette dualité terrible entre le cerveau et les trippes! Et en fait, j'en reviens au dernier film Bacri-Jaoui, parce-que tu vois, c'est pour ça que j'aime toujours ce qu'ils font, j'ai aimé comme ils ont traité le sujet dans " au bout du conte", Jaoui assumant sa complexité et la jeune fille qui essayait de vivre librement. Benjamin Biolay dans son rôle de libertin immonde et cynique...
Y'a pas de réponse à toutes ces questions, pas de solution, je crois, je pense qu'au final quand on aime il faut accepter le lot de souffrance qui va avec, c'est comme ça :) Le mieux, c'est d'arriver, même quand on est en plein dedans, à se dire "pfff c'est pas grave" et chialer un bon coup, y'a que le temps qui nous remet sur pieds :)
Par contre, carton rouge aux mecs, les 99% ne se posent pas la question, n'hésitent pas à faire leurs nanas cocues et par contre exigent une fidlité exemplaire de leur part, ça c'est juste pitoyable. Les pires sont ceux que leur infidélité rend jaloux obsessionnels: oui oui, ceux-là qui t'empêchent de sortir en mini-jupe ou décolleté mais qui n'hésitent pas à se taper tout ce qui bouge. Ma meilleure amie (non vraiment je parle pas de moi, mais c'était peut-être encore plus dur de voir ça de l'extérieur) ne pouvait même pas se faire raccompagner en voiture par un collègue après le boulot et avait un look de mémé parce-que son mari était hyper jaloux et possessif... Je vous laisse deviner qui à la fin a découvert les innombrables infidélités de l'autre :(((( Bref, une bonne copine pour ramasser les pièces, des kilos perdus, des séances shopping, 2 ans et c'est bon, elle est sur pieds :) Mais ça fait d'autant plus mal quand on sent qu'on a été prise pour une conne. J'ai eu monlot aussi, avec un ex qui a refusé d'admettre la chose alors que j'étais tombée sur des sms on ne peut pllus explicites: " c'est resté platonique" mdr. Bref, c'est moi qui ai dû mettre fin à une histoire de 6 ans dont 3 ans de vie commune avec 6 mois de souffrance pendant lesquels je me suis demandée "et si c'était vrai?" . Evidemment avec le recul, c'était complètement crétin d'avoir le moindre doute (des sexto, c'est pas platonique), mais toujours est-il que ça a été d'autant pllus difficile qu'il m'a prise pour une conne jusqu'au bout.
Je décerne quand-même le prix de l'immonde infidèle à mon père, qui ammenait ses maîtresses à la maison. Oui oui. J'ai grandi en fréquentant les maîtresses de mon père. Et aujourd'hui, ça ne m'aide pas à prendre les choses avec recul et philosophie. Bref, faites ce que vous voulez, mais par pitié soyons respectueux des autres, quelque soit notre position dans le triangle...

supertimai a dit…

si la raison devait gouverner toute notre vie. et même l'amour alors il serait ridicule de vivre. restons faibles marie! restons faibles!

Camille a dit…

Je rejoins les autres com'. La jalousie renvoie de façon primaire à notre animalité. L'instinct de conquérir et de posséder. Et, plus proche de nous, dans notre société moderne, il y a la souffrance de l'égo et de la trahison.

Alors, rationaliser, intellectualiser, être au-dessus de tout ça... je veux bien mais personnellement je suis plutôt dans une démarche d'essayer de libérer mes émotions.

Je trouve par exemple (mais c'est peut-être par ignorance totale) que le "droit de disposer de son corps" est un concept qui n'a aucun sens dans la relation amoureuse. Il ne s'agit pas de droit, on choisit de se donner mutuellement. Et je ne vois cet échange, cette complicité possible que dans le cadre d'un couple.

Anonyme a dit…

Moi mes parents ça fait trente ans qui sont ensemble et ils se sont toujours disputés dès le premier jour de leur rencontre. Ma mère très belle était sans cesse draguée et ça rendait mon père hyper jaloux et du coup il dragouillait aussi. A ma connaissance pas de liaison des deux, c est juste un jeu pour se prouver qu' on vaut mieux que l'autre et finalement raviver les disputes et le désir??en tout cas ça embête bien (pour pas dire autre chose) les enfants et cette relation basée sur la jalousie et la compétition des egos pour moi est incompréhensible et épuisante..

Anonyme a dit…

ahhhh j'attendais ce deuxième post sur l'infidélité et je m'en doutais bien qu'il y allait en avoir un autre :)
je te conseille fortement de lire le livre de matthieu ricard "plaidoyer pour le bonheur"
il nous dit qu'il faut différencier l'amour attachement et l'amour altruiste.
On aime les personnes pour ce qu'elles sont et non à travers le prisme déformant de l'égocentrisme.
au lieu d'être attaché à l'autre, on est concerné par son bonheur; au lieu de vouloir le posséder, on se sent responsable de son bien être; au lieu d'attendre anxieusement une gratification de sa part, on sait recevoir avec joie son amour réciproque.
comme tu le dis dans ton post, peux ton arriver à un tel état de détachement? être totalement en paix avec sois même? ne plus chercher des réponses à toute nos questions?
j'aimerai sincèrement pouvoir me détacher à ce point de l'être aimé je n'y suis pas encore arrivée hein...mais je sais qu'en faisant un travail sur soi chaque jour peut mener à cette paix intérieure et que toutes mes émotions ne soient plus en conflits avec elles mêmes...
notre société occidentale ne comprends que très peu ce mécanisme...
ce livre parle aussi de jalousie, de désir, de haine, d'égo...bref de toutes ses émotions qui nous entourent et nous font du mal...
comme j'ai pu le lire dans un commentaire il faut à tout prix se détacher de tout ça...

bises a toutes:)
cindy

Anonyme a dit…

je pense fortement que la fidélité n'a pas à voir avec la jalousie, vraiment...l'un n'induit pas forcément l'autre, ça n'a rien à voir...je ne suis pas jalouse du tout ni possessive, on se voit peu, et je ne me morfonds jamais à me demander ce qu'il fait de toute sa semaine, il part souvent pendant une semaine une fois par mois et cela ne me gêne pas, aussi on ne s'appelle jamais parce que je n'aime pas le côté direct et trivial du téléphone, alors on s'écrit...et je lui ai donné ma confiance parce qu'il me fait totalement confiance aussi. Et je ne me vois pas lui être infidèle, malgré l'absence de jalousie. La fidélité n'a rien à voir non plus avec la liberté et la possessivité, on peut être libre et fidèle et pas possessif...la fidélité est un don de soi que l'on fait à l'autre sans attente du même don de l'autre. Si il ne m'était plus fidèle je préfèrerais le savoir et pas par jalousie ou possessivité, pour avoir le choix d'accepter ou de partir car justement celui qui n'est pas fidèle et s'en cache retient l'autre et le garde enfermé dans l'amour qu'il lui porte (alors que s'il savait peut être il partirait lui retirant cet amour). La fidélité est un sentiment et une conduite personnelle que l'on donne généreusement à l'autre sans rien en retour. Mon ami est libre, et libre de m'être fidèle à son tour. En fait nous n'avons jamais abordé le sujet, il sent ce que je lui donne et de mon côté je sens aussi qu'il me donne beaucoup et de façon inconditionnelle. Il me semble qu'être amoureux c'est accepter de se donner à l'autre, lui faire don de ça de cette exclusivité. Il me semble que cela fait parti du jeux amoureux...La fidélité n'a rien à voir avec l'égoïsme. C'est un choix et un don personnel très intérieur que l'autre partage ou non avec nous, que l'on ne peut pas réclamer à l'autre en retour...mon ami n'a juste pas envie de voir et caresser un autre corps que le mien et moi non plus je n'ai pas envie d'en caresser d'autres. Et je ne vois pas d'égoïsme, de jalousie, ou de possessivité là dedans. Quand il en verra une autre il sera temps pour moi de partir ( je pense qu'il le sent que je partirais donc encore une fois il s'agit de choix, on est libre de perdre l'autre ou non ). Il faut arrêter d'écrire que celui qui est trompé et pas content est égoÏste, jaloux, possessif, encore une fois ça n'a rien à voir.
Il est normal de souffrir quand cet amour nous échappe, et cette douleur n'a rien à voir encore avec de la jalousie, ni avec l'orgueil. Encore une fois je ne comprends pas ces amalgames...

Anonyme a dit…

je rejoins le "Bref, faites ce que vous voulez, mais par pitié soyons respectueux des autres, quelque soit notre position dans le triangle..." vraiment donner son amour à quelqu'un c'est donner donner donner de façon inconditionnelle, d'ailleurs la question ne se pose pas, cela nous tombe dessus quand la bonne personne nous tombe dessus, je le pense.

Elo a dit…

J'ai un prof qui m'a dit un jour "la jalousie, ce n'est pas un manque de confiance en l'autre; c'est un manque de confiance en soi".
En d'autres termes, ne pas s'accorder suffisamment de valeur à titre personnel qui justifierait que l'autre n'aille pas voir ailleurs, pour trouver mieux.
J'ai toujours trouvé ça très juste. Surtout que c'est souvent les femmes qui sont très jalouses je trouve, et ça colle plutôt pas mal avec nos insécurités perpétuelles :) !
Je ne suis pas sûre cependant que les couples libres puissent durer pour toujours. Nous sommes facilement impactés par notre environnement en tant qu'êtres humains et traverser des périodes d'insécurités est fréquent... Donc la jalousie, même si elle n'est pas naturelle chez qqn, peut très bien apparaître du jour au lendemain, sans crier gare. Et avec la peine, la souffrance, le ressentiment.
Je pense que si c'est l'insécurité qui crée la jalousie chez nous, c'est notre jalousie qui alimente nos insécurités également par la suite....
Des bises !

loulolila a dit…

Bon alors je me décide à commenter (enfin) ce blog que j'adore, que parfois je délaisse, mais auquel je reviens toujours. La vérité c'est que je peux passer des heures à te lire, que j'ADORE passer des heures à te lire, à me faire réfléchir, et qu'en fait c'est un peu pour ça que j'oublie parfois de te lire. Pour me faire une bonne dose, d'un coup. Comme j'aime regarder Timai et ses vidéos qui me donnent des papillons dans le ventre quand elle rigole.

Donc je commente là, parce que j'ai été lire aussi un peu plus bas le 1er article et quelques uns de ces commentaires. Et parce que j'ai autant 4 ans que toi face à l'amour, à sa jalousie. Et aussi parce que "récemment" j'ai vécu une histoire qui a TOUT bouleversé. Ca va être décousu, ça ne va apporter aucune solution, juste un point de vue que je n'imaginais même pas avoir il y a de ça 2 ans.

Y'a eu un mec, il est rentré dans ma vie par hasard, j'en suis tombée folle parce qu'il était beau comme un dieu et en un soir j'en ai fait mon idéal. Et puis on ne s'est plus revu, j'ai eu une amourette avec le mec qui nous avait présentée puis une autre relation d'un an. On est resté en contact, de près et de loin, un peu comme moi et tes écrits. Et puis on s'est revus.
Alors ça a été compliqué, il habitait loin, mais dieu que j'en étais folle! On se voyait très peu, et la vérité c'est que ce fut la 1ère relation pour laquelle je ne suis pas partie sur une base de fidélité (rapport à la distance, toussa). On en a joué et je peux te dire qu'en fait, il a joué de son infidélité pour me tirer dans ses filets. Et ça a marché. Comment? C'est simple: il revenait vers moi. TOUJOURS. Tous les mois, deux mois, il revenait, en m'ayant fait miroiter des relations entre temps, mais il revenait ME voir. Et je crois que j'ai jamais aimé comme lui je l'ai aimé, parce qu'il me donnait vraiment l'impression d'être quelqu'un.

loulolila a dit…

Et c'est là le nerf de la guerre, en fait. une fois, j'ai dis (écrit) à un ami que je ne me voyais exister que dans les yeux des autres. Y'a un peu un vide en moi qui fait que je ne m'aime que lorsque je me sens aimée. j'essaie d'y remédier mais je crois que je me complais aussi, en un sens, dans cet état. Pour des tas de raisons! J'aime être seule, j'aime pas que mon mec me voit au matin avec le mascara qui coule, les yeux de pandas sous la douche, pas maquillée, mal habillée, pas apprêtée. je sais pas forcément exprimer ce que je ressens, ce que je pense, l'assumer vraiment. Quand je suis amoureuse, je me plie au carcan social et à l'image que je pense que l'autre voudrait avoir de moi, une image polie, lisse. Parce que j'ai peur qu'on ne m'aime plus, qu'on me juge, qu'on se moque. Parce que je ne m'aime pas, en fait.
Par conséquent, cette relation que j'ai eue, intermittente, basée sur un sentiment physique (parce qu'en fait, on ne parlait jamais vraiment de ce qu'on ressentait, de nos vies, de ce qu'on vivait... on s'idéalisait), ça a été la relation qui m'a le plus "plu". Malgré les tromperies de son côté, mes envies de tromperie.
Et le plus étrange? Quand ça a commencé à devenir sérieux, qu'il a passé 1 mois non stop chez moi, qu'on a commencé à sortir comme un couple... J'ai perdu toute confiance, j'ai recommencé mes états psychotiques, mes crises, ma jalousie. Tout est revenu au galop, tout ce qui n'avait pas lieu d'être avant. Je ne sais pas si ça vient de l'habitude, de l'ancrage de la relation dans le dur de la vie, ou quoi ou qu'est-ce, mais j'ai craqué. J'ai commencé à demander de l'amour, plus de reconnaissance, une reconnaissance qu'en fait je ne voulais pas (genre présente-moi à tes potes, alors que je savais pertinemment que je ne voulais pas rencontrer ses potes -peur du jugement).
On s'est séparés, on s'est remis ensembles, et finalement un lendemain de st valentin j'ai appris qu'il avait rencontré quelqu'un, et qu'il ne savait pas où ça allait le mener.
Moi, furie, folie. j'avais perdu définitivement ma relation parfaite qui était perdue d'avance et perdue depuis longtemps.

je l'ai détesté, je pense que lui me déteste encore (j'ai été très méchante), je jalouse sa relation avec sa nouvelle rencontre qu'il fréquente depuis quasiment 2 ans, parfois je les espionne de loin (fichus réseaux sociaux). mais tu sais, le pire, c'est que s'il revenait vers moi aujourd'hui je sais que je serais incapable de l'envoyer bouler! Parce qu'il reviendrait, malgré tout. Flatterie.

Alors en réalité, comment faire? Comment apprendre à s'aimer en dehors des autres, au-delà des autres, pour nous-mêmes? Car c'est là je pense, et où je te rejoins, le plus gros problème de la jalousie: la confiance en soi, de soi, et non pas celle en l'autre.

Voilà Marie, j'aime ton blog parce qu'il me fait réaliser tout un tas de chose, j'aime ta façon d'écrire, et finalement tu m'aides à aimer ma vie un petit peu plus en réfléchissant à tout ça.

loulolila a dit…

(pardon, j'ai dû publier en deux fois parce que je suis trop bavarde)

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je viens tout juste de découvrir ton site et.... et bien je n'ai jamais trouvé un endroit où les sujets sont si profonds et sincères et où les gens sont de loin les plus civilisés que je connaissent. Quelque soit les avis , tout le monde se respectent et argumentent avec justesse et sensibilité. à vous tous, bravo.

Personnellement, je suis fraîchement séparée de mon homme ("mon homme", intéressant hein?) avec qui j'ai été depuis 4 ans. Au jours J, deux hommes m'aiment , et je ne sais plus si je veux l'un, l'autre, ou la liberté totale. (ça me bouffe tellement que j'ai un début de bruxisme la nuit, dent qui se liment). ça fait de bien de vous lire, car ça me prouve que je ne suis pas seule à me triturer les méninges. Juste le fait de savoir cela me re-donne un peu de force.

Bon! je vais favoriser dans mon navigateur ce site en tout cas!

Gros bisous à tous,
eva

Anonyme a dit…

Salut Marie,

Au delà du fait qu'être jaloux est perçu comme un sentiment "négatif", ça reste un sentiment et je pense pour ma part que c'est ce qui nous rend humain non ?

Je vois ça comme une grande preuve d'amour, mais peut être aussi (ça rejoint ce que tu dis), un signe de détresse personnelle dans la mesure où ça nous ramène à notre égo.
Tu vois ? Le truc enfantin quoi.
Finalement il est tellement difficile de différencier le vrai chagrin de voir l'autre heureux avec un ou une autre, du choc que cela provoque au niveau de notre amour propre...

Bises à toutes, bonnes vacances.

Sellyyyy

Zelda a dit…

Sont jaloux ceux qui ont un besoin maladif, j'insiste sur le terme "maladif", de se sentir le centre de toutes les attentions. Ceux qui ne supportent pas qu'un regard se porte ailleurs que sur leur personne; qu'une écoute se porte ailleurs qu'à leurs paroles, aussi futiles soient-elles. Il faut être terriblement égocentré pour se sentir jaloux.
Ce d'autant plus que la jalousie est rarement justifiée.
Lorsqu'elle se justifie, que la jalousie s'exprime parce que le (la) partenaire s'est trouvé un meilleur coup, alors c'est que l'amour est perdu. Que l'attrait représenté n'était plus suffisant. C'est là qu'est la faiblesse de la créature jalouse: son manque d'intérêt.

Zelda a dit…

Vois-tu "chic fille", il ne suffit pas de faire beaucoup de bruit pour être digne de l'intérêt suscité par ce bruit. Le bruit est plus souvent VULGAIRE que CHIC.

Anonyme a dit…

Amour et jalousie fredonnait Oxmo dans son opéra Puccino..

Moi je lis pour la première fois un blog de nana (faut bien un début à tout) et je me dis que vous êtes définitivement nos supérieures ne serait ce que pour parvenir à décortiquer à ce point et si bien nos rapports et nos échanges communs.

Qu'on vous retire sur le champ le droit de vote, l'émancipation sexuelle ou autre facéties libertaires sinon cette guerre on va la perdre mon colonel !

Au pire il nous restera une option gay ou éventuellement une conversion à l'islam de préférence radical pour espérer survivre face à temps d'avantages intellectuels ou physique comme cette chance de ne pas avoir votre cerveau relié en direct avec votre appareil génital. (Et je ne parle pas de cette faculté incroyable de faire plusieurs trucs simultanément)

Signé : un homme fidèle, jaloux de naissance mais pour autant conscient que la dimension d'exclusivité proche de la "propriété corporelle" induite par "le couple" est une lubie d'un autre âge vendue par les religieux en tous genre. Infoutu pour autant de vivre une nouvelle forme d'amour sans codes ancestraux (fidélité et culpabilité) viscéralement implanté depuis long time ago (c'est de l'anglais)

Bref, les gens ne s'aiment plus ! Tu me feras pas croire çà. Si chaque fois çà foire car au fond tous cherchent quelque chose... (Ox)

CG a dit…

Bonjour Marie,
Je suis moi-même très jalouse dans mon couple et j'essaie tant bien que mal de contrôler cela, essentiellement pour le bien de mon copain et de mon couple.
Cependant, je ne comprend pas que l'exclusivité soit mal perçue. Pour moi, l'amour est difficile à expliquer, à délimiter. Ce sont des sentiments, des goûts, des envies et une intimité que l'on partage. Cela fait que la relation est unique. La non-exclusivité signifie que ce partage est brisé, et donc qu'il n'y a plus d'amour. Cette intimité amoureuse est autant intellectuelle que physique, et accepter que l'un ou l'autre aille voir ailleurs est incompréhensible pour moi. A quoi cela sert-il ? Autant ne pas s'engager dans une relation !
Pour revenir à la jalousie. Comme il est souvent dit, je pense que ce sentiment devient dangereux lorsqu'il est extrême. Mais ne pas avoir de jalousie dans un couple l'est tout autant. Je m'explique. Je pense que sans jalousie, avec le temps, l'indifférence arrive, comme tu le disais pour Sartre et De Beauvoir. C'était cela entre eux. Une grande acceptation qui a mené à l'indifférence. Mais l'indifférence est pire que la jalousie. Être jaloux est une preuve d'attachement. Je suis jalouse et j'ai beau vouloir l'être moins pour le bien de mon couple, je ne veux pas ne plus l'être. Je n'ai pas envie et j'ai peur de devenir totalement indifférente à ce que pourrait faire mon copain avec d'autres filles.
Pour ma part, cette jalousie vient d'un problème de confiance en moi et mène à l'invention, à une trop grande imagination. C'est difficile de toujours penser que les autres filles sont plus jolies, drôles, intelligentes et penser que l'on n'est pas cela.
Malgré ces impressions parfois dures à supporter, je tiens à conserver une petite part de jalousie, pour toujours maintenir ce désir de l'autre dans le couple.
Merci pour cet article Marie, qui me fait me poser des questions. Ton blog reste encore et toujours intéressant !
Bonne journée !

Bipedy a dit…

Salut,
Beau texte que je découvre avec ton blog.

Et si l’infidélité n'était pas le but mais le moyen ?

Si tu es libre d'aimer qui tu veux et si je suis libre d'aimer qui je veux, alors chaque matin fort de ma liberté, je décide de t'aimer librement, et chaque matin fort de ta liberté tu décides de m'aimer librement.

Pour moi la liberté n'est pas la clef pour faire ce que l'on veut, c'est la clef pour engager tout son être dans un choix sans contraintes.

Sans liberté, nous ne pouvons nous donner que partiellement.

Accepter la liberté (et donc l'infidélité) c'est s'ouvrir à un plus grand amour dans la fidélité. Non pas une fidélité contrainte mais une fidélité choisis et assumé par chacun des partenaires à chaque instant.

ladymarlene a dit…

Je pense que la fidélité est tout bonnement un choix. Le choix de ne pas faire souffrir celui ou celle qu'on aime, le choix de ne pas tout bousiller, le choix de respecter notre couple.

Mais à titre personnel, si mon mari doit me tromper, je lui pardonnerais plus de tomber fou amoureux et de vraiment ne pas pouvoir faire autrement que de se laisser emporter par cet amour que de coucher avec une autre parce que ce soir là il a trop bu, parce qu'elle était là, parce qu'il voulait faire le malin....ce n'est pas tant mon amour propre mais l'image que j'ai de lui qui en souffrirait.
Comme je l'ai déjà dit, nous avons fréquenté le milieu échangiste. Eh bien, le plus dur à vivre n'a pas été la jalousie (qu'on a tous les deux plutôt bien géré) que l'estime de moi même qui en a pris un coup. Je n'ai pas aimé ce que je devenais, je n'ai pas aimé voir l'homme que j'aime devenir un type qui tenait des propos du genre "je me fous de ce que ces filles ont dans la tête, je veux juste passer un moment agréable avec elles."
Alors la jalousie, j'en viendrai presque à la considérer comme un faux problème. Le plus important, c'est de garder l'estime qu'on a l'un pour l'autre.
Et comme tu le dis, Marie, la jalousie c'est quand même un peu de l'immaturité. Souhaiter le bonheur à quelqu'un qu'on a aimé, le quitter dans la sérénité, sans hainen ni mépris, (et d'autant plus quand on a des enfants, j'ai vu toute l'année le mal que se font ces couples qui se haïssent et se vengent en se servant de leurs enfants), c'est agir avec intelligence et devenir adulte.