LESS IS MORE

29.9.12

mies-van-der-rohe



 

Écoute! J'te jure ça fait plaisir...


 Ce billet date de novembre 2008

Moins est plus...

Oui définitivement c'est ce que je pense de la mode. Je ne suis pas radicale et aime la pluralité mais lorsque je réfléchis à ma véritable conception du "beau" en sapes, j'en viens fatalement à me dire que j'aime le simple. Le moins. Systématiquement.
Cet été, j'ai passé beaucoup de temps avec un jeune homme, bien fait de sa personne, brillant et étudiant en architecture. Parler avec lui de la "construction" et de la "déconstruction" a eu un effet important sur ma perception du beau associé au vivable, pratique et agréable.
Plus nous parlions, plus j'avais l'impression que, certes dans une moindre mesure, les problématiques de l'architecture et de la mode étaient proches.
Les choses dans lesquelles nous évoluons (vêtements ou habitats) se doivent d'êtres jolies, plaisantes et pratiques.
Je n'étais pas sensible à mon environnement citadin. Je ne faisais aucun lien entre l'immeuble et le bien-être. Et je me trompais. Et ce jeune homme bien fait de sa personne me l'a démontré...

En lui parlant de mon amour du minimalisme et de la pureté de la ligne, il se met à évoquer Mies van der Rohe. Architecte allemand auquel on doit cette fameuse formule "Less is more".
Mies, soyons familière, est le constructeur, avec ses gros bras et son gros cigare, de la fameuse Farnsworth House dans l'Illinois. Une maison "pure". Droite. Épurée. Sans fioritures, utilisant l'environnement extérieur comme une vraie prolongation de la construction humaine.


Farnsworth House


Et de la Villa Tugendhat en République Tchèque.
Du verre. de l'acier. De la pierre. Du vaste... C'est encore plus beau que du Balenciaga tellement ça a été intelligemment pensé.

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Alors ce concept du "Moins" en architecture???
Le "Moins" est, de la manière la plus simple, une épuration.
Une des choses qui m'a le plus intéressé dans cette histoire de "mise au net", c'est la réflexion à contre courant sur laquelle elle se basait.
Des éléments pensés s'opposant très clairement aux mouvements architecturaux du Rococo ou de l'Art nouveau pour ne citer qu'eux.
L'Art "chargé" (désolée pour le vocabulaire, je suis néophyte) est blindé de références artistiques, culturelles, historiques, naturelles, animales... Il s'agit bien de culte du Beau. De l'art pour l'art, complètement éloigné des réalités sociales et industrielles du moment (téléphone, radio, voitures, aviation naissant à cette même période).

"Less is more" apparait alors comme une réponse radicale, s'inspirant des lignes pures de l'industrie naissante... Il s'agit bien au bout du compte de rallier la notion de pratique à celle du beau. Il s'agit aussi de réfléchir à un autre beau, de réinventer quelque chose sans aucune référence ancienne. Une vraie démarche artistique moderne en quelque sorte.
Les habitations se devaient d'être fonctionnelles, et chaque chose se devait d'avoir une utilité...

Le couturier Paul Poiret en supprimant les silhouettes féminines du corset a souhaité faciliter la marche, alléger la silhouette. En abandonnant les dentelles, les postiches il devient partisan d'une certaine simplicité en mode.
Et comme il voulait une "Surfaces unies, arêtes vives, courbes nettes, matières polies, angles droits, clarté, ordre. C'est ma maison logique et géométrique » il fit construire la Villa Paul Poiret par l'architecte Robert Mallet-Stevens... Très "less is more" cette histoire!

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Ok j'en ai fini avec mes digressions...

Il y a 3 ans, je lisais une interview d'Helena Christensen où la beauté (mon dieu qu'elle est belle elle) expliquait qu'elle mettait peu de bijoux.

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Que quasiment à chaque fois elle trouvait que ça faisait "trop". Ce "trop" est quelque chose qui ressort régulièrement face aux femmes qui vieillissent. Le trop n'existe pas à 15 ans. Ni à 20 d'ailleurs. Mais, souvent, plus les choses avancent et moins les femmes se maquillent, moins elles chargent.

Même si je ne suis pas fan de Calvin Klein ou de Jill Sander en mode, lorsque je regarde ce qui me plait le plus à l'oeil, je suis fatalement attirée par l'épuré. L'épuré ne valant, de mon point de vue, que s'il est pensé.
En mode la qualité première de ce qu'on appelle le casual, c'est le confort. Et donc par extension la fonctionnalité. Le vêtement se doit d'être pratique et confortable. Je ne veux plus être entravée, déguisée, chargée, cocottée, parce que ce n'est juste pas moi. Et le vêtement permet de traduire à l'autre ce que j'ai en moi. Le vêtement, même simple, est une traduction de ce qui se passe en moi. De ma conception du joli.
Ceci dit, je trouve que le "fonctionnel" ne prend véritablement son sens que dans la pluralité. Une pluralité marquée par les couettes fluos, les longs manteaux noirs gothiques, les talons vertigineux bleu électrique, les joggings en soie travaillés, les jupes droites et vaguement vicieuses, les cravattes, les crêtes, les nattes fleuries et les carrés lissés...

Les choses seraient bien tristes si tout le monde était adepte du casual comme je le suis. J'aime que les choses soient diversifiées, alambiquées, compliquées aussi en mode. Ce n'est pas pour moi mais j'aime que ces choses existent...
Mais j'aime que les choses simples soient finalement aussi réfléchies que les plus "travaillées"... Et j'ai l'impression que ces choses valent pour tout ce qui a attrait à la construction et aussi à la déconstruction...

Et pendant ce temps là, y en a qui continuent à dire qu'on est que futile...

Marie aka McFly vous souhaite une bon samedi 29 septembre 2012 ♥

 




LES ENJEUX

28.9.12

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Photo de la Koshino's house, de Tadao Ando (*__*)


 

(Il est plus que temps d'aller emballer ton amoureux sur du Otis...)

Le post qui suit est vieux (il a plus de 3 ans), il est pile dans la réflexion que l'on mène (même si ce n'est pas un post dont je sois particulièrement fière, je me suis dit que ça serait pas mal de le relire... Ça fait feignasse hein? ).

Demain un autre billet de 2008 en relation aussi avec l'architecture et avec 
Ludwig Mies van der Rohe (et son fameux «Less is more»).

Allez bise. 

 Bon je suis définitivement rentrée et n'ai plus aucun prétexte pour ne pas poster... À ce propos, mon masochisme n'attend qu'une chose, que vous flagelliez ma paresse potentielle. Allez s'il vous plait... Faites moi mal encore... Et encore... Mon ami G., architecte a passé le week end, sur ma demande de sale petite curieuse, à me parler de constructions, déconstructions, reconstructions et autres redéconstructions.

 Plus il me parlait, plus je la ramenais, plus on s'interrogeait, plus on se rendait compte que l'architecture est très clairement, sous bien des aspects, la même chose que la mode. J'vous jure, ça en est troublant. Il ne s'agit que d'enveloppe. Il ne s'agit que du rapport à l'intime protégé, de deux manières différentes certes, mais la démarche est absolument la même (l'utilisation d'"absolument" n'est pas du tout inappropriée, ni exagérée, promis).


 À la construction d'un bâtiment, quel qu'il soit, l'architecte se pose en amont la question de la réalisation aboutie de 3 enjeux.

Les 3 enjeux architecturaux sont:


1) L'enjeu fonctionnel: vulgairement ça pourrait être l'aspect "pratique" du bâtiment (on parle toujours d'archi là). Pas qu'il soit habitable, non qu'il y soit agréable physiquement d'y vivre. Une bonne construction se devrait d'être apaisante. Et par extension apathique. Que ce bâtiment ne provoque aucune douleur, que les pièces ne soient pas trop éloignées, ça risquerait de faire mal aux jambes, que les systèmes de chauffage soient suffisants, ça risquerait de faire froid tout le long du corps sinon. Il ne s'agit pas que de pratique, mais bien de préservation de l'intégrité et du confort le plus grand possible. 

2) L'enjeu social: Se trouver une place dans la société. Ce qui est donné à voir de soi, à travers sa jolie maison ou son bel appartement donne les infos sur ce qu'on est et sur la caste à laquelle on appartient ou celle à laquelle on tend à appartenir. Le paraître en quelque somme. 

3) L'enjeu sensible:  "Sensible" au sens littéral, i.e. qui a rapport aux sens. Ce qui est agréable à l'œil (jolie vue, jolie lumière), à l'oreille (le silence, rien de toxique à l'ouïe), le toucher (bonnes textures, marbre agréable pour marcher, bois doux sous la main), l'odorat (maintenir une odeur agréable, chatouillant les narines d'effluves plaisantes) et le goût mais ça reste quand même rare de lécher goulument sa maison... Mais bon rien n'empêche d'avoir des murs en chocolat si on kiffe... Un bonne construction remplit ces 3 enjeux. Elle devient bonne si les 3 sont aboutis. Pas 2 en entier et pis presqu'un autre, non je dis bien les 3. C'est pas moi qui dit, c'est G. 

Revenons-en à nos jupes, décerébrées que nous sommes et que nous ne cherchons pas à nous recerébrer. Le vide c'est mieux, ça prend moins de place... 3 enjeux.

Mais est-ce différent en mode? Est-ce différent avec nos jeans, nos pulls, nos bandeaux, nos collants?

 Ça ne devrait pas je crois, sauf que la modasse, pétrie de contradictions, n'en a que faire... La maison nous vivons dedans, et les sapes??? Tout pareil, non? Alors pourquoi, en vrac:

 1) Les chaussures échasses gigantissimes, immarchables, et broyantes chaque orteil avec un soin presque sadique... C'est pas comme si on achetait jamais de chaussures qui n'ont strictement rien d'apathiques...

2) La jupe crayon, faite pour être portée bien haute, cisaillant chaque parcelle de la taille laissant une marque rouge et enflée au moment du coucher...

3) Les tops à matière synthétique qui n'ont d'agréable que le prix... non mais c'est vrai faut arrêter de déconner, c'est quand qu'une fringue pétrolée est toute douce à même la peau?? ben voilà!!

 4) la veste si étriquée qu'elle manque (mais elle y est presque) à chaque seconde de provoquer une embolie pulmonaire... Je sais c'est pas possible mais je me suis dit qu'il fallait frapper fort pour faire passer le message...

J'ai une théorie avec mes propres enjeux, moi. Tout de suite moins techniques les termes:

1) Enjeu t'as ni chaud ni froid, t'es juste bien mais attention, t'es pas cul nu... Mais t'es pas serrée sinon c'est nul, ça pique, ça fait mal et après tu deviens désagréable à force de remettre la culotte qui fait que se barrer au mauvais endroit...

2) Enjeu pour se faire pécho... Ben quoi! Ben si, nous ne sommes que des animaux qui ne cherchent qu'à se reproduire... Alors il faut se rendre aimable à l'œil...

3) Enjeu de caste. Pas forcément révélateur de la caste sociale à laquelle on appartient... l'important n'est pas d'être riche, mais de faire genre que oui... Subtil hein!!! Non pas tant, mais subtil est un mot que j'adore et que je n'utilise jamais, c'est chose faite... Il ne s'agissait pas d'approfondir les choses, juste de constater qu'on en oublie des trucs dés qu'il s'agit de s'habiller. C'est pas comme si on oubliait pas le b.a.ba... Ben si c'est comme si on l'oubliait justement!!!!! Fonctionnel bordel...

LA MUSIQUE JEUDI 27 SEPTEMBRE 2012

27.9.12

Des tréfonds de mon blog, la rubrique de la musique de la semaine... TADADADADA (musique mi-qui fait peur mi-qui marque l'enthousiasme)

LA MUSIQUE DE LA SEMAINE

Gilberto+Gil

GILBERTO GIL, Toda Menina Baina

 

Ce morceau de Gilberto Gil est absolument parfait. Il est vieux, j'imagine que tout le monde le connaît déjà, mais je l'ai beaucoup écouté ces derniers temps alors...

LA DÉCOUVERTE DE LA SEMAINE

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THE FLEETWOODS, Unchained Melody (A Capella)

 


Découverte sur le site de Garance Doré, cette vieille chanson. Qui a dit que les découvertes de la semaine devaient être du mois en cours?

LE SOUVENIR DE LA SEMAINE


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The Notorious B.I.G., Sky's the limit

 


C'est une de mes chansons préférées de Notorious Big. En plus, elle fait un peu "livre de développement personnel", donc forcément, je succombe. J'ai toujours préféré le Rap US (sauf NTM et B2O), il me touche nettement plus.

LA HONTE DE LA SEMAINE
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J'ai essayé de trouver une photo bien naze (jackpot 2000)

NATASHA ST PIER, Tu trouveras (Mes blessures et mes faiblesses, tu trouveras #ObispoVoice)




J'ai toujours adoré cette chanson (téma son sourire à notre Natasha sur cette photos, j'aurais pu en trouver une où elle est belle, mais non, j'ai pris la plus figée de toutes).
Quand tout va bien, je la lance, je me mets à chanter en alternant, des fois je fais Natasha, d'autres fois, Pascal. Je fais des vibes, je roule des yeux, et là, je prends un plaisir fou.
Ça marche aussi avec Si je m'en sors de Julie Zenatti.

Bon ben voilà, j'ai été laconique. 

Je suis sur la route, je pars au Maroc et je ne sais pas si je pourrais aussi bien posté que je ne l'ai fait ces derniers temps, je tenterai en tous cas. 

Ce qui est sûr c'est que répondre aux commentaires, ça va être chaud patate. 

Je vous embrasse fort.

Et puis bon à vous pour la musique.


MON CORPS

26.9.12

Pamela
Photo trouvée sur le site The Singular


 


Ça fait un petit temps que je réfléchis à comment écrire ce billet.
J'ai à peine une direction, alors on va dire que je vais l'écrire comme il vient, en roue libre.

 On a souvent traité sur le blog de la relation que l'on peut avoir à son corps.
Au fil des billets, il s'agissait surtout de traiter de la relation conflictuelle que l'on pouvait avoir avec lui.
Quand il y a quelques années j'ai perdu beaucoup de poids, la seule pensée que cela m'inspirait au quotidien, c'est qu'enfin mon corps n'était plus un problème.
Perdre du poids, avoir « retrouvé ma silhouette » ne m'avait rien apporté de plus, au contraire, ça m'enlevait ce qui me pesait (sans jeu de mots).
Perdre du poids, c'était revivre enfin sans avoir besoin de faire attention à mon corps.

Prendre du poids c'est chiant, ça nécessite de repenser ses vêtements, ses mouvements, de faire attention à ce que les autres ne voient pas ce qu'on s'acharne à cacher.
Alors retrouver un "bon corps", c'était ne plus penser à tout ça!

Quand j'y pense, c'est tout de même un peu craignos comme perception de soi.

Je ne suis guère concernée par mon corps. C'est étrange à dire comme ça, mais c'est souvent comme cela que je le ressens.
J'ai beaucoup de mal à savoir ce qu'est mon corps, comment l'habiter, je ne parle pas de ça de manière négative, non, je parle de ça de manière assez neutre. Si ça se trouve je pose un problème là où il n'y en a pas et ce type de chose doit se vivre de manière naturelle. Mais une partie de moi semble penser que ce n'est pas suffisant, que quelque chose est encore caché sur la question.

On m'a appris à résoudre les équations à deux inconnues, à connaître les révolutionnaires français les plus célèbres, à poser du blush, à conjuguer des verbes que je n'utilise jamais, à faire des gâteaux au yaourt, à faire un créneau à gauche et aussi à droite, à me coiffer, à parler ciné avec des gens que je ne connais pas... Et tout un tas d'autres trucs plus ou moins utiles...
Mais, je ne sais pas si c'est aussi comme ça de votre côté, mon corps, une des seules choses qui est vraiment à moi, est encore un quasi inconnu. On ne s'est pas franchement apprivoisé lui et moi.

Je trouve ça étrange.

J'ai le sentiment que ce n'est pas le cas chez tout le monde, dans toutes les sociétés. Il y a ici, une véritable négligence de tout ce qui a rapport à la chair. A notre propre chair. Quand je lis des trucs sur le Japon (par exemple hein), je suis toujours frappée de voir à quel point ils respectent et connaissent leur corps.
Moi ce n'est pas que je ne le respecte pas, c'est que je sais à peine qu'il existe, sauf en cas de douleur, de complexe ou de gêne. (et d'autres cas dont on ne peut décemment pas aborder ici. tmtc. tahu)

Alors je me demandais, comment on fait pour devenir soi avec son corps?

Je vous embrasse.

PS: Post étrange, certes, mais je ne sais pas trop comment l'exprimer meiux que ça, j'espère qu'on va trouver des mots plus justes ensemble.

PS: Et love aussi.


RE-LE SPORT ET MOI

25.9.12

Jordan et Johnson

♥__♥

 

Ben salut les copains, ça va?

D'abord merci d'avoir joué le jeu sur le post précédent en montrant quelles étaient vos pièces chouchouttes et tout.
Je me suis dit que j'allais faire d'autres semaines comme ça, thématiques, c'est pas mal, ça m'évite de trop digresser.

Aujourd'hui, la première partie d'un diptyque (ce qui vous fait nécessairement penser à un triptyque de bacon... Sauf que là, c'est deux et que bon, il ne faudrait pas voir à s'emballer non plus, restons modeste) sur le corps et l'effort.

J'avais déjà abordé ce problème l'an passé dans un post où je vous expliquais quelles étaient mes relations au sport et à l'effort.

Je venais à l'époque de commencer le sport en salle et je vous faisais part de mon enthousiasme débordant. Je kiffais c'est vrai. J'adorais l'ambiance de ma salle, mais rapidement, comme à peu près tout le monde, je me suis lassée. Comme un paquet de nanas j'ai dépensé du fric pour aller faire du sport sur du reggaeton un peu cheap en espérant perdre du cul (enfin dans mon cas pas du cul vu que j'adore avoir du cul mais un truc assimilé) et finalement ça a arrêté de me plaire parce que j'ai très vite trouvé ça super chiant.

Transpirer pour transpirer, sans envisager deux trucs qui pour moi sont centraux dans le sport: la progression d'abord, avec apprentissage de techniques de plus en plus élaborées (alors ça il est bien probable que ça soit relatif à la salle où j'allais, une de mes profs était arythmée ce qui rendait les cours drôles comme un film de Blake Edwards (genre The Party qui est un film les plus drôles du monde) et l'autre prof était une ancienne danseuse qui se prenait pour Britney grande époque et qui n'expliquait rien à personne et qui avait, en plus, une fâcheuse tendance à être un peu trop intimidante pour être pédagogue.
Mais l'autre truc central dont je ne peux pas me passer dans le sport, c'est la compétition. C'est comme ça, c'est ce que je trouve le mieux.

Ne nous voilons pas la face, même si j'ai été la première à me défendre de ça, l'intérêt de la salle de sport, dans mon cas, n'avait guère à voir avec le sport au sens "strict" du terme mais bien avec le sport au sens "silhouette" du terme.

Je vais peut-être en énerver certains et certaines mais 1 an plus tard, je ne peux pas m'empêcher de penser que ce n'est pas du vrai sport...  Bien sûr pour moi, certains et certaines doivent encore trouver ça chouette.

Cette rentrée, ma pote me dit qu'elle a envie de faire du Roller derby et me propose d'en faire avec elle. Je ne sais pas vraiment faire de roller et n'ai pas encore vu le film de Drew sur la question mais je me dis pourquoi ne pas aller voir le représentation des filles pour me faire une idée.

Un samedi, il fait trop chaud, on attend avec Angel (ma pote donc). On se raconte des trucs mais bon à un moment ça commence à être relou d'attendre les minettes avec leur casque, leurs rollers et leurs tatouages (elles sont trop cool les nanas qui font du roller derby).
Juste à côté, un stand de basket-ball.

Depuis pratiquement 10 ans je ne fais plus de basket (ça a été toute ma vie de 7 à 23 ans), j'ai fait un peu de street avec des copains plus tard mais comme je me suis cassée le 4ème métacarpe, j'ai comme qui dirait calmé le jeu...
Mais là, le stand est juste à côté et puis j'ai rien à faire.
Il se trouve que je vis dans une nouvelle ville depuis 2 ans et si je veux faire du basket ici, je ne connaîtrais personne, ça ne serait pas mon équipe...
J'ai rien à perdre, je vais demander au mec des renseignements, il se trouve que c'est le coach des filles et de fil en aiguille, je me retrouve à lui demander le plan du gymnase pour l'entraînement de mercredi.

Le mercredi arrive, j'ai une trouille bleue. Je sais que je vais être nulle, que je vais pas mettre un panier, j'ai même peur d'être un poids pour l'entraînement.
J'y vais en tremblant (après m'être dit toutes les deux minutes, j'y vais, j'y vais pas, non j'y vais, ah pis non, ok, non, très bien, pile j'y vais, face j'y vais pas. J'ai fait pile, j'avais plus le choix). 
Ca peut évidemment vous paraître excessif mais quand je vous dis que c'était ma vie le basket, je déconne pas, donc forcément il y a plus pour moi d'enjeu sur un terrain de basket que dans un cours de zumba.

Bon j'abrège.
Comme prévu, j'ai mis très peu de paniers, j'ai vite eu le souffle court, les jambes déglinguées (le vrai sport c'est violent)... Mais j'ai tout de suite était bien. En place.

C'est drôle, je n'ai pas fait de basket depuis allez 8 ans, et pourtant tout est revenu comme si c'était hier: le type d'effort, la manière dont je remonte mon short quand le coach parle, mes accélérations à bout de force, mes passes, la manière dont je cherche les passes et va, les litres d'eau bus, mes étirements, tout était là...

Mais surtout il y avait un truc essentiel, un truc dont j'avais un peu perdu l'habitude, c'est l'abandon de moi. L'absence de regard sur ce que je fais. J'étais moi sans regarder ce que je faisais. Sur un terrain, ce n'est pas comme dans la salle de zumba, le miroir (réel ou imagé) n'a pas d'importance, je ne fais que faire quelque chose.

Dans la  vidéo de Garance Doré (la meilleure de loin) avec Amanda de Cadenet on entend justement la présentatrice parler de quelque chose qui résume bien la situation d'inconfort d'être toujours en recul et observation sur soi. Elle explique qu'elle avait mis une robe moulante Diane Von Furstenberg pour aller au défilé éponyme. Elle n'aime plus beaucoup son corps, qu'elle trouve trop gros (que les choses soient claires, elle est divine à tout point de vue. Et surtout quel bonheur de voir une personne si humaine et touchante dans une vidéo de Garance) et elle a décidé de se changer même si elle voulait absolument porter une robe DVF. Elle préfère et s'est dit « j'aurai une meilleure expérience parce que je ne serai pas là à penser à moi».

C'est exactement ça sur mon terrain de basket. Une meilleure expérience, une expérience libérée.

Le lendemain je me suis réveillée pire que courbaturée. Le surlendemain pire. J'ai donc décidé d'aller recourir, me soulager, je suis allée shooter pour ne plus faire autant d'airball...

Il se trouve que le meilleur des sports, c'est lui, celui qui libère et qui donne profondément envie de progresser.
Je ne suis pas allée courir pour "faire attention", non, je suis allée courir parce qu'il n'est pas question d'être essoufflée et de ne pas pouvoir sprinter comme je le veux. Par orgueil. 4 jours plus tard je me suis déchirée un muscle. Il y a donc de l'orgueil mais aussi beaucoup d'humilité. Comme quoi!

Le meilleur des sports c'est lui, celui dont seule la pratique est importante et rend heureux.

Bise à demain. 

DOCU "PROFESSION IT-GIRL"

22.9.12

Comme c'est le week-end et que vous avez peut-être plus le temps, je vous mets le documentaire "Professions IT-girl" dont on avait parlé dans ce post l'an passé.

Quelqu'un m'a laissé un commentaire en me donnant le lien. Bon il a maintenant un an mais comme certains d'entre vous ne l'avaient pas vu.

 Je vous embrasse, je suis à Nantes ce week-end (la magie des posts programmés)


7 PIÈCES

20.9.12

Carnet Notes Sans Sens P4


 

Allez go, je vous montre aujourd'hui mes 7 pièces indispensables par catégorie.

Ca ne veut pas dire que je n'ai plus que ça dans mon armoire, ça veut simplement dire que si je devais être ultra radicale, il ne me resterais plus que ça.


LES PULLS
Carnet Notes Sans Sens P11
1) Pull rose New-look acheté pire que soldé en très mauvais mélange acrylique.
2) Sweet gris H&M qu'on voit pas hyper bien. Les sweats gris c'est mon truc, à cause du film Rocky dont je suis absolument fanatique.
3) Hoodie American Apparel en gris chiné parfait. J'en ai 2, un en taille M l'autre en XS (vu que ça tombe pas pareil).
4) Pull vert émeraude acheté il y a peu chez H&M. Il est beau, il donne bonne mine.
5) Un pull que j'ai tricoté. Il est loose (très), rayé blanc et rose même si c'est pas évident sur la photo.
6) Pull gris col V en cachemire volé à ma mère marque Leclerc (le supermarché, parfaitement).
7) Gilet léopard Surface to air que j'aime beaucoup.

T-SHIRTS ET DÉBARDEURS
Carnet Notes Sans Sens P10
Le choix le plus difficile pour moi. Les t-shirts c'est mon truc en mode. Ni sac, ni pompe ni robe improbable, la plupart de mes quêtes en mode concerne le t-shirt parfait. Je vous en reparlerai mieux dans un autre billet.

1) Débardeur débraillé gris chiné American Apparel. Je l'ai en 5 couleurs, no comment. Ici le gris, le plus joli.
2) V blanc Zara en lin (ceux sortis au tout début, avant qu'ils deviennent des basics). Je rêvais d'un Isabel Marant depuis longtemps et v'là pas qu'en 2008, Zara sort un modèle ressemblant. Les miens (j'en ai 2 pareils) sont troués de partout et c'est eux que je mets quand je me sens mal fringuée et moche. Imparable, ils me réparent mes complexes.
3) T-shirt très transparent et petit volume American Vintage bleu. Il est parfait, le col rond est dégagé, mais il est très transparent, heureusement que je ne suis pas pudique ;-) .
4)  Zara, V gris encore en magasin. Il est bien. Il est gris.
5) La chemise en jeans. Ma perfection vient de chez H&M achetée il y a 4 ans je crois.
6) Alors là, vous devez penser que c'est n'importe quoi le t-shirt avec écrit "Les faux-cils" et c'est vrai. Il vient de chez Zara il est absolument déglingué, le message est douteux mais le reste est parfait. Le blanc pas tout à fait blanc, la matières, un coton très fin et surtout le rouge et le noir en plus qui sont pour moi, parfaits sur un t-shirt blanc :-) .
7) Débardeur American Vintage gris chiné.

LES BAS
Carnet Notes Sans Sens P9
1) Jupe longue en jersey Zara. Je ne mets quasi jamais de jupes. C'est pas pratique et j'aime pas ça. Pire, je ne mets jamais, jamais, de robe. Mais celle-ci me plaît (avec des baskets)
2) Slim H&M bleu (on en a déjà parlé).
3) Jogging gris (avec boots mais aussi pour le sport)
4) Slim noir H&M que je n'aimais pas jusqu'à ce que je le découpe en bas, sur les cuisses, aux genoux et mainteant ça va mieux. Je ne le quitte plus.
5) Combinaison pantalon Pimkie avec des hirondelles dessus. Étrangement, c'est pas vraiment dans mes goûts mais je la porte très souvent. Je la trouve flatteuse.
6) 501 très large porté en baggy.
7) Short en jeans Gap blanc, très court.

LES MANTEAUX ET BLOUSONS
Carnet Notes Sans Sens P8
Alors là que 4 vestes mais j'ai été prise par le temps. Ce qui pourrait être rajouté, c'est une parka kaki avec capuche (et fourrure autour de la capuche) que je mets absolument tout le temps.

1) Caban marine de chez H&M. Sobre. J'aurais préféré un APC mais comme la vie est une chienne, je patiente.
2) Blouson en jeans H&M qui drague le blouson en cuir du dessous. La veste en jeans c'est un peu ma passion, j'en ai 3 et je les aime en petit volume, assez étriquée aux épaules (ma mère qualifie ce genre de vêtements de ceux "qu'on a pleuré 15 ans pour les avoir"... Et c'est pas tout à fait faux!).
3) Perfecto Bershka très petit volume, manche 3/4, il est PARFAIT. C'est sûrement la pièce que je mets la plus dans tout mon dressing.
4) Autre perfecto que j'ai depuis longtemps, coupe plus classique de chez Zara.

En rêve j'aimerais avoir celui de chez Balenciaga que je trouve tellement beau...


SACS
Carnet Notes Sans Sens P6
1) Sac rouge Adidas trouvé en magasin d'usine à 2 Euros. J'aime les sacs de sport. J'aime les marques de sport.
2) Grande pochette en genre de "rotin" trouvée en broquante.
3) Autre pochette glitter (c'est pas frappant sur ma photo). C'est une baguette que je trouve très jolie, surtout porté avec un jeans troué.
4) Un tote bag. Ma préférence absolue. Au hasard j'ai pris celui qui était vendu avec les Cahiers du cinéma mais j'en ai plusieurs (comme ça je fais intello, alors que j'ai surtout acheté Les cahiers quand j'ai vu APC marqué sur le sac).
5) Un gym bag American Apparel en jeans. Un peu 90's mais je l'aime beaucoup même s'il est vaguement de mauvais goût.
6) Sac beige en tissu H&M que je me traîne depuis longtemps.
7) Un sac Michel Klein pour la Redoute que j'avais shoppé aux Aubaines de Reims. C'est le sac le moins pratique du monde ( à un point tel qu'on pourrait croire que c'est une blague), mais il est beau.

CHAUSSURES
Carnet Notes Sans Sens P5
Allez plus de mythe possible. je ne porte quasiment jamais de talons. Si j'étais dans l'obligation de conserver 7 paires, jamais je ne garderais une paire de talons. Attendez les mecs, je cours moi...

1) Mes lovers. Ugg. Si je ne devais en garder qu'une ça serait elles. J'ai eu beaucoup de paires de UGG, dés qu'une est flinguée (c'est à dire trouée), je rachète, je ne peux pas vivre sans UGG. Voilà. Je sais que beaucoup trouvent ça moche, j'm'en fous, c'est mes pompes à moi.
2) Nike Air force 1. Je dois les avoir depuis 7 ou 8 ans...
3) Bottes râpées, usées, Zara. Elles sont parfaites, sobres, quasiment plates, plus elles vieillissent plus je les aime... Le seul truc c'est qu'elles font du bruit quand je marche et c'est un peu relou.
4) Bottes noires Bata (glamour) à qui la photo ne rend pas justice.
5) Converse basses écrues (je les ai préférées à mes Stan Smith pour la photo, c'est dire).
6) Nike Air huarache, je refais du basket il me faut donc des baskets. Les huaraches ont toujours eu ma préférence, en confort, elles sont imbattables.
7) Une paire de Dolfie qui est une marque que j'aime beaucoup.


ACCESSOIRES
Carnet Notes Sans Sens P7
Ben ouais quand même...

1) Bonnet Carhartt gris en acrylique des montagnes.
2) Montre Casio, la même que tout le monde que ma maman m'a offerte à Noël.
3) Mes lunettes de vue qu'on dirait sorties du nez de Derrick.
4) Mes Aviators de chez Ray Ban.
5) Une boucle d'oreille à laquelle j'ai rajouté 2 breloques d'un goût douteux mais j'aime beaucoup... Je porte souvent une seule boucle d'oreille ou alors j'aime les dépareiller (comment je suis punk, laisse tomber...)
6) Petite boucle d'oreille qu'on voit mal que je mets sans arrêt et qui appartenait à ma maman dans les 80's.
7) J'ai une passion pour la New Era, j'ai porté beaucoup de casquettes cet été et je me suis pas encore arrêtée même si c'est clairement moins de saison. Celle-ci, une Carhartt.

Fini...

Ce post a été difficile pour moi, le temps passé laisse tomber.

Maintenant que je me suis bien galérée, à vous... Vous pensiez quand même pas vous en tirer comme ça quand même... Dites moi juste quelles sont vos pièces les plus importantes..

Je vous love, bonne journée.



L'IDÉAL?

19.9.12

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En lisant certains de vos commentaires qui pointent du doigt la notion "d'idéal", je me suis demandée qu'est-ce qui vous gênait tant là-dedans.

Visiblement, on ne met pas tous le même sens derrière ce mot. 

C'est probablement l'une des raisons qui fait que certains trouvent la démarche Dead Fleurette parfaite alors que d'autres la trouvent psychorigide. 

Plutôt que de continuer à parler avec des mots qui ne veulent pas dire la même chose pour vous et pour moi, j'ai regardé sur wikipédia qu'elle était la définition de l'adjectif "idéal" (mon prof de philo en terminale nous disait toujours de définir les mots avant de commencer à comprendre).

Je ne vais pas me concentrer sur le nom (et concept) mais uniquement sur l'adjectif puisque que dans ce cas précis, c'est bien de l'armoire idéale dont on parle. 

Alors l'armoire idéale c'est quelque chose de bien ou pas? Etymologiquement, idéal vient du latin idealis (idée).

1) En philo, l'adjectif idéal désigne quelque chose qui ne peut exister ou qui n'existe que dans l'entendement, dans l'imagination par opposition au réel. 
2) Qui réunit toutes les perfection ou qui est plus beau que les modèles offerts par la nature.
3) Modèle. 
 4) Opportun (qui correspond aux besoins).



A priori, ce qui nous intéresse vraiment, ce sont les définitions 3 et 4. Quand je dis armoire idéale, je parle de "modèle" mais aussi et surtout, d'opportun.

Une armoire idéale, c'est simple, c'est une armoire qui correspond à nos besoins. Pas plus, pas moins.
Une armoire qui déborde n'est pas opportune.
C'est d'autant plus amusant qu'on a toutes et tous constaté que plus il y a de vêtements dans notre armoire, plus on dit "j'ai rien à me mettre". C'est quasi mathématique. Quand je pars en vacances, que je suis limitée, je ne pense jamais au fait que je n'ai rien à me mettre, au contraire, je ressens une sorte de soulagement, les choix sont moins vastes et le temps perdu moins grand.


Ceci dit, j'ai été très intriguée par la définition de l'adjectif "idéal" en philosophie. Ce qui est idéal en philo n'existe pas dans le réel. C'est une piste intéressante par rapport à ce que j'ai lu dans plusieurs commentaires qui pointaient du doigt le danger que pouvait représenter la quête de "l'armoire idéale". Effectivement, de ce point de vue là, cette quête est nécessairement perdue d'avance. D'où la frustration et la culpabilité qui s'installe. Vous avez souvent fait le lien d'ailleurs entre le mot parfait et le mot idéal.

Vous avez vous aussi raison, cette odyssée de l'armoire idéale est vaine. Elle n'existe en l'état, pure, que dans notre esprit.


(Je divague un peu pardon...)

Une armoire idéale, c'est celle qui correspond à nos besoins propres, elle n'est relative qu'à soi et nécessite un poil de réflexion (où j'habite (climat / environnement), mes goûts, ai-je envie de pratique ou ce n'est as important pour moi...).

Point technique terminé.
Revenons-en là où on en était hier, le glissement des achats.

Hier Nana a laissé un commentaire intéressant. Je vais la citer, ça sera plus simple:

« Je pense qu'il y a quelque chose à savoir quand on parle d'addiction, de dépendance à quelque chose. Ca ne part jamais ! jamais, jamais, jamais. Il s'agit en réalité d'investir ces pulsions là dans des domaines plus sains. Méditation, sport, cuisine, jardinage et tant d'autre (là je te sors vraiment des trucs qui me paraissent à la portée de tout le monde). Si je te dis ça, c'est parce qu'il s'avère que j'ai arrêté la drogue toute bête et toute méchante voilà maintenant 2 ans, sans rechute ni rien du tout. Tu sais pourquoi ? Je savais avant d'arrêter que les dépendances ne s'arrêtent pas qu'on doit vivre avec une fois qu'elles sont là, que c'est un petit démon l'addiction, quelque chose qui te possède. J'ai donc tout réinvesti dans mon propre développement et je sais que si on m'enlève ne serait ce qu'une seule des activités que je pratique aujourd'hui il me faudrait vite en trouver une autre sinon...»

J'ai été présomptueuse et arrogante. Je le comprends petit à petit.

En entamant les posts et en parlant ici avec vous de mes addictions "passées" et en tentant d'en faire un "exemple", j'ai négligé un point important: comme pour le tabac, je ne serai jamais une "non-fumeuse", mais toujours une "ex-fumeuse".

Je me souviens de certains posts où je disais des choses et où je lisais certains de vos commentaires et où on avait basculé dans la condescendance vous et moi. C'est devenu évident en lisant ce billet de Charlotte qui, au départ, parlait des "Must-have" mais qui a éveillé ma curiosité à ce sujet. C'est vrai, la réflexion qu'on a tous mené ici nous a parfois fait basculé dans le jugement de celles et ceux qui consommaient , disions-nous "encore à outrance et sans discernement" alors même que nous estimions être libérés des chaînes de la consommation. Charlotte le dit très clairement " Mais le discours anti must-have ambiant m’attriste un peu, quand il consiste à prendre systématiquement de haut les filles qui s’offrent un it-bidule". Et nous, le libre arbitre, on savait ce que c'était -__- .

C'est vrai. On a fait ça, alors même que c'était pas le propos et alors même que ça n'aide jamais de croire être celui qui s'est libéré (quand ça n'est pas le cas...). J'l'ai compris en regardant mes nombreux nouveaux rouges à lèvres qui me toisaient et me faisaient un bon gros "shaiii" dans ma tête au cas où j'aurai pas encore compris.

Oui, lol, je ne suis pas libérée, c'est plus complexe, plus lent et plus subtil.

J'ai pas arrêté de fumer du premier coup. Ni du deuxième. Ni du troisième d'ailleurs. Mais un jour j'ai réussi et depuis ça dure (j'espère pour toujours...) alors si on continue de parler ici de la compulsion, des dérives, si on veut se soutenir, se grandir, aller mieux, être moins seule, il n'y a qu'une méthode:

La tendresse (comme le dit si bien Daniel Guichard), l'absence totale de jugement de l'autre et de la vigilance.

Voilà.

Qu'est-ce que vous en pensez?

Demain je reviens avec du concret, les 7 sapes par catégorie qui définissent mon armoire et en photo s'il vous plaît (kasse-dédi à Audrey et Charlotte).

Love à demain (on arrive au bout).

PS: Je ne réponds pas aux commentaires cette semaine parce que je trouve que ces billets qui se suivent sont souvent des réponses à ce qui se passe en commentaire. Je ne vous snobe pas, promis, je lis tout, évidemment, mais je trouve que répondre dans les commentaires du lendemain est moins répétitif.

PS bis: Merci pour vos commentaires et mails, ils nourrissent ces billets, sans eux, je ne pourrais plus rien écrire.

POURQUOI D'UN EXTRÊME À L'AUTRE?

18.9.12

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(Et bien voilà que Jenifer nous a encore fait un morceau frais et qui tue sur son dernier album -__- Bon certes, c'est pas Barbara mais cette petite chose est très agréable)


Une des questions qui revenait le plus c'était "Mais pourquoi tu te prends la tête? Tu crois pas que ça serait mieux d'arrêter de mettre autant de gravité dans le shopping. Y a pas mort d'homme!"

Ca me rappelait un post de Charlotte (Balibulle. Je n'arrive pas à remettre la main sur le post en question) où elle s'interrogeait sur sa potentialité d'être compulsive.
Elle s'était rendue compte qu'elle ne l'était pas même si elle s'achetait régulièrement des vêtements. Elle pouvait faire autrement, elle ne souffrait pas si elle était dans l'impossibilité de le faire.

Être compulsive ça n'est pas s'acheter beaucoup de vêtements ou de chaussures, ça n'a rien à voir avec ça.

Être dans la compulsion c'est acheter parce qu'on ne peut pas faire autrement.

La comparaison avec des substances plus dures peut certes vous paraître exagérée pourtant ça ne l'est pas tant que ça, tout du moins dans le processus.
Être compulsive c'est acheter un truc qui nous parait sur le moment vital et c'est comprendre qu'une fois payé et que la culpabilité se met à agir tel un putain de miroir grossissant que l'objet ne sert strictement à rien, comme tout ce qui remplit déjà ton armoire.
Être compulsive c'est avoir le désir malade, déviant et insatiable.
Être compulsive c'est être incapable de se dominer face à ça. Être compulsive c'est avoir un problème majeur avec la frustration, c'est être dans l'impossibilité de se gérer, c'est, malgré la gêne, la honte et la culpabilité, l'impossibilité de passer à côté d'un achat qui se voit attribué de toutes les qualités possibles... tant qu'il ne nous appartient pas encore.

(C'était le passage de ce post "Moi président de la République..", je m'en suis aperçue en le relisant)

Revenons-en à la question de ce post? Pourquoi être séduit par des démarches de consommations "radicales"?

Quand j'ai compris que j'avais un problème important avec la consommation de vêtements, l'indulgence a cédé sa place à une vive interrogation. D'un coup, j'ai compris que j'étais dans l'impossibilité de me dominer.
Je n'étais pas capable de me dire non. Je n'étais pas capable de gérer mes pulsions. Je n'étais pas capable de me refuser quelque chose.

Domination de soi / Gestion de la frustration

En analysant le problème, j'ai tout de suite fait porter la responsabilité à mes pulsions, à ce truc plus fort que ma raison, qui me faisait faire n'importe quoi alors même que le bon sens me disait le contraire.

Quand j'ai commencé à avoir de la prise dessus, que j'ai commencé à me dominer, il a fallu que je trouve un subterfuge "compétent", je me suis dit que le mieux, c'était le contraire. L'analyse extrême. La domination radicale, austère. Je suis comme beaucoup d'entre vous et sais que mes ambitions ascétiques ne sont qu'une étape. Une étape vers un entre-deux.
Il ne s'agit pas de me transformer, il s'agit juste de m'éduquer. Et pour ça, j'ai choisi ce que j'estime être la meilleure voie pour moi.

Mais ce que je veux, c'est comme les autres, de la mesure dans mes comportements.

Il se trouve que certains avaient mis le doigt sur un élément important, une phase normale mais un peu craignos que j'ai traversée.
Il y a eu glissement de mes achats de vêtements vers le make-up et autres fards. J'ai pas mesuré tout de suite le souci, mais il bien fallu que je me rende à l'évidence, le problème de fond, aussi "contrôlé " (lolilol) que j'ai cru, ne m'avait pas quitté.

Alors pourquoi d'un extrême à l'autre? C'est simple, il s'agit de la reprise du pouvoir de la raison sur la pulsion. Malheureusement, ma raison était trop peu expérimentée sur la question, a été trop brutale et surtout a manqué de subtilité. D'où le glissement. J'ai manqué de modération. On en reparle dans la suite.

À demain les copains névrosés, on va aborder la question de mon glissement, de ma reprise de conscience (ça ressemble à l'arrêt du tabac ce truc, les échecs font partie de la réussite) et de l'armoire idéale.

Bonne journée.






UN PETIT POINT SUR NOTRE EXPÉRIENCE

17.9.12

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Cette semaine, je vous propose de faire un point sur l'expérience "Dead Fleurette" qu'on a entamé il y a maintenant plus d'un an (coïncidence Severi27).

Il se trouve que ça fait très longtemps qu'on en a pas parlé. C'est pas que j'avais l'impression d'avoir fait le tour, mais j'avais parfois l'impression de me répéter un peu trop sur le sujet.

C'est je pense normal, de dire, redire, reredire, recommencer, mais mes répétitions auraient pu vous lasser. Il se trouve que la plupart des mails que je reçois ont souvent à voir avec ce sujet (la compulsion, l'épure sont des problématiques loin d'être isolées) donc même s'il peut m'arriver de me répéter, je crois que c'est finalement important de faire un point.

Vous avez dû constater qu'après un certain temps où l'épuration, la consommation choisie, l'armoire triée ont été très à la mode sur la blogosphère mode française, on est un peu passé à autre chose.

Amusant de voir comme un processus qui semblait faire la nique au grand mouvement qu'est la mode n'était en fait aussi, qu'un phénomène de mode (pour moi aussi d'une certaine manière).

C'est aussi sûrement pour ça que j'en ai peu parlé.

Remédions-y cette semaine.

Avant toute chose faisons un point sur ce que nous avons déjà abordé pour celles qui prendraient en route (et ça me permet à moi de réorganiser ma pensée). Désolée pour celles et ceux qui connaissent déjà tout ça par coeur.

✔ J'ai entamé cette "expérience" d'épuration de mon dressing pour une raison principale. À l'âge de 20 ans, je suis devenue ce  qu'on appelle une acheteuse compulsive. Je dépensais tout mon argent (aussi celui que je n'avais pas), pour m'acheter des vêtements. Et des pompes. Et tout un tas d'accessoires qui me permettaient de modifier mon apparence tout le temps. Je me lassais vite du reflet de mon miroir, j'étais soumise à une drôle de pulsion qui m'empêchait de contrôler mes dépenses.
Je n'étais soulagée que quand il ne me restait plus rien sur mon compte.

✔ J'ai tenté plein de trucs pour me calmer:
- M'ôter toute autonomie en confiant chèque et carte bleue à mon mec. Echec.
- Me raisonner. Echec.
- Comprendre seule. Echec.
- Entrer en diète. Echec.

✔ J'ai donc entamé un travail de fond pour comprendre ce qui se passait dans ma tête et dans mon ventre. Comprendre d'où ce vide abyssal venait. Laborieux mais pas d'échec évident en vue.

✔ J'ai été de mieux en mieux avec moi, mon apparence, je ne porte plus grand chose à part jeans et t-shirt. Ma garde-robe est chiante au possible, mais je me sens bien. Encore quelques ratés évidemment. je ne suis pas que contrôle (contrairement à ce que plusieurs lecteurs pensent ici. Je suis loin de n'être que volonté).

✔ J'ai découvert un blog qui me parle grave, celui d'une demoiselle Dead Fleurette
Son blog a maintenant changé d'adresse (vous pourrez le voir ici) .
J'adore tout de suite que je lis et vois. Cette fille, après avoir eu une armoire surblindée de choses qu'elle ne mettait jamais, a décidé de tout changer. Elle a commencé à réfléchir à une "Armoire idéale". plus généralement, elle a décidé de passer sa consommation du stade de pulsion pure à celui de réflexion.
Indépendamment du fait que je trouve que la jeune fille a beaucoup de goût, je suis très sensible à son odyssée (c'est elle qui le dit). Séduite, je me dis que c'est ça que je veux. Epuré complètement, j'en ai marre d'être sous tous mes vêtements, mes ratés, toutes ces choses qui ne me vont pas.

✔  J'ai entamé ma période "vidéos dites Dead Fleurette". J'aime le format, ça a l'air de vous parler, et c'est donc là que commence notre échange sur la question. On parle de tout ce qui nous parait important pour comprendre les achats de vêtements déraisonnés ( Dominique Loreau et son Art de la simplicité / l'amour de soi / la question de la silhouette / ce qui nous va ou pas / les goûts / n'avoir que ce que l'on porte vraiment / savoir se faire une armoire jolie grâce à de beaux cintres par exemple).

✔ J'ai trié mon armoire, mais étant un peu trop sentimentale, je m'y suis reprise à plein de fois avant d'y arriver vraiment (c'est pas encore absolument terminé).

✔ Certaines et certains se sont mis à me dire que je me prenais la tête pour rien, que les fringues comme béquille d'humeur, c'est pas le plus grave. D'autres me disaient que si j'étais tant dans la mise en valeur de l'épure, c'est parce que je n'avais pas les moyens de m'acheter plus (rien n'arrête la compulsion, sûrement pas des histoires de hiérarchie sociale et encore moins le manque d'argent. ). Je ne suis d'accord avec aucun des deux mais bizarrement, je commence à entrer dans des phases de réflexions stériles et ça tue peu à peu mon enthousiasme.

✔ Je poste en début d'année un billet dans lequel je vous dis que j'ai envie de sortir un peu de notre toute petite sphère de réflexion narcissique pour aller un peu plus loin et mieux comprendre ce qui se cache derrière nos comportements.
Je ne l'ai pas fait (ma spécialité, dire que je fais et pas faire... Culpabiliser).

✔ Et donc aujourd'hui, reprendre là où on en était: Aller un peu plus loin / Reparler de sapes, la question de départ. La question de l'armoire idéale me parle toujours autant, aussi control-freak qu'elle puisse être. J'aime ça, je trouve que n'avoir que du beau dans son armoire et que de savoir être de plus en plus dans une réflexion globale sur tout est hyper interessant. Et surtout révélateur.

Le point est fait.

À demain, passez une bonne journée.

Love sur vous.


POST LACONIQUE 6

14.9.12



 

( Ahlala Jay ♡ )


Bon laconique de chez laconique, je vous souhaite un bon week-end avec ces gifs qui me font trop marrer... Et j'ai choisi celui-ci parce que ma maman adore l'épisode de Beverly Hills dont il est tiré.






 Et je mets celui-ci parce que Dylan McKay c'est tous mes émois adolescents...




Je vous embrasse.

 (Tous ces Gifs sont tirés de ce Tumblr)

MACÉDOINE POTO

13.9.12

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Aujourd'hui une petite macédoine, vu que j'en ai pas fait depuis pour la rentrée...

 ✔ Vous avez sûrement vu dans la vidéo de Garance Doré qu'Alexander Wang avait fait venir le groupe sud-africain Die Antwoord à sa fête d'après-défilé.
J'avais déjà entendu parler de la collaboration entre le groupe et le créateur new-yorkais dans un tweet de Coline.
Vous savez que j'aime ce groupe ( je vous avais fait part de ma découverte dans ce post ), alors joie ce matin, de découvrir que le groupe avait repris un de mes morceaux de hip-hop préféré. Un morceau de MIMS, This is Why I'm Hot.




(Plus c'est moite, plus j'aime)

Et donc This Is Why I'm Hot à la sauce Die Antwoord ça donne ça:

 

(Vous pouvez y aller, ça fait pas peur... Ce qui n'est pas toujours le cas avec ce groupe)


✔ Cet été Yassine a acheté des lunettes de la marque Super (j'arrive après la bagarre, tout le monde a déjà parlé de cette marque de lunettes italiennes). Il a pris le modèle appelé Classic, une sorte de Wayfarer en plus gros.
Je suis un peu bizarre avec les marques de lunettes, j'aime que les Ray Ban. En fait il ne me vient même pas à l'esprit d'aller vers d'autres marques (sauf le modèle rond de chez Cutler and Gross qui reste un de mes fantasmes oculaires, mais il coûte un bras, donc j'attends...).
J'ai passé une bonne partie de l'été à ruser pour voler les lunettes Super de Yassine, je les trouve géniales, mais genre vraiment. Il veut pas trop me les prêter donc je tente la culpabilisation (art que je maîtrise parfaitement), mais ça ne fonctionne pas. Je le menace, sans plus de résultat. Pour le bien de nos échanges, je me suis dit qu'il été préférable de regarder sur le site (le modèle Classic coûte 99 euros) et je suis tombée en amour pour celles-ci
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♡___♡


Les verres miroir c'est mon dada, j'adore ça. Ca fait tellement Miami vice cette histoire. Les Super ci-dessus sont en rupture de stock mais je ne désespère pas de les avoir l'été prochain.

 ( Pour les verres miroir, on vient de m'en offrir une paire de lunettes qui me font bien plaisir, donc ça va je peux attendre. Merci Dorian )

✔ Hier soir, j'ai enfin vu la fin de la première saison de la série Boss (dont j'avais déjà parlé dans cette macédoine).

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J'arrête pas d'y penser depuis. Les deux derniers épisodes sont absolument prodigieux, c'est une de mes séries favorites j'annonce.
Je ne sais même pas quoi en dire d'autre à part que c'est Whaouuu sa race.
Si vous avez un peu de temps, un peu d'envie, foncez.

Non seulement le scenario est mortel, la mise en scène époustouflante mais ça joue. Mais ça joue tellement bien. Tom Kane (le maire de Chicago) me fascine.

Love trop sur la série, sur Farhad Safinia, sur Kelsey Grammer et sur tous les autres...

✔ Lundi, je suis allée voir, un peu à contre-coeur le film Wrong de Quentin Dupieux.

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Je n'avais vu ni Rubber ni Steak et ne savais pas trop où j'allais.

J'avais entendu beaucoup de bien de Rubber (de mon poto Karim en qui j'ai une confiance aveugle) mais n'avais pas eu l'occasion de le voir.

 Je ne vais pas vous raconter l'histoire de Wrong, de toutes façons, si je le faisais, vous me prendriez pour une folle, mais j'ai beaucoup, beaucoup aimé.

Attention critique (déplorable critique, laisse moi je me teste): C'est lumineux, y a un peu du Lynch dedans (rapport qu'on comprend pas vraiment, mais on accepte de fait d'être paumé dans la narration et dans une réalité absolument incroyable), y a du Gallo, ce désert tout blanc qu'on voit tellement dans The Brown Bunny et il y a probablement plus de fond que la surface de l'histoire ne le laisse supposer. J'ai trouvé la mise en scène hyper belle (le degré d'analyse -__-). Voilà.




✔ Vous aviez vu cette photo de la toute jeune Emmanuelle Alt?


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✔ Bon je voulais aussi vous proposer un truc...
Les vidéos me manquent et après avoir reçu un certain nombre de demandes, je voulais vous proposer des vidéos de tricots (notamment). Je sais qu'il y a plein de tutos qui existent, mais c'est pas une raison pour s'abstenir, non?
Pour celles qui ne savent pas tricoter, on va apprendre les bases de bases et puis je vous montrerai des modèles, toussa toussa quoi!

Ca vous dit?
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(La laine Rodarte est tellement un bijou)


✔ Bon ben voilà, j'ai fini cette macédoine.

Cette semaine, je vais aller voir deux films, et puis on en parle après.

Celui de Gondry, The We and The I ( qui a vraiment l'air trop bien):





Et celui de Noémie Lvovsky, Camille redouble:




J'adore Noémie Lvovsky.

Ah si y a un autre film que j'ai adoré cet été, c'est Le Skylab de Julie Delpy, à mourir de rire (j'l'ai déjà regardé 4 fois... Oui je peux regarder les films en boucle. Pareil pour les chansons. Des résidus de mon enfance).




Allez je vous laisse (c'était bien long cette histoire). Bonne journée et love sur vous. 

POST LACONIQUE 5

12.9.12

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Je vous ai déjà posté un paquet de polaroids faits par la marque Band of Outsiders.

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 Je viens vous montrer quelques photos faites avec l'acteur Josh Brolin (aka Brandon dans les Goonies. Aka le grand frère de Mickey).


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 Absolument comme d'habitude (je trouve que la marque a un talent fou pour ça), c'est beau, drôle, tendre... J'aime beaucoup beaucoup beaucoup (je crois avoir été assez claire).

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Je réponds dés que je peux à vos commentaires.

 Kiss.

 Love.

 Beach.

 Tahu.

&SLIM / WAIST: REGULAR / LEG: SLIM

11.9.12

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Photo de Scott Schuman


 

( On re-re-regarderait bien Twin Peaks, hein?)


Quand j'ai commencé ce blog, il y a 6 ans donc, c'était les débuts du jeans slim.
Je me souviens encore de certains billets où je m'interrogeais sur la manière de rendre jolis ces pantalons collants, alors même que je sortais de mes baggys.
J'avais mis une photos de Selma Blair portant le combo slim et Converse en m'interrogeant justement sur la pertinence esthétique de la chose. Parce qu'en 2006 voir un slim avec des tennis, ça heurtait la rétine. Les temps changent pour tout.

En 2006, quand j'ai essayé mon premier jeans slim, chez H&M, j'ai pouffé devant la glace tellement je trouvais cela disgracieux à la silhouette.

En 2012, le slim est devenu un "basique".

Un peu avant la fin de l'été, je vais me chercher un jeans chez H&M (tout pour le suédois dans ce billet).
Comme souvent, je vais au rayon des slims (j'ai arrêté de trouver cela disgracieux, sauf encore quelques fois, quand j'enfile un jeans "normal" et que je trouve ça bien, plus flatteur, mieux...) et je tombe sur leur nouveau jeans appelé sobrement "SLIM".

Étrangement, il monte jusqu'à la taille. Ce jeans n'est pas "taille basse". Non mais la taille basse, maintenant qu'on en est sorti on peut dire que c'était tout pourri?

Je suis une meuf à boule (tmtc) et les tailles basses me faisaient trop souvent passer pour une plombière en mission dans ta cuisine. J'en ai passé du temps le cul à l'air sous prétexte que c'était la mode et qu'il n'y avait plus que cela en rayons (en rayons cheap) alors maintenant que ça change petit à petit, je peux vous dire à quel point ça m'a bien vener cette histoire de taille basse. Cette connasse d'histoire.

Bref, la taille de mon SLIM est dite "normale", je le monte, ça rallonge mes jambes. Je le mets sur mes hanches, ça plisse joliment sur mes cuisses (i.e. un peu mais pas trop). Je peux le porter en haut, plus en bas, il fait toujours joli ce jeans.

C'est un peu le truc sobre de ma garde robe, il va bien, il est normal, il fait mon cul comme un 501 sans le côté obsolète de la chose (les 501 font des hanches un peu chelou chez moi, et puis j'aime pas trop leur bas... ).

Voilà, ode à mon jeans. Pas cher. Pas taille basse. Ca fait plaisir.

Love

PETITE CONSOMMATION (CE POST NE PARLERA PAS DE BAGNOLE)

10.9.12

photo (12)

 

Quand je me réveille le matin je suis, la plupart du temps, plutôt satisfaite de l'état de ma peau (vous noterez que je commence ce lundi matin en me la racontant grave). En fait je me la raconte moitié, c'est simplement que je compare au soir et à ma mine moins "fraîche".

Je suis froissée, c'est vrai, mais depuis que je ne fume plus, je me réveille rarement (à moins d'être morte de fatigue, ce qui arrive régulièrement vu que je suis insomniaque... Ah tiens, je m'égare) avec la tête déglinguée.

Ce que je préfère surtout, c'est la transparence du teint. Je trouve que la peau, après la nuit, est vachement jolie.

Etrangement, dés que je passe un coup de brumisateur, que j'essuie mon visage, ça se calme. D'un coup la peau est "moins".

En fait il faudrait que je reste comme ça, avec les restes de mes rêves, les plis de l'oreiller, le glow naturel, sans rien toucher.

J'y arrive pas. Autant je suis souvent satisfaite de ma peau au réveil, autant il est très difficile pour moi de sortir sans maquillage. Je ne mets plus de fond de teint depuis que j'ai découvert la BB crème de chez Erborian (et uniquement celle-ci, les autres me plaisent nettement moins). Cette BB crème, j'ai l'impression que c'est ma peau, mise en tube, que je peux rajouter sur ma figure pour cacher mes cernes (entre autres). La comparaison de la peau en tube est un peu dégueu, je sais, mais c'est vraiment l'effet que ça me fait. J'ai des tubes d'avance, je ne vois pas ce qui pourrait être mieux pour ma mine. En vrai rien. Je n'aurais jamais pu imaginer un telle couvrance et transparence (je suis grave premier degré).

Donc je disais je sors quasi tout le temps maquillée. Je ne peux pas sortir sans, j'ai l'impression d'être à poil et comme l'a si bien dit Balibulle dans ce billet de vivre dans ma propre transparence. Ou quelque chose comme ça. Et aussi de me rendre vulnérable, ce que Charlotte ne ressentait pas forcément.

La semaine dernière, plutôt hâlée depuis que je suis une bretonne d'adoption, j'ai presque rien mis su mon visage. En tous cas nettement, nettement moins qu'à mon habitude.

Je venais de mettre la crème teintée de chez Dr Hauschka et je trouvais que ça suffisait.
Ce qui est hallucinant, parce qu'elle ne couvre strictement rien. Mais surtout le plus fou, c'est que je n'ai pas mis une miette de poudre (le poudre c'est mon truc depuis l'adolescence, j'ai du mal à ne pas en mettre), j'étais là, glow devant mon miroir et je me suis dit "non, c'est bien ça suffit".

J'ai rajouté la Crème de soleil universelle de Fred Farrrugia qui est un rêve (je l'adore, j'en ai toujours un pot d'avance. Comme ils soldent tout le temps les modules de chez Farrugia chez Sephora, je flippe qu'ils l'arrêtent. Ne vous laissez pas rebuter par sa couleur marronnasse, c'est hyper transparent et vraiment canon. Même en raccord à un feu rouge à 16h30, elle va bien. La tenue est pas top top c'est pas du longue tenue, mais dés que je la mets, j'ai toute de suite hyper bonne mine, alors je préfère en rajouter souvent que d'en changer).

J'ai mis le crayon Perversion de chez Urban Decay (qui est un vrai noir profond mais qui s'use très très vite... je passe mon foutu temps à le retailler). Il est plus facile d'utilisation que le khôl en poudre que j'utilise. Et plus facile à transporter parce que laisse tomber le drame le khôl en poudre...

Un coup de Labello couleur grenadine (je les aime tous, sincèrement, à part un gloss Laura Mercier que j'adore (le Rose en lip glacé) rien peut teste la couleur légère de ces sticks hyper bon marché).

Et roule ma poule.

C'est tout ce que j'ai mis.

C'est un peu ma trousse "petite consommation".

Le soir, quand on s'est à peine maquillé, rien n'a filé nulle part et on se retrouve avec pour le coup, une vraie bonne mine.

Pas vraiment mes indispensables, mais plutôt les choses mises quand je suis grave en confiance.

Vous avez peut-être aussi une trousse petite consommation vous aussi?

Je vous embrasse à demain.

PS: Pardon pour tout le 1er degré de ce post, mais j'aime parler de maquillage ici et j'arrive pas encore à y mettre de la dérision.

PS2: Voilà quoi!

PS3: J'y travaille...

PSP (tellement de lol dans ces PS -__-): ♡
 

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