Ulysse et intimidation

31.5.12

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(Le "s" à Ulysse c'est parce que le titre est en anglais)




(Mettre du R&B qui dégouline sur un post qui parle de James Joyce est un grand plaisir pour moi...)

Mon copain Karim dit que l'Ulysse de Joyce est un livre immense. Enfin c'est pas précisément ses mots à lui, mais vous voyez l'idée. L'excellence.

Il n'est pas le seul à le dire, j'ai lu plein de trucs dessus. Ulysse ça a l'air d'être un livre à lire impérativement si tu veux en être. Si tu veux voir ce que c'était la vie à Dublin et aussi et surtout si tu veux voir comment c'est un mec qui sait écrire.

Mais il parait aussi que c'est un livre difficile, qu'arriver au bout est une épreuve.

Parce que je veux en être, j'ai acheté ce livre. Il y a plusieurs années. Et je ne l'ai jamais lu. Enfin si je mens, quelques pages. Peut-être même quelques lignes, et puis j'ai arrêté pour ne jamais reprendre.

Ce n'est pas que je ne veux pas le lire, c'est plus que je n'ose pas le lire.

J'ai tellement lu que Ulysse était complexe, dense, brillant que j'ai une pression monstre. Impossible de commencer.

J'ai l'impression que je ne peux pas lire ce livre, que je ne suis pas à la hauteur.
Pas assez brillante, pas assez complexe, pas assez subtile. Ce livre, et ce n'est pas le seul, semble être trop pour moi. Trop fort.


Je pense à tous ces gens qui ne lisent plus, et je pense à moi avec l'Ulysse et je me dis que c'est pas normal. Cette intimidation n'est pas normale après tout. La culture c'est chacun son rythme, on peut y revenir, relire, recommencer, attendre, alors pourquoi voir, dans une activité intime (la lecture) des castes "culturelles"?

Pourquoi on accepte ça? Pourquoi on accepte de se dire qu'on est pas à niveau pour certaines choses?

Si j'étais prof j'adorais être capable de décontracter ma pratique. Rendre les choses accessibles, même dans leur complexité, que les élèves y voient une épreuve qu'ils réussiront à relever.

(Post un peu hors propos peut-être, mais on a dit qu'on parlait de tout, non?)

Je vous embrasse fort.

POST LACONIQUE 1

29.5.12

photo rouge à lèvre





Un peu à la manière de  Géraldine dans son café mode  avec ses posts intitulés "Objet du jour", j'ai eu envie de lancer cette rubrique (post laconique), où je vous parle d'un petit truc, comme ça, en passant.

Aujourd'hui, c'est un rouge à lèvres. Le Caresse de L'Oréal couleur Dating Corail.

 Il y avait un échantillon dans un Elle il y a quelques temps. Je l'essaie sans trop y croire (je mets quasi que du rouge et des labellos transparents... Et les gloss Laura Mercier dont je vais vous reparler aussi) et d'un coup, couleur mortelle.

Le truc est transparent, un corail qui tue ( j'arrive pas vraiment à définir la couleur corail, je dirais, un rose orangé) et qui donne bonne mine. J'ai rarement eu un tel coup de coeur sur une couleur de rouge à lèvres.

Voilà, c'était mon tweet laconique du jour.

Ce n'est pas un post sponso, promis craché sur la tête de ma mère.

Je vous love dans le cou et réponds à vos commentaires des 2 précédents posts ce soir.




HÉLIO-DILEMME

28.5.12

photo 27








Ca fait plusieurs années que j'ai bien assimilé le fait que se mettre au soleil et garder une bonne peau toute sa vie ça n'allait pas ensemble.

Je vous jure j'ai hyper compris que le soleil, pour la peau c'était le pire. Ca l'agresse fort, ça la sèche, ça lui fait que des trucs qu'elle aime pas.

 Pour être beau longtemps, c'est pas compliqué, le soleil tu dois fuir, j'ai bien compris.

L'année dernière, une tâche de soleil est apparue sur ma lèvre inférieure. Bon au début j'avais pas compris, je croyais que c'était grave et ai donc googlé, naïve que je suis "cancer de la lèvre"... Je suis hypocondriaque autant vous dire que j'ai eu des nuits sympa en attendant mon rendez-vous chez la dermato.

 Le jour du rendez-vous arrive, j'explique.
"- Vous allez au soleil" qu'elle me dit.
 Moi "- Heu ouais un peu mais je viens de l'Est de la France, c'est moyen ambiance bain de soleil et biatch en bikini par chez moi. Mais je mets de la crème".
 "- Ouais quel indice?"
 "- 30"
 J'ai cru que je venais de buter sa mère, elle me regardait avec les yeux "mais ma pauvre fille" (je déteste qu'on me traite, même par les yeux, de "pauvre fille").
 Je me suis fait "insulter" par ma toute nouvelle dermato et suis ressortie de là en me disant que je ne devais plus jamais me mettre au soleil. Même avec de l'indice 50. À l'entendre c'était fini les conneries...

 (Je n'ai jamais exagéré, c'est un détail qui a son importance, je suis d'origine italienne et je dore vite)

J'ai quand même acheté un stick écran total pour mes lèvres et je le mets dés que j'y pense (c'est à dire quasi à chaque fois) .

Vous voyez, je sais tout ça...
Mais y a quand même une chose, que je voulais vous dire et contre laquelle je ne peux rien, c'est que j'adore être bronzée. J'adore ça.

J'essaie de mettre tout le temps un chapeau, mais à l'idée de ne plus jamais me mettre le visage au soleil, me fout trop les boules... 

On peut pas trouver un compromis avec le bronzage et la sécurité absolue? Vous avez peut-être des pistes vous?
Des crèmes qui combinent vraiment bien les 2, que je ne flippe pas ma race à chaque fois que mon front se lève trop près des rayons?

 Je vous embrasse.

 À demain

LA BRETAGNE ET MOI

24.5.12

photo vans plage









( ♡ mais tellement...)

Changeons de sujet, parlons de moi... Oh ça va, je déconnais, je sais bien qu'on ne parle que de moi.

Je voulais aborder aujourd'hui un sujet transversal, un sujet qui concerne autant mon rapport à la sape, qu'à ma vie, qu'à mes relations aux autres... Rien que ça.

Il y a un an et demi, j'ai quitté mon est natal pour venir vivre dans le Morbihan (trop guetto comme nom de département).
Contrairement à ce que certains pensaient, je n'y ai rejoint personne. Je suis venue vivre en Bretagne de mon plein gré.

Après avoir passé plus de 10 années à Nancy, je ne me voyais plus rester dans cette ville. J'en avais marre. J'avais l'étrange sensation qu'elle n'hébergeait que mes souvenirs, je n'y voyais aucun avenir.

J'ai préparé mon départ, annoncé les choses, ai profité du mieux que je pouvais des terrasses de la Place Stan, ai mangé mes derniers sandwichs au Made in France et suis partie un peu paniquée mais certaine d'avoir pris une bonne décision. Aller en Bretagne, j'en étais sûre, ça allait me rendre mieux, soulagée, requinquée, un truc qui aurait à voir avec le bonheur.

Bon, évidemment, ça n'a pas été aussi simple.

Un peu par hasard, presqu'en mettant un doigt sur une carte de France je me suis retrouvée là où je vis maintenant.

Les premiers temps ont été affreux. J'ai failli repartir toutes les 10 minutes. J'appelais ma mère désespérée, ça craignait. Je ne comprenais pas pourquoi tout n'était pas fluide. Je n'avais jamais pensé au fait que les choses pouvaient mettre du temps.

Comment avais-je pu attendre un truc aussi longtemps et en être exactement au même point? peut-être même pire...

Et puis d'un coup c'est devenu évident et ça m'a fait un peu peur... Je préférais systématiquement les endroits où je n'étais pas. Super (-__-)

Ca mélangé au fait que je suis une impatience sur pattes, et on en arrive à moi, dans ma nouvelle ville 100 fois plus petite que Nancy, a essayé de reproduire ma vie d'avant. Et forcément c'était moins bien.
La force de l'habitude.
J'étais venue en Bretagne pour vivre autre chose, autrement, et la seule chose dont j'ai été capable pendant des mois et des mois, c'est de pester sur la ville toute pourrave où je vivais. Où j'avais choisi de vivre. Je ne pestais contre rien d'autre que moi.

Pourtant rien n'était décevant, tout était exactement à la place où je l'avais imaginé.
Le problème c'était pas ici c'était moi.

Mais les choses, même si je continuais à pester, ont commencé à s'organiser. Petit à petit. Les choses mettent du temps, c'est comme ça. La crispation dont je fais parfois preuve n'a aucune utilité, pire, elle rallonge mes colères.

D'abord, j'ai arrêté d'envisager le shopping comme un mal nécessaire, je l'ai vu autrement. Et j'ai eu envie d'épurer (et la suite c'est Dead Fleurette et donc vous la connaissez).
Et puis, si je voulais que ça soit bien, il a bien fallu que je change, que je change mon rapport aux choses, aux gens et à la nature.

Ok toi babos (ou hippie) de mon coeur, viens dans mes bras, il y a de la place pour toi sur ce blog, faisons des headbands en branchages et fleurs des prés, je suis ta meilleure amie pour ça.

Ce qui a changé en Bretagne, et c'était pour ça que j'y étais venue, c'est que je suis devenue une fille du dehors.
J'entretiens un rapport très fort avec l'océan, un truc quasi spirituel (enfin surtout moi, vu que je suis pas la seule sur le coup, il fait son intéressant. Il voit pas que je le drague je crois).

Certains de mes amis citadins voient ma vie comme quelque chose d'un peu "en dehors du monde" et je les comprends. Mais moi, je pense le contraire de manière absolue. Je ne suis en dehors de rien, c'est même le contraire.

L'océan, ça a tellement à voir avec la vie, c'est fou. Regarder au loin, l'eau froide, les courants chelous (c'est fou, ils vont dans n'importe quel sens), le soleil, les arbres penchés à cause des vents forts...
Je ne me vois plus ailleurs qu'ici ces dernières semaines. Il m'arrive même de plus en plus régulièrement de me sentir parfaitement à ma place.

Alors c'est sûr dans ces conditions, il m'a été beaucoup plus facile d'arrêter d'acheter des vêtements.
Vu que le shopping chez moi, c'est tout pourri.
Mais il y a le reste...

Je vous embrasse

PS: Oh le post de hippie qui roule de la galoche à n'importe qui, laisse tomber...


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À CHAQUE RETOUR SA MACÉDOINE

23.5.12

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(Le rapport avec ce post? Aucun)







Oh mais parlons déjà de vêtements (Ca fait longtemps hein...?)


✔ Je veux un bonnet Carhartt. Fin mai. En Bretagne. J'te jure... N'importe quoi... En plus impossible d'en trouver un sur le net. C'est où qu'on peut acheter un bonnet Watch de chez Carhartt (celui avec le revers que tu vois l'étiquette) sur le net? Un gris ou un vert. En fait les deux... En vous remerciant.
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(Photo tirée du blog de  Carrie)

✔ Ah pis aussi j'aimerais trop bien enfin trouver une veste Levis en jeans et sherpa (cette magnifique fourrure en acrylique blanc...) ça fait deux ans que je cherche (mais vu que je suis nulle en recherche sur internet, je suis à peine sur une piste. Et puis des fois ça coûte un bras).

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Photo de  Garance Doré, même si en photo c'est pas la Levis' mais que comme je connais pas la marque de celle sur la photo, imaginez la difficulté supplémentaire pour la nunuche de l'internet sinon! Comment je parle bien français dans cette phrase   (-_-) 

✔ Dernier truc que je veux (c'est fou, j'avais perdu l'habitude de vouloir des sapes...) et pas des moindres. C'est tellement fou que j'ai l'impression de me renier (pas moins). Bonjour je m'appelle Marie et je veux une paire de Air max 1. "Bonjour Marie". Je ne sais pas précisément ce qui s'est passé dans ma tête, mais je ne peux le nier plus longtemps, je veux une vieille paire de Air Max (présentement, en vous disant ça, je tape sur mon plancher en grognant comme une petite fille en colère, tellement j'en veux

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 ✔ J'ai écouté l'album de The Internet, Purple Nacked Ladies. Il y a Syd Tha Kid qui chante (la dj de Odd Future) et Matt Martian. Bon sans surprise, j'adore. Certains morceaux sont étrangement non écoutables. Comme si j'étais pas encore prête à écouter ce genre de prod. Il me manque une étape avant. Je suis pas vraiment claire, mais ça m'a fait cette sensation plusieurs fois. Ca a été aussi l'ocacsion de découvrir certains trucs qu'a fait Syd seule. Et tout pareil. Mon goût pour le R&B, j'y peux rien.


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✔ Vendredi je suis allée voir Moonrise Kingdom de Wes Anderson. Sans grande surprise j'ai beaucoup aimé. Il y a un truc d'absolument chouette dans son cinéma. Tous ses détails, l'essence des souvenirs parfaitement mis en en scène. Le terme est souvent galvaudé mais Wes Anderson a un vrai univers.

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Le seul truc qui a gâché cette belle histoire entre Moonrise Kingdom et moi, c'est Audiard. Le lendemain. Je sais c'est absolument pas pertinent de comparer ces deux films, ça n'a aucun rapport, c'est pas le même cinéma. Mais force est de constater que le cerveau s'en fiche de ça. Il hiérarchise. Et clairement, il y a deux poids deux mesures en ce qui me concerne.

J'aime (comme tout le monde vous me direz) beaucoup Jacques Audiard (depuis le début, depuis Regarde les hommes tomber).
J'étais pas particulièrement chaud patate pour aller voir De rouille et d'os (rapport à Marion Cotillard. Elle m'énerve. Mais je suis française et donc originellement programmée pour voir les dérives de la grande réussite et en être énervée, mais y a pas à dire, Marion elle joue avec classe. Mais je suis française, c'est difficile pour moi de le reconnaître)

J'ai beaucoup aimé De rouille et d'os même si, à la fin, je repensais à Sur mes lèvres et je trouvais que l'histoire que je venais de voir était une sorte de "redite", et puis je me suis couchée.
Je me suis couchée avec De rouille et d'os. Je me suis réveillée avec lui. J'ai réalisé que je pouvais refaire ce film, quasi plan par plan dans ma tête alors que je ne l'avais vu qu'une seule fois. Ca m'avait jamais fait ça.

De rouille et d'os a un défaut (et pas des moindres) c'est qu'il cherche, quasi plan après plan, à montrer à quel point il est "un chef d'oeuvre". Il m'a fait l'effet d'un film orgueilleux, parfois ça fait sortir de l'histoire, des gens, des relations, c'est presque trop beau pour fonctionner. C'est ce que je me disais en le voyant. Mais dans le fond, je ne suis pas sûre que ça compte tant que ça. En tous cas ça n'a rien enlevé à la sensation de force que j'ai ressenti en voyant Ali se battre, en voyant Stéphanie sortir de voiture pour qu'il se redresse, à voir Stéphanie refaire ses gestes, à reprendre vie. À voir l'amour aussi.
Ma tête, elle, a profondément adoré De Rouille et d'os. Et d'un coup Moonrise kingdom est devenu, bien que rempli de qualités, un film anecdotique dans ma semaine.

Ayé.

Je vous embrasse et à demain

PS: Je réponds à vos commentaires le plus tôt possible.

Love on your tongue (coquine)

ENFOIRÉS DE LUTINS

18.5.12

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T'as commencé par perdre une chaussette. Puis une autre. Et tu t'es pas arrêté en si bon chemin.

Un jour t'avais plus de chaussettes dépareillées que de couples heureux.
Les années ont passé, pourtant jamais la chaussette disparue ne refaisait son apparition. Jamais. Une sorte de triangle de Bermudes entre ta cuisine et le canap'.

T'as regardé partout, sous le lit, dans une poche (ne me juge pas, des fois le cerveau fait des trucs très étranges), dans l'armoire, dans ton coffre. Rien. Pas de chaussette.

 Les chaussettes c'était pas grave, mais là, clairement ces enfoirés de lutins qui rentrent chez nous, volent nos affaires persos (alors que merde les affaires c'est personnel) et se foutent de notre gueule quand on a le dos tourné j'en ai marre.

Ils sont allés trop loin. J'ai perdu, depuis presque 6 mois, mes lunettes préférées. Je les avais eues en cadeau en 2003.

Ca fait 6 mois que j'arrive pas à remettre la main dessus. C'est mes Aviator adorées. Enfoirés de lutins. J'ai d'autres lunettes, je patiente avec la Wayfarer, la Clubmaster ou des merdouilles de chez H&M (j'adore les lunettes de soleil, et pour le coup, j'achète souvent des marques chères, c'est mon snobisme, mais ça je vous l'ai déjà dit).

Je pensais que c'était pas hyper grave de les avoir perdues et que les autres suffiraient.
Sauf que non, c'est mes lunettes préférées, elles me vont hyper bien (ouais je me la ouèj sur mon blog) et ça fait des années que je sais que si un jour toutes mes affaires brûlent, elles seront le seules que je rachèterais (les montures dorées et les verres verts, la perfection ).

 Pourquoi je vous dis ça? D'abord pour prévenir le lutin responsable qu'il garde bien la pêche et que devoir racheter des lunettes qu'on avait déjà, ça fout un peu les boules.

 Bonne journée.

Love.

PS: Ouais petit post... 

YVES ROCHER ET TIMIDITÉ

16.5.12

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(Ne cédons pas, ne laissons pas cette merveille à Mr Noah)

 J'aime bien aller chez Yves Rocher. Voilà il fallait que ça soit dit.

 En rangeant mes rouges à lèvres ce week-end, je constatais avec un peu de surprise (n'oublions jamais à quel point je peux vite basculer dans un étrange snobisme) que mes 3 rouges à lèvres Yves Rocher sont probablement dans mon top 10. Les 3. Je n'en jette aucun (même si leur tenue n'est pas une merveille).

 Le dernier en date, appelé "Orangé capucine" (un brique transparent superbe) est, je crois, celui qui me va le mieux (c'est à dire qui me met le plus en valeur) de tous mes rouges à lèvres (couleur de peau, yeux, cheveux tout ça).
Samedi, je l'achète, je le pose, jette un oeil dans mon rétroviseur (ouais je suis une conasse qui énerve tout le monde en se maquillant au volant. Je fais tout au volant, ça craint je sais. Je conduis beaucoup alors... bon bref on s'en fout) et constate qu'il me donne super bonne mine.

Alors il existe des tas d'autres rouges à lèvres que j'aime (Le Heat Wave de Nars, le 401 et le 400 de chez Armani par exemple), mais ceux-là (les YR), quoi qu'il arrive, où que je sois, je les assume. Ils ne sont jamais trop quelques chose.

Ca m'a fait penser à un truc. Je suis hyper néophyte en ce qui concerne le marketing de la beauté, mais tout de même deux ou trois trucs m'ont frappé avec les produits de la marque Yves Rocher.

D'abord, l'empreinte que cette marque a laissé dans les inconscients de beaucoup de filles. Ma mamie par exemple avait un lait corps au chèvrefeuille de cette marque et moult gels douche (le prix en même temps... En plus j'ai l'impression que toutes les 5 minutes ils font une promo de la mort). Je me souviens avec précision de ça. Elle ne se maquillait pas mais avait tout de même quelques fards, des choses portées aux grandes occasions.

C'est quand même pas rien de marquer les esprits à ce point. Le truc c'est que c'est tellement connoté "madeleine", que les filles dans mon genre ont tendance, à ne plus aimer la marque, à ne plus acheter  justement parce que c'est mamie et que ça manque de modernite (et que c'est trop populaire. Le marketing qui cherche à nous faire sentir "différente", "mieux que les produits de masse" réussit à nous faire abandonner Yves Rocher. Trop popu. Enfin je parle pour moi, vous je sais pas...)

Mais il faut rentrer dans une boutique pour comprendre que la marque ne connaît pas la crise. Il y a toujours une cliente dans une boutique Yves Rocher. Même un jeudi matin pluvieux à Saint-Dizier. C'est fou.

L'autre jour j'ai lu une interview de Timai qui parlait des positionnements des marques de beauté.

Elle prenait 2 exemples, celui de Nars et de Bobbi Brown. Elle expliquait que une de ces marques (Nars) avait été créée par un homme et que cela avait clairement une influence sur les partis pris des produits. Nars va vers des choses plus "radicales", des couleurs plus fortes, moins discrètes, moins "avoir l'air maquillé pour avoir l'air naturel" que Bobbi Brown (une femme).

Un peu comme si Bobbi faisait des choses pour se maquiller elle-même (ce qui marche aussi avec l'univers de Laura Mercier d'ailleurs) alors que Nars maquille une femme idéale, un fantasme.

  (Bon c'est en gros et c'est surtout ce que j'ai compris, je peux me tromper)

 Tout ça pour en revenir au positionnement d'Yves Rocher. Je pense que la marque a un positionnement de "discrétion", de choses flatteuses pour toutes les filles / femmes, y compris celles qui ne se maquillent pas beaucoup (ma mamie) et qui veulent des choses simples. Si mes 3 rouges à lèvres me plaisent tant, c'est parce qu'ils sont calibrés pour plaire et aller au plus grand nombre.  La snob en moi est vexée, l'autre ne voit pas pourquoi elle bouderait son plaisir.

En plus, aller dans ces boutiques, ça n'intimide aucune femme. Et c'est là où le positionnement est hyper fort. C'est simple, chaque femme se sent assez "légitime" à acheter un fard là-bas (ce qui est moins le cas avec des marques plus "pro", où les femmes se sentent parfois pas suffisamment"douées", ou à leur place). Ca marche, j'imagine que c'est la marque beauté qui vend le plus en France...

Vous voyez ce que je veux dire?

Marie aka celle qui invente le fil à couper le beurre :-)

 Je vous love dans le cou.

Bonne journée.

PS: Je réponds à vos commentaires aujourd'hui.

PS bis: Ceci n'est évidemment pas un post sponso.

HALLES GANG

15.5.12

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Hier en cherchant un documentaire qui s'appelle Des jeunes gens mödernes (que je cherche depuis des mois et que je n'ai pas trouvé. Si vous êtes sur une piste, dites moi les copains), je tombe sur un documentaire sur Jacno (Stinky Toys, Elli, le chanteur toussa toussa).

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Alain Pacadis

Le doc se passe et puis un mec commence à parler d'Alain Pacadis. Je sais pas qui est ce mec, mais apparemment, sa passion pour les Stinky Toys a joué un rôle majeur dans la carrière du groupe et dans celle de Jacno. Je regarde dans Google, Alain Pacadis était une sorte de chroniqueur, fêtard, clodo, journaliste (à Libé notamment), brillant, triste et mort jeune (probablement l'un des pionniers du gonzo en France). Je tombe sur une vidéo de lui à Apostrophes, à l'occasion de la sortie de son premier livre, Un jeune homme chic (livre présentement épuisé, malgré une réédition en 2002). Moitié crawouède, moitié punk face à un Pivot tendre mais plutôt interloqué par ce que ce jeune homme lui dit (Bukowski n'était pas encore venu à l'émission).

(Si ça vous intéresse la vidéo est  ici)

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Pacadis, Babette et Eva Ionesco (la nouvellement réalisatrice du film My little princess


Et c'est comme toujours avec Google, un lien t'emmène quelque part, puis un autre, tu t'égares, ça fait deux heures que t'y es. Tu commences à lire des trucs sur le Palace, la bande des Halles, Marie-France et Maripol (dont on déjà parlé ici).


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Marie-France

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Maripol

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Pierre Et Gilles 

Je tombe sur le site de  Bernard Bacos, Paris 70. J'y lis plein de trucs, je découvre des tas de choses. De liens en liens, je tombe sur ces photomatons. Ils sont de Gilles. De Pierre et Gilles (les célèbres photographes) mais d'abord de Gilles qui avait commencé à les collectionner quand il était encore lycéen au Havre.

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Gilles réunira même ces photomatons pour son diplôme des Beaux-Arts.
Dans une fête chez Kenzo, Gilles rencontrera Pierre et vous connaissez la suite.


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Kenzo

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Victoire de Castellane
Fabricante de bijoux (d'abord chez Chanel maintenant chez Dior).  La bague "Oui" que toutes les filles veulent, c'est elle

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Titus et Edwige
(Edwige est une fille très célèbre dans le Paris du Palace, elle chantait dans un groupe qui s'appelait Mathématiques modernes. Elle a un blog que vous pouvez lire  ici)

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Eva et Christian Louboutin (j'ai pas besoin de préciser qui c'est?)
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Louboutin encore


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 Philippe Morillon et Caroline Loeb (aka mademoiselle "c'est la ouate qu'elle préfère")

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Jean-François Bizot (aka monsieur Actuel, Nova toussa toussa)
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Farida (future muse de Goude et de Gaultier)(NDLA: M.I.A lui a pompé une attitude ou c'est moi?)


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Bambou

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 Daho 

 Voilà, y en a plein d'autres, mais ça risque de devenir trop indigeste.

Un bouquin de Pierre & Gilles réunissant toutes ces photos est sorti il y a peu chez Bazar Edition, Autobiographie en photomatons.

 Je vous embrasse fort à demain.

PS: j'ai un peu de retard dans mes réponses à vos commentaires, j'essaie de faire ça au plus vite.

C'EST QUOI TOI TON POIDS DE FORME?

13.5.12


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Post backlip 360° autrement appelé "comment ça j'ai aucune personnalité vu que je change d'avis comme de chemise?"

Il y a déjà quelques semaines, je vous parlais de mon envie de "mieux manger", d'enfin remettre mes pantalons devenus susceptibles depuis que j'avais arrêté de fumer. Bref, même si les mots n'étaient pas ceux là et que je me cachais derrière les "mieux-être", "hypocondrie", toussa toussa (des choses vraies mais moins centrales que les boules sa race de voir que j'étais boudinée dans plein de mes sapes), il se trouve que je voulais "faire plier", encore une fois, mon corps à ma volonté.

J'ai erré comme ça, entre le comptage des légumes, l'hypothèse que j'étais en carence de vitamines et l'attente de remettre mes jeans de fumeuse (encore une fois, cette volonté spécifique qui ne veut pas que les choses changent... Et elle le fait savoir, la volonté, à coup de "violence", de durcissement, d'absence d'empathie, d'encouragement, ou simplement de tendresse pour soi).

Sauf que ça ne bougeait pas. Ma volonté remontée ne faisait pas bouger l'aiguille sur la balance. Mon problème est ailleurs, indiscutablement.

A aucun moment, je n'ai émis l'hypothèse que si les choses étaient comme ça, ce n'était pas signe de laisser-aller de ma part mais peut-être simplement parce qu'elles devaient être comme ça à ce moment là.

Passer mes journées à me lamenter sur les "trop grosse", "ahhh", "oh j'en ai marre" était non seulement stérile mais aussi parfaitement inutile (je ne maigrissais pas, me demandant comment mon corps n'arrivait pas à comprendre que maintenant j'en avais marre de courir et de faire "gaffe" (toutes proportions gardées ceci dit, renoncer à la confiture de lait? Pourquoi faire, ça va pas ou quoi? Comment ça il faut souffrir? Se priver? Faire attention?? T'es sérieux là?)). Mon corps ne réagissait pas à ma volonté. L'ingrat.

Alors, un peu au bout du roul', le narcissisme lessivé, j'ai commencé à émettre l'hypothèse du régime.
Jamais ça ne m'était arrivé... Un régime. Manger moins, mieux, encore plus de contrôle.
Ca me déprimait, mais il me semblait que ça valait mieux que de chaque jour me plaindre et constater que je n'avais pas récupéré mon poids de forme.

On y est.

Le poids de forme? Mais qu'elle est donc cette histoire de poids de forme. N'étant ni médecin, ni nutritionniste, mon poids de forme ne se basait strictement pas sur des "critères dits scientifiques", sur de critères objectivement mesurables. Non mon poids de forme, c'était mon poids d'orgueil, un chiffre, qui ne définit en rien ma forme ni ma santé mais qui serait garant de la bonne continuité de mon apparence telle que je la décide. Enfin que je la décide, moi et la société, je ne suis pas toute seule dans cette histoire.
Mon poids de fumeuse ne peut pas techniquement être qualifié de "forme" (sinon gros lol quand même).

Donc je disais, l'hypothèse du régime. Et puis, comme tombé du ciel, je lis l'article de  Stéphanie ZwickySuperbe article où elle décrit son histoire, l'amour qu'elle porte à son corps et des tas de choses sublimes qui d'un coup, m'ont fait renvoyer hyper loin, l'idée même du régime (ou du rééquilibrage).

Alors j'ai commencé à lire d'autres choses, les conséquences des régimes, les égos lessivés, les corps fatigués et très clairement, malgré l'orgueil et la volonté remontés à bloc, je me suis dit que non, ça n'en valait guère la peine.

Et puis en un dimanche, j'ai lu les articles de Caro de pensées de ronde où elle raconte son expérience avec ce médecin, le docteur Zermati. Evidemment, je ne me base que sur l'expérience de Caroline, mais certaines choses ont commencé à s'organiser dans ma tête.

J'ai réalisé que la faim était un bon allié, j'ai réalisé que si je mangeais trop c'est peut-être que y avait des trucs de l'ordre du vide qui me donnaient la sensation d'avoir encore envie de me remplir. Et dans ce cas, la confiture ne me serait d'aucun secours.
J'ai réalisé que ce dont j'avais besoin c'était pas de faire plier mon corps à ma volonté, c'était autre chose.

Un truc tendre je crois.

Bref, mon poids de forme je sais pas c'est combien.
Et puis bon, si les choses sont comme ça en ce moment, c'est sûrement qu'il y a une raison, non?

PS: Ce que je fais, c'est que je mange quand j'ai faim... Ca marche pas mal... Et puis comme ça, je me dis que les choses devraient se mettre en place au mieux (pour moi) d'elles-mêmes.

Je vous embrasse.





CYNISME, ROMANTISME, QUESTION DE FOI

9.5.12

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Il y a un moment dans ta vie qui t'envoie, comme ça, dans un drôle d'endroit. Un endroit dont tu connaissais certes l'existence, tu l'avais vu de loin, mais aussi un endroit aussi dont tu étais sûre qu'il n'était pas fait pour toi. Toi, tu n'irais, pensais-tu, jamais là-bas.
Cet endroit là, ne te concernait pas.

Toi, tu allais vivre tes rêves, tu aimerai absolument, tu serai aimée pareil, tu te marrerai chaque jour, tu serai une bonne amie, une bonne fille, une bonne amoureuse. Pas question de se laisser dévorer par la peur, le ressentiment, la colère. Les déceptions, les coups durs, les errances, les trahisons, les doutes, c'était pour les autres. Toi, tu ne regardais que le ciel, le projet de ta vie était très clair, chaque jour tu serai meilleure que la veille. Parce que la vie ça ne pouvait être que ça.

Retournons à ce moment, ce moment où toi, tu te retrouves dans l'endroit où il y a déjà beaucoup, beaucoup de monde. Tu as grandi et tu découvres, avec une pointe d'agacement face à ton manque évident de hargne devant cette morosité, que tu as cédé. Que tu n'es ni pire ni meilleure que les autres.

Tu trouves toujours la moindre excuse pour ne pas faire ce qui est vraiment important pour toi, tu te laisses gagner par la peur pire, gouverner par elle. Certains de tes amis sont devenus chelou, l'amitié vingtenaire a laissé la place à une sorte de mélange entre éloignement et néant. Le mec qui était ton tout est devenu un rien...
Et toi t'es là, délestée de toutes tes certitudes, à poil à te dire que merde, ils t'ont eu toi aussi.

Tu te mets alors à penser que l'amour c'est pas pour toi, que la trahison  est partout, que jamais tu seras bien, qu'il est temps de renoncer à tout ce qui est grand, parce que toi et ta vie, vous l'êtes pas du tout. Tu n'as de toutes façons, jamais eu les moyens de tes ambitions. Et puis t'es pas toute blanche non plus, toi aussi il t'est arrivé de déconner, de mal te comporter. De toutes façons, du haut de ton inexpérience la plus totale, tu te pétris de certitudes absurdes qui te semblent pourtant évidentes. Vraies. Inévitables.

C'est à ce moment que tu sors ton arme sociale magique, celle que tu fais systématiquement passer pour de l'esprit, j'ai nommé, le cynisme.
Tu es rassurée, les gens comme toi, de ton âge, aux vies quasi similaires, ils font exactement comme toi, ils rendent tout cynique, ils mettent tout à distance pour ne surtout, plus jamais, avoir le coeur pété.

Ca marchouille comme ça un certain temps pour toi avec tes congénères. Mais le problème avec le cynisme, c'est qu'il met tout à distance, même ce qui est important. Tu as l'impression de passer à côté de tout, tu souffres moins, c'est indéniable, mais tu ne vis qu'à moitié. Tu te demandes si c'est vraiment l'idée du siècle de se cacher comme ça toi et ton coeur?

Alors petit à petit tu te radoucis, tu te demandes si c'est bien de faire comme ça, tu te dis même que peut-être, c'est triste de plus croire qu'il va t'arriver un truc beau et un truc grand sous prétexte que tu t'es plantée quelques fois. Ok, plein de fois mais qu'est-ce que ça change au juste? Peut-être qu'un homme c'est quelqu'un qui se trompe ou un truc comme ça.
 L'idée de se relever encore et encore (oui parce que tu vas encore te casser la margoulette, c'est sûr) t'est presque insupportable.
Finalement tu te la poses la question la plus importante: Est-ce que se casser la margoulette, c'est si grave que ça?

Le cynisme ça craint. Ca craint vraiment. J'ai passé une bonne partie de ma vie à faire exactement comme si rien ne me touchait jamais. J'ai passé une bonne partie de ma vie à faire comme si ce que je ressentais vraiment fallait pas le dire, comme si c'était un peu sale. Comme si c'était une preuve de faiblesse. Sauf qu'un jour, comme ça, sans raison, j'ai commencé à chouiner. Les larmes coulaient toutes seules et pour un rien. Ca m'a fait bizarre mais je crois que je pouvais plus être encore autant en contrôle.

C'est drôle de voir comme la distance, la froideur sont devenues des sortes de "vertus sociales", des armures face à l'autre.
C'est drôle de voir comme la sensiblerie, le coeur qui se serre devant E.T, les larmes qui montent quand tu chantent "Mon petit vieux" de Camille, le plaisir infini quasi palpitant de voir le ciel, l'océan, toi petit devant tout ces trucs trop grands sont devenus des choses qui te reconnectent contre ton gré à ce que tu ne voulais plus.

C'est pas qu'une histoire de "Dieu", mais c'est aussi un peu ça, quelque chose d'au-dessus en tous cas. Quelque chose qu'on doit croire pour dépasser ces choses là. Parce que le problème il est là, dans le fait de "croire". Croire à la crasse ou croire à la lumière.
Il est possible de revivifier un coeur pété. Il est possible de croire que ce qui va nous arriver ça va être bien, tout ne sera pas bien bien sûr, mais tout ne sera pas mal non plus.

Faire confiance quoi...

Je vous embrasse et vous dis à demain.

Et aussi, merci de me lire chaque jour.


(Ce post a été écrit en écoutant en boucle, La Ritournelle de Sebastien Tellier)

LA FRINGUE QUI RASSURE

8.5.12

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« Ca? Non ça va pas, ça me fait de grosses épaules, ça épaissit ma taille et puis avec mes cheveux, ça fait vilain. 
Celui-ci plutôt? Non celui-ci non plus... Oh non, mais clairement... Est-ce que ce truc, une fois, a été bien sur moi parce qu'à chaque fois c'est pas possible?
 Ben qu'est ce que je mets alors?»

Ce moment que je décris, vous l'avez déjà vécu?
Mais si, ces moments où d'un coup, sans qu'on s'y attende vraiment (vu que la veille tout allait bien), plus rien ne nous va.
Je n'arrive toujours pas à m'expliquer le pourquoi de ces jours là...

Bref, aujourd'hui, je voulais rendre hommage à:

- mes bottes Zara défoncées, rapées et conséquemment sublimes.

- Mon t-shirt troué, trop grand American Apparel

- Mon hoodie gris chiné AA aussi

- Mon slim à trous H&M qui commence à être trop grand à force d'avoir fait n'importe quoi avec

- Ma parka marine Camaïeu (si je te jure) avec sa capuche fourrée

- Mes débardeurs, causes de mon absence de décence et de déballage systématique de ma poitrine tellement opulente...

- Mon perfecto Zara usé / ma veste en jeans H&M un peu sale/ ma veste kaki de l'armée (mais ça n'est évidemment qu'une imposture)

Bref, je voulais dire que je sais toujours pas bien pourquoi, certains jours sont des jours sans. Je tente tout, mais n'arrive pas à me saper. C'est des jours où je me sens moche et mal dans tout. Des jours où pourtant je continue d'insister, tentant des variations de looks des plus éloignées de mon casual mood systématique (quasi identitaire je crois).
Mais il y a ces vêtements là, usés jusqu'à la corde (et ce n'est pas une image) qui, une fois enfilés, me font me rendre à l'évidence.

Ok, c'est vrai, des fois je suis relou à faire gaffe à ce que j'achète. Ok c'est vrai, je suis plus vraiment disco du look, mais une fois mis, je re-comprends pourquoi je fais tout ça. Pour être bien dedans. Et aussi pour me sentir un peu plus "moi".

Je vous embrasse.






MACÉDOINE S'IL VOUS PLAIT

7.5.12

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(Cette photo de Scott Schuman nous nargue... Si si, elle nous nargue...)


Une macédoine gentillette aujourd'hui. Repartons sur de la légèreté, ça ne fera de mal à personne.

✔ Bon, ne me juge pas, ça ne servirait à rien, mais putain, le dernier Bieber est vachement bien -__- (et puis il serait vain de me traiter, j'ai déjà suffisamment honte comme ça... Enfin honte vite fait!)


(Bon certes, c'est moitié Timberlake, moitié Ying Yang twins (mais propret) et moitié variétoche (ce qui nous fait 3 moitiés))

✔ Il y a quelques temps, je suis tombée sur  le Tumblr de Anna Marie, une maquilleuse américaine trop, mais alors trop fraîche.

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Le blog est simple, une photo d'elle, le descriptif de son maquillage et basta. Je l'aime beaucoup beaucoup. Et je voulais donc vous le montrer (j'en ai parlé il y a déjà plusieurs mois sur Twitter)

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✔ J'ai commencé une nouvelle série. Ca s'appelle Girls, ça passe sur HBO et c'est une création Judd Apatow (40 ans toujours puceau ou plus près de nous Funny people).



 Je n'ai vu que les 3 premiers épisodes et j'ai vachement aimé. Je ne suis pas sûre que cette série plaise à tout le monde, on entend déjà beaucoup que les personnages féminins y sont trop égocentrés (ce qui est vrai, mais la démonstration de leur ego ne donne pas l'impression que c'est quelque chose de bon pour "soi" ou pour changer, ou pour grandir, ou un peu tout ça à la fois). 
 C'est vrai quoi montrer quelque chose, décrire un monde, ce n'est pas forcément prendre partie pour lui, c'est juste le montrer. Et en des tas de points, Girls est plutôt réaliste. Je n'ai pas l'âge d'Hannah (le personnage central de la série) pourtant certaines de ses réparties sont ou pourraient être les miennes. Girls renvoie à quelque chose de vrai. Certains disent que c'est le nouveau Sex and the City, perso je trouve moyen, ou en tous cas étrangement. Bon c'est un peu tôt pour en parler plus mais on en reparlera probablement.

 ✔ J'ai découvert une chaîne Youtube vraiment cool. Ca s'appelle  Les essentiels de Julien. C'est un mec, Julien donc, qui connaît hyper bien les huiles, les huiles essentielles et qui promouvoit la slow cosmétique (c'est à dire la cosméto avec peu de produits). Les vidéos sont rigolottes, courtes, il est pédagogue et surtout, surtout, il défend une image de la beauté qui me plaît et me parle beaucoup (il parle souvent de massages de peau aussi et ça, tmtc, tu sais que j'aime). Je vous mets une des vidéos qui m'a le plus parlée, où il explique comment faire pour bien hydrater sa peau.




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✔ Ca c'est absolument sans rapport, mais comme j'aime passionnément Stallone (peut-être que certains l'ignoraient, pareil, ça serait vain de chercher à me faire changer d'avis) et comme je perds jamais une occasion de le placer, je vous mets cette photo (Bruce Willis bonjour toi, tu vas bien, roule moi donc une galoche au lieu de crâner). 

Obit Fawcett

Concluons avec un sourire, celui de Farrah.

  Allez salut les copains, je vous souhaite une bonne journée et vous dis à demain.




OUI JE SAIS...

3.5.12

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Salut les copains, j'espère que vous allez bien.

Un petit post en speed pour vous faire un bisou, vous mettre une jolie musique (la chanson Blue Jeans de Lana Del Rey par Matoo, encore un autre mec de la trempe des "Bonjour Toi").

Et aussi une vidéo du Forum des images où Pacôme Thiellement parle brillamment de la série Lost (faut un peu s'accrocher au début, mais je vous jure que ça en vaut la peine... Bon faut bien connaître Lost sinon c'est pas possible, mais au pire, vous vous y mettez, vu que c'est mortel, vous serez contents).

Ceci est une macédoine un peu paresseuse, certes, mais mon âme s'est un peu atrophiée ces derniers jours avec cette campagne présidentielle qui n'en finit pas, alors pib, les mots me manquent un peu. Mais je sais que ça dure jamais longtemps...

Je vous embrasse fort

PS: Rock'n'roll de parler des "boules" ici, j'aurais pas cru...

<3



 

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