YOUNG ADULT

31.3.12

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Hier je suis allée voir Young Adult de Jason Reitman (l'affiche du film est celle où l'on voit Charlize Theron en jogging, UGG, et t-shirt Hello Kitty. Tout le monde re-situe?).

J'y suis allée un peu comme ça, j'avais pas une immense envie d'y aller, mais pourquoi pas... Le souvenir de Juno dans la tête et celui de Jennifer's body dans une autre. Bref mitigée.

Le film commence et déjà, je prends un peu peur, je ne ressemble techniquement pas du tout à cette bonasse de Charlize, là n'est clairement pas la question, mais tout de même, dans les attitudes et dans certaines de ces réactions, y a un peu de ça. Je prie depuis pour être un peu moins conasse.

Je suis effarée par ce personnage, ce qu'elle est, ce qu'elle était et ce qu'elle est devenue. Bref, c'est pas tout à fait de ça dont je voulais vous parler.

Il y a un personnage dans ce film, Matt joué par Patton Oswalt.

Brièvement, l'histoire de ce film c'est Mavis (ancienne star de son lycée) qui revient dans sa ville natale (petite ville des Etats-Unis) pour reconquérir son premier amour fraîchement papa et amoureux de sa femme. Elle écrit des bouquins pour ados, est certaine que l'ex est malheureux en ménage et que leur amour triomphera.
Sauf que ça fait 20 ans, que ses certitudes d'ex-reine du lycée se confrontent peu à peu à la réalité. La vraie.

Dans un bar, elle va retomber sur un ancien élève, Matt, qui lui n'a pas quitté sa ville, handicapé depuis qu'il s'est fait tabasser dans son lycée à l'adolescence (je vous raconte pas tout, notamment les raisons). Ils étaient voisins de casier, elle se souvient à peine de lui.

YOUNG ADULT


En clair, Matt et Mavis n'ont pas vécu du tout la même adolescence...

Bon,  je vais arrêter avec l'histoire.
Je voulais vous parler d'un drôle d'instant dans ce cinéma.

Dans une scène, Mavis arrive chez Matt, elle pleure, elle est toute sale. Elle commence à se déshabiller, Matt ose à peine la regarder, il détourne les yeux, la star de son lycée moitié nue chez lui, ça lui fait quelque chose. Planté là, il lui propose d'aller lui chercher un t-shirt pour qu'elle puisse se mettre au sec.Mavis pleure toujours, lui prêt à partir elle lui dit que non, c'est son t-shirt qu'elle veut. Matt lui demande si c'est bien celui qu'il porte là, sur lui, et Mavis acquiesce.
Matt a le corps meurtri (le tabassage) et à l'idée de se mettre nu devant cette grande bombe, ça le met mal. Il hésite, mais il enlève tout de même le t-shirt et lui donne. Et là, torse nu, complexé, fragile, sa tête se baisse  et tout doucement, il met les mains sur son torse pour cacher au mieux ce qu'il trouve de moche. Lui.

Les yeux de Matt, sa fragilité, sa gentillesse, je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête mais là, entre le pop corn et le Fanta, j'ai fondu en larmes -__-

Voilà.

Je suis une grosse chochotte.

J'ai trouvé ce passage tellement beau...

Je ne sais pas si ça fait un post, mais je voulais quand même vous dire qu'avant d'aller voir Young Adult je ne savais pas que j'allais pleurer fort mais en cachette dans un petit cinéma.

Ce film est inégal, mais rien que pour Matt, il vaut le coup.

Je vous embrasse, bon samedi.

PS: je vais à la mer. Ceci dit, pas la peine de rager, elle est à 12 degrés... (au sens strict, elle est vraiment à 12)

PSbis: Ce qui ne m'empêche pas de moitié me baigner les jambes, je me bretonnise petit à petit. Ca prend du temps cette histoire.

PS ter: Si tu veux demain je te parle de Cloclo que je suis aussi allée voir -__-

PS 4: Ne me juge pas...

ENCORE UN PEU DE LAINE

29.3.12


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(Je connais ce morceau par coeur (5 phrases, whaou, Marie t'es mon idole) et adore le chanter avec mes potes guitaristes... Et quand il fait beau, j'ai souvent envie d'écouter NOFX)

Je ne savais pas si j'allais remettre des modèles en vente sur le site qu'on a créé avec ma pote Angel, Coconut Wool. j'ai essayé de faire plein de nouvelles choses mais j'aimais jamais totalement l'effet, le rendu. C'était souvent moitié bien coupé.

En revanche, à moi, j'ai tricoté plein de nouveaux pulls.

Et puis y avait autre chose qui me gênait, je n'aimais plus tellement faire des pièces "à la chaîne". le terme est un peu excessif, mais c'est quelque chose comme ça.

J'avais très envie de faire un gilet. Un vrai gilet, pas trop chaud pour la mi-saison, mais un truc qui tiendrait la route. un truc hybride. Un truc fait avec plein de laine, un truc complètement artisanal.

Et j'ai réussi à le faire. Je ne pourrais jamais reproduire le même (précisément), mais une idée m'est venue.
Et si finalement, pour Coconut, je faisais des gilets mais tous différents. Une même forme mais avec des couleurs, des textures, des défauts différents.

Celui que je vous montre là a été pris avec le caméra de mon ordi (d'où votre confusion "mais mon Dieu cette photo est sublime,est-elle de Newton?"... -__-), la nuit. Au top quoi!
Le gilet a 1000 couleurs, de l'aéré, comme de la dentelle, de l'angora, du cachemire, de l'acrylique fluo, ce gilet est un bordel.
Mais je trouve un beau bordel, il devient cohérent à force d'être trop bigarré.  J'aime beaucoup mon nouveau gilet.



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Voilà. Ce post est un peu approximatif, mais je voulais quand même vous le dire et quand même vous le montrer. Je vous montrerai mieux au plus vite (même l'Iphone 1 fait mieux en qualité d'image remarquez).

Love les copains, bonne soirée.

PS: Le rouge à lèvre que je porte est le Heatwave de Nars, mon rouge à lèvres préféré et le sourire, vous avez vu que c'est le même que Julien Doré? ouais il m'a tout pompé...

LARRY LEVAN, LE PARADISE GARAGE, NEW YORK

28.3.12

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Je vous avez déjà dit que j'ai pas été hyper emballée par le dernier film de Maïwenn, Polisse. J'ai dû passer à côté de quelque chose visiblement puisque ça n'a pas l'air d'être le cas de beaucoup de monde.

Mais dans ce film, j'ai découvert une chanson, comme beaucoup de monde j'imagine (ou alors pas du tout et je me fais beaucoup trop d'illusions), dans la séquence de la boîte de nuit. Le morceau c'est Stand on the word de The Joubert Singers remixée par Larry Levan. The Joubert Singers est une chorale mixte australienne. Je vous mets la version A Capella de Stand on the word, bien que ça ne soit pas vraiment les choraleux qui vont nous intéresser sur ce coup là.



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(Larry c'est lui, sur la gauche aka Countryman. Et sur la droite, vous l'avez reconnu, c'est le débardeur pompé par Isabel Marant)

Comme à chaque fois, je rentre chez moi, je vais sur Google et je cherche qui est ce mec.

Larry Levan était un DJ. Larry Levan était le DJ star d'une boîte new-yorkaise qui s'appelait Le Paradise Garage (1978-1987), un club situé vers Hudson Square au 84 King street.

Je parcours les pages, et découvre peu à peu la nuit new-yorkaise de la fin des années 70.

Et c'est ça que je voulais vous raconter... Où ce morceau m'a emmené.

Tout est parti de cet excellent article dans Brain. L'auteur de cet article, Philippe Doux-Laplace nous fait un descriptif hyper précis de la nuit new-yorkaise du début des années 80. Il nous parle de clubs, de l'histoires de ces clubs, de ce qu'ils ont apportés à la musique mondiale, à la nuit, à la jeunesse et à l'art. C'est un  article passionnant.

Je vous mets tout un extrait du dit article pour comprendre la portée de cette époque, de l'hybridation culturelle et musicale qu'elle a apportée.


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Imaginez que vous avez 20 ans, vous êtes dans la première moitié des années 80 à New York. Futura 2000 et Keith Haring, entre autres, commencent à couvrir les murs de la ville et du métro de fresques. Vous vous habillez chez Screaming Mimi's ou chez Fiorucci (dont la boutique était aussi un repère pour toute la faune artistique de la ville, surtout la machine à café). Afrika Bambaataa sample Kraftwerk, The Clash collabore avec Futura 2000 et s'inspire de Grandmaster Flash.

Le Punk n'est pas tout à fait mort, il flirte avec le Hip Hop. L'Angleterre exporte ses New Romantics et la New Wave. La House Music de Chicago commence tout doucement à faire son chemin vers New York qui a alors les meilleurs clubs, les meilleurs Sound Systems et les meilleurs DJs. Une véritable culture jeune a pris possession de la ville. Chacun apportant sa différence et ses références pour enrichir "la bête". Les galeries s'ouvrent partout. Basquiat devient une star du monde de l'art. Andy Warhol est encore là. Tout est possible avec rien. L'hédonisme est de rigueur.

Plus que la spéculation immobilière ou la réglementation, de plus en plus rigide, que la ville de New York qui n'est plus en banqueroute impose aux clubs, ou les overdoses, c'est un mal terrible encore sans nom qui vient lentement mais sûrement mettre fin à la fête. The big disease with a little name comme le chante Prince. Le cancer gay comme le surnomme alors la presse. Petit à petit des artistes prometteurs disparaissent, des amis, des proches, des gens pleins de promesses d'avenir dont la mort prématurée privera le monde de leur créativité. C'est le Sida qui a stoppé net la party. New York la ville qui ne dort pourtant jamais va se réveiller avec la gueule de bois.

De cette époque il reste aujourd'hui un énorme héritage. La culture née à New York entre la fin des année 70 et la fin des années 80 est présente partout. Que ce soient les versions originales ou les copies, l'influence de ces années est partout dans le Hip Hop, la Pop, la Dance, l'art ou la mode et même si Downtown a déménagé à Brooklyn abandonnant Manhattan aux plus riches, aux élites, faisant de la ville un centre commercial à ciel ouvert, Downtown est aussi à Paris et dans toutes les villes où les Kids créatifs font leur propre histoire.

C'est cette époque qui a démocratisé les moyens d'expression, brisé les barrières, les tabous, osé la différence. Cette génération aujourd'hui cinquantenaire qui sortait pour s'amuser et participer à la fête et non pas pour être divertie, passive. Ce n'était pas mieux avant, ce n'est jamais mieux avant, c'est toujours mieux maintenant parce qu'on peut tout changer. Pas de nostalgie mais continuer dans la direction que tous les acteurs de l'époque ont montré en créant avec peu sans oublier de s'amuser en le faisant. Prendre le flambeau et le transmettre aux Kids suivants. Certains sortent dans le but de ne pas rentrer seul, d'autres pour se montrer, il y a ceux qui viennent pour la musique et ceux qui viennent pour boire et la plupart pour tout ça en même temps. Certains ont oublié la forme de libération et d'expression qu'il y a dans le phénomène parce qu'ils n'ont plus 20 ans.

 Tout est résumé dans un tag célèbre du métro new-yorkais de l'époque et dont la paternité n'a pas été déterminée (Futura ?) : It's just kids growing up.

Philippe Doux-Laplace

Ne pensant pas trouver meilleurs mots, j'ai préféré vous mettre cet immense paragraphe.

Y avait Keith Haring, Madonna (chantant Dress you up au Paradise Garage pour l'anniversaire de Keith), Basquiat, et Larry Levan qui faisait danser tout ce monde...







Je ne sais pas vraiment pourquoi tout ça me fascine... La jeunesse d'une autre époque, une époque qui a modifié tant de codes, c'est dingue.

Pour aller au Paradise Garage, il fallait une carte, comme Vince Alleti, il fallait faire la queue, on pouvait pas y boire grand chose, en revanche, danser, ça on pouvait.

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Je vous love dans le cou et ailleurs, je suis pas avare, en plus il fait beau, ça rend loveuse.

A demain.

LES CHEVEUX

26.3.12






Les produits dont je parle dans cette vidéo:

MA MACÉDOINE DE CE DÉBUT DE PRINTEMPS 2012

23.3.12


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✔ J'ai entendu cette semaine sur le blog de Kenza le nouveau son de Drake avec Rihanna. J'aime pas trop Rihanna mais il y a quelques featuring dans lesquels elle est cool.
Le clip de la chanson va être réalisé par Yoann Lemoine aka Woodkid aka celui qui a fait Iron aka celui qu'on croyait qu'il roulait de la pelle à Lana del Rey mais en fait pas du tout...



(Pendant ce temps, Rihanna nous montre son cul. C'est bien, ça change)


✔ En cherchant les photos de Chloë Sevigny avec Terry Richardson, je suis tombée sur cette série avec Liv Tyler, Eva Mendes et Frankie Rayder (mannequin us notamment pour Victoria's secret) et je l'ai adoré...

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C'est saphique cette histoire, alors que Richardson c'est tellement pas son genre, il est tellement prude.

-__-


✔ Dans le dernier Technikart, un article "Le A to Z de la fashion".
Dans le dit article, un encart avec le créateur Pierre Rioufol  que je ne connaissais pas. En photo, un cuir parfait. Un blouson pour la famille de Roméo, les Capulet. Alors évidemment, faut avoir vu le film de Baz Luhrmann pour y voir la référence, mais moi, ça m'a sauté aux yeux. Ce blouson en cuir clair est très beau, il coûte 800 et des schtroumpfs euros, donc même pas en rêve, mais il fait plaisir à voir.

Pierre Rioufol


✔ Sur Dailymotion, je suis tombée sur la chaîne du Forum des images . De ce que j'ai compris, le Forum des images c'est 5 salles de cinéma à côté des Halles (si je me trompe dites le moi, la petite provinciale que je suis ne se vexera pas) où des journalistes, des profs, des acteurs et des réalisateurs viennent faire des conférences.
Ce que je préfère c'est les analyses de film, les interviews d'acteurs j'm'en tamponne, mais entendre certains analystes me fait du bien à mon petit coeur, je ne sais pas si vous ça vous intéresse, mais je me suis dit que pourquoi pas...
la chaîne de vidéos c'est ICI  notamment avec des analyses de La Haine Citizen Kane, Mon Oncle, On connaît la chanson, Minority Report et tout plein d'autres qui font plaisir. Ouais y a même Perceval le Gallois de Rohmer (enthousiasme que vous pouvez parfaitement ne pas partager, je le comprendrais très bien, c'est pas l'essence du glamour cette histoire..)

ILLUSTRATION SI VOUS NE VOYEZ PAS BIEN CE QUE JE VEUX DIRE

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TMTC... (-__-) (Ah mais non, je m'offusque, Arielle Dombasle elle a la même figure que maintenant, qu'est-ce que vous pouvez être mauvaise langue...)


✔ Vous avez entendu la reprise de The girl from Ipanema par Sekhmet ?





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✔ Oui je sais, Madonna faut qu'elle arrête, elle en fait trop, le justaucorps c'est sûrement un poil too much, mais que voulez-vous, c'est Madonna. J'ai grandi avec elle, et dés qu'elle sourit, j'ai 4 ans. Son nouveau morceau est sorti, il s'appelle Girl Gone Wild, il est pas fameux, il singe un peu le clip de Erotica, mais que voulez vous, c'est Madonna...





Love et bon week-end.

TROP TARD POUR LA JUPE AU RAS DE TES FESSES?

22.3.12

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(Cher monsieur, t'es pas obligé de porter une jupe très courte pour être raccord avec ce post)





(La macédoine était trop maigrelette pour prétendre à un post, je me renseigne, je me cultive et je reviens)


La photo de ce post est tirée d'un super site qui s'appelle Advanced Style et que vous devez déjà bien connaître. C'est un site qui montre des personnes plus âgées que celles que l'on voit classiquement dans les sites de streetstyle et, qui sont élégantes, bien lookées et super cool.

Je vais souvent sur ce site, voir la liberté des femmes dans leur manière de s'habiller est vraiment rafraîchissant. C'est agréable de voir de l'humour, de se dire que, visiblement, on peut vachement s'amuser avec ses sapes ou avec son maquillage en vieillissant.

(Sauter du coq à l'âne)

Dans un épisode de la cinquième saison de Sex and the City, quand Carrie voit ses chroniques réunies pour faire un livre, elle demande à Samantha de l'aider à trouver une tenue pour la couverture de son futur livre.
Le bon goût de Samantha n'est pas tout à fait le même que celui de Carrie.
Elle lui propose une sorte de déshabillé rose, un poil Barbara Cartland, très court, très dévoilant et Carrie, immédiatement lui dit qu'elle trouve cela vulgaire, trop court, too much.

Samantha regarde Carrie et naïvement lui dit qu'elle l'a déjà vu porter des choses bien plus courtes et bien plus dévoilantes. Carrie lui répond que oui, mais pas ces derniers temps et que, pour une femme de son âge (36 ou 37 ans, à peu près dans la série), il était temps de se couvrir.

Ce dont, pour ceux qui connaissent la série, Samantha se tape complètement.

Cette scène dans la série m'a toujours frappée. Je l'ai tout de suite trouvée très... Conservatrice, clichée, évidente. Et que Carrie, la nana qu'on voit de loin, dise ce genre de phrases, ça ne collait pas. Ou alors, c'est moi qui ne voyais pas la réalité en face.

Carrie a-t-elle raison? Y-a-t-il des choses que l'on porte jusqu'à un certain âge?

Là c'est pris sous le prisme du sexy mais sincèrement, ne vous a-t-on jamais dit que là, vous étiez habillée comme une adolescente?

En d'autres termes, y-a-t-il un moment où il faut jouer avec un autre paramètre (autre que celui des goûts, des moyens, de sa silhouette) qui est celui de l'âge?

Je n'aime pas trop cette idée. Je ne dis pas que mettre un t-shirt Hello Kitty est une grâce permanente, mais les jupes courtes, les baskets, les choses débraillées, vraiment, il y a un âge pour les porter?

J'aimerais vraiment avoir votre avis sur la question...

Et surtout est-ce que porter ces choses est juste une manière de dire "je ne veux pas vieillir...". Sincèrement je ne le pense pas. Je trouve ça très dur d'émettre ce type de jugement sur les vêtements des autres.

Justement ce qui me frappe sur le site de Advanced style c'est que les femmes (plus que les hommes dans ce cas de figure) vont de plus en plus vers des silhouettes amusantes, fun. Il y a finalement assez peu de choses premier degré, cela voudrait-il dire qu'en dehors de l'humour, point de salut?

Ce post est un peu brouillon mais j'aimerais vraiment savoir si vous vous privez de porter certaines choses sous le prétexte de votre âge ?(je ne parle pas évidemment du changement de vos propres goûts qui eux, évidemment, évoluent)

Alors ça voudrait dire que, à un moment donné, son tarp' faut le cacher? Et les Air Force faut plus les mettre? Sinon c'est ridicule?

Beaucoup plus de questions dans ce post que de réponses...

Je vous embrasse, à demain (oui, cette fois, je poste pour de vrai)




VIDÉO

21.3.12


Bonjour à vous.
Point de macédoine, simplement une vidéo que j'avais vue il y a déjà plusieurs semaines sur le site de Madmoizelle. Elle fait du bien. Et c'est pas comme si c'était du luxe.



N'hésitez pas à cliquer sur sous-titres et à choisir le français.

Je vous embrasse très fort.

CHLOË

20.3.12

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Chloë Sevigny c'est quand même une nana qui réussit brillamment à être et sexy et hyper pointue. Et c'est pas comme s'i c'était fastoche.

A chaque fois que je la vois (pour de faux, je la connais pas autour d'un café Chloë), je suis épatée par ce qu'elle réussit à faire. Être non seulement "bonne" (oui je sais plusieurs lecteurs n'aiment pas que j'utilise abusivement cette expression. Cette grossière expression) mais aussi très à la mode.

Y a aussi de l'humour dans les silhouettes de Chloë.
C'est un peu la perfection, elle plaît aux filles, aux garçons, elle n'a pas eu besoin de choisir.

Et ça m'a interrogée. Comment, elle, elle a réussi à tout concilier. Tout. On peut ne pas aimer les silhouettes successives de cette fille, mais tout de même, elle a l'allure.

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Elle s'est depuis coupée les cheveux, les a teint en brun, s'est fait une frange et c'est, je trouve, un poil, moins joyeux.

L'intérêt de ce post vous vous demandez?

Chloë, des photos, cette meuf, une chanson de Zazie. Simple.

A demain pour une grosse macédoine avec des carottes. Et des haricots. Et des autres trucs.

Love on your neck

les photos sont de Terry Richardson.

PEAU

15.3.12

Salut les copains. Ca va?

Vidéo où je vous raconte, toute décomplexée, la vie de ma peau. Je vous vends suffisamment de rêve, c'est bon?



(Mais c'est qui qui a l'air vif à mort sur cette capture d'écran?)

Ci-dessous, les 3 liens dont je vous parle dans la vidéo.

Le post de Garance

Le post de Stéphanie qui a attisé ma curiosité

La vidéo de Coline


Après visionnage, je me rends compte que la vidéo peut parfois être un peu confuse, j'espère que ça va aller quand même.

Love and kiss on the beach

MARDI 13 MARS LA MUSIQUE

13.3.12


Bien, ça fait longtemps, j'ai manqué à mes devoirs.
Et comme j'ai été isolée c'est un inventaire musical plutôt passéiste. Mais honnête.

(Je m'excuse auprès de mes copains Facebook, je répète un peu ce que je dis sur mon mur...Sauf pour la loose de la semaine, je reste encore un peu mystérieuse sur la question!)



LA CHANSON DE LA SEMAINE

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JAMIROQUAI, LOVE FOOLOSOPHY

C'est un mec en fait plus qu'une chanson.
J'ai aimé Jamiroquai. J'ai oublié Jamiroquai. Je redécouvre Jamiroquai. C'est pas un peu toujours pareil? Et puis je retombe sur Love Foolosophy et je la saigne.

J'aime bien la musique pour danser que fait Jamiroquai, j'ai cherché toute la semaine des lives sur Youtube. Ceux de Montreux sont très cool. Bref, ma chanson de la semaine (mais ça aurait pu être Alright ou Music of the mind) c'est Love Foolosophy.




LA DÉCOUVERTE DE LA SEMAINE

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LE KLUB DES LOSERS, L'ANIMAL (MAIS CA POURRAIT ÊTRE N'IMPORTE LAQUELLE DE L'ALBUM, LA FIN DE L'ESPÈCE)


Si tu m'avais demandé y a 1 an, j'aurais parié que le Klub des Loosers n'aurait jamais ressorti d'autre album que Vive la vie, ce que dans le même temps, j'aurais trouvé bien dommage tant j'aime le Klub des Loosers.
Et finalement, le 5 mars, La fin de l'espèce est sorti.
C'est un très bel album et ce mec (Fuzati) me parle tellement que ça en est troublant (c'est pas gai je précise ni même très poli mais vous savez comme j'aime ça).
Je m'étais bien chauffée les jambes avec Jamiroquai, je tombe sur l'album du klub, je l'écoute en boucle alors qu'après on ne s'étonne pas que le moral vacille. C'est pas ma faute, c'est la faute à la musique.

C'est mon album du mois, du début d'année peut-être même plus. Bref, ça se voit que je kiffe?

LE SOUVENIR DE LA SEMAINE

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PAULINE CROZE, MISE À NU (MAIS DANS LE FOND, C'EST TOUT PAULINE CROZE QUE J'AIME D'AMOUR)


Je sais pas si j'ai déjà parlé de chanson française dans cette sélection? Bon c'est pas franchement un hasard vu que j'm'en fous un peu...
À quelques exceptions près. Dont Pauline Croze. Alors elle tout ce qu'elle chante, je veux le chanter, je connais tout par coeur, quand je conduis j'en peux plus d'être premier degré, à fond de balle. J'adore ses deux albums, je la trouve audacieuse, douée et ai l'impression que tout ce qu'elle a écrit, j'aurais pu l'écrire (si j'avais évidement su le faire...). D'ailleurs, si on me demande mon avis, j'aimerais vraiment que mademoiselle Croze ressorte un album.
Si vous ne connaissez pas je vous conseille aussi: Quand je suis ivre (sublime), Larmes, Jour de foule (ma vie), Légère et tout le reste en fait. C'est tellement joli.

LA LOOSE DE LA SEMAINE

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(Déjà la photo t'as tout compris... J'suis comme vous, moi aussi cette photo me dégoûte un peu, mais quitte à y aller, autant y aller, cessons la tiédeur.)

BABY BASH, SUGA SUGA


Bon, j'ai un problème aussi à régler avec le R&B.
Dés que ça miaule un peu, que ça respire fort dans le micro et que la mélodie est très sucrée, sans que je sache vraiment pourquoi, je perds tout sens critique. Suga suga je l'ai beaucoup, beaucoup écouté.
J'ai notamment dit à des potes cette semaine (au premier degré, sinon, ça marche pas) devant un morceau acoustique de Matt Houston "trop il a une voix qui déchire Matt Houston". Mon petit coeur battait très très fort -__- Voilà. Je vous mets aussi le morceau incriminé.


Bon ben voilà... Je suis au fond de la cale de la honte avec cette conclusion, donc j'aimerais bien ne pas y être seule.

A vous les copains en plus ça fait 3 semaines que j'ai un besoin viscéral de nouveautés, je compte sur vous (à dire avec la voix de Muriel robin quand elle fait les Enfoirés).

LE PRISME DU COMPLEXE

12.3.12


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(Ci-dessus, le cul de Sharon Stone)


C'est pour emmerder qui exactement les complexes?

Il parait que si une chose ne nous complexe pas, personne ne la remarque... Je parle évidemment du "petit complexe", de celui qui emmerde le matin devant la glace mais qui, dans le fond, n'est en rien un obstacle.

Dans mon dernier post, Mélo me dit en commentaire " Il ne faut jamais laisser ces complexes nous surmonter. D'autant plus que les autres ne les perçoivent parfois même pas ;)"

J'avais déjà pensé à cette phrase parce que, pour tout vous dire, je crois que c'est très vrai.

Adolescente, y avait 2 trucs qui me pesaient:

- Mon nez (tmtc rapport que j'en ai déjà parlé) Quoique le nez c'est tout de même un truc typique de l'adolescence. Ca pousse chelou un nez, ça a son propre rythme, ça évolue seul au gré du vent, bref, un nez, c'est vite autonome. Il attend personne d'autre pour grandir et grossir. Un nez, ça se la joue perso.

- Mes seins. Rapport que probablement Jane Birkin a un décolleté plus affolant que le mien. A 12 ans, voulant ardemment rouler de la galoche à mes semblables qui étaient, eux, encore titillés par un oedipe moitié fini et un certain goût pour le porno (ça n'a rien de récent contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire) je me suis, comme qui dirait, galérée au collège. J'ai finalement peu roulé de pelles et ai préféré me rattraper par la suite.

Jusqu'à 15 ans, je voulais réduire mon nez et augmenter franchement le volume de mes seins. Bref, je voulais être dans un truc de norme. Pas trop gros, pas trop petit, tout ce qu'il y a de plus normal.

On se moquait souvent de mes seins, comme s'ils m'empêchaient d'être une vraie fille. Ca me faisait mal au coeur. Je travestissais mon corps, grossissais mes seins, mais il n'y avait dans le fond rien à faire.

Le nez, comme il est en plein milieu de la figure, c'était moins simple mais il fallait bien, rapidos, prendre mon mal en patience, puisque je ne pouvais décemment pas me balader avec une cagoule H24. Mes profs principaux, auraient sûrement gueulé.

Et j'ai attendu les bras croisés sur le torse et la figure baissée quand on me parlait pour que le moins de gens possibles voient ce que je tentais au mieux de cacher.

En 2012 on en est où?

Je n'ai rien changé dans mon apparence. Rien (si ma couleur de cheveux mais c'est pas comme si c'était le propos) et je bénis chaque jour le seigneur d'avoir changé... J'ai pas changé physiquement (enfin si le reste du visage s'est vaguement harmonisé avec mon nez, il allait pas être autonome toute sa vie) j'ai changé de regard sur moi.

On m'a un peu aidé sur ce coup là. Mon amoureux de l'époque a joué un rôle majeur dans cette histoire (il parait que l'amour, c'est la guérison de la nature). Il était très beau et amoureux de moi. De tout en moi. Et il me le disait. Et ça me grisait. Et tout ce que j'aimais pas en moi, lui, il l'aimait.

Alors la nature a bien travaillé, mes seins j'ai commencé à les regarder objectivement et à les kiffer objectivement (ou pas mais c'est pas la question, l'appréciation n'a rien d'objectif, elle existe sous notre propre regard. Notre prisme. Notre goût).
C'est probablement l'une des parties de mon corps que je préfère et qui me caractérise le plus. Me faire opérer, depuis mes 16 ans, ne m'a strictement jamais effleuré l'esprit. Parce que je sais forcément que ça m'irait moins bien et que ça me va, je me trouve chanceuse avec ce que j'ai (ce n'est pas de la crânerie, c'est autre chose).

Ca j'en ai déjà parlé mais ce que je voulais vous dire c'est, sauf à 2 exceptions près (en 15 ans), jamais plus personne ne m'a fait une quelconque réflexion sur la taille de mes seins, et c'est pourtant pas faute de me balader moitié à poil, sans tricherie.
Ca pourrait être une question d'âge, mais non, puisqu'il m'arrive d'entendre en soirée, des filles se faire un peu titiller sur la question de la taille de leur poitrine. Des filles qui ont moins 1 taille de bonnet de plus que moi.

Il y a truc dans le complexe qui parle pour nous. Sans le dire vraiment, les gens doivent sentir que là, il y a une faille. Une fois le complexe analysé, compris, ciblé, il devient une arme absolue dans nos sociétés de fragiles et sentimentaux complexés.
Alors on se fait titiller, on sourit poliment pour ne surtout pas passer pour une fille trop premier degré sur les questions du physique et on rentre chez soi, on interroge lourdement son amoureux ou son amoureuse ("c'est vrai qu'il est moche mon cul?"), on se fait rassurer mais y a rien à faire, le mal est déjà fait, on ne croit pas son amoureux même s'il a été convaincant, on rentre, on se regarde, on acquisse et on y pense. Et on dort pas.

Les autres ne remarquent jamais des "anormalités" dans notre physique si celles-ci ne nous posent strictement aucun problème. Ce que l'on dégage sur la question est tout autre. Encore une fois, et on y revient à chaque fois, le monde est vraiment tel qu'il l'est à l'intérieur de nous. Il n'y a que ça à bosser, l'intérieur de nous.

Je vous embrasse, à demain, pour parler musique.



LE MAL PAR LE MAL

9.3.12

Stanley Kubrick’s Photos of 1940s New York City (5)


(Photo de Stanley Kubrick qu'on aperçoit, d'ailleurs, dans le fond de la photo)



(Avant de chanter avec Guetta Sia faisait Breathe Me. C'était mieux. Nettement mieux)

Il y a de cela au moins 8 ans, après une soirée de bavardages constructifs, on se met, Karim et moi, à parler de mode, d'apparence et d'excès.
Lors d'un de ses week-ends où il était venu nous rendre visite, il m'avait vu pour la première fois, l'ordinateur sur les genoux, naviguer à l'excès sur Ebay, à la recherche d'un nouveau pull Marc Jacobs ou d'un autre cabas à paillettes Vanessa Bruno. Je ne sais plus.

Il n'avait rien dit sur le coup, mais après les décontractions qu'avaient provoqué en nous l'alcool, il s'était enfin mis à digresser.

"C'est étrange, tu changes de tête quand tu surfes sur internet à la recherche d'une nouvelle sape", qu'il me dit.

C'est probable, mais sur le coup, l'idée que la compulsion provoque en moi un changement physique ne me rassure pas beaucoup.

"Tu étais un peu comme... Bon le mot est sûrement trop fort mais je n'en trouve pas d'autre... Possédée".

On y est, il a raison, l'idée d'avoir de nouveaux vêtements est dans cette période, ce qui m'excite le plus dans ma vie (on ne juge pas hein, la nature a horreur du vide et pour le coup à l'époque, hormis les sapes, je ne suis qu'un trou béant d'angoisse).

Sa bienveillance a eu l'avantage, ce jour, de m'ouvrir les oreilles et le coeur, je l'écoute consciencieusement et lui ouvre mon coeur. Je lui explique que je n'arrive pas à faire autre chose, que cela m'obsède, que je me lasse à vitesse grand V de mon apparence ce qui me force, chaque jour, à m'envisager différemment. Différemment, ça veut dire pour moi, habillée autrement. Je lui dis que ça ne me ravit pas, que je me sens hyper nulle, que j'ai honte de mes problèmes de non-contrôle.
Je sais que c'est un trou béant mais je n'arrive pas à m'arrêter de vouloir le remplir et le remplir. En vain. J'échoue.

Il me parle de Sisyphe.

Et il me raconte une histoire à lui.
Quand il est arrivé à la fac, il trouvait la plupart des relations superficielles. Difficile pour lui de savoir comment se comporter, comment savoir qui il était tout au fond. Et puis cette apparence qui le devançait et qui provoquait ces a priori qui ne lui plaisaient pas lui ont fait tenter une expérience.

Pendant 1 mois complet, il s'est mal habillé. S'habiller ne comptait que pour une seule chose, le préserver dans  l'environnement le plus apathique possible. Se réchauffer s'il le fallait ou le contraire. La seule chose qui comptait c'était d'être bien dans ses vêtements. Ca et être mal habillé.

Je me dis que c'est impossible, tout ce laisser-aller c'est pas pour moi, mon problème ne se situe pas là, il se situe dans l'excès pas dans l'apparence.

Et finalement, quelques années plus tard, je l'ai fait.
Finalement je n'ai pas fait attention à comment je m'habillais.
Je l'ai certes fait par complexe, ça n'était en rien une démarche volontaire, simplement le moins pire pour moi.

Et bien vous savez quoi? Ca ne m'a pas fait mal. Ca n'a rien changé. Les gens me regardaient pareil. Je me regardais pareil. C'était pareil dans ma peau et dans ma tête. C'était certes moins joli mais qu'est-ce qu'on s'en fout. Se détacher de ça, de ce qu'on imagine l'élégance, ça a clairement à voir avec le lâcher-prise et s'en foutre, c'est vraiment un truc trop cool à faire. Pour sentir que ça peut-être autrement et que tout ça n'a aucune importance et que ça n'est qu'un peu de sucre sur son apparence. Rien de plus. Rien d'important. Rien de vital.

Je me disais que ça serait bien de vous le dire... Si ça vous tente d'essayer...

Y a juste un truc que j'ai fait plus quand je portais la doudoune et les trucs moitié beaux, c'est sourire. J'ai beaucoup souri. Beaucoup.

Je vous love, bon week-end

MES CHERS COPAINS

8.3.12

photo, post








Mes chers copains,

je suis rentrée de la montagne depuis lundi mais j'ai été très prise (rapport qu'on est en 2012 et que chacun sait avec quoi ça rime!).
Je vais très bien, il fait gris, mais j'ai décidé que c'était pas très grave. Je lutte ardemment contre ma morosité, et si vous voulez titiller le jéhovisme comme moi (le jehovisme étant, sur ce blog, le synonyme de "bien-être", ce qui, si je ne m'abuse, n'est pas forcément vrai dans la réalité), je peux vous donner mes nouveaux "mantras" (enfin genre quoi...).

Ce blog va donc reprendre un cours plus normal.

Merci pour tous vos commentaires, liens, conseils, je vous love très fort dans le cou pour ça.
Je ne vais regarder cela qu'aujourd'hui, d'où mes non-réponses à vos commentaires... Laissez moi encore pour quelques heures le privilège de l'arrogance.

Comme chacun aura pu le noter, je n'ai pas grand chose à dire dans ce post.

On parlera musique, mode, et peau d'ici peu. Oui on va parler de mon épiderme, ce qui, j'en doute pas, vous met le coeur en joie.

Je vous embrasse très fort et à demain mes copains. 
 

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