CE CONNARD D'EYE-LINER

25.2.11

eye-liner





(Désolée pour le pauvre lecteur Youtube, mais j'aime ce morceau et il est introuvable sur Deezer! Comme de par hasard! Mais si vous avez le temps, matez le clip, il est super beau. Pas beau comme Barry Lyndon mais beau quand même!)

Bon, causons beauté aujourd'hui.
Comme tout le monde vous me direz, mais non, parce que là, je ne vais pas vous donner des conseils, vu que je ne suis qu'imposture, mais vais plutôt pousser un coup de gueule. Non mais merde, c'est plus possible (imaginez moi pianotant sur le clavier, la bave aux lèvres)!

J'adore l'eye-liner. En terme de make-up, je trouve que c'est un peu la grande classe quand il est bien mis. Le fameux oeil de biche...
J'adore l'eye-liner en revanche, lui qui est  un connard, est ingrat avec moi.

Soit je n'ai pas un oeil à eye-liner (on a des vies compliquées!) soit il est un maquillage sous-estimé. C'est plus dur à appréhender que tous les autres maquillages de l'oeil.

Je vois la blogsophère beauté entière s'enorgueillir de son eye-liner, de son aspect so sweety 60's et moi, si j'essaye, je ressemble à Pandi Panda.  Ouais l'ourson de Chine. Sa race.

Oh mais je vous vois venir. Je sais ce que vous vous dites:

- T'as commencé en mettant d'abord un bête crayon noir au ras de tes cils avant de passer au liner qui demande rapidité, dextérité et précision?

- T'as essayé en posant ton coude sur la table?

- T'as essayé le liner sous  forme de feutre?

- De pinceau?

- T'as fait un effort branleuse?

J'ai essayé des tas de choses, alors parfois, oh miracle, c'est beau (1 fois sur 237 fois) sinon ça me fatigue invariablement le regard.

Donc, et c'est là que vous entrez en scène, vous Sylvie Vartan et autre François Hardy du 21ème siècle, ça se passe comment exactement l'eye-liner pour être bien et beau posé?

Et j'aimerais qu'on fasse pas trop sa radine du conseil, j'en ai marre du crayon qui bave!

Non parce que j'ai regardé des vidéos, mais il semblerait qu'un tracé de liner ne soit pas "unique", il ne doit pas être le même sur tous les yeux. En gros, la vraie question est:

Comment fait-on pour trouver son propre tracé d'eye-liner qui ira sur ses propres yeux et par sur ceux de la voisine vu qu'on s 'en fout?

Je vous embrasse.

Marie aka la commandante.

BIATCHY (CE QUI NE VEUT RIEN DIRE, ON EST D'ACCORD!)

24.2.11


19588068




Il y a quelques semaines, j'ai découvert la série  Misfits.
C'est une série anglaise, clairement teen, vachement bien.

Brièvement, cette série raconte l'apparition de super pouvoirs chez une bande de jeunes, un peu branleurs, qui effectuent des TIG.
Rien à voir avec Heroes (paix à son âme!) c'est nettement plus drôle. Et nettement plus cul aussi. Quand les scénaristes anglais parlent à leurs ados, la masturbation frontale et les relations sexuelles, ne sont pas des thèmes qui les effraient.
Et c'est cool. A priori, comme tout adulte qui n'aurait pas vu Skins, on se dit que ça va être un peu bizarre, preque glauque mais non, pas du tout. Rien n'est plus normal dans ce type de série et j'aime bien le naturel avec lequel tout le monde en parle.

Dans cette série une minette, Alisha, jouée par Antonia Thomas, m'a tout de suite interpellée.

tumblr_leb52gQgut1qduisf


D'abord elle est excessivement jolie, et son personnage est vraiment étonnant.
Alisha est une fille pas farouche adorant plaire (son pouvoir, d'ailleurs, extrapolation de son attitude naturelle, va l'obliger à envisager les relations autrement!) qui passe ses épisodes le cul moitié à l'air et ses lèvres un poil trop glossées, avec un naturel vraiment cool.

A aucun moment en le regardant, je la trouvais vulgaire. Alors que bon, je sens bien que c'est super limite.

936full-antonia-thomas-2398888604


Question allure: short en jeans taille 14 ans, léopard flashy, couleurs dans tous les sens, collier en or de skaï, palmier sur la tête, un arc en ciel sur les yeux, y a pas à dire, Alisha elle cumule.

Et dans le même temps, même si je suis tout le temps en train de promouvoir le sobre, l'épuré, le gris clair, le gris médium et le gris foncé, son insolence vestimentaire ultra sexuée (et assumée) est super fraîche.
C'est peut-être cette dose de culture un poil hip hop qui fait, à mon sens, qu'elle ne bascule pas dans un truc trop évident. Ou c'est peut-être ses créoles (mes boucles d'oreilles préférées).

tumblr_lgw7nwUgKK1qatgalo1_r1_500



Si vous avez l'occas', regardez  Misfits, même si vous êtes vieux, c'est hyper drôle, bien écrit, les personnages sont super attachants et assez vrais. Et y a l'accent de Kelly (un autre personnage) qui, à lui seul, vaut  le détour.

Dans  Misfits, j'ai aussi découvert ce remix de la chanson de Skepta que je trouve mortel!



Je vous embrasse fort.

A demain.

SAGE?

23.2.11

photo (4)




(Ahlalala Janelle comme tu fais plaisir, tu peux pas imaginer!)



Ce week-end, à Nantes, je suis allée chez mon poto architecte bien fait de sa personne, que je ne peux plus linker vu que, trouillard de l'internet, il a préféré supprimer son blog.

On arrive samedi,on mange de la viande de grison (une de mes passions soit dit en passant), je fouille dans sa toute nouvelle bibliothèque pour voir ce qu'il lit et éventuellement ce qu'il regarde et on parle.

Il nous dit que son amoureuse, fête son anniversaire et qu'il veut aller lui chercher un cadeau cette après-midi.

"- Ca vous pose problème?" qu'il nous dit.

- Nous pas contrariants, on lui répond "oh non non, c'est cool".

- "Super, on va aller chez Hermès, je vais lui acheter un gavroche (NDLR: Le Gavroche est un petit carré en soie, de 45cms sur 45 cms). Je suis sûre que ça lui fera plaisir (NDLR: Putain tu m'étonnes que ça lui fera plaisir pour ses 20 ans...)


photo (5)


Nous v'là parti, on regarde la rivière qui se jette dans la Loire pas loin de chez lui. On marche, on fait un crochet chez H&M (ce qui, pour la chute de cette histoire, est important) où je ne trouve strictement rien, et on arrive chez Hermès.

La boutique est très belle.
Une vendeuse qui a (mal) mis son carré de soie dans ses cheveux (on dirait RamboYassine) vend à deux femmes un carré.
On attend, mais une autre vendeuse vient nous voir.
Mon copain lui explique ce qu'il veut, elle lui sort tous les Gavroches disponibles. il n y a plus qu'à choisir.
Je me mèle du choix, je donne clairement mon avis, genre, je sais de quoi je parle mon pote... Attends je sais quel jour est né John Galliano moi!

(J'ai les cheveux emmêlés et une parka La Redoute. J'ai envie de pleurer de honte! Demain je me relave les cheveux que ça va pas traîner cette histoire!)

Le choix se porte sur un carré, la vendeuse nous propose de le mettre autour de son cou pour qu'on se rende mieux compte. C'est beau!


photo (3)

Après quelques hésitations (l'amoureuse a les cheveux roux, on ne peut pas se permettre d'avoir la couleur aléatoire), le choix se porte sur un foulard.

Mon ami paye.

On nous ouvre la porte, tout le monde a été très gentil. Même Rambo qui n'était pas si farouche que ça!

" - C'est une super idée de lui acheter un vrai beau cadeau pour ses 20 ans. Un carré c'est vraiment classe.

- Ouais, je voulais marquer le coup! Et puis de toutes façons, ce cadeau c'est aussi un choix esthétique. Le cher et rare mais le très beau.

- Hein?

- Ben oui, il vaut mieux avoir moins, mais avoir beau. Le mieux même. Elle le gardera, la soie se patinera, et ce foulard sera toujours aussi beau...

- Ah ben oui c'est sûr", que j'ai répliqué, genre je suis super d'accord, d'ailleurs ma vie, mon armoire c'est exactement comme toi.

Une toute petite chose que j'ai oubliée de vous dire, mon ami, acheteur de carré Hermès, a 22 ans...

...

Voilà voilà...

Je vous embrasse.

À demain.

photo (1)

Les photos sont toutes tirées du petit "magazine" J'aime mon Carré qu'on a bébar dans la boutique Hermès.

L'HERBE PLUS VERTE

22.2.11

9359-katie-shillingford-by-Hanneli-Mustaparta-783x521
( Dieu, que la fille de chez Hanneli est jolie. Avec ses cheveux roses.)


(Nique sa mère l'underground. De toutes façons, j'aime bien Jenifer, alors plus la peine de faire genre... Pire, j'aime bien comment elle se sape! Je vous montrerai dans la semaine, histoire que vous vous arrêtiez de pouffer en vous foutant de ma gueule! Ne niez pas et puis, de toutes façons, vous auriez tort de vous en priver.)

Il y a un truc que vous devez savoir maintenant, à force, c'est que si je ne poste pas, c'est que j'ai un moral de merde. Et pour être tout à fait honnête, ça fait moult années que je me bats pour ne pas être celle qui 1) se démoralise en un battement de cils et 2) réussit à passer outre son moral de merde... Mais je ne poste pas beaucoup ces derniers temps.

Le pessimisme c'est un poil relou.

J'entends dire, dans le fond de la salle que ce post s'annonce plombant et, qu'en plus, plutôt que de "chialer" sur mon sort qui est, d'un point de vue global, assez enviable, il faudrait peut-être que j'apprenne à prendre sur moi...

(Laissez moi le temps de la vexation... Je boude grave!)

Ayé, j'ai fini.

Donc je me demandais d'où venait cette permanente insatisfaction? Je sais que je ne suis pas la seule à la ressentir. Tout est là, pas faim, pas soif, un lit, les pieds sont au chaud, de l'argent, même pas beaucoup (c'est toujours plus que la plupart des autres humains) sur le compte, a priori tout pour être bien... Mais ça n'en reste pas pour le moins vide...

Étrange.

Alors tac, premier réflexe, on pense que cette insatisfaction, elle vient de la névrose?
Mouais...
Pas sûre, pour autant que cela soit aussi évident.
Non, il doit y avoir autre chose.

Il y a une dizaine d'années, dans ma vie quotidienne, j'ai été en contact direct et affectif avec une femme qui était d'une positive attitude invraisemblable (Pas de blague de merde, aucune référence directe à Lorie, y a pas à dire, c'est plus mûrir que je fais, c'est m'assagir, pas moins). J'utilise cette rencontre pour illustrer ce post, la plupart des humains étant d'un naturel plutôt pessimiste, j'ai pas des milliers d'exemples.

Sa vie était loin d'être plus facile.
Les vies et ses malheurs ne se quantifient certes pas, mais elle avait eu, amplement et avec un peu de rab, son lot de vrais merdes, drames et tout ce qui va avec.
Et pourtant, rien ne l'avait jamais assommée.

Ca m'a tout de suite intriguée. Et ça continue.

Qu'avait-elle de plus, elle qui ne se plaignait jamais, qui aimait intensément la vie, même quand celle-ci faisait sa chiennasse?


Quand on s'est rencontrées, j'avais 21 ans, une époque où que je pratiquais allègrement la victimisation (comme la plupart de mes congénères d'ailleurs!). Son regard sur moi et sur mes comportements a modifié des tas de choses.

Ce que j'ai compris en vivant avec elle et en l'aimant, c'est que le bien-être, l'acceptation de soi n'ont strictement rien à voir avec le contexte de la vie dans laquelle on se trouve. Elle ne dépend pas du soleil, du pouvoir d'achat, de ce qu'il y a dans l'armoire, de la ville et du reste. Un reste, pour le moins, très anecdotique d'ailleurs.

L'épanouissement et la joie de vivre ne seraient donc pas contextuels.

En la regardant, je me disais qu'il s'agissait plutôt de choix, de décisions que l'on prend pour être DANS sa vie plutôt que de se focaliser sur ce que l'on va faire de sa vie. Ce qui est important, on est bien d'accord, mais quand les choses à faire ne sont pas, comme pour moi, évidentes, il faut les reprendre dans le bon ordre. Ce que son attitude m'enseignait, c'est qu'il était très important d'être bien avec soi. Ne sûrement pas chercher à être une autre, mais plutôt de s'optimiser avec tendresse. Et surtout, de bien se connaître, ça semble être la clef de la confiance. De la confiance en soi et dans la vie.


En septembre dernier, je suis partie de Nancy, alors que j'y avais passé la quasi totalité de ma vie d'"adulte".
La vie là-bas y était devenue tellement ennuyeuse que j'ai eu envie, je pensais, "d'avancer".

Rien de mieux que de "tout" quitter, pour enfin laisser les "traumas" et déceptions passés.

Ca, c'est ce que je pensais. Peut-être un peu trop inspirée par Laborit.

Je ne regrette pas d'être partie, mais là où je vis aujourd'hui (mon herbe verte de l'an passé), je m'ennuie et n'ai certainement pas résolu ce que j'imaginais et espérais en venant ici. Parce que moi,je n'ai pas pu me laisser à Nancy.
Ben oui, j'ai bien été obligée de m'emmener, difficile de faire autrement remarquez!

L'herbe verte est ce concept qui définit un autre lieu, un autre état, un autre amour, que celui dans lequel on est, et qui semble bien plus bandant que la vie vécue.
L'herbe verte descend naturellement de l'expression "l'herbe plus verte ailleurs".

Il se trouve que où que j'aille, moi, je serai toujours avec moi, alors essayer de s'échapper n'est pas le meilleur des calculs.

Mon amie qui n'avait pas plus de raisons que moi d'être heureuse avait fait une chose de plus que moi je crois: décider de tout faire pour l'être. Ou tout du moins essayer.

Il y a une "légende" qui dit que si on fait une chose, tous les jours, pendant 21 jours, elle devient habituelle pour le cerveau. Après, sans y penser, on se met à la faire le plus naturellement du monde.
C'est pas si long 21 jours.
J'ai bien arrêté de fumer, je peux très bien réussir à être optimiste et confiante, c'est pas plus dur.


Je vous embrasse.

À demain.

PS: Vous avez lu le post de Caroline? Cette histoire est pas croyable!

PSbis: Le Discours d'un roi est un film exceptionnel. Si Colin Firth n'a pas d'oscar, je roule une pelle à mon boulanger moustachu.

PS Ter: Nantes, où j'ai passé le week-end, est une ville qui tue vraiment.

Jennifer Herrema

17.2.11

jennifer-herrema-uo2



Jennifer est une chanteuse américaine. Un poil débraillée. Ancienne chanteuse du groupe Royal Trux. Sa bouche est un peu trop grosse pour son visage mais ça fait joli quand même.
Elle a fait plein d'excès, alors des fois ça lui donne mauvaise mine.
Elle a dernièrement collaboré avec la marque Volcom.
Elle fume clope sur clope.
Sa voix est trop rauque pour être "honnête".

herrema 2

Elle porte des tas de queues d'animaux de toutes les couleurs. Des fois plusieurs en même temps.
Ses jeans sont rapiécés comme ceux que je porterais bien cet été.


Quand je vois des photos d'elle, je la trouve excessivement américaine. J'aime bien.

rtx4


Et pour le coup, j'ai le sentiment que sa "branlerie" vestimentaire elle la simule pas.

jennifer-herrema-uo1


01_02


jennifer-herrema-uo5


Bonne journée.

Je vous embrasse.

ÊTRE FIER

16.2.11

vanessa_paradis




Lundi soir, Top Chef.

J'adore Top Chef.

(Ne me jugez pas...)

Continuons.

Au tout début de l'émission, les "candidats" (non mais te barre pas tout de suite, on ne parlera pas que carpaccio dans ce post, j'te l'jure, j'te l'crache sur le bitume!) trouvent dans leur casier une lettre d'encouragement d'un de leur proche et/ou mentor.



(J'suis comme vous là, j'ai moitié honte de moi avec ce début récit. J'aurais pu vous choper un extrait de Montaigne en incipit ou au moins un truc avec une vague crédibilité intello, genre, un épisode de Breaking Bad ou des Soprano... La semaine prochaine, je vais t'incipiter les maçons du coeur pour les pauvres que ça va pas traîner.)

Yassine et moi on regarde l'émission:

Yassine: - "Non mais regarde les ces gros bolosses qui pleurent comme des cons (NDLR: les dits candidats se mettent vite à chialer devant les encouragements/louanges/remerciements/ mots d'amour des proches/mentors).

- ... (silence un poil gêné)Ho mais dis toi, j'te trouve un peu dur (cet enchaînement de mots n'a et, j'espère que vous l'avez remarqué, rien de naturel. Y a que les robots qui parlent comme ça. Ou les émus qui font l'air de rien!)... (je tourne la tête et renifle le plus discrètement du monde si vous voyez ce que je veux dire!). "

Bref je chialais à moitié et j'aimerais, s'il vous plaît qu'on n'en fasse pas tout un plat et que vous n'en tiriez pas, par la même occasion, de conclusions hâtives (ce que je ferais pourtant si j'étais à votre place...).

Donc, qu'est-ce que ces larmes révèlent hormis que je suis sensib...pathéti...une merde voilà?

Et bien que déjà, comme ça, à 20H54, j'suis cap' de pleurer devant M6, et ça, sans même réfléchir aux conséquences pour ma dignité.

Mais aussi, que pour mon petit coeur de midinette, voir les autres et dans ce cas précis des cuisiniers que je ne connais pas, être émus parce qu'ils s'entendent dire qu'ils sont travailleurs/motivés/bons/beaux/mexicains c'est vachement joli.

En fait ce que je crois, dans le fond, c'est qu'un des trucs qui nous touchent le plus sans qu'on puisse contrôler les discrets spasmes (si on est rudement viril) ou les larmes (si on est une fillette comme moi) c'est que quelqu'un, dont l'avis compte vraiment, nous dise qu'il est vachement FIER de nous.

La fierté doit être juste, c'est à dire qu'elle ne doit pas être simulée, rien n'est pire que de gagner quelque chose qu'on n'a dans le fond pas mérité.

Je pense même qu'une des distinctions majeures entre les gens qui réussissent (bien sûr il y a des exceptions) et ceux qui se remuent dans tous les sens sans réussir à se fixer et à être assuré c'est ce qu'ils se sont entendus dire qu'on était fier d'eux. Alors là, j'enfonce des portes ouvertes de niaiserie, je sais mais ne j'peux m'empêcher d'écrire sur ce que j'assimile. La fierté, est une immense motivation.

Pour la deuxième catégorie de gens (les agités), attention je ne parle pas forcément de gens qui, gamins, auraient manqué d'amour, le problème n'est vraiment pas là. Ils n'ont pas de revanche à prendre et ne doivent donc pas prouver qu'ils peuvent s'en sortir. Ils ont été choyés et aimés...
Mais dans le fond, ils savent que ce qu'ils font ne peut pas provoquer de fierté, et comme une vie sans examen ne vaut la peine d'être vécue, ils ne s'agitent, d'ailleurs, pour pas grand chose. Un pas grand chose qui leur parait pourtant titanesque.

C'est pour ça qu'entendre dire un "c'est bien" sincère, donne une dimension à l'action, une légitimité à la voie choisie, une récompense aux sacrifices.

Et ça, j'y peux rien, ça m'émeut.

On devrait toujours se pousser à aller bien au-delà de toute la réalité, aux confins de la fierté ultime, permanente. Une fierté qui n'aurait rien à avoir avec l'orgueil mais tout à voir avec la gloire.
L'aboutissement est une bonne motivation remarquez.


Je vous embrasse.

LES GRANDS MOYENS

15.2.11

charlotte-kemp-muhl-oyster-4

(Photo de Charlotte Kemp Mulh pour le magazine Oyster Magazine)




Amis du glamour, de photoshop et du mensonge, passez votre route.
Le titre étant on ne peut plus vendeur de rêves, j'imagine votre attente grande... Va pour la frivolité prise au sérieux dans ce post, ça me reposera l'esprit tiens!

Alors c'est quoi ces grands moyens qu'on s'attend tous à une révolution la bave aux lèvres?

Explication. Introduction.

J'aime bien le maquillage, ça fait plaisir quand t'as mauvaise mine, mais pour de vrai, j'aimerais vraiment ne plus avoir à me maquiller le teint (j'avais franchement prévenu pour la frivolité hein...).
Enfin le teint, surtout le fond de teint, le blush ça va, ça m'amuse, et puis je l'aime fluo à la Jil Sander, autant vous dire que je ne fais rien pour aller vers une douce discrétion (pléonasme volontaire pas la peine de me traiter!).

Mais le fond de teint, l'anti-cerne, ça me pompe l'air. C'est chiant, ça se voit, ça prend du temps et, surtout un de mes fantasmes (relatifs) c'est d'avoir bonne mine suffisamment pour ne pas avoir à me cacher les pores.

Depuis que j'ai 14 ans, je fais grave ma maligne avec me peau. J'en ai souvent parlé ici, mais j'ai, globalement, toujours eu une peau assez jolie, c'est à dire sans trop d'imperfections (NDLR: Et ceci n'a rien à voir avec la chance mais plutôt avec le refus du laisser-aller et de la flemmardise...).
Il y a à peu près deux mois, alors que j'ai arrêté de fumer, que je bois moins de Coca pas light, y a des boutons qui poussent sur cet ingrat de visage pour le quel je me démaquille scrupuleusement et sérieusement depuis... 15 ans!
Quel connard ce visage.
Comme j'ai jamais trop eu d'acné, je me rends compte que se maquiller avec une peau qui devient imparfaite, c'est nettement moins cool que l'inverse. Ca me prend un temps fou et plus question de passer l'étape fond de teint.

En plus, comme pour agrandir mon angoisse, le meilleur anti-cerne du monde que j'ai est un vieux Biotherm, qui n'existe plus depuis moult et que je vois se vider à vu d'oeil sur mes connards de boutons que je ne sais pas quoi faire avec... La vie est une chienne...

N'étant sujette à la procrastination que quand ça m'arrange, je prends le taureau par les cornes.
Je tente des conneries de chez Vichy. Ca allège un peu mon problème, mais c'est pas ça encore.
Et puis, je demande autour de moi. Quoi de mieux?

Ma pote Angel a eu il y a quelques années un truc un peu similaire en plus fort.
Après une visite chez une dermato qui s'était soldée par un échec (les produits qu'elle lui avait donnés lui avaient asséché la peau sans grand résultat sur les boutons. L'acné chez les adultes est, visiblement, plus difficile à traiter que chez les ados en plein chamboulement hormonal), elle se rend la mort dans l'âme dans une pharmacie et là, une nana spécialiste d'une marque, Mene&Moy, regarde sa peau et lui dit immédiatement les produits qu'elle doit prendre.
C'est assez cher, mais la nana lui promet que dans 3 mois elle n'aura strictement plus rien.
Avec de l'assurance dans l'oeil, j'aurais tendance à dire, un peu crâneuse.

Angel achète, part et effectivement, bien avant les 3 mois annoncés, n'a strictement plus rien.
Depuis, elle n'a plus jamais rien eu à signaler.

On en parle elle et moi et je commence, comme d'habitude à regarder le avis sur Beauté-test et là, je tombe un peu de ma chaise.
Les avis sont dithyrambiques. À tel point qu'une nana est suspicieuse parce que ça marche trop bien.

J'ai quand même un peu peur de commander, c'est cher et ce sont des produits hyper costauds.
Certes je n'ai jamais eu la peau sensible mais je n'avais jamais eu de boutons alors j'hésite un peu.
Tant pis je commande, les boutons ça a tendance à me déprimer.
Je commande ça, le Glycolic Masque et ça, la Facial Lotion C20. La lotion ça n'a rien à voir, mais j'ai tendance à très mal cicatriser (c'est génétique) et ces connards de boutons me laissent des marques.

Bon, j'ai un recul mimimum sur la question puisque j'ai reçu ces produits il y a 2 semaines.
Mais, whaou.
Le masque ne doit être posé que 4 minutes maximum (en même temps ça fritte) et tu sens bien que ça nettoie en profondeur.
Quand à la crème c'est impressionnant.
Bon, ce sont des soins à forts inconvénients, ça agit donc irrite un peu (je le déconseille, même si je ne suis pas dermato mais j'imagine, aux peaux sensibles), il ne faut pas aller au soleil sans rajouter une autre crème qui protège parce que sinon, ça fait des marques et surtout, c'est cher (le masque je l'ai chopé à 33 euros et la crèmes 38 et c'est le moins cher que j'ai vu) mais malgré tout ça, je ne jamais été aussi impressionné par des soins.

Je sens ma peau qui change, n'ai plus un bouton et vois encore la qualité de la peau qui s'améliore chaque jour. Et comme c'est pas un post sponsorisé, vous ne pouvez que me croire.
C'est vraiment dingue.
Les pores se resserrent, mes cicatrisent se sont pratiquement toutes barrées...
Ca sent l'abandon du fond de teint dans quelques temps, j'vous jure!

Voilà.
Il fallait que je vous le dise.

À demain.

je vous embrasse.

COMMENT CA MARCHE?

11.2.11

4_9_09_Bella_Howard_Rosa0199


(Photo de The Selby)


(Ce post sera un florilège d'expressions de mode obsolètes!)

Vous vous souvenez, il y a quelques temps, je poste une photo d'une de mes tenues qui, dans ma tête, était on ne peut plus trendy, mais à l'image était super naze.

En triant les photos, je me demandais bien ce qui faisait qu'une allure, une dégaine, une silhouette fonctionnait. Parce que j'ai beau beaucoup y réfléchir, regarder des tas de looks, décortiquer et analyser, tout ça reste encore très flou pour moi.

Dans ce post, je parle plus de beau que de mode. Les deux sont évidemment conciliables, mais je préférerais toujours, le beau à la mode, ça dure plus longtemps.
Quelque chose plus dans le registre du Sartorialist que du Face Hunter quoi!

Il y a ce passage du blog de Fonelle qui illustre tellement bien ma pensée à ce propos:

"Pour moi, la mode n’a rien d’un déguisement, bien que là je fanfaronne, mais j’aie pu avoir des périodes où, errant à la recherche de moi-même, je me lookais comme un briquet, évidemment sans rien réussir à allumer, ni en moi ni chez les autres. La mode devrait partir du nu pour aller vers le beau. Elle est foirée quand elle part du nu pour aller vers le rigolo. Elle est foirée quand elle part dans un à peu près, où on achète un truc qui pourtant n’a pas une tronche à devenir nous immédiatement. Elle est foirée quand elle part du délire et pas du désir".

Je me demande si la "grâce" (rien que ça!) vestimentaire peut s'apprendre.
Être à la mode, ça oui, ça s'apprend, mais la classe, la bonne dégaine, j'ai l'impression que c'est un poil plus compliqué.

Il se trouve que sur certains blogs (je prends l'exemple le plus probant, c'est pas comme si dans mon quotidien un peu fade ces derniers temps, je voyais du beau à chaque coin de rue...) je vois des filles qui ont, a priori, tout bon. Les bonnes pompes, de la bonne marque chère que je ne peux espérer qu'après moult économies, le beau slim en agneau, le sac au prix égal au PIB du Danemark, un perfecto en peau tellement souple...
Tout est normalement bon, cher, de goût, mais c'est jamais, et c'est là que ça devient bizarre, beau. On arrive même plus à voir de différence entre le H&M et le Céline.
Être bien habillé, ça dépasse donc l'addition de marques et le nombre de zéros à l'additions.
Ceci dit, ça n'a pas vraiment une grande importance, ces filles peuvent aimer s'habiller (chacun ses plaisirs, c'est cool, pas besoin de côtoyer l'élégance de dingue pour pouvoir "exister", hein!), je ne juge pas, en revanche, ça ne m'intéresse pas beaucoup et puis, ça n'est pas le sujet du post.

Ce qui prouve une nouvelle fois que non et, l'expérience nous le prouve, la vraie classe ne peut définitivement pas s'acheter.
Alors bien sûr, quand le "truc" élégant on l'a déjà en nous (ceci est un "on" générique), les belles sapes, chères, apportent une plus-value à tout ça, on est toujours plus beau quand c'est bien coupé et que c'est en plus de la bonne couleur. Et que la cotonnade est parfaite.
Mais avant l'argent dépensé, il y a truc important à avoir en amont: le goût.

Plus que l'argent, il semble que la classe est une conséquence directe de notre capacité à être une bonne "mathématicienne" pour notre corps.
Pour être bien habillée, même si ça n'a rien de rock'n'roll, il faut connaître son corps.
Ca peut être chiant quand on envie de porter telle ou telle chose mais qu'elle ne nous va pas, mais, sans contrainte, il n y a pas de plaisir (ceci est un message des masochistes de France!).

Dans le bouquin du Sartorialist (que j'adore que je lis, relis, tellement j'y découvre à chaque fois des couches de looks et des parts d'identité que je n'avais pas encore vues) il y a un texte où il parle des looks qui "fonctionnent". Après une vague traduction (le bouquin n'est qu'en anglais), je comprends que Scott Schuman explique qu'un bon look est composé des bouts d'identité de la personne.
Le look serait des bouts de soi, de notre caractère, de nos origines, de nos goûts, de notre histoire qui se superposeraient les uns aux autres pour créer une harmonie personnelle et "incopiable". L'élégance c'est l'identité mise correctement en forme.

J'aime bien cette idée, l'élégance ça serait un produit de l'âme complète et complexe.

Mais, et c'est là que ça se complique, ça voudrait dire que pour trouver sa "propre" élégance, il faudrait d'abord se connaître soi.
C'est certainement la raison pour laquelle il existe beaucoup plus de gens à la mode que de gens vraiment bien habillés, l'humanité n'est pas trop friande d'introspection. En revanche, en mettre plein la vue à ses congénères avec de chers vêtements, ça elle aime bien cette crâneuse!

Je vous embrasse et même si je ne fais jamais ça (ça fait quémandeuse!) j'aimerais vraiment savoir ce qui définit l'élégance pour vous.

THE FOUNTAIN

10.2.11

ft-fx-035




À contre-temps, ce post est un anachronisme à lui tout seul.

Black Swan est sorti hier, remontée à bloc, persuadée d'écrire un post complet, complexe, analysant, j'ai écrit, hier, 30 lignes on ne peut plus prétentieuses. Et, pour couronner le tout, des lignes vides. Je savais même pas qu'on pouvait se la raconter à ce point en ne disant que des bêtises.
Je me suis donc ravisée devant ma naïveté et la piètre qualité du bordel.
L'analyse brute, c'est pas pour moi, j'y suis mauvaise.

Et il ne faut pas aller contre sa nature!

Comme The Fountain était le seul film d'Aronofsky que je n'avais pas vu, je l'ai regardé hier soir. Genre, pour compléter la piètre analyse que j'étais en train de faire de Black Swan, c'est pas comme si je prenais pas ça au sérieux en plus...

Avant de lancer le film, je flippais un peu.
On ne m'avait pas dit que du bien de The Fountain.
Loin de là.

Alors que...
Je ne sais même pas par quoi commencer, c'est encore confus dans ma tête.
je vais vous le faire avec ma nature, brute. C'est encore ce qui me parait le mieux!

Hugh Jackman y est bouleversant je n'aurais jamais pu imaginer...
Rachel Weisz également.

The Fountain est un film qui brille dans tous les sens du terme.

Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas tout compris à The Fountain.
Un peu comme devant un film de David Lynch, il n'y a que les arrogants (et les menteurs. Et les crâneurs) qui peuvent se targuer d'avoir tout compris, non?

Je sais juste que ça parle d'amour. D'acceptation. D'intimité. De pore. De cheveux. De nuque. D'angoisse. De mythe. Et encore d'amour. Et de deuil. Et de quête. Et de sérénité.
Je n'ai pas tout compris, mais j'ai pleuré à la fin à force d'avoir eu le plexus comme compressé durant toute cette heure et demie. Concentrée sur chaque lumière, sur chaque larme et sur les sanglots cachés et étouffés de Tommy (Hugh Jackman), j'avais réussi à garder ma dignité et à ne pas chialer, après la demie-heure finale, extatique, le générique commence et là maintenant je peux pleurer.
Le cinéma cryptique de Lynch parle à nos névroses en un sens, c'est pour ça qu'on y retourne, même si on ne comprend pas tout.
The Fountain lui, parle directement aux coeurs, directement à notre condition. Et le cerveau, n'a pas grand chose à voir là-dedans alors c'est pas bien grave s'il ne comprend pas... "

Je suis désolée pour le post un peu "pathos".
Pareil pour ma relative absence.
Je vous embrasse fort.

PS: Black Swan c'est un peu prétentieux comme film, mais Dieu que ça tue...

BRIÈVEMENT (CECI N'EST PAS UN POST)

2.2.11

3



(Faire bref ne dispense personne de mettre bien ses invités, c'est à dire vous. D'où le petit Wild Horses, qui fait toujours plaisir...)

Mon été sera Dolfie, ma décision est prise... Dolfie c'est la marque de pompes de la photo. Comme je les aime laisse tomber. Et je suis pas early adopter pour le coup (et pour tous les autres coups aussi remarque).

Post le plus bref du monde mais à qui je peux parler de mon passage à l'acte de pompe à part à vous?
Réponse collégiale, à personne.

Salut les copains.

Je reviens dans la soirée, pour répondre aux coms...

SNOBISME

1.2.11

photo

(Photo prise par Marie aka la cadreuse de l'espace)


(Des mois que j'attendais que ce morceau arrive sur Deezer... Asian c'est vraiment la musique de ma conne jeunesse. J'ai adoré sauter en l'air, remuer mes cheveux et rouler des grosses pelles sur ce morceau, TH9... Vraiment si vous ne le connaissez pas, écoutez-le. Mais laissez passer le matin, il s'accommode mal avec le café au lait et la tartine de Nutella).

Ce post sera de mauvaise foi et un peu énervant pour certains et certaines... Alors attention, on se détend, je ne vais pas parler de sujets hautement polémiques, mais vais plutôt évoquer un trait de mon caractère un poil détestable. Mon snobisme. Mon snobisme olfactif là en l'occurrence, mais ça c'est parce que je suis pauvre, mais en vrai, si j'avais les moyens de mes ambitions, je serais vraiment une conasse avec le "goût".
Un peu comme en cinquième D quand seules les doudounes Chevignon trouvaient grâce aux yeux de la grande Fashion (alors que maintenant, tout le monde s'en fout... Qui a vu dans sa vraie vie, depuis moins de 7 mois, une doudoune Chevignon...À 450 Euros remarque, ça fait cher la blague nostalgique.), je serais une "jugeuse"... Bon là, je shoppe encore des trucs en acrylique chez Noz' donc, j'évite de trop me la raconter.

Bon on va peut-être commencer ce post, vous avez pas toute la vie devant vous non plus!

Le parfum est quelque chose de très important pour moi (entrée en matière un peu niaiseuse je le conçois. Mais j'avais pas mieux!)

D'abord parce que mon odorat est très développé et aussi parce que l'odeur est une des choses les plus déterminantes, définissantes, de la personnalité de quelqu'un. Et ça, très loin devant les vêtements.
Une odeur, c'est intime, j'ai l'impression que pour le coup, c'est difficile de copier (comme en mode) puisque on ne peut plus réellement mentir. Y a la peau qui décide pour nous. Des parfums marchent avec nous et d'autres pas, alors que pourtant, cette odeur on aurait bien aimé l'avoir aussi dans nos mouvements.
En ce qui concerne les vêtements, on ne compte plus le nombre de gens (moi la première) qui mettent des choses qui ne leur vont strictement pas, mais c'est pas grave dans le fond avec le vêtement, c'est même secondaire, avec le parfum, c'est impossible.

Je ne comprends pas comment on peut offrir un parfum au hasard à quelqu'un. Sans savoir ce qu'il porte, avec quoi il se lave, quel métier il fait, quels sont ses anciens amours de parfums, vraiment, je ne le comprends pas.
Pire, je trouve ça nul de banaliser à ce point le parfum, de faire de lui une sorte de pull, un élément inter-changeable.

Alors vous imaginez bien qu'acheter des parfums, pour moi, n'est pas à prendre à la légère.

J'en ai porté 5 de manière sincère, c'est à dire en accord avec moi et mes vrais goûts:

- Le Numéro 5 de Chanel, mais bien trop jeune. J'y reviens régulièrement, il sent la poudre. Il sent la rose moderne.

- White Musk de Body Shop ce qui dans mon imaginaire revient à acheter un parfum à Auchan, mais j'adore cette odeur... cette odeur pas très bonne pour la santé je sais...

- Original Musk de Kiehl's, bien plus complexe que l'interprétation du musk par Body Shop. Il est mixte en plus comme mon vrai grand amour de parfum...

- ... Jicky de Guerlain. C'est mon parfum. Celui vers lequel je reviens systématiquement. Toujours. Ma préférence.

- Artemisia de Penhaligon's. J'ai aussi eu Malabah que j'aime preque pareil... Je ne connais pas toutes les odeurs de Penhaligon's mais aimerais vraiment être séduite par Blenheim Bouquet, le parfum préféré de Winston Churchill. J'aime des parfums avant même de les avoir sentis, c'est bizarre je crois. C'est un snobisme bizarre. Un peu enfantin. C'est un snobisme onirique, il ne se base sur rien de concret uniquement sur mes fantasmes. Porter un parfum qui a une histoire forte et qui fonctionne sur nous, avec nos propres variations de peau, je trouve ça extrêmement chic.

Y a des parfums que j'aime dans l'idée, mais qui ne marchent pas avec moi... Genre le 19 de Chanel, je le trouve moins galvaudé que le numéro 5. Ou Mitsouko de Guerlain (mais sur moi, ça sent la salade de boulgour... ou assimilé. Quelque chose de trop alimentaire en tous cas). Ou encore Aromatics Elixir de Clinique. Celui-ci j'adorerais le porter, mais vraiment, il ne me plait pas sur moi. Je n'ai jamais senti, n'ai pas la moindre idée de ce à quoi ils ressemblent mais rêve pourtant de porter des parfums de la marque Byredo. Mais aussi tous les Serge Lutens. J'imagine qu'il y a plus confidentiel encore... Et encore plus chic. Plus subtil.

J'aime les parfums bien produits, comme un tube de Pharrell Williams, avec des couches, des sous-couches, des bouts d'odeurs au début, quelque chose de plus affirmé ensuite, moins alcoolisé... Et j'aime jusqu'à ce que l'odeur soit pervertie, un peu, pas notre odeur à nous. Autant vous dire qu'avec les parfums Dior ou Viktor & Rolf, on est très loin de ça.
Il parait que la mode sert, d'un point de vue industriel, à véhiculer cette image qui fera vendre, à la marque, des parfums. Le flacon, la publicité, les couleurs existent bien avant le parfum en lui-même. Pas pour moi. Aucune mannequin, actrice ne peut me faire acheter un parfum. Aucune "Star" actuelle en tous cas, personne ne me fait suffisemment "bander" pour ça.
Point de Paul Newman ou de Steve McQueen dans les parages (ouais que des garçons, j'aime l'idée de porter des parfums de garçons!). Et même si j'aime bien Beyoncé, faudrait pas déconner, j'm'en fous de sentir comme elle, elle ne me fait pas rêver!

C'est l'histoire du parfum qui m'intéresse le plus ... Et aussi son âme.

Hormis Chanel et Guerlain, je n'achète jamais un parfum chez Sephora. Les autres marques m'indiffèrent pour la simple et bonne raison qu'elles ne me font pas rêver!


Je ne vous ai parlé que de parfums et ai, pour la première fois l'impression d'avoir été indécente avec vous. Il m'est moins intime de vous parler de mes états d'âme que de mes odeurs visiblement.

Je vous embrasse (j'espère que c'était pas trop chiant et long cette histoire...).

PS: Je sais que Jean-Paul Guerlain n'est pas forcément un gentleman, mais Jicky c'est pas lui, c'est Aimé qui l'a créé.
 

Une Chic Fille © All rights reserved · Theme by Blog Milk · Blogger