LA GROSSE MYTHO...

Ben ouais je sais, j'avais dit à demain et, comme ça n'a été nullement le cas, j'ai donc menti.
Ouais...
Voilà pour les explications mêlées d'excuses...

On peut partir pour le post maintenant? Nan mais le vrai post...
Flash-back...
On fait comme si on n'avait encore rien lu...

LES VALEURS SÛRES...




On en oublie les valeurs sûres ici.
Déjà, j'ai pas parlé des soldes.
Vous avez vu, trop je grandis en ce moment...
En vrai j'ai acheté des trucs, même du léopard, comme tout le monde, mais ça me fait chier un peu le shopping en ce moment... Bon y a des chances que ça ne dure pas... Faut pas déconner non plus!
C'est vrai, c'est toujours pareil le shopping:
Je frétille, j'y vais très motivée alors je suis forcément déçue, pourtant, j'y retourne comme une pucelle qui fait comme si elle n'avait jamais vu le loup... C'est ça le fashion cercle vicieux. Tiens "Vicieux", ça me fait penser à la luxure... On y revient toujours finalement...

D'un portant à un autre, en trimballant mes nippes, je me disais que décidément la mode, c'est toujours elle qui commande. Impossible de trouver ce que je VEUX vraiment. Ah ça c'est sûr, ça me fait voir d'autres perspectives, mais tout ce que je veux, et même du sobre, y en a jamais nulle part.

Chercher un pull!!! Chercher un pull, tout ce qu'il y a de plus évident, c'était ma mission soldes.

Non mais en hiver, c'est pas comme si j'étais hors propos à vouloir un, des pulls, et ben non, tout était pourri. Mais genre pourri grave!!!!
Déprimant. Déprimant de trouver 14 manteaux différents en léopard et pas de pull, joli col, en cachemire... On marche sur la tête là...

Alors comme y en a pas, je fabrique de mes petits doigts potelés (mais agiles!) ce qui manque à mon armoire... Et plus tu fabrique, plus t'as des idées...
Avec mon amie Angel, qui ressemble à s'y méprendre à une Cat's eyes, on y va à fond de balle là...
Je vous montrerais si vous voulez. En même temps vous voulez, on est potos de la life, non? Familière? Vous me trouvez familière là? Rabat-joie...

Ah pis y a un autre truc aussi que je voulais vous dire dans ce post qui n'a ni queue, ni tête, ni épaule, ni cils, ni... Ok j'arrête!!!

Je comprends pas bien tout ce qui se passe autour de Lady Gaga... J'la trouve naze cette meuf. En plus elle fait flipper... Et pis elle se la joue grosse be-bom alors que bon, quand on la voit à côté de Beyoncé, heu... Ouais ben voilà!!!!
Il faudrait vraiment m'expliquer le côté efficace de sa pop, parce que c'est pas faute d'être en général TRÈS bon public, mais là, ben... Elle fait peur hein?

On le voit bien que j'ai rien à dire là?
Alors je vais m'arrêter là...
Je vais bien, vraiment bien. J'espère que vous ça va mes petits nougats?

Je vous embrasse...


PS: Je n'ai mis des parenthèses qu'une seule fois dans ce post... Quand je vous disais que je grandissais!!!!

PS2: Quelle meilleure valeur sûre que Marcia Baila dans une méga-boom au moment où on termine de slower lovée dans les bras de Brian, hein je vous le demande... Voilà c'est aussi ça les valeurs sûres!!!

PS3: Ce post a un petit air de Skyblog je trouve... Quand on regarde vite on pourrait s'y méprendre, hein?

"TU CROIS PAS QUE C'EST UNE PETITE ROSBIF COMME TOI QUI VA M'APPRENDRE L'ÉLÉGANCE..."





J'ai pas trop aimé le film de Joann Sfar. C'est pas que c'est nul, enfin faudrait pas voir à être trop excessif non plus, mais, j'ai envie de dire "mouais...".


J'aime Gainsbourg.
Ils sont importants, lui et son œuvre, pour moi...

Le troisième cd que j'ai acheté de toute ma vie entière, à 11 ans, c'était la compil' "De Gainsbourg à Gainsbarre" (la même histoire que chez Sfar!), juste après Out of Time de Rem et Little Earthquakes de Tori Amos.

Il est le premier chanteur français que j'ai écouté (on compte pas Mylène Farmer hein!! Oui, pour les nouveaux lecteurs, j'étais une déglingo de la miss dans mon enfance. D'où l'aspect névropathe de ma personnalité, ça ne s'invente pas!)

J'étais plutôt enthousiaste, presque conquise en entrant dans le cinéma. Et puis rapidement, j'sais pas vraiment pourquoi, ça m'a énervé.
Le film est atypique, audacieux, certains outils de la mise en scène sont intéressants, comme les marionnettes. Il y a plein d'autres trucs chouettes dans cette "Vie héroïque"...
Sauf que, ben sauf que je me suis fait chier.
Au-delà des compositions de Gainsbourg que j'aime d'amour, c'est son élégance que je préférais.

Il faut l'entendre parler pour comprendre ce qu'est l'élégance au sens strict du terme, un sens de la précision lexicale qui me fascine encore et forever.Du cynisme à la pelle, des clopes toujours (comment n'en était-il jamais écœuré des Gitane?), une vraie timidité, une très grande précision dans son travail ( Melody Nelson, l'homme à tête de chou...) et la rigueur dans sa vie tout court (entendre Birkin parler de l'éducation très carrée, presque réac, que donnait Gainsbourg à ses enfants me fait vraiment rire, et montre à quel point, les humains c'est complexe et c'est pétri de contradictions).

Il y a un truc de chouette que ce film n'a pas fait et qui, au bout du compte, m'a plu. Il a laissé le fantasme de l'intimité persister.
Les biopics ça s'emballe souvent sur des interprétations, des détails parfois inventés, d'autres fois non, mais qui tentent d'expliquer le pourquoi et le comment d'une personne.
Ce film, lui, n' a rien changé à l'image que j'avais de Gainsbourg.
Il a laissé les fantasmes que j'ai sur sa vie parfaitement intacts, il n'a pas cherché à m'imposer des images.
L'intimité que j'ai façonné depuis mon enfance avec Gainsbourg (à sens unique l'intimité hein...) elle est toujours présente, n'est même pas dénaturée, de ça je suis contente... Peut-être que dans le fond, il a toujours été le héros de quelque chose pour moi, pas besoin d'attendre un film pour l'envisager de cette manière.
Je ne sais pas si c'est bon signe, mais ce qui est sûr, c'est que je ne l'aime pas moins.

Have a good good day, même s'il pleut, même si c'est Janvier...
Je vous kiss, j'vous love!
À demain.

AMERICAN VINTAGE... UNE CHRONIQUE SUCCESSFUL... MAIS PAS QUE, ON VA TRAÎTER AUSSI...






J'adore American Vintage.
Tout le monde adore American Vintage, c'est vrai non?
On en voit partout, on est content, on biche, on saute comme des cabris quand on pense avoir trouvé la perfection de t-shirt blanc ("biche", "cabri", j'adore avoir un lexique spécifique dans mes posts, c'est tout de suite la grande classe!). On le met, on se sent tellement belle débraillée comme ça...
Les épaules sont savamment apparentes, le soutif ne peut qu'être vu rapport à la transparence, la longueur est parfaite... C'est, de mon point de vue, une marque over-sexy American Vintage.

Le tableau est presque parfait... Sauf que non. Ça fait plus de deux ans que je pratique la bête, ça fait plus de deux ans que je fais American Vintage quatrième langue et il y a quand même 2 ou 3 trucs qu'on oublie de dire sur cette marque.

✓ La transparence, c'est sexy comme ça, mais c'est pas le plus praticable pour la vie sociale. Je me rassurais avant en me disant que mes seins étaient petits et que par conséquent, même si on les voyait souvent, ça n'intéressait pas grand monde.
On m'a dit le contraire il y a peu, des seins c'est quand même des seins, aussi petits soient-ils... Alors c'est sûr, la transparence American Vintage, vue qu'elle est quasi-indécente, elle devrait, pour ma pudeur hein, se superposer.
En plus, c'est le credo de la marque, la superposition. Quand t'achètes une de leur pièce, la vendeuse, si elle fait bien son travail, elle te propose un autre truc pour t'éviter de te balader cul nu dans la ville.


✓ Là, on arrive au cœur du véritable problème de cette marque, la qualité.
Bref retour sur les faits: les t-shirts et autres pièces de la marque, sont extrêmement fins, c'est même ce qui fait leur tombé parfait, donc, quand on achète sa première pièce, on se dit qu'on va faire gaffe, qu'on va être précautionneuse, parce que c'est pas comme si c'était cher American Vintage, mais un t-shirt bête comme chou à 40 voire 45 euros, c'est pas gratos non plus, on est pas dans le registre d'H&M ni dans celui de Chanel non plus remarquez...
Bref, faire gaffe...
Ca marche pour plein de gens, moi non. Je fais pas gaffe, si je peux rien faire dedans, à quoi ça peut bien servir que je me sape...
Sachant que je ne fais pas de vraie distinction entre ma vie vestimentaire de jour et de nuit... Enfin surtout pour le haut, je mets les mêmes t-shirts le jour et la nuit. Sauf que la précaution nocturne elle est moins efficace que quand je suis réveillée, en forme, droite comme un i...
Un trou, un élargissement trop important pour être honnête, un deuxième trou... Ah sa race!!!

American Vintage, qu'on se le tienne pour dit, ce n'est pas de la très bonne qualité. Je ne compte plus mes t-shirts troués (tous pour être tout à fait honnête), même quand j'ai décidé d'arrêter de dormir avec.

Je vous jure que c'est vrai, les t-shirts je les lave avec mes cachemires, qui eux ne bougent pas d'un fil, mais non les t-shirts ils décident quand même de se trouer en machine... Même quand on en prend soin, ça a beau être un retour au grunge dans la mode, laissez moi au moins décider de ce qui va être troué dans ma garde-robe...
American Vintage nous pousse à être sales, comme on a peur de les laver, ben, on les lave plus...

✓ Je me plains, je me plains, mais il se trouve que je n'ai pas encore trouvé d'alternative au coton débraillé, c'est clairement les coupes qui me plaisent le plus... Sa double race encore!!!



Je vous embrasse bien fort, j'ai eu quelques petits soucis, d'où l'absence.
I'll be back demain...

LES COUILLES...






Aujourd'hui,(ça commence comme un VDM mon post, drôle?) je me disais que, certes, je suis une fille, mais que j'ai quand même de toutes petites couilles... Admettons que pour nous, comme on a pas de couilles, on mesure ça à la grosseur de nos trompes de fallope, et bien moi je suis toute maigrichonne de ma "femélité".

Pourquoi je pensais à ça... Ben simplement parce que c'est vrai.
Je vais vous raconter une histoire, un truc vrai de ma vie...

Il y a 4 ans, je dîne avec un ami à moi au resto. L'ami et moi on adore digresser, rêver, voir la vie en grand.
Et là je lui fais part d'un projet que j'ai et que j'ai VRAIMENT envie de réaliser ( c'était sans compter sur la grosseur des miss fallope).
Je viens de découvrir le tricot et j'y vais à tout va. J'adore et ça me fait presque penser que je vais pouvoir faire de la mode de mes mains et de celles des autres.
Mon ami écoute, m'encourage de la tête ce qui me donne le juste sentiment que je peux vraiment me lâcher...
Mon projet c'était celui-ci (et c'est tout à fait normal s'il vous est maintenant très familier...):
Je veux faire de la laine sexy, des trucs dégoulinant, sublimes de féminité, mais je ne tricote pas assez bien et surtout pas assez vite. Alors mon idée était celle-ci, demander à des mamies de m'aider. Tout y était, l'aspect pratique (elles vont plus vite que moi), le lien social et la communication bordel... Les yeux de mon ami s'illuminent et me dit avec efficacité, "Ben c'est très bien, il faut le faire Marie...".
Je suis contente, je m'enthousiasme, m'emballe, creuse un peu plus mon projet avec lui.

Je suis à fond... C'était il y a 4 ans, et bon l'idée maintenant elle est prise... Golden Hook fabrique ses écharpes et bonnets avec de charmantes mamies.
Quand j'ai découvert ça en 2008 chez Deedee, si j'avais été plus sensible j'aurais mouillé mon clavier...
Sa race... Shai pour moi ceci dit, ça faisait 4 ans que c'était dans ma tête, pas la peine de venir pleurer que je me disais.

Alors pourquoi je l'ai pas fait???

Vous vous souvenez de Les Bronzés font du Ski? Ouais c'est bon. Ils sont dans le refuge, Jean-claude Duss est super vener après Popeye qui drague encore une nana que Duss veut serrer. Et tout hystéro, Duss dit à Popeye, "ch'sais pas ce qui me retient de te casser la gueule?", ce à quoi Popeye répond "la trouille peut-être..."

Voilà la trouille peut-être.
C'est dingue comme ça paralyse. J'ai bien assimilé que le courage n'a rien à voir avec le fait de pas avoir peur... Les courageux ils ont peur pareil, ils ne se laissent simplement pas paralyser par elle...

Peut-être il ne s'agit que d'un auto-coup de pied au cul dans le fond...
Des tas de choses, j'ai envie de faire des tas de choses, et pis non, je me rétracte, je pèse le contre et le contre (bien sûr que dans ces cas-là on ne pense pas au pour) et je... Et je quoi déjà?

Ah oui, je passe à côté de l'essentiel...
C'est dans ces moments là que je voudrais avoir des énormes couilles, les poser sur la table, regarder tout le monde, bomber le torse et penser dans ma tête, "c'est qui le patron de moi là? Ah oui tiens, c'est enfin moi..."

Je vous embrasse très fort les reines de Saba...

ALÉATOIRE...





C'est marrant. Si si c'est super marrant.

Je pensais aux tendances et, je me disais qu'il y a encore quelque chose dans la mode "populaire" qui reste un mystère. Quelque chose qu'on ne s'explique pas vraiment quoi...
Oh le suspense de malade, comme je fais trop monter la sauce là...

Bon on le sait tous que nous sommes très peu imperméables aux tendances. Nous on nous dit ce qu'on doit mettre à chaque saison et nous, on est docile.
Jusque là, j'ai pas inventer l'eau tiède, vous en conviendrez...

Je vais vous mettre à contribution en vous posant une question tout ce qu'il y a de plus simple.
Quelle est la différence (de taille la différence) entre d'un côté le jeans taille haute, les robes ultra-longues de hippie, les chaussures margielesques moitié bottes moitié sandalettes...
Et d'un autre côté, le slim, le perfecto, les UGG (là je ne parle que pour moi et de 2 pelés et 3 autres tondus) et les bandeaux dans les cheveux?

Hein! Je vous le demande?

La notion de saison, elle est là la différence.
Certaines de ces pièces perdurent saison après saison dans le même temps que d'autres durent 12 minutes. Ce qui est étonnant remarquez... C'est pas juste.
Alors je me demandais, est-ce que les succès qui durent répondent à un calcul qui n'a rien d'aléatoire ou pas?

Hier je rêvassais en rangeant mes sapes. Je m'évertuais à les plier correctement en me surprenant à y prendre, presque, du plaisir.
C'est comme si dans mon cerveau de décérébrée occidentale, c'était la manière que j'avais trouvée pour bien me traiter moi en ce dimanche.
Un pull.
Un tutu noir.
Un, deux, quatorze foulards...
Et je tombe sur LUI.
LUI, c'est la pièce que j'aime le plus dans mon armoire. Je l'aime depuis au moins 2 ans. C'est ma plus jolie trouvaille.
Un jour où je me baladais chez Zara et où la conjoncture et les cieux étaient avec moi, je suis tombée nez à nez avec la dite réussite.
Une pièce que j'ai aimé à l'instant et, mon compte en banque était à flot.
Je le prends, 3 secondes pour me décider. D'ailleurs je me dis souvent qu'une hésitation est le signe que, non, il vaudrait mieux ne pas le prendre.

La pièce en question c'est un perfecto. Il est en agneau et il vieillit à merveille.
En le retrouvant je me disais qu'à l'époque où il est devenu la it-pièce, rien ne le prédestinait à devenir, au moins pour les 3 prochaines années, un intemporel.

Le slim pareil. Je me souviens très bien du reflet que me renvoyait le miroir du H&M de Nancy. Je n'étais pas du tout convaincue. Ça tasse le slim. Ça pardonne rien que je me disais. C'était au début de mon blog et je me disais que je n'en étais pas si je l'achetais pas ce satané denim.
Et je m'y suis faite. Et j'aime ce que ça fait sur moi.
Le slim est devenu, au-delà de l'intemporel, un basique.
Comme un t-shirt blanc en V de chez Gap.

Je vais vous épargner la tirade sur les UGG, ça n'amuse plus personne et surtout parce que, pour le coup, il ne s'agit pas d'appréciation esthétique mais bien de confort...

Alors pourquoi? Non mais c'est vrai pourquoi certaines pièces traversent les saisons et d'autres remballent leurs gaules comme ça, presqu'à la seconde.
Les vestes militaires inspirées Balmain, mouais hein.
De toutes façons, Balmain tout court, c'est trop connoté j'ai l'impression.
Le léopard gagnant de la saison,est-ce qu'il va durer?
Pour une fois, alors que j'aime particulièrement la ramener, je n'ai pas de réponse...

Ou alors l'embryon.
Le beau.
Les choses durent peut-être simplement parce qu'elles ont un intérêt pour le consommateur.
Le beau, le chaud, le pratique, l'inusable...

Ce qui est certain, dans mon cas, très peu de pièces restent... Si je devais racheter ma garde-robe, les premières choses vers lesquelles je me dirigerais seraient:

✔ Un perfecto noir en agneau.

✔ Un blouson en jean délavé et destroy.

✔ Des jeans, des petits, des grands, des qui traînent par terre, des qui vont au feu.

✔ Des kilos de t-shirts débraillés. Surtout blancs les t-shirts.

✔ Des pulls en V, en cachemire (ce qui limitera la quantité des pulls, on est bien d'accord!)

✔ Et basta je crois. Un hoodie ou deux et on est bon.

✔ Et quand la base, l'intemporel, le basique est acheté, je peux m'attaquer aux conneries, aux colliers en plastiques, aux collants avec des nuages, aux jupes avec du lurex dedans, aux chaussures à clous (mais que les Susan de Chloé), aux trucs qui brillent, à ceux qui vont dans les cheveux et qui sont TRÈS superflus mais pourtant tellement indispensables!

Je vous embrasse les be-boms inter galactiques qui n'ont pas le temps d'aller dans l'espace alors c'est pour ça qu'elles mettent d'immenses talons!!!




LA GRANDE CLASSE OU L'ART DE MARCHER SUR LA TÊTE... OU MOITIÉ VICTIME MOITIÉ COMPLICE, COMME TOUT LE MONDE...

C'est pas pour faire une polémique. En plus, elle est déjà lancée.
Je vous mets le lien de la dépêche AFP, de toutes façons elle a été reprise telle quelle sur tous les articles du net.

Donc résumons la situation post-polémique.

Moult gens sont super vener contre H&M, après avoir lu dans le NY Times qu'un magasin de NY jetait des sapes à la poubelle après s'être assuré de les avoir correctement lacérées pour qu'elles soient, tout bonnement, immettables.
Il se trouve qu'en ce moment c'est pas, comme dirait l'autre, l'été indien.
Alors c'est sûr à l'heure où des êtres humains meurent de froid, ça fait très, très désordre de gâcher. Au delà de faire désordre, en terme de communication, on n'est pas au top de l'image philanthropique.

Mac Do le faisait déjà. Carrefour, ses copains Auchan et Cie aussi.
Quand j'ai entendu parler de ses pratiques, pour de vrai, mon cerveau a été très en galère. C'est pas que je trouvais ça immoral ou amoral, c'est simplement que je ne comprenais pas le sens de la pratique.
Des gens ont faim, ont froid, pourquoi mettre de la Javel sur de la bouffe qui est encore consommable? Pourquoi s'assurer que ces choses ne puissent plus être consommées par personne? Pour quoi c'est faire?

Si je prends ma propre expérience et que j'essaie de me détacher de mes émotions (je suis super vener moi aussi...), il se trouve que je ne me sens pas forcément innocente face à certaines pratiques extrêmement douteuses de la mode...
Je ne sais pas tout, voire pas grand chose, je n'ai pas une conscience militante et politique au taquet. J'avoue, il m'arrive d'être une branleuse, un peu lâche qui ne réfléchit pas plus loin que l'étiquette Zara de son nouveau gilet moucheté.

✔ Je ne vais pas chez H&M parce que j'ai prédilection pour la Suède. Pareil pour Zara.

Je me souviens parfaitement de ma découverte d'un magasin Zara. Je suis à reims, on doit être en 1999 ou en 2000. Je suis dingue. J'adore la mode depuis toujours et tout ce que j'ai toujours rêvé d'avoir, sans en avoir les moyens, est là, à portée de main.
Je suis tellement dingue, que ma pote MC me dit avec ses yeux ronds "ben t'es à fond là!!!".

Ouais je suis à fond.

Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ne peuvent pas connaître, hein!... Le cheap fashion n'existait pas quand j'étais ado. La vraie fashion et ses séries mode dans les magazines elles en revanche, elles existaient. Je passais mon temps à rêver en espérant au mieux, pour Noël, un pull de chez Benetton.
Avant la mode c'était que pour les initiés, la débrouille était très difficile alors je patientais...
Et Zara puis H&M ont exaucé mes vœux de futile occidentale.

Je disais donc, je vais chez H&M et Zara parce que j'aime la mode mais que je n'ai pas les moyens financiers de mes ambitions.
Et puis maintenant , la norme, c'est d'avoir beaucoup. Sinon on se lasse de son propre reflet.


✔ Un jour sur Twitter, je vois un Twit de Punky B qui m'interpelle.
La belle nous parle de son léger énervement face aux répliques acerbes de certaines lectrices-consommatrices qui trouvent que la jeune création française coûte trop cher. Punky trouve ça normal, alors ce genre de phrases, ça la gonfle. Moi, sur le moment, pas du tout, ces lectrices-consommatrices je les comprends parce qu'un coté de moi est d'accord avec elles.

On ne sort pas indemne de 10 ans de consommation cheap en 2 coups de cuillère à pot.
Il m'est maintenant très difficile de mettre cher dans quelque chose qui, à coup sûr, sera passé de mode. Alors merde autant garder mon bon argent et acheter pas cher. Et acheter aveuglement aussi, parce que c'est bien le propos.

C'est à partir de ce moment là que j'aurais dû plus m'interroger.

On sait toutes que les conditions de fabrication de la sape cheap sont "douteuses", mais on fait comme si de rien n'était. De toutes façons par chez nous c'est confortable et les autres, ceux qui fabriquent nos lubies vestimentaires on les connaît pas vraiment. Et puis ils sont loin. Tout un tas de raisons pour garder les yeux fermés.

J'ai toujours eu un peu honte de ça, vaguement, mais je me cachais derrière quelque chose qui se nomme simplement le DÉSIR. Le désir d'acquérir le vêtement de la saison.
Et dans le fond, maintenant je le comprends mieux, même si le désir est encore là, le beau, l'objet qu'on désire vraiment, il se paye. Et plus il est beau, plus il est cher. C'est comme ça...
Je comprends mieux l'irritation de Punky.
Tout se paye!

✔ C'est finalement étonnant d'être colère face aux pratiques douteuses alors que nous, moi, on a encouragé de manière plus ou moins indirecte, un capitalisme forcené. H&M ça va vite, c'est même sa qualité principale avec le prix, alors il y a une contrepartie.

Rien ne nous laissait penser qu'ils étaient politiquement correct. Tout nous laissait même penser le contraire. Une fois que ça pète vraiment à la gueule, c'est sûr c'est violent pour nous.
Je n'ai plus envie, comme ça à brûle-pourpoint, d'acheter chez H&M. Il est évident que ces pratiques ne sont pas limitées à un seul magasin.
Sauf que... Et bien oui sauf que.

✔ Ça demande tout un tas de re-considérations ce genre de choix.
"L'homme est la mesure de toute chose" disait Platon.
Il vaudrait mieux que chaque consommateur occidental regarde ce qui se passe dans son placard à lui.
Au fond, c'est bien nous qui définissons ce que doit être le monde. Sans lâcheté et avec plus d'honnêteté.
Le consommateur exige beaucoup et attend "l'inattentable" chez le marchand.
Il veut de la qualité, des prix au-delà du compétitif, un sens éthique irréprochable, de la considération de l'autre et un très efficace et rapide service après-vente.
Mais le consommateur, lui qu'est ce qu'il propose?
Encore plus! C'est jamais assez de toutes façons!


Être éco-responsable pour la modasse ça demande BEAUCOUP de changements.
Ça lui demande ne plus acheter à tire-larigot. Ça lui demande de savoir où BIEN consommer, donc de se renseigner et de prendre du temps, plus de temps pour ça. Ça lui demande d'être plus responsable. Et c'est sûr ça, ça fait de gros changements...

Je ne sais pas encore si j'en suis capable, en revanche ce qui est certain, c'est qu'avant de porter un regard passionné sur la question, je me demanderai ce que moi j'ai fait pour que le système en arrive à marcher sur sa tête...

Je vous embrasse.
Passez une bonne nuit!

VERS LE CAPITALISME QUI MARCHE...





Il y a une raison pour laquelle je ne fais pas de pub chez moi.
Ça n'est pas parce que j'ai trop d'argent, non!
Ça n'est pas non plus que je suis éthiquement défavorable à la publicité, non c'est simplement parce que je ne suis pas sûre de son intérêt. De son intérêt mercantile j'entends.

Non parce que il existe des vrais trucs qui réussissent à me faire consommer!

Dans les magazines de filles, j'adore les conseils mode et beauté des people. Pas tous les people, entendons nous bien, genre Sandrine Quétier, j'm'en tape un peu. Mais pour certains, leurs rituels m'intéressent vachement.

Il y a tout de même une distinction à faire:

✔ Entendre Daria Werbowy vanter les mérites des produits, cosmétos, parfums de Lancôme, ça ne me fait ni chaud ni froid. Non, parce que c'est pas comme si elle n'était pas payée pour dire que c'est trop de la balle Lancôme... Alors peut-être que Hypnôse ça sent trop bon, mais comme on la rémunère pour le dire, je me méfie, j'la crois pas.
Ça marche aussi pour Scarlett et D&G cette histoire. Je n'ai rien contre Daria, entendons-nous bien!
Même qu'elle est belle... Alors si je la sentais moins sponsorisée je serais à bloc dans l'assiduité, toute docile et enjouée d'appliquer ce qu'elle fait pour elle-même.

Alors c'est sûr, il y a des "conseils" donnés et qui sont de la pub moins évidentes.
Mais comme je suis bon public, je ne cherche pas forcément la petite bête. C'est juste que quand je lis "Lancôme (Chanel, Beautiful together, Mon Cul sur la commode... Ces marques n'existent pas toutes, je vous l'accorde), ça me rend trop belle de l'extérieur, de l'âme et je n'en changerai pour rien au monde" et que dans le même temps, elle est en 4 par 3 partout dans la ville, je me dis que c'est pas si bien que ça.
Quand c'est bien, ça marche, sans qu'on saoule tout le monde avec ça...

J'appelle ça le syndrome LOUISE ATTAQUE.

Vous vous souvenez de Louise Attaque?
Mais si, "Allez viens, je t'emmène au vent, je t'emmène au dessus des vents...", la chanson.
Alors eux, les Louise Attaque, ils sont arrivés tout inconnus, et v'là pas qu'ils vendent 2,5 millions d'albums, comme ça, sans faire de vagues.
J'ai pour principe, et je sais que c'est un peu idiot, que lorsque quelque chose est bien, joli, de qualité, émouvant, il finit toujours par marcher, sans qu'on ai besoin de payer des gens pour vanter le dit produit!
C'est naïf je sais. À vouloir trop faire vendre, je me dis que ça cache quelque chose, ça cache quelque sur la qualité et les bienfaits du produit!


✔ Dans un Grazia (je trouve qu'on a été dur avec ce magazine, moi il me plait...), j'ai vu les conseils de certaines reines de la Night. Y avait une Putafrange, je sais plus laquelle, Miss Kittin que j'adore et Nadège Winter.
J'adore cette nana. J'la connais strictement pas, je sais rien d'elle, mais je la trouve fraîche. Là elle se met à parler d'une crème de jour, de Biotherm qu'elle qualifie de miracle. J'ai le sentiment que cette nana n'est pas en train d'être payée pour encenser cette crème mais qu'elle le fait uniquement parce que c'est vrai... (Pour le coup je me goure peut-être, elle est peut-être sponso à mort, mais si c'est le cas, ils ont au moins l'élégance de le faire discrètement).

La crème coûte 57 euros, c'est chero quand même en plus je me dis que je suis encore un chouïa jeune pour ce genre de crème, mais la miss Winter aussi et, vous connaissez mon goût pour la peau impeccable.
J'ai acheté cette crème. Certainement un de mes achats cosméto les plus chers. J'en suis plus que ravie, je valide, cette crème est un miracle de bonne mine. Même après une petite nuit, même cernée, même énervée, même en fin de journée...

Et j'ai réfléchi. je me suis rendue compte que bien évidemment que les conseils des belles filles, élégantes voire les deux sont extrêmement influents. C'est certainement une des raison pour laquelle les blogs ont fait vendre et sont toujours très contactés. Il y a ce truc de véritable proximité. Au départ, lorsqu'on parlait de quelque chose qui nous avait véritablement séduit, il ne s'agissait bien que de ça. Ni calcul, ni revenu, juste du bon plan.
Et même si maintenant on est moins dupes, il y a encore une certaine fraîcheur dans les blogs, la plupart du temps, c'est bien le goût et le plaisir face au produit qui fait qu'on en parle.

En tous cas, je me dis que si c'est trop évident comme Daria ou les autres, ça dessert le produit. C'est sûr l'image habitue au produit, il s'ancre tranquillement dans la rétine, dans le cerveau et donne l'impression de faire partie du paysage, au-delà de ça
si j'avais des produits à vendre, je ne crois que je m'y prendrais comme ça...
Et oui, je suis d'une naïveté sans nom face au capitalisme, mais comme je suis une consommatrice tout ce qu'il y a de plus normal, mes processus cognitifs de consommation ne doivent pas être isolés.

Je me demandais ce qui vous, vous fait consommer?
Je vous embrasse les Beboms!

La photo est de Hedi Slimane .



2010... LE MOIS DES RÉSOLUTIONS...





2010 semble être l'année de l'acceptation.
Cette année, on arrête d'être parfait et inexactement honnête. Si on veut être NOUS en 2010, c'est très simple, des résolutions, on en prend pas. Comme ça on ne se déçoit pas soi-même et aucun ami, aucune maman de nous mettra la pression à coup de "mais le 1 janvier, t'avais pas dit, l'œil pétillant et l'haleine plus tout à fait honnête, que tu..."
"Tatata" répondra celui qui, so 2010, aura pris la sage résolution de ne surtout rien décider...

Pas idiot comme idée. Par exemple, moi je la ramène toujours trop sur ce que je vais faire, sur les décisions que je prends... Bon dans les actions c'est un chouïa différent. Je la ramène vachement pour le reste, en terme de concrétisation, je remballe vite mes gaules. Alors ça me fait avoir honte de moi et mes amis aiment à se moquer...
Heureusement pour moi, après je repense à l'imperfection humaine et je souris, toute rassurée de faire partie du genre et d'en être une parfaite représentante. Il ne faut surtout pas trop se flageller, ça ne va au teint de personne.





Moi, j'en ai pris des résolutions en ce premier jour de janvier. Et c'est la toute première fois que ça m'arrive.

C'est quand même un concept intéressant les résolutions. Comme quelque chose de l'ordre de la quête de soi. Prendre des résolutions c'est savoir de quoi on est capable et d'enfin décider de le montrer, de se le montrer.

Ne pas se résoudre c'est comprendre et assumer ses imperfections...
Se résoudre, c'est se dire qu'on est capable de mieux que ce que l'on a fait jusqu'à maintenant.

Bon, mon imperfection, c'est bon là, je la gère, j'l'assume au mieux, j'en ai clairement fait le tour.
Il est temps de passer à autre chose, à quelque chose de l'ordre de la discipline...
C'est la raison pour laquelle 2010 ressemble un peu, dans mes yeux, à un nouveau regard que je poserai sur moi.





Comprendre de quoi on est capable et l'assimiler et un processus souvent long... Je vais vous raconter à quel moment, moi j'ai compris où étaient mes limites et mes possibilités. Et surtout à quel moment j'ai compris le pouvoir, à mon petit niveau, de la discipline...

Dans le cadre de mon métier, je suis le chef. Pas le chef du monde entier et de la galaxie mais un chef quand même. Il faudra un jour que je vous raconte, entre deux narrations sur l'achat du jeans parfait, comme ça en apprend beaucoup sur l'humain d'être le chef de quelqu'un. Et de plusieurs quelqu'un encore plus! C'est très instructif, je vous jure!

Bref, cette année, v'là pas que j'apprends ce que coûtent vraiment les responsabilités.
Ca coûte violement cher.
Mais comme je reste quand même une petite chose fragile, j'ai mis des semaines à m'en remettre de la responsabilité.
J'ai géré, du mieux que j'ai pu, mais à quel prix. Je ne m'en savais pas capable. Du moins pas à ce point.

J'arrive enfin au cœur de mon histoire.

J'avais un petit mec sous ma responsabilité.

Un soir, explosé de fatigue, après le constat d'un de ces échecs, il me dit:

"- C'est marrant, avec l'âge (i.e. le mien, 30 ans... Classe hein?), on gère mieux la fatigue et le temps de sommeil."
Ben oui, le pauvre choupinou, il était fatigué et plutôt que de réfléchir, il s'est naturellement dit que c'était nos 5 ans de différence qui faisaient la nuance dans la gestion de notre fatigue.

Et là j'ai réalisé... Et je lui réponds:

"- Non, c'est simplement qu'à la différence de toi, je n'ai pas le choix.Toi t'as le choix d'être autrement, de te reposer sur quelqu'un, moi pas. Je n'ai pas le choix, je ne peux me reposer que sur moi!"

Je me suis prise pour une star de cinéma remarquez. Dans les films, quand le héros a trouvé une phrase géniale, il la répète... Il la répète pour montrer toute la "génialité" de sa phrase...





Bon je vous l'accorde, comme ça, à brûle-pourpoint, on se demande bien ce que cette histoire peut bien avoir à faire dans un post sur les résolutions...

Moi, je ne prenais pas de résolutions parce que je ne savais pas si j'en étais capable. Moi je ne rêvais pas trop grand pour moi parce que je ne savais pas si j'en étais capable. Moi je ne réussissais pas à me discipliner parce que je me disais que je n'en étais pas capable. Moi je me réfugiais dans le passé parce que l'avenir, comme il m'était inconnu, il me faisait trop flipper ma mère. Moi, je croyais que je ne pourrais jamais faire ce que je voulais de mes doigts, de mon âme et de mon cœur parce que je n'en étais pas capable...


Dans le fond, c'est pas que je'en étais incapable, c'est plutôt que j'avais le choix, la liberté de faire autrement. On a vite tendance à se contenter du médiocre. On a vite tendance à aller vers une facilité disciplinaire. Parce que c'est trop dur et pis dans le fond, on s'aime pas encore suffisamment pour se dire qu'on a le droit, et
surtout le devoir pour soi, d'être le MEILLEUR SOI POSSIBLE.

Rome ne s'est pas fait en un jour mais c'est pas une raison pour glander sur le canapé à jouer au jeu des boules de couleur qui rappelle étrangement Puzzle Bubble, sur Facebook, en fumant des clopes en pyjama. Rome ne s'est pas fait un jour mais Rome il a commencé à se faire à un moment donné quand même.

Se résoudre, c'est accepter de travailler, de transpirer pour atteindre ce que l'on veut.

Rêver, ça nécessite de la discipline, ça nécessite de se dire que pour le coup, on a plus vraiment le choix... C'est la discipline qui nous fait aller au-delà de nos présumées limites sûrement pas le glandage.
Sauf si on décide d'être un rêveur sans saveur, un de ceux qui ne rêvera que la nuit sans envisager que ce qui se passe dans son cerveau, pourrait bien se réaliser dans la vraie vie si et seulement si, il y travaille et s'il s'y prend bien...




BONNE ANNÉE MES BEAUTÉS...
JE VOUS SOUHAITE DU KIFFE, DU RÊVE, DE LA LÉGÈRETÉ ET DU LUXE... ET DE LA VOLUPTÉ, IL AVAIT RAISON BAUDELAIRE...


 

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