28 SEPTEMBRE... LE RENOUVEAU DES HISTOIRES...








C'est la rentrée et qui dit rentrée, dit "whououhou des séries, tactactac, des séries, tactactac..." dans mon monde... Et ce depuis 2000 et la folie Buffy contre les vampires qui s'est emparée de moi... Pour mes nouveaux lecteurs, je vénère ad vitam eternam Buffy et Joss son créateur de génie... Ouais je sais, mais regardez, s'il te plait les lecteurs, fais plaisir parce que c'est beau, c'est grand Buffy. En VO par pitié. Et dans l'ordre... Et ça va saigner du nez dans les chaumières... Parce qu'en vrai, c'est une grande série...

(Ouais je me suis dit qu'une parenthèse série serait des plus agréables... Parce qu'avec les soins sur les cheveux frisés, c'est un sujet que je maîtrise bien... Mieux que la dernière collection Maje même. Bienvenue dans ma no-life!).


Cette rentrée d'abord il y a la seconde saison de Dollhouse. Nouvelle création de Joss Whedon, le créateur de Buffy.
Ça partait bof cette histoire de Dollhouse saison 1... Ça ressemblait à Alias et, c'est pas comme si c'était un concept extrêmement intéressant la bonasse qui change de perruque à chaque mission tellement elle a le sens du déguisement... Jusqu'à l'épisode 5 ou 6, j'ai oublié,on s'y ennuyait dans la maison des poupées et, tac, d'un coup, notre Echo (l'héroïne) et ses copains sont passés allègrement à la vitesse supérieure...
Dollhouse est une belle série sur l'Identité au sens philosophique du terme... Si je jure, comme ça c'est pas flagrant mais le propos est prodigieusement intéressant... J'en mouille encore presque ma culotte... C'est intelligent, drôle (Joss épouse moi... Si, dis oui et on fera des blagues à longueur de journée tellement on s'aimera) et très bien écrit... L'intérêt des séries crées par Whedon est sans aucun doute le concept global de la série, pas un épisode pris au hasard, non on pourrait même parler dans son cas (comme dans Lost) de mythologie.
Bref je m'emballe, mais j'en parlerai mieux, plus tard...


J'en mate des tas des séries, mais c'est pas comme si elles me transcendaient toutes... Gossip Girl, Heroes (qu'est ce qui nous on fait, ça devient très bizarre... Mais pas bizarre genre Twin Peaks, non bizarre relou...), Lost mais force est de constater que des qui déchire grave, et bien il n y en a pas des tas...

Le cas True Blood par exemple... Mouais... Alors ça partait bien, ça partait bien avant que ça soit là cette histoire... Je peux pas m'empêcher de rester violemment sur ma faim. Alan Ball, le créateur de Six Feeet Under, ma série favorite au monde, des vampires (cf. intro buffyienne...), des décors et le jeu des acteurs ultra-baroques...
La saison 1 m'a vraiment ennuyé... Je me sentais bien partie pour la seconde, True Blood est sûrement la série la plus sexuelle que j'ai vu... Mais son côté mièvre a tendance à m'énerver... Et v'là t'y pas que je déteste Sookie, l'héroïne... Enfin je la déteste pour de faux, je ne la connais que peu... Mais elle est agaçante.
Bon je me suis arrêtée en cours de route, bien évidemment que je vais y retourner au moins jusqu'au bout, elle ne ressemble à aucune autre série... Mais j'ai envie de dire "mouais..." pour l'instant...

Comme Mad Men... C'est une série bien écrite, intelligente, pudique, féministe, agréable à l'oeil à plusieurs niveaux mais... Je ne sais pas pourquoi, je ne suis jamais excitée à l'idée de voir de nouveaux épisodes... Elle aurait tendance à m'ennuyer... Alors qu'apparemment il est de très bon ton de s'enthousiasmer devant Mad Men, moi je me fais presque chier... Super...
Je n'ai pas commencé la saison 3...

Hâte de revoir Damages (mama mia...), Californication, Nurse Jackie (très belle série...)...Et de découvrir bien 2 séries que je n'avais pas vues en entier...

The Wire que je vous conseille vivement... Ça rigole pas tous les jours mais dire que c'est intelligent est un doux, très doux euphémisme...

Et enfin, The Sopranos dont j'avais vu déjà quelques épisodes il y a quelques années et enfin, face à l'intégrale, je me lance dans la boulimie... J'ai un grande capacité (ou faiblesse) d'identification aux personnages des séries et là, j'ai le sentiment de reprendre vie (rien que ça... J'ai vraiment pas le sens de la mesure... Ben quoi, j'étais dépressive moi mes demoiselles) face à Anthony Soprano...

Allez, je vais faire mon propre classement... et j'en attends pas moins de vous, je suis curieuse et ça me permettra de remplir ma faim de nouveautés... Ou pas d'ailleurs!

1) SIX FEET UNDER.

2) BUFFY THE VAMPIRE SLAYER.

3) TWIN PEAKS... Ça fait trop peur...

4) SEX AND THE CITY... Ben ouais les gonz' qui ont un blog de mode, c'est ultra prévisibles.

5) Et à la fin, mais il semblerait que ça soit bien parti pour remonter dans le classement de mon cœur... THE SOPRANOS

BACK TO BASICS... LE SUSPENSE DE MALADE POUR CE DEUXIÈME VOLET..



ÉTAT DES LIEUX


"Tu vois Indra, avant de te dire que tu vas devenir une fille à la silhouette pleine de panache, il va falloir qu'on cause toi et moi... Si si, tu vas voir!

Le tout premier truc que tu dois savoir, ma chatoyante Indra et, pas des moindres tu vas voir, c'est que je vais te forcer à enlever tes étiquettes de vêtements.
C'est le b.a ba. Non parce que pas la peine de faire ta belle avec des vêtements de malade, si on voit l'étiquette en transparence...

Non Indra, pas l'étiquette de prix, l'autre, celle qui dit ce que tu dois faire pour bien laver ton joli t-shirt blanc... Et qui dit blanc dit transparent... Et ça se voit... Et ça, c'est pas très bien! Non je te parle de couper, comme tout premier acte qui te permettra d'apprivoiser au mieux ton nouveau vêtement. C'est comme le démaquillage. Il prépare la peau à recevoir les soins, le maquillage, sinon, t'as la peau toute nulle... Et ben là c'est pareil, n'entreprends rien Indra avant d'avoir coupé toutes tes étiquettes, tous tes fils qui se trouvent sur chaque vêtement H&M et qui sont sensés aider à les pendre... Qui pend un t-shirt à 6 euros 90 à un cintre Indra, hein je te le demande? À part Vic Beckam qui a de la place, mais dans la vraie vie, personne...

EXPLICATION INDRA:

T'as acheté un beau foulard de couleur arc-en-ciel chez H&M. Mais comme t'y as pas pensé, trop obnubilée par la mode et ses associations esthétiques, tu laisses pendouiller l'étiquette blanche au bout du dit foulard... Tu crois vraiment, Indra, que c'est élégant le pendouillage? Non, ne dis rien...

Bon là, tu me diras, c'était fastoche, mais si tu l'enlèves du foulard l'étiquette, alors il faut le faire sur tous tes vêtements... S'ils sont transparents, c'est certain, mais pas que... Parce que regarde, prends le cas de Zara, et bien eux ils font des étiquettes qui ressemblent à des dictionnaires quadrilingues, alors fatalement ça fait des bosses sur le plus beau des gilets... Et c'est drôlement moche...
Ah alors tu vois c'est bien de couper ses étiquettes... C'est pas un truc inutile de perfectionniste...
Je sais que comme t'es nouvelle dans la fashion, t'as pas envie de tout couper... Genre les étiquettes de marque... T'as vraiment envie de montrer au monde entier que cette écharpe Marant achetée sur Yoox, c'est bien une vraie Marant...
Ces étiquettes là, tu peux les garder...
Pour la frime! Il ne s'agit que de ça Indra, de frime hein?

Et puis en plus, les étiquettes, ça pique..."


Non mais ça fait blague ce truc des étiquettes, mais en vrai on coupe ça les filles, c'est moche...
Alors heureux de ce post on ne peut plus alerte et enlevé... Et bien vous savez quoi, je viens de délivrer un des messages qui me tient le plus à cœur... Dans la mode j'entends, faudrait pas voir à déconner...

Je vous embrasse...


BACK TO BASICS...





Bon, il va falloir reprendre les bases!
Non parce que l'emballement pour la mode et la popularisation des tarifs des vêtements par le biais de, j'sais pas moi, par exemple Zara, H&M et pourquoi pas Camaïeu donnent lieu à des silhouettes des plus... Hum... Hasardeuses! Étonnantes ouais! Non, Vilaines voilà... C'est vous qui m'avez forcé à le dire hein!

Donc, comme je suis une grande prêtresse (ben quoi!) de la mode et de l'univers, je crois qu'il est temps de revenir aux basics.
En d'autres termes, on ne peut pas faire de la physique quantique sans avoir une connaissance de la physique classique... Sinon en s'habillant, on se plante et on pique les yeux de nos congénères dans la rue... Peut-être qu'ils vont saigner du nez même.

1) Alors par quoi on commence... Ouais y a vachement à dire...

Ah si tout d'abord, ce que je dis ne vaut évidemment que pour moi, il ne s'agit que de mon avis sur la question, parce que tout est variable et que je n'ai pas le monopole du bon goût... J'en suis même à des bornes, mais j'adorais l'idée d'écrire sur la question.

Donc petit 1, on se concentre les gonz'.

LE CAS DU VINTAGE

Ne s'habille pas vintage qui veut et, qui dit vintage ne dit pas forcément élégant (oh que non, et j'ajouterai même que le beau coup vintage s'apparente à un putain de coup de chatoune!).
Alors ça c'est les deux adages à retenir...
Acheter une jupe à la taille élastiquée aux Emmaus et la mettre en robe n'est pas forcément un coup de génie... Pour deux raisons, d'abord parce que cette méthode de "customisation" est vieux comme mes robes (ah ah ah , dieu que je suis spirituelle...) et que ça ne rend plus personne "hype" ou "diablement original" et aussi parce que ça peut provoquer de vrais erreurs de parcours.
Genre acheter deux jupes longues en presque laine tendance acrylique de la marque "les petites parisiennes de la province " (oui, j'ai inventé!) et se dire que ça sera canon sur nous... Rentrer chez soi et juste ressembler à rien une fois que les dites jupes au potentiel de malade étaient sur notre dos...
Ça gratte, c'est moche et, ça gratte trop j'ai des plaques qui apparaissent!
( Histoire vraie... Mon histoire vraie...)
Donc la sape vintage nécessite une connaissance de la mode mais... mais pas que! Elle nécessite surtout une bonne connaissance de sa morphologie. Parce que les femmes d'avant, elles n'étaient pas carrossées comme nous... Comme moi c'est sûr! Et comme vous je suis à peu près sûre.
Alors comme c'est pas si évident de trouver de la sape et que tout ce qui est vintage n'est pas la garantie d'une réussite modesque, qu'est ce qu'on se dit nous... Qu'on va aller fouiner dans les accessoires...
Et j'ai envie de dire oui, mais non aussi... Les colliers en vrais coquillages véritables, les nœuds paps' pour copier Mabille, les pochettes en croco, le chapelet pour faire comme Madonna, on est d'accord, ça fait plaisir... Mais les chaussures?
Non je dis ça, parce que portée par des tas d'exemple sur les blogs mais aussi dans la vie, je me suis dit, sympas les boots vintage... Ah ouais canons même... " Ben essaye les, 4 euros c'est pas cher mais faudrait mieux essayer tout de même!" me suggère la copine pragmatique.
"Ok ok, c'est bon", que je lui souffle comme une ado énervée... Et je me mets à grimacer en enfilant les sublimes bottes... Parce que une partie de moi ne peut pas s'empêcher de penser que c'est super dégueu de mettre ses propres pieds là où il y a au moins un inconnu qui a mis les siens... Je déteste les pieds, je trouve ça nul comme partie du corps, alors je suis vite dégoûtée... Et pis les vieilles bottes c'est pas comme si c'était clean!


MISE EN SITUATION :

Notre mannequin, pour les besoins de l'enquête, s'appellera Indra... Comme la chanteuse voilà... Enfin la chanteuse... La blonde qui. Enfin celle... Bref!
Indra, un peu pauvre, a drôlement envie d'être à la mode et de se fagoter comme les stars d'un jour du Facehunter. Son quart de celebrité qu'elle se dit, elle court après, elle y a droit comme tout le monde.
Pauvreté + Fashion + Originalité pour être repérée dans les rues rémoises par Yvan le Facehunter = Vintage...
Indra, j'ai envie de te dire oui. Mais attention Indra, ne nous fais pas n'importe quoi malheureuse, il nous faut de la classe et de la distinction avant toute chose. Va nous acheter de l'occasion, mais pas n'importe comment.

D'abord tu nous choisis de belles matières... Coton, Soie (c'est tout de même plus rare aux Emmaüs. J'entends tout le temps des gonz' qui parlent de soie sauvage trouvée au Secours Pop', faudrait pas voir à se foutre de notre gueule! C'est pas qu'elles soient plus débrouillardes que nous les minettes, c'est juste qu'elles mentent...).

Ensuite tu prends des coupes un minimum portables. Non parce qu'on peut déconner, mais trop de rigolade tue la ballade... (Ben quoi! C'est dur à trouver comme rime). Après tu vas être ridicule et certes, on peut rigoler avec ce manteau fuchsia, mais tu crois pas que ça serait tout much... Et oui, mademoiselle, même s'il est en laine... Ça reste fuchsia, et c'est pas comme si 1) c'était beau, 2) ça allait à quelqu'un...

Laisse les chaussures Indra! Laisse! Arrête où je t'attache les mains dans le dos et je te mets une boule dans la bouche... (C'est vrai quoi, elle arrête pas de parler...elle me fatigue!)

Oui Indra les gros gilets c'est bien... D'homme c'est mieux. Tricotés à la main on effleure le sublime...

Ayé... Indra est repue.

Je vous embrasse.

PS: C'est qui qui a dit qui allait moins écrire? Pas moi... C'est de loin ce que je préfère, il n'est pas question de répondre à quelques rares remarques sur la longueur des textes... Juste je me disais que l'illustration (comme dans les Martine) ça ferait comme du coloriage.


BACK TO BASICS...





Bon, il va falloir reprendre les bases!
Non parce que l'emballement pour la mode et la popularisation des tarifs des vêtements par le biais, j'sais pas par exemple, Zara, H&M et pourquoi pas Camaïeu (naaaannn, je déconne...) donnent lieu à des silhouettes des plus... Hum... Hasardeuses! Étonnantes ouais! Non, Vilaines voilà... C'est vous qui m'avez forcé à le dire hein!

Donc, comme je suis une grande prêtresse (ben quoi!) de la mode et de l'univers, je crois qu'il est temps de revenir aux basics.
En d'autres termes, on ne peut pas faire de la physique quantique sans avoir une connaissance de la physique classique... Sinon en s'habillant, on se plante et on pique les yeux de nos congénères dans la rue... Peut-être qu'ils vont saigner du nez même.

1) Alors par quoi on commence... Ouais y a vachement à dire...

Ah si tout d'abord, ce que je dis ne vaut évidemment que pour moi, il ne s'agit que de mon avis sur la question, parce que tout est variable et que je n'ai pas le monopole du bon goût... J'en suis même à des bornes, mais j'adorais l'idée d'écrire sur la question.

Donc petit 1, on se concentre les gonz'.

LE CAS DU VINTAGE

Ne s'habille pas vintage qui veut et, qui dit vintage ne dit pas forcément élégant (oh que non, et j'ajouterai même que le beau coup vintage s'apparente à un putain de coup de chatoune!).
Alors ça c'est les deux adages à retenir... Acheter une jupe à la taille élastiquée aux Emmaus et la mettre en robe n'est pas forcément un coup de génie... Pour deux raison, d'abord parce que cette méthode de "customisation" est vieux comme mes robes (ah ah ah , dieu que je suis spirituelle...) et que ça ne rend plus personne "hype" ou "diablement original" et aussi parce que ça peut provoquer de vrais erreurs de parcours.
Genre acheter deux jupes longues en presque laine tendance acrylique de la marque "les petites parisiennes de la province " (oui, j'ai inventé!) et se dire que ça sera canon sur nous... Rentrer chez soi et juste ressembler à rien une fois que les dites jupes au potentiel de malade étaient sur notre dos...
Ça gratte, c'est moche et, ça gratte trop j'ai des plaques qui apparaissent!
( Histoire vraie... Mon histoire vraie...)
Donc la sape vintage nécessite une connaissance de la mode mais... mais pas que! Elle nécessite surtout une bonne connaissance de sa morphologie. Parce que les femmes d'avant,





L'album de The XX est magnifique.

Il faut que je vous dise quelque chose. Portée par chacun de vos mots à vous, je prends la décision aujourd'hui d'être parfaitement Marie ici...
J'ai menti depuis quelques mois sur moi ici , sur ce que j'étais, ce que je voulais, j'ai préféré allègrement me voiler la face pour me rendre populaire, plus agréable et, n'ayons pas peur des mots, plus attractive...
Le post précédent sur l'acceptation n'a de sens strict que s'il est appliqué à chacune des parties de ma vie. Accepter c'est tolérer, savoir que c'est souvent imparfait... Et alors... Il s'agit bien de se promouvoir, de ne pas se mettre des bâtons dans les roues...

1) Je suis extrêmement sensible... Ouais je me suis longtemps voilée la face et, une discussion avec un jeune homme amoureux de mon amie m'a fait prendre conscience que ce que je m'attelle à cacher à tous est pourtant très évident. Pourquoi je souhaiterai le cacher encore... Si ça se trouve vous m'avez vous-mêmes démasqué. Ça va me soulager cette histoire d'abandon de persona sans peur et sans reproche...

2) Ne pas prendre "ma" mode en photo sur ce blog n'est pas qu'une démarche philanthropique... Non, je suis (cf. partie 1) sensible à la remarque de l'autre et à ce qu'il peut dire ou penser sur mon état narcissique débordant... Et moi? Est-ce que j'ai envie de le faire? Bien évidemment. Jouer aux déguisements et y mettre de la moue ou du sourire carnassier est quelque chose que j'adore faire dans ma vraie vie... pourquoi ne pas l'assumer puisque ça fait clairement partie de moi. Et qu'il y a bien plus dégueulasse comme trait de caractère, non? Et encore pire que ça, y a la guerre...

3) Il y a quelques temps, j'ai reçu un com qui disait à peu près ça... Alors en substance: "salut je suis venue sur ton blog par l'intermédiaire de Coline. quand je suis arrivée je me suis dit, c'est mort, y a trop de texte écrit, c'est trop long, trop de mots... Mais quand on prend la peine (c'est agréable) de lire (Putain j'étais à deux doigts de la pendaison par noyade là...), c'est marrant ce que tu fais...
Alors ce com, somme toute, banal, a fait écho avec des tas de choses que j'ai pu entendre... "J'ai vu ton blog, c'est sympa... Bon j'ai pas tout lu, c'est long hein!!!", "trop marrant ton blog... Mais je voulais tout lire et j'ai été découragé..." moi: "ah ouais à ce point?", l'autre "ben quand même je bosse moi, j'ai une vie de famille...C'est pas comme si c'était un format "réaliste" ton histoire..."
Dans le même temps "trop sympa ta couronne d'indien... La bouille que ça te fait...", entendu 20 fois. Au moins 20 fois plus.
Alors qu'est ce qui ressort de tout ça? J'écris pour être lu (à cause de ce con d'égo, mon fardeau) et force est de constater qu'il faut montrer des trucs pour être lu. Un blog de mode, c'est mieux si c'est imagé...

4) Maligne comme je suis j'en tire des conclusions... Enfin je vais en tirer...

Allez zou (revival 90's qu'est ce que vous voulez!)... La tchav'...

PS: Ayé, j'ai plus mal au cul... Donc, on redevient joyeux et futile... Très... Même inconsistante, j'm'en bats les reins, j'ai peur de rien...


DE L'IDÉAL...






Cet été, pour une énième fois, Pamela enfile le maillot de bain, prend son panier, sac pratique et "bucolique", elle y fourre le drap de bain, la crème solaire pour pas être vieille, un magazine... non en fait deux: un où il y a un test sur son réel potentiel sexuel (qui sera lu) et l'autre sur l'économie islandaise (qui lui, en revanche sera montré aux habitants de la plage), un elastoc' de cheveux pour qu'ils ne soient pas trop emmêlés. Et pis voilà, on est bon, non? Ah non merde les lunettes de soleil... Lesquelles? Les en cœur pour être rigolote et les en pilote pour être jolie, même pour une heure à la plage, je saurai être multiple et complexe... Des lunettes, voilà!

Tac tac, un short en jean's, un débardeur classique mais pas tant, de toutes façons elle aime pas la fantaisie, elle aime pas les vêtements trop compliqués. Pas question de s'encombrer avec une sacoche d'excentricités, ça sera trop lourd avec le panier.
Une paire de tongs parce qu'elle a oublié les K.Jacques dans son placard et qu'elle s'en veut un peu... Mais elle aime pas les tongs, ça fait les jambes pourries qu'elle trouve.
Il fait beau, chaud, lumineux, océan, il fait été quoi!
Elle est contente de mettre les pieds dans l'eau.

"Putain elle est grande cette plage. Il va falloir que j'en traverse des regards avant de barboter... Ils vont le voir que je suis grosse. Que mon ventre il fait pas le bon volume. Et que quand je marche mes jambes, elles bougent. Et que ça fait moche. Et que j'ai pas de seins, ce qui aurait pu être joli si j'avais été parfaitement androgyne et anguleuse de partout... Genre du ventre... Non comme ça, j'dis ça comme ça... Mais là, ils vont le voir. Ils vont voir que ce n'est pas harmonieux, que je suis presque belle..."
Alors Pamela se redresse du mieux qu'elle peut. Elle rentre le ventre, redresse le dos parce que cette connerie de ventre en avant c'est à cause qu'elle a le dos en arrière. Trop en arrière. Elle se tient tellement droite qu'elle se dit que ne pas respirer jusque là-bas, jusqu'à la mer, ça sera bien, même si elle risque de devenir rouge pivoine à pas renouveler son oxygène... Il faut souffrir pour être belle qu'on lui a dit. Et pis de toutes façons, quand tout le monde sera dos à elle, elle pourra toujours s'évanouir des poumons, son honneur esthétique sera sauf. En plus Pamela, elle fait toutes ces conneries en faisant l'air de rien. Elle va contre sa morphologie comme si c'était naturel, elle a les épaules basses, le sourire léger mais pas forcé (alors que si) et elle se la joue bombe atomique. Ouais parfaitement. Comment ça pourquoi? Ben, c'est quand qu'elle a le choix d'être imparfaite? Ben voilà, jamais... Sinon c'est comme si on était une moins que rien... L'acceptation? Ouais mais bien sûr! Elle est pas ronde Pamela, sinon ça serait sympa d'avoir de la cuisse bien en place, du sein galbé, mais là, Pamela elle est mince... mais pas de partout alors c'est comme si elle avait l'impression que son corps, comme il ne rentrait dans aucune catégorie, il avait pas le droit d'exister... Alors l'acceptation, c'est pas encore si évident comme concept.

L'eau est trop froide... À peine deux orteils de rentrés et elle se tétanise... Elle repart, elle a un test à faire...



Pamela c'est mon double diabolique à l'ego défaillant. L'épreuve du maillot de bain, c'est naze. C'est naze parce que ça renvoie à des choses qu'on pense, en décembre sous le manteau et le jean's, ne plus subir parce qu'on est "adulte"...
Sur cette même plage, à déambuler en redressant le torse, j'ai soudain eu conscience qu'il ne s'agissait pas des autres, mais bien de moi. Et je me suis sentie ridicule à camoufler...
Il y a des tas de choses en moi, que j'aimerais différentes... Sauf que, ben, c'est moi.
Alors j'ai regardé mon seins, mes jambes, mon ventre et... J'ai tout relâché, j'ai pris mon propre positionnement... J'ai respiré (ça faisait de nombreuses minutes que ça ne m'était pas arrivé normalement, ça fait du bien...) et j'ai accepté. J'ai essayé de me réjouir. C'était pas gagné, mais c'est ce jour là que j'ai commencé à y bosser sérieusement. L'acceptation. Voilà. Le renoncement à la toute puissance.
C'est con les rock'n'roll pupuces hein ce que je viens de dire?

La photo c'est moi... Par moi.

VRAC... VOLUME 2035 (
à dire à voix haute comme si on vendait des places d'auto-tamponneuses à la foire du Trône... )





Il y a un postulat de base en ce moment, je suis fin véner. Une colère sur deux pattes... Oh ben si, si on lit bien, on peut le voir.

Donc plutôt que tout le monde en pâtisse, je me refais une santé zen de corps et d'esprit et je m'attèle à bien travailler... Et j'ai qu'à revenir gentille parce que là, je suis prête à buter n'importe qui, même un enfant très gentil s'il m'embête (Marie 5 ans et demi...). Même une dame, même si elle était résistante et qu'elle a sauvé une bonne partie de l'humanité, elle ne trouvera pas plus grâce aux yeux de ma colère...
En fait, quand je suis en colère, c'est plus parce que je suis triste (mais ça, c'est plus dur à dire...), donc je ne vais pas m'imposer pendant quelques jours...

À NY il y a eu Alexander Wang qui a fait un peu plaisir mais pas comme la première fois...
Il y a eu Helmut...
Il y en a eu plein, mais hormis Helmut pas de coups de cœur réels...

Je vous embrasse mesdemoiselles et messieurs.

Pouet-pouet!!! Ça, c'était pour la partie rigolade, humour et déconnades en tous genres... On va pas se laisser aller à la morosité sans se rebeller non plus!


LUNDI...






Il fallait que je reparle des collections à NY. Helmut Lang, Alexander Wang, sa copine Erin et l'autre Erin qui fait des robes de princesse mais ça attendra demain...

Je viens de voir sur des blogs,ici, ici et ici (bon Jalouse nous avez déjà mis la puce à l'oreille... Mais là c'est une autre confirmation!) le retour, joliment mis en scène (et quand c'est joliment, moi j'ai tendance à vite m'emballer... "Ah ouais c'est classe... En violette elle est classe"... L'emballement redescend vite vite hein! 30 ans, la maturité tout ça tout ça...), de la doudoune Chevignon. Enfin le retour, c'est visiblement Chevignon qui en a décidé ainsi.

Sourcil circonflexe marque de mon étonnement... Bouche de travers, et elle se met en mode pincée, ce qui, tout le monde en conviendra, me vieillit...

Bon ce retour, déjà il me renvoie à ma frustration de collégienne de 6èmeD, celle de l'avoir désirée deux années sans même jamais l'avoir eu sur le dos... Ma mère, elle comprenait rien à la fashion et surtout à l'obligation d'avoir la doudoune Chevignon pour en être. Elle a donc décidé de trouver une alternative, une de chez Leclerc, moins glamour mais tout aussi chaude... Mais en moche. Oui parce que moi, à l'époque, en 6ème D, je trouvais ça beau la doudoune Chevignon. Je trouvais que tout ce qui comportait le canard de la dite marque, et bien c'était trop la classe. Alors que bon, faudrait voir à être tout à fait honnête, c'était moche. C'était moche en 1991 et 18 ans après il se passe quoi? Hein, j'vous le demande...

Surtout qu'entre temps, Chevignon est une marque qui est décédée dans d'atroces souffrances. Choisir Samuel Le Bihan en icône fashion était-ce un mauvais calcul? Hein, j'vous le demande aussi? Chut je ne veux pas de réponse...

Bref, ce retour de la doudoune, plutôt axé sur la version sans manche, me fait un drôle d'effet...
Au départ, mouais pourquoi pas? Pour ceux qui étaient à peine nés, elles peut faire son petit effet... Sachant qu'elle coûtait à l'époque 1000 francs, un prix, dans les 90's, pas des plus accessibles. La doudoune Chevignon était le symbole d'une certaine caste dans mon collège moitié privé moitié catho... Alors maintenant que je peux mettre 1000 francs, i.e 150 Euros why not... Comment ça 450 Euros... Elle coûte 450 Euros! Déconne!!! Non tu déconnes le canard... Non mais 450 euros ça ne fait pas 1000 francs du tout... Il a dû zapper des cours de maths le petit canard pour se gourer à ce point... Ah ben non. 3 fois le prix. Très bien proportionné j'ai envie de dire. Donc même pour la blague, je vais plutôt payer mon loyer...

Ça serait pas du foutage de gueule? Hein j'vous le demande? Elle nous coûte un peu un bras en entier, épaule comprise, la nostalgie...

Bref, Lâm en parle très bien... Et comme je n'ai pas de personnalité, je pense tout pareil...

La bonne bise les gonz'...
DAY ONE...

Il faut qu'on reparle des collections. Si, allez les filles et les garçons pouffiasses!!! Non parce qu'à un moment donné ça tourne en rond: l'épuré, le jean's, tiens et pourquoi pas le t-shirt blanc, oh tiens j'ai mal au cul.. Si, si, j'ai souvent mal au cul.
(Note de l'auteur: "avoir mal au cul" est une manière relativement décalée de dire que parfois il faut sortir de ses névroses et voir un peu plus loin que la pointe qui ressort de son nombril!).

Les collections Printemps 2010 ont commencé à NY...
Alors c'est ti-par pour les mirettes...

Mais avant toute entreprise modesque de votre part, on enclenche le lecteur Deezer, on enfile sa combinaison-déguisement de grosse be-bom atomique avec l'œil coquin et la bouche humide... Et on pense à quel point on est sex et que notre mec, ce soir, c'est son anniversaire... Même si c'est pas vrai... Surtout si c'est pas vrai!





Organic by John Patrick:

Alors lui, avant d'entendre la moindre raillerie de votre part, je ne sais pas qui c'est. Si ça se trouve ils sont plusieurs... Bon je connais l'adresse web de la marque... Ah ça vous en bouche un coin c't'histoire... Qu'est ce que vous voulez, comme je ne suis pas payée, je me dois d'être pro moi... Jonh Patrick ça doit sûrement être son nom au gaillard.



Alors là...
Ah oui avant toute chose, j'ai sélectionné des silhouettes sur mes propres critères subjectives et je vais pas m'empêcher d'en parler avec les mots adaptés à ma condition de néophyte hein, i.e à ras des pâquerettes.
Alors là je disais, ça casse pas 3 pattes au canard, mais c'est efficace cette histoire... Dés qu'il y a un t-shirt gris, je trouve que la silhouette est sauvée moi. Et la jupe moitié brillante comme une princesse moitié cuir SM je suis une vilaine, ça montre toutes mes contradictions à moi...



Ben bonjour toi... Oh la la la mannequin grosse be-bom laisse tomber. La petite babtou maigrichonne des seins au-dessus à juste à remballer ses gaules là.
Bon la meuf est méga bonne mais, la robe s'te plait... Ouais elle tue hein. Voilà, c'est tout.
Oh ben quand t'es néophyte, t'es instinctive c'est comme ça. Et quand t'es instinctive t'as 3 neurones.



Certes ça casse pas des briques (après le canard...) mais pourquoi je l'aime cette silhouette? Minimalisme. Recessionista... J'ai tout pour la faire cette silhouette et ça, ça rassure ma dark side of pauvresse.
J'ai même les Repetto blanches mais, je vais les teindre en noir. Trop je suis une guedin de customisatrice!!!



J'aime pas trop bien le short en cuir mais bon la liquette blanche a tendance à m'enlever tout sens critique...

Ayé.

Rachel Comey:

Alors là tout pareil... qui c'est? Oh ben ça va, je suis pas sa baby-sitter... (Pas mal l'agressivité pour masquer mon ignorance hein?)
Bon en vrai, elle est américaine. Avant 2003 elle faisait plutôt de la mode masculine (dit elle après avoir tenté de traduire en de-spi un texte en anglais mais c'est lamentable...).
Il y a un côté sage Bernadette Soubirous en vacances à Caen moyen glamour, qui me rebute un peu dans sa collection, mais...
Mais quand même...



La couleur est normalement complètement improbable dans ma vraie vie, mais alors elle j'la kiffe. La robe couleur rouillo-marronnasse a trouvé sa moitié, moi.





Efficace. Mais les gros seins feraient mieux de s'abstenir ou alors on vient pas se plaindre que "oh la la ils font que me mater mes nibards, pourtant subtilement mis en valeur, ces gros dégueulasses!!!!".




Les chaussures j'ai envie, là comme ça, à brûle-pourpoint, de dire NON. Mais la robe est jolie et ma mère encense cette couleur. Poudré. C'est vrai en même temps, ça va à tout le monde cette couleur...
Comme je suis pragmatique du résumé de défilé c'est énorme...


Une seule chose à dire: Les chaussures... Ah les chaussures. Oui je m'émerveille plus sur les godillots que sur les vertigineux... Question de confort.




Une seule chose à dire: je remets ma banane depuis quelques jours, ça ne fait que confirmer... Quoi? Oh ben ça va, une personne c'est déjà pas si mal. Si on rajoute tonton Roger en vacances à Saint-Domingue ça fait 3...

Ayé...

Lyn Devon :

Je vais arrêter avec les biographies minables et incomplètes et me contenter de bicher devant les belles silhouettes...



Parce que les mocassins et ce pantalon court, sans chaussettes (je déteste les chaussettes... Même en hiver, je trouve ça un peu nul comme vêtement) bleu électrique est extrêmement sympathique...



Parce que le rouge et le rose c'est classe en fait... C'est tout pareil que le marine et le noir ensemble... C'est interdit au commun des mortels pour une bonne raison, c'est à marier avec précaution...




Parce que je crois dur comme fer au retour du bermuda pour nous racheter une virginité...

Ayé...
C'est bon on tient toujours? C'est pas trop long cette histoire?
Si je vois bien mais bon, on a rien sans rien, on s'accroche...

Jenni Kayne:

Alors toi bonjour avant toute chose. Je m'appelle Marie et je te kiffe déjà pas mal.
Certes t'as un peu copié l'ambiance Alexander Wang mais tout de même tu y as ajouté une petite austérité de derrière les fagots que j'aimerais appeler, si tu me le permets, de la pudeur, et je crois que c'est le plus grand move de la mode actuelle.
La retenue les filles, c'est ça la vraie tendance. On cache et on se la joue mystérieuse.



Parce que la veste blanche de smoking un peu grande piquée à Kevin, l'amoureux (ça c'est fashion les boyfriends' s name américains... Ouais on dit "fashion" ici, comme dans les discussions dans ma famille qui pense que la mode c'est ça!!!) est encore mieux que la noire... Mais moins simple à trouver. Ça fait 2 ans que je suis sur le coup. Sa grosse mère la veste blanche, arrête de te planquer...


Je suis pas sûre du retour du cycliste déjà amorcé par Wang mais bon... Mais rien en fait. C'est le col boutonné jusqu'au cou que je trouve joli!


la robe noire est juste parfaite. Et moi j'ai pas de robe noire! Le grand débardeur noir AA qui s'arrête presque à mon tarp' ça compte pas, surtout si je veux être une femme du monde!


Ben c'est le jaune parfait. Juste ça et le reste de l'armoire en ultra sobre...




Balmain a un peu tout dévasté sur la route de la glitter fashion... Jusqu'à épuisement oculaire pour ma part, mais là, c'est marrant, je trouve ça neuf comme effet de paillettes...

Ayé.

Je voulais vous parler d'Helmut Lang mais il mérite un peu plus que 3 lignes, j'ai beaucoup aimé sa collection...
Mais je voulais terminer sur un truc qui m'a vachement plus. Je l'ai vu chez Monique Lhuillier. Je vous présente le panama en toutes circonstances. Mais genre en toutes. Et surtout avec de "l'endimanchement". J'adore le panama... Et Dieu que c'est gracieux...


Oh du jaune, comme de par hasard...


Et cette robe, ça fait comme des étoiles qui se seraient rassemblées pour faire beau et pour enjoliver la mode. C'est très joli.


Bon, les no-life qui sont allés jusqu'au bout de ce post (oh ben si vous comme moi on a pas de vie là...), je vous embrasse...

Toutes les photos sont tirées de Style.


LE MINIMALISME...




Bon le nom, "minimalisme" englobe un tout et un n'importe quoi, c'est certain.
Le minimalisme dont je vais parler n'est certainement pas le mot le plus approprié mais il l'est certainement plus que "banane" ou "saucisse" tout de même (ça part salasse, grosse gourmande ce post sur ce qui se doit d'être pudique. Ne me dites pas merci tout le grand plaisir est pour moi également...).

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de parler de mes lectures moitié-psycho, moitié feng-shui, moitié "ça serait super d'être capable de changer de vie intérieure en faisant un gros fuck à ses névroses en 2 heures et 58 minutes top chrono". Non non, c'est pas la peine... Ça ne mettrait en valeur personne, et merde on a d'autres trucs à faire.

Donc qu'est ce que je disais? Ah oui... Je lisais Nietzsche... Bon ok, mais il aurait pu s'intéresser lui aussi à l'intérêt de ne garder que le t-shirt blanc et sa meilleure copine espiègle, la chemise blanche. Donc, mesdames et messieurs les casse-délires, je ne lisais sûrement pas Nietzsche mais une fille qui a écrit "l'art de la simplicité", ou un truc dans le genre. Elle a écrit un truc sur l'art des listes aussi. Autant dire qu'elle sait centraliser ses concepts et ses propos... Ni psychologue, ni New Age, ni décoratrice d'intérieur, juste japonophile... Et ça, ça laisse la permission d'écrire des livres.

Alors tac, elle a vécu au Japon et elle va apprendre aux occidentales débordées et vaguement obnubilées par l'acquisition que ce n'est pas forcément la meilleure des voies possibles.

La bouche en cœur, toute ouïe, je lis à voix haute, séduite par la douce mélodie de ma voix, le livre de la japonophile. Elle raconte tout un tas de trucs de manière un peu austère, mais surtout elle commence, enfin, à parler de trucs qui m'intéressent vachement plus. Des mots a posteriori, qui me parlent.

Re-flashblack (je suis en mode Marty Mac Fly depuis mon retour hein?):

Cet été, comme à mon habitude je n'ai pas voyagé léger et, ça avait un côté déprimant. Tout arrive, la trentaine tout ça tout ça...
Ne pas être capable d'être lucide avec mon utilisation quotidienne du vêtement . Je le sais que je ne porte systématiquement que le cinquième de ce que j'emporte et, non, à aucun moment j'apprends de ça. Je continue à m'ultra-charger. Alors que c'est relou, alors que ça n'a strictement aucun intérêt.

Bizarrement je ne sacralise jamais mes vêtements. C'est le moins que l'on puisse dire et, pour être tout à fait honnête, je me fiche qu'il soit froissé, moitié tâché et de ne pas en prendre soin. C'est la quantité qui avait fait ça. J'achetais sans savoir bien pourquoi, sans besoin et parfois même sans envie, donc je laissais traîner mes sapes n'importe où, n'importe comment. En boule le plus souvent et pas classés comme dans une jolie boutique en dégradé sur des beaux cintres. Ma chambre c'était Tati un jour de soldes et moi, pour aller me coucher, j'enjambais.
Cet été, j'ai jeté un œil à mes boules de fringues et je me suis dit qu'il y avait certainement à voir avec le respect de soi à maltraiter mes choses comme ça... Et puis avec la fainéantise aussi mais là c'est pas le propos. Ça a aussi à voir avec le fait qu'une partie de moi trouvait ça cool de pas faire gaffe, de négliger...

"Ouais j'm'en branle. Hardcore. Oh ben l'autre elle est précieuse. Hardcore. Et vas y pas qu'elle met une serviette de table sur sa robe qui coûte une blinde, baltringue. Hardcore".

Je grossis le trait... Quoique!

Reflash-forward dans la DeLorean:

Le bouquin tombe à point nommer, sa notion de minimalisme aussi.
Pour tout dire je suis un peu fatiguée de tout mon cinéma avec mes vêtements. Fatiguée de ne mettre que les mêmes choses tout le temps pour une très bonne raison finalement. J'ai 30 ans maintenant et j'ai une notion plus "mature" (on se détend hein, je revendique encore mon pré-pubère's side) de ce que je veux porter. Je veux porter ce qui me va, tout simplement. Et ce qui me rend jolie aussi. Alors pourquoi garder le reste? Pour me cacher derrière mes conneries et mes choses?
Attendre que ça revienne à la mode? Mouais, la cuissarde, à peine 4 ans après son départ de la scène fashion provinciale (je le sais j'en ai vendu un bon paquet) ne me fait ni chaud ni froid. Et puis je fais 1m22 au garrot, ça aurait un tout petit côté ridicule et puis merde c'est trop tôt... Je me souviens encore bien de la tête des dames qui voulaient s'encanailler les jambes à l'Empire des Sens (y a que les nancéennes qui comprennent là...).
Bon je sais que ce n'est pas l'unique tendance à venir, mais le reste j'ai oublié... Ou refoulé.

Bref la dame gentille qui veut m'aider à ranger mon armoire, ma vie, ma maison, ma cuisine, mon âme et mes réflexions via sa simplicité, elle m'a aidé à tout bien ranger mes vêtements et surtout à trancher dans le vide.
Je n'ai gardé que ce que j'adore.
C'est le critère de base.
Pour être bien, zen qu'elle dit, il faut adorer tout ce qu'il y a autour de soi. Avoir moins mais mieux...
J'enfonce des putains de porte ouvertes hein... Mouais mais là, j'ai l'armoire en mode révolution rebelle Che Guevara. J'ai ultra épuré et vais faire une brocante. En Octobre. Place Carrière, à Nancy. Tac.
Minimalisme+ Brocante + Marie = Amour Pour Toujours Sans divorce...

PS: C'est le nouveau morceau de Air en haut de ce post et ça, ça fait plaisir.
Je vous embrasse les gonz'. Ça vaut aussi pour les mecs ces embrassades. On sait toutes que vous êtes bien plus pouff' que nous...

La photo est de Jak & Jil.

MAISON MICHEL...

Attention les yeux, ça va piquer.
J'ai regardé la nouvelle collection de la Maison Michel et j'ai bien envie de vendre ma mère et 2 ou 3 amis encombrants pour m'acheter ces bijoux de cheveux. Quoi des chapeaux? Certes mais "bijou", c'est plus juste comme mot, non?
À ce niveau là, on est très éloigné des bobs "Ricard", ou des headmachins qui sévissent sur les têtes (dont la mienne) depuis quelques temps. Non là, c'est au-delà de la fashion, c'est juste comme ça. En dehors, à part, intemporel quoi!



Alors je pars en recherche des prix... Ah oui pour la pauvresse comme moi qui défend corps et âmes un principe d'économie, vous vous dites que c'est bien naïf?
Oh que non, je lis depuis quelques temps des ouvrages sur le minimalisme, la qualité de vie, l'épuration... À tendance orientale les bouquins et, en substance, ils m'expliquent comment la possession doit être envisagée, pas d'un point de vue économique mais très clairement du point de vue du respect... Du respect de soi!
Ah je m'éloigne, je vais y revenir en fin de post...
Centre-toi Marie, centre toi...

Donc, en même temps que je tergiverse sur le "oui je prends maintenant le bouquin du Sartorialist... Oh ben non, deux secondes, 10 euros la livraison, ils ne se mouchent pas du nez chez Colette", et bien le livre, il est sold out sur le site.
Donc je suis énervée.
Mais je continue à surfer... Et je tombe ... Les prix n'y sont certes pas donnés donnés, mais en aucun cas inaccessibles. Enfin si, mais (rapport au minimalisme, là n'est pas le problème... Je sens que ce principe de minimalisme va vous plaire!) pas inabordables non plus...


C'est lui que je veux. Alors lui le chapeau de la miss Laurent, il est juste parfait... D'autres chapeaux sont bien plus "impressionnants", mais lui, il est parfait de joli neutre inoxydable...
245 Euros. Oui je sais c'est cher... Mais... Sold Out. Alors si moi je me sens d'humeur minimaliste et que tout le monde me met des bâtons dans les roues, qu'on ne vienne pas se plaindre de mon pèlerinage prochain chez H&M. En fait, non, j'arrête ce type de conneries... Mais il s'en est fallu de peu!




Bref, La Maison Michel, créée en 1936 a été rachetée par Chanel en 1996 ce qui explique l'ambiance des photos... Prises par Karl. Ben ouais. Alors une vielle maison comme ça, qui se la joue joliment fashion ça me parle à mort.

Donc le vrai propos de ce post, le minimalisme et la fashion... Dieu il est déjà tard, il faut que je ma barre. Bon ben j'ai qu'à revenir demain... Oh la la ça tease ça tease les bombasses hein! (Note pour plus tard, stopper cette vanne sur "le teasing", ça devient un chouïa chiant...).

Je vous embrasse.


RECESSIONISTA...

Flash-back...

Septembre 2006. Peut-être fin août. Je découvre le blog de Nadia. Je suis dingue, ce blog me rend dingue.
Une fille qui parle de mode comme moi je la vois, comme moi je l'imagine depuis des années. Elle écrit sur la fashion comme j'ai toujours eu envie de le lire. Décalé, classy, décomplexé, pointu, léger, drôle, joli et gratuit. Gratuit. Je préfère lancer tout de suite le mot. Non j'sais pas, comme ça, ça donnera une idée du propos et fera gagner du temps.

Nadia est celle qui a donné envie de créer la Chic Fille.
Plus tard, mon envie s'est réaffirmée avec Géraldine et ses péripéties de jeune fille qui découvre que sa vraie envie, la plus évidente c'est la mode, et elle y met tout son cœur... J'y ai passé des heures.

Et puis Garance qui ne photographiait pas encore mais qui était déjà gracieuse du stylo...

Après avoir découvert ces trois filles (c'est pas comme s'il y en avait des kilotonnes à l'époque mais il n'y avait pas qu'elles non plus...), j'ai eu envie à mon tour. Envie de réfléchir avec "distance", "blagounettes de cul" et surtout "ridicule" à la mode.
Je voulais réfléchir pas parce que je voulais acheter de nouveaux vêtements, non, je voulais le faire parce que depuis que je suis née, je suis obsédée par l'harmonie, le beau, l'épuré et la grâce d'une silhouette. C'est tout. Je suis une néophyte, n'ai pas eu de formation adaptée à ma passion alors je me suis contentée de regarder tout ça d'un peu loin, certes, mais avec un putain d'enthousiasme qui réussissait à décomplexer mon inculture.

Ah oui parce que, information des plus importantes, il y a 3 ans les blogs mode n'étaient pas une manière déguisée de parler de consommation. Les blogs n'étaient pas une matérialisation sociale des nouvelles acquisitions de la modasse... Il s'agissait plus de sensations, de goûts, de mode (pas uniquement de celle qui était portée d'ailleurs... De toutes celles qui étaient intéressantes et elles l'étaient aussi quand elles ne correspondaient pas à ce qui était portable).

Flash Forward...

Septembre 2009. La mode au sens général de... Je sais pas moi, "expression du beau", "présentation au monde de son propre sens esthétique", n'est plus le centre. Non ce qui composait une vision de la mode s'est transformé en blog shopping... Oh ben si. Je ne porte pas un jugement de valeur, ça a même l'air de vachement plaire et de correspondre à des envies, mais ça a, en un certain sens, perdu de sa moelle... Ceci dit les choses évoluent alors par la peine de se la jouer "c'était mieux avant" mais je ne peux pas m'empêcher de la ramener tout de même.

Le blog shopping est successful, il a même accéléré le processus de connaissance des blogs par le grand public. Au début, je ne faisais guère de différence... Si cela parlait de vêtement, de mouvement de jean's dans la rue, moi je kiffais... J'en parle à peu de monde, alors là, j'étais aux anges... Et puis ça a commencé à être lassant cette histoire, ça aurait pu ne pas l'être à force de créativité, mais l'uniformisation reprend rapidement ses droits.
Alors en 2009, c'est la guerre des "it-trucs" (oh ben si ça se violente vachement sur ce propos, comme si avoir la primeur était signe de "qualité" alors que finalement il n'est signe que d'un accès un chouïa plus rapide à sa connexion internet ou à son abonnement de magazines...) , la course à la botte sur Asos ou Topshop (où je n'ai jamais rien commandé, la honte. Toutes les newsletters, les offres, les codes promos ne me font ni chaud ni froid... J'm'en tamponne voilà!) et puis l'achat et encore l'achat...
Alors ça a peut-être à voir avec la compulsion contre laquelle je lutte mais, il y a comme une quête décomplexée dans un rapport qui n'est pas ce qu'on peut appeler de la "normalité". Ça commence à manquer d'âme 3 ans après.

Ce n'est pas de la nostalgie mais il se trouve que le blog, alternative populaire et accessible de la mode, ressemble cruellement à un magazine lambda dans sa composition au jour d'aujourd'hui... On y voit des sapes créditées, des pulls qu'on peut acheter là tout de suite maintenant puisqu'il vient juste de sortit chez H&M ou Zara... Quoi d'autres en même temps.
Sandro, Maje, sa mère, Bel air et d'autres trucs omniprésents.

Ce que je trouvais intéressant dans les blogs c'est autre chose. C'est deux autres choses en fait:

- La mode déjà. Les collections, les créateurs, 2 ou 3 gossips quand même hein, on est pas des bêtes!

- Et la débrouille. La classe pour pas cher. C'est finalement le véritable intérêt populaire des blogs. Créer de nouvelles envies inabordables pour le commun des mortels à un côté, en tous cas pour moi, triste. Au-delà même de la frustration, quelque chose qui me ramène au collège, face aux minettes riches de ma classe qui, elles, pouvaient avoir la doudoune Chevignon, alors que moi, et bien non, je ne pouvais pas.

Tout ça pour dire (c'était long cette histoire...) que tout ce que je veux dans le fond pour me composer des silhouettes qui correspondent à mon sens de l'harmonie, et bien, je l'ai déjà.

Dans le Elle de cette semaine, Michel Denisot dit une phrase que j'ai adoré, "Aucun problème pour choisir ma tenue étant donné que je ne verse pas dans la grande fantaisie".
Pffff, ben ouais, tout pareil, il y a une raison au fait que je m'habille sensiblement pareil d'un jour à l'autre, je suis un peu lassée de la "grande fantaisie". En mode Jil Sander quoi (du pauvre hein... Encore moins coûteuse que sa collaboration à la marque Uniqlo). Bien que, dans le même temps, j'aime que Margiela existe...
Sauf que l'un comme l'autre et bien je ne peux pas me les payer, et c'est ça qui était bien avec les blogs, ils permettaient de dire que ça n'était pas incompatible. Pouvoir l'aimer, tenter de l'imiter dans la limite du possible, entre plaisir et possibilité financière...

la photo est du Sartorialist avec ce génial serre-tête Vuitton au prix indécent de 250 euros, alors qu'il est parfaitement possible de le réaliser, certes grossièrement, avec deux bouts de tissu chez Eurodif.

Je vous embrasse...


I ♥ BARBOUR FOREVER OF THE WORLD ...
Marie, l'anglophone... Même que c'est son métier, anglophone en CDI qu'elle fait...

C'est son heure apparemment.
La Barbour, drôlement patiente, sûre de son retour, toute fièrotte de représenter le mouvement, chasse, pêche, Prada et vallées ensoleillées en une belle journée de septembre, semble bien partie pour refaire un vrai come-back.
Et moi, ça me rend nostalgique...

La veste Barbour, dont presque tout le monde se contre-carre pour le moment mais, laissons les choses s'installer

(Depuis combien de temps la Clubmaster est-elle sensée revenir? Depuis combien de temps on nous parle de son retour fracassant via blogs, magazines, Chloé Sévigny, Colette?? Hein? Au moins deux ans. Ouais ben pas la peine de faire les belles en avance de la hype, ça commence seulement à devenir fraîchement populaire la Clubmaster et tout le monde a continué à porter ses Wayfarer so 2007 trop la tehon tout l'été... Alors, il en va de même pour la Barbour! Elle va prendre son temps!),

est la première sape au prix conséquent que j'ai eu... Comme j'étais encore lycéenne ce n'est pas mon dur labeur sur les verbes irréguliers en anglais ou mes découvertes cruciales en ce qui concerne le théorème de Pythagore qui m'ont permis de gagner suffisamment de bon argent pour l'acheter, mais j'ai bien quémander et tac, après des lamentations, une fugue de 43 minutes dans le chien-loup avant de revenir sans que ma mère ne se rende compte de rien et enfin, une menace de m'ouvrir la langue en deux avec une fourchette comme Moïse avec la mer (mais sans la fourchette lui) devant ma mère qui flippait, et la Barbour marine était enfin mienne... Fastoche!

Alors, la question centrale c'est, comment, à 15 ans, on se dit, "tiens la veste de chasse, classique au possible, presque terne est ce que je veux là maintenant plutôt qu'un truc de mon âge comme genre: une paire de Doc avec du blanc correcteur dessus pour faire écrire mes copines ou un gros baggy sa mère pour faire comme l'amoureux qui pète ollie sur ollie même que des fois c'est relou de s'extasier sur... Bref! ? Hein pourquoi c'est elle que l'on veut?"

Ben c'est très simple. C'est une des étapes de constitution de mon look cette Barbour. C'est le symbole d'une des premières phases, la copie. Sans aucun scrupule d'ailleurs. J'avais 15 ans max autant dire que c'était pas une blessure d'ego que de ne pas avoir un look imaginé et créé rien que par moi et mes propres goûts.
Ma cousine plus âgée, trop sympa, trop fun, qui a du goût, dont tout le monde était amoureux plus ou moins secrètement, qui a de l'argent et plein de trucs que mon statut de jeune pubère m'empêche d'avoir, adorait les Barbour... Et j'adorais ma cousine. Et comme j'étais douée d'une grande personnalité, et bien j'ai copié. Sans discernement, sans honte, avec une moutonnerie toute assumée, parce que voilà quoi, je voulais, avec ma veste de chasse, être un peu elle, lui voler ce truc à elle...
En 2009, en septembre, ça aurait peut-être été une veste H&M copie des vestes April 77 d'il y a quoi??? 3 ans (Les April 77 elles-mêmes copiées de Jacobs... Oh ben dis donc ça en fait des copies de copies, j'ai la tête qui en tourne) qu'on nous fait passer pour de la création inspirée par Balmain, mais non, j'ai préféré la toile enduite... Et j'ai drôlement bien fait... Parce qu'elle est encore mienne cette Barbour...

... Bonne journée les filles, il fait beau, il est temps d'aller faire du vélo et de bronzer au soleil... Non parce que vous croyez que j'ai hâlé, et bien je rassure votre ego de juillettiste, je suis pathétique de blancheur...
Je vous embrasse.

La photo est du Sartorialist.



I ♥ BRETAGNE... BEN SI... LA PLUIE, LES FRISOTTIS TOUT POURRIS, LE VENT DANS TA FACE, LES OS QUI DONNENT L'IMPRESSION D'ÊTRE MOUILLÉS DE L'INTÉRIEUR, LES UGG SUINTANTES, LES CONVERSE CANARDÉES ET LE JOOGING TELLEMENT PORTÉ QU'IL TOMBE LAMENTABLEMENT EN LAMBEAUX... ET CA, TROP J'♥. LOL. MDR. PDR.EXPDR...




1) "Ouais tu sais, il se trouve que, où qu'j'aille, ma bonne étoile, celle qui me protège de la pluie qui dégouline sur le visage que t'as mis deux heures à farder pour être trop fraîche de l'épiderme, et bien elle est là, tellement près de mon corps cette satanée copine d'étoile qui brille que je sens son souffle chaud dans ma nuque."

Sa race la Bretagne... Sa race le Finistère...

2) "Ouais et bien moi j'ai eu 30 ans. Oh ben pour le coup, nettement plus de peur que de mal. Mal de rien. À peine un pincement. Imperceptible."

À minuit le 25 juillet, Marie, seule, dans le noir, près d'un portail qu'elle ferme chaque soir, à cause de ce putain de sens des responsabilités qu'elle a appris à coups de pieds violents dans ses certitudes, se dit "30 ans. 30 ans sa race...".
Et puis c'est tout.
Et puis la vie a repris correctement.
Normalement presque.


3) N'avoir porté aucune coquetterie, m'a donné une drôle, de drôles d'envies. Celles d'être complètement une autre. De se transformer des pieds à la tête pour ne plus vraiment se ressembler. Donner envie de varier l'uniforme. Je suis même passée par des envies extrêmes. La secrétaire soumise vaguement vicelarde d'un cabinet de pub des 50's. Voire des 60's. Un truc avec des bas, des jupes droites, de la structure, de l'épaule carrée, peut-être même du tweed. C'est pas que ça serait moi, c'est juste que ça serait autrement, un peu excitant, un peu varié... Et puis, je me suis ressaisie, j'ai ré-adopté le casual, mais cette fois en faisant mon possible pour que cela ne soit plus jamais négligé...

4) Bref tout ça pour dire trois trucs essentiels et qui sont mon entrée en matière pour le new cru 2009:

- La Bretagne elle te crache à la gueule. C'est pas une docile qui se fait avoir comme ça, c'est une farouche, elle se mérite...
- Je suis contente d'être rentrée, j'ai remis les choses dans le bon ordre... La Chic Fille c'est de la mode, c'est pas du shopping dont elle se carre comme de sa première canine tombée, alors on va arrêter les conneries.
- Vous avez manqué à mon petit cœur... Et I'm back.

À demain, je vous embrasse.

PS: Carolina de Seu Jorge, ça a peut-être à voir avec la Capoiera qu'on va faire à la rentrée, mais ça a surtout à voir avec le tarp qui gigote et les bras qui moulinent...

PS2: J'aime pas les fringues zippées. J'aime pas les clous. Que les choses soient claires. On va parler de mode mais il y a un postulat de base, 2009 d'accord, mais pas trop non plus.

La photo est de The Cobrasnake.

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