...

Hé guys, je suis bien désolée mais je n'ai pas une grosse patate aujourd'hui. Moitié dépressive moitié énervée.
Alors rien ne me vient sous les doigts qui tapent... Ou si, mais des trucs nuls.
Bref, ça faisait longtemps (en tous cas dans la nouvelle version d'une chic fille, parce qu'avant laisse tomber j'arrêtais pas, tout pour la crise existentielle...) mais là, c'est bofi bof.
Oh ben tiens, si, j'ai tout de même un message à faire passer... Je crois que les chaussures margielesques moitié nu-pied moitié bottes, si j'en revois une nouvelle paire je dégueule... En vrai, j'ai bien aimé au début le côté hybride du bordel, mais là, c'est tellement marqué, que j'en peux plus... (J'avais prévenu, je suis bofi bof et ça, ça me rend super agressive...). Après on s'en fout j'ai plus que des goûts aléatoires, donc je ne juge pas, mais on est déjà allé bien loin dans le concept, non?

Je vous embrasse...

La photo est de Miles Aldridge.

OUAIS JE SAIS...

Je suis over mega ultra truc de dingue désolée...
Je reviens vite, bien ce soir.

Alors bon ben voilà quoi!
Sinon je pensais à un truc, qui nécessite un petit postulat quand même:

Ouais je sais que j'avais dit que votre lumière à vous comptait, et que bon ben voilà quoi...
Alors il n'était plus vraiment question de me mettre, moi, et ma frimousse en avant...
Et pis je pars tout l'été, je ne veux pas comme l'an passé laisser une chic fille à l'abandon, sauf que je le sais d'avance, je ne pourrai pas beaucoup écrire... En revanche, je pourrais, comme je me kiffe quand même (ne faisons pas genre), prendre mes looks de l'été, la mer, la vie, moi, en photo et essayer de transformer ce blog en un truc plus global. Qu'importe les mots me disant, plus ou moins subtilement, que je suis l'ego incarné, je m'en carre... En même temps, c'est pas comme si c'était faux. Je ne veux plus tricher. Je vous aime vous, votre mode, vos formes, vos jupes, vos airs de pas y toucher, mais j'aime aussi les miens... Et devant l'hystérie générale (i.e 4 personnes...), je vais remettre du look. Du mien.

Je vous embrasse. C'était bref mais intense... Comme une histoire sauvage avec un inconnu dans la couchette d'un train la nuit, qui se dirige vers Milan...

SKY'S THE LIMIT...


J'ai 4 ans et demi. Mamie avait fait du poulet. Ou du coq au vin. Ou des coquillettes jambon, j'ai oublié.

Je portais ma jupe qui tourne bleu marine. Ou une salopette en jean's. Ah non c'était ma robe en coton très rigide rouge avec le col strict. J'sais plus, j'ai oublié.

La télé est allumée, le déjeuner est pris, je me suis déjà barrée de la table, les grands m'ennuient, ils font que me prendre pour un bébé. Je sautille de la chaise de la cuisine, vais au salon me vautrée sur le canapé pour faire coye-coye ( qui consiste à faire glisser une mèche de mes cheveux entre l'index et le majeur, pour ressentir la délicate sensation du froid de mes cheveux...) et pour regarder les clips à la télé. J'aime bien ça bouge, je fais des sortes de grand-écarts quand je me sens en forme, et puis je chante en yaourt... Parce que l'anglais je ne comprends rien...

Un clip commence. Ils nous ont fait ça en grande pompe à la téloche de TF1. Ca a l'air d'être important ce truc qui va se passer. Il parle de Quincy. Il parle de Michael. On le voit, il sourit timidement, sa voix aiguë, presque enfantine... Je ne comprends pas bien. On est en 1983. Et ça commence. Et, j'ai rien, mais alors, rien oublié.

La peur, la toute première je l'ai ressentie, là, sur le canapé avec mes doigts qui frottaient mes cheveux et le pouce pas trop loin de la bouche. Je vois des morts-vivants qui dansent, un Michael Jackson beau comme un Dieu se transformer en un truc qui fait trop peur. La musique va vite, le clip est beau mais dieu que j'ai peur.
Je cours me mettre derrière le fauteuil de papi mais n'arrive pas à me résoudre à éteindre ou à changer de chaîne. Thriller m'apprend que des fois, la télé, la vie, les gens beaux, ça fait trop peur et... Et je n'ai pas regardé ce clip pendant des années...

Putain.

Putain c'est quoi cette histoire? Personne ne m'avait prévenue que Michael allait mourir alors moi, j'ai gardé cette idée qu'il était immortel. Comme Madonna.
Depuis ce jour de 83, les deux seules stars de la Terre entière c'est eux. Personne n'arrive à la hauteur. Jamais. Et ça n'a pas changé...

Michael c'est genre toute ma vie musicale, j'en parle pas, mais je n'écoute que lui régulièrement. Je bouge le tarp' sur Liberian girl, je sors les bras de ma voiture en rêvant sur l'immensité du monde et de l'amour sur Heal the World, je m'émerveille sur Don't Stop 'Til You Get Enough et sa capacité à me faire systématiquement sourire, j'apprends à m'aimer sur Man in the mirror... Et pis j'ai un sentiment bizarre. Cette idée qu'il a fallu drôlement qu'il se sacrifie pour nous, nous faire danser, rêver, nous montrer que la limite, c'est le ciel, c'est pas avant... le monde avec Michael il est haut, il est grand , il est rempli d'étoiles, il m'a montré que c'était possible...

J'ai vraiment les boules, je ne retiens que les notes, son moonwalk de malade, sa classe internationale, je ne retiens pas le moins bien, le médiocre, les suspicions, non je ne retiens que ces "han han" chuchotés et trop pompés par tout le monde...

Je suis triste, mais tellement contente qu'il ait existé, tellement contente qu'il m'ait appris la musique, qu'il ait orienté mes goûts....

Putain...

ALIX...

J'ai rencontré Alix, il y a déjà un certain temps. Mais comme il (me) faut toujours un certain avant de pouvoir bien conceptualiser (Marie aka la grosse relou qui, on sait pas pourquoi, a tendance à croire que la mode, c'est tout comme Nietzsche) la mode, les fripes et l'harmonie, et bien je n'en parle que maintenant...
Alors Alix, comme t'as été la resta de ma journée mode de ce mois de Mai, c'est à toi... Donne tout ce que t'as. Ouais, cool, vas-y, ci bien... Comme ça...

Alix est une modeuse-travelleuse, c'est ce qui la résume le mieux je crois...
C'est ce qui la résume le mieux, avec sa silhouette affolante aussi , mais vous allez finir par penser que seuls le tarp' et les seins m'intéressent sur la Chic Fille... Alors que... Bon ben voilà quoi... Ouais c'est pas que faux!!!

Alix a beaucoup voyagé. Et quand elle voyage, elle rapporte tout plein de sapes qui n'existent pas en France... Des jupes chinoises lourdes, brodées, divines, une veste d'homme d'un pays au Moyen-Orient, des fringues ukrainiennes traditionnelles. Alix elle a un rapport aux sapes très "beaux". Quelque chose de presque sacré. Elles montrent ses sapes, les accrochant à même la chambre, sur le mur, tout près des affiches, des miroirs, de la convocation pour le concours du Celsa... Oui parce que Alix, quand elle sera grande, elle sera journaliste. Si si, c'est elle qui me l'a dit...



Quand on s'est rencontré devant chez Zara, rue Saint-Jean de ma capitale lorraine, j'ai eu face à moi une demoiselle, au parcours scolaire sensiblement semblable au mien, je me suis dit que, vraiment, le temps avait filé... Presque 10 ans. Ni nostalgique, ni heureuse, juste voilà quoi... Les choses avaient changé.
Bavassant toutes les deux, autour d'un verre dans sa maison, je trouvais cette fille diablement différente de moi... Et c'était bien!
Elle a beaucoup voyagé, pris des risques, essayé à l'âge où moi j'avais trouille de tout et que je restais vaguement cloîtrée chez moi. Elle non, déglingo, envie de vivre vraiment le monde, elle s'y frotte . Alix c'est une passionnée.



Passionnée de l'image, de photo mais aussi de cinéma. Folle de vintage, mais de vintage accessible, c'est pas comme si elle pouvait acheter du Lanvin ou du Balenciaga époque Cristobal. Alors Maman (celle d'Alix, pas la mienne, qui n'aurait rien à faire dans cette affaire...) lui donne du liberty Cacharel d' il y a 20 ans... Et elle kiffe, et elle l'adapte.




En plus c'est trop une vraie fille, elle mélange sur un même cintre des trucs qui vont pas ensemble... Ca c'est tout aussi révélateur de la féminité que les règles... Si!


Et pis c'est une maligne Alix... Du rangement par exemple et moi, rapport à mes gênes, ça m'impressionne....





Elle a des copines qui customisent des vinyles ...


Après j'ai compris pourquoi finalement les gros seins c'est tout aussi relou que les petits... Alix, même s'ils (ses seins) ne sont pas un problème (en même temps faudrait pas voir à déconner) me disait que se vêtir n'est pas chose si aisée que sur une fille plate (ce qui ne me concerne pas remarquez, mais moi je me suis mise à avoir de l'empathie pour les limandes... Oh lala les pauvres!!)



Alix est une vraie belle fille. Elle se bricole un look et je trouve qu'il allait vraiment bien avec elle... Pluriel, brainstormé (ça veut pas dire grand chose, certes...), exotique, diablement français... Un look à elle. Un de la vraie vie...











Merci Alix. Vraiment...



Allez salut les gazelles...



I AM SOMEBODY...

Bon ce qui va suivre ne va être branchouille de rien... Mais genre vraiment.
Jetez moi des caillasses si vous êtes hardcore ou des carottes si vous vous souciez de la couleur de mes cuissots. Ou méprisez-moi... Si si, vous pouvez...

J'ai écouté le dernier morceau de Diam's...
Bon tac, c'est parti pour la tehon sa race.... Je crois que j'aimerais ne pas aimer Diam's. Ben ouais attendez c'est vachement mieux de dire,
"Bonjour, Marie, 29 ans...
J'aime bien la mode. Ça, oh ben c'est rien, deux ou trois guenilles, tu sais j'aime la mode mais je l'aime l'air de rien... Je ne suis pas une victime. Je suis mieux que ça. Ou pire voilà... C'est juste une question de point de vue...
J'adore le rock. Gentiment pop mais over méga pointu (oh l'autre il m'a prise pour une grosse baltringue!). Un peu underground. J'ai écouté MGMT y a trop longtemps, avant tous ces cons suiveurs de tendance qui découvrent le monde quand les Inrocks leur suggège...
PS: Je ne porte que du discret Margiela... Ça va avec le reste de mon caractère "underground"...
Sinon, je vomis les beaufs, allez salut!!!"

Bon ça, ça serait dans l'idéal. Même la haine dans la voix elle serait idéale... Elle ajouterait une plus value à mon discours... Que dis-je, à mon prosélytisme culturel...
Sauf qu'en vrai j'ai une passion pour la culture populaire. Le mépris social des couches qui s'auto-proclament "underground" me fait super marrer. D'où mon questionnement sur les tendances finalement...
Aimer les choses en fonction de leur succès obscurantiste est quelque chose d'assez drôle quand on y pense... Oui je suis versatile, oui j'ai souvent dit le contraire, sauf que merde, autant que je sois honnête, je suis un pur produit pop.
Plus c'est pas possible, associez à ça que j'ai eu une vraie adolescence aux repères américains pire que le popcorn qui colle aux doigts et à la lèvre et, vous aboutissez à une damoiselle tiraillée entre l'envie d'être une fille qui kiffe trop les trucs connus de deux clampins, me donnant l'impression que je suis "mieux" et mes propres "goûts". Parce que mes propres goûts, ils sont saupoudrés de Britney vicelardisée par Pharrell... Souvent. Et ouais.

Alors Diam's, comme j'aime le hip hop (rarement français), j'aimerais dire que ça fait peine, sauf que cette nana, dès qu'elle prend le micro, j'ai les bras qui ressemblent à un champ d'orties tellement je ne peux pas contrôler. Ce dernier morceau me trouble d'intimité. Cette fille elle m'émeut... Oh ça va je ne veux rien entendre...
Et puis il y a quelque chose qui correspond vraiment à son époque, pas un truc qui fait genre. Non un truc qui est. Dans ses imperfections aussi. J'ai écouté les paroles de son texte à même le centre commercial où je me baladais, et j'ai été impressionnée par tant de hargne. Impressionnée par tant de capacités à "tomber 7 fois et à se relever 8". Je ne peux pas m'empêcher de trouver que Diam's elle a la classe...

Voilà, coming out effectué...

Sinon j'aime aussi Confessions intimes (l'émission télé au-delà de la télé réalité), Fanny la nana qui fait du zouk super sirupeux gnan-gnan, Bob Marley, Mylène Farmer, Buffy contre les vampires, jusqu'aux larmes à certains épisodes, Élodie Frégé, Christophe Willem, la Nouvelle Star, le pop corn Baff au caramel, Le Mac Do, je suis émue en écoutant le Coup de Soleil de Richard Cocciante, je revois encore et toujours Grease, des fois, j'ai même écouté Kyo (l'enfoncement...), les bijoux qui brillent, le rose et plein d'autres trucs cacagnes...

Pas la peine de faire genre les poulets, vous êtes pareils, on est tous jumeaux de cacagnerie (vous avez compris le sens de "cacagne" et de son dérivé "cacagnerie"?)... Peut-être que vous le dites pas trop, parce que ça fait peine, mais... Ne dites rien, vos obscurantismes culturels vous rassurent sur votre valeur "sociale", mais dans le fond, ça vous fait pas toujours battre le cœur ces conneries, hein???

J'AI TROP MAL À LA MÂCHOIRE AVEC CE TRUC DE CUL LÀ...

Gros titre bien explicite pour rameuter large... Je suis pathétique!

Non je déconne ça a du sens cette histoire de titre 1) supra vulgos, 2) absurde (oui parce que moi perso, avec le cul, à moins de m'accrocher via mes canines aux branches d'un chêne tellement je suis au bord de l'évanouissement orgasmique, sinon, rien... J'ai jamais trop mal à la mâchoire).

Je suis allée voir Les Beaux Gosses hier (et on ne parle jamais assez de cinéma ici. Non, nous, comme on est superficiel, on se dit que parler chiffons, torchons et talons c'est mieux... Certes, mais varions les plaisirs!).

Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. Ouais la classe.
Enfin la classe, c'est variable. La classe mais pas que!

Hervé et Kamel (j'ai lu "Camel" comme orthographe du prénom, alors je sais pas trop... Sauf que mes copains arabes qui s'appellent Kamel, ils mettent toujours un "K" comme entrée en matière! Bon d'accord, je vais respecter le prénom donné, je vais mettre un "C") ont 14 ans. Et ils sont trop moches.

"Des cheveux soyeux et épais" mais surtout pourraves pour Camel. Un blouson en jeans découpé aux manches (on se croirait dans un épisode de Pause Café, Pause Tendresse. Une série. Oui avec Véronique? Bon ok je parle qu'aux filles nées avant 82). Des boutons. Plein. Un langage doublement articulé (le français) articulé de rien, il parle toujours avec un paquet de chamallows dans la bouche, très bas (limite chuchotements) et, sinon ça serait trop easy, trop vite. Bref dés que Camel il ouvre la bouche, on comprend rien... Et c'est ça qui est bon.

Hervé (rapport à sa grand-mère morte au mauvais moment, fan d'Hervé Villard...) est pas plus arrivé que Camel.
Une coupe de cheveux, même pas je peux tenter une description, je peux juste ajouter, pour affiner l'idée que vous allez vous en faire, l'adjectif vilain. Concrètement, mélanger dans un shaker du sébum, du gel pour faire tenir les cheveux très droit et très dur et du cérumen et tac, vous mélangez tout... Tadada, la chevelure chatoyante d'Hervé!.
Hervé il passe tout son film avec un pull moitié irlandais, moitié couleur rouille et sale. Parce que quand t'es ado, tu te laves quand tu veux (tu veux pas tous les jours... Et ça, c'est pas que les garçons...) et quand t'aimes un truc (forcément moche) tu le portes tous les jours... Le rapport fréquence douche/ changement de fringues est finalement très bien proportionné... L'ado il sait rester cohérent.

Je vais passer sur l'aspect sentimental de l'histoire (la petite bebom qui veut se taper Hervé alors que lui, même pas il y a pensé, alors que c'est pas faute de vouloir se taper tout ce qui bouge...) et plutôt m'attarder sur ce qui m'a fait taper des barres...

Les beaux gosses est une putain de comédie réussie. Seule, dans le cinoche (ben quoi?) je me suis tapée des grosses barres.
Je connais très bien les ados, je bosse souvent avec eux, et leur connerie, est un peu la mienne aussi. Les beaux gosses est extrêmement réaliste.
Sauf que même si ce film m'a rappelé des souvenirs sur ma propre adolescence (le spiritisme tout pourri, les boums, l'humiliation quotidienne, les 103 xp vendues à même la petite annonce dans le collège, les filles déjà trop bonnes alors que certaines, humhum, ont encore le corps tout enfantin et ne sont donc pas encore prêtes à rouler des galoches...) et m'a appris des vrais trucs. Des trucs sur les garçons. Dés que je suis sortie du cinéma, j'ai appelé Yassine, pour m'assurer que l'esprit occupé par l'acte masturbatoire à 98 % du temps était une réalité et pas une exagération scénaristique. Bon ben c'est bon, Yassine m'a tout bien expliqué. Voilà, voilà. Oh ben non, pas la peine de se dire qu'en vrai c'est plus romantique, il n'en est rien, c'est même pire...
Les chaussettes en moins, mais le sopalin ou les kleenex en plus!!!


Et comme moi j'ai eu une adolescence pas que sympa (j'étais pas la reusta du collège, loin de là...) et ben je me disais que c'était plus dur pour les filles que pour les garçons. Bon ce film m'a au moins prouvé le contraire.
L'adolescence c'est relou, moche, gras du pore, salace, un peu agressif pour tout le monde. Et ben c'est con, ça m'a rassuré...
Hervé, Camel et les autres c'est quand même des gros queutards qui queutent pas grand chose. L'adolescence, c'est la frustration pour tout le monde...

Ce que j'ai préféré dans ce film, c'est la tendresse. Ce que j'ai préféré dans ce film c'est voir Camel, nuque longue, jouer de la guitare électrique de manière énervée sur du Grindcore (ou assimilé). Alors que chez France 2, dans le téléfilm du jeudi, il aurait écouté du raï en tapant dans ses mains...
Ce que j'ai préféré c'est voir Hervé, plus babtou tu meurs, se déchirer sur du Booba et faire un exposé sur l'importance historique de 50 Cents. Alors que dans le même téléfilm, il aurait trop kiffé Christophe Maé.
Ce que j'ai aimé dans Les Beaux Gosses c'est de voir à quel point, c'était la vraie vie. Pas la vie qu'on veut nous vendre où tout le monde est comme il doit être, non comme tout le monde est. La vraie vie. Un peu crawouède des fois, mais c'est la vraie vie. Et cherry on the cake, la vraie vie elle est clichée mais pas que... Elle est pareille pour tout le monde mais pas si évidente qu'on veut nous le faire croire...

Et puis putain ce que c'est drôle. Mais vraiment.

Café Mode a parlé aussi des Beaux gosses il y a peu...

Je vous embrasse...

AIR YEEZY...





En vrai je m'en carre des belles chaussures qui font des beaux pieds tout fins et supra élégants.
En vrai je m'en carre du rock'n'roll et de ses looks qui ne me font ni chaud ni froid. Ni tiède non plus d'ailleurs (bon sauf Queen of the Stone Age, mais là, c'est pas pareil...)

En vrai je n'aime que les grosses sketba. Pas celles de filles, rien à foutre qu'elles fassent le pied féminin, qu'elles n'alourdissent pas la silhouette et qu'elles restent classes.

Il est important d'en parler parce que merde, trop de talons et trop de nu-pieds à mon goût...

1986: Je commence le basket. Ma mère veut que je fasse du sport. Pour l'équilibre du corps et de l'esprit. Enfant unique je risque de trop me la jouer princesse capricieuse sinon... Enfin c'est ce qu'elle dit.
Je sais que j'en ferai toute ma vie. Malgré la taille (je ne suis pas une géante) mais j'aime tellement ça que je progresserai encore en encore.
J'achète des Adidas. Basiques. Pas sublimes mais elles me font courir vite.
Je ne fais pas de la gym ou de pirouettes sur des tapis avec grâce, mon harmonie de la silhouette n'est donc pas la même que dans les sports dis "féminins".
Mon idole à moi c'est Jordan. Et ça va durer... Longtemps... Toujours d'ailleurs. Le voir sur un terrain me file les poils, pire que n'importe quelle robe de soirée. Jordan c'est mon Mozart à moi.



Il est en photo avec Spike Lee là... Ouais j'adore leur bouille. Ils me font trop marrer... Téma les lunettes!!! La classe hein!!!



1991
: J'ai eu des baskets entre, mais là il s'agit d'un nouveau cap. Les Jordan tant désirées. Elles n'existent pas à ma taille. Qu'importe, pour les porter je mettais 3 paires de chaussettes (ce qui n'est pas une si mauvaise chose en sport...)
Je les ai achetées avec l'argent de Noël + de poche + un petit complément de mamie parce que sinon il me manquait encore trop...
Elles seront à mes pieds longtemps...
Je découvre en même temps MC Solaar et son Bouge de là... Je suis dingue. Je ne connais encore rien du hip hop. Mais je vois déjà qu'il y a un truc qui se passe... Je suis encore super loin du rap ricain mais c'est le début du bordel... La culture Street est un concept que je commence à kiffer...




1993: Nike... Ouais j'ai une passion pour Nike. J'aime tout, je suis une grave... En même temps, à part les Stan Smith, le reste ça pue dans ses fesses, non?
Des Nike Air Huarache cette fois... Elles sont un peu moches, mais il me fallait de la vraie bonne pompe. Je commence à devenir super bonne au basket alors fatalement, à part le collège, je passe ma vie à dribbler. J'ai besoin de légèreté et je ne vais pas contre mes valeurs. La Nike.
Je découvre NTM. Je suis dingue. Authentik et tout ce qui suivra.
Je ne roule que rarement des pelles, mais en revanche je mets bien leur mère à tous les garçons qui croient me battre au basket. Je ne le sais pas encore mais, ça ne durera pas. Le corps des garçons n'est pas fini et quoi qu'il arrive, même si je ne suis pas d'accord, ils iront plus vite, plus haut et plus fort que moi... Je trouve ça dégueulasse et injuste... Alors je continuais à m'entraîner... Au max.. Mais le max n'a pas suffit longtemps.
L'Huarache est loin d'être le plus joli modèle de chez Nike mais je dois dire que de toutes celles que j'ai portées, c'est le meilleur... Le plus performant. Putain on se croirait pas chez Décathlon, on est content d'être en forme là?



1995, je tente de faire des infidélités à Nike. Je chausse la Pump de Reebok. n'importe quoi...
Je rachète une autre paire d'Huarache et une autre paire de Jordan. Des old School, les Air Jordan 3.
Je continue à faire des double-pas, j'apprends le shoot à une main, je sue, je chiale de fatigue, j'ai des courbatures, je ne lâche rien. Ma vie est centrée sur ça... Alors fatalement la basket a une immense importance dans mon look.
J' ai des dizaines de paires. Je n'ai pas changé de pointure depuis 4 ans, alors fatalement ça s'amasse.
Nas est arrivé jusqu'à mes oreilles. Avec 2 Pac, le Wu Tang, Snoop et les autres... Les Fugees vont pas tarder à la ramener aussi.
Je tombe amoureuse du hip hop à la sauce Oncle Tom... Je suis dingue (c'est bien ça change...)
Mathieu Kassovitz dans Métisse est encore plus dingue de skétbas, que moi. Je suis rassurée...


2000, J'arrête le basket. La fac. La vie. Les conneries.
Alors je mets de la sketba des "vrais gens", pas trop sportifs. La Converse, de la Spring Court, La Stan Smith que des trucs que tu peux pas courir avec...
J'écoute toujours du gros hip hop sa mère. De plus en plus gros d'ailleurs.

2008, je me remets au basket. Plutôt en dilletante, mais putain ce que ça m'a manqué. Je suis toujours la seule fille, les garçons en street ont toujours peur de me casser (oh les cons, je ne suis fragile de rien) alors j'en profite deux secondes (et j'en profite aussi pour mater les kids en sueur. Ben quoi? Oh là là ça va hein! je trouve ça sexe la sueur! L'odeur? je peux pas vous suivre là, mon amoureux qui sue et bien c'est classe je trouve... )... Après je leur précise que je ne suis pas une chochotte, et qu'on peut vraiment jouer... Donc ils me cassent la main (en même temps j'avais qu'à moins faire la maligne...). Super. J'ai qu'à arrêté de les téma aussi je verrais mieux le ballon arriver...

2009, Kayne West a collaboré avec Nike, pour sortir la Air Yeezy et moi je bave...
Bref tout ce racontage de life digressif et régressif pour vous dire que, elles tuent les Nike de Kayne West...

Comment ça vous aviez autre chose à faire. Ah!
Oh ça va pas la peine de râler...

ET LE ROMANTISME SA RACE...

Hier, assise, mieux, complètement vautrée, je bois un citron à l'eau (Hardcore!) et bavasse avec la camaraderie. Ça traite, ça rigole et ça divague.
Il fait très chaud. Tout Nancy semble heureux de l'état météorologique de la Lorraine. Ça a sorti les gambettes, les gros bras, les robes qui virevoltent vers la droite, vers la gauche.

La marque Martini a décidé, via le physique très avantageux et la gouaille charmante d'un italien de nous faire découvrir et, goûter, le new Martini. Celui qui ne change rien à l'ivresse mais qui fizze dans l'œsophage.
Je décline l'offre (la fierté m'empêche très clairement d'être bourrée un samedi après-midi en terrasse) mais en profite quand même pour téma le tarp' moulé dans un pantalon noir de l'italien. Fort joli tarp' d'ailleurs.

Quelques minutes plus tard, une brune, moins testostéronée mais tout aussi italienne passe près de toutes les tables de la terrasse en nous distribuant des pétales de roses rouges. Elle est divine, presque irréelle.
En même temps qu'elle se la joue bucolique, elle nous explique ce que nous allons devoir faire.
La consigne est simple, une déclaration d'amour va être faite suivie d'une demande en mariage et nous, les "siroteurs", au signal, devrons lancer les pétales en l'air. Pour rendre cette demande exceptionnelle.

Une autre brune, italienne sûrement, sublimement moulée dans un fourreau rouge prend le micro et commence à se jeter à l'eau. Elle a pensé à tout. Même à Des'ree et à son Kissing You. Ça transpire déjà les papillons dans le ventre et les colombes dans le ciel...

Notre italien, moitié Martini moitié tarp' se retourne dés qu'elle se met à parler. Comme si ses oreilles amoureuses étaient programmées pour arrêter de vivre à sa voix à elle.
Je ne le quitte pas des yeux. Pour voir comment c'est un garçon amoureux, pour voir comment c'est un garçon qui a le cœur qui bat vite...
La brune en fourreau rouge, son amoureuse, devant un parterre d'inconnus lui déclare sa flamme tout brûlante et frétillante. Elle lui dit qu'elle ne veut être qu'avec lui. Qu'elle sait à quel point elle est imparfaite. Qu'elle ne peut pas vivre sans lui et que le moindre de ses regards la rend chaque fois un peu plus vivante encore.

Je suis émue, troublée par son courage. Ca me rend même, mmhh, inspirée.
Elle finit sa déclaration, par le tant attendu "tu veux m'épouser?"; les siroteurs que nous sommes, applaudissons, et tac, en bon élève, on jette tout en l'air, les pétales et notre pessimisme avec...

Le Martini tarp' est troublé, ému, émouvant, "si si" qu'il lui hurle avec son inconscience et ses endorphines à l'autre bout de la terrasse. "Ti amo... Ti amo".
Ça me rend pire qu'une amoureuse courageuse, téméraire que je deviens.
J'ai envie de prendre mon état amoureux là maintenant et de le balancer au monde entier... Même à lui.

Ils s'embrassent, mettent la langue, ferment les yeux d'ivresse. Tout y est.
On est content. Content qu'ils s'aiment. Content parce que ça, ça a le pouvoir de rendre n'importe quel cynique tendre du cœur.

Chacun reprend ses esprits, son cœur et son cynisme. Je les regarde toujours, et là, je vois un autre baiser, mais plus la même intensité, ils se chuchotent quelque chose et là, en un quart de seconde je me rends compte.
Ils ont menti. Ils ne s'aiment pas. Ils travaillent. C'est pour Martini cette histoire de love certainement pas pour faire la nique aux grincheux.
Des faux amoureux, une fausse déclaration et un bon vrai capitalisme...

Ils veulent prendre des photos avec les vrais siroteurs pour certainement les mettre, le soir même, sur Martini.fr

Ma chute coronaire est brutale. "C'est dégueulasse" que je dis. Ma part midinette a tout bonnement envie de leur péter le nez.
Les copines et moi on se lève. Les beaux arnaqueurs sont en pleine séance photo faux souvenirs avec le reste des siroteurs. "Cheese", "Cheese, oh merci de partager notre bonheur...Cheese".

Je rentre. Je repense à mon coeur. Je pense à quel point le capitalisme en est normalement loin. Qu'est ce qui tourne pas rond chez nous?
Certes c'est la merde. La crise, les cons, tout ça et même bien pire, mais s'il te plait monsieur le capitalisme, comme t'as réussi à presque tout avoir sur cette Terre, tu voudrais pas nous laisser notre état amoureux? Et puis tu laisseras notre âme avec. En te remerciant.
Laisse moi croire qu'on peut encore prendre des risques, qu'on peut encore cacher notre orgueil dans la poche du 501 usé. Qu'on peut encore se foutre à poil du cœur et du reste parce que quand il est là, y a tout qui tremble et palpite en nous...

J'aime plus trop le Martini. Par principe, pas par goût.

Alors tu vois avec tes conneries de blasphèmes Monsieur le capitalisme, t'arrives même plus à vendre.

Shaiii (Shai est une transcription phonétique à la va comme je te pousse d'un mot arabe, qui pourrait se traduire par "bien fait" ou "dans ta gueule, t'avais qu'à moins faire le malin...)

La photo est la capture d'une illustration de Lovisa Burfitt.




NAGAWIKA...

Laisse tomber la neige comme il a fait beau aujourd'hui.
Hier, j'ai pécho vite faite bien fait, la lettre envoyée par Melle San. Dedans, ma couronne d'indienne, oups j'ai oublié les traits de crayons de couleur sur mes joues... Mais heureusement, Dieu m'en préserve, je sais me servir d'un arc.


Et je crois que je trouve ça joli...
Je vous embrasse fort...

LAISSE TOMBER LA GLANDE...



J'ai un peu la flemme en ce moment. C'est pas comme si j'avais pas des idées mais surtout, comme il fait beau, ben je préfère me la glander (me glander quoi, je vous laisse seul juge et, bien évidemment qu'il s'agit d'un gros mot... Ou d'une grosse pensée tout du moins).
J'ai plein de trucs à raconter, ma rencontre avec l'une d'entre vous, Alix, mes bottes de vilaine fille qui aime se faire bonder les mains et mettre une grosse boule dans sa bouche, les italiennes et leur sens de la mode, des photos de look (non mais c'est vrai, parfois je me dis que ça manque...) et le reste.

Donc je ne vais pas vous prendre beaucoup de temps et, désolée d'être un peu moins motivée ces derniers jours, c'est juste que je voudrais faire évoluer tout ça (une chic fille) et que je suis en pleine réflexion-mutante... Et, fatalement, comme pour le cassoulet, pour que cela soit bon, il faut que cela mijote...

Oui bien évidemment que j'ai un putain de sens de la comparaison...

Je vous embrasse, allez dehors ce week-end et roulez des pelles à des inconnus, Carpe Diem merde. Quoi la fidélité? Oh ben ce que vous pouvez être judéo-chrétienne casse-délire parfois.

La photo est tirée du magazine Lula.

LE DANGER...

Hier mon ami K., attiré par le jaune de la couverture de Glamour, me dit "c'est qui la fille en couverture?", moi, bien alerte, me demandant s'il déconnait, je lui dis "c'est Charlotte Gainsbourg...".
"Ah oui, c'est marrant, cette fille, elle a pas tout le temps la même tête. Et pis il y a un truc avec Charlotte Gainsbourg, c'est que toutes les filles l'adorent. C'est marrant ça!"
K. interpelle mon autre ami suintant de testostérone et, renchérit "tu sais pourquoi elles l'aiment comme ça, parce qu'elle n'est pas dangereuse pour elles..."

Heurtée, vaguement blafarde, le sourcil moitié circonflexe moitié virgule, j'lui dis "ben non, c'est juste qu'elle est classe à mort et jolie avec ça...". J'étais sûre de moi. Et puis un peu vexée aussi.

Cette nuit, il faisait chaud, mais j'avais aussi froid, je n'arrivais pas à dormir alors j'y ai repensé.
J'ai pensé à notre rapport au physique à nous les filles. Et je me suis dit que K. n'avait pas forcément tort. J'ai juste essayé d'être ni fille ni garçon, juste un individu lambda, débarrassé de toutes considérations un peu louches. Bref, autant que cela a été possible, j'ai tenté d'être la plus pure possible... Ni femme, ni homme mais les deux... Ça suit toujours dans le fond de l'internet là???

Démonstration... Pour enfin en venir à l'a posteriori.

J'aime beaucoup Charlotte Gainsbourg, sa silhouette androgyne (critère esthétique arrangeant très clairement ma propre morphologie... Donc pas bien objectif!), sa dégaine (qui arrange aussi mes propres goûts, il n'y a rien de bien étonnant à la trouver plus élégante que Posh. Surtout pour la petite branleuse française que je suis...), sa présence discrète mais ancrée aussi... Mais étonnement et, pour être toute à fait honnête, je n'arrive pas à la voir comme une fille sexuée. C'est une belle fille, avec des attributs qui répondent à mes propres goûts mais aussi à mes propres nécessités, je ne suis pas elle, mais elle pourrait être, sous certains aspects, un moi au look (très clairement) amélioré



Depuis très longtemps, avant Jésus, avant tout un tas de trucs, les femmes, pour assurer leur sécurité et celle de leur foyer, avait tout intérêt, à être un minimum en compétition avec les autres femmes.
Se considère-t-on de prime abord en alliée?
Non très clairement, les filles se sentent potentiellement en danger dés qu'une autre pointe le bout de son stilleto. C'est pas comme si c'était dans les gènes mais on y presque. C'est ancré, présent à chaque posage de gloss sur notre bouche, à chaque repas entre amis, à chaque ballade dans la rue avec l'amoureux qui balade ses yeux sur les tarp' des autres, présent à chaque fois que l'on sait qu'une fille plus jolie, plus sexy, plus désirable que nous est dans les parages... Tout naturellement, on se sent en danger, et sans aucune raison, on remarquera sa vulgarité (relative, les hommes ne sont pas forcément de cet avis), sa légère cellulite au mollet, sa coupe approximative, sa tenue carnassière... Parce qu'on flippe. Si en plus elle est plus jeune, ben là t'es tranquille cette fille devient un sheitan ambulant menaçant notre "tranquillité" amoureuse et égotique.
Vous savez pourquoi je le sais ça, parce que je suis ça... Et en même temps, l'aigreur (si si s'en est les filles) et l'envie m'écœurent... Alors j'aimerais que cela change...

Donc comme nous, les filles, on se sent toujours en danger (ne pas être la plus jolie du monde ou tout du moins de l'assemblée...), on a inventé la mode et les critères de la fashion... Ils amoindrissent cette injustice qu'est la beauté. Elle peut nous rendre plus jolie.
Alors on va se mettre à préférer la girl next door. Celle qui nous ressemble le plus. La plus accessible. Ça nous rassure bien plus que les physiques d'extra-terrestre...
Le fantasme ambulant, on a vite tendance à le trouver vulgaire... On a vite tendance à confondre (par excès de mauvaise foi j'en ai bien peur...)vulgarité et sex appeal. Dans le fond ça doit bien nous arranger ce truc. Ça nous rend nous aussi un peu "spéciale".

Eva Mendès est le meilleur exemple que j'ai trouvé pour illustrer cette histoire. Aucun blog, par exemple, ne parle de cette grosse bombe, alors que maintenant, on ne peut pas dire qu'elle ne se sape que mal.
Non Eva Mendès elle est irréelle de beauté et nous, les filles, ça nous met mal à l'aise. Elle nous renvoie à une normalité qui est plus difficilement supportable face au fait que cette fille existe. C'est un putain de cadeau de Noël cette nana... Elle pique les yeux de n'importe quelle personne tellement elle pue la chatte....
Mais nous, on a tendance à préférer la féminité discrète d'une Charlotte à la beauté arrogante et énervante de la Mendès.

C'est troublant cette histoire... C'est troublant de me rendre compte aussi que mes appréciations esthétiques ne sont pas que motivées par le beau. Non il y a tout un tas de choses un peu dégueus qui remplissent ma tête et qui me permettent de justifier et qui m'empêchent surtout d'être OBJECTIVE.

PS: Oui je devais écrire hier...
PS2: Oh oui faites moi mal, pincez moi, dites moi des tas de mots salaces au creux de l'oreille parce que je suis une mauvaise, mais alors très mauvaise, fille.

... Je vous embrasse.


CECI N'EST PAS UN VRAI BILLET...

Ah ben si, vous allez voir:

1) J'étais un peu bourrée hier... C'est bien cette histoire d'ivresse, un verre de plus, j'aurai pu me retrouver la petit bateau sur la tête, et les pieds qui collent dans le coca et les Mojitos... Genre j'ai dormi 5 heures... Rien à foutre ceci dit, je suis bronzée et ça file bonne mine à n'importe quelle conasse qui s'encanaille...

2) J'ai oublié de vous filer une info de malade, directement liée au bronzing et à la fashion sa race.
J'ai acheté le bandeau lamé d'AA. Gris qui pique les yeux mais ne tournent pas encore au rythme de Corona (This is the rythm of the night...). J'étais belle. J'étais belle 15 minutes, après, cramée sous les seins... Oui parce que mon énorme poitrine et le fameux bandeau ont fait comme la darne de saumon en papillote dans le four Seb c'est bien...
Je ne prends jamais de coup de soleil (rapport à ma ritalie) et là, ridicule... Bref ce bandeau AA, fashion ou pas, on le met pas au soleil. Je dis ça pour les blondes scandinaves énervantes et les latines... C'est du pareil au même... Classe.

3) J'ai acheté les bottes too too too much.
Moitié indienne (sans franges, plus de franges dans mon armoire, ça serait de la gourmandise) moitié SM je kiffe le bondage parce que je suis vilaine, vilaine, aïe, oulala, je suis trop vilaine...
Elles tuent et je sais que j'avais dit plus de photos "moue boudeuse, oh lala je suis trop dégoûtée de ne jamais avoir été mannequin alors je me rattrape ici" mais là pas le choix...

4) Je ne suis pas sûre que la menthe du mojito aille forcément bien à mon sens de la blague...

5) Il fait beau là, je vais aller acheter des magazines, mettre un short bien ras du tarp' et roule ma poule pour les allongés en terrasse!

6) Bien sûr que je reviens demain avec un vrai truc écrit, cohérent et si la journée est bien faite, un peu drôle...

7) Salut...


CHÈRE GWENDOLINE...




Ayé, j'ai le temps de me poser un peu sur la plage... Bon en même temps c'est pas comme si j'étais à Florence et que j'étais tentée de faire trop des expos de malade.
J'espère que tu vas bien. Je suis partie depuis 4 jours et c'est bien... (C'est parce que dans les vraies cartes postales, en plus de leur mocheté systématique, on dit toujours que des trucs tout pourris de l'ordre de "c'est bien", et pis "c'est beau aussi"... Donc Gwendoline, ne chiale pas sur l'évidente pauvreté lexicale et narrative de cette carte postale... )



Il fait presque beau. Au début il pleuvait mais ça s'est arrêté. C'est bien remarque, après, la pluie, quand c'est trop, ça me rend trop heureuse des vacances... Et comme j'ai oublié mes UGG, la pluie et mes petons tout froids d'humidité auraient eu raison de mon moral en béton armé... Non je déconne... Si tu crois que j'ai pas chialé en début de séjour (sans spasmes la chialerie hein... Le blocage dorsal empêche tous mouvements brusques et conséquemment a amoindrit mon sens du tragique...)



J'ai envie de m'acheter une paire de bottes too, mais alors too much Gwendoline. Les italiennes et leur sens de l'élégance très évident ont eu raison de ma sobriété... Tu sais quoi Gwendoline, et bien les italiennes elles sont pas comme nous. Quand elles se sapent, elles font pas genre "ah bon, ah ben je l'ai pas fait exprès....", non elles y vont à fond dans le sapage. De la paillette à même le petit déjeuner, du talon casse-gueule à même le sable, la robe des grands soirs, qui brille et qui tourne à même le jeudi...



Tu sais quoi Gwendoline, les italiennes, elles sont moins grosses branleuses que nous... Nous on fait genre... Elles non, pas du tout, tac on sait. Comme ça au premier abord...

Ici c'est beau. Plage et plage, certes, mais c'est beau quand même... Ca change et ça c'est bien (cf. Lexique de la carte postale)...







Bon ben j'y vais Gwendoline. J'ai hâte de te voir. Parce que je t'aime. Et pis c'est bien (cf. Lexique de la carte postale)...

Je te fais plein de bisous d'amour mais chastes parce que t'es mon poto et que mettre la langue entre amis, c'est pas très catholique...



PS: J'ai pris les lunettes coeur en jaune et rouge... Chut ne dis rien...

LES CATÉGORIES...

J'ai été élevée dans une famille très traditionnelle de l'enveloppe. Je m'explique.
Ça a commencé avec ma ville. Mon environnement premier n'était pas ce qu'on peut appeler une ville où les excentricités de chacun pouvaient vivre ensemble, dans une grande tolérance avec des pâquerettes en couronne et des colombes immaculées sur l’épaule. Adolescente, quand j'expérimentais ma silhouette, j'étais reluquée comme une clocharde parée de 2 ou 3 guenilles trouvées dans le grenier de sa tata Lulu. C'est pas que ça me dérangeait, j'en ai déjà parlé, en revanche ce qui était certain c'est que je ne partais pas dans les meilleures dispositions possibles de construction "saine" de soi et de mon image.
C'est ma mère qui a changé mon rapport à tout ça, qui a changé mon rapport au quand dira-t-on. Jeune femme, célibataire, travaillant avec un enfant à charge, elle était diablement rock'n'roll. Vaguement féminine, vaguement masculine quelque chose qui détonnait avec des Stan Smith aux pieds et une coupe de cheveux exclusivement Dessange sur la tête.
Même si je n'avais rien de son look, elle m'a donné la possibilité d'être autrement. Elle se moquait gentiment de mes looks aléatoires, mais m'a juste permis de m'affirmer et de surtout m'en contrecarrer de la vie, des autres et de ce que ces autres pouvaient bien vouloir comme "beau" et "bon" pour moi.

Le reste de ma famille n'était pas forcément si ouvert à la "différence" et aux silhouettes autres.

Seules les minces pouvaient porter ce que bon leur semblait. Mais pas à tout âge, attention, ça serait trop simple sinon. Au-delà de 35 ans, la robe courte et moulante était apparentée à une preuve flagrante de "garcerie" du caractère... Une grosse gourmande quoi!!! Les cheveux longs c'était pareil, jamais au-delà de 50 ans... Pourquoi? Aucune idée...
Les filles plus enrobées, elles, dans mon environnement proche n'avaient pas cette liberté. Elles, elles devaient cacher leurs chairs, sous prétexte de la décence, du bon goût et du bien... Et de la grosse connerie surtout.
Me baladant sur les marchés, j'entendais ma mamie traitait toutes les "grosses" qui passaient en disant "que c'était moche. Que ça ne savait pas se mettre en valeur".... Se mettre en valeur de quoi? Ça voulait dire quoi exactement dans la bouche de ma grand-mère se mettre en valeur? Je n'ai toujours pas la réponse aujourd'hui.
La mode et la composition de silhouettes, si elles sont une manifestation artistique de soi (oh ben l'autre elle s'emballe...), ne répondaient à aucun critère qu'on tentait de me faire comprendre.
Je ne voyais pas en quoi la minceur était plus harmonieuse dans le moulant que les formes plus expressives... Parce que, au bout du compte, je ne trouvais pas que la minceur pouvait justifier les vêtements prêts du corps. J'avais 13 ans, pas de seins, pas de hanches, grandes jambes, et je ne trouvais pas que me coller des jeans rendait mieux sur moi que sur ma copine Suzanne avec ses formes qui affolaient les garçons.
Le corps et ses courbes, ou ses plats, ne sont pas des critères esthétiques suffisamment fiables pour permettre à un individu de s'habiller. Sinon on va vite s'emmerder...
Je pense que la taille d'une fille ne délimite pas sa longueur de talons... Sinon je porterais des talons toutes les journées que je passe sur Terre et ma copine Lili ne porterait que des ballerines, voire des tongs pour pas trop se faire remarquer... Super rock’n’roll cette histoire. Oh ben v'là l'état de la mode...

Mais heureusement pour nous, il y a tout le reste.
Dire que l'on comprend ce qui NOUS va ne concerne pas notre enveloppe. Cela concerne l'habillement de "nous". Alors je ne vais pas aller jusqu'à l'âme, ça serait légèrement too much, mais c'est le propos en fait. Je m'habille parce que j'aime comme je suis fagottée comme cela. Ce n’est pas plus compliqué que ça.
J'ai un peu de bide, mais parfois je me moule du haut, et il m'arrive de kiffer. Certes ce n'est pas plat comme Gisele, mais je m'en tape. C'est ce que j'aime là maintenant...
Ma copine Mag a le corps le plus affolant que je connaisse. Bien évidemment qu'elle se trouve trop grosse, c'est une fille abreuvée de platitude environnante, mais ça ne l'empêche pas de mettre du supra moulant et de dévoiler tout ce qu'elle a. Elle est divine...
Et too much avec ça, ma mamie détesterait. Sauf que ma copine a le caractère enflammé, alors ça se traduit par du léopard, des talons immenses sur son mètre 80, des décolletés indécents... Et il faudrait lui demander de se faire discrète... Pour qu'elle ne puisse pas montrer sa lumière aux autres. Même pas en rêve... La mode, ça ne sert pas à cela, sinon on se serait vraiment tous gourer. La mode c'est se faire beau... Quelquefois il y a des ratés, certes, mais on s'en fout, ça vit au moins. Et ça ne peut pas vivre de la même manière sur une fille ou sur une autre.

La mode devrait évoluer un tout petit peu, parce que là ça vire presque réac vieux con.
La new modasse so early 2010 devrait laisser les carcans esthétiques aux fourmis et affirmer que ses goûts, persos à elle, ne sont en aucun cas une équation mathématique.
D'abord qu'elle laisse l'autre, faire bien comme il veut. S’il veut se mouler qu’il y aille. S’il veut prendre ses aises du jeans, libre à lui… S’il veut être encore plus grand, plus voyant, plus flashy, plus vinyle, et bien qu’il se lance le bougre…
Et puis qu'elle ne fasse pas trop la maligne avec ces impressions qu'elle a de "je sais ce que je dis... Attends la mode, je sais de quoi je parle...". Ouais bref, t'en sais pas plus que moi quoi!
La mode, c'est ce que l'on porte, ce sont les autres qui sont démodés, non?

Et surtout qu'elle ne prenne pas le critère trop évident de l'apparence pour affirmer ce qu'il faut ou ne pas porter. Qu'elle n'essaie même pas d'estimer ce qui est agréable à l'oeil ou pas en fonctions des seins, hanches, ventres, cuisses et dos de l'autre. Un peu trop fastoche du goût cette histoire?
La new modasse elle est… Comment on dit déjà ? Ah oui, tolérante de la silhouette… Et surtout elle n’est pas… Comment on dit déjà ? Ah oui certaine que son goût c’est trop le meilleur… Parce que le prosélytisme c’est un peu tout pourri…

Et je ne sais pas pourquoi mais l'évidence, j'ai une nette tendance à trouver cela vulgaire...
Voilà, je m'affranchis des carcans familiaux mais pas que... Juste c'est chiant à force... Ça m'ennuie. Et puis ça n'évolue pas beaucoup cette histoire... On a qu'à dire que ça change. Pas juste comme ça en surface, non que ça change vraiment...

LA VENDEUSE DE RÊVE...

Comme vous travaillez, suez, vous énervez après le patron relou, devez mettre de l'eau dans votre vin face à la belle-mère, la soeur voire la mère irritante, je suis bien décidée à vous narguer avec le rêve saupoudré de spaghetti que je suis en train de vivre... La putain de sa race de rêve italien... Sa race...

Samedi 30 Mai, guillerette de partir en vacances avant tout le mode pour revenir bronzée et bien blushée, je descends ma valise...
La valise est certes un peu lourde mais je crois n'avoir rien fait pour en arriver là où je suis maintenant. Ni tenter Dieu, ni crâner devant le diable, ce gros susceptible.... Non j'ai su rester cool, presque humble.
Ma mère prend se valise, moi la mienne. Jusque là, rien de bien anormal. Je la traîne la mienne, souriante mais pas trop courageuse, quel est l'intérêt que je me mette en galère que je me dis...
Un pas pas fait comme un autre (oh regardez comme j'ai l'usage de l'homonyme homophone rigolo... Dans ma situation, on rit avec ce que l'on peut, et là, je suis à mon max de support comique...), la valise, cette grosse conasse, vrille dans le mauvais sens, je tente de la rattraper, parce que je sais faire gaffe à ma monture. Bon, j'ai dû louper mon coup, vas-y pas que mon dos se retrouve à la place de mon buste et inversement.
J'ai un peu mal, mais bon je continue encore à être en mode "vacances j'oublie tout plus rien à faire du tout sauf se baigner..."
Je remonte, sans la valise, posée dans le coffre de la voiture. Je me penche pour fermer un tiroir (en même temps c'est vrai que j'ai trop cherché la merde avec cette histoire de tiroir...) et fragilité dorsale que je suis, j'ai l'impression que je vais mourir de douleur... (NDLR: je dois conduire le lendemain 1000 bornes, sinon, c'est nettement moins marrant).
Je suis bloquée. Du dos. C'est très bizarre comme concept, et surtout très nouveau pour mon corps. L'hypocondriaque que je suis pleure... Avec mon sens de la mesure, je me vois dans un futur proche tétraplégique, alors c'est sûr ça me fait chialer...
Comme je ne peux pas bouger, je me dis (et surtout maman... Parce que les mamans elles comprennent vachement mieux comment ça se passe la vie) qu'aller aux urgences et une bonne idée.
Allez hop c'est parti... En avant les histoires... Parce que je n'ai jamais été aussi Playmobil de ma vie et ça mérite un petit slogan...Sa race.
2 heures 30 à trop se marrer, plaisanter, chahuter plus tard, je suis rentrée. Les Myolastan me défoncent bien et je m'endors, pour me réveiller à 4 heures du matin, toujours bloquée et vachement moins guillerette...

Dimanche 31 mai, le voyage se passe comme un voyage en voiture et en famille. Je suis au bord du suicide. Me force à sourire, grâce à la défonce des médocs qui me rendent hilare...
Il fait chaud partout où la voiture nous traîne. L'est de la France ( ouais il faisait beau chez moi...), la Suisse et ses lacs, le tout début de l'Italie... Et seulement le début.
Le voyage se termine dans des embouteillages trop sympas, sous la pluie... La vraie, la grosse et 14°c... Sa race.
Il faut savoir que la ville où je suis se trouve tout le temps, mais genre tout le temps, sous le soleil bleu marine et blue ébloui pareil... Sa race.

Lundi 1 juin. Il pleut... Mon dos n'est toujours pas à son maximum et n'est pas forcément prêt pour la brouette togolaise ou la levrette... Ca tombe bien remarquez, je suis en famille et certainement pas dans des conditions optimum de débauche sexuelle...
Remarquez pour le pas de soleil c'est peut-être bien. Je ne serai pas une putain de Granny Smith rance...
Ma mère est tombée (je ne parle pas d'un petit trébuchage, non, d'une grosse gamelle devant l'hôtel et ses habitants. J'ai juste eu le temps de mettre ma main gauche sous sa tête... le trauma crânien aurait pu certainement être the big cherry on the cake mais bon... Restons sages et discrètes) ce matin sur la terrasse de l'hôtel, à cause de l'Havainas trempée... C'est la loose intégrale... Mais en même temps, c'est très bizarre, on se marre... Tout cela est tellement over-exagerator comme contexte que je fais pipi dans ma culotte tout les 10 minutes...

Il y en a eu des gros mots hein... C'est le traitement ça... Je ne suis plus moi-même... Non c'est juste que ça m'a fait du bien...

Sinon je vais aller acheter des lunettes en forme de coeur dans 13 couleurs différentes... Elles sont pas chères... J'ai acheté un short bloomer moitié pyjama moitié ras la toutoune... Très mignon... Il est possible que je fasse de la photo de l'Italia forever pour vous montrer à quel point je suis et bossue et trempée...

Je vous embrasse... Très fort...

PS: Comme je ne vais pas aller à la plage cet après-midi, je vais essayer de me rencarder pour acheter au plus vite une gazinière déféctueuse...

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