COOL DES CERNES...




Levée à 7 heures...
La matinée ne me va, clairement, pas au teint.
Je pars demain en Italie... Mais j'y aurai internet... C'est pas comme si j'allais privilégier l'internet à la plage, aux glaces, aux marchés et à la mer, mais ça veut dire que je pourrai poster.

Et comme j'ai été bien matinale, je ne vais pas parler de la morale kantienne (je serais trop aléatoire du propos...), en revanche les UVA et UVB sont plus adaptés à mes rares heures de sommeil...
Depuis quelques mois, je me dis que je vais faire gaffe au soleil, qui fait vieillir la peau et qu'après ça servira à rien de chialer quand je serai en mode Granny Smith rance... Mais j'adore être bronzée. Pas noire noire, non hâlée.
Alors certes, ne jamais s'exposer au soleil est la meilleure garantie pour garder sa fraîcheur, mais ça veut aussi, et surtout, dire avoir le teint fadasse toute une vie... Et ça je suis moyennement partisane. Je ferai les deux, le soleil et un peu gaffe... Comme avec les contrefaçons d'ailleurs... Je ferai un peu gaffe(je pars dans le paradis du faux là... Mais je saurai rester forte, impériale et tenue face à la tentation du faux cheap... Ouais ok si c'est mal fait je ne serais tentée de rien, mais admettons, c'est réussi? Quoi illégal? Ah booonnnn... Putain si même les pauvres ne peuvent pas se faire faussement plaisir, elle est où cette chienne de liberté... Dixit Marie, l'anarchiste énervée avec un cran d'arrêt tout plein de sang entre les dents... )

Je vous embrasse fort. Bon long week end, faites bien la chouille (oui en 1996, la "chouille" était un concept omniprésent dans ma vie de lycéenne... Ouais c'est moche comme mot... Ouais je n'étais en rien obligée de l'écrire ici... Ouais bonne idée, j'ai qu'à me barrer de ce post sans queue, ni tête, ni cortex pré-frontal...).

TROP LA MODE C'EST UNE ARNAQUEUSE...





Bon de la mode actuelle, essentiellement populaire, on en sait des trucs... Surtout via les blogs hein!!! Salade tunisienne du concept de la mode en 2009: le perfecto, le loose, les jeans piqués à l'amant parce que le vrai mec il n'est pas si rock'n'roll que ça, le liberty, le léopard, les bijoux dans les cheveux... Plein de trucs qu'on voit partout au cas où on est pas bien compris...
Mais parfois, cette histoire, ça me fait penser à la Nouvelle Star...

Explicatìon... Hummmmm hablando espanol... Madrid... castagnettes...Olé... Corrida... Quoi les clichés? Ah oui peut-être...

Les sélections de la Nouvelle Star sont toujours l'occasion de voir des gens qui vivent corps, âme, soul, esprit et coquillettes pour la musique. Trop ils sont sur Terre pour jouer des cordes vocales. Et tac, l'audition arrive, il chante du Amel Bent. Le jury veut en savoir plus après ce qu'il leur a vendu le candidat, et là, le trou... Il en connait pas d'autre de chanson le candidat... C'est sa vie de se balader d'une note à l'autre, mais seulement sur une chanson d'Amel Bent... Même pas il se dit que c'est un peu light d'avoir juste une chanson de varietoche en tête. A-t-il une toute petite idée de ce que c'est la vraie vie de passionné notre candidat?

Ou le cinoche... Alors ça c'est bon aussi. Les cinéphages (oui oui, pas "-philes", ils sont "-philes" de rien là ) qui vont 14 fois au cinéma par semaine, trop ils ne vivent que pour ça... Sauf que (attention je vais faire ma vielle réac' de merde, vaguement élitiste avec ça), Otto Preminger, Welles, Coppola le père pas la progéniture, Wilder, James Stewart, Lang, Woody Allen avant Scarlett et plein d'autres, ben ils savent pas ce que c'est... En revanche, t'inquiète z'en pas que ça connaît grave le cinéma...
J'avais prévenu que ça serait réac cette histoire... Non mais chacun fait ce qui lui plait, mais être passionné d'un truc nécessite un minimum de connaissances sur le dit truc. Aimer ça veut dire aller un tout petit peu au-delà de l'immédiateté de la chose. Son histoire par exemple, comprendre ses références, son langage... Ça n'est pas que des récits bien racontés le cinéma, ou si ça peut l'être mais ça n'a strictement rien à voir avec la cinéphilie dans ce cas, c'est juste le loisir pur... Et c'est pas grave, alors pas la peine de se la ouèj...

Donc revenons-en à nos bouts de tissus...
Moi je kiffe la mode. Pas seulement la mienne ou celle de la voisine, non je l'aime dans sa globalité. Et comme je l'aime d'amour, j'ai envie de savoir. Je suis encore une gogole de néophyte en la matière, mais si j'aime la mode, c'est surtout parce que ce réflexe identitaire est diablement intéressant. De mon point de vue, on peut ne pas le partager... Ben oui on va pas se le jouer sectaire.
Alors l'amour, ça me pousse à me demander pourquoi le jeans, comment il est venu à ce moment là? Et pourquoi tout le monde le porte et surtout, comment notre bougre a-t-il pu devenir l'évidence même?

Je m'interroge sur les références pornographiques de la mode actuelle... Si, parce que c'est grave cette histoire. Pas grave en gravité mais grave en importance. Et non, ce n'est pas sale!

Je me demande aussi pourquoi le rock'n'roll... L'Angleterre... Le punk... Le Perfecto... Westwood... Tout ça.
Je tombe sur un article l'autre jour et je me dis que Vivienne Westwood elle doit trop être en train de se marrer depuis quelques années.



Gourmande comme elle est en plus...

Et comme je ne savais pas ce que je m'apprête à vous dire, je me dis que ça peut peut-être intéresser ceux qui étaient comme bibi... Si vous aimez la mode, vous n'aimez pas juste savoir que la it-pièce du moments se doit d'être en liberty, hein?

Je vais le faire bref (vous avez quand même d'autres choses à faire là...), Vivienne Westwood et son premier mari, Malcolm McLaren (le mec qui aidera drôlement les Sex Pistols à être ce qu'ils seront...), ont créé une boutique au 430, King's Road à Londres en 1971... Bon y avait aussi Patrick Casey dans cette histoire, mais là on va trancher dans le récit... Sinon on s'en sort pas... Et pis aussi parce que Patoch', j'sais pas qui c'est.
Versatile, la boutique changera de nom... Souvent... Let It Rock / Too Fast To Live, Too Young To Die/ SEX (le nom le plus connu de cette boutique, d'où la photo voilà... Photo avec Jordan en guest star... moitié-modèle, moitié-égérie, moitié-actrice, moitié-manager et moitié-vendeuse...) Seditionaries / Worlds End... Jusqu'en 1983 cette histoire.

Bon comme ça on s'en fout, mais de Westwood je ne connaissais que les bottes Pirate, le drapeau anglais détourné, ses cheveux roux clairs, ces robes improbables... Mais je ne savais rien de l'essentiel...
Vivienne vendait ses créations dans la boutique (mais pas que hein... De la fripe aussi, des disques, des chaînes de vélo).

Le t-shirt est un produit dérivé phare de Westwood dans sa boutique. Notamment, des t-shirts avec le nom d'Elvis ou de Chuck Berry écrit avec des paillettes... Comment ça comme Zadig & Voltaire? Ah oui tiens merde, j'avais pas fait le lien... Marrant... Sûre c'est le hasard...

Le mot Rock'n'roll écrit avec des os de poulets... Bon ça, personne n'a gardé les os mais pour le reste...Hein...

Des t-shirts coupés en deux, réunis avec des épingles à nourrice ou des fermetures Éclair... Oh ben ça, ça n'existe plus vous avez vu... Même pas c'est revenu à la mode...
Elle le fera aussi sur le costume bondage le truc du zip partout.
On peut y voir aussi des t-shirts limites avec la tête du violeur de Cambridge... Enfin la tête, la cagoule surtout...




Ou des croix gammées parce qu'un punk ça a peur de rien, c'est même à ça qu'on le reconnait...



Il y a aussi la mode, enfin, faite par soi. La mode punk c'est ça... Ça a même un nom cette histoire, le Do It Yourself, dont Garance a fait l'expérience hier... Il s'agit d'utiliser tous les objets de la vie courante comme de la mode potentielle (oui pourquoi pas le grille-pain en jolie couronne... Faut pas se la jouer frileux hein!!!), de désacraliser, de s'en carrer un peu mais pas vraiment. Et surtout, c'est la première fois où la rue a été en avance, où c'est elle qui a influencé les créateurs (L'inversement des valeurs sa mère!)... Et vas-y pas que c'est en plus les classes populaires qui ont fait ça, même pas les riches (ben non, à quoi sert la débrouillardise de l'apparence si on peut avoir tout ce que l'on souhaite... Voilà à rien...).
Alors je vais passer sur le fait que le slim vient clairement aussi des punks, comme le tartan, le legging (appelé encore à cette époque collant sans pied) ou des bretelles portées lâches sur le jeans...

J'y reviendrai sûrement parce que parler de Vivienne Westwood c'est comprendre aussi le look P.I.M.P d'André 3000 ou celui de Doherty voire des t-shirts à message vaguement ridicules de ces dernières années. Plus je lisais ça plus je me disais "... Oh le truc de ouf'".

Ayé, j'ai fini...
PS: Vivienne, t'es une reine...

UNE FILLE, UN GARÇON, UNE FLEUR, LE TARP' DU BÉBÉ ET ROULE MA POULE...



C'est un peu tout pour la vidéo là...
Oh ben ça va...
Je vous embrasse... Et pis travaillez bien hein! Et pour les rmistes, bonne glande, il fait beau, ça fait tout de suite plus de bien au cœur que les tornades qui détruisent tout sur leur passage...


LA VRAIE MODE... AURÉLIA...

"Ok je joue le jeu mais, je ne suis pas dupe..."





Le rendez-vous avait été pris il y a quelques jours avec Aurélia. Elle ne devait pas être la première rencontre de la Chic Fille et finalement, le sort en a décidé autrement...
Aurélia m'a invitée chez elle. C'était mieux. Pour parler ensemble. Pour parler de mode. Pour ne pas se faire servir des diabolos fraise tièdes par les serveurs très moyennement aimables de la place Stanislas ( nous, lorrains, d'adoption ou pas, tellement on est des gros malins et qu'on veut gagner du temps quand on parle, on dit place Stan... Classe hein!!!)
Je ne sais pas sur qui je vais tomber. Vous, vous savez un peu. Ma tête. Ma taille (je fais 2m32 ce qui est toujours impressionnant si on est pas prévenu). Même mon débit de parole vous avez des pistes...
Mais moi j'en sais nettement moins.
Et pourtant je n'étais pas traqueuse, il ne s'agissait pas vraiment de moi, simplement de mieux la connaître elle. Aurélia.

Rien n'avait été préparé. Je savais qu'on allait parler de mode, qu'elle allait me parler de la sienne. Il fallait que je comprenne un peu le pourquoi et le comment de sa mode à elle. Alors, pro comme je suis, j'y suis allée au feeling... Et quel feeling. Pas le mien hein, non le nôtre à Aurélia et moi.

Je rentre dans son appartement qui donne sur un panorama nancéen époustouflant... Mazette que la ville est belle vue de là-haut.
Et là je tombe sur elles.



Le monde est bien fait... La grosse Nike sa mère aussi d'ailleurs. Exactement les mêmes que les miennes et tout de suite, ça me fait plaisir...

On s'assoit. Aurélia m'accueille avec beaucoup de gentillesse et beaucoup de calories qu'elle a shoppées chez Picard. Arrosés de Marco Polo, les sucres passent mieux dans mon sang. On fera pipi 2000 fois à cause de Mariage et de ses Frères, mais qu'importe, on a su prendre des vrais risques pour la fashion.

Et vas-y pas qu'on se met à parler. De tout, de rien et du reste.
Je ne savais pas si je voulais voir son armoire, enfin si je voulais, mais il s'est trouvé que sans qu'on le contrôle vraiment, la discussion a commencé à se transformer en un événement un peu hybride... Entre la gravité et les rires. Et le thé. Et conséquemment le pipi...

Je pourrais vous parler des sacs d'Aurélia... Le Jacobs, le Dreyfuss, dernier vestige de la collection qu'elle avait entamée il y a longtemps (Dreyfuss est lorrain et était déjà bien connu par chez nous il y a un certain temps... Notamment par Aurélia...) ou des autres...




Je pourrais vous parler de sa passion pour la beauté by Laura Mercier. Aurélia m'a filé des échantillons. Plein. Elle en parle bien, j'ai découvert la philosophie du teint de la Laura (oui en lorraine, comme dans tout l'est, un prénom est nécessairement précédé d'un déterminant... Classe encore...). Oui assurément c'est bien "la philosophie du teint" que je viens de dire, on est pas chez Heidegger non plus.




Je pourrais vous parler de son blog. Celui où elle dessine. Parle. Cherche.



Ou de son amour des chaussures. Elle en a plein. La plupart avec des talons... Trop elle m'a énervée laisse tomber... Genre elle se la crânait à coup de "moi c'est en ballerines que j'ai mal aux pieds" ou de "je porte que ça, c'est beau, non?". Ben ouais que c'est beau. Quand je fais des choix radicaux en ce qui concerne mon non-port de talons, il s'agit bien d'incapacité et certainement pas de parti pris esthétique. Je le légitime comme tel mais c'est juste que je suis une grosse gogole sur 13 cms... 6 aussi d'ailleurs...

D'ailleurs piste mode qui a son importance... Mais genre grosse importance.
Aurélia chausse du 35. un vrai 35. Et les meilleures marques pour vos jolis petits petons mesdemoiselles sont:

-La Redoute
- Ash
-Cosmo bien que les modèles, dixit Aurélia, sont pas top top...
- André... je confirme grave sa mère.
- Texto...

Ou vous parler de son amour pour la country (d'où le titre sur Deezer qu'elle m'a soufflé...), de son travail d'orthophoniste, de sa robe bleue Bel Air (après vérification... Aurélia ne connait pas forcément les marques qu'elle porte. Elle ne porte que ce qu'elle aime...), de sa certitude de ne jamais porter de boyfriend, de son rapport décomplexé à la mode (les marques sont toujours calmées à coup d'objets enfantins et attachés à sa propre histoire... Bon là pour le coup je m'emballe, mais je crois qu'il s'agit d'un truc comme ça...)... Je voulais développer sur tout ça mais, Aurélia et moi on a pris le parti de parler d'autre chose. Quelque chose que nous avons vécu toutes les deux.
Je sais que j'ai déjà été longue du propos, mais l'essence même de notre rencontre se situe là, maintenant, dans les lignes qui vont suivre...

" LE COTÉ UN PEU MOCHE DU SHOPPING..."

Aurélia, 20 ans, la vie devant elle, ne se refuse rien. Sous quel prétexte après tout. Elle est toute-puissante, le monde lui appartient et elle ne veut surtout pas côtoyer la frustration dans son quotidien. Alors elle ne se pose plus de limite.

Marie, 23 ans, peut-être 24, ne se refuse rien. Elle aime se réinventer chaque jour. Elle ne s'est pas trouvée alors elle a pris le parti de s'inventer à coup de chiffons améliorés. Elle se dit que ça comblera le vide. Elle y croit à chaque fois...


Aurélia et moi, nous sommes passées par cette même épreuve. L'épreuve de l'achat. Le côté moche du shopping comme elle l'a si joliment dit.
L'achat compulsif, la consommation frénétique est un sujet rarement traité dans la blogosphère et bien peu dans la presse féminine. Le Elle de cette semaine, via un test, nous fait le coup de "nous sommes toutes addictives, et prenons le parti d'en rire...".
J'sais pas toi Aurélia, mais moi, ça m'a fait super moyennement marrer.

L'over-consommation maladive, dénuée de tout plaisir et parée du dégoût le plus profond est un phénomène bien plus fréquent qu'on veut nous le faire croire.
En tant qu'ancienne junkie, comme Aurélia, j'arrive à repérer rapidement les comportements très curieux de consommation. Par curieux j'entends très clairement "borderline".
Être acheteuse compulsive, appelons un chat un chat, c'est être dans la merde en permanence, c'est mentir à son amoureux, sa famille, c'est trouver vite un moyen d'acheter cette pièce qui nous semble tellement indispensable jusqu'à... Jusqu'à ce qu'une autre arrive dans le cerveau, 2 minutes après l'achat. Et puis une autre. Et encore une... C'est un puits sans fond... Jamais.
C'est aussi le dégoût d'acheter, la gêne de ne plus trouver de place pour tout bien plier, ranger, c'est mettre des années à s'en remettre... Du porte-monnaie et de l'ego. Ceci dit, ça laisse des séquelles quand même cette histoire de junkie...
C'est tout ça...

Aurélia va mieux. Marie va mieux aussi. Après être passées par des diètes, on se galère encore mais les choses rentrent dans l'ordre. Ça demande de la vigilance. Tout le temps et c'est pas facile à l'heure d'H&M et des blogs...
J'avais déjà parlé de ce sujet ici, mais Aurélia comme moi on a voulu en reparler. Avec ses mots à elle aussi.

Merci Aurélia.

Je vais repartir en vadrouille de vous cette semaine et je sais d'avance que ça sera différent et c'est ça qui est bon les bonasses!
Je vous embrasse...

UN SAMEDI SOIR, UNE FILLE, PAS DE COPAIN, UN COULOIR QUI RESSEMBLE DE LOIN (ET PAS QUE..) À UN HÔPITAL ET... OUAIS ET... DES UGG...

Samedi soir , 2h56 du matin. Bon indicateur de la rock'n'roll attitude de ma vie sociale...

Samedi soir moitié vautrée dans mon lit-canap à boire du jus de pamplemousse à même le goulot de la brique+ épisode final de Gossip Girl ("Chuck viens on s'en fout, on se marie..." Moi qui suis vite troublée par le merdeux, j'ai trouvé le prince... Oui il existe pas pour de vrai je sais mais dieu qu'il pue la chatte... Rhooh ça va. C'est presque le premier samedi du mois là!)+ pas de copains = vie toute "pourrite", laisse tomber...

J'ai réussi à faire presque court...



Je vous embrasse fort...

PS: Bien sûr que j'avais dit que j'en achèterai plus, trop vener de l'agressivité publicitaire. Bien évidemment que je suis incohérente. Oh ben l'autre comme si c'était une nouvelle...

VAGABONDAGES DU 21 MAI...


Rentrée chez moi, ça a pas mal flâné dans les rues nancéennes aujourd'hui. Il pleuvait. C'est un état météorologique plutôt habituel, comme un vieux jeans trop porté. Rassurant mais un peu lassant.
J'ai chaussé l'ipod aux oreilles, les Aigle en plastoc' aux pieds, un jeans élimé grâce à mes petites mimines mais dont l'idée était venue pas toute seule... À la différence d'elle le mien, J Brand de rien, est un slim Gap trop grand pour mon tarp', couleur moitié blanc moitié rosé... Il est beau, pas vraiment sûre qu'il mette ma silhouette en valeur... Mais je suis une conne... Pas encore guérie, toujours hésitante, à ne pas porter toujours ce qui lui sied vraiment.



J'ai découvert un peu sur le tard l'album de Julien Doré. Il m'était devenu très irritant et puis là, à force d'écouter les chansons, sa voix et sa mélancolie graves, je me mets à aimer... "Truc de dingue comme j'aime cet album", c'est ce que je me dis en marchant dans les rues grises.
Les passants ne semblent pas apprécier le port de la botte de pluie. Je vois dans leurs yeux leurs interrogations, ils sont pas sûrs sûrs de l'effet et de l'intérêt du plastoc' dans la ville. C'est parce qu'ils ont oublié quel effet ça fait de sauter dans les flaques... C'est ce que moi je leur réponds dans ma tête...
Je viens d'une ville bien plus petite que Nancy et, à force de tâtonner de l'élégance, je suis relativement blindée face aux tergiversions esthétiques de mes congénères. Et puis, quand j'entends "ouais dans ma ville de province, dés que t'es habillé un peu olé-olé, t'es regardé de haut en bas... Trop ça m'énerve ça. Pfff les gens... (Entendez par "olé-olé" une robe Sandro un peu colorée et des chaussures vaguement flashantes (pas noires quoi!)... Il s'agit rarement de punk à crête rose fluo et au jeans pire qu'élimé qui se plaignent du conservatisme vestimentaire et du manque d'ouverture d'esprit... Non c'est l'autre côté du conservatisme, la fashion qui est d'un ennui parfois mortel... Mais pourtant ça se plaint. "La province, les gens qui ne nous laissent pas s'habiller comme mon "moi" me le suggère... Merde, je suis différente moi, pas un numéro, quelque chose d'un peu plus à part...") j'ai trop envie de me marrer...
Le cœur de la vérité de la fashion c'est pas ça. La vérité de la fashion c'est comme les filles et leur rapport à la séduction, une grosse arnaque...

Je m'explique...
La raison pour laquelle je portais du rose fluo, des grosses jupes importables pour la plupart du commun des mortels, des bottes en été, des sandales ouvertes avec des chaussettes en laine au cœur de l'hiver, des fleurs énormissimes dans ma tignasse de fausse blonde, des shorts ras le bonbon, des blousons aux couleurs improbables n'est certainement pas la discrétion... Non mais attendez, il ne s'agit de faire des efforts de tenues, d'excentricité pour qu'au bout du compte on se retrouve à être transparente, pas regardée... Et les minettes qui se plaignent du peu d'audace de la populace sont des grosses arnaqueuses. Non parce que laissez-les, mieux encouragez-les à s'habiller comme elles le veulent, mais genre vraiment, aucun surmoi fashion, toutes les pulsions qui ont le droit de s'exprimer anarchiquement et, mettez des passants qui s'en tamponnent grave le coquillard de leurs silhouettes, qu'est ce qui se passera dans leur tête... Elles vont redevenir transparentes, tout le contraire de ce à quoi la mode leur sert... Je le sais parce que je suis ça aussi...

Pour la drague c'est tout pareil... Exemple presque concret, ça sera plus efficace...

Lolita a un prénom prédestiné à la séduction. Trop c'est une fille regardée. Le vieux, le jeune à gros casque, le jeune père qui a dû oublier qu'il a d'autres chats à fouetter, le pas vieux pas jeune dynamique, le riche, le pauvre... Tous ils la matent. Et vas y pas qu'ils sont pas discrets avec ça. Et ben Lolita, du haut de ses 22 ans, ça la gonfle grave. "Merde, rhooo c'est chiant ça, j'en ai trop marre qu'on me regarde" qu'elle se dit avec sincérité... Cette nunuche de Lolita elle sait pas encore que ça durera pas toute sa vie cette histoire et puis... Et puis un jour malade, le nez irrité à force de mouchages, mal peignée, un chignon fait à la va vite, elle sort, elle a des courses à faire...
Le même vieux, le même jeune à casque, le même riche et tous les autres ont détourné leur regard... Et ben tout de suite elle fait moins sa bégueule notre Lolita.
"Pourquoi plus personne ne me regarde...Merde , rhooo c'est chiant ça, j'en ai trop marre qu'on me reluque pas..."
Bon Lolita faudrait savoir ce que tu veux... Le beurre, l'argent du beurre, le cul rebondi de la crémière... Lolita, oh ma Lolita, il va falloir choisir ton camp là.

Et bien comme pour la drague, la fashion faut qu'elle arrête.

Si je mets des bottes de pluie en pleine ville c'est pas pour être discrète.
Si je suis super matée, je ne me plains de rien. Certainement pas, parce que, vous savez quoi les filles, je kiffe. Je kiffe grave sa mère être matée...

Je vous embrasse, bonne nuit...

LES EAUX DE MARS... PRESQU'À TEMPS...





(Sans vous commander, c'est bien d'enclencher le lecteur Deezer, et d'écouter... Non parce que c'est beau hein...)

La Bretagne, a priori pas l'exotisme le plus vendeur de rêves au monde... Et bien les choses sont moins évidentes qu'un catalogue de tourisme faussement ensoleillé...
J'adore la Bretagne.
J'aime son élégance violente. Cette manière qu'elle a de ne pas transiger. C'est hyper rock n'roll cette histoire... À chaque fois elle me fait reconsidérer ma vie, les choix citadins que je peux faire, mes priorités, la vue que j'ai envie d'avoir devant mes yeux tous les jours. Ouais gros big love qui me ferait presque me demander si ma vie ne serait pas mieux si j'étais une étrangère là-bas.

"-La mode tactactac, la mode tactactac, la mode tactactac..." (le "Tactactac", c'est comme des claquements de mains dans une chanson de Queen...)

C'est bon j'y viens (le meilleur moyen de créer de l'hystérie fanatique dans ce blog, je l'ai trouvé. Je le crée moi-même...).
Donc la mode, ouais non parce que faudrait pas voir à déconner, dans "la chic fille", y a "chic" et là aussi, y en a des choses à dire.

La Bretagne, c'est loin de chez moi. Tellement loin que j'en passe des heures au volant de la voiture à rêvasser.
Et c'est là que je me suis téléportée (via l'esprit supersonique) en l'an 2001. Ou 2002, des fois les années se mélangent.
C'était la période des expérimentations sapestes. Laisse tomber comme je me devais d'être à la pointe, de ne surtout pas être fagottée comme le commun des mortels (has-been, ça va sans dire pour l'assurée que j'étais...). Alors fatalement c'était hésitant cette histoire. Voire... Voire cavalier.

Un jour de mars quelconque, je me baladais bien guillerette en direction de Sephora ou de H&M. Là, une dame au volant de sa Safrane, m'arrête et me demande où sont les parkings. Plaçeuse de voiture qu'elle m'a crue alors que moi, le matin je m'étais trouvée bien élégante et audacieuse avec ça...
Je souris, comprends rien, elle louche sur mes coudières (en fait des jambières... Inculte va!) et j'lui dis "on dirait que je place là? Genre? Non mais dites moi madame..."
"- Ben ouais, l'orange sur les bras... C'est voyant cette histoire, ça fait panneau indiquant! Oups j'aurais donc gaffé? Oh c'est tout moi cette histoire... encore hier avec Mireille, alors qu'elle me parlait de Sophie, sa fille...". Bref...

... Je souris... Ben ouais c'est ça ou se pendre. J'ai bien fait, imaginez la lettre d'adieu...

Maman, je t'aime, tu le sais ça. La vie n'est pas toujours nette, il y a des zones d'ombres, je ne peux pas continuer comme ça... Tu as bien travaillé, je te promets, mais là c'est trop dur. Je ne peux plus. Respecte ma décision. Je t'aime. Vis bien. Embrasse Papi. Fais pareil avec Mamie. Et mes amis... Je vous aime si fort... Mais le mauvais goût. Être prise pour un fléchage ambulant, c'est trop dur... Adieu.
PS: Maman t'es belle...
PS2: J'ai pris Baloo avec moi, ne le cherche pas.


...
Alors, 8 ans après, la vive d'esprit que je suis, sur cette autoroute presque ensoleillée (Bretagne oblige...), a commencé à pouffer. Et vas y pas que ça se marrait, s'en était limite à se tapait sur les cuisses. J'ai repensé aux moitié-coudières moitié-jambières orange criard et c'est soudain devenu très limpide cette histoire. Et comme un boomerang, j'ai repensé au pull moitié débardeur moitié col roulé rouge moche. Aux chaussures Jacobs oranges (décidément) jamais portées. La jupe violette en tulle. La veste pomme d'api moitié trench moitié j'sais pas quoi... Et je me suis arrêtée de penser. Mon orgueil m'a forcée, "n'en jetez plus" qu'il me disait... Pas bien téméraire l'orgueil.

La mode. Ah la mode, cette traîtresse, amie de rien qui m'a fait faire n'importe quoi. Surtout le pire, tout ça pour ne pas être has-been. Je préférais moche je crois. C'était mieux dans mon système de valeur. Quelle grande conasse je fais.

Donc, après maturation, réflexion, créneau (à gauche comme à droite, une vraie déesse du volant...), soleil dans l'œil, gouttes de pluie sur le pare-brise, sandwichs triangles mangés à même le péage, je me suis dit qu'il serait temps de re-choper une miette d'orgueil.

Le beau, celui qui nous va, ça serait pas mieux que la mode par hasard?
Non j'dis ça j'dis rien, mais alors des fois je vois des trucs, genre des tenues, qui sont en plein dans la fashion (ça on peut pas leur reprocher...) mais qui me donnent drôlement envie de vomir... Sens de la mesure.
Chacun fait ce qui lui plait, oulalala, je vais pas faire ma commandante encore, mais pour moi, j'vais faire une petite pause dans le mauvais goût... Ceci dit je peux toujours appeler ça de l'humour si je me retrouve avec du moche. Mais le matin, à même le thé, je me demanderai ce que mon moi pensera de cette tenue dans 10 ans. Bon repère, pour éviter au maximum d'avoir honte face à des looks qui me faisaient passer au mieux pour une "audacieuse" au pire pour une "pathétique"... Et puis pas la peine d'en rajouter j'en ai déjà des louches des approximations...

Je vous embrasse fort.

La photo est du Cobrasnake.

Je viens de me lever... Hé ça va, je sais il est tard, mais j'ai drôlement conduit hier...
Je dois partir pour chez moi dans quelques minutes... Alors je posterai mieux tout à l'heure.
C'était bien. L'océan c'était vraiment bien...
A tout' les beautés...

LE TOUR DE LA QUESTION...

j'ai longtemps été extrêmement hésitante en ce qui concernait le positionnement de l'apparence sur mon blog.

"J'me montre ou pas avec ce pantalon..."
"Oh ben non, j'me montre pas... Ca sert à rien..."
"Oh pis si... Oh si c'est beau. Ou pas, mais la question n'est-elle pas de montrer..."

Très très hésitante.
Je n'avais jamais réfléchi au pourquoi du comment. Parfois la seule chose qui guide les décisions, c'est l'ego et, dans ce cas précis, l'insuffisance d'ego tempéré. Je ne me trouvais pas vraiment alors le reflet, le mien, m'aidait à mettre de la lumière sur ce que je trouvais obscur...
Je crois que je me cherchais à travers ces photos, ces "looks", tout ça quoi. Le truc c'est que des filles le font super bien, se montrer, le joli look, les photos de malade et à force de me régaler, il a fallu que je me rende à l'évidence, ce n'est pas mon truc. En tous cas comme ça peut être le leur. Je n'ai pas ce truc. Et je n'ai plus envie de le trouver...

Depuis plusieurs jours, la faute à la maturité (nan, je déconne, je suis toujours une pré-pubère. Boutonneuse dans le coeur...) ou à autre chose, je n'ai plus envie... J'ai dû faire le tour de la question. Le tour de ma question. Et maintenant c'est comme s'il s'agissait d'un auto-soulagement. Je souffle. J'ai choisi. Toute décision implique un choix et chaque choix implique un renoncement... C'est bien comme phrase hein (elle est plaçable dans plein de contextes, j'vous la file, c'est cadeau...)!
Et puis d'avoir enfin compris que moi, je ne suis pas plus intéressante que quiconque et ce qui m'intéresse, le chemin de ce blog, c'est de VOUS mettre en forme( les autres que moi, c'est bon ça va deux secondes cette histoire de "moi" et puis, en toute objectivité, je ne suis pas suffisamment plurielle pour parler de moi, de mes ratés, hésitations et coup de coeur éternellement... ). Avec mes mots, avec mes images qui risquent d'être bancales de lumière et de netteté (je vais me concentrer... Promis) et avec vous. Non parce que là ça va, c'est à vous de bosser... Avec votre lumière à vous. Ce post peut faire un peu démago comme ça, mais promis, il n'en est rien...
Et ça correspond à cette envie d'enfin vous rencontrer. Celles qui lisent, celles qui aiment la mode, qui ont envie de sortir de leur placard et qu'on se marre...

Je voulais donc vous remercier de vos mails, c'est super, ça va me faire bosser. Les mots vont devoir s'adapter et ça m'excite beaucoup...

Je vous embrasse (phrase qui devient un peu rituelle dans ce blog) les rock n'roll pupuces...
Je pars quelques temps en Bretagne (j'aurais préféré dire NY city ou Buenos Aires mais il n'en est rien...) et je ne suis pas certaine de l'efficacité de l'internet. Si mail il y a, attendez deux secondes avant de me traiter, il est bien possible que je ne sois même pas au courant, alors ça ne peut clairement pas être du dédain...

PS: Bon on est pas à l'abri de deux ou trois photos du minois parfois, juste si la tenue en vaut la peine et que Kate Moss n'est pas disponible pour la mettre en valeur... Non mais c'est vrai ne soyons pas trop radical, après c'est ridicule... Il s'agit d'affirmation et de choix, pas d'un régime dictatorial...

PS2: La photo c'est Vanessa Paradis. Pas de rapport juste la perfection de son profil... Ca fait du bien à l'oeil.

NI LA SAPE, NI LA BELLE BEAUTÉ, NI... NI... QUELQUE CHOSE QUI NE S'ACHÈTE PAS...

Madonna a longtemps été fascinante. Quelque chose d'autre que du palpable me faisait la regarder comme une extra-terrestre. Un truc un peu surnaturel.
Elle n'est ni la plus belle, ni même la meilleure chanteuse... Et ouais il y a très clairement un énorme "mais".
Alors on a appelé ça de l'intelligence, de la bonne débrouillardise, un œil sur la mode, les tendances et la musique hors-pair.
Rien n'est faux mais, le truc en plus de Madonna, que n'a pas le commun des mortels (mais qu'il cherche à acquérir via l'argent, les jeans , les pulls et les robes de soirée), c'est elle. Rien à voir avec l'âge, avec le corps de malade mental qui s'apparente maintenant à une soupe de tendons tendus comme une nouvelle provocation à l'apesanteur ou encore avec sa bouille encore bien trop lisse, presque tirée...

Non Madonna elle est née star. Assumée avec ça... Elle s'en carre.
Cette fille, elle est née pour la lumière.
Alors si c'est ni la beauté ni sa voix c'est quoi?
C'est tout le reste!
Et tout le reste s'appelle communément le charisme.

Quand je regarde les filles dites "belles" aujourd'hui, rarement je n'arrive à faire la différence entre elle la blonde ou elle, la rousse chatoyante. Il ne s'agit que de variations d'un même physique. Et il peut être le plus harmonieux possible il n'en reste pas moins... Fade. Ben ouais.

Quand j'étais petite, la beauté me fascinait... Elle semblait garantir une belle vie, de beaux amoureux, un beau travail... Le genre à la Cendrillon sans l'aspect souillon de départ.
Et moi ça me disait bien cette histoire de beauté. Genre la beauté ultime, la plus belle du monde entier... C'était bien tentant...

Et puis un jour j'ai commencé à voir des filles belles comme des soleils arrêter d'exister juste comme ça, en deux minutes. Et un autre j'ai vu de la non-harmonie physique prendre le pouvoir sur les regards comme ça, sans yeux de biche sans même une bouche charnue...
Et j'ai commencé à m'interroger, Dieu la beauté n'est donc pas la garantie de la séduction au sens large du terme...

Et j'ai repensé à Madonna, à son sourire et à elle sur scène.
Et soudain, comme ça, comme un flash dans la rétine je me suis dit qu'il ne s'agissait pas d'être belle et que dans le fond, elle, la beauté, n'a strictement aucune espèce d'importance.
Non ce qui compte c'est tout le reste, l'aura, la lumière qui suit comme une ombre ceux qui l'ont ce satané charisme.
Il a tout de même un petit côté injuste le charisme, plus que la beauté en tous cas (qui peut presque être achetée elle... À coup de sapes, de rouges à joues... Voire de manière plus épidermique encore, avec du bistouri...). Parce qu'il ne s'acquiert pas comme ça, certains naissent avec, depuis qu'ils tout tout petits, ils fascinent ,séduisent avec des mots, des gestes, une posture... La classe vient de là, la beauté se fane, personne n'a la silhouette, la perfection cutanée ou les jambes galbées éternelles... Non c'est comme ça. Et finalement ça n'a strictement rien d'injuste. Ça nous force à être autre que ça. À être surtout plus que ça... dans le fond on mérite bien mieux que la simple enveloppe...

Comme la mode et la crise, c'est l'âge avançant qui permet de rendre à César ce qui revient à César. Alors que les années font perdre la fraîcheur du minois, elles font grossir le charisme...
Coup de bol, même si on est pas né avec l'aura madonnienne, elle peut se construire, à coup d'épaisseurs, d'expériences, de bonnes postures et d'assurance... L'assurance d'être soi.

On se redresse, on croit en soi et on montre sa lumière au monde, comme si c'était d'un commun même... Il s'agit juste de son reflet...

Je vous embrasse... Très fort.

PS: Et ça n'est pas un hasard si la madonne est avec Sean Pean sur cette photo... Parce que le charisme de malade, c'est aussi lui... La classe internationale qui s'affine à coup de plis dans le visage et sous les yeux..

AVIS AUX FILLES DU COIN...

Édit: les filles, si ce n'est pas maintenant que vous êtes libres, pas de souci, même si c'est dans plusieurs mois, on s'organisera... Moi je veux toutes vous rencontrer. Il n'y a pas de sélection, pas de concours... Les choses se feront simplement dans l'ordre des disponibilités de tout le monde et on y arrivera... Je vous embrasse, merci de vos mails, je vais répondre à tout le monde...

Bon j'avais fait cette demande il y a très longtemps.
Ça n'avait pas rencontré un grand succès, la faute à la timidité ou au "j'm'en carre", qu'importe je retente.

Je voudrais rencontrer certaines d'entre vous (celles qui le désirent), qu'elles me parlent de leur placard, de leurs envies, qu'elles aient envie de me parler de leur élégance, de leur rapport au beau... Et qu'on boive du thé (ou du café, ou de la vodka, ouais hardcore... Bourrées à parler de jeans ça serait bien ça...), mange des chamallows, qu'on soit contente et qu'on se fasse des nattes, comme toutes les filles... Que je prenne leur belle beauté en photo... Et je sais que la timidité n'aide pas mais vous déciderez de ce qu'on peut montrer ou pas... Et la vidéo de vous, serait un peu pour moi, the cherry on the cake.

Alors on a pas peur, on hésite pas, je veux voir de la fille qui ne me ressemble pas (bon s'il y a de la petite gougoutte perdue dans ses t-shirts trop grands, je prends quand même... ), de la fille qui ne porte pas forcément que du Isabel Marant, des filles de la vraie vie, de la zoulette, de la courbe, de la beauté, du bonheur, de la joie et de l'envie bordel... Allez les filles, faites plaisir...
Et on oublie pas que je vous kiffe... Comment ça je passe de la pommade... Tout de suite!
La photo là haut c'est moi, un peu ridicule, un peu à 4 ans et, sûr, je ne peux pas vous mordre...

Pour me joindre, le mail c'est unechicfille@gmail.com... C'est original hein!!!
AA... ET CONSOMMATION OCCIDENTALE...

Combien de temps qu'on a pas parlé des bombasses d'American Apparel... Ouais super longtemps.
Bon j'ai commandé plein de trucs chez AA ces derniers temps. Ouais ça semble déjà fascinant cette histoire... Attendez j'y arrive.
Le truc avec Dov et ses potes c'est qu'ils me font prendre des vessies pour des lanternes. Je suis faible dés qu'il s'agit de leur coton...
Je pars à la fin du mois en Italie, par chez moi et mes origines et, comme il y fera un soleil radieux, je vais mettre le maillot de bain.
Celui qui brille de milliards de feux dans tous les sens...



Celui-là, parfaitement. Avec la culotte rouge agressive pareil. Moitié fraise, moitié pamplemousse...
C'est bien. J'en ai des trucs à dire à dire? Quand à un moment donné, dans un blog, on en vient à dire "c'est bien", c'est, qu'en général on a touché le fond...

Et puis j'ai acheté l'écharpe grosse, en coton qui fait des ronds et des ronds aka the unisex circle scarf... En rouge fluo que j'ai cru. (Plutôt rose fadasse en fait, résultat je l'ai teint dans l'après-midi avec une teinture orangée Dylon. C'est mieux, je suis plus contente).
Hier, donc, elle arrive via le monsieur de chez UPS qui est super aimable... Truc de malade, il me regardait comme si j'avais violé et buté sa maman... Et pas forcément dans cet ordre d'ailleurs les supplices corporels!!!



Alors je la déballe bien contente... pas que je veuille porter des écharpes là maintenant, mais c'est à cause d'elle et de l'utilisation qu'elle fait de son bout de tissu que j'ai été tentée... Sheitant va.



Et là je vois un bout de tissu mal découpé... Vraiment mal découpé... Oh ben si faut pas déconner. Ma petite cousine de 5 ans, pas encore au fait avec sa dextérité, aurait pu les faire elle-même, de ces petites mains potelées et maladroites, les finitions de la dite écharpe.
Là je me sens nunuche, encore une fois, victime de la branchouille et... Et je m'en veux... Bon je tente deux trois nœuds avec la dite guenille et je m'en sors. Je m'en sors de la jupe, du top, de la robe bustier... Mais c'est pas l'écharpe qui fait tout ça, non c'est moi et mon talent de l'approximation. Une visite chez Eurodif, le chef du tissu, aurait finalement suffit à faire mon bonheur. 2 mètres d'un jersey classique et le résultat aurait été semblable... Non parce que la circle scarf elle coûte 26 euros... Autant dire un prix très bien proportionné à la qualité... Putain. Surtout qu'il ne faut pas oublier que je suis une grosse gona et que je ne remarque que très rarement ce type de détails, c'est donc plus que flagrant...

Maintenant le vrai sujet de ce post... Non parce que ça faisait un peu lignt sachant que je n'ai que très peu écrit cette semaine...

Attention histoire. On ouvre bien ses petites oreilles oculaires et en avant Ginguamp...

Mardi, fort guillerette, je me baladais dans la cité nancéenne. Le ventre grouillant, j'ai bien envie d'une viennoiserie. Tiens, il y a un Paul à deux mètres de moi, mon cerveau fait tout de suite le lien... Paul/ Viennoiserie, Viennoiserie/ Paul... Maligne la chic fille.

"-Bonjour madame la marchande avec son chapeau blanc, est-ce que je pourrais avoir un pain au chocolat avec des amandes?

- Bien sûr mignonne comme vous êtes, vous serez toute charmante avec du sucre glace au coin de la bouche...

- Oh ben merci vous êtes adorable... Un peu exagérante mais ça me plait... Combien je vous dois?

- 1 euro et 80 cts...

- ... (Larme au coin de l'œil, qu'est ce qu'elle me raconte là... Et sans imiter la voix d'Arnold dans Arnold et Willy... Je sais me tenir!)

- ... (Qu'est ce qu'elle fait cette conasse de cliente, elle peut pas fermer sa bouche. J'avais tout fait, la flatterie les conneries et tout et tout et là elle comprend pas ce que je dis. Quelle journée de merde).

- Combien? C'est cher non? (mon surmoi n'avait plus de filtre, tac c'est sorti comme ça, alors que je ne fais jamais ce genre de choses... Je suis la docilité consommante incarnée.)

- Pfffffff! (Ben ouais c'est comme ça, ça va pas dans ma poche non plus... Quelle pingre!!! Sucre glace ou pas. Sale pingre)."

À quel moment c'est arrivé ça? C'est peut-être la goutte d'eau qui a fait déborder la farine de ma baguette, mais j'ai été ecoeurée. Ecoeurée de devoir payer 12 francs un truc un peu dégueu dans le fond... Et tout le monde avait l'air de trouver ça normal.
Bon je ne sais pas trop ce que j'ai envie d'en dire, ça enfonce des portes déjà très ouvertes, je sais bien, mais merde, c'est quoi ce bordel... En vrai, à quel moment c'est devenu normal? Alors que hé, c'est pas normal. 12 francs (ndlr, le franc est une vielle monnaie française de l'époque où on était gaulois et qu'on parlais tous latin... Et j'étais née)!!!
Voilà, tout le monde s'en carre, mais je commence à réfléchir très clairement à des modes de consommation vaguement alternatifs, pourquoi pas l'élevage de chèvres dans le Larzac avec de la vieille laine qui gratte en guise de gilet... Cette docilité, la mienne également, me dégoûte... J'ai pas envie de cette vie là. De cette consommation comme ça. J'ai envie de nature, de vert, d'arbre, de construction de cabanes, de cerises en guise de boucles d'oreilles, de betterave en guise de blush, de pieds nus sales à force de trop marcher par terre, de cache-cache dans la nuit où ça fait peur mais qu'on rigole quand même sous le poids de la nervosité.

C'est de ça dont j'ai envie, sûrement pas de payer 12 boules un truc à manger. Sucre glace ou pas...

4 STEPS...




(La musique c'est pour après... Ben oui comment on entend ce que je dis sinon hein??? Ben voilà, on peut pas...)

Je ne pensais pas tenir autant avec 3 guenilles...

Bon ben finalement j'ai fait 17 minutes avec la guenille... Super...

Je sais, ça fait long comme ça (et puis oui, je sais, vous avez une vie...), mais je ne dis que des trucs géniaux (je dis surtout "tac" en fait...) alors on se fait courageuse et en avant Guingamp... Oui et en arrière Quimper... Et au milieu, il me semble qu'il y a un truc avec Saint-Brieuc...
Je vous embrasse...

Et un...


Et deux...


Et trois...


Et quatre...


IRRÉVÉRENCE DE MON ÉTAT ADOLESCENT...




FERRIS BUELLER... Bien sûr que j'étais amoureuse de lui. J'avais 7 ans. Et à 7 ans, Ferris Bueller c'est la classe internationale. Le cool à son maximum, la dégaine du branleur qui hantera tous mes fantasmes, tous mes premiers émois... Et qui sont à l'origine de mes goûts testostéronés...

La question, ce soir, n'est pas de savoir pourquoi mes premiers tremblements et battements coronaires (il y en avait aussi certains pour Johnny Depp, aka Tom Hanson dans 21 Jump Street, mais pour d'autres raisons... Plus plastiques les raisons d'ailleurs...) étaient tout droit dirigés vers Ferris Bueller... Oh que non! Oh que pourtant j'en aurais des choses à dire s'il le fallait...

Non, en ces temps orageux du 4 Mai 2009 (l'orage rend le soleil encore plus jaune... presque ocre, c'est vraiment joli par ma fenêtre), il est enfin temps de développer la question du branleur et, comme une extension de ce concept, de l'irrévérence. Et non, cette irrévérence n'est pas toute masculine... Quel ennui en perspective sinon...

Les filles, sous des dehors déguisés plus ou moins subtilement, se doivent de faire plein de trucs bien pour être une vraie "femme" qu'il sera de bon ton de draguer et, si les choses se déroulent à merveille, mieux que dans Cendrillon, de les demander en épousailles.
Vracouille du best of des qualités toutes remplies d'œstrogène:

1) La cuisine. Pas de se déguiser en Cuisinella, non bande de nunuches, bien de savoir faire un tournedos Rossini avec seulement 1 gousse d'ail et une croûte de mimolette en frigidaire... La fille rassasie d'un rien... Elle peut tout faire pourvu que ça soit bon.

2) L'épilation parfaite. Rien de négligé. Que du lisse. Du glabre. L'air de pas y toucher en plus. Si le garçon sent du "qui pique", tout de suite ça fait moins déesse... Elle descend de son piédestal cette grosse dégueulasse. Si les filles ça pique de rien, sinon c'est sale.

3) Le rangement. Ça va avec la cuisine. + Linge. + Organisation des papiers administratifs. + Logistique optimale de l'armoire.

4) La douceur. La compréhension. L'empathie (...). Les câlins sur demande. Les massages.

5) La pratique active et élégante du talon. La jupe droite toute moulante qui, quoi qu'il arrive, galère la démarche.
Pas de baskets... Comme à l'entrée du Macumba voilà!
Pas de pantalons trop larges... Attends faudrait voir à au moins suggérer le tarp'. C'est un minimum. Mais pas de vulgarité non plus... Putain je comprends rien à la subtilité féminine moi... C'est un coup un truc, après tout l'inverse...

6) Pas de gros mots. Que du beau langage. Mais pas trop non plus. Si le Q.I se monte à 3 chiffres, surtout ne pas le montrer, sinon ça fait flipper. Pas de regard trop vif, ça fait trop maligne, mais pas trop bovin non plus... Sinon c'est trop!!!


Comme je ne rentre dans strictement dans aucun critère, je me suis mise à improviser dans mon rapport à la testostérone et aux bras rassurants...

Je me suis, moi, transformée en branleur...

Je trouve que sous des dehors, "ouais on va changer les choses, réinventons les rapports homme-femme, faisons autre les relations dominant/dominé, menons donc la vie que nous avons envie de mener en notre for intérieur... Oui c'est ça, écoutons notre âme et notre cerveau battre à l'unisson pour nous dicter notre conduite morale et sociale", tout reste extrêmement sage... C'en est presque chiant à en pleurer...

Alors ma position révolutionnaire à moi (toutes proportions gardées faudrait pas voir à déconner) c'est de mettre, tous les matins, mon costume de branleur. De bon gros branleur.

C'est quoi un "branleur"? Si je vois bien que certains, tout attirés par l'aspect politique et social de la chose, aimeraient bien savoir...

Alors d'abord c'est quelqu'un qui n'est pas égoïste, oh ça non, mais comme "charité bien ordonnée commence par soi-même", il peut vite passer pour quand même. Sauf que le branleur il s'en carre...

Le branleur il fait pas ce qu'il faut faire, non non... Sa vie à lui est dispensée de toutes obligations relou... Y en a qui disent qu'il faut grandir. Le branleur réplique que c'est pas le propos et qu'il ne s'agit ni d'âge ni de statut. Il fait les choses que lui estiment devoir faire et pas celles que sa mère, son mec, son patron lui ordonnent. Le branleur, c'est pas de sa faute, mais l'abus de pouvoir ça lui fait monter le rictus. Alors ça énerve encore plus... Mais lui, le branleur (donc moi) estime que le temps passe vite et qu'il faut donc s'arranger du mieux possible pour que sa vie ça soit le weekend tous les jours. Que du sourire et des trucs qui font taper des grosses barres... Parce que on va mourir et ça le branleur, il l'oublie pas.

Le branleur il est pas obligé de porter de l'Isabel Marant si ça l'emmerde. Le Billy au bras pour ranger les clefs, les bananes rances, le blush et les kleenex (ah non le branleur n'a jamais de mouchoirs dans le sac, parce que c'est pratique et qu'il se fait un point d'honneur à n'avoir que du superficiel...) pareil, il est pas forcé. Le branleur il porte ce qu'il veut.

Le branleur il vit, il dit merde, il se marre bouche grande ouverte, il porte de la grosse Nike, il se peigne mal mais lui il aime bien, il bave du rimmel, il porte des jupes trop courtes mais s'en fout, il est cordial avec les gens, dis mademoiselle à toutes les dames, même âgées, surtout âgées, sourit, s'emmerde pas avec ce qui n'est pas vital, essaye de rester un gros branleur parce que lui, il trouve que c'est une belle qualité et il part dés que l'ennui guette... Peu importe où il se trouve... Parce que les convenances, le branleur ben, il s'en branle...

Je vous embrasse. Ça en a fait des gros mots hein... Ouais je sais, ça peut piquer les yeux si on lit ce post trop de fois...
 

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